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Vilnius, l’embarrassante

Dans quelques semaines, Vilnius, la capitale de la Lituanie, sera la capitale européenne de la culture, mais selon le quotidien Lietuvos rytas, elle est actuellement loin de se présenter à son avantage : “La chaîne de télévision allemande ARD a décidé d’organiser des débats entre trois personnalités remarquables : notre maire homophobe, un éditorialiste antisémite et le président de la fédération sportive qui a humilié des joueurs de basket noirs. Le maire s’est en effet empressé de satisfaire les attentes de l’ARD. Le maire de la future capitale européenne a déclaré que cela ne le dérange nullement que quelques Noirs déambulent dans Vilnius mais il en va tout autrement des homos. … La capitale d’un Etat dans lequel [une nouvelle loi sur la TVA] placera [à compter du 1er janvier] la littérature au même niveau que l’alcool, le gaz et le pétrole, n’a tout simplement pas mérité le titre de capitale européenne de la culture.”

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Villes et événements

Lille2004Le 6 décembre dernier s’est tenu à l’Institut de Géographie de Paris un séminaire scientifique intitulé « l’événementiel et les villes touristiques », sous la coordination et la direction d’Edith Fagnoni (Maître de conférence – Université Paris 4, IUFM) et de Jérôme Lageiste (Maître de conférence – Université d’Artois).

Cette journée était fondée sur la question de l’événement comme valorisation de la ville, partant du constat que l’événementiel dans les politiques urbaines est un enjeu majeur de l’attractivité des territoires et devient un outil à part entière de leur développement.

En attendant la publication des actes de cette journée particulièrement dense, nous revenons sur quelques points et enseignements qui visent en cette période de crise à donner des perspectives, perspectives qui ont généralement tendance à s’effacer devant l’urgence et la gestion du court terme. En effet, si par définition l’événement relève de l’éphémère (même récurrent), son inscription dans les territoires dépend désormais d’une gestion qui ne peut être à court terme si l’on veut développer une offre culturelle et touristique qui soit non seulement structurante et durable mais également efficiente.

Si l’événementiel renvoie aujourd’hui de plus en plus à une compétition entre les villes, voire une concurrence, la recherche de l’inscription de ces événements dans la durée conduit à structurer autrement les stratégies urbaines et les politiques d’image des villes. La journée a témoigné très largement de ces aspects en s’appuyant sur des exemples de manifestations éphémères et pérennes pour tenter, à travers différentes approches catégorielles, de construire une réflexion sur les effets sociaux, spatiaux et temporels de la dynamique urbaine.

Nous avons souhaité revenir sur l’exemple de Montréal car cette métropole démontre depuis les années 60 qu’on peut conjuguer des préoccupations très différentes à partir d’une stratégie globale d’image à l’international qui fixe des objectifs et favorise une synergie d’acteurs essentiels à l’amélioration du cadre de vie de la ville.

Jusque dans les années 1960, Montréal était la plus importante ville canadienne. Mais avec la réorientation progressive de l’économie nationale vers les États-Unis et le déplacement du centre démographique canadien vers l’ouest, Toronto était mieux placée pour un développement rapide. Pour retrouver une dynamique de développement, il fallait concevoir un axe fort de valorisation et de promotion de manière à attirer l’investissement, imaginer des projets ambitieux et consensuels et aménager la ville pour qu’elle crée de meilleures conditions d’accueil, de croissance et de qualité de vie.

À ce titre, Montréal est un exemple frappant de volonté politique. Le maire de l’époque, Jean Drapeau, a effet eu un impact très fort sur la ville, en mettant en œuvre dès son élection un programme visant à développer l’image de Montréal comme ville internationale. Le pari était audacieux : faire de Montréal en 10 ans une ville qui compte parmi les grandes métropoles d’envergure internationale. En l’espace de 10 ans, le pari fut réussi, ce qui constitue un véritable tour de force. Et les événements y ont joué un rôle déterminant.

À partir du milieu des années 60, comme le rappelle dans son introduction Florence Smits (maître de conférence à l’Université Paul Verlaine de Metz), Montréal a fortement axé sa promotion touristique et son image sur les événements, qu’il s’agisse de manifestations de grande ampleur (Exposition Universelle 1967, Jeux Olympiques 1976) ou de festivals et événements ponctuels plus ou moins renommés (Grand Prix du Canada, FrancoFolies, Montréal en lumières, pour n’en citer que quelques-uns).

Cette double stratégie basée sur la conjugaison du tourisme et de l’événementiel s’est traduite par une évolution certaine du paysage urbain et de l’image de la ville, des retombées économiques fortes et une pratique urbaine qui utilise largement les espaces publics.

Les retombées sont inégales mais les enseignements de cette stratégie sont triples :

  • une image et une économie dynamisées, à travers une inscription forte sur la carte du monde en tant que ville ouverte, festive et accueillante, relayée par des initiatives fortes pour attirer les investisseurs étrangers,
  • un paysage urbain modifié (voir l’histoire des réaménagements de l’île Saint Hélène et l’île Notre Dame par exemple),
  • des espaces publics propices aux manifestations, intégrés dans une certaine pensée de la gestion de la ville, avec des pratiques urbaines uniques, donnant l’image d’une ville en fête soucieuse de permettre la cohabitation entre événements et vie quotidienne.

