Cultural Engineering Group Weblog

Services & Ressources en ingénierie culturelle

World Design Capital

Le Maire de Séoul, OH SE HOON, et Carlos HINRISCHEN, Président du Conseil International des Sociétés du Design Industriel, viennent de signer une convention désignant officiellement Séoul comme capitale du design 2010.

Séoul avait été sélectionnée capitale mondiale du design lors du Congrès de l’ICSID qui s’était tenu le 20 octobre 2007. Ses concurrentes étaient alors Dubaï, Singapour et Toronto.

L’objectif est de décerner, tous les deux ans, ce titre à une cité qui a su inscrire le design dans tous les aspects de vie économique, culturelle et sociale. En 2008, le choix s’est ainsi porté sur Turin.

Depuis son entrée en fonction en juillet 2006, le Maire de Séoul multiplie les initiative en faveur du design, pour imposer l’image économique d’une capitale-mégapole voulant s’inscrire comme plaque tournante économique de l’Asie du Nord-Est face à Hong Kong, Shanghai, Tokyo et Singapour qui ont également l’ambition de devenir des centres majeurs internationaux de création et d’innovation.

Les grands conglomérats industriels coréens (les chaebols) comme Samsung Electronics, LG Electronics et SK Telecom, poursuivent eux-aussi une spécialisation dans les activités de niche à haute valeur ajoutée, qui se traduit notamment par des dépenses très élevées en R&D, notamment en design.

Source : Agence Régionale d’Information Stratégique et Technologique de Paris.

Filed under: Expériences, Ingénieries , , , ,

Forum d’Avignon

Christine Albanel signe avec Nicolas Seydoux, président du conseil de surveillance de Gaumont et président de l’association « Forum d’Avignon, Culture, Médias, Économie », une convention triennale entre l’État et l’association en vue de l’organisation du prochain Forum d’Avignon.
Au service de la diversité culturelle. Le premier Forum d’Avignon a été organisé en 2008 dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne. Un des objectifs principaux de cette réunion annuelle est de montrer en quoi l’investissement culturel contribue non seulement à la protection de la diversité et à la défense des valeurs de civilisation mais également à la création de richesses pour les habitants et à une meilleure compréhension des valeurs d’un pays pour les visiteurs comme pour ceux qui le peuplent.
La Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles a été adoptée le 20 octobre 2005 à l’UNESCO. La France avait joué alors avec le Canada un rôle essentiel dans son adoption.
Le 14 avril 2009, Christine Albanel signe avec Nicolas Seydoux, président du conseil de surveillance de Gaumont et président de l’association « Forum d’Avignon, Culture, Médias, Économie », une convention triennale entre l’État et l’association en vue de l’organisation du prochain Forum d’Avignon.
Le Forum 2008. Le premier Forum d’Avignon s’est tenu du 16 au 18 novembre 2008 sur le thème de « La culture, facteur de croissance économique ». Il a réunit 250 acteurs majeurs issus des secteurs de l’économie, de la culture et des médias, mais aussi des représentants des pouvoirs publics de différents pays. « J’entends offrir un espace unique de rencontres pour créer les synergies, les passerelles entre des secteurs qui ont peu d’occasions de se rencontrer et faire ainsi émerger de nouvelles formes ambitieuses de collaboration bénéfiques pour la croissance et pour la diversité culturelle », avait alors expliqué Christine Albanel.
La première journée du Forum d’Avignon 2008 était consacrée à « Culture et développement économique » : la culture, condition du développement économique durable, et la création, levier de croissance.
La séance plénière, ouverte par Christine Albanel, avait pour thème: « Culture, crise et progrès. »
La seconde journée avait, quant à elle, pour sujet : « Le numérique à l’aube de nouvelles valeurs ?».

Source : Ministère de la culture et de la communication.

Filed under: Analyses, Evénements, Politiques culturelles , , ,

Open days

Organisée chaque année à Bruxelles par la Commission européenne et le Comité des régions, la semaine européenne des régions et des villes, les « Open Days », se tiendra du 5 au 8 octobre 2009. Elle aura pour thème : Défis mondiaux, réponses européennes. Plus de 7000 visiteurs sont attendus.
Lors des Open Days, les collectivités locales forment des conglomérats avec leurs partenaires européens et organisent des séminaires sur des thèmes intéressant directement les élus locaux et leurs collaborateurs.
Trois villes et six départements français ont été sélectionnés.
  • La candidature de Dunkerque a été retenue sur le thème de l’innovation régionale et celle du  Finistère sur la coopération dans la Mer du Nord.
  • Marseille a choisi de mettre en avant son statut de future capitale européenne de la culture.
  • L’Ille-et-Vilaine, les Côtes d’Armor, l’Eure, la Gironde, la Moselle ainsi que Rennes travailleront sur « le niveau local intermédiaire, acteur de l’Europe ».
Durant le mois d’octobre, ces collectivités organiseront également un événement relatif à l’Europe sur leur territoire.
Pour en savoir plus : www.opendays.europa.eu
Source : MEPLF

Filed under: Evénements, Politiques culturelles , , ,

Séminaire Paris Mix (actes)

Les actes du séminaire remarquable et remarqué de Paris Mix intitulé « Territoires métisses et innovants à la rencontre de la mondialisation : quel potentiel des industries culturelles pour l’attractivité internationale d’un territoire ? » viennent d’être mis en ligne.

