Cultural Engineering Group Weblog

Services & Ressources en ingénierie culturelle

Departure

Créé en 2003, departure est la première agence de développement économique indépendante pour les industries créatives en Autriche et considérée aujourd’hui comme un projet phare de l’encouragement de l’innovation sur base compétitive en Europe. Depuis le lancement du programme 151 entreprises ont été soutenues avec au total 10,8 millions d’euros et de nombreux emplois qualifiés ont été créés ou maintenus.

Avec la création de departure la ville de Vienne a fait preuve de clairvoyance en ce qui concerne le potentiel des entreprises créatives de la ville et le facteur économique important qu’elles constituent. departure est une société filiale du fonds économique viennois et est rattaché au département des affaires économiques de la ville de Vienne. Les programmes de soutien de departure ne remplacent aucunement les aides à la culture ou subventions et ne diminuent donc pas le budget culturel de la ville.

L’objectif de departure est d’intégrer la création culturelle dans l’activité économique viennoise et autrichienne en augmentant le nombre des créations d’entreprises durables dans les secteurs de la créativité (mode, musique, audiovisuel, multimédia, design, éditions, marché de l’art et architecture) et en encourageant la croissance et l’expansion des petites et moyennes entreprises par des mesures de soutien ciblées.

Pour cela departure propose quatre programmes de soutien aux entreprises créatives viennoises : departure_classic et departure_focus sont des programmes de soutien aux projets classiques qui s’adressent autant à des entreprises établies qu’à des fondateurs d’entreprises. Le plafond de l’aide est fixé à 200.000 euros. departure_experts est conçu pour des firmes établies ayant besoin d’un savoir-faire pointu pour la réalisation d’un projet concret. L’objectif de ce projet doit cependant forcément être la croissance économique. departure_pioneers’adresse à de jeunes chefs et des fondateurs d’entreprises. Pour les nouveaux programmesexperts et pioneer departure a recours à des experts externes pour faire la sélection des entreprises à soutenir. Le plafond est fixé à 15.000 euros.

Source: departure & OPCE

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Le paradoxe italien (suites)

Le ministre italien de la culture Sandro Bondi a récemment causé beaucoup d’émoi en proposant de confier la gestion des 4.000 musées et de la majorité du patrimoine culturel du pays à un seul homme : Mario Resca, ancien directeur des filières de McDonald’s en Italie et ami du Premier Ministre Berlusconi. Devant la vive critique des établissements culturels et artistiques du pays le ministre accepta de revoir ce projet.

Au cours des dix dernières années le ministère de la culture a connu une demi-douzaine de restructurations, mais ces dernières n’ont fait qu’alourdir l’appareil administratif. Le pays semble paralysé par les contradictions : les Italiens s’identifient fortement avec leur patrimoine culturel mais ne vont que rarement visiter leurs musées. Ils soulignent leur patrimoine culturel collectif mais restent, même 150 ans après l’unification du pays, divisés par les anciennes différences régionales qui contribuent elles aussi à faire échouer les politiques culturelles.

La proposition de l’administration Berlusconi de mettre en place un « supermanager » avait soi-disant pour objectif de faire intervenir un externe avec de nouvelles idées et de trouver des moyens de financement nouveaux pour l’extraordinaire richesse en arts et antiquités du pays – d’autant plus que le budget du ministère doit être réduit de 30% au cours des trois prochaines années.

Mais les opposants soulignent à juste titre que l’art a besoin d’expertise et non d’un vendeur d’hamburgers. Certains croient même que derrière l’idée du « supermanager » se cachent les machinations de Berlusconi et de ses ami visant à piller les trésors nationaux et de les bazarder à l’étranger.

La somme des taxes non prélevées en Italie est estimée à plus de 280 milliards d’euros. Le ministère de la culture souffre d’un manque chronique de moyens financiers. Cette situation incite pour ainsi dire au trafic illégal et décourage toute forme d’innovation.

Aux Etats-Unis les allégements fiscaux encouragent les donations privées aux institutions publiques. L’Italie est en train de développer un système d’allégements fiscaux mais les circonstances sont peu claires, ce qui ne fait qu’éveiller la méfiance des Italiens. La contrebande d’objets d’art et d’antiquités est un problème permanent.

Bien que l’Italie possède d’impressionnants musées, seul le Musée du Vatican figure dans la liste des dix musées les plus visités du monde – et le Vatican ne fait même pas partie de l’Italie. Les activités de relations publiques et de promotion, comme l’envoi de cartons d’invitation et de tracts ou les mesures en faveur des jeunes, sont considérés comme blasphématoires, explique Michele Trimarchi de l’Institut de recherches culturelles Ranuccio Bianchi Bandinelli Association. Il y a à peine quinze ans que les musées italiens ont accepté de rester ouverts après 14 heures.

« Et oui », ajoute Trimarchi, « nous échouons à reconnaître que la protection et la promotion du patrimoine culturel sont deux facettes de la même pièce ». Quel drôle d’échec finalement pour un pays qui dépend si fortement du tourisme culturel et fait preuve d’autant d’innovation et de sens des affaires dans les secteurs industriels du design et de la mode.

Sources : International Herald Tribune (18.12.2008) & OPCE

Pour lire l’article complet (en anglais) [ ici ]

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Musée(s) du Douro

Dix ans après la décision du Parlement portugais de construire le Musée du Douro, ce dernier devient enfin réalité. La spécificité du nouvel établissement est son envergure territoriale : Il s’agit en effet d’un réseau de plusieurs antennes de musées installées dans différentes municipalités afin de garantir la couverture de toute la sous-région du Douro. 

A Régua le musée est abrité dans un bâtiment du 17e siècle racheté par l’Etat pour 1,7 millions d’euros à la Real Companhia Velha. Les travaux de restructuration dont les coûts se sont élevés à 5,2 millions d’euros ont été cofinancés par un programme de soutien à la culture.

 Certaines des antennes appartenant au réseau du Musée du Douro ouvriront leurs portes début 2009, comme par exemple le Musée Imaginarium à Tabuaço, consacré aux légendes et traditions orales de la région, ou encore le Musée du pain et du vin à Favaios. Onze antennes sont prévues au total, dont un Musée de la soie et un Musée du chemin de fer du Douro.

