Cultural Engineering Group Weblog

Services & Ressources en ingénierie culturelle

SOS-Racisme et les musées

Depuis peu, les jeunes entre 18 et 26 ans peuvent aller et venir dans les musées français, sans débourser un sou. Cette mesure visait à promouvoir les musées et favoriser les visites culturelles chez les jeunes. Oui, mais. Les musées sont gratuits, uniquement pour les jeunes français et autres citoyens de l’Union Européenne. Et c’est tout. Les autres jeunes, eux, n’ont pas le droit à cette gratuité. 

L’association SOS-Racisme vient donc de porter plainte pour discrimination. Il y a quelques semaines, à l’Assemblée Nationale, la député Verte Martine Billard avait elle aussi dénoncé le fait que seuls « des touristes de passage, venant d’un des pays de l’Union Européenne » pouvaient bénéficier de cette mesure, alors que des « jeunes étrangers non communautaires résidant régulièrement sur le territoire national » n’y avaient pas le droit. 

 La ministre de la Culture, Christine Albanel, a demandé qu’une étude soit faite afin que des jeunes « qui ne sont pas issus de l’Union européenne mais qui résident en France, comme par exemple les étudiants » puisse profiter des musées, eux aussi.

 

Source : les inrockuptibles.

Filed under: Politiques culturelles , , , ,

Plus d’Europe pour la culture

EUAvec les deux dernières décennies qui viennent de s’écouler, de la chute du mur de Berlin aux enjeux actuels de la mondialisation, la culture joue un rôle de plus en plus important et diffus dans la vie des citoyens européens.

Preuve de cette plus grande prégnance de la culture, l’adoption en 2007 par l’Union Européenne de l’ « agenda pour la culture à l’ère de la mondialisation ». Il s’agit pour l’Union de la première véritable démarche stratégique en direction de la culture, ce qui est loin d’être anodin.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas dans le détail l’histoire ou le fonctionnement des institutions européennes, l’adoption de cet agenda est une véritable innovation, au sens propre du terme. Ceci acte désormais en effet que la culture figure à part entière dans la catégorie des politiques prioritaires de la Communauté européenne, ce qui n’avait jamais été le cas à ce niveau.

Auparavant, la mécanique se résumait à des programmes thématiques, des appels à projets, à la prise en compte de la culture comme un critère, à une logique relativement classique de financements croisés. Pour résumer : de la technique de dossier mais pas d’ambition de politique culturelle. Peut-être est-ce à force de faire du bottom-up sans pleinement le réaliser via une logique de guichet, ou encore de voir les industries créatives et culturelles monter en puissance grâce à l’accélération des nouvelles technologies et entrainer des pans entiers de secteurs culturels, toujours est-il qu’un cadre beaucoup plus favorable et global a ainsi surgit en 2007.

Ce qui est d’autant plus inédit, c’est la manière dont cette stratégie se met en œuvre, notamment à travers la méthode dite « de coordination ouverte » (MOC). Nous aurons l’occasion d’y revenir prochainement dans le cadre d’un déplacement à la Commission, déplacement que nous retranscrirons sur CEG bien sûr.

Ce cadre, issu notamment de la stratégie de Lisbonne pour ce qui relève des aspects relatifs à la croissance, à l’emploi et à la société de la connaissance, s’accompagne de plusieurs actions communautaires pour la promotion de la culture comme l’actuel programme Culture (2007-2013), le programme « L’Europe pour les citoyens » (2007-2013) et le programme MEDIA.

Avec une volonté forte de mise en œuvre des mesures proposées fondée sur une coopération plus étroite entre les Etats membres et l’UE, un dialogue structuré est en marche avec le secteur culturel. Il n’est toutefois pas encore évident que cela ait pour autant simplifié la relation des opérateurs de la culture (publics comme privés) à l’Europe. L’effet de dynamique a été considérablement freiné par l’arrivée de la crise.

Le caractère très ambitieux des objectifs fixés pour 2010 par la stratégie de Lisbonne se révèlent en effet aujourd’hui en partie décalés des priorités et des réalités des territoires.

S’il est vrai que la stratégie de Lisbonne doit être repensée et redéfinie à la lumière de la crise financière, économique et sociale actuelle ainsi que des changements démographiques qui se profilent à moyen terme, un nouveau cadre européen d’action pour l’après 2010 qui prend plus encore en compte l’agenda est le seul moyen d’amplifier la construction d’une politique culturelle qui a tant fait défaut à l’Europe. L‘article 151, paragraphe 4, du traité de l’UE, disposant que l’Union européenne doit prendre en compte la culture dans toutes les actions qu’elle mène en est la meilleure preuve.

Rappeler cela à quelques jours du scrutin des élections européennes nous paraît important dans la mesure où règne toujours un rapport complexe et ambigu entre les citoyens et l’Europe.

Ceci est principalement dû au manque de lisibilité des liens entre institutions de représentation nationale, institutions de gouvernement national et processus d’action de ces mêmes institutions à l’échelle européenne, à savoir le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne.

La Commission européenne étant le moteur de l’Union et son organe exécutif, il s’agit de faire en sorte qu’un schéma de gouvernance européenne se dessine pour que celle-ci puisse mettre en œuvre avec plus de pertinence et de lisibilité les actions et les mesures qui relèvent d’une politique culturelle.

Un ouvrage exceptionnellement clair sur ces questions est récemment paru, à recommander à tous les acteurs de la culture du secteur public et du secteur privé, qui espérons-le s’apprêtent tous à se rendre aux urnes.

Il s’agit de l’ouvrage du sociologue norvégien Hans Erik Naess intitulé « A New Agenda ? – The European Union in the Age of Culture », publié chez Alliance Publishing Trust.

L’ouvrage décortique le contenu de la stratégie culturelle européenne, ce qui y est nouveau, ce qui concerne les enjeux nationaux et supranationaux. Un outil idéal pour agrémenter sa réflexion professionnelle et citoyenne.

