Cultural Engineering Group Weblog

Services & Ressources en ingénierie culturelle

Culture et mobilité

L’institut ERICarts a effectué six mois d’étude pour la Commission européenne entre Avril et Octobre 2008 sur la mobilité dans la culture et les secteurs créatifs. Il ne s’agit pas d’une étude destinée à être un audit de la mobilité en Europe, mais plutôt l’enquête et l’analyse de l’étendue et la portée des programmes européens de mobilité. 

Au cours de l’étude, ERICarts a recueilli des informations sur: 

  • les tendances de la mobilité dans les différentes régions de l’Europe; 
  • les débats récents qui ont lieu dans différents pays; 
  • les partiques de mobilité (leurs objectifs, les types d’appui, les bénéficiaires, les conditions d’éligibilité et la nature des prestations); 
  • les principales motivations pour les organismes de financement à l’appui de la mobilité; 
  • les principales sources où les professionnels peuvent trouver des informations sur la mobilité.

L’équipe a développé une classification des principaux types et objectifs de mobilité et a tenté d’évaluer, sur la base d’une offre plutôt limitée de données comparables, leur impact / leur efficacité. 

Ces recommandations opérationnelles sont destinées aux bailleurs des fonds de la mobilité dans les États membres et appelle à une action complémentaire de la part de la Commission européenne, qui respecte le principe de subsidiarité de l’action de l’UE dans le secteur culturel.

Pour consulter l’étude, cliquez ici.

Filed under: Ingénieries, Politiques culturelles, Ressources , , , , , ,

Havana-Cultura

Havana-Cultura est un nouveau portail sur l’art cubain, une fenêtre ouverte sur une culture à l’état pur. Nous en avions brièvement parlé au début de l’éte mais voici un peu plus d’information parmi les parutions sur le net, histoire de réchauffer l’ambiance de cet automne glacial.

Lancé au printemps 2007, Havan Cultura est le portail délivrant le contenu mécénat du groupe Havana Club International SA (joint-venture franco-cubaine créée en 1993 entre la société cubaine Cuba Ron SA et le groupe français Pernod Ricard), visant à valoriser la culture contemporaine cubaine.

Dès la première visite, on note que la singularité de ce site ne va pas seulement tenir à la qualité et à l’originalité de son contenu. L’interface qui a été conçue propose et intègre les modes actuels des différents sites de médias sur Internet. La conception du site en full flash est d’ailleurs un atout remarquable pour mettre en valeur le contenu. L’impression d’être « à l’intérieur » du média affranchi l’Internaute du média en tant que tel. Cette belle réalisation a reçu le Cyber Grand Prix au festival de la publicité de Méribel.

En coulisses, c’est une équipe de production TV, des photographes, des journalistes et des experts en communication qui voyagent à Cuba à la recherche de sujets intéressants. Sur ce site, vous y découvrirez de jeunes musiciens, des sculpteurs, stylistes, écrivains et danseurs qui vivent à la Havane.

Dans une ambiance festive, le site Havana-cultura regorge d’informations sur l’art cubain. Ce site ovni a débarqué dans un Cuba où la culture si riche et intense est dans une situation chaotique et manque d’initiatives soutenues et encouragées par du partenariat. Loin des clichés habituels, ce portail régulièrement mis à jour valorise le Cuba qu’on a envie de découvrir, loin des sentiers battus, où la culture et la création y retrouvent leur place historique et fondatrice.

 

Le site est une initiative de la marque de distillerie Havana Club. Pour autant, la marque se fait très discrète et tout l’accent est mis sur la découverte de l’art cubain. Un parti pris intéressant quand on sait que la marque a mis un point d’honneur à proposer aux internautes une vision originale sur Cuba et plus particulièrement la Havane.

« Nous ne vendons rien directement sur ce site. Ils ont pour unique but de donner aux gens l’envie de découvrir la marque et Cuba », signale François Renié, directeur de la communication de Havana Club International.

 

Havana-cultura.com a été construit en flash, technologie généralisée aujourd’hui mais qui n’optimise pas le référencement d’un site web. « Il a fallu mettre en place un procédé technique spécifique afin d’indexer les pages sur les moteurs via un système de calques », indique Bertrand Hamelin, executive SEO (Search Engine Optimisation : référencement naturel) chez LSF Interactive. Un système composé de calques flash, accessibles par l’internaute, et de calques html pour que les moteurs en comprennent le contenu.

Aucune action promotionnelle n’a été élaborée pour le lancement du site Havana-cultura. En faisant appel dans un premier temps à la communauté cubaine anglophone, Havana Club a choisi le bouche-à-oreille. En collaboration avec BuzzParadise, Havana Club communique en ce moment avec les blogueurs d’Europe (France, Espagne, Italie, Allemagne) pour diffuser l’information à un plus large public. Aussi, leur ingénieuse stratégie de référencement leur permet d’attirer la moitié du trafic.

La démarche est suffisamment singulière pour qu’elle soit notée et remarquée. Maintenant, il s’agit de nous en dire plus sur le rôle et l’engagement du média Havana-cultura.com sur le terrain et dans la durée. Peut-on se saisir d’un tel outil pour contribuer à la vie culturelle d’un territoire a fortiori Cuba où l’expression culturelle est encore fortement « cadrée » ? Quelles sont l’audience et les profils d’utilisateurs ? Quels sont les premiers impacts depuis le lancement ? Comment le site peut-il aller plus loin dans le soutien et la valorisation de la création et de la culture cubaine contemporaine ? Cet outil préfigure-t-il de nouveaux types partenariats ? La marque Havana Club entend-elle développer son implication ? On aimerait en savoir plus… Du coup, nous allons poser nos questions. A suivre donc.

Source:  www.journaldunet.com 

Filed under: Analyses, Evénements, Expériences, Ingénieries , , , , ,

Séoul appuie les « killer contents »

Le gouvernement sud-coréen va déployer sa troisième vague de mesures pour stimuler les industries culturelles locales, avec l’annonce d’un investissement 410 milliards de won (274 millions de dollars) dans ce qu’il appelle les « killer contents » pour en cultiver le potentiel international d’ici 2013.