 Lors de la cérémonie d’ouverture le weekend dernier, le Premier Ministre portugais José Sócrates a assuré au Musée le soutien de l’Etat afin que le Portugal développe une offre culturelle de première qualité capable de concourir sur la scène internationale.

Sources : Público, Lusa & OPCE

Plus d’informations sur le site web du Musée du Douro [ ici ]

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V&A @ Dundee

La ville de Dundee en Ecosse accueillera d’ici peu une succursale du Musée Victoria and Albert de Londres, considéré le plus grand musée d’art et de design du monde. L’idée, évoquée pour la première fois en avril 2007, est née de la volonté de revitaliser la ville comme ce fut le cas pour Bilbao après l’ouverture d’une filiale du Musée Guggenheim de New York en 1997.

Selon une étude de faisabilité, réalisée récemment par les consultants Whetstone Group et Conran & Partners, le nouveau musée devrait créer près de 900 emplois, attirer 130.000 touristes par an d’ici 2015 et rapporter des millions à l’économie locale.

Le musée est prévu être un joint-venture entre l’Université de Dundee, le Conseil municipal,Scottish Enterprise et le secteur privé. Deux expositions temporaires y seront présentées par an ainsi que les collections du Musée V&A de Londres. Le directeur du musée Mark Jones est enthousiaste : « Dundee est une ville très intéressante qui a connu de nombreux succès dans le secteur de la créativité ; en organisant des expositions passionnantes nous pourrions vraiment faire bouger les choses. »

La députée Shona Robison est persuadée des bénéfices qu’apporterait ce projet à la ville, non seulement en termes d’emplois et de croissance économique mais également en ce qui concerne le rayonnement de Dundee au niveau national et international. « La venue du Musée V&A à Dundee en tant que vitrine des industries créatives contemporaines fait de la ville le premier centre des nouveaux médias et de l’art contemporain d’Ecosse. Nous devons tous travailler ensemble pour assurer que Dundee profite de l’occasion et tente sa chance. »

Le député Joe FitzPatrick se montre lui aussi convaincu de l’« énorme potentiel » du musée. Selon lui ce dernier permettra d’établir Dundee – qui pour le moment représente moins de 5% du marché touristique écossais – en tant que destination touristique.

Sources : The Courier, 29.12.2008 & OCPE

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Keynes est toujours là

John Maynard KeynesLes réflexions et la vision de Keynes sont de retour dans la plupart des gouvernements qui tentent de trouver une issue à la crise financière, c’est indéniable.

Mais si le retour en force de celui qui a bien des égards est considéré comme le plus grand économiste du XXème siècle et qui a été relégué dans le passé par les tenants de la morosité à une place d’honneur dans l’histoire économique est bien identifié, peu nombreux sont ceux qui connaissent l’importance de son rôle dans le domaine de la culture, des arts et des politiques culturelles.

John Maynard Keynes fut un des plus grands bienfaiteurs de son temps pour les arts, considérant qu’ils constituent un ingrédient tout aussi essentiel à nos vies que l’économie, les incluant à part entière dans l’économie.

Il s’est investi pendant la plus grande partie de sa vie dans le groupe Bloomsbury, la communauté d’artistes et d’écrivains dont Virginia et Léonard Woolf faisaient notamment partie. Au sein de ce groupe, il fut en mesure d’appréhender avec une grande acuité l’importance de l’art en tant qu’expression fondamentale de l’Homme civilisé.

Dans son essai « Economic Possibilities for Our Grandchildren » publié en 1931, il prédisait que dans 100 ans les problèmes économiques seraient résolus, que l’économie serait capable de fournir tous les biens nécessaires, que l’idéologie capitaliste serait abandonnée et que les peuples pourraient se consacrer à la culture de ce qu’il appelle « l’art de vivre ». Les gouvernements éclairés seraient uniquement mus par l’intérêt et le bien public d’une société meilleure où les arts en seraient un des principaux supports.

Ses spéculations n’étaient pas uniquement théoriques, Keynes contribua de manière pratique à mise en place de politiques facilitant la collaboration public-privé dans le domaine artistique en Grande-Bretagne.

Il fut notamment collectionneur d’art et conseilla le Chancelier de l’Echiquier dans la politique d’acquisitions de la National Gallery. Dans les années 30, il fonda la London Artists Association pour encourager les talents prometteurs des arts plastiques ainsi que la diffusion de leurs œuvres sur le marché. Il finança en 1936 la création du Théâtre de Cambridge. En 1942, il fut nommé président du Council for the Encouragement of Music and the Arts (CEMA) dont la mission était de préserver et promouvoir la musique, les arts dramatiques et les arts visuels et d’accentuer la contribution des arts aux pratiques culturelles de la population. Il vit dans cette fonction un moyen d’aller au-delà de la simple appréhension de l’art comme un expédient pour supporter les circonstances terribles de la guerre mais également comme l’occasion de poser les fondations de structures institutionnelles dont le rôle serait de servir les arts et la demande culturelle après la guerre.

En 1945, le CEMA devint le Arts Council of Great Britain, tel que nous le connaissons aujourd’hui. Un an avant sa mort, Keynes eu l’occasion de déployer toute sa vision du ministère britannique de la culture dans une émission de radio où il plaida pour cette nouvelle organisation. Il proposa et formula l’articulation des principes fondant l’action de l’Etat dans le domaine culturel, principes qui demeurent tout aussi éclairants aujourd’hui : créer un environnement pour élever l’esprit, cultiver l’opinion, offrir un stimulus pour atteindre ces objectifs et pour que les artistes et le public puissent s’appuyer mutuellement sur leur union comme ce fut le cas dans les grandes périodes de l’histoire de notre civilisation.

Là où on s’attend également à un Keynes prônant l’interventionnisme de l’Etat, on découvre une vision fondatrice. Une telle vision ne devait pas s’accomplir à travers un contrôle et un financement exclusif de l’Etat mais à travers l’encouragement, la promotion et l’expérimentation, ce vers quoi s’orientent la plupart des ministères de la culture dans le monde.

Sa vision des responsabilités du gouvernement pour renforcer le développement artistique et culturel constitue un héritage politique lui aussi bien présent aujourd’hui. À l’heure où sa vision économique inspire de nombreux pays pour sortir de la crise, cette autre facette de Keynes en est tout aussi éclairante et mérite plus qu’un détour.

