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Visiter grâce aux TIC

Journée technique d’ODIT France : les technologies de l’information et de la communication au service de la visite culturelle et touristique

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) qui ont envahi la vie quotidienne suscitant de nouvelles pratiques et des nouveaux modes de consommation transforment en profondeur les secteurs du tourisme et de la visite culturelle. Le contexte résultant des progrès techniques mais aussi des évolutions socioculturelles, géopolitiques, économiques est riche en opportunités mais aussi en risques nouveaux. Apparaissent des possibilités particulièrement prometteuses de valorisation du patrimoine culturel et naturel.

Les enjeux concernent directement les établissements culturels, les territoires, leur attractivité et plus généralement les différentes facettes de l’image de la France, le développement économique et humain du pays. La crise d’origine financière qui frappe le monde donne une actualité particulière à ces enjeux.

La journée technique du 5 mai permettra d’approfondir tous ces points en s’appuyant sur un travail approfondi qu’ODIT France a réalisé avec ses partenaires, la Direction des Musées de France (DMF), le Centre des Monuments Nationaux (CMN), et l’Agence Régionale de la Société de l’Information de Midi-Pyrénées (ARDESI), support de cette journée technique. Cette étude a en particulier permis de dégager dix indicateurs de la pertinence de l’exploitation des technologies numériques pour le déploiement d’une stratégie en trois temps. Cette stratégie aurait pour objet de renforcer et pérenniser l’attractivité tant des territoires que des établissements culturels et des autres acteurs désireux de participer à une action en partenariat.

Le premier temps correspond à la captation en ligne de l’intérêt du futur visiteur. Dès lors le public potentiel ne se limite pas à quelques centaines de millions de touristes privés ou professionnels mais à l’entourage des internautes du monde entier, déjà plus d’un milliard et demi de personnes. Dès cette étape, les établissements comme les territoires ont des possibilités inédites de communiquer, échanger, instruire, commercer à distance avec des visiteurs dits virtuels mais bien réels. Ces possibilités d’actions et transactions à distance peuvent prendre une importance critique si le contexte économique, politique ou les contraintes écologiques et/ou énergétiques limitent les déplacements physiques à grande distance.

Le deuxième temps est naturellement celui de la visite physique. La journée illustrera les pratiques et perspectives d’enrichissement de cette étape majeure grâce aux techniques numériques en faisant le point sur les meilleures pratiques mondiales.

Le troisième temps est celui de l’après visite : il s’agit de mieux profiter des techniques numériques  pour garder le contact avec les visiteurs tant virtuels que physiques, maintenir leur intérêt, approfondir contacts et échanges, amener ces visiteurs à se transformer en prescripteurs, ambassadeurs, et à revenir. Du point de vue touristique et économique, l’enjeu est de créer un « tourisme après le tourisme », un flux régulier de transactions. Du point de vue culturel, les établissements pérenniseront leur rôle et étendront dans l’espace et le temps leur influence.

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Lancement de la BMN

L’UNESCO et 32 institutions partenaires vont lancer au Siège de l’UNESCO, le 21 avril, la Bibliothèque numérique mondiale, un site internet qui propose un éventail unique de matériels culturels provenant de bibliothèques et d’archives d’un peu partout dans le monde. Le site offrira des manuscrits, des cartes, des livres rares, des films, des enregistrements sonores, des illustrations et photographies. L’accès à ces matériels sera libre et gratuit. Le lancement se déroulera lors d’une réception co-organisée par Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, et James H. Billington, Directeur de la Bibliothèque du Congrès.

Les directeurs d’autres institutions partenaires participeront également à la présentation du projet aux ambassadeurs, ministres, délégués et invités, dans le cadre de la réunion semestrielle du Conseil exécutif de l’Organisation. 



Les médias sont invités à une conférence de presse pré-lancement qui se tiendra au Siège de l’UNESCO, à Paris, le 21 avril à 11h. 

James H. Billington a proposé la création de cette Bibliothèque numérique mondiale (BNM) à l’UNESCO en 2005, en soulignant qu’un tel projet pourrait avoir « un effet salutaire en réunissant des gens et en célébrant le caractère unique des différentes cultures à travers un projet global ».

Outre la promotion de la compréhension internationale, le projet vise à augmenter la quantité et la diversité des contenus culturels sur internet, à fournir des matériels aux éducateurs, aux élèves et au grand public, mais aussi à réduire la fracture numérique au sein et entre les pays, en renforçant les capacités dans les pays partenaires. 


La BNM offrira des fonctions de recherche et de navigation en sept langues (anglais, arabe, chinois, espagnol, français, portugais et russe) et proposera des contenus dans de nombreuses langues. Navigation et recherche de données encourageront une exploration du site qui traverse époques et cultures. Les descriptions de chaque élément, ainsi que les vidéos de conservateurs, fourniront le contexte aux utilisateurs, éveilleront la curiosité et encourageront les étudiants mais aussi le grand public à en apprendre plus sur le patrimoine culturel de tous les pays. 



La BNM a été développée par une équipe de la Bibliothèque du Congrès. Une aide technique a été fournie par la Bibliotheca Alexandrina (Egypte).

Parmi les institutions ayant contribué, tant en contenus qu’en expertises, à la BNM, on compte des bibliothèques nationales et des institutions culturelles ou éducatives d’Afrique du sud, d’Arabie saoudite, du Brésil, de Chine, d’Egypte, des Etats-Unis, de France, d’Iraq, d’Israël, du Japon, du Mali, du Mexique, du Maroc, d’Ouganda, des Pays-Bas, du Qatar, du Royaume-Uni, de la Fédération de Russie, de Serbie, de Slovaquie et de Suède. 



Parmi les trésors qui vont être accessibles sur la BNM, on trouve : des os d’oracle (support de la plus vieille écriture chinoise) et des stèles proposées par la Bibliothèque nationale de Chine ; des manuscrits scientifiques arabes provenant de la Bibliothèque nationale et des Archives d’Egypte ; d’anciennes photographies d’Amérique latine fournies par la Bibliothèque nationale brésilienne ; le Hyakumanto darani, un parchemin datant de l’an 764 détenu par la Bibliothèque du Parlement japonais ; la fameuse Bible du diable, du XIIIème S. qui se trouve à la Bibliothèque royale de Stockholm ; des calligraphies arabes, persanes et turcs provenant de la Bibliothèque du Congrès. 




Un des principaux mandats de l’UNESCO porte sur la promotion de la libre circulation de toutes les formes de savoir en éducation, science, culture et communication. L’Organisation soutient donc des initiatives en vue d’améliorer et de développer les contenus sur internet. A cette fin, elle collabore avec un grand nombre de partenaires.

Source : UNESCO.

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