Filed under: Analyses, Ingénieries, Politiques culturelles , , ,

Pas de photos pour Tintin

L’interdiction de photographier est présomptueuse 

En juin, un musée ouvrira en l’honneur du plus célèbre dessinateur belge de bandes dessinées Hergé (‘Tintin’) dans sa ville natale de Louvain. Ce musée a été présenté lundi aux journalistes qui n’étaient cependant autorisés ni à photographier ni à filmer. Le quotidien Le Soir critique cette décision dans son éditorial : « C’est que l’intérêt pour les musées a crû, depuis plusieurs années. Dans une société où l’on n’a plus une notion claire du futur, on recherche son identité dans le passé et dans la production artistique, qui donne relief et fierté à notre présent. C’est aussi – surtout ? – que, depuis l’ouverture du Musée Guggenheim de Bilbao en 1997, les villes et les États se sont rendu compte que le musée n’était pas un luxe superfétatoire mais le fer de lance d’une relance touristique, c’est-à-dire économique. Au Musée Hergé, où les journalistes d’image furent bannis, on croit que les noms de Hergé et de Tintin … suffiront à attirer la foule des touristes culturels internationaux. C’est une posture présomptueuse. Dommage. »

Source : BpB

Filed under: Evénements , , ,

GIS culture

Parmi les news savamment distillées par Capdigital via l’événement Futur en Seine (dont l’inauguration aura lieu le 29 mai prochain), notons la récente réunion qui s’est tenue au Ministère de la Culture et de la Communication pour le lancement d’un Groupement d’Intérêt Scientifique autour des sujets de la culture. Philippe Chantepie était évidemment aux commandes et à ses côtés siégeaient Pierre-Jean Benghozi, Françoise Benhamou et Alain Giffard.

Nouvelle preuve de la dynamique du DEPS à travers le méticuleux travail de Philippe Chantepie, le choix de traiter plus fortement les projets, études et collaborations entre les chercheurs et les entreprises. Ce champ d’investigation est vaste mais surtout stratégique, à l’heure où les industries créatives et culturelles sont en pleine mutation économique, technologique et professionnelle, entraînant dans leur sillage une partie du monde de la culture dans un mouvement d’accélération que nous n’avons pas connu depuis longtemps. A suivre de prêt.

Filed under: Expériences, Ingénieries, Politiques culturelles , , , , ,

MUCEM : nouvelle étape

MUCEM« Nous entrons dans une phase majeure pour le projet de musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MUCEM) à Marseille » a déclaré Christine Albanel le 19 mai dernier. Le MUCEM est confirmé dans sa double mission culturelle et scientifique. « Grand projet inscrit dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée, il constituera un lieu culturel ouvert et multidisciplinaire, explorant les liens qui unissent l’Europe aux pays méditerranéens. Il jouera également le rôle de tête de réseau sur les questions d’anthropologie, grâce à une politique active de prêts et de dépôts de ses collections ».

« Afin que ce musée puisse ouvrir d’ici 2012, j’ai confié à Bruno Suzzarelli, inspecteur général des affaires culturelles et ancien directeur de l’administration générale du ministère de la Culture et de la Communication, la direction de la mission de préfiguration, qui s’installera à Marseille dans les prochaines semaines pour assurer la mise en oeuvre du projet ».

La mission sera chargée de préparer la création de l’établissement public gestionnaire du musée et de mener à bien les opérations préalables à son ouverture. Durant cette phase, et jusqu’à leur transfert à Marseille, les futures collections du musée demeureront sous la responsabilité des équipes du service à compétence nationale installé dans le bâtiment du Bois de Boulogne.

La mission sera l’interlocuteur opérationnel des collectivités territoriales, partenaires du projet de réalisation du musée et de son financement.

Elle se voit également confier la définition des axes de la programmation culturelle du musée et la préparation des expositions inaugurales. Ces dernières seront présentées en 2013, année d’un grand rendez-vous pour Marseille qui sera alors capitale européenne de la culture.

La ministre confirme l’engagement, dès 2009, des travaux de restauration et d’accessibilité du fort Saint Jean, du chantier de réalisation du musée sous la maîtrise d’oeuvre de Rudy Ricciotti ainsi que la création du centre de conservation des collections, conçu par Corinne Vezzoni.

Autour de ce bref communiqué, les interrogations restées jusqu’alors au sein de la sphère muséale s’exposent aujourd’hui au grand jour. Le Journal des Arts s’en fait l’écho.

Bruno Suzzarelli, auteur par ailleurs d’un rapport récent sur le centre de réserves des musées parisiens, aura donc les coudées franches en matière tant administrative que scientifique. En filigrane, son arrivée peut être interprétée comme une mise à l’écart de l’actuel directeur du Mucem, Michel Colardelle.

« Le Mucem est une aventure extraordinaire qui doit tout à Michel Colardelle « , rappelle ainsi Alain Bourdy, président de l’Association des amis du Mucem. Depuis juillet 2007, les services de la Rue de Valois n’ont pourtant cessé de jeter le discrédit sur la validité de son projet scientifique et culturel. À la fin 2007, Christine Albanel commandait à Stéphane Martin, président du Musée du quai Branly, un rapport sur le sujet. Pensant ainsi provoquer la démission du directeur du Mucem ? Remis discrètement en juillet 2008, alors que Marseille n’avait pas encore été désignée au titre de « Capitale européenne de la culture » pour 2013, le rapport Martin a donné un satisfecit global au projet Colardelle – jugé néanmoins très ambitieux –, regrettant que son directeur ne dispose pas de tous les moyens nécessaires pour mettre en œuvre la programmation culturelle du futur musée.

Le rapport insiste par ailleurs sur l’importance de la construction du centre de réserves à la Belle-de-Mai, un choix un temps mis en doute. Or ce rapport n’a jamais été rendu public et la ministre n’en a évoqué qu’un point : l’idée de réserver les espaces du fort Saint-Jean à l’organisation d’activités festives, soit des privatisations pourvoyeuses de recettes. Pour Alain Bourdy, qui déplore n’avoir obtenu de la part de la direction des Musées de France aucune réponse à ses interrogations, la situation est claire. « Il existe Rue de Valois un lobby anti-Mucem et anti-Colardelle », estime-t-il.

