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Les mutations des musées

Mutations contemporaines des musées : Un espace public à revisiter ?

L’article L410.1 du code du patrimoine définit le musée comme « toute collection permanente composée de biens dont la conservation et la présentation revêtent un intérêt public et organisée en vue de la connaissance, de l’éducation et du plaisir du public ». Cette définition donne du musée une vision patrimoniale un peu figée, qui ne prend guère en compte les substantielles évolutions en cours.

Les musées sont confrontés aujourd’hui à des interrogations, voire des mutations majeures concernant leurs modes de gestion, leur statut, leur insertion territoriale, leur relation au public, leurs dispositifs de médiation et de valorisation.
Le présent colloque organisé par l’IDETCOM (4-5 juin 2009, Toulouse, Université des Sciences Sociales) se propose d’analyser ces évolutions dans leurs dimensions institutionnelles, territoriales, historiques ou communicationnelles car il apparaît que c’est le devenir même des institutions muséales qui est en jeu tant au niveau national qu’international.

Ces mutations sont-elles de nature à opérer une rupture épistémologique dans la définition même du musée ?
La réponse à cette question doit se fonder sur une approche résolument pluridisciplinaire s’appuyant sur le droit et les sciences de l’information et de la communication mais également l’histoire, l’économie, la gestion ou la sociologie…

Axe 1 : Logiques institutionnelles et territoire(s)
A travers la création de l’appellation « musée de France » le législateur par la loi du 4 janvier 2002 a tenté de donner une unité aux institutions qui en faisaient la demande. Il convient d’interroger ce label : quels effets juridiques, quels effets communicationnels produit-il ?
Par ailleurs le processus de décentralisation a réactivé d’une part les compétences des collectivités territoriales et d’autre part les rôles des stratégies territoriales en légitimant l’intervention des collectivités territoriales autour du postulat de la proximité. Les musées apparaissent comme les fers de lance du développement local. Par une architecture conçue comme un véritable processus communicationnel, par les expositions temporaires, les musées deviennent-ils des marqueurs territoriaux qui identifient les territoires voire qui les recomposent ?

Axe 2 : Gestion(s) contemporaine(s) des musées
Les musées présentent à un large public des collections qui sont souvent la propriété de l’État ou des collectivités territoriales. Mais le musée est-il l’apanage du secteur public ? Constitue-t-il par nature un service public ? Quels sont les avantages et utilités de confier leur constitution ou leur gestion à des personnes privées ou des établissements publics de coopération culturelle ?
Les musées sont de plus en plus soumis à une logique de rentabilité. De quelle autonomie un musée dispose-t-il à cette fin ? Ce nouvel objectif remet-il en cause les missions fondatrices de conservation et d’exposition ? Quels peuvent être alors les stratégies et modes de gestion des collections publiques en matière d’acquisition, de vente ou d’échange face au principe de l’inaliénabilité de celles-là ?
Le marketing semble devenir inhérent à cette activité clef pour le secteur du tourisme. Quelle exploitation faire des oeuvres au travers de produits dérivés (affiches, cartes, numérisation, etc.)? Comment respecter les droits de création et de repentir des artistes ? Quelles précautions prendre quand l’artiste n’est pas identifié ?
De plus en plus d’auteurs souhaitent par ailleurs placer leurs oeuvres dans le cadre des licences creative commons. Quels sont à terme les effets de cette nouvelle pratique sur la définition de l’œuvre elle-même, éventuellement écrite à plusieurs voix et jamais achevée ?

Axe 3 : De nouvelles formes de médiations
Les dispositifs de médiations culturelles ont connu de profonds bouleversements ces dernières années. Les thématiques présentées étant de nature toujours plus variée, les musées et les expositions temporaires font l’objet de mises en scène sans cesse renouvelées, qui jouent sur le sensoriel et intègrent fréquemment des dispositifs multimédias. Comment penser l’espace extérieur (architecture et insertion du bâtiment) et intérieur de ces musées (comme une succession de salles ou un cheminement ouvert…) ? Le cadre d’exposition est-il au service des oeuvres exposées ou constitue-t-il en soi une oeuvre autonome, parfois aux dépens des contenus présentés?
Attirer un public toujours plus nombreux, au moyen de dispositifs esthétiques ou ludiques inattendus, semble en effet être la priorité de nombreuses institutions muséales et l’effort d’adaptation aux attentes des publics reste constant. On assiste à une multiplication des méthodes visant à intégrer le public au centre du dispositif. Quel est alors le statut de ce public, tour à tour spectateur ou acteur du dispositif muséal ? Comment s’approprie t-il les dispositifs proposés ?
Par ailleurs, comment les dispositifs de médiation culturelle s’inscrivent-ils dans les logiques institutionnelles ? On peut observer de nombreuses interactions entre les dispositifs de médiation culturelle et leur encadrement juridiques. La loi sur le mécénat, dite loi Aillagon du 1er août 2003, a par exemple développé l’implication d’acteurs du secteur privé tels que les clubs d’entreprises et les fondations d’entreprises. Ces derniers  induisent-ils de nouvelles formes de sociabilité par rapport aux acteurs traditionnels (société d’amis) ? Qu’advient-il, dans ce contexte, du « contrat de communication » implicite entre l’institution et le public ?