Le Ministère de la Culture, du Sport et du Tourisme propose également un soutien de 33,3 millions de dollars pour la bande dessinée, 67 millions pour l’animation, 40 millions pour les contenus spécifiques et 134 millions de dollars pour développer les ressources humaines.

La mesure vise également la sélection de trois à cinq projets chaque année pour y investir 670.000 dollars chacun et les incuber à un niveau mondial.

Un train de mesures plus qu’ambitieuses dont on prend la dimension stratégique au fur et à mesure qu’elles sont dévoilées. CEG s’en est fait l’écho à plusieurs reprises car l’initiative politique mérite d’être suivie vue son volontarisme et ses impacts potentiels. Rappelons que le ministre de la Culture, du Sport et du Tourisme, ancien acteur de théâtre qui a pris ses fonctions il y a 9 mois à peine, envisage de faire de la Corée du Sud un nouveau hub culturel capable de rayonner à un niveau interrégional et international.

« Nous allons appuyer des projets « killer-contents » afin de donner naissance au prochain Mickey Mouse » a déclaré le ministre, lors d’une conférence de presse. Langage d’ambition, et de dynamique agressive dont on est peu coutumier en France.

Le ministère va aussi lancer une initiative pour commémorer 100 ans de BD coréenne en 2009. Le dispositif comprend une aide à l’exportation pour les caricaturistes et dessinateurs coréens et la création d’un fonds de bandes dessinées qui serait disponible pour le cinéma et la télévision sur des projets qui s’en inspirent.

Pour l’industrie de l’animation, le ministère mettra en place de nouvelles politiques pour formaliser la diffusion de contenu de l’animation sur le câble, par satellite et IPTV.

Ajoutons à cela et rappelons que le mois dernier, le ministère a annoncé un plan d’investissement quinquennal une valeur de 500 millions de dollars pour développer le contenu numérique. Quelques jours plus tard, le Conseil coréen du film a dévoilé ses 55,5 millions de dollars de fonds d’aide aux films qui souffrent de la concurrence de l’industrie cinématographique.

 

Inutile donc de faire l’adition pour comprendre que la prochaine vague coréenne sera massive.

Filed under: Analyses, Expériences, Ingénieries, Politiques culturelles , , , , ,

Singapour et la création

La création dans les arts du spectacle, visuelle et littéraire va recevoir une impulsion et un soutien sans précédent de 3,5 millions de dollars au cours des cinq prochaines années, grâce au  lancement du Fonds de Création des Arts (ACF) par le Conseil national des Arts (CNA).

Dans le cadre de la troisième phase du « Plan de Ville Renaissance », l’ACF est destiné soutenir des œuvres qui s’appuient sur des expériences à Singapour et en Asie, pour encourager les défis artistiques et élever Singapour comme territoire artistique sur la scène nationale et internationale.

M. Lee Suan Hiang, chef de la direction du CNA a déclaré : « à l’instar des arts dans les autres villes du monde, notre esprit collectif est défini et stimule la source d’inspiration des oeuvres d’art ou des histoires qui portent le cachet unique de notre culture. Alors que nous avons réalisé certains progrès dans l’élaboration de contenus originaux, nous avons besoin d’élargir le bassin d’œuvres qui sont de Singapour et d’Asie – distinction qui reflète notre identité multiculturelle, ainsi que notre contexte asiatique. Toutefois, nous reconnaissons également que la création de nouvelles œuvres exige de nouveaux investissements. Avec le Fonds de Création des Arts, nous avons pour objectif d’augmenter la part d’importantes œuvres issues de notre territoire pour renforcer notre héritage culturel et contribuer à la richesse et la diversité des arts de Singapour. Cela pour proposer des opportunités pour les artistes, créer de nouvelles œuvres et de parvenir à de nouveaux sommets dans leur développement artistique. « 

Conçu comme une initiative visant à la qualité des propositions dans leur phase de création, l’ACF fera un appel à propositions ouvert auprès des artistes de Singapour qui sont citoyens ou résidents permanents. Les propositions seront évaluées sur la base de leur mérite artistique, leur contribution à l’héritage de la scène artistique locale, et leurs capacités de gestion de projet. Les candidats retenus sont admissibles pour un maximum à $ 50000 de soutien. La subvention varie en fonction de l’ampleur et la complexité de la proposition.

Au moment de l’achèvement de leurs projets, les candidats retenus seront invités à présenter un aperçu ou une mini-vitrine accompagnée d’un spectacle post-dialogue, ou de conférences publiques ou de lecture le cas échéant. Bien que l’ACF soit ciblé sur la création, le développement et la phase d’incubation d’un projet, les candidats sont encouragés à identifier les plates-formes de présentation ou des éditeurs et diffuseurs.

Selon les résultats du projet, du CNA facilite les contacts entre les artistes et les directeurs de festivals, des agents ou des éditeurs de accueillir et diffuser les travaux. Pour encourager un plus grand soutien au processus de création, le CNA cherchera également des partenariats stratégiques avec des organismes pour élaborer des programmes ou des plates-formes qui favorise de manière pérenne la genèse de nouvelles œuvres.

Filed under: Analyses, Ingénieries, Politiques culturelles , , , ,

Culture business

« Le sponsoring est mort » a récemment déclaré Colin Tweedy de Arts & Business en Grande-Bretagne. A partir de cette déclarration qui vise à éveiller les consciences, le forum « Investissement privés et institutionnels dans l’art » qui s’est tenu les 20 et 21 novembre derniers à la Cité de l’architecture et du patrimoine, a posé et débattu des questions chaudes du moment : ls partenariats commerciaux ou de compétence ont-ils remplacé les opérations de mécénat jugées trop classiques et sans réelle valeur ajoutée ? Que sont devenues les relations gagnantes entre sponsors et institutions? Quelles sont les grandes orientations du sponsoring dans l’art en Europe aujourd’hui ?