Toujours selon les très bien informé Journal des Arts, une enquête sur la gestion du musée aurait été diligentée par l’inspection générale de l’administration. Or le temps presse pour ce projet qui doit être achevé impérativement avant 2013. Quitte à en sacrifier le fondement scientifique ? Cette première expérience de délocalisation d’un musée national risquerait alors de laisser un goût amer aux équipes qui ont porté le projet à bout de bras depuis près de dix ans.

Sources : Ministère de la Culture et de la Communication, Journal des Arts.

Filed under: Expériences, Ingénieries, Politiques culturelles , ,

Un guide à suivre

Events arts councilL’Art Council d’Irlande du Nord vient de lancer un guide événementiel en ligne d’une simplicité qui en est presque insultante lorsqu’on sait la complexité et le manque de lisibilité des outils que les institutions culturelles nationales emploient généralement.

C’est là toute la réussite de la démarche. L’outil permet à toute institution et à tout citoyen de soumettre en ligne un événement géo-indexé. Déjà en ligne, le site est sur le point d’être lancé officiellement via un vaste plan de promotion qui démontre qu’en Irlande on a parfaitement conscience que le tourisme est une ressource précieuse.

A destination du grand public, ce guide en ligne a été conçu pour faire la démonstration de la qualité et de la quantité de l’offre événementielle artistique du pays et pour encourage le public à y participer.

Chaque utilisateur peut cliquer sur le comté de son choix et obtient instantanément la liste des événements locaux accessibles.  La recherche peut bien entendu se faire en combinant plusieurs critères mais ce qui fait la performance de l’outil c’est qu’un clic suffit pour prendre connaissance de l’offre au niveau local comme au niveau national.

Comme cela sera probablement expliqué lors du tout prochain lancement de l’outil, il est clair que l’objectif revendiqué est triple :

  • une démarche constante d’amélioration du service au public pour que celui-ci puisse accéder à la culture et y contribuer,
  • booster la fréquentation des événements pour renforcer plus encore l’offre touristique nationale et locale,
  • encourager le tourisme culturel comme levier économique supplémentaire, capable de faire plus fortement fructifier les investissements et les financements dans les domaines culturels et artistiques.

En tout état de cause, il faut bien reconnaître qu’avec la démarche d’intégration de l’outil au sein des différentes stratégies touristiques, culturelles et territoriales du pays, c’est un pas supplémentaire vers la mutualisation utile, décomplexée de tout discours, concrête et opérationnelle. Prenons-en de la graine…

Filed under: Expériences, Politiques culturelles, Ressources , , , , , , ,

Un secteur en transition

archeologie preventiveL’archéologie préventive relève de missions de service public et est partie intégrante de l’archéologie, c’est un fait et c’est ainsi qu’elle se définit.

Ce secteur d’activité qui consiste à réaliser des diagnostics et des fouilles archéologiques en amont des futurs chantiers, s’est fortement développé à partir de la fin des années 1970, ce qui est relativement récent, avec l’intensification des opérations d’aménagement du territoire, des grands travaux et constructions d’équipements et d’infrastructures.

Historiquement, c’est l’AFAN qui conduisit à partir de 1973 la majorité des fouilles préventives, à l’issue d’une initiative conjointe de l’Etat (ministères du budget et de la culture) mais son statut loi 1901 a finalement conduit à la création de l’INRAP en 2001, aujourd’hui principal acteur de l’archéologie préventive.

Son intervention est traditionnellement déclenchée de deux manières :

  • à la demande de l’Etat, il réalise les diagnostics sur l’emprise des travaux prévus par un aménageur public ou privé afin d’évaluer le potentiel archéologique du sous-sol,
  • il peut être choisi par l’aménageur pour mener des fouilles préventives si l’intérêt scientifique est jugé suffisant par l’Etat et que celui-ci prescrit une fouille.

Or depuis 2003, les collectivités locales ou les entreprises privées peuvent demander à l’Etat un agrément pour être habilités à réaliser la phase de fouille, les diagnostics étant entrepris exclusivement par l’INRAP ou les services archéologiques agréés par les collectivités locales.

De ce fait, la multiplication des demandes et des situations d’urgence a fini par poser la question du coût de la prise en charge des opérations, au point que l’archéologie préventive traverse aujourd’hui une crise de son financement.

Le financement des opérations d’archéologie préventive se fait de deux manières :

  • la redevance d’archéologie préventive : elle ne concerne pas spécifiquement une opération d’archéologie préventive donnée mais elle est due par toute personne projetant de travaux d’aménagement affectant le sous-sol ;
  • le prix des fouilles : il s’agit de la rémunération versée par l’aménageur et perçue directement par l’opérateur (INRAP, service archéologique territorial agrée ou toute personne morale agréée par l’Etat) en contrepartie des fouilles qu’il réalise.

On le sait, ces modes de financement ne permettent pas actuellement de couvrir le coût des opérations, notamment en raison des insuffisances de la redevance et des nombreuses possibilités d’exonérations.

Il convient de noter qu’il existe principalement quatre verrous économiques à prendre en considération, du plus technique au plus général :

  • la non-dissociation des opérations de diagnostic et des opérations de fouilles dans le calcul de la redevance,
  • l’indexation de la redevance sur la valeur de l’ensemble immobilier (ce qui n’est pas sans poser de problème compte-tenu de l’impact de la crise financière sur ce marché, malgré un relèvement progressif du taux de la redevance, fixé par la loi du 17 février 2009 : 0,4% de l’ensemble de la valeur de l’ensemble immobilier en 2009, déterminée en référence à la TLE, puis 0,5% en 2010),
  • l’absence de modalités supplémentaires de financement dans le dispositif de la redevance,
  • la difficulté de trouver des leviers supplémentaires et de nouvelles sources de financement.