Axe 4 : International
La « mondialisation» semble concerner tous les domaines de la culture. Ainsi en va-t-il désormais des musées. Ceux-ci se voient assigner de nouvelles missions en termes de valorisation financière. Les musées se retrouvent ainsi placés au cœur de l’économie de l’immatériel ou considérés comme des « marques ».
Cette évolution induit de nouveaux modes de gestion tels que la création de France muséums ou de l’Agence internationale des musées. Le récent Accord entre les gouvernements des Émirats arabes unis et de la France est au cœur des débats sur les enjeux de l’internationalisation des musées ; s’agit-il d’une « délocalisation-marchandisation » des musées ou d’une «universalisation des oeuvres d’art » ?
En somme, la politique de l’internationalisation de ce qu’on appelle « les musées super stars » pose, entre autres, les questions relatives aux approches de ladite politique et à l’effectivité de la « mission universelle » des musées. Ces interrogations sont intimement liées aux dispositifs juridiques de l’UNESCO portant sur la propriété des oeuvres d’art, sur la question de leur restitution aux pays sources et sur la diversité culturelle.

Comité scientifique : Françoise Benhamou (Université de Rouen), Robert Boure (Université Paul Sabatier Toulouse III), Renaud Carrier (Université de Pau et des Pays de l’Adour), Marie Cornu (Université de Poitiers CNRS),( Martine Corral-Regourd (Université Toulouse 1 Sciences Sociales), Jean Davallon (Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse), Bernadette Dufrêne (Université Grenoble 2 Pierre Mendes France), Michelle Gellereau (Université Charles de Gaulle Lille 3), Nathalie Mallet-Poujol (Université de Montpellier I. CNRS),  Joëlle Le Marec (ENS Lettres et Sciences Humaine de Lyon),  Dominique Poulot (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) Bernard Schiele (Université du Quebec à Montréal), Jean-Marie Pontier (Université Paris1 Panthèon-Sorbonne).

 
Comité d’organisation : Christophe Alcantara, Martine Corral Regourd ,Didier Guignard, Saïd Hamdouni, Jean-Charles Jobart, Sylvie Laval, Muriel Lefebvre, Emilie Leroy,   Fabrice Reneaud, Sandra Vera Zambrano, tous membres de l’IDETCOM, Université de Toulouse 1 Sciences Sociales.

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Création du CEEP

La Banque européenne d’investissement (BEI) et la Commission européenne ont lancé le Centre européen d’expertise en matière de PPP (CEEP). Objectif : permettre aux autorités publiques des Etats membres de l’UE et des pays candidats de devenir des participants plus performants aux opérations réalisées sous forme de partenariats public-privé (PPP).
Cette nouvelle collaboration entre les deux institutions de l’UE a été accueillie favorablement lors d’une cérémonie de signature organisée le 16 septembre 2008 à Paris dans le cadre de la présidence française de l’UE, et dont l’hôte était M. Hervé Novelli, Secrétaire d’État auprès du ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi. À cette occasion, M. Philippe Maystadt, Président de la BEI, et M. Joaquín Almunia, Commissaire européen chargé des affaires économiques et monétaires, ont signé l’accord établissant le CEEP, en présence de M. Waldemar Pawlak, Vice-Premier ministre polonais, qui représentait les membres du CEEP. 

Le Centre européen d’expertise en matière de PPP qui vient d’être constitué permettra de partager les expériences, de rassembler et de synthétiser des informations en provenance de toute l’Europe sur les conditions à remplir pour réaliser des opérations efficaces et sur les compétences requises à cette fin. Des orientations en matière de bonnes pratiques seront ensuite données aux membres du CEEP dans l’objectif précis d’améliorer la gestion du secteur public, de réduire les coûts liés aux PPP et d’accroître le nombre d’opérations de ce type.

Pour plus de renseignements 

Source : groupe Le Moniteur.

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CityWall

CityWall est une innovation finlandaise qui existe et offre depuis plusieurs années déjà un système tactile intelligent de cartographie et de services orientés qui a fait déjà bien des émules partout dans le monde sous la forme de vitrines, de bornes ou de panneaux interactifs. Cette fois-ci en revanche, l’Institut pour l’Information et la Technologie d’Helsinki vient tout juste de lancer pour son CityWall une nouvelle interface 3D qui renvoie à la préhistoire le système jusque-là utilisé et préfigure les usages à venir.

Même s’il ne s’agit pas de 3D au sens physique du terme, l’interaction avec l’utilisateur est rendue comme telle en représentant médias, groupes, fichiers et données sous la forme de sphères qui peuvent être manipulées de toutes les façons.

Comme la plupart des afficheurs et aménageurs de mobilier urbain le font de plus en plus, les aspects issus des réseaux sociaux (Flickr en particulier) n’ont pas été oubliés tout en étant combinés aux protocoles de connexion et de transmission sans fil que nous embarquons avec nous (laptop, PDA, téléphone mobile, RFID notamment). Une courte démonstration est visible en ligne.

Face aux partisans de la convergence totale et absolue, force est de constater que les travaux des aménageurs publics se concentrent sur les circulations douces et cherchent à diminuer au maximum toutes les formes de « pollution » de l’espace public. Les afficheurs et les transporteurs en revanche ont largement anticipé le phénomène et commercialisent déjà des offres de services basées sur ces principes. Le phénomène est sous haute surveillance et est très largement étudié, nous aurons l’occasion d’en parler prochainement avec la RATP, mais le constat global est que les démarches prospectives doivent être relayées par des démarches structurelles et infrastructurelles solides qui soient avant tout et toujours garantes de l’intérêt général.

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DOCAM 08

La fondation Daniel Langlois pour l’art, la science et la technologie vient d’annoncer la tenue du quatrième Sommet annuel de l’Alliance de recherche DOCAM : Documentation et conservation du patrimoine des arts médiatiques (www.docam.ca), qui se déroulera à Montréal, les 30 et 31 octobre prochains à la Salle Tanna Schulich du Nouveau pavillon de musique de l’Université McGill, au 527 rue Sherbrooke Ouest.