Au programme de la manifestation :

  • 2 jours stimulants de discussions et de rencontrespour apprendre et échanger sur les meilleures pratiques internationales du sponsoring dans les arts
  • 25 intervenants experts du sponsoring international
  • 6 conférences plénières
  • 12 études de cas
  • plus 200 professionnels internationaux du sponsoringdans le monde des arts et des affaires.

Et parmi les sujets qui ont été traités :

  • Revitaliser ses stratégies de sponsoring
  • Créer des offres de sponsoring innovantes et à forte valeur ajoutée
  • Attirer de nouveaux sponsors à dimension internationale
  • Apprendre à cibler et démarcher de nouveaux prospects
  • Maximiser le retour sur investissement – ROI
  • Connaître le cadre juridique des politiques de mécénat en Europe

A suivre sur CEG, quelques réflexions et compléments en marge de la manifestation.

Filed under: Evénements, Expériences, Ingénieries , , , ,

Culturebox

La chaîne de télévision France 3 vient de lancer sur Internet un guide culturel en vidéo s’appuyant sur les reportages des soixante rédactions régionales ainsi que sur les programmes nationaux de la chaîne.

Baptisé «Culturebox», ce portail propose plus de mille vidéos regroupées par thèmes (expositions, rock, littérature…). Très simple d’utilisation, ce service est une belle innovation et exploite parfaitement la politique de proximité de la chaîne. Il permet par exemple aux internautes de s’informer sur les activités culturelles de leur région et de découvrir les artistes qui exposent ou jouent près de chez eux. 

Plus d’informations  [ ici ]

Filed under: Expériences, Ingénieries , , ,

Filière Création-Mode-Design

La Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris vient de publier une étude sur la filière « Création-Mode-Design » à Paris et dans sa région. Par une approche économique, cette étude invite à une analyse de l’apport potentiel du design et de la création de mode à l’économie française et plus particulièrement à celle de sa région capitale.

Une première partie  présente le périmètre des activités de la mode et du design, dans leur
acception la plus actuelle. Une seconde partie est consacrée à l’impact de cette filière sur
l’ensemble du tissu économique et au positionnement de l’Ile-de-France dans ce domaine. L’étude se conclut sur la proposition de pistes d’actions propres à favoriser le dynamisme de la filière.

« La filière Création-Mode-Design en Ile-de-France : situation, perspectives et propositions » est en vente sur la boutique CCIP [ ici ]. Il est également possible d’acheter le format téléchargeable [ ici ]

Source et rédaction:  Alexandrine Ohlmann-Waucampt / ARIST

Filed under: Expériences, Ingénieries, Outils, Ressources , , , , ,

Culture à points sur France Télévisions

Le nouveau cahier des charges de France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO) l’obligera à diffuser une émission culturelle par jour, ainsi que des spectacles de manière « régulière », une obligation sanctionnée par un système de points annuels à collecter.

Ce document prévoit que « la société diffuse au moins un programme culturel chaque jour en première partie de soirée » relevant des genres suivants : retransmission de spectacles vivants, émissions musicales, magazines et documentaires de culture et de connaissance, événements culturels exceptionnels, fictions audiovisuelles et cinématographiques (adaptations littéraires, reconstitutions historiques…).

Selon le projet de nouveau cahier des charges, le conseil d’administration de France Télévisions fixera une « obligation annuelle de diffusion de ces spectacles et émissions » qui ne « peut être inférieure à 100 points », explique le cahier des charges. Le CA attribuera ainsi trois points si un spectacle est diffusé en première partie de soirée ou les après-midi du week-end, des jours fériés ou des vacances. Si la diffusion a lieu entre 10H00 et 22H45 hors prime time, week-end et jours fériés, elle vaut deux points. Pour les autres jours et horaires, elle ne vaudra qu’un point.

Source : lepoint.fr / dépêche afp

Filed under: Analyses, Expériences, Ingénieries , , , ,

Guide du 1% artistique

Le ministère de la Culture vient de sortir une brochure sur le 1% artistique, un dispositif favorisant l’art lors de la construction ou la réhabilitation d’un bâtiment public. L’occasion de revenir sur le cadre d’application et le fonctionnement de ce procédé.

Dans le détail, le 1% artistique oblige les constructions publiques à soutenir l’art (peinture, sculpture, design, création sonore…) lors de la construction, la réhabilitation ou l’extension d’un bâtiment. Objectif : sensibiliser le public à l’art contemporain. 

Depuis 1951, l’Etat et ses établissements sont donc soumis à l’obligation du 1% artistique mais aussi les collectivités territoriales dans la limite des compétences transférées par la loi de décentralisation. Concernant le financement, les maîtres d’ouvrages publics doivent consacrer 1% du coût des travaux à la réalisation ou l’acquisition d’une ou plusieurs œuvres d’art. Et le montant est plafonné à deux millions d’euros.

Enfin, le choix de l’artiste s’effectue via un comité artistique composé du maître d’ouvrage, de l’architecte, d’un utilisateur du bâtiment, du directeur régional des affaires culturelles et de personnalités du monde des arts visuels.

Source : site du ministère de la culture

Filed under: Ingénieries, Outils, Ressources , , , , ,

Mobee culture

L’association Développement Solidaire lance un nouveau  projet : mobee , plateformes qui facilitent la mise en relation entre des associations, des entreprises et des bénévoles dans le but de favoriser et développer les relations partenariales et les pratiques de mécénats : apports en nature, en logistique et en compétences sur des projets et actions dans les domaines : culturel, environnemental, sportif, humanitaire et social.

Mobee culture vient d’être mise en ligne afin de favoriser le mécénat culturel et proposer à ses membres actifs de créer et développer leur propre réseau en faveur de leur projets et actions.

