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La “folle” vente

La vente aux enchères d’objets ayant appartenu au créateur de mode français Yves Saint Laurent s’est terminée mercredi à Paris sur le chiffre record de 373,9 millions d’euros de recettes. Le quotidien progressiste de gauche La Repubblica commente cette “folie”: “Peut-on vraiment tomber amoureux d’un fauteuil dont la valeur initiale délirante est déjà fixée à deux ou trois millions d’euros, et se disputer ensuite sauvagement, enchère après surenchère, pour l’obtenir finalement sur un coup de tête, pour le prix hallucinant de 22 millions d’euros? … Par un dernier coup de marteau, le fauteuil dragon [de St Laurent] a été accordé à un mystérieux fétichiste. … Ces prochains jours, le mystère portant sur le sort de deux petites statuettes chinoises en bronze, un lapin et une souris, devrait également être levé. Le gouvernement chinois avait essayé en vain de faire leur acquisition car celles-ci avaient été dérobées par l’armée française dans la résidence d’été de l’empereur Qianlong. Un acheteur inconnu a allongé 14 millions d’euros nets pour chaque pièce. On ne sait toujours pas si les deux précieuses statuettes reverront finalement leur patrie d’origine.” 

Source : la Repubblica.

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Les politiques culturelles

La revue les Cahiers français vient de publier sous direction de son rédacteur en chef Philippe Tronquoy « Les politiques culturelles ».

L’ouvrage fait une synthèse très complète des spécificités et des problématiques actuelles rencontrées dans les politiques culturelles en France.

 

Au sommaire : 

Les pouvoirs publics et la culture


  • Le ministère de la culture, 1959-2009 : quel bilan ? Quelles orientations ? (Philippe Poirrier)

  • Les collectivités territoriales et la culture (Guy Saez)
  • L’action publique en faveur du mécénat (Sabine Rozier)
  • La diffusion de la culture française dans le monde (François Chaubet)

 Les politiques publiques face aux mutations de l’économie de la culture

  • Le droit d’auteur contesté par le numérique (Françoise Benhamou)
  • Le soutien à l’économie du livre (François Rouet)
  • Télévisions privées et télévisions publiques : leur financement, leurs obligations (Rémy Le Champion)
  • L’aide publique au cinéma : ses mécanismes et ses résultats (Joëlle Farchy)
  • Les aides au spectacle vivant (Fabrice Thuriot)
  • Les pouvoirs publics et le marché de l’art (Alain Quemin)
  • Une gestion nouvelle des musées (Jean-Michel Tobelem)

 La culture : quelle(s) acception(s) ? Quelle démocratisation ?

  • La place de l’école dans la transmission de la culture (Pierre-Henri Tavoillot)
  • Quel patrimoine préserver ? (Michel Melot)
  • La démocratisation de la culture, jusqu’où ? (Emmanuel Wallon)

 

Pour commander l’ouvrage, cliquez ici.

 Source : la documentation française.

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DOCAM et Art press

DOCAM et art press présentent le lancement du nouveau numéro de la revue art press 2 : « LES ENJEUX DE LA CONSERVATION DES ARTS TECHNOLOGIQUES ».

Le 4 mars prochain à 17 heures à la SBC Galerie d’art contemporain (372, rue Sainte-Catherine Ouest, espace 507, Montréal), Alain Depocas et Jean Gagnon présenteront le contenu du nouveau numéro d’art press 2 qui comprend plusieurs articles rédigés par des chercheurs et des collaborateurs de DOCAM, dont : « Émulation, migration et re-création » de Jon Ippolito, « Itération, infini et dégradation : Les nouveaux médias et la pratique de la documentation » de Corina MacDonald, « Évolution de l’authenticité. Objets et intention dans le monde artistique » de Caitlin Jones, une entrevue avec l’artiste Gary Hill réalisée par Jean Gagnon, ainsi que l’article sur « Les enjeux pédagogiques » de Sylvie Lacerte, titulaire du Séminaire DOCAM, offert à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) cette année. Plusieurs de ces chercheurs seront sur place afin de répondre aux questions et favoriser un climat d’échange avec le public.

Suite aux présentations, tous seront invités à visiter l’exposition de l’artiste multimédia Antoni Muntadas (New York / Barcelone), MUNTADAS. La construction de la peur, en cours à la galerie SBC du 28 février au 18 avril 2009.

Peut-on encore parler d’œuvre originale dans le cas d’une installation vidéo dont le matériel, vite périmé, est périodiquement renouvelé? Qu’est-ce que « conserver »  une œuvre en libre circulation sur Internet? Et « restaurer » une autre conçue sur un logiciel obsolète? En réponse, des conservateurs et des responsables d’institution, des artistes et des historiens d’art font part de leur expérience dans ce numéro bilingue (français/anglais), réalisé en collaboration avec DOCAM (Documentation et conservation du patrimoine des arts médiatiques).

 

DOCAM est une alliance internationale de recherche sur la documentation et la conservation du patrimoine des arts médiatiques, constituée à l’initiative de la fondation Daniel Langlois pour l’art, la science et la technologie. Son principal objectif est le développement de méthodologies et d’outils avant-gardistes adaptés aux enjeux de la conservation et de la documentation d’œuvres d’art numérique, technologique et électronique. DOCAM est subventionné par le Conseil de recherche en Sciences humaines du Canada.