Les suites de cette rencontre sont attendues avec beaucoup d’impatience et d’enthousiasme.

Filed under: Evénements, Expériences, Ingénieries, Politiques culturelles, Ressources , , , , ,

Barcelona Creativa

Le tourisme créatif est une nouvelle tendance touristique qui se caractérise par la participation des visiteurs à des activités artistiques qui leur permettent de découvrir la culture locale grâce à l’expérimentation, l’apprentissage et dans certains cas d’exposer leur talent.

Pour promouvoir le tourisme créatif à Barcelone et ses environs, la plate-forme Barcelona Creativa propose une foultitude d’activités et d’initiatives accessibles à tous, permettant de découvrir la ville toujours postée à l’avant-garde et à l’affût des leviers de développement lui permettant d’être à la fois attractive et fondamentalement innovante.

Lors du séminaire de Paris Mix, que nous avons annoncé et suivi de près, Barcelone était représentée et nous était dévoilée sa toute nouvelle politiques d’usines de la création. Aujourd’hui avec Barcelona Creativa, c’est une offre particulièrement étoffée que la capitale de Catalogne propose. De quoi en inspirer plus d’un.

Filed under: Expériences, Ingénieries, Outils, Ressources , , , , ,

Un cadre pour la ville durable

Dans le prolongement de la Charte de Leipzig adoptée par les Etats membres de l’UE en 2007, la présidence française avait, lors de la réunion ministérielle du 25 novembre à Marseille, appelé les 26 autres Etats membres à lancer l’élaboration en commun d’un cadre de référence de la ville durable.

 Méthode de travail et calendrier. Suivant les indications du courrier adressé aux autres Etats membres le 26 février 2009,  les travaux se dérouleront en parallèle dans deux groupes de travail  se composant :

  1. de représentants de villes dans le cadre du programme Urbact: un appel à projet a été lancé le 2l janvier  par le secrétariat d’Urbact pour constituer ce groupe dont la première réunion est prévue avant l’été..
  2. des représentants des Etats Membres, des institutions et des réseaux  de collectivités locales européens. Il devrait commencer à fonctionner sur un rythme bimestriel (1ère réunion : les 20 et 21 avril), l’objectif étant de présenter les premiers résultats de la démarche sous présidence espagnole au 1er semestre 2010.

A ce stade, l’association des villes à cette démarche est prévue de la manière suivante :

  • le CCRE et Eurocités participeront au  groupe de travail « Etats membres, institutions européennes  et réseaux européens de collectivités locales».
  • 3 mini-réseaux de villes ont répondu à l’appel à projets Urbact. Un seul réseau sera retenu le 20 mai. Il sera invité à trouver des partenaires supplémentaires dans les quatre mois pour atteindre un total de huit villes.
  • enfin, les associations de villes seraient conviées à participer aux groupes « miroirs » que les Etats membres doivent constituer au niveau national.

Plus d’informations : 
http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/fr/misc/106400.pdf

Source : MEPLF

Filed under: Evénements, Politiques culturelles , , , , , ,

Visiter grâce aux TIC

Journée technique d’ODIT France : les technologies de l’information et de la communication au service de la visite culturelle et touristique

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) qui ont envahi la vie quotidienne suscitant de nouvelles pratiques et des nouveaux modes de consommation transforment en profondeur les secteurs du tourisme et de la visite culturelle. Le contexte résultant des progrès techniques mais aussi des évolutions socioculturelles, géopolitiques, économiques est riche en opportunités mais aussi en risques nouveaux. Apparaissent des possibilités particulièrement prometteuses de valorisation du patrimoine culturel et naturel.

Les enjeux concernent directement les établissements culturels, les territoires, leur attractivité et plus généralement les différentes facettes de l’image de la France, le développement économique et humain du pays. La crise d’origine financière qui frappe le monde donne une actualité particulière à ces enjeux.

