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Instruments pour une stratégie française de puissance et d’influence

« Il n’existe pas aujourd’hui, à proprement parler, de politique d’expertise internationale de la France », tel est le premier constat de  Nicolas TENZER  . Celui-ci préconise de faire du développement de l’expertise internationale une stratégie politique prioritaire, et ce à plusieurs titres : pour des raisons d’influence, d’intérêt politique à moyen terme, d’efficacité de la politique française d’aide au développement et de retombées économiques directes. L’auteur pointe notamment l’importance du niveau et de la structure de cette aide publique au développement, en termes d’image, d’influence et d’effet de levier. A cela s’ajoute un contexte mondial caractérisé par une forte demande d’expertise, une concurrence accrue sur ce secteur, provenant aussi bien des entreprises que des Etats eux-mêmes ainsi qu’une « multilatéralisation » de l’influence. Pour combler le défaut de stratégie d’ensemble, l’auteur recommande une nouvelle organisation globale, assortie d’une « stratégie différenciée » en fonction des zones et des pays considérés, des caractéristiques des programmes ou des projets pour lesquels une expertise est fournie. Cette organisation passe également par des mesures spécifiques pour développer et structurer l’expertise privée et académique, l’établissement de nouveaux réseaux d’information, de veille et d’intelligence, nécessitant par ailleurs de revoir le fonctionnement et l’organisation des services de l’Etat à l’étranger.

Source : la documentation française

Pour consulter le rapport en ligne :

http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/084000476/0000.pdf

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Les pôles de compétitivité : faire converger performance et dynamique territoriale

A l’image de certains pays européens comme l’Italie avec les districts industriels, l’Allemagne avec les Kompetenznetze ou les pays scandinaves (Danemark et Suède) qui ont développé une stratégie de réseau (les « clusters »), la France a lancé en septembre 2004, par le biais d’un Comité interministériel à l’aménagement et au développement du territoire (CIADT), les pôles de compétitivité. Ceux-ci ont pour objectif de « renforcer les spécialisations de l’industrie française, créer les conditions favorables à l’émergence de nouvelles activités à forte visibilité internationale et par là améliorer l’attractivité des territoires et lutter contre les délocalisations ». André MARCON (Conseil Economique et Social) les considère à la fois comme des outils indispensables à la compétitivité et des leviers du développement territorial. Il souligne la nécessité de poursuivre la politique initiée et propose des pistes pour en accroître l’efficacité. Le rapport propose un ensemble de fiches portant sur : l’implication des grands groupes et des PME et la synergie inter entreprises ; le lien entre la recherche et les entreprises ; le bilan de la gouvernance ; le financement des projets ; la question de la formation ; l’internationalisation des entreprises ; l’impact des pôles sur la dynamique de leur territoire d’implantation et la capacité à créer de la valeur ajoutée par l’effet réseau.

Source : la documentation française

Pour consulter le rapport :

http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/084000465/0000.pdf

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Un nouveau rapport sur la recherche et innovation en France

La recherche et l’innovation ont un rôle central pour la croissance économique. Le rapport de Joseph KERGUERIS et de Claude SAUNIER estime que la recherche publique présente en France une organisation inadaptée et note un manque d’intérêt des chercheurs pour la valorisation économique de leurs inventions, ce qui explique la difficulté rencontrée pour multiplier les innovations de croissance. En effet, la dépense française de R&D en 2006 s’est élevée à 38 milliards d’euros représentant 2,12 % du PIB, bien en deçà de l’objectif de 3 % en 2010 fixé au début de la décennie par la stratégie de Lisbonne. Dans la première partie, le rapport s’interroge sur la manière dont la recherche française peut conduire à la croissance, déplore la faiblesse de l’effort de recherche des entreprises et établit des comparaisons avec les modèles anglo-saxons. Dans la seconde partie, il se demande si la gouvernance de la recherche française est favorable à l’innovation : faiblesse de la détermination des priorités nationales, absence de référentiel commun (cf. le rapport du BIPE, annexé au présent rapport), programmation éparse, sources programmatiques et de financement très nombreuses ; il propose de valoriser la propriété intellectuelle et de favoriser la recherche partenariale et la création d’entreprises.

Source : la documentation française

Pour consultuer le rapport : 

http://www.senat.fr/noticerap/2007/r07-392-notice.html

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