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Technologies et MPA

Les autorités australiennes viennent de publier le compte-rendu des discussions organisées par le ministère de la culture sur le thème de l’impact des technologies issues du numérique sur le secteur artistique et plus particulièrement sur les arts dits « performatifs » et le spectacle vivant (MPA).

Les principaux sujets traités dans ce compte-rendu sont :

  • provoquer un débat au sein du secteur à propos des opportunités et des menaces posées par les technologies numériques,
  • encourager les compagnies et les acteurs du secteur à défricher et préfigurer les formes artistiques et les modèles économiques de demain,
  • assister les acteurs du secteur dans le développement de leurs stratégies futures,
  • profiter des avantages et du potentiel que représente la collaboration multisectorielle favorisée par les technologies.

Le document est téléchargeable en cliquant ici.

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Communicating Museum

Plus de 270 musées représentant 29 pays se sont rassemblés en juin dernier à Venise pour discuter des meilleures pratiques et des nouvelles perspectives de stratégie de communication.

La prochaine édition de Communicating Museum vient tout juste d’être dévoilée, elle se déroulera du 24 au 27 juin 2009 à Malaga en Espagne. Le thème général de cette année sera « Personal and Digital Networking: making the most of the connected world ». De nombreux enjeux seront traités, notamment :

  • que signifie travailler en réseau aujourd’hui ?
  • comment se connecter, comment connecter les institutions dans les réseaux numériques locaux et nationaux ?
  • comment identifier et utiliser les principales plate-formes socio-professionnelles ?

Pour plus d’informations, cliquez ici.

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Entretiens avec la crise

Une série d’entretiens et d’articles sur les impacts de la crise financière sur l’art vient de paraître à l’initiative de Artopensource. Ces témoignages se focalisent plus particulièrement sur les pratiques innovantes à travers lesquelles les individus, les communautés et les organisations dans le monde se confrontent aujourd’hui à un changement de scénario associant innovation, collaboration et activisme.

Cliquez ici pour en lire une première sélection. Les articles seront ensuite progressivement rassemblés sur Artsblog.it.

Pour en savoir plus sur le projet, cliquez ici.

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Vilnius sous la contrainte

Le financement du projet de Vilnius capitale européenne de la culture 2009 (VECC) devrait subir une forte réduction sur l’ensemble des postes de dépense. 50% du budget global de l’opération est le chiffre annoncé dans le Baltic times, suite à la récente conférence de presse organisée par le gouvernement. VECC, l’institution publique en charge de la mise en œuvre des événements culturels avait déjà proposé une réduction de 12% mais cette proposition a été jugée insuffisante.

À l’heure où la Ville subit les effets négatifs des déclarations racistes et homophobes de son maire, la crise vient s’en mêler et le premier budget amputé est celui de la communication et du marketing de l’opération.

Source : The Baltic times.

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Entretiens de Valois reportés

Suite à la demande des employeurs et des collectivités territoriales, le ministère de la Culture a annoncé qu’il reporte à la mi-janvier de la clôture des Entretiens de Valois, cycle de discussions initié en février 2008 pour préparer la réforme du spectacle vivant.

Dans une lettre adressée au ministère, la Feps (Fédération nationale des employeurs du spectacle vivant public et privé) et l’Ufisc (Union fédérale d’intervention des structures culturelles) avaient demandé “instamment” le report en janvier 2009 de la clôture des Entretiens da Valois. Les deux fédérations, qui contrairement au Syndeac et au Synavi sont revenus autour de la table de discussion, prévenaient que cette requête constituait “une ultime tentative pour (leurs) organisations de (s’)inscrire dans la continuité de la démarche constructive et de dialogue dans laquelle elles se sont engagées“.

Les fédérations et collectivités qui participent aux entretiens n’avaient en effet reçu le projet de rapport final (275 pages) que le 10 décembre, ce qui ne leur permettaient pas de travailler “dans les conditions d’un dialogue sérieux et de haut niveau“.
La dernière séance plénière des Entretiens de Valois est donc reportée à la mi-janvier, ce qui constituera la fin du dialogue et de la réflexion commune et le début de la phase de propositions.

Au fur et à mesure que les travaux avancent dans les différents groupes des Entretiens de Valois, les syndicats d’employeurs du spectacle vivant ont le sentiment que le processus échappe aux ambitions communes fixées avec le Ministère de la Culture et de la Communication et les Collectivités territoriales.

L’objectif d’un rapport final des Entretiens de Valois, pour répondre au calendrier de la révision générale des politiques publiques (RGPP), a conduit à tenir un rythme de réunions effréné qui laisse peu de place pour la concertation et la réflexion. D’autant qu’un certain nombre de sujets n’ont pas été précisés, nous pensons notamment à la perspective de travailler à l’élaboration d’une loi d’orientation et de programmation pour la culture et d’un protocole de décentralisation, que la FEPS et l’UFISC appellent de leurs vœux. Celle-ci ne semble pas aujourd’hui affichée comme une priorité.

Les participants aux entretiens de Valois avaient déjà manifesté leur inquiétude à la fin du mois de novembre en réclamant :

  • la mise en place effective du groupe de travail “Europe/International” des Entretiens de Valois (n’a toujours pas été convoqué à ce jour),
  • le rétablissement des crédits culture du Ministère des Affaires étrangères (une diminution de  20% a été avancée),
  • le rétablissement des crédits internationaux dans les DRAC,
  • une rallonge budgétaire de 50 millions d’euros pour conforter la création et la diffusion,
  • le dégel total du budget du spectacle vivant pour 2009 (5% gelés prévus en 2009),
  • une augmentation du budget du spectacle vivant en 2010 et 2011 au minimum égale à l’inflation,
  • une clarification des intentions des partenaires sociaux quant au régime spécifique d’assurance chômage des intermittents du spectacle.

En attendant de partager nos lectures du rapport final, voir aussi le communiqué du Centre national du théâtre, qui souhaite une Agence nationale du spectacle vivant « souple », et la préfiguration d’un observatoire.

Sources : Irma, Feps, Ufisc.

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Le Compendium a 10 ans

Pour le dixième anniversaire du Compendium, l’édition de référence pour l’étude et le suivi des politiques et des marchés liés à la culture en Europe rassemble les informations et les analyses les plus récentes compilées par les chercheurs et les experts du réseau, du Conseil de l’Europe et d’ERICArts.