Le Sommet sera précédé d’un Symposium, intitulé « Enjeux médiatiques » et co-présenté par Média@McGill, qui se tiendra le 29 octobre au même pavillon de l’Université McGill (inscription requise pour le Symposium).

Cette quatrième édition du Sommet DOCAM sera l’occasion pour plusieurs chercheurs de l’Alliance de dévoiler les résultats de leurs recherches portant sur diverses études de cas. De plus, de nombreux conférenciers tels que Mona Jimenez de la New York Universty, Rolf Wolfensberger du Musée des communications de Berne, Gaby Wijers du Netherlands Media Art Institute et Caroline Langill, professeur à l’Ontario College of Art and Design, et plusieurs chercheurs rattachés au projet européen CASPAR (Cultural, Artistic and Scientific knowledge for Preservation, Access and Retrieval), participeront au Sommet. Les communications seront liées aux thématiques de la conservation, de la documentation, du catalogage et de la terminologie des oeuvres médiatiques. Pour clôturer l’événement, l’artiste de renommée internationale Antoni Muntadas présentera une conférence sur ses nombreuses créations, dont The Board Room (Musée des beaux-arts du Canada). [Cliquez ici pour en savoir plus...]

DOCAM est un vaste et ambitieux projet de recherche multidisciplinaire, ayant comme objectif principal de relever les défis de la conservation, de la documentation et de la restauration du patrimoine des arts médiatiques, notamment par la création de méthodes et d’outils. DOCAM est aussi soutenu par le Conseil des recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), dans le cadre de son programme ARUC (Alliances de recherche universités-communautés).

Initiée par la fondation Daniel Langlois, l’Alliance de recherche DOCAM compte une quinzaine de partenaires institutionnels dont le Musée des beaux-arts du Canada, le Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée d’art contemporain de Montréal, le Centre Canadien d’Architecture, le Réseau canadien d’information sur le patrimoine, plusieurs départements d’universités canadiennes, dont McGill, l’UQAM, Queen’s et l’Université de Montréal, ainsi que des partenaires internationaux dont la revue Leonardo et la New York University. DOCAM regroupe également plus d’une vingtaine de spécialistes et de chercheurs dans des domaines tels que la préservation et la restauration de l’art, le catalogage des collections muséales, l’histoire de l’art, la gestion de l’information, l’archivistique et la documentation de l’art et l’informatique.

Voir le programme du Sommet.

Voir le programme du Symposium.

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“Fresh out of the box”

“You change the exhibition” est une opération de promotion reprenant le concept de Musée 2.0 pour une exposition à venir au musée de Puke Ariki en Nouvelle-Zélande intitulée “Taranaki Culture – Fresh out of the Box” qui ouvrira le 1er mars 2009. Elle permet de susciter l’intérêt des visiteurs pour chaque objet de l’exposition et le projet se compose de deux parties : une partie en ligne, l’autre partie dans le musée. La première partie propose 15 objets présentés dans l’exposition dans des boîtes translucides et lumineuses éclairées sur un fond bleu. La lumière indique l’intérêt des visiteurs en ligne, du plus sombre au plus intense, en fonction de l’attention que est portée sur tel ou tel objet.

L’intérêt et l’attention des visiteurs sont aussi mesurés et présentés dans le musée et relaient ce qui se passe en ligne. Une manière originale de solliciter des parcours d’exposition imprévisibles mais aussi une manière de mesurer et d’élargir l’audience. Un cas de conscience pour les musées ?

Le site de l’exposition : http://www.youchangetheexhibition.co.cc

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Art et villes nouvelles

Cette journée d’étude vise, près de 40 ans après les premiers symposiums d’art public dans les villes nouvelles, à revisiter cette expérience exceptionnelle par son ampleur et sa démarche inédite. Le dernier colloque sur ce thème « l’art renouvelle la ville » datant de 1992, au moment où de nombreuses commandes monumentales étaient en cours de réalisation ou sur le point de s’achever, n’avait pas permis alors d’en faire réellement l’évaluation. La journée d’étude tente donc de convoquer tous ceux qui ont participé à cette expérience, et de leur donner la parole, ces derniers ayant sans doute pris assez de recul pour témoigner aujourd’hui.

Le programme s’appuie en grande partie sur une trame et un questionnement historiques. On reviendra notamment sur la question des origines avec les commandes publiques des grands ensembles et l’évolution du 1%. Parallèlement, des intervenants venant de différents horizons assureront un éclairage pluridisciplinaire indispensable. Les ethnologues se pencheront sur les modes d’appropriation de l’art public par les habitants, les historiens de l’art tenteront de resituer ces réalisations dans une plus ample histoire de la création du XXe siècle.

 

Informations pratiques

Journée d’études lundi 17 novembre 2008, de 9 h à 18 h

Institut National d’Histoire de l’Art, Auditorium Colbert

6, rue des Petits Champs 75002 PARIS ou 2, rue Vivienne 75002 Paris

Tél. : +33 (0)1 47 03 89 00

Accès Métro :ligne 3 : Bourse / ligne 7, 14 : Pyramides /ligne 1 : Palais royal/Musée du Louvre

Nombre de places limitées, réservation obligatoire au Musée de la ville : 01.34.52.28.80,

www.museedelaville.agglo-sqy.fr

 

9ème journée d’études du Groupe de Recherches Interdisciplinaires de Saint-Quentin-en-Yvelines, organisée par Loïc Vadelorge (Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines, Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines) et Julie Corteville (Musée de la ville, Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines), avec le soutien du Comité d’histoire du Ministère de la culture, de la Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France et de la Délégation aux arts plastiques.