En France, la richesse et la diversité des sous-sols sont telles que le nombre de sites archéologiques est estimé à plusieurs millions. Malgré l’absence de statistiques complètement fiables, l’INRAP a établi le ratio d’un site d’intérêt archéologique tous les 4 hectares.

Si nous prenons en compte le fait qu’on évalue à 60000 hectares par an la superficie cumulée des chantiers en France, nous comprenons immédiatement que la demande potentielle est considérable au niveau national. Répondre aux besoins et dans la durée devient donc un véritable casse-tête chinois.

On constate toutefois, à quelques exceptions près, un sous dimensionnement des moyens des structures existantes.

Les collectivités locales étant au premier rang de l’administration de la gestion et de l’aménagement du territoire, nous mesurons dans ce contexte la dimension stratégique (pour ne pas dire dramatiquement stratégique) que revêt l’activité d’un service d’archéologie préventive à la hauteur de l’enjeu pour son territoire (rappelons que la non-concurrence entre les territoire est la règle).

Rien donc d’étonnant à ce que sur les 64 opérateurs agréés pour la réalisation d’opérations archéologiques préventives qui existent aujourd’hui, 78% sont intégrés aux collectivités locales ou territoriales. Pourquoi faut-il encore et toujours que le service public finance ce qui coûte cher et que le privé investisse dans ce qui rapporte beaucoup ? N’y a-t-il pas de nouvelles dynamiques à faire surgir ou à inventer ? La question est faussement naïve, vous l’aurez compris.

Le secteur culturel est largement confronté aux problématiques de maîtrise des coûts, marqué par cette difficile équation qui concentre des travaux difficiles, complexes, la plupart du temps de grande ampleur, avec le souci de la gestion de la mission de service public ; cela vaut aussi pour l’archéologie préventive.

Récemment le département de l’Eure s’est lancé dans la réalisation d’un plan d’affaires permettant de développer son service existant, la MADE (Mission Archéologique du Département de l’Eure). Cette approche dite de « business plan » laisse entrevoir une volonté de plus en plus partagée au sein des collectivités d’aller au-delà des budgets qui appellent trop souvent des financements compensatoires en fin d’exercice. Les logiques anticipatrices et les logiques de développement viennent donc rejoindre les logiques de gestion des risques. Cela semble relever selon nous du principe de précaution.

Dans de nombreux domaines, l’Etat ayant parfois fait subir aux collectivités ce qu’ont peut appeler au fond un transfert d’une partie dette, les collectivités s’organisent de mieux en mieux pour tenter d’en atténuer les effets. Mais ce n’est pas une tâche aisée et des choix parfois difficiles sont à faire. Ce n’est pas le chantier initié par le comité Balladur qui viendra nous démentir : l’enjeu est considérable, y compris pour le devenir du secteur de l’archéologie préventive et de facto pour la préservation d’une partie de notre patrimoine.

Filed under: Analyses, Ingénieries, Politiques culturelles , , , , ,

Données culturelles

La nouvelle version en ligne du système d’information et de monitoring dédié aux politiques, aux secteurs et aux marchés de la culture en Europe vient de paraître. Le Compendium (son nom générique) est sans aucun doute l’instrument le plus détaillé que l’on puisse trouver lorsqu’on s’intéresse à ces sujets, dont la dimension européenne devient prépondérante pour les Etats membres.

Cette nouvelle version propose :

  • chaque mois un édito introduisant le débat sur un enjeu de politique culturelle. Le premier édito est signé Carla Bodo (vice-présidente de l’association italienne pour l’Economie de la culture et l’ancienne directrice de l’Observatoire pour les Arts Scéniques du Ministère de la Culture italien) plaide pour une nouvelle donne permettant d’inverser la tendance au déclin de l’emploi culturel en plein crise financière ;
  • un sondage a été lancé en ligne afin de permettre aux Internautes de participer et générer un retour éditorial. Ce mois-ci, la question est posée sur la nécessité de mettre en place un package incitative pour relancer l’emploi culturel. A ce jour, 61% des usagers approuvent, 27% pensent que l’intervention publique n’est pas la solution et 12% n’en sont pas certains ;
  • désignez l’acteur du mois dans le champ des politiques culturelles : le Compendium souhaite donner un coup de projecteur sur les acteurs qui amènent de nouvelles idées et conduisent d’importantes démarches de changement dans leur pays ou à un niveau européen ;
  • un synthèse des données majeures est proposée en introduction de chaque pays, permettant ainsi que connaître en un clin d’œil la situation et les spécificités du pays recherché ;
  • les statistiques constituent toujours le cœur du Compendium et plus que jamais : de nouvelles rubriques permettent de compiler des tableaux et graphes comparatifs sur la population, les marchés, la consommation, les fréquentations, les financements publics, etc. L’indice culturel des biens et des services a même été enrichi des données de la base des PPP de l’OCDE ;
  • en plus des outils de comparaison et de croisements statistiques, une nouvelle rubrique compile les articles sur les méthodes comparées et relient recherche et politique développement ;
  • monitoring : le Compendium est engagé dans plusieurs démarches de suivi de l’implémentation des instruments dits « standards » dans le secteur culturel et continue d’explorer les perspectives de nouveaux développement pour les appareils législatif et politique nationaux ;
  • un nouvel espace de recherche transversale permettant à partir de sujets prioritaires et majeurs de politique culturelle de croiser les disciplines, les thèmes, les méthodes, les auteurs et les chercheurs spécialisés dans la diversité culturelle, le dialogue interculturel, le statut des artistes, la coopération culturelle internationale et la mobilité. Un nouvel espace transversal vient d’être développé pour relier éthique, droits de l’Homme et politique culturelle.

A suivre chaque mois de près, vous l’aurez compris, en cliquant ici.

Filed under: Ingénieries, Outils, Politiques culturelles, Ressources , , ,

Les artothèques en ligne !