Hélas, cette période structurante de développement qui a débuté dans les années 60 donne des signes de fragilité. En effet, si le calendrier des événements de la ville est désormais très complet tout au long de l’année, son financement, son renouvellement et sa pérennisation ont un coût important qui ne peut être négligé et qui doit être pris en compte. Le grand prix du Canada n’aura pas lieu cette saison par exemple car la contribution de la ville est insuffisante de 30 millions de dollars environ (sur un coût total de 135 millions). La perte d’un événement de cette taille a des répercussions importantes en termes d’image et de présence de partenaires internationaux. Lorsque la politique d’image d’une ville s’appuie fortement sur des événements de cette dimension, elle en est fragilisée si elle ne parvient pas très vite à trouver de nouveaux moyens de capter les flux qui compenseront le manque à gagner. En termes d’image, une ville ne peut se permettre de régresser.

Paris par exemple a connu un accroissement considérable de sa notoriété et de son patrimoine urbanistique au fil des quelque 8 expositions universelles qu’elle a organisé en près d’un siècle (ville record en la matière). On peut également prendre deux exemples contradictoires pour Paris : l’effet de la coupe du monde 1998 et la non-obtention des jeux olympiques de 2012. On voit parfaitement que ces grands événements sont de formidables atouts et opportunités dont le revers de la médaille est constitué de périodes plus ou moins longues de perte d’attractivité qui nécessitent de nouvelles dynamiques d’investissement pour être atténuées et surmontées.

La perte d’attractivité de Montréal se mesure bien entendu au regard de la concurrence des autres grandes destinations de la planète. Cette concurrence est en effet plus sévère et s’élargit dans un espace qui est toujours plus mondialisé, avec un public de plus en plus exigeant et une certaine unicité proposée des produits et des offres.

Si aujourd’hui cette politique semble montrer les limites dont témoigne la perte d’attractivité de Montréal, ceci oblige les acteurs montréalais à repenser leur stratégie, notamment en termes de choix de programmation, de politiques d’accompagnement du développement et de politique d’aménagement, car le contexte évolue.

Faut-il créer et/ou accueillir de nouvelles formes d’événements d’envergure internationale pour relancer la dynamique ? Faut-il rénover voire repenser l’image de la ville ? Le maire actuel Géral Tremblay a par exemple mené des initiatives fortes dans le domaine de la coopération inter-métropoles (Paris figure parmi les grands axes de coopération).

La grande réussite de Montréal a reposé sur des investissements importants pour mener conjointement une stratégie d’influence et de rayonnement culturel de loisirs grand public avec une politique d’infrastructures et d’accompagnement des événements afférents.

La crise est là pour nous rappeler que sans investissement pour soutenir les infrastructures actuelles, celles qui sont en projet, l’activité sectorielle et les activités rassemblant certains secteurs porteurs (notamment les grappes économiques), les restrictions qui se mettent en place fragilisent bien des schémas.

Ces quatre dernières années, Montréal a su montrer sa capacité d’investissement dans des secteurs de pointe comme le multimédia, l’image, les TIC en agrégeant un cluster certes encore fragile mais parmi les tous premiers au monde. Les événements et les acteurs basés à Montréal dans ces domaines sont particulièrement actifs et il y a fort à parier que ce qui peut être réussi dans des domaines aussi pointus des industries créatives peut également s’appliquer à une plus grande échelle de public pour constituer de nouveaux produits touristiques d’appel.

Le niveau de maturité du Canada dans le domaine des partenariats public-privé permet par exemple d’envisager (dans un contexte de politique nationale et régionale certes très tendu) de nouveaux grands projets structurants (nous aurons l’occasion d’en parler dans un prochain article).

Une politique basée sur l’événementiel de renommée mondiale repose sur l’investissement des structures pour un impact touristique durable. En revanche, l’événementiel même à caractère régulier ne suffit pas à construire une image ni à faire une politique. Il y a donc des corrélations à établir pour construire des flux touristiques qui cohabitent parfaitement avec la qualité de vie dans la conception de la politique de la ville.

Il serait intéressant par exemple de comparer la conception et la mise en œuvre de Montréal en lumières ou de son Quartier des spectacles avec d’autres quartiers de grandes métropoles qui sont concernés par des grands événements réguliers. On verrait assez aisément que dans le premier cas il y a une tentative de créer un tissu territorial et un espace public intégrant des activités qui proposent entre autres de l’événementiel aboutissant à des quartiers mixtes particulièrement vivants, et dans le deuxième cas (prenons l’exemple de Paris avec Nuit Blanche ou Paris Plage) nous observons ce qu’Edith Fragnoni appelle un urbanisme d’image.

En France, de nombreux festivals sont confrontés à la difficulté de leur inscription pérenne dans leur territoire. De nouveaux projets parisiens, nantais, marseillais, lyonnais et bordelais en cours de conception sont toutefois en train de générer des espoirs importants dans la manière d’occuper et irriguer le territoire tout en participant à une offre culturelle et touristique qui peut s’intégrer dans le marketing d’image de ces villes. Nous en parlerons sur CEG dès la rentrée.

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Développement durable et patrimoine

Le Conseil de l’Europe vient de publier un rapport qui propose une vue d’ensemble des stratégies de développement durable dans le domaine patrimonial qui se concentre plus particulièrement sur le Sud-Est de l’Europe.