Contact presse :

Musée de la ville, Julie Corteville : 01.34.52.29.68 ou julie.guiyot-corteville@agglo-sqy.fr

Comité d’histoire du Ministère de la culture, Dominique Jamet : 01.40.15.79.41 ou dominique.jamet@culture.gouv.fr

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Transdigital

Transdigital entend stimuler des collaborations innovantes dans une optique de long terme entre les régions de la Flandre Orientale et la Flandre Occidentale, la Wallonie et la Région Nord en France. L’objectif de cette plateforme est aussi de renforcer la visibilité et l’échange des connaissances et de construire un réseau structurel entre les artistes, les chercheurs et le secteur technologique.

Les buts de Transdigital:

  • Stimulation de l’innovation : dynamisation de la recherche, de l’innovation et de la création artistique dans l’espace interreg, autour de Lille-Tourcoing /Gand / Mons-Maubeuge, de centres de recherche, d’entreprises technologiques et de projets artistiques et culturels
  •   Améliorer la visibilité : améliorer la visibilité et l’image internationale de la zone dans le domaine des nouvelles technologies, dans le cadre de centres recherches, d’entreprises innovantes ou encore de projets artistiques singuliers.
  • Créer des resaux : créer une structure de rencontre pour des partenaires actifs dans le domaine de la recherche, des nouvelles technologies et de la créativité artistique dans les trois régions.

Initiative de tout premier plan dans le domaine de la coopération transfrontalière, Transdigital est un projet qui répond à des attentes fortes, exprimées depuis longtemps de part et d’autre. Il y a un moment déjà en effet que des tentatives avaient été initiées et la dernière en date avait été amorcée par la Ville de Lille dans le cadre d’un atelier des rencontres NET organisées par Digiport (acteur incontournable sur le territoire),  présentée sous le nom de “Digitations”.

Co-financée dans le cadre d’Interreg IV, l’initiative semble avoir atteint le niveau nécessaire de maturité et de convergence entre les partenaires. Pour en prendre la mesure, le premier Transdigital meeting se tiendra le mardi 4 novembre 2008 à partir de 15h00 au Centre d’art du Vooruit à Gand (BE). Au programme :

*15:00 – 15:30: présentation officielle de Transdigital

*15:30 – 19:30 : rencontre avec les partenaires (TechnocITé & Le Manège – Mons / Maubeuge, Le Fresnoy. Studio national des arts contemporains – Tourcoing, Latitudes Contemporaines – Lille en Kc Vooruit – Gent i.s.m. IBBT – Flandre, Kc Buda – Kortrijk, Numediart – Wallonie en Digiport – Nord-Pas-de-Calais);

Une restauration et des rafraichissements seront proposés +

Démos des projets en continu : Numediart (Wallonie) / Digiport (Nord-Pas-de-Calais) / ART&D (IBBT, Flandre).

*20:00 : présentation de la performance O_Rex 1.3 par Crew / Eric Joris

Vous trouverez plus d’informations à partir du 27 octobre sur Transdigitalweb et Transdigitalweb.blogspot.com.

Pour s’inscrire : contactez avant le 30 octobre Caroline Van Peteghem, caroline@vooruit.be ou tél +32 9 267 28 88 et confirmez votre présence à 15:00. Vous pouvez également réserver 1 / 2 places pour la présentation de Crew à 20:00. Le programme détaillé vous sera envoyé après l’inscription.

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Culture Action Europe

La conférence 2008 de Culture Action Europe (nouveau nom du Forum européen pour les arts et le patrimoine) sera accueillie, du 23 au 25 octobre, par deux lieux privilégiés de la scène culturelle marseillaise, la Friche la Belle de Mai et Lieux Publics, et par le conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur.

La conférence se penchera sur deux thèmes principaux : la culture dans les relations extérieures de l’Union européenne et le rôle de la société civile dans l’élaboration des politiques culturelles européennes.

Elle est plus particulièrement destinée aux artistes et opérateurs culturels souhaitant développer leurs connaissances et contacts sur la coopération et les politiques culturelles européennes.

Pour en savoir plus sur le contenu des débats, sur le déroulé des journées de travail… et pour vous inscrire, le site dédié sera mis à jour régulièrement.

Contact : Scène Ouverte , c/o Culture Action Europe, 10, rue de la Science, B-1000 Bruxelles (+32 2 534 40 02 – marseille2008@cultureactioneurope.orgwww.cultureactioneurope.org)

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L’AEDI à Beaubourg

Dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne (PFUE), le colloque “Nouvelles perspectives du dialogue interculturel en Europe” ,  point d’orgue de 2008 Année européenne du dialogue interculturel (AEDI), se tiendra au Centre Georges Pompidou, du 17 au 19 novembre. Les inscriptions sont ouvertes.

L’Année européenne du dialogue interculturel a suscité dans les vingt-sept pays membres de l’Union européenne un intérêt très important qui s’est concrétisé par un approfondissement des réflexions, une forte dynamique d’initiatives et d’actions des pouvoirs publics, des réseaux professionnels, de la société civile, dans différents domaines : culture et communication, éducation et formation, cohésion sociale, relations avec les pays tiers.

Le colloque doit permettre de rendre compte de la richesse des projets conduits et de capitaliser les réalisations pertinentes. I l s’agit aussi de débattre et mettre en perspective les enseignements tirés de l’action pour inscrire durablement la promotion du dialogue interculturel dans les politiques publiques de l’Union européenne, mais également dans les politiques des États membres et des collectivités territoriales.

Le pré-programme (au 13 octobre) est téléchargeable à partir du site AEDI, en versions française et anglaise.

Pour s’inscrire, suivre la procédure décrite dans la rubrique Presse et accréditation du site PFUE.