Art press est une revue mensuelle d’information et de réflexion sur la création contemporaine. Acteur et témoin engagé de la création d’aujourd’hui, art press a pour vocation de couvrir l’ensemble de la scène artistique mondiale. Bilingue (français/anglais) depuis 1992, art press publie chaque année des hors-série et des numéros spéciaux, dont la collection art press 2, publication tri-mestrielle consacrée à des thématiques spécifiques, nées de réflexions menées à partir de l’actualité.

La SBC Galerie d’art contemporain est un centre d’exposition et une galerie publique sans but lucratif. Son mandat consiste à sensibiliser un large public aux enjeux et aux discours qui animent l’art contemporain, au moyen d’une programmation diverse en arts visuels et en arts médiatiques.

 

Liens :

http://www.docam.ca/

http://www.fondation-langlois.org/

http://www.art-press.fr/

http://www.sbcgallery.ca/

 

Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter : Sophie Le-Phat Ho

Coordonnatrice de l’Alliance de recherche DOCAM / Fondation Daniel Langlois pour l’art, la science et la technologie

Tél. : 514-987-7177 poste 4206 / slephatho@docam.ca

Source : La fondation Daniel Langlois pour l’art, la science et la technologie.

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Mécénat en Roumanie

Le journal Cotidianul commente le programme annoncé par le ministre roumain de la Culture Theodor Paleologu, devant assurer la conservation des monuments culturels: “Paleologu s’est décidé à affronter la mafia du bâtiment à Bucarest. … La restitution incohérente des propriétés après 1989, l’incompétence et l’inertie des nombreuses institutions étatiques, … et le manque de visée à long terme d’une économie basée sur le profit immédiat, ont entraîné la dégradation de la dernière parcelle encore intacte de fierté et de tradition nationale. Nous avons pu voir comment des bâtiments baroques ou des villas de boyards du sud de la Roumanie se sont transformés en discothèques et en lieux de loisirs grâce à des autorisations douteuses, comment des sites archéologiques sont devenus des campings. … Des églises en bois ont été démontées ou remplacées par des blocs de béton. … Cela vaudrait la peine d’accorder une exonération d’impôts de dix ans à tout entrepreneur privé qui investirait de manière conséquente dans le soutien au patrimoine, la protection des monuments et la réhabilitation des lieux de mémoire.”

Pour découvrir l’article dans son intégralité, cliquez ici

Source : Cotidianul, Bpb

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Le déclin du carnaval

Le quotidien De Standaard se penche sur le déclin du carnaval dans les métropoles flamandes. S’il n’y avait pas de grande communauté brésilienne à Bruxelles, on ne fêterait même plus le carnaval dans la capitale. “De nos jours, la plupart des clubs de carnaval ne réussissent plus à attirer les jeunes. Les élections du prince du carnaval ressemblent de plus en plus à du copinage. Les jeunes ne savent pas pourquoi le carnaval existe. Ils l’associent juste à la consommation d’alcool et le recherchent particulièrement dans les villes où il est possible de sortir. Les clubs de carnaval qui avaient autrefois des adeptes dans toute la ville se sont retirés dans les banlieues à cause du réseau social insuffisant. … Parallèlement à cette évolution, les services municipaux se montrent de moins en moins intéressés par cette fête. … Puisque le carnaval a perdu sa signification, ils ne veulent plus lui consacrer de financement. Ils préfèrent soutenir des festivals et des activités culturelles qui eux, sont plus attractifs.”

Consultez l’article dans son intégralité ici.

Source : De Standaard, Bpb.

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La culture en chantier

rue de ValoisLe comité pour la réforme des collectivités locales a achevé son programme d’auditions il y a maintenant deux semaines. Une version du rapport final attendu pour la fin février – début mars, vient d’être soumise à l’Elysée et les réactions sont dores et déjà nombreuses. L’enjeu de départ est considérable pour la gouvernance de nos territoires et si le document de l’Institut Thomas More paru au début du mois montre que certaines inquiétudes autour du « mille-feuille institutionnel » sont à dissiper, la révision de l’organisation du territoire dans sa répartition, son fonctionnement et son mode de gouvernement est, on l’oublie trop souvent, à replacer dans le contexte récent du mouvement décentralisateur des 27 dernières années.

Les attentes sont importantes, notamment dans les domaines de la clarification des compétences des collectivités, dans la représentation démocratique des citoyens et dans les politiques de proximité.

Le débat qui se distingue de tous les autres, jusque dans la politique de comptoir, est bien évidemment celui de la suppression l’échelon départemental. Mais qu’on ne s’y trompe pas, ce que nous entendons sur cette question n’est que la face émergée de l’iceberg. Cette réforme a déjà été programmée techniquement depuis 2002, nous aurons l’occasion d’y revenir.

Il faut espérer que ce qui se dégage du rapport transmis à l’Elysée engendre un débat plus démocratique et plus dense pour qu’on ne laisse pas les territoires sans possibilité de l’amender et/ou de l’utiliser comme une base de travail pour en décliner la mise en pratique la plus pertinente au niveau des territoires. Il n’est pas trop tard pour le prendre comme un document cadre de travail, d’autant que la question concerne de manière tout aussi stratégique la gouvernance de l’Etat. Quoi qu’il en soit, il serait illusoire et dangeureux de déconnecter la réforme de l’Etat de la réforme des collectivités, en particulier pour la culture.