Le Plan de Construction de la Capacité Institutionnelle est le premier des trois éléments du Programme Régional pour la Culture et le Patrimoine Naturel du Sud-Est de l’Europe, progamme lancé en 2003. Dans ce cadre, un débat et une concertation entre les Etats membres de cette région de l’Europe ont notamment permis de constituer une série de trois ouvrages publiés dans la collection “European Heritage”. Il s’agit d’un cadre fertile pour la politique à mener en matière de patrimoine. Le premier volume concerne la législation et les politiques en cours, le second traite des outils pour un management intégré de la culture et du patrimoine naturel (au sens large, c’est-à-dire de l’environnement culturel) et le troisième volume qui vient de paraître  examine les conditions et les moyens du renforcement de ce patrimoine pour l’implémentation de projets de développement durable.

Les retours des participants et la présentation des meilleures pratiques européennes devraient selon toute vraisemblance inspirer les institutions dans la définition de règles et de process permettant de structurer leurs politiques patrimoniales de sorte qu’elles contribuent également aux stratégies de développement local et régional.

Pour commander l’ouvrage, cliquez ici.

Contact: Council of Europe Publishing, Palais de l’Europe, 67075 Strasbourg Cedex, France; tel.: +33 (0)3 88 41 25 81; fax: +33 (0)3 88 41 39 10; e-mail : publishing@coe.intbook.coe.int

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Marketing culturel des villes

Le centre des médias maltais organise à Valeta du 8 au 12 avril 2009 une conférence internationale dédiée aux nouveaux opérateurs culturels et touristiques qui participent à l’image de marque des villes artistiques / métropoles créatives. 

Ces rencontres seront plus particulièrement dédiées à l’analyse des produits et services en développement dans les nouvelles formes de tourisme dans les villes qui possèdent un patrimoine artistique et culturel d’envergure internationale sans être pour autant considérées comme capitales artistiques. Il s’agit de la première initiative rassemblant des villes qui, pour des raisons économiques conjoncturelles ou structurelles notamment, n’ont pas encore exploité pleinement la valeur ajoutée de l’art, de la culture et des créateurs pour leur tourisme et le marketing de leur image de marque.

À noter que les citoyens et ressortissants des pays de l’Union Européenne peuvent solliciter via le programme Grundtvig III une aide à la prise en charge des frais de voyage, de séjour et d’inscription.

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L’interculturel digital

Le réseau Culturelink vient de publier le rapport final de sa table-ronde internationale intitulée “Intercultural Dialogue and Digital Culture” qui s’est tenue les 20 et 21 novembre derniers à Zagreb en Croatie.

Cette rencontre a rassemblé plus de quarante participants, chercheurs, experts, personnalités des réseaux culturels, des médias et des politiques de la culture de l’Union Européenne et du Sud-Est de l’Europe, pour discuter des enjeux et potentiels des cultures digitales qui concourent au dialogue entre les cultures.

La manifestation était organisée par l’Institut des relations internationales (IMO) et le réseau Culturelink, avec le soutien de l’UNESCO-BRESCE, le ministère de la culture de Croatie et le département pour la culture, l’éducation et le sport de la Ville de Zagreb.

Pour plus d’informations, cliquez ici.

Le rapport est téléchargeable ici.

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Le théâtre survivra

La crise financière secoue peut-être Broadway à New York, mais de son côté, le West End de Londres demeure stable, écrit le quotidien The Daily Telegraph : “Bien que Broadway ait souvent une réputation plus glamour, le théâtre britannique offre plus de diversité et de profondeur et profite d’ailleurs de ce que s’apportent mutuellement le secteur subventionné et le secteur commercial. … Le divertissement prospère dans les périodes difficiles, comme le montrent les grandes comédies musicales hollywoodiennes des années 1930. Nous n’avons actuellement pas les moyens de nous offrir une nouvelle cuisine ou un voyage onéreux, mais la plupart d’entre nous peuvent encore se permettre une soirée de spectacle et même peut-être terminer par un petit restaurant. Je pense que non seulement le théâtre survivra à la récession mais qu’il nous aidera aussi à la surmonter du fait qu’il nous donne ce sentiment d’appartenance particulier au public de théâtre et nous transporte l’espace d’un instant dans d’autres mondes et dans d’autres vies.“

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“Artistes et marchés” primé

Le prix Émile Girardeau 2008 a été attribué à l’ouvrage de Xavier Greffe « Artistes et marchés ». Décerné par l’Académie des sciences morales et politiques, ce prix récompense un ouvrage traitant des sciences économiques ou sociologiques. 

Dans cette étude, Xavier Greffe illustre les évolutions parallèles de l’invention de l’art et de l’économie de marché. L’ouvrage, disponible depuis décembre 2007, montre les relations contrastées que peuvent entretenir les artistes et le marché de l’art. L’auteur dresse un panorama complet de la place de l’art et des artistes dans la société dans ses aspects économiques et sociaux. Les activités artistiques ont une dimension économique et pourtant, les milieux de l’art n’aiment guère l’économie. L’idée que des logiques économiques puissent influencer les activités artistiques apparaît dangereuse et fallacieuse aux milieux de l’art. 

Cependant, comme pour toute activité humaine, l’activité artistique nécessite des ressources. Entre un art pour l’art qui entend ignorer le marché et un art en tout qui accepterait de s’y diluer, les risques sont nombreux et les démarches chaotiques. 

Xavier Greffe est professeur à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne et son ouvrage est paru aux Publications de la Documentation française.