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Cohésion territoriale, le livre vert

Le 6 octobre dernier, Danuta Hübner, commissaire européenne en charge de la politique régionale, a présenté à Bruxelles le livre vert de la Commission européenne sur la cohésion territoriale, lors la session d’ouverture des Open Days 2008.

Ce document a pour but d’ouvrir le débat sur la cohésion territoriale afin de mieux identifier ce concept. La cohésion territoriale est présentée comme le moyen de faire de la diversité des territoires européens un avantage. Le livre vert propose qu’un développement plus équilibré et durable des territoires ait trois axes : 
La concentration : les territoires entourant les zones où l’activité est concentrée devraient mieux en bénéficier, grâce notamment à la mise en place de solides réseaux de grandes et petites villes. 
Les liaisons : il est nécessaire de relier les territoires aux réseaux de transports, aux réseaux énergétiques, aux nouvelles technologies et au aux services d’intérêt économique général. 
La coopération : des problèmes locaux dans différents territoires ont souvent une source globale commune (changement climatique,…) qui nécessitent par conséquent une meilleure coopération entre autorités locales. Les stratégies de développement nécessitent aussi une plus grande articulation entre secteurs public et privé. 
Le document isole aussi des types de territoires aux caractéristiques particulières (les régions montagneuses, insulaires et celles à faible densité de population) souvent confrontés au même type de difficultés : économie peu diversifiée, pression touristique, appauvrissement de la biodiversité.
Enfin, le texte s’achève en soulignant l’indispensable articulation entre la politique de cohésion de l’UE et ses politiques sectorielles. 
Il s’ouvre sur une série de questions destinées à permettre de mieux définir ce concept.

Jean-Yves Le Drian, président de la Région Bretagne et rapporteur pour le texte au Comité des Régions, a proposé que soient établies des études sur l’impact territorial des grands projets européens, à l’image de ce qui se fait en matière d’impact environnemental.
Michel Barnier, ministre de l’agriculture et ancien commissaire à la politique régionale a précisé qu’il n’était pas trop tôt pour lancer le débat sur l’avenir de la politique de cohésion, dans la mesure où il était essentiel que le débat politique précède le débat budgétaire.
Luc Van den Brande, président du Comité des Régions, a estimé que la politique de cohésion représente « l’équité et la solidarité dans le respect de la diversité ». En insistant sur la nécessité d’articuler cohésion et compétitivité, ce dernier a aussi dénoncé les grandes disparités qui existent encore entre les différents territoires européens. Il s’est enfin félicité de la forte implication de la présidence française dans la politique régionale et a mis en garde contre toute volonté de renationaliser la politique de cohésion. 
Enfin, Lambert van Nistelrooij, député européen (PPE-DE, NL) et rapporteur pour le livre vert, a assuré que le Parlement européen luttera contre toute tentative dans ce sens.

Pour mémoire, le Traité de Lisbonne fixe à l’Union des objectifs de cohésion économique sociale et territoriale. Les associations membres contribueront donc à la consultation ouverte  jusqu’au 28 février 2009.

Pour consulter le livre vert, cliquez ici.

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Villes européennes auditées

Danuta Hübner, commissaire à la politique régionale a récemment présenté un audit sur la qualité de vie dans les villes européennes.

Ce bilan de santé des villes européennes est un outil dans le cadre de la politique de cohésion et de la stratégie pour l’emploi. Il est aussi un moyen pour les villes européennes de se comparer à leurs voisines, proches ou lointaines. Danuta Hübner considère que cette étude : “doit aussi être exploitée à tous les niveaux décisionnels (national, régional et local) et par toutes les politiques qui ont un impact sur les villes”.
Cette étude, réalisée en coopération avec EUROSTAT en 2006 et 2007, concerne 321 villes européennes (dont 32 françaises), représentant 25 % de la population européenne, soit 120 millions d’habitants. Les informations récoltées concernent plus de 300 indicateurs regroupant 9 domaines différents (démographie, social, économie, environnement, formation et éducation, mobilité et transports, société de l’information, culture et loisirs, engagement citoyen).
L’audit permet de constater certaines grandes diversités en matière démographique. En termes d’emploi, l’étude montre que les disparités sont souvent plus fortes à l’intérieur des villes qu’entre les villes elles-mêmes, d’où la nécessité de lutter contre la « ghettoïsation » qui est un des objectifs de la politique de cohésion. 
L’audit a aussi permis de faire apparaître des grandes disparités en matière d’environnement, et notamment sur la problématique des déchets. 
Certaines villes recyclant leur déchets à plus de 80 % (Dresde, Francfort) alors que d’autres en brûlent plus de 90 %.
Ces résultats donneront lieu à un second rapport de la Commission sur « l’état des villes en Europe » qui est prévu pour septembre 2009. A partir de cette date les rapports seront annuels.

Pour consulter les résultats, cliquez ici.


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Australie, un nouveau hub

Le ministère Australien de la culture la entrepris de consolider ses ressources en ligne dédiées au secteur artistique en les faisant évoluer vers un hub d’information et de recherche.

La plupart des ressources pour les acteurs du secteur qui étaient accessibles via le site www.fuel4arts.com ont désormais migré vers www.australiacouncil.gov.au/research/arts_marketing avec de nouvelles sources d’informations, de publications, d’outils méthodologiques et des études de cas. Cette migration récente témoigne des grandes manoeuvres actuellement en cours en Australie pour réformer le secteur artistique, réforme qui soulève de nombreuses interrogations et mécontentements. Reste malgré tout que la logique de l’outil est précieuse et particulièrement performante dans le traitement des requêtes. Les ressources multicurelles en particulier sont facilement accessibles et font figurer cet outil parmi les tous premiers au monde.