En effet, réformer les relations entre l’Etat et les collectivités permettrait notamment de redéfinir un pacte moral et financier entre les collectivités et l’Etat. Dans les grandes vagues de décentralisation, les compétences transférées ne sont pas toutes ni totalement compensées. La situation actuelle devient inextriquable pour de nombreux territoires et il est temps de redéfinir ce pacte moral et financier.

Si décentraliser correspond à une préoccupation historique pour répondre à la complexité de la société, il convient d’en appréhender l’enjeu majeur pour l’Etat, toutes tendances de gouvernements confondues : la rationalisation des dépenses de l’Etat et, par voie de conséquence, le transfert de la dette publique aux collectivités.

La RGPP n’a hélas pas que des objectifs d’amélioration qualitative et quantitative de la gestion de l’Etat « par le haut ». Il est donc important que les collectivités montent au créneau. Rappelons, et ce n’est pas un détail, que l’endettement des collectivités s’élève à 113 milliards d’euros, soit 5% de leur budget de fonctionnement, ce qui leur permet d’être, et de très loin, le véritable premier investisseur du pays et de servir d’amortisseur des effets liés au contexte actuel de la crise.

Mettons ce chiffre en comparaison avec celui de l’Etat, dont la part d’endettement fait sortir régulièrement Bruxelles de ces gonds, et l’on comprend immédiatement qu’au-delà de l’enjeu purement politicien de la tenue de certaines promesses (de gauche comme de droite d’ailleurs), le mouvement de fond engagé appelle au moins à quatre grandes exigences, comme le rappelait le Forum de la gestion des villes à Poitiers où nous étions cette semaine :

  • une exigence démographique liée à nos bassins de vie (à l’époque de la création des cantons 90% de la population française était rurale) ;
  • une exigence de rigueur budgétaire dans le transfert des compétences (la baisse des produits des droits de mutations correspondait en 2007 pour les départements à 5 milliards d’euros en moyenne, soit le coût de la gestion d’un RMI) ;
  • une exigence d’optimisation et d’efficacité de l’impôt prenant en compte la nouvelle organisation de nos modes de travail (43% de la taxe professionnelle perçue par les collectivités est payée par l’Etat, ce qui pose la question de l’autonomisation financière des collectivités) ;
  • une exigence citoyenne et démocratique nécessitant une vraie pédagogie de l’action (rapporter les décisions, leur suivi et leur impact dans un compte-rendu de mandat ne suffit pas. Hors des assemblées, il y a un déficit considérable d’information et de compréhension des enjeux dans les décisions prises, sans même parler de la compréhension des compétences réelles et des raisons pour lesquelles les collectivités tiennent temps à la clause de compétence générale).

Les indications du rapport remis à l’Elysée sont pour le moment données avec beaucoup de précaution :

  • la commission a retenu la création de 15 régions “de taille européenne”, au lieu de 22 actuellement en France métropolitaine, redécoupées sur la base du volontariat et de l’incitation. En l’état actuel, toute modification doit être acceptée par les assemblées concernées ;
  • la fusion entre les régions et les départements a été écartée. Le comité envisage toutefois de limiter leurs capacités d’intervention, en les spécialisant dans des secteurs définis ;
  • le comité préconiserait la création d’un conseiller territorial siégeant à la région et/où au département. Le mode de scrutin uninominal serait préservé dans les zones rurales, tandis que le scrutin de liste serait généralisé dans les zones urbaines. Cette hypothèse suppose un redécoupage des cantons à l’intérieur de nouveaux arrondissements ;
  • le rôle des métropoles, au nombre de huit dans un premier temps (Marseille, Lyon, Lille, Bordeaux, Nantes, Nice, Strasbourg et Toulouse) devrait être renforcé. Elles bénéficieraient de pouvoirs élargis relevant jusqu’à présent des départements, notamment dans l’action sociale ;
  • une collectivité du Grand Paris serait créée. Elle se substituerait aux départements de Paris, du Val-de-Marne, de la Seine-Saint-Denis et des Hauts-de-Seine. Ceux-ci seraient fusionnés, et les intercommunalités disparaîtraient ;
  • la commune reste l’échelon de base intouchable, mais l’organisation intercommunale est privilégiée.

Comme le rappelle le journal Le monde dans son article du 21 février dernier , si elles sont retenues par le gouvernement et votées, les propositions du comité Balladur ne devraient pas être mises en oeuvre avant les élections régionales du printemps 2010. La nouvelle organisation ne serait donc applicable qu’en 2014, date du renouvellement des conseils généraux.

Il y a donc une fenêtre ouverte au débat et à la contribution de nos politiques et de nos techniciens territoriaux (ainsi que pour les opérateurs de la culture) pour apporter des éclairages supplémentaires au citoyen sur les points positifs et négatifs du fameux mille-feuille administratif à la française. C’est ce à quoi s’emploie, non sans un certain panache, le Forum pour la gestion des villes, que le comité Balladur vient d’appuyer récemment dans une lettre.