Les artothèques sont des équipements culturels qui proposent à un large public le prêt d’œuvres faisant partie de leur collection. Elles sont dotées d’un fonds d’art contemporain et constituent un atout majeur encore sous exploité pour la diffusion de la création France.

Cette démarche hélas encore trop méconnue du grand public franchit désormais un cap important avec l’ouverture d’un site Internet qui permet de suivre l’actualité des 21 artothèques en France.

Cette mise en ligne n’est pas le fruit du hasard, bien au contraire : après dix années pour développer et en affiner les ressources, l’Association pour le Développement de la Recherche sur les Artothèques (ADRA), c’est un véritable observatoire des artothèques qui va naître.

Offrir une vision complète de l’activité des artothèques est incontournable pour sensibiliser plus fortement le public à la création d’aujourd’hui et pour déployer et développer leur valeur ajoutée. Ceci viendra sans aucun doute confirmer plus encore leur rôle de proximité dans la diffusion et la médiation de l’art contemporain.

Pour plus d’information, cliquez ici.

Filed under: Expériences, Politiques culturelles, Ressources , , ,

Culture et intercommunalité

La prochaine journée de formation organisée par la Lettre du cadre territorial et la Lettre de l’intercommunalité, en partenariat avec l’Observatoire des politiques culturelles (OPC) aura lieu le 4 juin au Brise Glace, à Annecy (Haute-Savoie). Thème : Un projet culturel intercommunal : vous y pensez ?


Les travaux de cette journée, organisée avec ceux qui se sont déjà engagés dans un projet culturel communautaire, répondront notamment aux questions suivantes : Quels sont les enjeux de la prise en compte de la compétence culture par l’interco. ? Dans quelles mesures l’intercommunalité modifie-t-elle les politiques publiques traditionnelles menées par les communes dans ce domaine ? Comment définir l’intérêt communautaire dans le champ culturel ? La culture peut-elle rester une compétence partagée entre communes et interco. au mépris du principe de subsidiarité ? L’Établissement public de coopération culturelle (EPCC), le bon outil pour une coopération intercommunale ?

Contacts : inscription : Valérie Isaac (04 76 93 71 04 – valerie.isaac@territorial.fr ), renseignement : Hugues Périnel (04 76 93 12 32 – hugues.perinel@territorial.fr ), Groupe Territorial, BP 215, 38506 Voiron cedex (www.territorial.fr )

Source : Ministère de la Culture et de la Communication.

Filed under: Evénements, Ingénieries, Politiques culturelles , , , , ,

Sostenuto

Relais-Culture-Europe organise, le 19 mai, à Bruxelles, une conférence de presse pour le lancement du projet Sostenuto (penser la culture comme facteur d’innovation économique et sociale).


Comment renforcer les capacités d’innovation du secteur culturel dans l’espace méditerranéen ? Comment accompagner sa mutation vers de nouveaux modèles économiques et sociaux ? Comment encourager la prise en compte de ses capacités d’innovation par les décideurs, aménageurs et financeurs ?


Le projet Sostenuto propose d’expérimenter des pratiques innovantes dans le secteur culturel.
Quatre laboratoires appliqueront, dans le secteur culturel, quatre modes innovants d’organisation et de gestion : une couveuse d’activités et d’entreprises culturelles (Marseille, France) proposera à des entrepreneurs culturels de développer leurs projets en partageant des services et en bénéficiant d’un accompagnement à la structuration et la pérennisation de leurs structures ; un cluster regroupant des entreprises dans le domaine des métiers d’art (Chiusi, Italie) stimulera le développement de leurs compétences et de leurs activités économiques ; un système d’échange local non monétaire (Ljubljana, Slovénie) permettra l’échange de savoir-faire, services et compétences entre habitants, associations et institutions d’un quartier ; la mise en place de nouveaux modes de gouvernance (Kotor, Monténégro et Ligurie, Italie) soutiendra une meilleure prise en compte par les pouvoirs publics du secteur culturel dans leurs stratégies de développement.
Sur la base de ces expérimentations seront élaborés des scénarios sur les conditions d’émergence de nouvelles formes d’organisations économiques et sociales dans le secteur culturel. Les résultats en seront diffusés au travers notamment d’un site internet, de trois conférences transnationales et d’un Livre vert.
Les partenaires engagés sur ce projet sont : AMI, centre de développement pour les musiques actuelles (France), Bunker, production/formation dans le domaine des arts du spectacle (Slovénie), Citema, cité européenne des métiers d’art (Italie), Expeditio, centre pour le développement territorial durable (Monténégro), Relais Culture Europe, centre de ressources sur l’Europe et la culture (France), Université de Valence (Espagne) et Zunino e Partner, bureau d’études et cabinet d’architecture (Italie).


Contacts : Fabienne Trotte, Sylvine Bois-Choussy, Relais Culture Europe (01 53 40 95 79 – sostenuto@relais-culture-europe.org )

Source : Relais Culture Europe.

Filed under: Expériences, Ingénieries, Politiques culturelles , , , , ,

Banlieues d’Europe

  • Inscrit dans la perspective des 16èmes rencontres, le prochain rendez-vous de Banlieues d’Europe aura lieu le 25 mai à 18h, dans ses locaux, autour de La ville invisible.


Il réunira deux acteurs qui mènent des projets à l’est de l’Europe : Silvia Cazacu, fondatrice et directrice de Banlieues d’Europ’Est (Bucarest, Roumanie) et Érick Gudimard, co-fondateur et directeur des Ateliers de l’Image (Marseille, France). 
Atelier de création sur la représentation des territoires à Marseille, La ville invisible a été créé par les Ateliers de l’Image en 2001. Il s’agit à travers la photo, le son ou la vidéo de proposer différentes manières d’être dans la ville. À l’origine de son existence, une expérience menée à Prague, il y a 15 ans. Les interventions, suivies d’échanges avec les participants, aborderont la question du Comment, face aux mutations urbaines, à l’ouest comme à l’est de l’Europe, peut-on avoir une approche diversifiée de la ville ?