Ces mises à jour concernent les réformes structurelles, les nouveaux dispositifs législatifs, les nouvelles politiques et les dernières statistiques de l’économie de la culture. 

Parmi ses dernières données :

  • Canada : entre 2008 et 2011, les budgets de la culture seront réduits de 29,4% et une diminution de 11,9% de la masse salariale est également prévue.
  • Bulgarie : de nouvelles données des théâtres, cinémas et galeries d’art montrent que leur fréquentation demeure stable.
  • Croatie : entre 2004 et 2007, le budget du ministère de la culture a augmenté de 50,64%.
  • Danemark : les dernières statistiques montrent la part du budget d’Etat accordée à la culture en 2006 était de 3,5% contre 2,3% en 2005.
  • Finlande : la contribution financière aux arts et à la culturel provenant des profits de la loterie nationale est passée de 70% en 2001 à 44,6% en 2008.
  • Géorgie : en 2008, le budget public de la culture a significativement augmenté son soutien au patrimoine et baissé sa contribution aux arts dramatiques et à la musique.
  • Irlande : l’allocation moyenne attribuée aux artistes va passer de 12180 à 20000 euros pour les trois prochaines années.
  • Italie : le rapport 2008 sur les fondations italiennes évalue leur soutien aux arts et à la culture à plus de 500 millions d’euros (dont 430 relevant de fondations de banques).
  • Lettonie : le rapport pour la recherche dans les industries créatives démontre dans son édition 2008 que le nombre d’emplois est en augmentation constante.
  • Macédoine : les statistiques montrent que le nombre de prestations artistiques (toutes disciplines confondues) ont diminué de manière significative.
  • Pays-Bas : les résultats des enquêtes sur la place de la culture auprès du public montrent que le vieillissement de la fréquentation et des audiences des événements de culture traditionnelle et classique semble s’être interrompu. Des augmentations significatives des jeunes publics (12-17 ans) visitant les musées et les lieux de spectacles ont été enregistrées.
  • Norvège : entre 2003 et 2006, la part des subventions publiques allouées à la diversité culturelle ont augmenté de 4,2% à 7,5%.
  • Irlande du Nord : malgré les coupures budgétaires du ministère de la culture, le budget du Conseil des arts d’Irlande du Nord sera augmenté de 7,55 millions d’euros entre 2008/2009 et 2010/2011.
  • Portugal : la part du budget alloué au ministère de la culture ces deux dernières années fut de 0,4% seulement (contre 0,6% lors des dix dernières années).
  • Russie : les subsides soutenant les membres de l’Union Créative seront augmentés à 800 000 euros en 2009, 1,4 millions d’euros en 2010 et 2,1 millions d’euros en 2011.
  • Serbie : les récentes études conduites sur la dépense culturelle moyenne par personne s’est réduite de 18,22 euros en 2004 à 15,52 euros en 2006.
  • Slovénie : en septembre 2008, la rémunération des personnels de la culture a été augmentée de 16% pour atteindre le niveau de l’ensemble des personnels de la fonction publique.
  • Espagne : les dernières études montre que l’emploi dans le secteur culturel a augmenté de 37% entre 2000 et 2006.
  • Royaume-Uni : les données récemment publiées sur les industries créatives montrent que la croissance annuelle du secteur a été de 6% entre 1997 et 2005, contre 3% pour le reste de l’économie.
  • Ukraine : le budget 2008 du ministère de la culture et du tourisme a augmenté de 30% par rapport à 2007 et le salaire moyen des employés de la culture a augmenté de 35%.

 

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RGPP, vers quelle culture ?

quelle cultureLors de la présentation du rapport d’étape de la mise en œuvre des 374 décisions prises dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), nous avons pu prendre connaissance le 3 décembre dernier de l’avancement des réformes. Celles qui concernent la culture ont été présentées par le ministère de la Culture et de la Communication et nous les citions récemment sur CEG.

Si de manière globale le rapport d’étape précise que 85% des propositions avancent conformément au calendrier de mise en œuvre fixé, on prend néanmoins la mesure de leur impact et du changement qu’elles introduisent sur l’organisation centrale de la quasi-totalité des ministères. Pour ces derniers, un des objectifs principaux est de mettre en place de nouvelles directions déconcentrées, moins nombreuses et plus opérationnelles.

Il faut tout de même rappeler que si la LOLF avait déjà permis de mettre en place les contrats d’objectifs auprès de chaque directeur d’administration pour assurer l’efficience des politiques sectorielles, la RGPP se conduit dans un contexte particulièrement inquiétant pour les crédits dits d’opérations.

En effet, la notion anglo-saxonne d’efficience qui se définit par la capacité de produire un effet (espéré positif) disait déjà tout d’une certaine lecture de l’état de nos administrations mais elle était malgré tout expliquée et comprise comme la nécessité de faire mieux à moyens constants. Or aujourd’hui les intérêts que l’Etat paie pour ses emprunts représentent près de deux fois le montant des crédits d’opérations engageables par les ministères pour leurs politiques. En d’autres termes la dette publique est à moitié constituée d’intérêts et ne correspond donc pas aux dépenses faramineuses qu’on prête au service public.

La situation s’aggrave d’autant que les tentatives de relance par l’investissement semblent peiner à se mettre en place pour une grande partie du fait l’absence du changement des règles de gouvernance que les finances publiques sont sensées édicter. Les opérateurs financiers et les bailleurs de fonds qui sont encore debout ne jouent pas tous non plus leur rôle de levier de la relance en augmentant la pression du crédit par sa raréfaction et dans certains cas en exigeant des garanties supplémentaires (notamment pour les collectivités).

Le dilemme est donc total de toutes parts puisqu’un d’un côté, on ne peut pas décemment continuer de creuser la dette et la transmettre aux générations futures et de l’autre il devient de plus en plus difficile de financer les crédits d’opérations compte tenu des proportions de cette même dette publique.

Souvenons-nous, et ce n’est pourtant pas si loin que cela, que dans la poursuite de la déconcentration et de la décentralisation que la LOLF encadrait, des transferts de compétences devaient s’opérer pour tenter d’alléger les difficultés liées à la pratique bien installée en France des financements croisés (difficultés auxquelles la commission Balladur s’attaque désormais). Ces transferts de compétences devaient s’accompagner de compensations budgétaires, au moins pour un temps, qui dans la pratique n’ont hélas pas toujours été assurées, ce qui a engendré la grogne des collectivités locales dont l’association des Présidents de Région et l’association des Maires de France ont été très largement les échos.