Son délégué général, Olivier REGIS, a brillamment démontré le 18 février à Poitiers qu’un des principaux enjeux de la réforme à venir repose sur la fiscalité et sur le leadership dans la gestion des compétences.

  • Sur la fiscalité, le problème se situe au niveau de la répartition des structures qui ont une fiscalité propre et celles qui n’en n’ont pas (comme les syndicats). Pour ne prendre qu’un exemple pour les Départements, on assiste à une baisse constante du produit des droits de mutation de +14% à +2% entre 2004 et 2007, ceci n’est pas sans conséquences pour l’impôt citoyen.
  • Sur le leadership, le problème lié aux financements croisés n’est pas insurmontable si l’on parvient à identifier à chaque fois un chef de file . Pour ne prendre que l’exemple des compétences sport, culture et développement économique, les financements croisés se sont répartis ainsi en 2007 : 12% Régions, 7% Départements, 27% Villes, 12% Groupements.

Certains raccourcis présidentiels font évidemment bondir les collectivités et le Comité Balladur n’a pas dissipé nombre d’inquiétudes (malgré le “big bang territorial” annoncé). Par exemple, sur la suppression de la taxe professionnelle : la part versée par l’Etat pose jusqu’à présent la question de l’autonomisation des collectivités vis-à-vis de celui-ci (sans parler des montants toujours dus). Si on cherche à alléger le poids qui pèse sur la compétitivité des entreprises implantées sur les territoires en supprimant la TP, la conséquence immédiate est qu’il faut inventer 8 à 10 milliards d’euros pour compenser…

Pour les collectivités, deux principaux points d’accroche demeurent sur la réforme en cours de définition :

  • ce qu’Olivier REGIS appelle « la théorie du bocage normand » : en période de crise, , le mille-feuille joue le rôle d’amortisseur, comme les haies du bocage en cas d’inondations. En période de croissance, la reprise est en revanche de facto plus lente ;
  • la loi PLM (Paris-Lyon-Marseille) : la taille critique des grandes villes est à étudier pour les communautés urbaines. Leur transposer la loi PLM pourrait s’avérer utile.

Que les professionnels et les institutionnels de la culture ne s’y trompent pas, ces grandes manœuvres une fois achevées, c’est toute l’organisation des politiques sectorielles qui est à mettre en ordre de marche. Le diagnostic et les travaux du Comité Balladur auraient dû mieux servir aux Entretiens de Valois pour étudier la mise en pratique des mécanismes en gestation, ce ne fut hélas pas complètement le cas.

Si le rapport final des Entretiens de Valois est particulièrement riche, il apparaît qu’il n’anticipe pas suffisamment les changements de gouvernance qui se profilent. L’ensemble des opérateurs a son mot à dire. En revanche, au niveau sectoriel, il préfigure les nouveaux paradigmes de cette gouvernance dans le domaine culturel.

Plusieurs de ces propositions intéressent en effet très directement les collectivités.

Le rapport préconise de créer, à l’échelon régional, une nouvelle instance, un lieu de concertation et de dialogue pérenne entre l’Etat, les collectivités territoriales et les professionnels, dans la droite lignée des pôles régionaux esquissés en 2004-2005. Ceci conduit à la construction de nouvelles relations partenariales avec les collectivités.

C’est toute l’économie de la contractualisation entre domaine public et opérateurs de la culture qui est en train de muter.

Ces instances, seraient pour ainsi dire le pendant local du Conseil des collectivités territoriales pour le développement culturel, réactivé au niveau national en juillet 2008.

Le rapport final des Entretiens plaide pour “une meilleure coordination des collectivités territoriales”. Celle-ci pourrait passer par la création d’agences régionales professionnelles. Celles-ci auraient notamment pour mission d’”aider concrètement à la diffusion et à la mise en cohérence sur le terrain des politiques culturelles”. Ces agences ne seraient ni des Adiam (associations départementales pour l’information et l’animation musicales) – jugées trop tournées vers le spectacle amateur -, ni un nouveau guichet, même si “elles peuvent éventuellement gérer une aide à la diffusion”.

Dans le même esprit, le rapport préconise de définir des critères plus précis pour l’attribution de subventions et de contractualiser davantage sur les objectifs et sur les moyens. L’enjeu est sur ce point considérable.

Christine Albanel souhaite que soient lancés les “chantiers” qui permettront d’”approfondir certaines idées et d’aboutir à des propositions de réformes concrètes”. Une façon aussi de couper l’herbe sous le pied du Conseil de la création artistique présidé par Marin Karmitz et dont la récente création a été peu goûtée du côté de la rue de Valois.

Il s’agit d’étudier désormais dans quelles conditions de mise en œuvre les Entretiens de Valois vont, à partir de ce programme de réformes, intégrer les autoroutes de la décentralisation en cours de construction suite au rapport du Comité Balladur, car c’est tout le” mille-feuille institutionnel” de la culture qui est concerné.