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Design en Corée du Sud

Après la publication d’une première synthèse portant sur le design (« Aux sources du design : le design en Allemagne ») en janvier 2008, l’Agence régionale d’information stratégique et technologique (ARIST), un service de la Chambre de l’industrie et du commerce de Paris, vient d’éditer un deuxième document : « Le design en Corée du Sud ». En effet Séoul sera capitale mondiale du design (World Design Capital – WDC) en 2010. La synthèse s’adresse par conséquent à toutes entreprises et particuliers intéressés et travaillant dans le design.

La synthèse présente le pays, sa capitale, la politique coréenne en matière de design ainsi que Séoul et le design de mode, le design graphique et le design urbain. Dans la rubrique « Pour en savoir plus… », le lecteur intéressé pourra avoir accès à des sources d’informations complémentaires sur le marché coréen du design, les chaebols (équivalents coréens des keiretsus japonaises, un ensemble d’entreprises, de domaines variés, entretenant entre elles des participations croisées), le développement durable, l’histoire du design coréen, les évènements préparant 2010, les foires et salons en Corée, les écoles coréennes de design distinguées par Business Week en janvier 2008 et les opportunités d’affaires.

La synthèse de septembre 2008 sur le design en Corée du sud est disponible gratuitement sur le site de l’ARIST [ ici ]

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Management et perspectives

Dans le cadre de la conférence annuelle de l’ENCATC (Réseau européen des centres de formation d’administrateurs culturels) aura lieu le 17 octobre la publication officielle de «Enabling the Creators: arts and cultural management and the challenge of social inclusion ». Publié par Jolyon Laycock, ce livre est un des résultats du programmeEuropean Arts Management, un projet pilote de deux ans financé par le programme européen Léonard de Vinci. L’objectif du projet était le développement de nouveaux instruments de formation professionnelle dans la gestion de l’art et de la culture. Le projet EAM rassemble des universités, centres de formation professionnelle, responsables politiques locaux chargés de la culture et organisations culturelles de neuf pays européens, favorisant l’échange d’expériences et le développement de projets novateurs dans la formation professionnelle.

Dirigé par l’Université Brookes à Oxford, le projet est mené en coopération avec l’ENCATC, la South West University Neofit Rilsky à Blagoevgrad en Bulgarie, l’HUMAK University of Applied Sciences de Turku en Finlande, la Nouvelle Agence Culturelle Régionale NACRE à Lyon, l’Université de Hildesheim en Allemagne, l’Aries Formazione, Grumo Nevano en Italie, l’Academy of Fine Arts de Vilnius en Lituanie, l’Université Jagiellonian de Cracovie en Pologne et l’University of Information Technology and Management à Rzeszów en Pologne.

Pour plus d’informations sur la publication et le projet EAM [ ici ] 

Pour plus d’informations sur l’ENCATC [ ici ]

Source : European Creative Industries

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L’Axe Atlantique et la culture

A compter de 2009 l’Euro-région Galicie/Portugal du Nord fêtera tous les deux ans une Capitale de la Culture. Cette mesure doit contribuer à intensifier les échanges entre les villes appartenant à ces deux régions. Les manifestations s’étireront sur un à trois mois et couvriront divers domaines artistiques : des bandes dessinées à la musique en passant par la peinture, la littérature, le théâtre ainsi que la photographie et le cinéma.

La décision de nommer des Capitales de la Culture a été prise lors de la première réunion du comité culturel à Vigo (Galicie, Espagne), l’objectif étant une mise en contact transfrontalière des 34 districts (17 de chaque côté de la frontière).

L’axe atlantique (Eixo Atlântico) représente une sorte de lobby pour l’Euro-région au Nord-Ouest de la péninsule ibérique auprès des décideurs politiques au Portugal, en Espagne et de l’Union européenne.

Outre le comité chargé de la culture, le premier à s’être réuni, l’Axe compte un certain nombre d’autres comités, dont certains ont davantage d’influence politique comme par exemple le tourisme, le sport, l’éducation, construction et transports, et développement durable.

Source: Lusa News Agency

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Dans l’actualité du DEPS

Pour celles et ceux qui n’ont pas pu participer les 2 et 3 octobre derniers aux troisièmes Journées d’économie de la culture qui se déroulaient au musée du Quai Branly, avec pour thème les Nouvelles frontières de l’économie de la culture, le site des JEC publie aujourd’hui en ligne les résumés et les supports des interventions. De quoi patienter en attendant la publication des actes.

Par ailleurs CEG publiera prochainement son témoignage sur les JEC, journées qui furent très éclairantes sur la situation actuelle et sur l’avenir du secteur mais aussi journées qui ont mis en exergue des différences fondamentales dans l’approche des problématiques du secteur.

Le Département des Etudes de la Prospective et des Statistiques du ministère de la Culture et de la Communication (DEPS) ne nous laisse pas non plus en reste en publiant les actes des “2es Journées d’économie de la culture” dans la collection « Questions de culture » en vente à la Documentation Française et en nous informant de la toute prochaine disponibilité de la première étude empirique tendant à vérifier l’hypothèse de la longue traîne.

 

 

 

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AEI reprogrammées

À l’occasion de la Présidence française de l’Union européenne (du 1er juillet au 31 décembre 2008), Christine Albanel, Ministre de la culture et de la communication, en association avec Culturesfrance et le réseau Impala, organise une importante opération destinée aux professionnels des secteurs de la musique, du livre et du cinéma dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne.

Les « Arènes européennes de l’indépendance », initialement prévues en septembre, se tiendront finalement les jeudi 23 et vendredi 24 octobre à Paris. La manifestation offrira une tribune à plusieurs centaines d’acteurs culturels indépendants européens.