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Colloque européen de l’OPC

La culture, si elle occupe de bien des façons une place de plus en plus importante dans la vie quotidienne des citoyens européens, apparaît comme un champ aux contours très flous. Fortes de ce constat, les sciences sociales s’attachent à rendre compte des dynamiques culturelles à l’œuvre au sein des sociétés.

Le colloque européen “Culture, territoires et société en Europe – Les politiques culturelles en question”, organisé les 28 et 29 mai 2009 à Grenoble par l’Observatoire des politiques culturelles à l’occasion du vingtième anniversaire de sa création, en partenariat avec PACTE – CNRS (Université de Grenoble), traitera des nouveaux questionnements relatifs à l’articulation entre culture, territoires et société. Il a pour ambition de valoriser les travaux des jeunes chercheurs européens, de mieux identifier le rôle de la recherche dans le développement d’une société de la connaissance, de mettre en débat son apport à la décision publique et à l’action professionnelle.

Les propositions de contributions devront être envoyées au plus tard le 31 janvier 2009.

Télécharger l’appel à communication

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Dans la nuit, des images

“Dans la nuit, des images”, c’est 14 nuits pleines d’images au Grand Palais du 18 au 31 décembre 2008.
Pour clôturer la Saison culturelle européenne et la Présidence française de l’Union, les arts visuels seront à l’honneur sous toutes leurs formes pendant 14 nuits successives : photographies, films, vidéos, installations interactives, projections d’artistes venus de toute l’Europe… Cette rétrospective inédite de la création audiovisuelle et multimédia mettra l’accent sur les innovations technologiques de ces 10 dernières années. Les NTIC – nouvelles technologies de l’information et de la communication – ont considérablement évolué. Nous sommes passés de la téléphonie mobile à la technologie 3 G, du bas débit à la fibre optique, de l’analogique à l’ère du tout numérique et de nombreux formats de création et de diffusion ont émergé : MP3, Divx… autant de nouveaux modes de communication et d’expression pour nos sociétés.
Comme à chaque grande révolution technique ou technologique, les artistes se sont emparés de ces nouveaux supports pour en faire de nouveaux relais d’expression de leur vision du monde. À l’affût des technologies les plus à la pointe, les artistes ont intégré ces mediums comme éléments fondateurs de l’acte créatif.
Plus de 140 œuvres seront ainsi présentées : des œuvres existantes (dont certaines jouissent déjà d’une certaine célébrité) ainsi que quelques commandes effectuées à des artistes de renom. Toutes occuperont l’espace de façon spectaculaire. Projetées au sol, sur les murs, les alcôves, la verrière, et même sur la façade extérieure, toutes les images qui ont marqué l’univers artistique ces dix dernières années investiront la nef du Grand Palais, transformée en immense volière à images. Point de repère lumineux incontournable en plein cœur de la capitale, l’événement sera accessible au grand public et identifié comme une grande fête populaire d’envergure internationale en cette période de fin d’année.
Parallèlement, un colloque sur le thème “Vitesses Limites” sera proposé les 18 et 19 décembre.
Ouvert en 1997 à Tourcoing et dirigé par Alain Fleischer, Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains est un lieu dédié à la création audiovisuelle et multimédia. Il réunit un pôle de formation international, un pôle de production offrant aux artistes reconnus comme aux jeunes créateurs des conditions de travail professionnelles, ainsi qu’un pôle de diffusion régionale, nationale et internationale.

plus d’information
www.danslanuitdesimages.net

Source : communiqué de Cultures France

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Retour sur Transit City

Transit CityLe 28 novembre dernier au Pavillon de l’Arsenal à Paris, le think-tank Transit City a tenu son atelier-débat. Rendez-vous régulier des réflexions prospectives sur la ville et les modes de vie animé par François Bellanger, cette matinée avait pour intitulé « Et cela ressemblera à quoi le voyage dans 25 ans ? ».

Si la question incite à la rêverie et au souvenir de nos grands mythes du voyage dont notre histoire et nos imaginaires regorgent, le programme affichait dès son annonce que la réalité de l’évolution de nos pratiques du voyage et de la manière dont transporteurs et voyageurs appréhendent ses modalités qui connaissent des bouleversements considérables qui touchent de nombreux secteurs de nos activités économiques. Bouleversements dont les signaux liés à l’intensification des flux industriels, commerciaux et civils (pour ne pas dire leur massification) impactent la préparation, la vente, la gestion, la vie et le sens du voyage, quel que soit le maillon de la chaîne sur lequel on se situe ; le tout sur fond de la contrainte toujours plus préoccupante de la raréfaction des ressources énergétiques et des changements environnementaux.

Il y a des changements de paradigmes culturels, il y a des évolutions aux enjeux devenus considérables, il y a un renouvellement des imaginaires, tout un monde qui nous appelle et nous implique individuellement et collectivement. Le transport et le voyage en seront-ils toujours des vecteurs aussi importants dans 25 ans ?

En empêcheur de tourner en rond rompu à l’exercice, François Bellanger bouscule nos schémas de pensée et nos certitudes avec un soin méticuleux, tout comme il le fait auprès de grands comptes publics et privés depuis plusieurs années. L’exercice est volontairement provocateur et réveille les consciences avec une clarté rare de nos jours. Rares en effet sont ceux qui parviennent à décloisonner autant, quels que soient les domaines professionnels représentés dans l’audience. Il réussit non seulement à créer des ruptures dans la pensée corporatiste et sectorielle mais il le fait dans une jubilation qui se partage et s’échange. Le bombardement totalement prémédité et assumé des faits, des chiffres, des images et des mots est particulièrement savoureux et pose immédiatement le décor.