La journée technique du 5 mai permettra d’approfondir tous ces points en s’appuyant sur un travail approfondi qu’ODIT France a réalisé avec ses partenaires, la Direction des Musées de France (DMF), le Centre des Monuments Nationaux (CMN), et l’Agence Régionale de la Société de l’Information de Midi-Pyrénées (ARDESI), support de cette journée technique. Cette étude a en particulier permis de dégager dix indicateurs de la pertinence de l’exploitation des technologies numériques pour le déploiement d’une stratégie en trois temps. Cette stratégie aurait pour objet de renforcer et pérenniser l’attractivité tant des territoires que des établissements culturels et des autres acteurs désireux de participer à une action en partenariat.

Le premier temps correspond à la captation en ligne de l’intérêt du futur visiteur. Dès lors le public potentiel ne se limite pas à quelques centaines de millions de touristes privés ou professionnels mais à l’entourage des internautes du monde entier, déjà plus d’un milliard et demi de personnes. Dès cette étape, les établissements comme les territoires ont des possibilités inédites de communiquer, échanger, instruire, commercer à distance avec des visiteurs dits virtuels mais bien réels. Ces possibilités d’actions et transactions à distance peuvent prendre une importance critique si le contexte économique, politique ou les contraintes écologiques et/ou énergétiques limitent les déplacements physiques à grande distance.

Le deuxième temps est naturellement celui de la visite physique. La journée illustrera les pratiques et perspectives d’enrichissement de cette étape majeure grâce aux techniques numériques en faisant le point sur les meilleures pratiques mondiales.

Le troisième temps est celui de l’après visite : il s’agit de mieux profiter des techniques numériques  pour garder le contact avec les visiteurs tant virtuels que physiques, maintenir leur intérêt, approfondir contacts et échanges, amener ces visiteurs à se transformer en prescripteurs, ambassadeurs, et à revenir. Du point de vue touristique et économique, l’enjeu est de créer un « tourisme après le tourisme », un flux régulier de transactions. Du point de vue culturel, les établissements pérenniseront leur rôle et étendront dans l’espace et le temps leur influence.

Pour plus d’informations, cliquez ici

Filed under: Evénements, Expériences, Ingénieries, Politiques culturelles , , , ,

Lancement de la BMN

L’UNESCO et 32 institutions partenaires vont lancer au Siège de l’UNESCO, le 21 avril, la Bibliothèque numérique mondiale, un site internet qui propose un éventail unique de matériels culturels provenant de bibliothèques et d’archives d’un peu partout dans le monde. Le site offrira des manuscrits, des cartes, des livres rares, des films, des enregistrements sonores, des illustrations et photographies. L’accès à ces matériels sera libre et gratuit. Le lancement se déroulera lors d’une réception co-organisée par Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, et James H. Billington, Directeur de la Bibliothèque du Congrès.

Les directeurs d’autres institutions partenaires participeront également à la présentation du projet aux ambassadeurs, ministres, délégués et invités, dans le cadre de la réunion semestrielle du Conseil exécutif de l’Organisation. 



Les médias sont invités à une conférence de presse pré-lancement qui se tiendra au Siège de l’UNESCO, à Paris, le 21 avril à 11h. 

James H. Billington a proposé la création de cette Bibliothèque numérique mondiale (BNM) à l’UNESCO en 2005, en soulignant qu’un tel projet pourrait avoir « un effet salutaire en réunissant des gens et en célébrant le caractère unique des différentes cultures à travers un projet global ».

Outre la promotion de la compréhension internationale, le projet vise à augmenter la quantité et la diversité des contenus culturels sur internet, à fournir des matériels aux éducateurs, aux élèves et au grand public, mais aussi à réduire la fracture numérique au sein et entre les pays, en renforçant les capacités dans les pays partenaires. 


La BNM offrira des fonctions de recherche et de navigation en sept langues (anglais, arabe, chinois, espagnol, français, portugais et russe) et proposera des contenus dans de nombreuses langues. Navigation et recherche de données encourageront une exploration du site qui traverse époques et cultures. Les descriptions de chaque élément, ainsi que les vidéos de conservateurs, fourniront le contexte aux utilisateurs, éveilleront la curiosité et encourageront les étudiants mais aussi le grand public à en apprendre plus sur le patrimoine culturel de tous les pays. 



La BNM a été développée par une équipe de la Bibliothèque du Congrès. Une aide technique a été fournie par la Bibliotheca Alexandrina (Egypte).

Parmi les institutions ayant contribué, tant en contenus qu’en expertises, à la BNM, on compte des bibliothèques nationales et des institutions culturelles ou éducatives d’Afrique du sud, d’Arabie saoudite, du Brésil, de Chine, d’Egypte, des Etats-Unis, de France, d’Iraq, d’Israël, du Japon, du Mali, du Mexique, du Maroc, d’Ouganda, des Pays-Bas, du Qatar, du Royaume-Uni, de la Fédération de Russie, de Serbie, de Slovaquie et de Suède. 