L’entrée est libre mais le nombre de places étant limité, il est conseillé de réserver par courriel à : inscriptions.banlieuesdeurope@gmail.com ou par téléphone au : 04 72 60 97 80.
L’entrée se fait par le 2, rue d’Arménie, Lyon 3ème.
Ce rendez-vous sera également l’occasion de fêter l’ouverture du centre de ressources de Banlieues d’Europe.


Contact : Banlieues d’Europe, 271, rue Vendôme, 69003 Lyon (04 72 60 97 80 – banlieues.deurope@wanadoo.frwww.banlieues-europe.com )

 

Organisée en partenariat avec Banlieues d’Europ’Est, cette rencontre s’ouvrira, le 26 à 15h, par des interventions autour du thème Résistances et témoignages. Le thème de la journée du lendemain, De nouvelles dimensions culturelles, se déclinera en cinq débats : Nouveaux lieux, nouvelles démarches ; Nouveaux rapports à l’espace public ; Nouvelles approches des populations ; Résistances actuelles ; Échanges est-ouest et mobilité artistique.
L’inscription, gratuite, se fait par courriel avant le 15 juin : banlieues.deurope@wanadoo.fr

Contact : Banlieues d’Europe, 271, rue Vendôme, 69003 Lyon (04 72 60 97 80 – www.banlieues-europe.com )

Source : Ministère de la Culture et de la Communication.

Filed under: Evénements, Ingénieries, Politiques culturelles , , , , , ,

L’avenir du livre

La 2ème conférence-débat du cycle Art, culture et société de la connaissance, organisé par l’Agence culturelle d’Alsace et le conseil régional, en partenariat avec l’Observatoire des politiques culturelles (OPC), aura lieu le 11 juin, de 9h à 12h30 à l’auditorium de la maison de Région, à Strasbourg (Bas-Rhin). Thème : Quelles pratiques culturelles à l’ère numérique ? L’avenir du livre et de la lecture à l’ère d’internet.


Le réseau internet favorise-t-il l’accès du plus grand nombre aux différentes formes de l’art et de la culture ? Quels usages culturels en ligne se dessinent ? Observe-t-on un cumul des pratiques numériques et des pratiques culturelles « traditionnelles » ou bien les premières se substituent-elles aux secondes ? Autant de questions que pose l’émergence de la numérisation et du multimédia dans le champ de l’art et de la culture. Le livre et la lecture n’échappent pas aux bouleversements introduits par cette révolution technologique. Le rapport au savoir mais aussi le statut du livre dans notre société sont ainsi questionnés.
Les intervenants de cette conférence sont : Olivier Donnat, chargé d’études au département des études, de la prospective et des statistiques du ministère de la Culture et de la Communication ; Michel Melot, ancien directeur de la Bibliothèque publique d’information du Centre Georges-Pompidou, ancien président du Conseil supérieur des bibliothèques ; Anne-Marie Bock, directrice de la bibliothèque départementale du Bas-Rhin.
Rappelons que ces conférences sont gratuites et s’adressent notamment à des élus, des professionnels de la culture, des acteurs de la société civile, des étudiants et des universitaires. La réservation, obligatoire, se fait auprès de l’Agence culturelle d’Alsace. Le bulletin d’inscription est en ligne.
La troisième, consacrée à Culture et société(s) de la connaissance : quels enjeux ? aura lieu le 8 octobre, mais nous vous en reparlerons.


Contact : Agence culturelle d’Alsace1, espace Gilbert Estève, BP 90025, 67601 Sélestat cedex (03 88 58 87 54 – www.culture-alsace.org )

Source : Ministère de la Culture et de la Communication.

Filed under: Evénements, Politiques culturelles , , , ,

RGPP (étape 2)

RGPPIl y a quelques minutes, le deuxième bilan d’étape de la révision générale des politiques publiques vient d’être publié, suite à la présentation faite par le ministre du budget au conseil des ministres.

Les trois quarts des 374 décisions de modernisation qui doivent être appliquées d’ici à 2011 sont, selon M.Woerth, mises en oeuvre, 20% ont pris du retard et 5% sont au point mort.

Pour ce qui concerne le ministère de la Culture et de la Communication, sans faire ici état des tensions qui règnent ente la DMF et la RMN, tensions jugées comme principales responsables du ralentissement du changement (nous y reviendrons car cela est plus complexe qu’il n’y paraît), nous diffusons l’intégralité des éléments de ce second bilan et sollicitons vos réactions / commentaires afin de continuer à nourrir les dossiers thématiques de C.E.G. sur les politiques culturelles.

____

La RGPP au ministère de la Culture et de la Communication vise à améliorer l’efficience de la politique culturelle, afin de mieux prendre en compte les attentes des publics, des artistes et des professionnels.

Les réformes décidées s’articulent autour de 2 axes

La réorganisation des administrations du ministère doit permettre de mieux piloter les opérateurs et de repositionner les services centraux sur leurs grandes missions stratégiques au service des patrimoines, de la création et de la diffusion. Elle participe au non remplacement d’un départ à la retraite sur deux. La réforme  prend en compte la révolution numérique, son impact sur le développement de nouvelles offres et sur les industries culturelles. Elle passe également par la prise en charge plus efficace des enjeux juridiques et économiques de la création et de la culture dans une approche européenne.

L’amélioration de l’efficience de la politique culturelle poursuit l’objectif de mieux utiliser les ressources. Elle concourt à réaliser des économies au sein du ministère, grâce à une plus grande sélectivité des interventions. Une meilleure affirmation des priorités est nécessaire, que ce soit en matière de patrimoine ou de création, de grands projets ou de dépenses fiscales, avec pour objectif d’améliorer l’effet de levier et l’impact de chaque intervention.

« Ce qui a déjà changé »

Des résultats ont d’ores et déjà été atteints sur plusieurs réformes.