Pour l’avoir déjà vu à l’œuvre par le passé, l’attente était donc teintée par la curiosité de découvrir ce qu’il nous réservait cette fois-ci.

Une fois de plus le dépaysement fut total et les intervenants invités ont parfaitement joué le jeu, en se livrant à un débat hors de toute langue de bois. Des expertises, des retours d’expérience et des visions livrées sans frein, interagissant entre elles et donnant des clés de lecture très enrichissantes. Immanquablement, on en sort avec la conscience que quelque chose a changé, que quelque chose change, que quelque chose peut changer et qu’on possède désormais certaines clés de ce changement.

Après l’introduction de François Bellanger, le débat était lancé et en voici en substance les grandes lignes.

Les intervenants :

  • Philippe JARRY (responsable du Market Development – Future Programs d’Airbus)
  • Daniel SALLIER (responsable du Pôle Trafic et Données Aéronautiques d’Aéroport de Paris)
  • Yves CROZET, chercheur au Laboratoire d’économie des transports (LET)
  • Claude VILLERS, (grand reporter et grand voyageur, et grand connaisseur des trains et des paquebots)

Faisant un retour fort éclairant sur l’histoire du design des avions, Philippe Jarry explique que la forme de nos avions actuels ne changera vraisemblablement pas tant que l’on restera en deçà de huit cents à mille passagers mais que pour des raison de masse et de volume (1 passager = 1 tonne), nous atteignons la limite physique du modèle. Au-delà, le modèle établi par la forme « en oiseau » n’est plus viable même s’il on avait la maîtrise de l’énergie. Cela amène de faco à repenser le modèle par tous les angles d’attaque possibles. D’abord comment améliorer la desserte du modèle actuel pour arriver à mieux le gérer (de la conception, à l’optimisation, en passant la logistique interne et externe), ensuite en reconnaissant que si nos déplacements continuent à se développer de manière plus massivement démocratisée à l’échelle planétaire, le problème énergétique se pose de manière criante, sur un plan autant stratégique, économique et géopolitique. En effet pour l’industrie aéronautique le problème se pose en des termes aussi simples que : l’énergie devant être disponible partout et selon le même standard, il n’y a pour le moment aucune alternative viable à la même échelle. En conséquence de quoi, même avec le retour à l’hélice qui semble de plus en plus probable (même s’il se heurte à un blocage culturel par rapport au réacteur), il faut s’attendre et se préparer dans tous les cas de figure à une révolution basée sur des choix qui seront drastiques quoi qu’il arrive, d’autant que les aéroports ne voient pas le changement venir d’après lui. Ils ont eux aussi à opérer leur propre révolution car c’est la survie de l’économie de l’ensemble qui en dépend.

Toujours sur la question énergétique et plus particulièrement du pétrole, arrive en ligne de mire le problème politique du monopole de la voiture sur nos économies et nos sociétés (voir absolument sur ce sujet l’excellent « The end of surburbia », de Gregory Greene, que nous évoquions cet été). En France mais comme quasiment partout dans le monde, une majorité écrasante de nos déplacements se fait en voiture. C’est une conséquence profonde des choix faits au XXème siècle. Ces choix ont largement structuré nos économies, nos industries, nos sociétés et par voie de conséquence nos emplois et donc l’équilibre même de nos modèles de société. Il faudra plus que du courage politique pour opérer au changement qui consiste soit à modifier notre industrie automobile sur la base d’une autre source d’énergie, soit à développer les modes alternatifs transport de manière plus radicale qu’aujourd’hui. Même si les initiatives se font de plus en plus nombreuses et sont visibles, on est encore à la préhistoire de ce changement.

Côté aéronautique, un scénario possible déjà étudié est d’abandonner là où cela est possible les vols domestiques et développer plus fortement le train. Mais attention à l’eurocentrisme car par exemple, cela est beaucoup moins envisageable aux Etats-Unis pour les raisons que tout le monde connaît (échelle géographique et répartition de la concentration des populations entre côtés Est et Ouest, état du réseau ferroviaire, etc.). Cela semble envisageable en Europe du fait du réseau ferré déjà présent irrigant le continent et du fait des politiques infrastructurelles présentes. Air France et la Lufthansa on déjà envisagé la suppression des vols intérieurs mais le développement du low cost ces cinq dernières années est venu troubler et modifier la donne. La question est d’arriver au moment à partir duquel le modèle actuel atteindra sa limite supportable. Nous n’en semblons plus très loin.