Sensée prolonger le mouvement tout en l’amplifiant et en le rendant plus cohérent, force est de constater que la RGPP a été avancée en 2007 sur un socle idéologique et politique fondé en 2005 et qui est pour le moins discutable, à défaut d’avoir été débattu suffisamment en profondeur. Et pour cause, puisque cela se fit pour partie dans les “laboratoires” de l’UMP lors de la conception du programme présidentiel.

Trouver dans la gestion du court terme les raisons de complexifier la gestion à moyen terme est décidément une mécanique politique bien rôdée. En conséquence, la RGPP s’affirme comme le changement le plus radical dans la gestion des finances publiques jamais entrepris sous la cinquième République, tant le changement s’est fait attendre. C’est du moins le discours ambiant récurrent. L’effet du discours est à mettre en superposition avec la situation d’urgence dans laquelle la réforme est menée. Le diable est dans les détails mais nous n’avons pas le temps de nous en préoccuper et ceci est fort dommageable.

Si on peut déplorer une perte lente mais certaine des contre-pouvoirs en France, quelques voix se sont tout de même élevées pour tenter de créer un débat qui n’a hélas pas vraiment pris. Le pouvoir législatif subit de plein fouet l’accélération du train des réformes et de nombreuses questions qui méritent débat passent à la trappe. Pendant ce temps-là, les administrations vaquent à leurs occupations et peinent à conserver un cap.

Ne s’agit-il pas au fond d’une absence de renouvellement de la vision française de la gestion des finances publiques qui se met désormais au pas de charge (ou, pour nuancer le propos : d’une difficulté de la spécificité de notre modèle à se moderniser) à la faveur d’une adoption quasi aveugle de l’approche anglo-saxonne ? On finit par ne plus savoir qui est l’alibi dans cette histoire et on y va de son explication franco-française en nous disant :

  • que la RGPP est devenue le terrain de prédilection des « cost-killers »,
  • qu’il est douteux que Michel Pébereau (auteur du rapport sur la dette en 2005 dont la RGPP émane directement) siégeant au comité de suivi de la RGPP, ne soit pas seulement le président de BNP-Paribas, mais qu’il dirige aussi l’Institut Aspen (l’un des nombreux groupe de « réflexion » de l’oligarchie financière internationale),
  • que ce dernier avait décidé en 2006 « d’intervenir dans l’agenda de l’élection présidentielle » en orchestrant une véritable terreur budgétaire grâce à laquelle tout débat sur l’avenir, les investissements publics et les grands projets, avait été exclu de la campagne présidentielle. (Pour celles et ceux qui ont côtoyé le ministère de la culture et les DRAC en 2006-2007, souvenez-vous des déclarations à longueur de dossiers sur « l’année 0 »),
  • que l’actuel ministre du budget a été un des associés du cabinet Arthur Andersen pendant six ans (avant l’affaire Enron) et que celui-ci a nommé à la tête de la Direction générale de la modernisation de l’Etat le polytechnicien François-Daniel Migeon, tout frais sorti de chez McKinsey,
  • etc.

Des nombreux éléments de ce type ont été identifiés par Philippe Derudder et André-Jacques Holbecq en 2007. Il faut savoir raison garder, ce qui ne nous exonère pas pour autant d’être vigilants.

Mais au fond et autrement dit, le support nécessaire à l’acceptation de la mise en place d’une politique de rigueur au long cours qui ne veut pas porter pas son nom a été fourni depuis 2005, et on s’étonne de la perte régulière de dixièmes de points de croissance… On finit par l’oublier depuis l’arrivée de la crise financière et économique de la fin de l’été. On préfère stigmatiser et hypertrophier les mauvaises pratiques (bien réelles malgré tout) de la sphère de la finance internationale.

Cet après-midi encore, Christine Lagarde déclare devant la représentation nationale que « le langage de vérité a toujours été tenu par le gouvernement vis-à-vis des citoyens » alors que pendant des mois avant la crise, on s’est fendu d’un débat de sémantique plus que regrettable sur le mot « rigueur », mot qu’il ne fallait absolument pas prononcer. Aujourd’hui c’est le « pragmatisme » qui est de rigueur…

Tout cela est tout à fait cohérent et n’est que la suite logique de notre lourd héritage. En fait, nous payons cher notre histoire centralisatrice car nous avons manqué la plupart des grands rendez-vous de la réforme. Trois décennies d’entêtements et de tâtonnements sur une certaine idée de l’exception culturelle française bien arqueboutée sur notre complexe de supériorité bien à nous.

Aujourd’hui la « patrie des droits de l’homme » où ces derniers seraient soi-disant devenus « inutiles » administrativement à la politique de l’Etat a bien du mal à assumer et recrédibiliser sa place dans le concert des nations tant certains décalages sont grands.

Pendant ce temps-là, la société a évolué, les sociétés ont changé. Pour ne parler que de l’Europe, le paradigme à 12 ne peut être le même à 27. Il s’agit pourtant d’un projet de société. Notre vision de l’Europe a-t-elle changée pour autant ? Rien n’est moins sûr.

La question ne serait-elle pas celle de l’habitus français d’affirmer par la négative notre désir de changement ?

Le prochain rapport d’étape de la RGPP est prévu en mars 2009 et nous attendons toujours que le débat soit véritablement public, qu’on nous propose autre chose que du sondage par Internet (voir l’idée qu’on se fait du dialogue social et de la concertation sur le site dédié à la RGPP…) pour solliciter les citoyens et les acteurs des territoires. On nous explique que le « travail très approfondi de mise en œuvre et de dialogue social, que conduisent les ministres et leurs administrations, va se poursuivre et donnera lieu à un nouveau rapport d’étape en mars 2009 ». Attendons donc mars 2009…

Les acteurs de la culture ont entamé leurs entretiens de Valois depuis un moment déjà et, même avec la meilleure des volontés, il est difficile de constater une quelconque prise en compte de leur parole dans les mesures avancées dans ce rapport. C’est sûrement le cas même pour une infime partie. Il serait néanmoins intéressant d’avoir l’intégralité des retranscriptions des entretiens conduits depuis pour cela. Si quelqu’un les possède, les as repérés ou peut les obtenir, qu’il n’hésite pas à en faire part sur CEG.