Parmi les trésors qui vont être accessibles sur la BNM, on trouve : des os d’oracle (support de la plus vieille écriture chinoise) et des stèles proposées par la Bibliothèque nationale de Chine ; des manuscrits scientifiques arabes provenant de la Bibliothèque nationale et des Archives d’Egypte ; d’anciennes photographies d’Amérique latine fournies par la Bibliothèque nationale brésilienne ; le Hyakumanto darani, un parchemin datant de l’an 764 détenu par la Bibliothèque du Parlement japonais ; la fameuse Bible du diable, du XIIIème S. qui se trouve à la Bibliothèque royale de Stockholm ; des calligraphies arabes, persanes et turcs provenant de la Bibliothèque du Congrès. 




Un des principaux mandats de l’UNESCO porte sur la promotion de la libre circulation de toutes les formes de savoir en éducation, science, culture et communication. L’Organisation soutient donc des initiatives en vue d’améliorer et de développer les contenus sur internet. A cette fin, elle collabore avec un grand nombre de partenaires.

Source : UNESCO.

Filed under: Expériences, Outils, Politiques culturelles, Ressources , , ,

Le phénomène Ikéa

Le groupe d’aménagement d’intérieur Ikea a été créé en 1943. Une exposition à Munich présente actuellement ses plus beaux meubles. C’est ce qu’évoque le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung : « Ikea a libéré des générations entières de la situation désastreuse de l’endettement ménager. Le revers de la médaille : des doigts écorchés, des planches bancales, un chevillage erroné, des pièces manquantes – des relations se sont déjà brisées autour de l’assemblage nocturne de meubles Ikea, et le bonheur familial n’est pas toujours passé par ‘Ivar’, ‘Billy’ et ‘Hemnes’. Une fois, dans le catalogue de 1999, Ikea proposait également le mobilier adéquat correspondant à l’échec dans la vie. ‘Nous vivons ici’, disait une petite fille dans un dialogue. ‘Mon papa et moi. En fait, je ne suis là que de temps en temps, et mon papa vit ici tout le temps. Le rideau est cousu à partir de deux couvertures Ullört à 39 marks’. C’est aussi ce que vendait Ikea : des utopies pour des enfants de couples divorcés’. »

Source : Bpbc

Filed under: Evénements, Expériences ,

Nouvelle donne danoise ?

Lors de sa prise de fonctions, le gouvernement danois de centre-droit a entre autres annoncé que la culture danoise devrait s’imprégner un peu plus des interactions avec les cultures étrangères. Le quotidien de Copenhague, Information, écrit : « Les subventions qui ont été versées jusqu’à présent aux communes sont principalement destinées à des projets qui contiennent une collaboration internationale. C’est pourquoi les communes se creusent la tête pour trouver des idées qui font intervenir des artistes étrangers. … Des peintres danois se rendent à Berlin. Des films sont exportés. Des livres sont traduits. Mais évidemment, l’Etat peut faire beaucoup plus que de soutenir une évolution qui vise uniquement à gagner de l’argent. Selon Mark Lorentzen de la Business School de Copenhague qui mène des recherches sur l’industrie du divertissement, cela pose un problème fondamental que le ministère de la culture considère la culture comme une possibilité de gagner de l’argent. »

Source : Bpbc

Filed under: Politiques culturelles ,

Dépenses culturelles en 2006

Les résultats de l’enquête sur les dépenses culturelles des collectivités territoriales, dont les données n’avaient pas été actualisées depuis 2002, confirment que les communes, départements et régions ainsi que, désormais, les groupements de communes, constituent les principaux financeurs publics de la culture en France. Ce sont ainsi près de 4,4 milliards d’euros que les seules communes de plus de 10 000 habitants ont mobilisés pour la culture en 2006, tandis que leurs groupements à fiscalité propre dotés de la compétence culturelle y ont consacré plus de 840 millions d’euros. Départements et régions ont engagé respectivement 1,3 milliard et 556 millions d’euros pour la culture cette même année.

Au-delà des domaines réservés d’intervention découlant de la première vague de transfert de compétences comme la lecture publique pour les départements par exemple, on observe que les communes et groupements de communes consacrent leurs dépenses culturelles de fonctionnement et d’investissement aux équipements de proximité (écoles de musique et de danse, bibliothèques et médiathèques, musées municipaux ou départementaux), tandis que les départements et particulièrement les régions attribuent plus massivement des subventions aux équipements et acteurs culturels. Enfin, si, en 2006, la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales avait encore une incidence limitée sur les transferts de compétences aux différents échelons territoriaux, elle a pu favoriser le transfert des compétences culturelles aux groupements de communes.

Source : Ministère de la culture et de la communication.