La transition avec Danniel Sallier, qui s’exprimait à titre personnel, était parfaite en abordant les limites de l’adéquation actuelle entre avions et aéroports, de leur capacité d’absorption des flux et au final la question de la gestion du temps et plus particulièrement de la durée qui nécessite une logistique monumentale, dont le voyageur lambda n’en perçoit qu’une infime part. Il explique d’abord que l’aéronautique du XXème siècle est basée sur le modèle Pullmann, réservé à une élite totalement prise en charge par le système et l’infrastructure de transport. Aujourd’hui, le modèle de la prise en charge ne s’applique plus qu’à l’élite mais à tous, démocratisation oblige. Le problème posé aux aéroports est donc aujourd’hui plus que tout autre sujet le traitement des bagages. Pour illustrer son propos, il précise que le terminal bagages de l’aéroport Charles de Gaulle 2E représente un volume égal à celui de Notre Dame de Paris. À l’échelle d’un aéroport complet, cette question tourne au cauchemar. Le problème est évidemment lié à la taille et à la fréquence des avions. Sur la taille, la difficulté repose sur les avions de petite taille et sur le problème de la rigidité des avions au sol toutes tailles confondues. Des matériaux plus souples sont progressivement introduits dans la conception des avions et de nouveaux matériaux devraient permettre d’améliorer cette question mais pour le moment le problème reste entier. 60% du trafic de l’aéroport CDG relève des vols de moyenne distance et de courte distance. Cela suffit à comprendre qu’il est nécessaire de reconsidérer le traitement de la chaîne « passager » dans son ensemble.

Les problématiques des demandes futures qui se posent désormais sont les suivantes :

  • la réalité géographique de notre planète est très différente d’un point à l’autre. La plupart des transports en Europe est endossable sur terre. Cette réalité ne peut être extrapolée au reste du monde. L’eurocentrisme est le pire ennemi. Nous ne revenons pas sur point car Daniel Sallier l’a largement expliqué pendant l’intervention précédente.
  • Les forces centripètes et centrifuges en présence. Dans le préambule de la déclaration constituante de l’OACI en 1944 (Organisation de l’Aviation Civile Internationale), on trouve l’affirmation de la nécessaire acceptation et connaissance de l’autre, et l’avion est présenté comme « une condition nécessaire pour l’avenir des sociétés humaines et de la paix ». Aujourd’hui, on a beaucoup plus tendance à percevoir l’autre comme un danger, l’avion est surtout appréhendé comme un vecteur de propagation des épidémies, le temps passé au contrôle de police et de douane dans les aéroports est plus long à la sortie d’un territoire qu’à son entrée. On peut sérieusement se demander si l’on ne va pas vers une scission entre les populations et les géographies, vers de nouvelles ségrégations, vers les lois d’airain.
  • Le problème de la démocratie et de la richesse à travers la loi de Schäffer (1km parcouru par personne = 1 point de PIB). 75% de nos déplacements se font en voiture (cela dit toute l’importance que le pétrole revêt pour l’avenir de l’aéronautique) mais l’industrie automobile est entrée dans un rendement décroissant précisément à cause de sa démocratisation. Ce phénomène a également débuté pour les avions. Il est probable que l’avion sera sanctuarisé et que le train sera fortement subventionné en Europe, car le modèle d’aménagement du territoire est celui du « Hub and Spoke » (moyeux et rayons), mais quid du reste du monde ?

Yves CROZET est revenu sur les points évoqués mais a surtout insisté sur la problématique de la conception architecturale des aéroports, conception qui n’est ni adaptée aux voyageurs, ni à la vie de ceux qui y travaillent, ni à la gestion des flux, s’étonnant qu’il y a ait aussi peu de réflexions menées sur les aéroports alors que dans d’autres domaines, les architectes sont beaucoup plus prolixes.

Le moment d’émotion de la matinée fut bien évidemment l’intervention de Claude VILLERS. Il avait fait quelques incursions dans le débat mais François Bellanger a su ménager son temps de parole pour la fin. Il n’y avait plus qu’à fermer les yeux et se lancer porter par cette voix si familière et chaleureuse qui a fait rêver sur les ondes depuis si longtemps. Claude Villers est avant tout un amoureux des trains et des paquebots mais il est revenu sur la question de la dimension donnée à l’avion, notamment dans la déclaration de l’OACI, en expliquant qu’au fond ce n’est pas l’avion qui fait la paix mais le voyage, même si le voyage n’est pas sans risque. Les trains eux font l’unité d’un pays.

Le voyage c’est le renouveau permanent des imaginaires à l’intérieur desquels ce n’est pas le temps mais la durée qui donne de l’épaisseur à la vie. Il faut préserver cette vie du voyage, le voyage à vivre, car à cette vie s’associe un plaisir et donc un désir. Le voyage est effectivement tout cela et c’est avant tout cela. Au fil des minutes, Claude Villers égraina ses destinations préférées, les trains qui lui sont chers pour finalement nous sensibiliser à l’idée que pour garantir et gérer le débit optimal quel que soit le moyen de transport, il faut partir de l’unité de base la plus lente et non de la plus rapide. Cet autre regard permet de mieux comprendre à quel point la destination est devenue l’objectif du transport de masse mais pas celui du voyage même démocratisé.

La rencontre s’est achevée en prenant rendez-vous pour la suivante qui aura lieu le 23 janvier prochain et qui aura pour thème “Vers de nouvelles relations ville/mer ?”

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Streaming Museum II

streaming museum IIINous l’avions évoqué début octobre, Streaming Museum est un nouveau genre de musée hybride ouvert début 2008 présentant des expositions en temps réel sur Internet et dans des espaces publics partout dans le monde. Une de ses particularités est de combiner les formes de diffusion pour toucher une audience globale et œuvrer ainsi de manière différenciée dans les territoires de l’art, développer « l’œil cartographique de l’art », pour reprendre l’expression de Christine Buci-Glucksmann.

En s’inspirant des travaux des années 70 de Nam June Paik qui préfiguraient les autoroutes de l’information (« Electronic superhighway », « Good Morning Mr. Orwell ») comme un média ouvert et libre pour l’imagination et les échanges entre les cultures, le musée propose un croisement entre beaux-arts et culture populaire qui préfigure dans son déploiement des mutations en cours dans la monstration de l’art et dans l’investissement de l’espace public.

