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Après US-EU Match Network

Etats-Unis – Europe : consolidation des efforts de collaboration en matière d’innovation

Avec la création du « US-EU Match Network », les Etats-Unis et l’Europe se sont mis d’accord pour accélérer les échanges transatlantiques en matière de transfert de technologies et d’entreprenariat.

Comme on le sait, la dimension internationale est de plus en plus présente dans les défis que doit surmonter l’ensemble des acteurs de l’innovation. L’intensification de la concurrence dans ce domaine, qui se combine également avec la nécessité de concevoir des partenariats, amène les professionnels du transfert de technologies à désormais aborder la valorisation de leurs produits de recherche à l’échelle de la planète dès les premiers stades de développement. Dans la pratique, le phénomène concerne maintenant l’ensemble du cycle de l’innovation qui va de la commercialisation de licences à la création d’entreprises innovantes.

C’est l’idée qui a présidé à la création du « US-EU Match Network » dont l’initiative revient à la DG Entreprises de la Commission Européenne qui avait lancé un appel à projets. Il s’agit en fait d’une plateforme informatique comprenant une base de données actualisée de contacts, d’offres et de requêtes technologiques ainsi qu’un panel de services allant de l’identification personnalisée de besoins à la recherche de partenaires stratégiques en passant par des conseils juridiques.

La plate-forme s’appuie sur consortium composé de quatre institutions aux compétences complémentaires, réparties entre le Luxembourg et différentes régions des Etats-Unis (Caroline du Nord, New York et Ohio) :
1- Research Triangle Institute (RTI) : il s’agit d’un institut de recherche spécialisé dans le développement de solutions pour l’accélération de la commercialisation des découvertes. Ils mettent à disposition leur expertise ainsi qu’un réseau aussi large que varié de personnalités institutionnelles, académiques et industrielles.
2- NineSigma est une entreprise de conseil capable d’aider ses clients à identifier des réponses adaptées à leurs besoins technologiques. NineSigma fait appel à un solide réseau international ainsi qu’une expertise dans l’identification des besoins et la personnalisation de solutions technologiques.
3- European-American Business Organization (EABO) est une société de conseil spécialisée dans l’aide à la création d’activités commerciales transatlantiques. Ils bénéficient d’une expérience sur les questions législatives et administratives ainsi que dans les stratégies commerciales internationales.
4- Intrasoft, quant à elle, est une entreprise de système d’information qui est l’opérateur du consortium.

Le consortium d’une vingtaine de collaborateurs a l’ambition d’offrir aux universités, agences gouvernementales, entreprises privées des deux côtés de l’Atlantique un accès plus aisé à des technologies, des prestataires des services, des conseils et surtout à un réseau d’expertise dans une quarantaine de pays.

Le réseau devrait prochainement s’agrandir avec la participation du « Enterprise Europe Network » (EEN) et de ses 600 organisations partenaires. Cette initiative illustre bien la tendance actuelle d’internationalisation dans les domaines liés à l’innovation. Même si il faudra quelques temps pour évaluer la pertinence de son effet catalyseur dans le développement de partenariats, elle a le mérite de mettre en avant une volonté forte de part et d’autre de l’Atlantique, de construire des relations durables sur les thématiques liées à l’innovation entre les Etats-Unis et l’Europe. 

Pour en savoir plus :

http://www.us-eu-match.com/

Sources :

- « US-EU Match Network », 02/09/08, CIOL Network - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/CaBUr
- « Matchmakers: RTI, two international groups team up to bolster tech transfer, business », 19/09/08, Local TechWire - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/9zr2H

Origine :

BE Etats-Unis numéro 136 (3/10/2008) – Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/56164.htm

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NanoArts

La deuxième édition du festival international des arts issus des nanotechnologies se tiendra du 1er au 30 novembre prochains en Allemagne à Stuttgart. Organisé par NanoArt21, le commissariat de la manifestation est le fruit de la collaboration entre l’artiste et scientifique américain Cris Orfescu et l’historienne de l’art allemande Dorothea Fleiss.

18 artistes de 8 pays différents ont été sélectionnés : Geert Lensens (Belgique), Hugh McGrory (Irelande), Teresa Majerus (Luxembourg), Bjoern Daempfling, Dorothea Fleiss (Allemagne), Han Halewijn (Pays-Bas), Elena Lucia Constantinescu (Roumanie), Teja Krasek (Slovenia), Chris Robinson, Cris Orfescu, David Derr, David Hylton, Derek Toomre, Jan Kirstein, Judith Lightfeather, Lisa Black, Siddhartha Pathak, Steven Pollard (USA).