  • L’organigramme général de l’administration centrale qui a été présenté s’articule autour de 3 directions générales (Patrimoines, Création artistique, Media et industries culturelles) et d’un secrétariat général. Il intègre la direction du Développement des Média, auparavant rattachée aux Services du Premier ministre.
  • Un nouveau dispositif, le « contrat d’opération », a été créé dans le cadre du Plan de relance, afin d’accompagner l’accroissement des moyens d’actions consacrés à la réalisation des fouilles en matière d’archéologie préventive. Ainsi, cette mesure doit permettre d’améliorer la réactivité de l’Institut national de recherche en archéologie préventive (INRAP), principal opérateur, et de réduire ses délais d’intervention. En parallèle, 72 structures dont 20 privées ont été agréées dans le cadre du développement d’une offre concurrentielle dans ce domaine.
  • Les Entretiens de Valois ont fait l’objet d’une communication en Conseil des ministres, qui a présenté les principales préconisations et les prochaines étapes de la mise en œuvre de cette démarche de concertation sans précédent.
  • Enfin, la modernisation de la profession des architectes en chef des monuments historiques permettra, grâce à une ouverture à la concurrence, de donner plus de choix aux maîtres d’ouvrages.

« Ce qui va changer dans les toutes prochaines semaines»

Des prochaines étapes concrètes sont prévues à brève échéance.

  • Un opérateur national de la culture scientifique sera créé avant l’été par le regroupement de la Cité des sciences et de l’industrie avec le Palais de la Découverte. Le 24 mars 2009, Claudie Haigneré a été chargée de préfigurer le nouvel ensemble afin d’en assurer la montée en puissance, l’établissement devant être opérationnel au 1er janvier 2010.
  • Pour renforcer son autonomie de gestion, le château de Fontainebleau sera effectivement transformé en Etablissement Public le 1er juillet 2009. Il sera suivi par le musée et la manufacture de Sèvres, qui seront regroupés au 1er janvier 2010, ainsi que, quelques mois plus tard, par le musée Picasso. De même, le musée de l’Orangerie sera rattaché au musée d’Orsay à compter du 1er janvier 2010.
  • Avant cet été, les concertations sur le spectacle vivant seront relancées dans un  cadre régional sous forme de « conférences du spectacle vivant », afin d’associer les acteurs locaux à l’exercice de priorisation des interventions culturelles.

Télécharger l’intégralité des mesures pour le ministère.

Source : site de la RGPP

Filed under: Analyses, Ingénieries, Politiques culturelles , , ,

TILT

11 musées se rassemblent autour de l’art contemporain en région Centre pendant un an.

TILT est une manifestation qui s’inscrit dans une démarche de sensibilisation d’un large public à l’art contemporain. Elle trouve dans la pluralité des onze musées, répartis sur l’ensemble du territoire de la région Centre et la diversité de leurs collections (beaux-arts, société, histoire, patrimoine monumental, patrimoine technique, collections océaniennes, art contemporain) une large palette d’interventions et de choix.

TILT joue de croisements, d’allers-retours et de renvois à partir de territoires pluriels : la géographie, l’art, mais aussi la spécificité de chaque musée. Cette diversité rejoint la réalité d’un fonds qui est le témoin de la multitude des pratiques, des médiums, des approches, des diverses lectures de la création contemporaine. Elle permet de décliner une variété d’expositions – monographique, thématique, en écho aux collections – conçues comme autant de dialogues entre patrimoine et création contemporaine. Les projets se déclinent à des périodes différentes et créeront des rendez-vous en région Centre tout au long de l’année.

Pour plus d’informations,retrouvez l’ensemble du programme sur le site des musées de la région Centre en cliquant ici.

Source : Traits plastiques / CNAP

Filed under: Evénements , , , , ,

U-Turm

U-TurmA l’horizon 2010, Dortmund inaugurera un Centre créatif européen qui va être sans aucun doute l’une des attractions de la Ruhr, région capitale européenne de la culture en 2010. Ce nouveau centre sera le fruit de la réhabilitation de l’ancienne brasserie « Dortmunder Union ».

La « U-Turm » (Tour U) appartient aux bâtiments en béton armé et en briques d’une ancienne brasserie proche de la gare. Cet édifice industriel de 67 mètres de haut est destiné à se transformer sous peu en un temple moderne de la culture, pour un budget de 46 millions d’euros.

D’ici à 2010 c’est donc un « Centre d’art et de créativité » qui verra le jour. Les centaines de milliers de visiteurs attendus pour l’Année européenne de la culture 2010, pourront admirer une démarche exemplaire de promotion de la culture dans le patrimoine industriel.

Ces entrepôts datant de 1927 doivent leur nouveau nom à un « U » de neuf mètres de haut à bords dorés qui décore son toit, vestige de l’ancienne brasserie « Dortmunder Union ». En activité jusque dans les années 1990, l’édifice aux proportions colossales fut classé au patrimoine local juste après sa fermeture et attendait depuis que les responsables politiques statuent sur son sort.

La décision a été prise fin février dernier : la moitié du budget nécessaire pour les importants travaux de transformation viendra de l’Union européenne, 30 % de la ville de Dortmund et 20 % du Land de Rhénanie du Nord – Westphalie.

Pour la capitale européenne de la culture, le « U » de Dortmund sera l’un des principaux symboles d’avenir.

« La Tour U nous permet de conserver un ancien emblème de notre ville qui obtient ainsi une nouvelle perspective », assure le maire de Dortmund, M. Gerhard Langemeyer, l’un des principaux défenseurs du projet.

Les abords du « U » vont également faire peau neuve : sur une surface de 5,4 hectares entourant la Tour, il y aura un « Center for Creative Industries », un lycée technique pour les métiers des médias et un nouveau centre d’accueil des visiteurs de l’office du tourisme de la Ruhr.

C’est le bureau d’architectes du professeur Eckhard Gerber, de Dortmund, qui a décroché l’appel d’offres de la réhabilitation de la Tour U.

Ses projets prévoient qu’un espace de passage appelé « Verticale » à l’intérieur relie le rez-de-chaussée aux sept étages jusqu’à un espace « cathédrale » de huit mètres de haut surplombant le tout. Dans cet espace libre, les visiteurs pourront laisser leur regard plonger à 40 mètres. Chaque étage proposera 1400 à 1600 mètres carrés de surface.