Filed under: Ingénieries, Outils, Politiques culturelles, Ressources , , ,

Venise, politiques des publics

Le 17 avril prochain, ENTAC (European Network of Cultural Administration Training Centres) organise à l’université Ca’ Foscari une rencontre autour de la question des publics à Venise, en coopération avec le musée du Louvre et ICARE (International Center for Art Economics). L’objectif est de discuter et comparer les approches des publics des musées publics et privés , en se concentrant à la fois sur les politiques locales et internationales. Il s’agit d’échanger des informations sur les meilleures pratiques et débattre des perspectives et des futurs projets du groupe de travail conjoint dédié aux politiques des publics. Pour s’inscrire et consulter le programme, cliquez ici.

Filed under: Evénements, Ingénieries, Politiques culturelles , , ,

NANO

La galerie des sciences du Trinity College de Dublin prépare une nouvelle exposition et un festival sur le phénomène des nanotechnologies dans les domaines de l’art et des sciences. A partir du 25 septembre prochain, l’exposition explorera la fascination et les craintes liées à l’émergence de cette science, se concentrant sur les mythes et les réalités de ce vaste champ de la recherche.

NANO ne se veut pas un simple passage en revue des outils, des techniques et des applications mais propose une approche métaphorique de ce qui dépasse notre propre compréhension de notre présence au monde. Pour cela, c’est un programme rassemblant des performances, des tables-rondes, des débats, et des ateliers, qui rythmera les trois mois de l’exposition.

Filed under: Evénements, Expériences , ,

A propos du tourisme culturel

tourisme culturelA signaler parmi les nouveautés prometteuses de l’ingénierie du tourisme culturel, une initiative rare dans ce domaine encore récent en France, initiative qui fait plus que bousculer nos habitudes sectorielles : le blog de l’agence Nouveau Tourisme Culturel.

Evelyne Lehalle, directrice de NTC, a fait partie des personnes de chez ODIT France qui ont « osé » l’été dernier l’excellent mais encore trop méconnu tourismeculturel.net.

Forte d’une trajectoire professionnelle pour le moins remarquée et remarquable dans l’administration de la culture et du tourisme, Evelyne Lehalle fait partie de ces personnes ressources qui savent construire des passerelles entre ces deux secteurs aux réflexes corporatistes encore bien présents.

Depuis son nouveau camp de base niçois, elle poursuit ses incursions dans ce nouveau territoire encore très peu structuré en France, tout en jetant comme à son habitude quelques bons et gros pavés dans la mare. Ce qui ne plaît évidemment pas à tout le monde (et c’est tant mieux), c’est qu’elle a choisi en totale articulation avec sa stratégie d’entreprise de décloisonner les domaines d’expertise du tourisme et de la culture. Il fallait de toute façon avoir été légitime des deux côtés du miroir pour le faire, ce qui est plus que son cas.

Ajoutons à cela le détournement du Ken de Barbie en archétype du touriste en situations aussi diverses que variées, il n’y a qu’un pas pour réactiver les névroses de l’homme civilisé chez certain(e)s.

Ce totem de Ken, pour poursuivre l’analogie freudienne, est là pour tout le contraire, vous l’aurez bien compris. Il n’y a aucun danger à se tourner vers lui, lui faire face et l’interroger sur les étendues méconnues et tant redoutées.

Quoi qu’on en dise, à bien y regarder de près, ce sont les fondations d’une ingénierie très prometteuse qu’elle contribue à établir.

Car si le tourisme culturel est encore marginal et a longtemps été méconsidéré en France, il constitue une préoccupation grandissante. Son impact sur les stratégies des territoires est considérable à l’étranger et le deviendra aussi en France, qu’on ne s’y trompe pas. Il faut bien agir car la concurrence se fait de plus en plus féroce, qu’elle soit globale ou locale. Il y a fort à parier que structurer le tourisme culturel à court terme comme une industrie avec son ensemble de métiers, allant de la sociologie au markéting opérationnel en passant par la gouvernance publique, pourrait constituer un vecteur de développement considérable, capable de renouveler de nombreuses filières et secteurs en quête de synergies.

Depuis plusieurs années on pouvait malgré tout sentir un frémissement mais il faut bien admettre que sans des initiatives comme celles qu’ODIT France a prises, dont certaines sous la houlette d’Evelyne Lehalle à l’époque, en tissant des liens avec le Ministère de la culture et de la communication, nous en serions toujours au stade protohistorique.

Les forces en présence ont souvent été considérées par nature peu conciliables, du moins en France où nous souffrons parfois encore d’autisme caractérisé lorsqu’il s’agit de travailler au niveau interministériel. La Culture considérant qu’elle à moins à gagner que le Tourisme dans ce mariage contre nature, le Tourisme considérant très longtemps que culture était inhérente à la valorisation touristique, ce sont au fond deux secteurs qui se sont simultanément ignorés et instrumentalisés. En effet, cela ne va pas de soi de collaborer quand tant de différences structurelles et stratégiques peinent à s’articuler et, malgré le guide « Tourisme et Culture, travailler ensemble » (auquel Evelyne Lehalle n’est pas étrangère évidemment puisqu’elle en est le co-auteur) qui établit les grands principes pour construire une démarche commune, nous sommes encore loin d’avoir franchi le Rubicon.