Nouvelle discipline artistique issue du croisement toujours aussi fertile entre art, science et technologie, les NanoArts se développement fortement depuis 2 ans dans les mondes de l’art. Il s’agit principalement de nanopaysages (issus des structures naturelles de la matière à l’échelle molléculaire et atomique), de nanoscultures (créées par des artistes et des scientifiques manipulant la matière et utilisant des processus physico-chimiques).

La visualisation de ces structures est possible grâce à de puissants outils de recherche permettant la capture d’images scientifiques qui fournissent un matériau transformé et travaillé artistiquement selon différentes techniques, notamment photographiques.

Les découvertes de ses vingt dernières années en matière de nanotechnologies ont démontré l’extraordinaire pluridisciplinarité du champ et les artistes s’en saisissent pour témoigner de leur impact sur nos vies. Une sorte de revival pascalien diront les sceptiques, un formidable nouveau champ exploratoire de la représentation diront les convertis. Le débat ne semble pas encore avoir pris corps mais il ne tardera pas à opposer les tenants de la mimesis et de la poïesis.

Pour plus d’informations :

Le site de l’événement : http://nanoartfestival-stuttgart.blogspot.com

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Vers une bulle verte ?

Après la bulle internet, la bulle des technologies vertes ?

En pleine tourmente financière, alors que les capitaux risqueurs continuent de s’interroger sur l’intensité, l’étendue et la longueur de la crise financière, on note dans la presse spécialisée une série d’articles au ton un brin alarmiste sur la menace de « la bulle » suspendue au-dessus des marchés des technologies vertes. Dans une précédente livraison, nous évoquions pourtant une perception contraire du phénomène par les opérateurs et investisseurs, à savoir que les technologies de l’environnement resteraient sans doute à l’écart du coup du froid soufflant sur le marché de l’innovation en raison du coût de l’énergie et d’un marché porteur.

Alors que se passe-t-il ? La période se prête aisément à l’introspection surtout que le sens du vent reste inconnu. Mais les faits sont là, ils se caractérisent par une extraordinaire montée en puissance des investissements dans les technologies vertes au cours des derniers mois. Selon le « Clean Tech Group », les sommes investies aux Etats-Unis ont atteint 5,8 milliards de dollars en 2007 contre 3,6 milliards en 2006, l’essentiel de ce premier montant allant à des technologies liées à la production d’énergie (2,75 milliards) dans le cadre de 172 projets. Viennent ensuite le stockage d’énergie (471 millions), les transports (445 millions), l’efficacité énergétique (356 millions) et le traitement et le recyclage (291 millions).

Les sommes investies frappent non seulement par leur importance mais aussi par leur formidable croissance qui semble suivre le même rythme que les prix des énergies fossiles. Pour mémoire, les investissements étaient de 714 millions en 2001, six fois moins qu’en 2007, ce qui laisse penser qu’une partie des investissements allant traditionnellement vers internet et les innovations en STIC s’est déplacée vers les projets énergétiques à la suite de la bulle internet dont l’éclatement est intervenu au premier trimestre de 2000.

D’où le rapprochement que certains opèrent entre cette dernière et le marché des investissements dans les technologies vertes. L’inquiétude est augmentée par le fait que les capitaux risqueurs vont devoir non seulement « sortir » plus tôt que prévu du marché pour faire face à la crise de liquidités de leurs mandants (fonds, banques, etc.) mais aussi affronter les incertitudes liées aux cycles énergétiques qui conditionnent dans une très large mesure la mise sur le marché les technologies alternatives de production et de stockage de l’énergie. Dit autrement, si le pétrole retombait à moins de 70 dollars, la bulle aurait de grandes chances d’éclater, volatilisant par la même quelques milliards de dollars et fragilisant encore davantage le système… 

Pour en savoir plus :

« Green-tech investment roars onward », Martin LaMornica, cnet news, 17/01/08 - http://news.cnet.com/8301-11128_3-9852833-54.html?tag=mncol;txt

Sources :

  »What Bubble in Green Technology Investment? », New York Times, Claire Cain Miller, 23/09/08 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/yEYb6
  »Venture capital investors go green, but payoffs elusive », Mavis Scalon, East Bay Business Times, 08/08/08 -http://www.bizjournals.com/eastbay/stories/2008/08/11/story6.html
« A Bubble in Green Tech? VCs say « Not »", Creative Capital, 24/09/08 -http://redirectix.bulletins-electroniques.com/W7UaU

Origine :

BE Etats-Unis numéro 136 (3/10/2008) – Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/56163.htm

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