À l’heure de la révolution numérique et de la remise en cause du système des droits d’auteur, l’objectif consiste à défendre la position des indépendants en harmonisant les bonnes pratiques et en relayant leurs propositions pour mieux défendre la diversité culturelle auprès des instances communautaires.

Ces deux journées se composeront d’ateliers qui permettront de prendre la mesure du défi et d’avancer des propositions concrètes. Les débats auront lieu en français et en anglais.

Pour s’inscrire aux « Arènes européennes de l’indépendance » et prendre connaissance du programme, cliquez ici.

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RGPP, retour sur la méthode

Nous évoquions hier l’absence de pédagogie et d’explication en ce qui concerne la réforme du ministère de la Culture et de la Communication dans le cadre de la RGPP. Nous avons souhaité résumer dans un premier temps la méthode mise en place depuis le début de l’année 2008.

Retour donc sur le déroulé des Entretiens de Valois, vecteur support de la réflexion et dont la dernière assemblée plénière en date, la quatrième, s’est tenue le 9 septembre dernier au ministère de la Culture et de Communication. Son objectif était de mettre en place les travaux des trois prochains mois, trois mois qui sont suivis de près par tout le secteur.

Lors de la première réunion des Entretiens de Valois qui s’est tenue le 11 février 2008, l’objectif a été énoncé d’engager une réflexion sur l’avenir du spectacle vivant, notamment en relevant les défis que constituent les mutations de l’art aujourd’hui et la structuration de l’emploi culturel.


Lors de la deuxième assemblée plénière, le 13 mai 2008, les six présidents des groupes de travail qui ont été mis en place précédemment ont présenté les rapports d’étapes qu’ils ont pu élaborer à la suite d’auditions et de réunions avec des représentant des syndicats d’employeurs et de salariés, les associations de collectivités territoriales, les organismes professionnels, les sociétés de droit d’auteur ainsi que des personnalités qualifiées.
Les présidents des groupes de travail se sont ensuite engagés à proposer des mesures concrètes d’ici la fin du mois de juin sur :

1 – La place du service public de la culture, de l’artiste et de la création dans les politiques publiques d’aujourd’hui ; les responsabilités et compétences respectives de l’Etat et des collectivités territoriales ; les politiques partenariales Etat-Collectivités
.

2 – L’articulation création-production-diffusion, les liens « public-privé »
.

3 – Les missions des réseaux, dont la place de la création ; l’éducation artistique ; le développement et la diversification des publics ; les liens avec les équipes indépendantes
.

4 – Politique culturelle de l’emploi artistique : structuration, professionnalisation, formation, transmission des savoirs.


5 – Les politiques culturelles européennes et internationales
.

6 – L’observation et la connaissance du spectacle vivant.

 

Christine Albanel a annoncé le 24 juin 2008, à l’issue de la troisième assemblée plénière, l’élaboration d’une démarche opérationnelle et synthétique fondée sur trois axes donnant lieu à trois groupes de réflexion :

1
- La clarification des politiques publiques, et notamment nos systèmes de soutien aux structures et aux équipes artistiques.


2 – Les méthodes et outils pour une politique de l’emploi du spectacle vivant.


3 – L’inscription de ces politiques dans un cadre communautaire et international.

 

La Ministre de la culture et de la communication a élaboré le calendrier suivant :


- 10 juillet : relance du Conseil des Collectivités Territoriales pour le Développement Culturel
.

- Juillet : entretien avec les responsables des fédérations professionnelles d’employeurs et de salariés pour évoquer la poursuite des travaux.


- Eté 2008 : expertise de l’ensemble des préconisations du rapport d’étape.


- 9 septembre : assemblée plénière des Entretiens de Valois pour valider les modalités d’organisation du travail pendant le dernier trimestre 2008


- 15 décembre : remise d’un rapport contenant des mesures concrètes.

Le 9 septembre 2008 s’est tenue la quatrième assemblée plénière où Christine Albanel a notamment rappelé la vocation des Entretiens de Valois de nourrir les évolutions de la politique et du spectacle vivant dans le cadre de la RGPP. Ainsi, il est attendu que trois groupes de travail fassent des propositions opérationnelles pour le mois de décembre sur les thèmes suivants :

-  clarification des politiques publiques,

-   politique de l’emploi,

-   plateforme de préfiguration d’un observatoire national du spectacle vivant.

Les derniers travaux ont débuté au 30 septembre dernier. Reste à savoir si l’élagage manifeste de ce déroulé méthodologique permettra malgré tout de ne pas laisser des problématiques sur le bas côté. Nous attendons, non sans une certaine impatience, de pouvoir prendre connaissance du rapport final.

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Au chevet du patrimoine

Le ministère de la culture (qui a un budget de 2,9 milliards d’euros) et les acteurs du secteur ont annoncé le chiffre de 11 milliards d’euros comme montant total dont auraient besoin les monuments historiques classés en France pour être préservés . La situation s’est en effet aggravée entre 2002-2007 (+4milliards d’euros) :  41 % des monuments classés présentent un état sanitaire défectueux, contre 32 % en 2002. Et 2 844 d’entre eux sont en situation de péril, souligne le Rapport sur l’état du parc monumental français.

Face à cette situation périlleuse pour le patrimoine national, les associations s’inquiètent, elles qui sont presque toujours en première ligne dans la restauration des batiments anciens, d’autant que la sauvegarde sollicite des disciplines scientifiques de plus en plus diverses et spécialisées et donc de plus en plus onéreuses.

M. André Wojciechowski (député UMP – Moselle) a attiré l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur les inquiétudes émanant des associations et particuliers engagés dans la construction et la restauration du patrimoine national, particulièrement au niveau des monuments situés en province. Il lui demande quelles seront les mesures envisagées afin de ne pas décourager ceux qui restaurent les monuments anciens.