En attendant, on nous dit que « de ces discussions avec les professionnels du secteur et avec les collectivités locales sortiront des orientations de réforme du soutien de l’Etat en ce domaine ».

Alors, on finit par se demander où se trouvent les débats où les observateurs et les praticiens contribuent par leur retour d’expérience et leur vision à la détermination d’un cadre de politique culturelle qui ne soit pas uniquement administratif et financier mais tournés vers les enjeux des pratiques de la culture.

Les rencontres BIS 2008 qui se sont tenues en janvier dernier à Nantes avaient eu le mérite de voir des professionnels établir de bonnes fondations et de bons diagnostics à travers des échanges brillants. Chacun s’y retrouvait : artistes, acteurs culturels, professionnels du spectacle, collectivités locales, experts, commande publique et institutionnels. Des perspectives fortes ont été tracées pour préserver ce qui peut encore l’être et se projeter dans l’avenir, conscient du travail qu’il reste à accomplir pour établir un équilibre profitable entre offre et demande sur nos territoires.

Les 3èmes journées d’économie de la culture organisées par le DEPS les 2 et 3 octobre à Paris, ont ausculté dans le détail l’état des industries culturelles et créatives en Europe. Celles-ci représenteraient aujourd’hui 3,4 % du commerce mondial (selon le rapport de cette année de l’ONU Creative Economy) et leur part devrait s’accroître dans les prochaines années, où, selon les prévisions, un tiers de la croissance sera dû aux téléphones portables et à Internet. Ceci ne vient pas sans boulerverser les modèles économiques existants mais également socio-économiques.

Le « Davos de la culture » qui s’est déroulé en Avignon des 16 aux 18 novembre derniers a établi que l’économie de la culture (et celle des médias) est en train de changer. En réalité, toute personne observant l’économie de la culture peut affirmer que celle-ci a déjà changé, en France et ailleurs, comme les intervenants l’ont parfaitement démontré, et le philosophe Gilles Lipovetsky a parfaitement résumé la situation : « nous sommes en train de passer de la marchandisation de la culture à la culturalisation de la marchandise ». À condition d’entendre la culture au sens des industries culturelles et créatives, comme ce fut le cas en Avignon.

La culture comme un levier transversal aux politiques sectorielles est un axe important du développement mais il reste encore tant à faire. On voit par analogie à quel point il est difficile de mettre en place des politiques transversales (économie numérique, droits de l’homme, développement durable notamment). À quand le Grenelle de la culture tant réclamé par les professionnels mais refusé par Christine Albanel depuis décembre 2007 ?

On peut alors se demander si les tentatives de « rattrapage » que la RGPP est sensée opérer constituent un pari sur l’avenir. Il faut faire ce pari bien entendu, mais dans quelles conditions et à quel prix ?

Nous sommes donc allés ce lundi, non sans une certaine curiosité, aux « Utopiades » organisées le 15 décembre dernier par l’ARENE au théâtre du rond-point des Champs-Elysées. CEG avait annoncé le caractère prometteur du sujet de cette soirée « Culture et développement durable ». Les enjeux n’ont hélas même pas été posés. La préparation pour le moins insuffisante du thème et le déroulement chaotique de la soirée ne sont pas venus nous rassurer sur l’avenir. L’intention était pourtant là, mais le rendez-vous fut totalement manqué.

Dans la deuxième partie de cet article à paraître dès la rentrée, nous tenterons modestement de faire une proposition sur cette question « culture et développement durable », en revenant malgré tout sur les « Utopiades ». Vos contributions et vos commentaires sont comme toujours les bienvenus.

Alors que nous sommes bel et bien entrés dans l’ère de la fin des subventions, il serait plus qu’utile et légitime de se demander si les conséquences de la RGPP sont susceptibles de rendre les politiques culturelles durables en France.

En attendant mars 2009, échangeons dès maintenant.

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Pécs, capitale excavée

Le portail d’information Hírszerző s’intéresse aux préparatifs engagés par la ville de Pécs au sud de la Hongrie en vue de l’année 2010, date à laquelle Pécs sera la capitale culturelle de l’Europe. “Contrairement à l’opinion largement répandue en Hongrie selon laquelle la ville de Pécs serait un haut lieu pour les grillades de bœufs et de cochons de lait, ainsi que pour les beuveries, en ce qui concerne la capitale culturelle, il s’agit de tout autre chose. Il s’agit pour notre pays de pouvoir nous présenter à l’Europe dans notre dimension culturelle en incluant l’ensemble du territoire. Pourtant, si l’on regarde bien la ville de Pécs, il y a vraiment lieu de s’inquiéter. … Il est certain que nous ne pouvons pas nous y réjouir de la vue de nouveaux bâtiments. Avec un peu de chance, on y aperçoit quelques excavations. Sous le slogan ‘C’est ainsi que bâtissent les Hongrois’, la visite de ces excavations pourrait même enrichir le programme culturel. … Les édiles de la ville de Pécs ont d’ailleurs déjà changé de tactique : en tant que capitale culturelle, la ville de Pécs ne se distinguera pas par ses édifices, mais par son programme culturel.”

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“Imaginer, Créer, Innover”

L’année européenne du dialogue interculturel tire à sa fin ; le moment est venu pour la Commission européenne d’annoncer pour 2009 l’année européenne de la créativité et de l’innovation avec le slogan « Imaginer. Créer. Innover ». 
L’année européenne de la créativité et de l’innovation a pour objectif de mettre en évidence l’importance de la créativité et de l’innovation en tant que compétences clé du développement des individus et de la société entière ainsi que de l’économie. 
Gouvernements, entreprises et société civile sont invités à entamer une discussion sur les transformations nécessaires pour que l’Union européenne reste compétitive sur la scène internationale sans cesser d’être une société solidaire, unie dans sa diversité, comme l’a exprimé Ján Figel, Commissaire européen pour l’éducation, la culture et la jeunesse. 
Pour la Commission européenne il s’agit de renforcer les capacités novatrices et créatives de l’Europe pour des raisons tant sociales qu’économiques. L’année européenne vise ainsi à promouvoir les approches novatrices et créatives dans différents domaines de l’activité humaine et à contribuer à mieux équiper l’Union européenne pour relever les défis de la mondialisation. 
L’année de la créativité et de l’innovation est une initiative qui englobe les politiques de l’éducation et de la culture ainsi que les secteurs de l’économie, des médias, de la recherche, les politiques régionales et de développement rural. 
Le lancement officiel aura lieu le 7 janvier 2009 à Prague. Parmi les nombreuses activités réalisées notons l’organisation de six débats publics sur les thèmes clés de la créativité et de l’innovation à Bruxelles. Ces derniers porteront sur la diversité culturelle, le secteur public, l’éducation et culture, la société du savoir, le développement durable et les industries créatives. 