De quoi réaliser l’objectif ambitieux de réunir sous un même toit « l’art, la culture, l’économie, les sciences et les médias ». La Tour U abritera notamment le nouvel « Institut d’études d’images animées » du cinéaste de Dortmund et professeur d’université Adolf Winkelmann. Deux étages seront réservés aux collection du musée « am Ostwall » de Dortmund, dédié à l’art du 20ème et 21ème siècle.

A noter que le laboratoire d’art des médias « Futurelab » de l’Ars Electronica Center de Linz devrait y ouvrir une dépendance et que l’association artistique « Dortmunder Hartware MedienKunstVerein » devrait également emménager dans la Tour. Sans oublier un « Centre d’éducation culturelle » consacré à l’éveil de la créativité des enfants et adolescents.

La Tour U abritera aussi la rédaction du cyber-magazine « Channel 2010″. Le rez-de-chaussée accueillera des magasins, des restaurants et cafés ainsi qu’une salle de conférences. Un étage est prévu pour des expositions itinérantes et des présentations.

Pour plus d’informations, cliquez ici.

Filed under: Expériences, Ingénieries , , , , ,

Musées bulgares : du yoga !

La Bulgarie n’a pas de musée d’art moderne. L’hebdomadaire Kultura explique pourquoi il en est ainsi. « Le pays a pris congé du présent, de l’inquiétude concernant ce qui se passe actuellement sur la scène culturelle. … Le manque de concepts et de visions à long terme transforment la culture en une projection à petite échelle de la société et de l’Etat. Même l’économie démissionne, en Bulgarie il n’y a pas de mécènes et pas de collectionneurs d’art moderne international. L’intérêt tant du secteur privé que du secteur public reste tourné vers le passé. On refuse d’accepter le postulat issu du yoga, selon lequel tout ce qui existe est le présent. Et tant que cela ne changera pas, le musée d’art moderne deviendra réalité là où il aurait dû exister, il y a quatre ans, dans la salle d’attente de la gare. [Voilà quatre ans le projet existait de faire un musée d'art moderne dans la gare Poduene de Sofia qui a cependant très vite échoué.]« 

Source : Bpb

Filed under: Politiques culturelles , , ,

EUROMEDINCULTURE

Partant de l’Agenda européen pour la Culture à l’ère de la mondialisation, le projet EUROMEDINCULTURE Citoyenneté propose aux citoyens européens du Nord, du Sud et de l’Est, de s’exprimer sur un sujet commun : la place de la Culture dans l’Europe de demain.

Ouvrant à des contributions, à des rencontres interrégionales et à un grand forum européen, le projet, grâce à la mobilisation de compétences scientifiques, permettra ainsi la parole d’européens et leur expression structurée auprès des institutions européennes mais aussi nationales et régionales.

Plus concrètement, chaque partenaire, sur la base d’une démarche commune élaborée en comité de pilotage, ouvre largement aux citoyens un appel à contribution relative aux trois axes de l’agenda européen et plaçant la Culture comme facteur de construction de l’Union européenne. Par la suite, trois larges débats seront organisés, au niveau interrégional, selon une logique géographique. Enfin, un grand forum européen sera proposé pour organiser un débat ouvert et constructif.

La finalité de la démarche est d’aboutir à un document synthétique représentant la parole des citoyens sur le sujet de la Culture. Ce document sera remis aux institutions communautaires mais également aux décideurs et à tous les relais d’opinion?

Durée : de janvier à octobre 2009


Pays partenaires : France, Allemagne, Belgique, Espagne, Grèce, Malte, Portugal, Royaume-Uni


Pays associé : Tunisie

Pour consulter « L’Agenda européen de la Culture à l’ère de la mondialisation » dans les langues du partenariat, cliquer ici

Filed under: Ingénieries, Politiques culturelles , , ,

Itunes U

Trois des plus illustres institutions culturelles au monde – la Tate Modern, le Château de Versailles et la Fondation Cartier – viennent de rejoindre iTunes U, mettant à disposition des centaines d’interviews, de courts-métrages et de conférences que les internautes pourront télécharger gratuitement.

« Le château de Versailles, où convergent art et histoire, ouvre ses portes sur Internet à tous, curieux de découvrir la beauté de ce site culturel d’exception », déclare Jean-Jacques Aillagon, Président du Château de Versailles. « Aujourd’hui, les fonds sonores et audiovisuels mis en ligne en collaboration avec Apple représentent une formidable source d’information et d’apprentissage pour préparer et enrichir sa visite ».

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Filed under: Expériences, Outils , , ,

Des enjeux partagés

 

Reconnu comme quatrième pilier du développement durable au même titre que le développement économique, le développement social et la protection de l’environnement par le forum mondial de Porto Alegre en 2002, la culture fait désormais l’objet d’un Agenda 21 présenté à Barcelone en mai 2004 et soutenu par Cités et Gouvernements locaux unis. Cet agenda ou programme de réflexion et d’action pour le 21e siècle s’adresse particulièrement aux pouvoirs locaux et constitue un outil de travail complémentaire de la convention de l’Unesco pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.
Ce rendez-vous d’une journée permettra aux acteurs artistiques et culturels de faire connaître leurs initiatives en matière d’Agenda 21 de la Culture, mais aussi de s’informer des bonnes pratiques, de disposer des ressources dégagées par les expériences, les études et la recherche en la matière. L’approche de la question se fera d’un point de vue territorial et international avec des intervenants invités de Catalogne, de France, du Canada et d’Amérique du Sud.

Lieu de la conférence : Mairie de Barcelone, direction de la culture. Accès libre dans la limite des places disponibles.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Tour de France et d’Europe des politiques culturelles proposé par l’Observatoire des politiques culturelles à l’occasion de son 20e anniversaire.

Source : OPC

Filed under: Evénements, Ingénieries, Politiques culturelles , , , ,