La première exposition avait été lancée depuis le Time Warner Center de New-York, en collaboration avec TED Prize, en simultané avec Urban Screens Melbourne 08 au Federation Square, sur Ars Virtua New Media Center dans Second Life et sur les 7 continents via un réseau de partenaires très mobilisés.

C’est pour le lancement de l’exposition « Artistes et innovateurs pour l’environnement II », deuxième partie d’une exposition prévue en trois volets, que nous retournons à New-York. L’exposition a été inaugurée le 3 décembre dernier et est ouverte au public jusqu’à 3 février prochain. Présentant plus d’une trentaine de personnalités artistiques et novatrices issues de différentes disciplines artistiques et scientifiques, le trait commun étant bien entendu la question environnementale dans leurs travaux.

Sont notamment programmés : Buckminster Fuller (designer et chercheur), Ben Edwards (peintre), Andrea Ackermen, Kurt Ralske, Marty St. James, James Tunick, (artistes des nouveaux médias), Agnes Denes (artiste environnementaliste), Jacob ter Veldhuis, Emanuel Dimas de Melo Pimenta, Stephen Vitiello, Julia Wolfe (compositeurs), Jaap Drupsteen, Robert Snyder, Cedar Lake Contemporary Ballet.

On peut visiter virtuellement l’exposition via Streaming Museum et Ars Virtua New Media Center sur Second Life. Les globe-trotters y trouveront aussi largement leur compte puisque les 7 continents sont à nouveau bien physiquement représentés mais ce sont les usagers des espaces publics qui sont les premiers visiteurs et les premiers témoins de cette autre présence muséale grâce aux partenaires suivants : le centre Ubuntu (Port Elizabeth), le Nabi Art Center (Seoul), le Chelsea Art Museum (New-York), Federation Square (Melbourne), les « 17 écrans » de la BBC (Royaume-Uni) , le Victory Park (Dallas), le Centre des expositions de Subte (Montevideo), et bien d’autre lieux encore auxquels s’ajoutent notamment des lieux inattendus comme Antartica (la base scientifique Britannique en Antarctique) et la base Jubany (Argentine).

Pour plus d’informations, cliquez ici.

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Innovation, nouvelles étapes

Pour celles et ceux qui ne sont pas membres de Linkedin ou qui ne sont pas abonnés à Strategy & Innovation, nous avons sélectionné parmi les publications récentes l’article de Stefan Lindegaard de INTRAP (réseau d’expériences et d’échanges aux carrefours des enjeux du leadership et de l’innovation, dont la communauté à migré sur Linkedin), article qui traite des changements à venir dans le management de l’innovation.

En prenant l’exemple des difficultés rencontrées par Boeing, Procter & Gamble et IBM, entreprises pionnières et leaders dans le management de l’innovation, Stefan Lindegaard parvient à illustrer les problématiques actuelles rencontrées ainsi que les approches qui se sont opérées dans les cinq dernières années. Beaucoup d’entreprises dans le monde ont adopté les modèles collaboratifs pour leur innovation. Ces modèles relèvent d’une approche conceptuelle devenue aujourd’hui hautement stratégique pour le changement : on parle aujourd’hui d’open innovation (traduit par innovation ouverte, ou innovation distribuée). 

La définition générale de cette approche établit que dans un monde où la connaissance est plus répartie et diffuse, les entreprises ne peuvent se permettre de compter uniquement sur leur propre recherche, mais devraient à la place acheter des droits sur les procédés ou les inventions (c’est-à-dire dans la plupart des cas, des brevets) des autres entreprises. De plus, les inventions internes qui ne sont pas utilisées à l’intérieur d’une entreprise devraient être sorties de la société (par l’intermédiaire de brevets, entreprise commune, spin-off ). Par opposition, l’innovation fermée désigne des procédés qui limitent l’utilisation de connaissance interne au sein d’une entreprise et utilise peu ou pas du tout de connaissance externe. 

En prenant comme exemples Boeing, P&G, and IBM, Stefan Lindegaard lance une réflexion fort intéressante pour caractériser en comprendre les changements à prendre en compte. Ce type de démarche nécessite en effet un état d’esprit nouveau, des capacités et des compétences nouvelles et part du simple constat qu’être un bon manager, chercheur, chef de projet, ingénieur ou leader ne suffit plus désormais. Ces capacités doivent être maîtrisées : collaboration, construction de réseau de relations, management des intervenants et des parties prenantes, communication.

L’auteur s’attache à détailler ces quatre capacitiés, devenues les clés du changement et de l’expression du potentiel de développement pour une entreprise et ses collaborateurs. Il confronte ensuite ces capacités aux questions qu’elles soulèvent pour les modèles d’innovation fermée :

  • quel sera l’effet de l’innovation sur votre modèle économique ?
  • comment votre modèle organisationnel s’adapte à l’innovation ouverte ?
  • que cela signifie-t-il en termes de management et de leadership ?

Le document est particulièrement limpide et concis. Il est téléchargeable en cliquant ici.