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Détente à propos du CME

Détente dans le débat sur le centre à la mémoire des expulsés. La nomination d’Erika Steinbach, présidente controversée de l’association des expulsés, au Conseil de la fondation du Centre pour les expulsés prévu à Berlin, a provoqué des tensions entre la Pologne et l’Allemagne. Selon le quotidien polonais Gazeta Wyborcza, Steinbach ne doit pas participer activement à la prise de décision dans le musée contre les expulsions ["Signes visibles"]. “On a assuré [au conseiller de politique étrangère du gouvernement polonais, Wladyslaw] Bartoszewski que l’influence de la responsable des associations d’expulsés sur le musée ‘Signes visibles’, dont le gouvernement allemand prévoit la construction à Berlin, serait très restreinte. C’est un tournant dans ce débat né il y a dix ans, sur la manière dont les Allemands expulsés après-guerre veulent honorer leurs compatriotes. Si l’on écoute Steinbach, on a l’impression que ce ne sont pas les Allemands qui ont déclaré la guerre, et que les Polonais et les Tchèques – les véritables victimes du nazisme – ont été les tortionnaires. Angela Merkel a assuré à maintes reprises qu’avec ‘Signes visibles’, l’histoire ne sera pas déformée. Ses paroles semblent désormais encore plus crédibles.”

Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez ici.

Source : Bpb

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Tallinn à l’économie

Le quotidien Postimees redoute que Tallinn ne puisse réunir les moyens financiers initialement prévus pour devenir Capitale européenne de la culture en 2011: “Au départ, la ville devait débloquer 4 millions d’euros l’année dernière, mais cette somme n’a représenté au final que 2,7 millions. Même l’Etat a octroyé finalement 0,9 millions d’euros au lieu des 2,8 millions prévus. Et rappelons-nous que les coupes opérées actuellement représentent peu par rapport aux 11,5 millions d’euros que la ville doit apporter par la suite. L’Etat non plus n’ira pas au bout des 8,9 millions d’euros promis. Lors d’une visite à Tallinn, le président du comité de sélection, Robert Scott, a lui même indiqué que dans la crise économique actuelle, les coupes dans le budget de la culture étaient inévitables. En conséquence, il est d’autant plus important que la municipalité et l’Etat coordonnent mieux leurs efforts pour que Tallinn soit en 2011 une capitale européenne de la culture digne de ce nom.”

Pour consulter l’article dans son intégralité, cliquez ici.
Source : BpB

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Culture et environnement

Culture du Cœur 13, pôle régional de formation pour l’accès à la culture, organise une journée de rencontres autour du thème Art et environnement ouverte aux acteurs culturels et aux partenaires sociaux, le 19 février, à Marseille. Plusieurs ateliers réunissant un artiste, un acteur culturel et des référents sociaux, se dérouleront le matin afin d’observer comment l’environnement peut être mis en perspective dans un champ de la création. Une performance de Jean-Marc Montera ouvrira l’après-midi suivie d’une table ronde qui interrogera les environnements urbains et ruraux comme terrains de production artistique et culturelle et la façon dont ils peuvent modifier la représentation que les publics se font du territoire. Un programme détaillé est en ligne, ainsi que deux bulletins d’inscription, un pour les référents sociaux et un pour les acteurs culturels. Contact : Cultures du Coeur 13, 26-28, allées Léon Gambetta, 13001 Marseille (04 91 32 64 78 – culturesducoeur13@wanadoo.fr - http://www.infospectacles.com/ )

Source : Ministère de la culture et de la communication.

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Les vingt ans de l’OPC

Le programme des événements qui vont rythmer le vingtième anniversaire de l’Observatoire des Politiques Culturelles vient d’être publié, en voici une première présentation.

La culture occupe de bien des façons une place de plus en plus importante dans la vie quotidienne des individus. Les pratiques artistiques et culturelles connaissent de très sensibles évolutions. L’art ne cesse de se pluraliser à travers l’émergence de nouvelles disciplines, de nouvelles formes esthétiques. Les activités artistiques et culturelles occupent dans l’économie générale et la vie sociale une place désormais structurante en termes de richesse et d’emploi. La culture élargit les horizons des territoires et des populations, multiplie les connexions entre le local et le mondial, en passant par l’Europe.

Comment ces phénomènes s’inscrivent-ils dans une perspective de développement culturel durable ? En quoi participent-ils à l’épanouissement des individus et au vivre ensemble, à la diversité culturelle et au dialogue entre les cultures ? Dans quels termes se pose aujourd’hui la question de l’élargissement de l’accès à l’art et à la culture ? Comment relever le défi des mutations de la culture ? Autour de quelles règles du jeu faut-il recomposer les politiques culturelles de l’Etat et des collectivités territoriales ? Quelle est la responsabilité des acteurs culturels et de la société civile dans ce débat ? Sur quelles bases pourrait-on envisager une nouvelle étape de décentralisation des affaires culturelles en France ?