Une plateforme mobee permet de :

  • recenser l’ensemble des acteurs d’un réseau (personnes physiques et morales),
  • mobiliser des salariés (et retraités) au titre du mécénat de compétences : les salariés d’une entreprise membre peuvent s’inscrire comme bénévole et une fois leur candidature validée par le référent entreprise, postuler à une mission de bénévolat ou de mécénat de compétences.
  • exprimer des demandes : les associations membres d’un réseau ont accès à une interface qui leur permet de publier leur besoin (en nature, en compétences, en logistique).
  • mettre en relation : dès qu’une demande est publiée, les membres du réseau suceptibles d’y répondre sont automatiquement informés par mail. Ceux qui le souhaitent peuvent postuler ou répondre à la demande et ainsi être mis en relation avec l’organisation bénéficiaire.
  • constituer des bases de connaissances, d’expériences communes : textes juridiques, conventions, rapports de mission, documents de référence etc..

L’objectif est de favoriser et développer un mécénat de proximité : des associations et des entreprises locales en faveur de projets et actions locaux.

Le mécénat est un instrument parmi d’autres à disposition des entreprises pour mettre en oeuvre leur engagement sociétal.

Faciliter la mise en relation des acteurs est le premier pas vers l’action.

Pour plus d’informations, contactez la coordinatrice.

Filed under: Expériences, Ingénieries , , ,

Programme de l’OIPR

L’Observatoire International de Prospective Régionale (OIPR) est une structure d’organisation de débats publics et d’échange d’idées sur les enjeux des territoires, leur devenir, la connaissance des problèmes de société, de politiques publiques, d’action collective qui se posent à eux, à différents niveaux d’échelle allant du local au trans-régional international, et du niveau national par rapport aux enjeux locaux et territoriaux infra-nationaux. 

L’OIPR, dont le Secrétaire Général et le fondateur est Guy Loinger, économiste, sociologue, urbaniste, enseignant à l’Université de Paris 1,  organise régulièrement des séminaires d’étude  spécialisés sur le site du Ministère de la Recherche, site de la Montagne Sainte Geneviève (ancienne Ecole Polytechnique).

Quatre-vingt huit séminaires thématiques d’une journée ont été organisés depuis sa création, habituellement quatre séminaires par an,  et il a organisé plusieurs colloques internationaux

Institution de référence, L’OIPR vient d’annoncer sont programme de séminaires pour l’année qui vient :

  • Les politiques régionales européennes de l’innovation et de la compétitivité, le mardi 9 décembre 2008, Amphi A, 9h-18 h
  • Mobilité et organisation de l’espace urbain et périurbain: vers la fin de l’extension de la tâche urbaine ?  le jeudi 5 mars, Amphi A, de 9 h à 18h.
  • La gouvernance des territoires dans la tourmente de la crise financière mondiale, le jeudi 14 mai, Amphi A, de 9h à 18 h..
  • L’évolution des espaces littoraux à long terme entre réchauffement climatique et densification urbaine, le jeudi 25 juin, Amphi A, de 9 h à 18h.

Les séminaires de l’OIPR ont lieu sur le site du Ministère de l’Eduction, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, 21 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris. La revue Territoires du Futur a pour objet la valorisation des séminaires OIPR. Les informations concernant les séminaires OIPR et la revue sont disponibles sur le site de l’OIPR. A vos agendas !

Filed under: Evénements, Expériences, Ingénieries , , , ,

Crise et PPP

Si l’impact économique et social de la crise financière prend une tournure cruelle dans la disproportion constatée entre les mesures qui sont prises pour y remédier, il ne faut pour autant pas se tromper dans l’enchaînement des faits qui engendrent des processus en ciseaux. L’étymologie du terme crise est d’ailleurs là pour rappeler le cadre du dilemme à nos responsables politiques et économiques. Dans toute crise, il y a l’idée d’un choix, d’un jugement, d’une décision : sortir de la crise et la dépasser, ou s’y enliser (à noter que l’on retrouve la même idée dans l’étymologie chinoise, où la crise présente à la fois un danger et une opportunité). Si la question est de savoir où sont les moyens et les opportunités aujourd’hui et pour qui sont-ils, il n’en demeure pas moins que structurellement, la question est plus complexe qu’il n’y paraît. Les mécanismes concernés sont en effet particulièrement interdépendants et sensibles.

Lorsqu’on observe certains secteurs de l’économie, on constate que des éléments structurels comme l’investissement sont dans au cœur de la définition du mot crise. Nous sommes en effet désormais confrontés à un danger encore peu traité au niveau médiatique mais nos derniers échanges, rencontres et missions nous ont permis de l’appréhender très directement tout en corroborant les témoignages des professionnels des différents secteurs concernés : une crise de l’investissement et plus particulièrement dans les équipements publics pourrait bien être le générateur d’impacts plus graves encore. L’appareil productif de nos économies dépend en effet en très grande partie de l’investissement. Il est le principal levier pour l’emploi et l’instrument de la stabilité et du développement de nos territoires, il convient donc là aussi de trouver les moyens nécessaires à son soutien.

En Europe, les gouvernements et les administrations tentent de préserver et relancer ce qui peut encore l’être et, même s’il est toujours déceptif de ne voir l’Europe arriver à coordonner ses partenaires qu’en temps de crise, les Etats sont fortement contraints mais relativement unis.

Le modèle tel qu’il est en train d’être repensé au niveau international, fort d’une initiative européenne revigorée par les promesses d’un nouveau partenariat avec les Etats-Unis, génère de très fortes attentes mais il est certain que les changements souhaités et projetés ne peuvent s’opérer si l’application du modèle ne fait pas l’objet de réformes au niveau des politiques intérieures des Etats à partir d’objectifs eux aussi coordonnés. L’Europe peut donc pleinement y jouer son rôle et le bénéfice immédiat est que les tentations souverainistes sont vouées à s’éloigner, au moins pour un temps.