Quelques explorateurs comme NTC sont en train de cartographier et de poser les fondements du domaine.

Le fait est que l’offre culturelle constitue LA force majeure d’attractivité touristique (les chiffres sont massivement éloquents) et que les transferts de connaissance et les échanges de savoir-faire sur les meilleures pratiques constituent une évidence. Encore faut-il que cela s’intègre dans la vision de nos élus, ce qui n’est pas toujours le cas à un niveau individuel mais devient quasi inextricable dans la logique des financements croisés.

Ce sont en effet les collectivités territoriales qui détiennent les clés du développement. L’Etat, ses établissements et son administration déconcentrée sont là pour les y aider mais le « time to market » est n’est pas toujours au rendez-vous. Il faut donc évangéliser et évangéliser encore, créer des démarches et des plates-formes de réflexions et d’échange, étayer nos benchmarks et nos veilles, etc. Cela ne produit pas d’effets sans frictions car pour s’y piquer il faut s’y frotter.

Or on voit bien à quel point il est difficile, notamment dans les grandes métropoles (quel paradoxe !) de convaincre chacune des parties prenantes qu’un objectif supérieur et commun est préférable au maintien des cloisonnements des politiques sectorielles qui ne cherchent qu’à se conforter elles-mêmes.

Défaut de vision stratégique ? Défense d’intérêts particuliers ? Récurrence des tendances autocrates ? Maintien d’un modèle de gestion interne pour préserver une paix sociale ? Absence de vision dans la gouvernance face aux enjeux externes ? Autant de questions que le tourisme culturel peut amener à faire avancer, car, ne serait-ce que du point de vue de l’expérimentation, l’ingénierie naissante du tourisme culturel contient tous les ingrédients du changement que l’on retrouve dans les politiques intégrées. Il en va de même pour l’innovation (qu’elle soit sociale ou technologique d’ailleurs). Il ne s’agit plus de prospective mais de démarches opérationnelles redoutablement efficaces si chacun accepte et assume la part de responsabilité qu’il doit y prendre.

Prenons l’exemple de la mise en tourisme. Ce n’est pourtant pas un mot sale et imprononçable pour la culture mais qu’il est difficile de mettre en œuvre la mise en tourisme sur certains territoires ! Malgré des offres à la qualité et à l’exigence toujours plus élevées, les territoires maintiennent souvent les opérateurs concernés livrés à eux-mêmes.

Dans les théories de la gouvernance, maintenir un tel état de fait pour les OBNL conduit à augmenter la concurrence liée au niveau de la clientèle et des sources de financement. Très peu sont gagnants dans cette configuration, au contraire.

On voit bien par ailleurs que si les démarches de labellisation ont conduit à créer des cadres structurants, les labels peinent à conserver leur cohérence face à leur multiplication.

Les collectivités qui s’en tirent le mieux sont celles qui réussissent à créer leur propre « branding », déclinable opérationnellement auprès des acteurs et opérateurs du territoire, valorisable et exportable dans des logiques où marketing territorial et gouvernance parviennent conjointement à rejoindre les préoccupations de plusieurs politiques sectorielles.

Sur ce point, il est clair que les politiques événementielles vont subir (et/ou y participer, selon les cas) ce mouvement permettant un meilleur pilotage et une meilleure coordination des atouts d’un territoire.

La conséquence, et cela nous semble être plus que bénéfique et encourageant, c’est l’instrumentalisation de la communication par le politique et non pas le contraire.

Ce retour en force du politique, au bon sens du terme, survient en des temps contraints et inquiets mais il contient une dynamique dont il faut savoir se saisir, que l’on soit un « policy maker » ou « policy worker ».

Ce qui ne fait aucun doute, c’est que les activités, les attraits et les manifestations culturelles seront prisés par un segment de touristes de plus en plus large. La concurrence risque par contre d’être vive, les destinations se positionnant de plus en plus sur ce segment de marché et c’est en se penchant sur l’histoire du tourisme culturel que l’on peut y percevoir des pistes pour l’avenir mais aussi les actions présentes à conduire en France.

Depuis la fin des années 1990, les colloques, les séminaires et les écrits visant à mieux comprendre et à optimiser les liens qui unissent la culture et le tourisme se sont multipliés à l’échelle mondiale.

Cette multiplication s’accompagne de cas de spécialisation du tourisme culturel autour d’une dimension particulière : les musées, le patrimoine, l’art contemporain, les politiques culturelles, la créativité, les régions, etc.