 

Le 20ème anniversaire de l’Observatoire des politiques culturelles sera l’occasion de mettre en débat l’ensemble de ce questionnement sur les transformations de la culture et des politiques culturelles territoriales. Dans cette perspective, l’OPC animera un ensemble de rencontres avec de multiples partenaires à travers la France et en Europe : collectivités territoriales, services de l’Etat, réseaux européens et mondiaux, acteurs culturels, organismes professionnels, Universités et laboratoires de recherche, fédérations d’élus sont associés aux rendez-vous proposés… 10 étapes composeront un tour de France et d’Europe pour dynamiser le débat les politiques culturelles :

Grenoble, Vilnius, Barcelone, Avignon, Annecy, Bordeaux, Strasbourg, Caen, Rennes, Bruxelles , Pantin/Paris…

 

  • Education artistique et collectivités territoriales en EuropeVilnius, 8-10 mai 2009. Colloque organisé en partenariat avec le réseau européen Les Rencontres à l’occasion de Vilnius, capitale culturelle.
  • Culture, territoires et société en Europe, Grenoble, 28-29 mai 2009. Première triennale de la recherche dans les politiques culturelles en Europe proposée par l’Observatoire des politiques culturelles en partenariat avec PACTE-CNRS. Avec le soutien de la Fondation européenne de la culture d’Amsterdam, de la Ville de Grenoble, de la Métro, communauté d’agglomération de Grenoble, du Conseil général de l’Isère, du Conseil régional Rhône-Alpes, du ministère de la Culture et de la Communication, en partenariat avec Culturelink, réseau mondial de recherche dans les politiques culturelles, ENCATC, réseau européen des centres de formation d’administrateurs culturels, Culture Europe International, Relais Culture Europe, avec la participation de Réseau, avec le parrainage de la Commission européenne et du Conseil de l’Europe.
  • Culture, développement durable et pouvoirs locaux : des enjeux partagés, Barcelone, 12 juin 2009. Rencontre en collaboration avec Cités et Gouvernements locaux unis, la Ville de Barcelone, la Diputacio de Barcelone, l’Université de Barcelone.
  • Quelle nouvelle décentralisation des politiques culturelles ?, Avignon, Juillet 2009. Rencontre en partenariat avec la FNCC, le Festival d’Avignon, la Ville d’Avignon
  • L’évaluation : un point d’appui pour les politiques culturelles territoriales, Annecy, Septembre 2009. Rencontre en partenariat avec la Ville d’Annecy, la Communauté d’agglomération d’Annecy, le Conseil général de Haute-Savoie, la Région Rhône-Alpes, la DRAC Rhône-Alpes (sous réserve).
  • Les réseaux culturels européens un partenaire pour les acteurs culturels locaux ?, Bruxelles, 30 septembre au 2 octobre 2009. Rencontre avec divers réseaux professionnels et de pouvoirs locaux : Culture Action Europe, ENCATC, Eurocities, Comité des Régions (sous réserve), en partenariat avec Relais Culture Europe.
  •  La culture au défi de la société de la connaissance, Strasbourg, Octobre 2009. Rencontre en partenariat avec l’Agence culturelle d’Alsace, la Région Alsace.
  •  La mobilité artistique du local à l’international et vice versa : pratiques et enjeux, Bordeaux, Octobre 2009. Rencontre en partenariat avec la Ville de Bordeaux, le Conseil général de Gironde, le Conseil régional d’Aquitaine, la DRAC d’Aquitaine, l’OARA, l’IDDAC, IETM.
  •  Culture, attractivité et créativité territoriale : quelles interactions ?, Caen, Novembre 2009. Partenariat en préparation avec la Ville de Caen.
  •  L’artiste et la cité en Europe, Rennes, Octobre ou novembre 2009. Rencontre en partenariat avec la Ville de Rennes, Rennes Métropole, La Région Bretagne, la Conférence des Villes de l’Arc Atlantique, avec la participation d’IETM (sous réserve), réseau international des arts du spectacle, du Relais Culture Europe.
  • Mutations de la culture, recomposition des politiques culturelles : nouveaux enjeux, nouveau contrat, Ile de France, Pantin et Paris, Sénat, Décembre 2009. Rencontre en partenariat avec l’ARF, l’ADF, l’AMF, l’AMGVF, l’ADCF, l’APVF, la FNCC, EUROCITES (sous réserve), Cités Unies et Gouvernements Locaux, le CLIDAC, les directeurs d’affaires culturelles d’Ile de France, le ministère de la Culture et de la Communication, partenariat en cours de construction.

Source : OPC

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[Ecosistema urbano]

Le 5 février dernier, Le Sommer Environnement inaugurait son exposition dédiée à Ecobulevar de l’agence d’architecture [Ecosistema urbano]

Créée en 2000 à Madrid, cette jeune agence sur fonde sur l’idée que des solutions durables et innovantes peuvent se mettre au service de la revitalisation urbaine et de la qualité d’usage, faisant ainsi du développement durable un impératif de transformation urbaine et sociale. Rien d’étonnant donc que l’agence Le Sommer Environnement ait choisi d’inviter [Ecosistema urbano]. Ce bureau d’études spécialisé dans le conseil en environnement appliqué au bâtiment et au cadre bâti est déjà devenu une référence dans de nombreux domaines, notamment le HQE. Michel Le Sommer et son équipe proposent une approche généreuse, sensible et engagée de ces questions et la présentation de la démarche de [Ecosistema urbano] en est un témoignage d’une grande vitalité.

Si dans cette exposition on peut découvrir trois propositions développées pour la dernière Biennale d’architecture de Venise, l’exposition présente plus particulièrement le projet EcoBulevar de [Ecosistema urbano], projet qui est défini comme « un dispositif temporaire visant à régénérer le nouveau quartier de Vallecas à la périphérie de Madrid par une approche sensible, bioclimatique et sociale. S’appuyant sur des principes de régulation microclimatique, EcoBulevar revisite l’ancien modèle des cités-jardins pour proposer trois pavillons écologiques arborés et autonomes en énergie, ouverts à de multiples usages et porteurs d’aménités urbaines et paysagères, histoire de réparer les erreurs d’un urbanisme uniforme et purement fonctionnel ». 