 

En France, pour faire face à la limitation des marges de manœuvre financières de l’Etat et des collectivités locales, les Partenariats Public-Privé (PPP ou 3P) sont apparus en 2004 non sans générer certaines inquiétudes mais comme un outil capable de donner des moyens aux ambitions et préoccupations des pouvoirs publics.

Le recours aux PPP, qui permet aux organismes publics de confier le financement, la réalisation et la maintenance d’un équipement à une entreprise privée, avait déjà été favorisé par la loi adoptée en juillet dernier, qui étend leur champ d’application. Une loi qui suscitait la polémique, certains -au sein de la gauche notamment- y voyant un tremplin pour les grands groupes du BTP au détriment des PME. Le Conseil constitutionnel avait recadré le texte, rappelant le caractère exceptionnel que se devait de conserver ce type de partenariat.

Le recours aux PPP est encore plus « au cœur de l’actualité en ces temps difficiles aux plans économique et financier », s’est félicité le secrétaire d’Etat chargé des PME, Hervé Novelli, lors des deuxièmes rencontres internationales des PPP qui ont rassemblé pouvoirs publics, entreprises et banques les 29 et 30 octobre au Palais des Congrès de Paris.

Si la France est plutôt bien placée sur la courbe de maturité des PPP, ces derniers connaissent à l’international des difficultés qui sont susceptibles de remettre en cause ou de différer fortement les projets en cours. Ces difficultés appellent des réponses fortes et claires dès à présent car elles sont aussi bien présentes en France. Noël de Saint Pulgent, le président de la mission d’appui aux contrats de partenariat (MAPPP) a annoncé son intention d’ouvrir le dialogue avec les banques pour voir ce qu’il était possible de faire afin que les projets en PPP ne soient pas freinés, et ce faute de financements. « Les PPP ne s’implanteront durablement que si nous faisons preuve d’excellence dans ce domaine. Pour ce faire, nous devons, acteurs publics et privés, faire preuve d’un très grand professionnalisme. Il faudra s’adapter aux nouvelles normes financières, donc nous allons dialoguer avec les banques pour voir ce que nous devons faire. »

Comme l’explique Le Moniteur, le plan gouvernemental de soutien aux banques pour qu’elles laissent ouvert le robinet du crédit aux entreprises « va permettre de relancer les grands projets », a souligné Philippe Germa, directeur général de la filiale environnement et infrastructures de la banque Natixis. Pour sa part, Michel Destot, président de l’Association des maires de grandes villes de France et député-maire socialiste de Grenoble estime que « Le PPP est bel et bien un outil qui permet de dépenser mieux, d’améliorer l’efficacité des derniers publics ». Même si ce « n’est pas une formule magique permettant de contourner le manque de financements ».

Les PPP étant un dispositif contractuel en cours de généralisation dans de nombreux pays et de nombreux pays européens, il est important que l’Europe donne un cap clair et prenne des mesures  cohérentes, conformes à son esprit fondateur, nous pensons notamment aux PPP qui mobilisent ou sont amenés à mobiliser des fonds européens.

Cela paraît être de bon sens surtout si l’on considère la nature et les objectifs partagés entre PPP et FEDER.

Échangeant avec un de nos contacts en Belgique, nous évoquions récemment la question du soutien de l’Europe par une garantie des financements des PPP sollicitant le FEDER par exemple. Il serait intéressant de savoir dans quelle mesure le banquier du partenaire privé pourrait obtenir des garanties sur les subventions. En première réflexion, deux questions se posent : la réglementation FEDER autorise-t-elle de telles « cessions » et les réglementations nationales applicables au projet permettent-elles aux organismes publics de céder des droits au partenaire privé avant la construction / mise en exploitation. La réglementation FEDER, elle oblige les bénéficiaires à respecter les politiques communautaires, dont la réglementation des marchés publics. Par ce biais, la question du champ d’application des directives MP se pose de la même façon pour les subventions que pour la légalité du montage. Ceci appelle donc à la plus grande prudence mais en tout état de cause, la crise financière se reporte aujourd’hui plus fortement sur l’argent des collectivités locales et l’Europe doit y faire face, même si pour le moment les déclarations sur la question sont rares au niveau européen.

En France par exemple, les collectivités ont emprunté cette année 105 milliards d’euros dont près d’un quart le sont dans un cadre contractuel complexe selon l’agence de notation Fitch, cadre qui est très sensible depuis la crise des subprime. Certains observateurs avaient pourtant tiré la sonnette d’alarme depuis plusieurs mois en pointant que les banques auraient « légèrement » abusé du produit dit « structuré » et que le client public aurait quelque peu joué avec le feu. À la rentrée, Claude Bartolone avait été le premier élu à rendre public l’épineux problème, problème qui désormais ne peut plus être occulté, notamment après les cas Dexia, Natixis et Caisse d’Epargne. Pour éviter des répercussions plus importantes, il conviendrait de porter au niveau européen cette question pendant les quelques semaines de présidence française de l’Union qu’il nous reste, en particulier pour les PPP institutionnalisés qui sont des entités à capital mixte habituellement créées pour la prestation d’un service au public, notamment au niveau local.

En 2007, les PPP ont été un instrument de croissance qui s’est fortement développé (+37% selon l’étude de DLA Piper. La valeur cumulée des projets PPP ayant atteint le stade de l’appel d’offres culmine à 73 milliards d’euros.  DLA Piper estime également à plus de 100 milliards d’euros la valeur cumulée des projets PPP susceptibles d’être réalisés au cours des 3 à 5 prochaines années). En attendant les chiffres de 2008, il faudra suivre de près les déclarrations des pouvoirs publics et de l’Union Européenne.

——

Addenda : parmi les derniers éléments d’éclairage sur les PPP et la crise, nous vous recommandons la lecture d’un document canadien intitulé « A matter of time », publié mi novembre par Ernst & Young pour le Canadian Council for Public-Private Partnerships sur un blog dédié.  Cette première contribution porte sur les PPP et la crise du crédit. Elle est signée par Daniel Roth de chez Ernst & Young Montréal pour qui, les projets canadiens continueront même dans le court terme, à obtenir le financement nécessaire et à atteindre la clôture financière. Mais les gouvernements doivent adapter leur processus d’acquisition à la situation présente. 