L’Union européenne a instauré un site internet pour l’année européenne 2009 [ ici ]
Plus d’informations sont disponibles en français [ ici ]

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Sites et développement

 

Le premier congrès sur « Les sites culturels et la créativité pour le développement » aura lieu au Palais des Congrès de Saint-Jacques-de-Compostelle du 21 au 24 janvier 2009.

Au cours des dix dernières années les établissements culturels ont développé dans de nombreuses régions une importante force d’attraction. Mais contribuent-ils réellement au développement culturel et à la transformation des territoires et de leurs habitants ?

Le congrès est organisé par le Département des sports et de la culture de Galicie en coopération avec la Cité de la culture de Saint-Jacques-de-Compostelle. Le rôle et l’importance de la culture dans la société actuelle sont au centre des réflexions et des débats.

De nombreux conférenciers du monde entier sont attendus pour présenter de nouvelles idées et rapporter leurs expériences dans les domaines du management culturel et de l’architecture. Seront également présentées les initiatives de l’Eixo Atlântico et d’autres réseaux professionnels.

Source : I Congresso International Lugares de Cultura – Creatividade para o Desenvolmento

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RGPP, état d’avancement

Ci-dessous les éléments récemment publiés par le Ministère de la Culture et de la Communication à propos de l’état d’avancement des décisions prises dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques. Nous y reviendrons très prochainement.

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Christine Albanel a précisé l’état d’avancement des mesures concernant le ministère de la Culture et de la Communication, un an après les premières décisions du Conseil de modernisation des politiques publiques, et à la suite du rapport public présenté au Conseil des ministres du 3 décembre 2008 par Eric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique.

Seize mesures pour le ministère de la Culture et de la Communication. Sur les 374 décisions adoptées dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, 16 s’appliquent au ministère de la Culture et de la Communication. La mise en œuvre de 9 d’entre elles est déjà bien engagée, 6 sur 9 ayant reçu un « feu vert » dans le rapport présenté par Eric Woerth. 
Il s’agit des mesures relatives à la réorganisation de l’administration centrale, à la réorganisation des fonctions d’inspection du ministère, à la modernisation de la tutelle des opérateurs, à la réforme de l’audiovisuel extérieur, à la modernisation de la gouvernance et de la gestion du Centre national de la cinématographie et au regroupement du Palais de la découverte et de la Cité des sciences et de l’industrie.

La réforme désormais bien engagée. Les 7 autres mesures concernant le Ministère ont été décidées au Conseil de modernisation des politiques publiques du 11 juin dernier. Deux d’entre elles reçoivent un «feu vert» : l’amélioration du fonctionnement des directions régionales des affaires culturelles et le développement des ressources propres et maîtrise des coûts des établissements publics. Une autre reçoit un «feu orange» : la mise en concurrence des architectes en chef des monuments historiques.

Un ministère, trois directions, un secrétariat général. Dès le premier trimestre 2009, l’administration centrale du ministère de la Culture et de la Communication sera structurée autour de trois grandes directions générales (patrimoines, création artistique et industries culturelles) et d’un secrétariat général.

Les personnalités désignées. Après avoir présenté le 17 avril dernier la nouvelle organisation de l’administration centrale du ministère de la Culture et de la Communication, Christine Albanel avait désigné le 7 mai les personnalités chargées de la préfiguration de cette nouvelle organisation. 

  • Michel Clément, pour la direction générale des patrimoines de France. Il est Conservateur général du patrimoine et directeur de l’architecture et du patrimoine depuis 2003.
  • Georges-François Hirsch pour la direction générale de la création et de la diffusion. Administrateur expérimenté, Georges-François Hirsch était directeur général de l’Orchestre de Paris depuis 1996. Il succède à Jean de Saint Guilhem. 
  • Laurence Franceschini, pour la direction générale du développement des médias et de l’économie culturelle. Elle conserve ainsi les fonctions de directrice du développement des médias qu’elle occupe depuis 2007.
  • Guillaume Boudy pour le secrétariat général. Conseiller référendaire de la Cour des comptes, Guillaume Boudy était directeur général de la Cité des sciences et de l’industrie depuis 2005.

Les trois directions. La nouvelle organisation de l’administration centrale du ministère de la Culture et de la Communication repose sur la création de trois directions générales, auxquelles s’ajoute un secrétariat général.

  • La direction générale des patrimoines de France. Elle regroupera principalement l’architecture, les archives, les musées, ainsi que le patrimoine monumental et l’archéologie. Elle prendra en charge l’ensemble des enjeux patrimoniaux des politiques culturelles, notamment en termes de conservation, de restauration, de valorisation, d’enrichissement, ainsi que les politiques en faveur des publics.
  • La direction générale de la création et de la diffusion. Elle regroupera les arts plastiques, la musique, la danse, le théâtre et les spectacles. Elle sera responsable du soutien à la création et de l’animation des différents réseaux de diffusion sur l’ensemble du territoire.
  • La direction générale du développement des médias et de l’économie culturelle. Elle sera composée de l’actuelle direction du développement des médias (DDM), ainsi que de l’ensemble des services compétents en matière d’industries culturelles, actuellement dispersés dans plusieurs directions. A l’ère du numérique, la convergence entre les contenus et les contenants, entre la culture et la communication constitue un enjeu commun à toutes les industries culturelles, justifiant leur regroupement.
  • Un secrétariat général s’ajoute aux trois directions générales. Il est chargé de piloter et de coordonner certaines politiques transversales tout en assumant ce que l’on appelle les fonctions support du ministère (budget, finances ressources humaines, etc).

