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CFWB et la création

Le 27ème numéro de la revue Faits&Gestes s’appuie sur une étude socio-économique du secteur des arts plastiques coordonnée par l’Observatoire des politiques culturelles et le Service des arts plastiques de la Communauté française. La cinquantaine d’opérateurs en art contemporain qui bénéficie de conventions ou de subventions récurrentes de la Communauté française, a participé à cette enquête qui a permis de dresser un portrait quant à leurs activités, leurs collections, leurs publics, leur environnement, leur personnel ou leurs ressources financières.
Dans l’ensemble des informations données dans ce 27ème numéro de la revue, quelques-unes sont particulièrement marquantes :

  • l’art contemporain est un phénomène plutôt urbain : 27 des 51 institutions sont situées dans de grandes agglomérations et, à l’inverse, aucune en zone rurale ;
  • parmi leurs activités « phares », se retrouve tout naturellement l’organisation d’expositions temporaires ou permanentes ; alors que seulement 45% des institutions possèdent des œuvres d’art ;
  • d’autres activités fortement répandues : la publication et l’édition d’ouvrages pour 80% des institutions et l’organisation de formations destinées à des professionnels pour 50% des institutions.
  • le nombre de pièces d’œuvres répertoriées est assez impressionnant : 2.135.000 pièces. Mais le seul Musée de la Photographie en possède déjà plus de deux millions. Les 52.500 pièces restantes sont réparties entre 22 autres associations ;
  • une caractéristique assez particulière au secteur : les ¾ des personnes qui y travaillent sont diplômées de l’enseignement supérieur et les 2/3 ont un diplôme dans le domaine des beaux-arts.

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La culture au grattage

Dans ses vœux au monde de la culture, Nicolas Sarkozy a confirmé l’annonce faite en fin d’année dernière d’une rallonge budgétaire de 100 millions par an pour le patrimoine. Cette année, 400 millions d’euros iront donc à la rénovation et l’entretien. Mais aucune précision n’avait été faite sur le financement de cette rallonge.
C’est aujourd’hui chose faite. “On n’a pas mal travaillé avec le président de la Française des Jeux et, l’idée, c’est d’avoir un jeu à gratter sur le patrimoine”.

Comme au Royaume-Uni, un nouveau jeu de grattage pourrait venir combler les trous du portefeuille du ministère. Probablement mis en place avant l’été, il pourrait rapporter 25 millions d’euros. Une somme qui paraît ridicule : les travaux nécessaires sur les monuments historiques dépassent les 10 milliards d’euros, selon le Rapport sur l’état du parc monumental français.

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