Le projet EcoBulevar est lauréat 2007 du prix pour « l’architecture émergeante » de la revue The Architectural Review.

A noter également que [Ecosistema urbano] se distingue par sa démarche de conception des équipements culturels où recycler, reprogrammer, revisiter, reconsidérer, réutiliser et renaturaliser, sont les maîtres mots.

Une des ambitions de [Ecosistema urbano] est de contribuer à créer sur le plan européen un écosystème d’innovation en favorisant la mise en réseau et la capitalisation d’expériences, notamment à travers son blog et une e-TV participative.

A découvrir absolument, jusqu’au 12 mars à l’espace La galerie de Sommer Environnement, 5 bis, rue des Haudriettes 75003 PARIS (T 01 77 45 36 51)

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Streaming Museum III

Streaming museumAprès avoir fêté son premier anniversaire le 29 janvier dernier, le Streaming Museum a inauguré le 3 février le troisième volet de son cycle sur les artistes et les innovateurs de l’environnement présenté jusqu’à 3 avril prochain.

Comme nous l’avions déjà évoqué pour les deux expositions précédentes dont la première partie fut inaugurée le 3 octobre 2008, ce musée hybride proposant des expositions en temps réel dans différents lieux et espaces publics dans le monde entier est peut-être une forme de musée que nous verrons se développer de plus en plus si un travail scientifique et culturel peut être développé sur les nouvelles monstrations comme celles initiées par le Streaming Museum.

Ce dernier présente depuis son lancement les visions et les perspectives de quarante artistes, de Merce Cunningham à Nam June Paik, des agents artificiels de Toni Dove à Paul Miller, DJ Spooky, et bien d’autres artistes reconnus ou émergents.

Pour découvrir leurs œuvres présentées par le Streaming Museum, cliquez ici, pour les découvrir sur  Ars Virtua New Media Center et  sur second life, cliquez ici.

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Création du CFI

La Région Ile-de-France a décidé de réunir les structures d’accompagnement à l’innovation afin d’accroître leur visibilité et leur efficacité : le Centre francilien de l’innovation est né. Un espacé dédié ouvrira au troisième trimestre 2009 et rassemblera les quatre centres régionaux d’innovation et de transfert de technologie (CRITT) et l’association Ile-de-France Technologie.
La création du CFI n’est que la première étape de la mise en œuvre du schéma régional de soutien à l’innovation technologique. Le site hébergera aussi Le Lieu du design en Île-de-France et le pôle de compétitivité Cap Digital. Cette nouvelle structure coordonnera des actions en faveur des éco-innovations et de l’éco-design (priorités liées à l’objectif d’éco-Région). Elle veillera aussi à dynamiser la prospection au sens large (scientifique, technique, règlementaire, sociétale, marché…) et à favoriser les coopérations entre les huit départements franciliens et les laboratoires de recherche. Par ailleurs, un système d’information et de gestion proposera une image actualisée de ce qui se passe en matière d’innovation et de besoins émergents notamment.

Pour plus d’information, cliquez ici.

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Friches

Le TNT, en partenariat avec l’association Artfactories/Autre(s)pARTs, l’université Michel de Montaigne Bordeaux 3, la direction de l’Architecture et du Patrimoine du ministère de la Culture et de la Communication et la mission Nouveaux Territoires de l’Art (NTA) de l’Institut des villes, propose une journée d’étude sur le thème de la réhabilitation du patrimoine industriel européen en lieux de culture, Du patrimoine industriel aux friches culturelles en Europe, le 5 février au TNT, à Bordeaux (Gironde).

Les interventions de cette journée auront pour but de soulever des pistes de réflexion autour des questions de la conservation du patrimoine matériel et immatériel, de la multiplication des friches culturelles en Europe, de l’implication des équipes dans l’application du développement durable et d’autres relations à l’art et aux populations. Il s’agira également de questionner le poids de ces initiatives dans les politiques culturelles européennes.

Les interventions de la matinée se dérouleront en plénière, tandis que l’après-midi, trois ateliers se tiendront simultanément autour des thèmes suivants : L’art dans les friches est-il différent ? ; Vers un autre modèle social et politique ? ; La friche, abri ou édifice ?

L’entrée et le déjeuner sont gratuits sur réservation : mayatnt@orange.fr .

Contact : renseignements et réservations, Éric Chevance, TNT – Manufacture de chaussures, 226, boulevard Albert 1er, 33800 Bordeaux (05 56 85 82 81 – www.letnt.com )

Source : Ministère de la culture et de la communication

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Entropa

Seuls les eurosceptiques rient de l’installation “Entropa”. L’hebdomadaire Dilema Veche revient sur l’installation controversée de l’artiste tchèque David Cerny, “Entropa”. “Les réactions à son oeuvre ‘Entropa’ ont été différentes en fonction des comportements culturels. Les autorités bulgares se sont senties blessées et ont déclaré que cela ne correspondait pas à l’image de leur pays, tandis que les Britanniques ont pris avec humour le fait que Cerny représente leur pays par un emplacement vide, illustrant leurs réserves traditionnelles concernant l’UE. … L’art ou la provocation de Cerny a légèrement secoué l’aura unanime et solennelle des institutions européennes et montre que tout ce qui constitue le symbole d’une identité, ce qui appartient à l’image qu’un peuple se fait de lui-même, reste un sujet sensible. Une unification européenne de l’humour est manifestement impossible et seuls les Britanniques peuvent rire de telles attaques sur l’identité nationale ‘mettant l’Etat en péril’. Justement eux, les eurosceptiques.”