Filed under: Analyses, Ingénieries, Politiques culturelles, Ressources , , ,

Portrait berlinois

Entre grues et friches, la silhouette urbaine de Berlin témoigne de l’histoire du 20e siècle et de ses destins variés. Plus qu’aucune autre ville européenne, Berlin a été rythmée par des discontinuités historiques, des ruptures de temporalités et de territorialités. Par delà sa singularité, Berlin concentre des problématiques communes aux grandes métropoles européennes qu’elle permet de mieux comprendre. Depuis la chute du Mur, son retour au statut de capitale fédérale est allé de pair avec l’ouverture à l’économie globalisée posant avec force la question de son identité. L’architecture contemporaine se conjugue avec des ensembles urbains hérités d’un passé controversé. Sa population, fragmentée dans ses opinions et ses valeurs, investit avec ardeur le débat sur l’architecture.

Comment lire le destin de cette capitale ? Que retenir du Grand Berlin pour mieux identifier la problématique du Grand Paris ?

our répondre à ces interrogations, le CAUE de Paris propose une conférence donnée par Corinne JAQUAND, le mardi 25 novembre 2008 à 18h30 au Pavillon de l’Arsenal.

Au programme :

  • Berlin en quelques chiffres… ses biens communs durables
  • La formation du Grand Berlin : le concours d’urbanisme de 1910
  • La métropole s’expose : l’urbanisme mis à la portée du grand public
  • Problématiques urbaines de la Réunification
  • Le nouveau pari du Grand Berlin
  • Paris/Berlin : regards croisés

Au Pavillon de l’arsenal – 21 boulevard Morland -75004 Paris (Métro Sully Morland)

Une conférence proposée par le CAUE de Paris – Inscriptions avant le 24/11/08 : 01 48 87 70 56

Filed under: Evénements, Expériences , , , ,

Italie, art et hot dog

Le ministère de la Culture italien va disposer d’un nouveau super-patron pour les musées. Celui-ci devra avant tout trouver de nouvelles sources de financement avec une politique commerciale de prêt des œuvres d’art. Sans passer par la procédure d’appel d’offres habituelle, le ministre de la Culture, Sandro Bondi, a nommé à ce poste Mario Resca, 62 ans, le directeur de McDonald’s Italie depuis 12 ans. La Repubblica critique ce choix : « Faire rentrer de l’argent, réaliser des bénéfices, sortir de la zone rouge, c’est la devise poursuivie par le ministère avec la nomination de Mario Resca comme super-patron. Un technicien expérimenté qui sait comment faire de l’argent comme chez McDonald’s. Un hot-dog comme Le Caravage – une légère ironie qui s’avère pourtant dangereuse. On oublie que le patrimoine culturel ne doit pas être exploité mais protégé, préservé et transmis aux générations futures. Les musées ne sont pas des entreprises. … Nommer un historien de l’art à la tête de McDonald’s aurait le même effet et susciterait la même indignation. »

Filed under: Analyses, Politiques culturelles , , ,

France-Express

Lancé en 2007 pour pérenniser les partenariats noués à l’occasion des saisons croisées France-Corée de 2006, ce nouveau festival français de Séoul avait permis de présenter 21 événements et d’attirer 35 000 visiteurs. Sa seconde édition aura permis, du 26 septembre dernier au 21 novembre prochain, de présenter 40 événements, à Séoul et en province, soutenus par 27 partenaires institutionnels et 15 financeurs privés, entreprises françaises et coréennes. Elle a aussi été l’occasion de célébrer le 40e anniversaire du Centre culturel français de Séoul.

L’ambition de « France-Express » est de révéler au public coréen la diversité et le foisonnement créatif de la scène artistique française. Sa programmation couvre toutes les disciplines, des arts de la rue au théâtre en passant par les arts numériques et les grandes expositions patrimoniales. Elle a été élaborée en concertation avec les principales institutions culturelles coréennes et la plupart de ses événements s’inscrit dans les temps forts de la saison coréenne d’automne (Festival pluridisciplinaire « Seoul Performing Arts », Festival de danse « Sidance », Festival des arts de la rue de Gwacheon, Festival des Théâtre Nationaux, Jarasum jazz festival, Platform Séoul …).

 

L’exposition « Arcadie : Image du Paradis » préparée par le Centre Georges-Pompidou, la tournée des Contes de Grimm dans une production du théâtre de l’Odéon (mise en scène d’Olivier Py), le dernier opus du chorégraphe Olivier Dubois « Faunes », créé cet été à Avignon, ou l’exposition « Pouvoir de la photographie : 21 photographes contemporains français » proposée par le Fonds national d’art contemporain, en sont quelques temps forts.

Modèle du genre, « France Express » bénéficie en particulier du soutien des entreprises françaises Lafarge et Thales ainsi que de huit entreprises coréennes et du partenariat de la compagnie aérienne Asiana.

Source : Réseau culturel français à l’étranger.

Filed under: Analyses, Expériences, Ingénieries , , ,

Salon du patrimoine culturel

Ce salon vient de fermer ses portes à Paris. Rappelons que les thèmes abordés cette année portaient sur « patrimoine et mécénat » et « patrimoine et tourisme culturel ». A cette occasion, l’association des journalistes du patrimoine a réalisé un blog. On y trouve des interviews faites sur place, par exemple : Julien Anfruns, le nouveau directeur de l’ICOM ; Christine Albanel, Ministre de la culture ; Yves Ravailler, nouveau directeur du Château de Lunéville (en reconstruction par le Conseil général de Meurthe-et-Moselle) ; Catherine Bonnin-Barriot, pour le nouveau Musée Robert-Barriot (artiste émailleur et plasticien), qui ouvrira fin janvier à Vence ; Hervé Novelli, secrétaire d’Etat aux PME, artisanat, commerce et tourisme, etc.