Cette idée qu’une nouvelle génération est en train de naître dans le management grâce à ce type d’approche est dans l’air en France depuis quelques temps. Des entreprises comme Orange ont amorcé ces changements et font en sorte d’organiser l’ensemble de leur chaîne de valeur et de leurs processus métiers, de l’ingénieur au client-consommateur. On parle également depuis un moment des moyens de médiation entre différents secteurs pour développer l’innovation, on parle depuis encore plus longtemps de management interculturel et d’approches interdisciplinaires et enfin, on assiste à la convergence de plusieurs secteurs pour développer de nouveaux marchés. 

Dans les secteurs où l’ingénierie culturelle joue le mieux son rôle rêvé d’interface entre le public et le privé, ces approches transversales se rencontrent de manière assez courante mais pas nécessairement dans les mêmes termes. Dans les collectivités territoriales et locales par exemple, se mettent en oeuvre des pôles de compétitivité, des SPL, des projets de territoire, des politiques spécifiques, etc. bref, toute sorte de dispositif territorial et/ou contractuel qui permet une plus forte synergie entre plusieurs acteurs dans un domaine particulier capable de tirer vers le haut celles et ceux qui font le pari de la synergie. Les politiques de clusters, fortement insitées par les gouvernements, sont notamment intéressantes à suivre pour cela.

On trouve aussi, côté maîtrise d’oeuvre, des professionnels qui tentent de renouveler leurs approches mais ils se heurent à un quadruple problème : leur propre culture d’entreprise, l’échelle ou la proportion de leur modèle économique et organisationnel, la difficulté au changement de leurs interlocuteurs et/ou clients et la segmentation historique de l’économie.

Du coup, l’innovation ouverte s’avère précieuse au moins sur deux aspects à court terme : l’ingénierie de la connaissance et l’intermédiation entre les secteurs. Et c’est probablement là que le rôle de l’ingénieur culturel trouve tout l’espace utile à son développement et que de nouvelles dynamiques de projet peuvent surgir. 

CEG publiera prochainement des témoignages sur le marché de l’ingénierie culturelle et ses perspectives. Vos retours d’expérience et vos analyses sont bien entendu les bienvenus.

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Culture 2000-2007-2013

La Commission européenne organise une conférence de valorisation, Culture en mouvement, le 12 décembre à Bruxelles, qui portera sur les résultats des programmes Culture 2000 et Culture 2007-2013.

La conférence a pour objectif de présenter les résultats issus du programme Culture 2000-2006 et les premiers projets soutenus par le programme Culture 2007-2013.

Sur cette base, il s’agira d’engager un dialogue et un échange d’expériences et de bonnes pratiques entre les opérateurs culturels présents et les décideurs dans ce domaine.

Dix projets seront étudiés autour de cinq thèmes principaux :

  • la mobilité des artistes et la libre circulation des travailleurs ;
  • l’accès à la culture et la relation Culture et Éducation ;
  • l’accès au patrimoine ;
  • le dialogue interculturel ;
  • la créativité et l’innovation.

En parallèle des sessions, trente-cinq projets seront présentés sous forme d’expositions, y compris ceux étudiés lors de la conférence.

La conférence devrait réunir environ quatre cents opérateurs et responsables de l’élaboration des politiques culturelles.

Contacts : Direction générale Éducation et Culture, Commission européenne (version en anglais) ; Association pour le développement culturel européen et international (ADCEI) (version en français)

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Dévoloppement durable

L’Arene (Agence régionale de l’environnement et des nouvelles énergies en Ile-de-France) organise un cycle de trois débats, Les Utopiades, sur le thème Culture et développement durable, dont le premier se tiendra le 15 décembre, à 17h30, au théâtre du Rond-Point, à Paris.

Le développement durable témoigne des questions que la civilisation se pose aujourd’hui, et tente de promouvoir un nouveau modèle. La culture reste le parent pauvre des démarches de développement durable. Or, celui-ci mérite d’être interrogé du point de vue de la culture, car il remet en cause l’action, la création et les politiques culturelles.

Le débat du 15 décembre, Quelles politiques culturelles pour un développement durable ? réunira autour de Didier Fusillier (programmateur culturel : Lille 2004 et Lille 3000, Maison des arts de Créteil), Stefan Shankland (artiste), Paul Ardenne (critique), et Edouard Malbois (analyste de tendances). Ils chercheront comment imaginer une “politique culturelle” du développement durable, dans quelle relation renouvelée avec la nature et dans quelle posture vis-à-vis des formatages commerciaux et marketing, et quelles dynamiques culturelles pourraient fonder une société inspirée des idéaux du développement durable. Alors que la notion de “durabilité” sous-tend une recherche d’équilibre, et que beaucoup parmi ses partisans se positionnent sur des valeurs de préservation, de précaution, voire de décroissance, comment la création et l’innovation peuvent-elles y trouver leur place ?

Les rencontres suivantes se tiendront le 26 janvier 2009, autour de Bernard Perret (économiste et sociologue) sur la question Quel projet de civilisation pour le développement durable ? ; celle du 9 février 2009 abordera, autour de Bettina Laville (Présidente du Mouvement Vraiment Durable, avocate),sur la question Quel contrat éducatif et social pour un développement durable ?

Les contributions déposées sur le blog dédié devraient permettre de préparer ces trois rencontres.

L’inscription se fait en ligne. Le programme complet est téléchargeable en pdf.

Le Théâtre du Rond-Point se trouve 2 bis, avenue Franklin-Roosevelt, Paris 8ème.

Contact : Dominique Sellier, responsable du pôle prospective, Arene Ile-de-France

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