Source : OCPE

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Luso-Spanish Museums

La ville espagnole de Merida accueillera cette semaine une quarantaine de directeurs de musées du Portugal et d’Espagne, une rencontre visant à renforcer les relations bilatérales et à poser les jalons pour des projets d’exposition communs.

Au programme du premier Luso-Spanish Museums Meeting il y a notamment la présentation des réseaux de professionnels de musée existants, l’évaluation de projets intéressants dans le domaine de la documentation et de la diffusion de collections en ligne, et la constitution de groupes de travail sur des thèmes d’actualité.

Sont notamment conviés et attendus les directeurs de musées espagnols administrés par le Ministère de la Culture et les communautés autonomes de Galice et de Castille-et-León ainsi que les dirigeants d’établissements appartenant au réseau muséal portugais Museums and Conservation Institute.

Source : Lusa , OCPE.

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Entretiens de Valois IV

Les Entretiens de Valois ont été clos hier par la Ministre de la culture et de la communication, près d’un an après leur lancement. Certaines propositions méritant d’être approfondies, la Ministre dores et déjà indiqué que de nouveaux chantiers seront lancés dans les prochaines semaines pour aboutir à des réformes concrètes.

Cliquez ici pour consulter le rapport. Celui-ci synthétise l’ensemble des échanges, débats, analyses, propositions d’améliorations qui ont marqué cette année de réflexion consacrée au spectacle vivant.

Les propositions du rapport s’articulent autour de 3 axes :

  • une rénovation de la gouvernance des politiques culturelles,
  • un effort de clarification et d’efficacité des dispositifs d’aides publiques,
  • une meilleure circulation des artistes et des œuvres.

N’hésitez pas à commenter ce rapport sur CEG, nous aurons l’occasion d’en faire un dossier thématique dans les prochains jours, avant de rencontrer plusieurs cadres du ministère d’ici la fin du mois.

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Nouvelle gouvernance

Les secteurs artistiques et culturels peuvent jouer un rôle important dans le développement de nos économies nationales. En France, on nous a souvent dit cela dans un passé encore proche, en des temps où le modèle de la subvention et de la régie directe était bien établi dans nos politiques de gestion de la culture.

Bien entendu tout cela a fortement été bouleversé et la RGPP n’est que le dernier chapitre en date d’une mutation profonde dans notre politique culturelle. L’économie de la culture a connu ses deux révolutions (industrielle dans les années 60 et technologique dans les années 90) et une troisième est en train de se profiler et elle sera politique.

Les différentes doctrines en présence considèrent comme acté (et finalement à assez peu de nuances près) l’échec de notre politique de démocratisation de la culture. Ni prédominance de l’offre, ni dictature de la demande ne constituent un modèle pertinent.

Les évolutions qui sont en cours dans le domaine de la gouvernance méritent d’être suivies de près car on peut y voir que la culture est de plus en plus intégrée comme un levier transversal de développement, permettant à plusieurs politiques sectorielles de se consolider, de mieux se coordonner et surtout de mieux collaborer ensemble. Ainsi de nouvelles approches du management et de la prospective des territoires sont en train de se dessiner. Nous avons déjà pu assister à ces mutations au sein de certains réseaux de « best practices » à l’échelon international et aujourd’hui ce sont des villes françaises qui enclenchent ce mouvement. Résultat de réflexions stratégiques ambitieuses, les stratégies de positionnement des villes sont remises en question et projetées. Ce mouvement a tardé à ce mettre en œuvre en France, malgré quelques exceptions (Lyon notamment), mais les récents travaux de l’association des maires de France semblent annoncer le début d’un nouveau cycle.

Du point de vue de l’investissement, il est clair que les arts et la culture constituent un capital et une valeur ajoutée, qui renforcent, assurent et pérennisent les retombées économiques de différentes nature. Il est même démontré que l’intégration de l’investissement sur la culture dans des projets d’investissement plus génériques permet à ces derniers de monter en gamme et de s’assurer d’un retour sur investissement et d’une durabilité (économique, sociale et territoriale notamment) d’une bien meilleure qualité.

Nous sommes convaincus que ce rôle va devenir bien plus vital dans les prochaines années, comme nous l’avons traité à plusieurs reprises sur CEG et c’est un des constats d’un nouveau rapport (le sixième) de l’Association Nationale des Gouverneurs pour les Meilleures Pratiques (NGA Center).

L’intérêt principal de ce rapport repose sur la présentation d’exemples de pratiques de gouvernance où la culture et les arts sont intégrés dans les stratégies économiques de long terme.

Si la concurrence est devenue globale, elle permet d’établir des gouvernances à différents échelons territoriaux où la Ville est l’unité qui bénéficie des meilleures retombées à court terme et la culture y contribuera de plus en plus fortement, cela ne fait aucun doute.

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