Filed under: Evénements , , , , ,

Rapport Jobbé-Duval

Bernard Kouchner et Christine Albanel ont souhaité engager en concertation un plan d’action afin d’amplifier la participation des artistes français au dialogue international. Pour atteindre cet objectif, Culturesfrance a mis en oeuvre une série d’ateliers de réflexion, afin de constituer un plan d’action. 

Les ateliers, présidés par Henri Jobbé-Duval (directeur d’Art Paris), ont regroupé des  experts du secteur public (directeurs d’écoles d’art et d’institutions, responsables de programmes de résidence, commissaires), et du secteur privé (galeristes, collectionneurs, responsables de foires internationales, artistes)  ainsi que des membres des ministères concernés et de Culturesfrance. 

33 propositions en sont nées, organisées en trois axes :

  • Montrer : mieux montrer les artistes français (accroître la visibilité de l’Art français en France et à l’étranger, en prévoyant sa diffusion à l’international dès l’origine ; créer un lieu d’exposition permanente, une grande exposition historique sur l’art contemporain français co-produite avec l’étranger, une base de données accessible en ligne ; appuyer le rôle des institutions œuvrant à l’international…)
  • Echanger : mieux se préparer aux échanges et mieux les pratiquer (développer les échanges internationaux au niveau des écoles d’art, des résidences, de la recherche, des équipes curatoriales ; faciliter l’entrée et le séjour d’artistes et de professionnels étrangers en France …)
  • Exporter : mieux accompagner la présence des artistes français à l’étranger (multiplier les opérations conjointes de diffusion entre deux pays ; favoriser les opérations de promotion et les prêts d’œuvres ; déterminer un indicateur fiable de la présence des artistes français à l’étranger…)

Ces propositions ont été par la suite remises aux deux ministres compétents, qui les ont reçues avec intérêt et ont demandé à leurs directions la mise en œuvre progressive de ces orientations.

Télécharger le rapport

Filed under: Ingénieries, Outils, Ressources , , , ,

Corée du sud, nouvelle étape

Au pays du matin calme, placer les portefeuilles du tourisme, de la culture et du sport constitue une originalité certaine qui favorise la coordination des politiques et la mise en commun des objectifs. En France, on a souvent parlé par exemple d’une fusion entre culture et éducation nationale. Le débat revient pratiquement à l’aube chaque remaniement ministériel. Le prochain arrivant bientôt, espérons que le débat saura se hisser à un autre niveau que le précédant. Les démarches interministérielles sont pourtant une constante dans la cinquième République.

Cette fois-ci, la politique actuelle navigant entre crise, RGPP et tentatives de relance, devraient réduire le débat à son strict minimum. Entre pragmatisme et report du problème, la culture comme un levier hors des politiques sectorielles pourra-t-elle voir le jour ? Rien n’est moins sûr.

Toujours est-il qu’en Corée du Sud, le ministre de la Culture Yu In-Chon semble confirmer les engagements annoncés à sa prise de fonctions il y a huit mois, engagement dont nous nous étions fait l’écho au début du mois de septembre dernier.

 

Yu In-Chon a récemment annoncé qu’il formulera une stratégie long-terme de promotion pour renforcer la popularité de la culture coréenne dans le monde.

« Nous ferons campagne pour la promotion de la culture à l’étranger comme un projet à long terme. Dans le passé, nous avions par exemple un événement annuel à l’étranger. Mais maintenant, nous nous préparons à au moins une période de trois ans avec plus de projets, comme c’est le cas  pour d’autres pays, » a-t-il déclaré dans une interview au Korea Times.

 Comme cette planification à long terme requiert un budget plus important dans la promotion de la culture coréenne, d’importantes manœuvres sont en cours pour dégager les marges de manœuvres nécessaires. Pour le moment, le ministre considère que le plan est au niveau de l’esquisse mais il envisage une construction finalisée d’ici à la fin de l’année pour que le plan puisse voir le jour au début de l’année prochaine.

 

Il a également confirmé le maintien du Festival de la Corée à Bruxelles, considérant que cet événement est au fond une bonne promotion de la culture coréenne à l’étranger.

Le Festival de Corée, intitulé « Made in Korea », se déroule au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles, le plus grand centre d’art du pays. Il se poursuivra jusqu’à la fin du mois de Février et force est de reconnaître qu’il remporte un succès important. Sa popularité croissante n’est pas due au hasard, deux ans de préparation ont été nécessaires pour construire un programme qui met en exergue la culture coréenne sous toutes ses facettes, entre tradition et modernité.

« Beaucoup de participants affirment que le festival offre des aspects tout à fait uniques, différents des précédents événements qui ont été seulement un moment d’échanges de programmes culturels. Donc, nous allons arriver à plus de projets à long terme pour promouvoir efficacement la culture coréenne et des arts et de prendre une approche différenciée par région et par pays », a-t-il déclaré.

Un événement similaire aura lieu au Petit Palais, à Paris en 2010. Le ministre espère qu’il remportera au moins le même succès.

Pour les Amériques et l’Europe, la culture coréenne étant relativement méconnue. Le gouvernement va adopter une attitude plus pro-active et renforcée dans la stratégie de promotion. Le ministre souhaite développer et multiplier les programmes d’échanges culturels avec les pays d’Asie de l’Est par le biais de l’ANASE (confère notre article sur le hub culturel coréen) et de mettre en place diverses cultures asiatiques pour accroître rayon d’attractivité culturelle.

 

La politique globale de promotion culturelle devrait être achevée d’ici à 2012. A suivre, donc.

 

Huit mois après sa nomination au Ministère de la Culture, l’acteur-ministre âgé de 57 ans a dit que pour mettre en œuvre à long terme la promotion de la culture coréenne à l’étranger, il faut impérativement améliorer les relations culturelles avec les pays voisins, notamment en Chine et au Japon.