Ce mouvement demeure conditionné par de nombreux facteurs conjoncturels tels que la mondialisation, la concurrence et l’obligation de différenciation pour les destinations, la segmentation accrue des clientèles touristiques et la sophistication des attentes, la recherche de nouvelles sources de revenus, la tendance au développement durable et à la protection de l’environnement.

Dans cette optique, le marché du tourisme culturel intéresse de plus en plus les intervenants des secteurs concernés.

L’intérêt touristique pour la culture n’est pas nouveau : il remonte en fait au début des années 1960.

Comme cela a été rappelé lors du colloque « Culture et Tourisme, au cœur de l’identité urbaine » qui s’est tenu en novembre 2008 à Montréal, c’est dès 1963 que s’affirme une première reconnaissance du tourisme culturel. En effet, cette année-là, le conseil économique et social des Nations Unies soutient que le tourisme culturel contribue de façon certaine « à la cause de l’amitié et de la compréhension entre les peuples ».

Dans la foulée, en novembre 1966, l’UNESCO atteste par résolution que le tourisme culturel favorise le renforcement de la paix.

En novembre 1976, lors du Séminaire international « tourisme et humanisme contemporain » de Bruxelles, est adoptée la première charte internationale du tourisme culturel.

La charte internationale du tourisme culturel maintient alors que c’est le respect du patrimoine mondial, culturel et naturel qui doit prévaloir sur toute autre considération, aussi justifiée soit-elle sur les plans social, politique ou économique. Cette charte a évolué depuis. Sa dernière version a été adoptée par l’ICOMOS en octobre 1999.

Le tourisme culturel, misant sur l’identité et l’authenticité des destinations, apparaît comme un élément de réponse aux tendances de la demande touristique et aux enjeux de l’industrie. Un nombre croissant de destinations compte sur les différentes formes d’expression de leur culture pour se différencier et attirer les clientèles mais leur potentiel est encoure sous-exploité.

Certes, le tourisme n’est pas une panacée et peut ne pas convenir à tous les attraits culturels. il n’en demeure pas moins que plusieurs organismes, institutions, manifestations et sites culturels ayant une potentialité touristique restent en marge de cette activité.

Il faut dire que les efforts de promotion touristique de la dimension culturelle se concentrent souvent sur les valeurs sûres — les musées, les festivals, les sites historiques. Mais on constate de fortes difficultés dès lors qu’il s’agit de très grandes opérations (multiplicité des interlocuteurs, diversité des sources de financement et des niveaux de décision) et d’opérations de taille beaucoup plus modeste.

Un nombre important d’organismes culturels pourraient aisément s’insérer davantage dans l’offre touristique, mais, faute de connaissances adéquates, de ressources, de moyens de promotion et de stratégies de communication, ils demeurent réticents ou éprouvent des difficultés à percer ce milieu.

Le tourisme et la culture évoluent pourtant sur un terrain commun, les préoccupations et les enjeux convergent.

Cette convergence des intérêts est de surcroît encouragée par la croissance soutenue du tourisme culturel à l’échelle mondiale. mais, en dépit d’un contexte des plus favorables à l’élargissement des liens de collaboration entre les deux milieux, de nombreux intervenants, souvent par simple méconnaissance, demeurent réticents à s’engager sur la voie du tourisme culturel principalement du fait que c’est un apport qualitatif – quantitatif diamétralement opposé qui les accorde.

Pour en arriver à une collaboration plus étroite entre le tourisme et la culture, des obstacles restent à surmonter. À cet effet, nombreux de part et d’autre sont ceux qui identifient, comme lors du  colloque « Culture et Tourisme, au cœur de l’identité urbaine »:

  • le manque de connaissances des besoins des secteurs respectifs de la culture et du tourisme ;
  • le peu de liens officiels et permanents entre les deux milieux ;
  • l’ambivalence des acteurs du secteur de la culture à l’égard du tourisme ;
  • l’insuffisance des ressources humaines et financières des organismes culturels ;
  • le manque de savoir-faire en marketing touristique des organismes culturels ;
  • l’absence, pour certaines destinations, d’une image de marque claire et précise facilitant, voire incitant, l’intégration de la culture à l’offre touristique.

Surmonter les obstacles et les appréhensions, se défaire des fausses perceptions et développer un langage commun, tels sont les éléments essentiels qui assurent le développement d’une vision partagée et l’élaboration de partenariats concrets.

Parmi les démarches les plus récentes, tel est le cas du travail remarquable fait par Wonderful Copenhagen pour structurer et animer les différentes filières dans l’accroissement de l’attractivité du territoire à partir d’une stratégie dite 360° de son offre événementielle. Cela décoiffe et renouvelle totalement le rapport au territoire, que l’on en fasse partie où que l’on y soit en touriste d’ailleurs. Nous avons eu l’occasion d’assister à une présentation très détaillée de cette offre lors du séminaire Paris-Mix le 31 mars dernier, (où nous avions fait venir la Ville de Londres par ailleurs), nous aurons l’occasion d’y revenir ce mois-ci sur C.E.G.