L’historique. Dès son élection à la Présidence de la République, en mai 2007, Nicolas Sarkozy a voulu engager un diagnostic complet de toutes les actions de l’Etat. Il s’agit de repréciser les périmètres des politiques publiques et de les adapter aux exigences de ce début de XXIe siècle. L’objectif est double : maîtriser et rationaliser les dépenses publiques tout en améliorant la qualité des politiques menées.
La Révision générale des politiques publiques (RGPP) a été lancée le 10 juillet 2007 par le Premier ministre. La nouvelle organisation du ministère de la Culture et de la Communication a été annoncée par le Président de la république et le Premier ministre lors du Conseil de modernisation des politiques publiques (CMPP) le 4 avril 2008.

Source : Ministère de la Culture et de la Communication

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Conseil culturel de l’UEM

Le décret n°2008-1277 du 8 décembre 2008 portant création du Conseil culturel de l’Union pour la Méditerranée, est paru au Journal Officiel du 9 décembre (NOR : PRMX0828773D). Il entrera en vigueur le 1er janvier 2009.

Créé pour une durée de cinq ans, ce conseil a pour mission « de susciter et d’encourager toutes initiatives publiques et privées permettant de promouvoir la dimension culturelle de la politique méditerranéenne de la France, notamment dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée et de la manifestation Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture, en favorisant la cohérence des différentes actions engagées dans ce cadre, notamment celles conduites par l’État et les collectivités territoriales ».

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Créativité et innovation

L’université de Barcelone, la Fondation Interarts et l’European Network of Cultural Administration Training Centers (ENCATC) organisent un séminaire consacré à Créativité et innovation dans les projets de coopération culturelle, le 26 janvier 2009, à Barcelone.

Le Parlement européen a déclaré 2009 Année européenne de la Créativité et de l’Innovation souhaitant ainsi renforcer ces aspects dans les champs social et économique, et répondre plus activement aux défis et aux opportunités de la globalisation. Car l’heure est aux talents et aux compétences permettant d’accueillir le changement comme une chance et de s’ouvrir aux nouvelles idées qui favorisent l’innovation et la participation active à une société culturellement diverse et fondée sur la connaissance.

Cette journée vise à explorer les mécanismes existant dans les programmes européens et à débattre de l’entreprenariat de la créativité dans les structures culturelles publiques et privées afin de mieux évaluer l’importance du facteur d’innovation dans les projets de coopération culturelle et de prendre la mesure du défi en termes de compétition pour ce secteur.

La date limite d’inscription est le 20 janvier 2009.

Le bulletin d’inscription est téléchargeable.

Contact : Antoine Leonetti, Université de Barcelone ( aleonetti@ub.edu – (+34) 93 403 4427)

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Musées futurs

Museumexperts organise le 1er Forum International des Musées Futurs au Carrousel du Louvre à Paris, du 27 au 29 janvier 2009.

Le thème de cette première rencontre, réservée aux professionnels, sera axé sur l’examen approfondi des cinq grands chantiers muséographiques que sont : le Centre Pompidou à Metz, Confluences à Lyon, Louvre à Lens, Muceum à Marseille et le Musée Soulages à Rodez.

Les visiteurs pourront rencontrer les responsables des cinq chantiers muséographiques, leurs équipes de direction et leurs architectes afin d’échanger et d’analyser les différentes problématiques liées aux musées, à leurs environnements respectifs qu’ils soient d’ordre culturel, économique ou architectural.

Un « workshop » permettra également de mettre en contact direct les différentes équipes des musées avec des professionnels capables de répondre à leurs besoins en matière de conception, d’organisation et d’exploitation.

Le forum se tiendra au Carrousel du Louvre, salle Soufflot, dans un espace dédié, en même temps que le SimeSitem, salon consacré à la valorisation et à l’équipement des lieux de culture.

Le programme des conférences et les détails relatifs au forum sont disponibles sur le site : www.museumexperts.com.

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SMAC et architecture

L’association Musiques actuelles et politiques publiques (MAPP) organise, en partenariat avec La Scène, la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC) et la Maison de l’architecture en Île-de-France, une rencontre dans les locaux de cette dernière, les 28 et 29 janvier. Thème : Les Scènes de Musiques Actuelles (SMAC). Des musiques, des pratiques, des populations, des enjeux de politiques publiques : quelles exigences de conception architecturale ?

Le développement des musiques actuelles et de leurs pratiques soulève des enjeux artistiques, culturels, sociaux, économiques et appelle des réponses de la part des pouvoirs publics. Lesquelles ? Globalement, les collectivités territoriales prennent de plus en plus en compte les musiques actuelles, mais comment et avec quels outils ? À quelles interrogations et difficultés la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre sont-elles confrontées lorsqu’il s’agit de créer une scène de musiques actuelles (Smac : programme initié il y a une dizaine d’années par le ministère de la Culture) ? À quelles exigences architecturales, fonctionnelles et techniques particulières ces équipements doivent-ils répondre ?

Pendant deux jours, élus, architectes, directeurs d’équipement ou chefs de projet, urbanistes, scénographes, acousticiens et économistes apporteront des réponses concrètes aux questions que soulèvent ces pratiques culturelles. L’occasion pour les collectivités territoriales, les professionnels du cadre de vie-cadre bâti et ceux de la culture de dialoguer pour mieux travailler ensemble au service des usagers du service public.

En attendant l’ouverture du site MAPP (www.mapp-web.org ), d’ici la fin de l’année, pour obtenir le pré-programme et le bulletin d’inscription, il vous faut écrire à formations@mapp-web.org ou téléphoner au 01 42 00 28 88.

Les droits d’inscription sont de 400 euros nets jusqu’au 30 décembre 2008 (500 euros au-delà). Ils comprennent, outre les deux journées de formation, la documentation et les déjeuners. Les étudiants bénéficient d’un tarif préférentiel de 50 euros (déjeuners non compris).

La Maison de l’architecture en Île-de-France est située au 148, rue du faubourg Saint-Martin, Couvent des Récollets, Paris 10ème.

Contact : information et inscription, Delphine Gallet, Musiques actuelles et politiques publiques (MAPP), 148, rue du faubourg Saint-Denis, 75010 Paris (01 42 00 28 88 )

Dernière minute : cette rencontre vient d’être reportée aux 26 et 27 mars. Les inscriptions sont toujours ouvertes (source : Ministère de la culture et de la communication).

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