 Séoul cherchera en particulier plus régulièrement des échanges culturels avec le Japon et sportifs avec la Chine : « les trois pays seront étroitement liés dans les arts et le sport. La vue d’ensemble d’une telle politique donnera des résultats dès l’année prochaine. Je vais discuter avec les Chinois et les Japonais ministres de la culture au cours de la réunion de Jeju. »

« Il est temps que non seulement l’économie mais aussi notre culture soit connue des autres pays », a-t-il ajouté.

Yu considère que Hallyu (phénomène appelé la vague coréenne) n’a pas été préméditée mais a poussée spontanément. Toutefois, le phénomène a été essentiellement limité à des fictions TV et K-pop. « Nous voulons donc aider Hallyu à se tourner à divers domaines, notamment cuisine, la mode, les jeux, l’édition et la radiodiffusion » a-t-il poursuivi.

 

Il considère également que les journaux de langue anglaise très présents en Asie sont un bon outil de communication entre les Coréens et les non-Coréens, et qu’il s’agit d’un vecteur de promotion de la culture coréenne auprès d’autres pays.

 

Plus de culture populaire

Ancien acteur aussi bien présent sur scène que sur le petit écran, le ministre a dit qu’il ferait campagne en faveur de politiques capables de mieux soutenir les industries culturelles populaires. Il établira notamment des contrats exclusifs pour que les équipements culturels accueillent ces éléments de la culture populaire.

Actuellement, un petit nombre de lieux comme le Sejong Center for the Performing Arts ou le Seoul Arts Center accueillent de grands concerts, pour la plupart des considérés comme classiques et n’ont pas tous été conçus pour accueillir d’autres types de performances. Le ministre veut offrir de meilleures conditions d’accès pour les artistes populaires et de collaboration avec les principaux grands lieux culturels du pays.

 

Pour les performances et les concerts en particulier, le ministre examine en ce moment deux sites candidats à être réaménagés en tant que salles de concerts populaires de 3000 places – le Hall olympique dans le Parc olympique et Jangchung Gymnasium.

Une grande salle de concert devrait ouvrir en Juin 2010, représentant au coût pour le ministère d’un peu plus d’un million d’euros.

De plus, le Center Sangam-dong un important centre culturel et artistique de Séoul sera transformé avec un ajout d’une salle de concert de 400 places, et ouvrira en décembre 2009.

Concernant le système d’incubation pour les artistes contemporains dans des « usines de la créativité » évoqué dans notre précédent post, le ministre considère que ces usines peuvent encore sembler être « un objectif farfelu pour créer un véritable environnement favorable aux artistes en Corée, mais nous essayons de les aider à travailler en les appuyant fortement jusqu’à ce qu’ils soient totalement en mesure de se développer avec une certaine capacité ».


 

Plus d’accès au sport et à l’éducation physique

Sous le slogan « Enjoy Sports in 15 Minutes After Leaving Home », Yu a précisé que la politique du sport est destinée à aider ceux qui forme tous les milieux de vie des adolescents, les personnes âgées et les personnes handicapés.

Il souhaite également augmenter le nombre des installations sportives pour atteindre les niveaux des pays les plus avancés à savoir l’Allemagne et le Japon. 485 gymnases auront été soutenus cette année et le ministère va engager d’importants budgets pour la construction de nouvelles infrastructures.

Une collaboration plus étroite sera également établie avec le Ministère de l’Education et du Développement des ressources humaines pour améliorer l’environnement de l’éducation physique sur toute la filière d’enseignement et de formation.

Prochain rendez-vous coréen sur C.E.G. d’ici la fin de l’année.

 

 

 

 

 

 

 

 

Filed under: Analyses, Gouvernances, Ingénieries, Politiques culturelles , , , , ,

Culture et territoires

La Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC) organise une rencontre nationale, le 28 novembre au CentQuatre à Paris, sur le thème :  Les élus partagent leurs réalités et leurs ambitions. De la nation aux territoires : la responsabilité politique de la Culture .

Autour des directeurs du CentQuatre et des membres de la FNCC, interviendront des représentants des associations d’élus, des sénateurs et des artistes, pour débattre du rôle des arts et de la culture dans les politiques publiques.

Le programme est en ligne, ainsi que le bulletin d’inscription à renvoyer à la FNCC.

Cette rencontre aura lieu à partir de 14h au CentQuatre, 104, rue d’Aubervilliers, Paris 19ème.

Contact : Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC) , 6, rue Francis Garnier, 42003 Saint-Étienne cedex 1 (04 77 41 78 71 – contact@fncc.frwww.fncc.fr )

Filed under: Evénements, Gouvernances, Ingénieries, Politiques culturelles , , ,

Les entretiens de Strasbourg

Les 3 et 4 décembre se tiendront les Entretiens Territoriaux de Strasbourg. Thème de l’édition 2008 :   Élargir les frontières de l’action territoriale.

Comme chaque année, de nombreux débats et ateliers sont proposés. Nous avons plus particulièrement noté ceux-ci : le 3, La création artistique dans l’espace public, ou comment susciter de nouveaux imaginaires européens ; Partenaires sociaux et société civile pour les nouveaux territoires de l’emploi ; Les pouvoirs publics et le secteur privé : quels partenariats pour l’action territoriale ? ; le 4, Autorités locales européennes impliquées dans la lutte contre les exclusions, l’égalité des chances et l’insertion de la jeunesse ; Accueil de nouvelles populations et développement du tourisme durable : de nouveaux enjeux pour les territoires ruraux en Europe ; Du territoire institutionnel au(x) territoire(s) vécu(s) : quelle action publique, quelle(s) proximité(s), quelle évaluation ? ; Handicap : comment la formation accompagne-t-elle l’évolution des pratiques ?

Le programme complet et les conditions d’inscription sont en ligne sur le site dédié.

Vous y trouverez également les synthèses des éditions 2006 et 2007.

Filed under: Evénements , , ,