L’offre d’expériences culturelles authentiques, uniques et enrichissantes permettra assurément à certaines destinations de se distinguer des autres. une collaboration plus étendue, mais en même temps plus étroite entre les intervenants du tourisme et de la culture, de même que la structuration de réseaux permettant des actions concertées et innovatrices, constituent des atouts de taille.

C’est aussi cela l’effet incontournable et positif de la mondialisation que de rendre plus locale encore la compétition. Il y a tant à reconstruire, tant à repenser. Faites donc comme Ken le touriste !

Filed under: Analyses, Ingénieries, Politiques culturelles , , , ,

Un nouveau livre blanc

Du 23 au 25 avril, à l’invitation de la ville de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), l’association Les Rencontres organise une réunion consacrée à la finalisation du Livre Blanc des politiques culturelles des collectivités territoriales en Europe, en vue de sa présentation officielle à Bruxelles le 27 mai.
Principalement réservée aux membres de l’association, les séances de travail seront consacrées aux discussions finales des différents articles ainsi qu’aux meilleures pratiques et insertions artistiques qui figureront dans la publication.
Ce 
Livre Blanc se veut porteur des expériences et aspirations des élus locaux et des professionnels afin de fournir des réflexions et des propositions pour les politiques culturelles et programmes européens futurs.
Le programme et le bulletin ainsi que toutes les informations pratiques sont téléchargeables sur le 
site des Rencontres.
Contact : Rafael Mandujano, Les Rencontres, Association des villes et régions de la grande Europe pour la culture, 8, villa d’Alésia, 75014 Paris (01 56 54 26 36 -rafael.mandujano@lesrencontres.eu – livreblanc@lesrencontres.eu - www.lesrencontres.eu )

Filed under: Ingénieries, Outils, Politiques culturelles, Ressources , , ,

Trois débats à l’ACA

L’Agence culturelle d’Alsace et le conseil régional, en partenariat avec l’Observatoire des politiques culturelles (OPC) organisent un cycle de trois débats autour de la thématique : Art, culture et société de la connaissance, qui se tiendront, d’avril à octobre, à la maison de la Région, à Strasbourg. 
Quels liens se nouent aujourd’hui entre les nouveaux et les anciens modes d’accès à l’art et à la culture ? Pratiques culturelles et pratiques numériques se substituent-elles ou se complètent-elles ? Quelles en sont les influences sur la création artistique et sur ses modes de réception ? Comment la culture peut-elle plus largement contribuer à la construction et au développement de sociétés de la connaissance qui garantissent le partage du savoir et la diversité ? Ces différentes problématiques seront explorées au cours de ce cycle des Débats de l’Agence qui s’adresse notamment à des élus, des professionnels de la culture, des acteurs de la société civile, des étudiants et des universitaires. Chaque conférence sera nourrie par les interventions de spécialistes reconnus sur le plan national et international, et fera une large part aux échanges avec les participants.
Ces conférences sont gratuites mais la réservation obligatoire auprès de l’Agence.
La première aura lieu le 14 avril, de 14h30 à 18h, et sera consacrée aux Arts numériques : entre recherche technologique et innovationLe formulaire ainsi que le programme sont en ligne.
Les suivantes auront pour thèmes : Quelles pratiques culturelles à l’ère numérique ? L’avenir du livre et de la lecture à l’ère d’Internet, le 11 juin, de 9h à 12h30 ;Culture et société(s) de la connaissance : quels enjeux ? , le 8 octobre, de 9h à 12h30.
Contact : Agence culturelle d’Alsace, 1, espace Gilbert Estève, BP 90025, 67601 Sélestat cedex (03 88 58 87 54 – www.culture-alsace.org )

Filed under: Evénements, Politiques culturelles , , ,

Artcamp

Avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication, Dalbin, label de création contemporaine, organise une rencontre prospective sur les Financements de la création artistique, le 7 avril, de 15h à 19h, au Laboratoire à Paris. Artcamp a pour objectif d’ouvrir un espace de réflexion sur la diversité et la pertinence des sources de financement de la création artistique. Cette première édition entend être une boîte à idées autour du mécénat comme outil pour mieux soutenir le processus de création. Le programme et toutes les informations utiles sont en ligne. L’entrée est libre dans la limite des places disponibles, mais l’inscription obligatoire en écrivant à : info@artcamp.fr . Contact : Le Laboratoire, 4, rue du Bouloi, 75001 Paris.

Source : Ministère de la culture et de la communication.

Filed under: Analyses, Expériences , ,