Réponse de la ministre publiée au JO le 23/09/2008
En ce qui concerne les crédits affectés au secteur des monuments historiques, la ministre de la culture et de la communication précise qu’en 2007 les monuments de l’État ont bénéficié du versement d’une partie de la taxe sur les droits de mutation, qui s’élève à 70 MEUR. 

Ce financement étant rétroactif au titre de 2006, le budget en faveur des monuments historiques a alors atteint, grâce au doublement exceptionnel de cette taxe, 380 MEUR. 

En 2008, les 70 MEUR correspondant au montant annuel de la taxe ont été intégrés dans le budget du ministère de la culture et de la communication, les crédits consacrés à la restauration des monuments historiques, d’un montant de 303,81 MEUR, revenant au niveau de ceux de 2006. 

Le financement de la conservation du parc monumental ne peut cependant reposer sur le seul apport de l’État, mais doit également bénéficier du concours de l’ensemble des collectivités territoriales. 

S’agissant des monuments historiques privés protégés, près de mille six cents opérations d’entretien et de restauration ont été financées l’année dernière par les directions régionales des affaires culturelles (DRAC), soit près d’un quart des opérations réalisées sur les monuments historiques. 

L’ensemble des crédits de paiement consacrés par le ministère de la culture et de la communication à la conservation du patrimoine privé s’élève à 23,08 MEUR (3,4 MEUR pour l’entretien et 19,68 MEUR pour la restauration). 

Les crédits pour ces monuments, qui comprennent les immeubles et meubles appartenant à des personnes privées, à des associations, à des fondations et à des SCI, constituent ainsi 10 % des crédits de paiement consommés par les DRAC pour les monuments historiques. Le niveau fixé par le Gouvernement en 2006 pour les monuments privés est par conséquent atteint. 

Par ailleurs, dans un objectif de simplification et de modernisation du régime des travaux sur les monuments historiques, l’ordonnance du 8 septembre 2005 relative aux monuments historiques et aux espaces protégés confirme que la maîtrise d’ouvrage des travaux de restauration d’un monument revient à son propriétaire. 

Afin d’aider les propriétaires les plus démunis, et notamment les petites communes, à mettre en oeuvre ces travaux, un décret d’application précisera les conditions dans lesquelles les services de l’État chargés des monuments historiques pourront apporter une assistance gratuite à la maîtrise d’ouvrage. 

Enfin, l’ordonnance du 8 septembre 2005 confirme la possibilité de versement d’un acompte avant le début des travaux de restauration lorsque ces travaux bénéficient d’aides publiques. Pour ce qui concerne l’État, le décret d’application prévoit sous certaines conditions d’augmenter le taux de cet acompte, actuellement limité à 5 %, versé lors du commencement de l’exécution des travaux.

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Inquiétude languedocienne

Baisse des subventions allouées à la culture

Le développement de l’art et de la culture en Languedoc-Roussillon a vécu une forte progression ces vingt dernières années grâce à une véritable concertation entre les services de l’État et des collectivités territoriales. Cette région s’est ainsi hissée aux premiers rangs en termes de développement et de dynamisme culturel. Ce sont plus de 35 000 personnes qui tirent leurs revenus d’une activité culturelle, soit 3,5 % de la population active de la région. 

Pourtant, le ministère de la culture a engagé des réductions budgétaires sans mesurer les effets que celles-ci auront sur l’efficacité des politiques culturelles : aménagement du territoire, soutien à la diffusion, à la création et à l’éducation artistique, défis pour l’emploi et la formation. 

Les associations dénoncent une baisse de 60 % des crédits DRAC pour la démocratisation culturelle et les actions auprès des publics empêchés. 

Les conséquences sur la vie culturelle, la cohésion sociale et l’emploi peuvent être catastrophiques, c’est pourquoi les différents acteurs sollicitent un soutien afin de continuer à fabriquer, produire, diffuser, amener la culture dans les quartiers, les écoles, dans les hôpitaux et les prisons, à organiser des festivals. 

L’urgence est de faire en sorte que le programme 224 consacré à ces financements soit dégelé dans son intégralité au même titre que le programme 131 consacré à la création l’a été en début d’année. Aussi, les associations demandent une libération de 6 % des réserves de précaution sur le programme budgétaire 224 et souhaitent que l’État réaffirme avec conviction la place de l’art et de la culture dans sa politique. 

M. William Dumas (député PS – Gard) attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur les inquiétudes manifestées par l’ensemble des acteurs de la culture du Languedoc-Roussillon devant le désengagement de l’État, décidé par le Gouvernement. En conséquence, il lui demande ses intentions en la matière.

Réponse de la ministre publiée au JO le 23/09/2008
Les réductions de crédits évoquées par les parlementaires ne concernent qu’une partie des crédits du programme 224, « Transmission des savoirs et démocratisation de la culture ». 

Ceux concernant les enseignements supérieurs, l’éducation artistique et culturelle, les enseignements artistiques spécialisés ainsi que les publics empêchés ont en revanche été préservés, voire accrus, conformément aux engagements antérieurs et aux priorités gouvernementales. 

Les redéploiements effectués ne découlent pas de la RGPP et les institutions culturelles financées sur le programme 131. Globalement préservées, ces dernières ont été invitées à intensifier leurs actions d’élargissement des publics. 

La ministre de la culture et de la communication partage le souhait d’une levée de la mise en réserve pesant encore sur les crédits du programme 224. 

Elle devra cependant être confrontée à l’exécution budgétaire 2008, très délicate dans le contexte économique actuel, et à la priorité de maîtrise du déficit public qui concerne tous les départements ministériels. 

Source : loi1901.com

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