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Elections UNESCO / 1

logoLa nouvelle vient de tomber, la France ne « combattra pas » la candidature controversée du ministre égyptien de la Culture Farouk Hosni à la tête de l’Unesco, comme nous l’apprend Le Figaro du 15 juin en publiant les propos du conseiller spécial de l’Elysée Henri Guaino, tenus hier sur Europe 1 : « tout ce qui pourrait nuire à la relation franco-égyptienne sera écarté par la France ».

« C’est vrai qu’il a dit une énorme bêtise », mais « il s’en est expliqué », a insisté Henri Guaino en mettant en garde contre les « jugements à l’emporte-pièce » sur un homme qui est « la tête de Turc des plus extrémistes » dans son pays. « Tout ce qui pourrait nuire à la relation franco-égyptienne sera écarté par la France », a tranché le conseillé spécial lors du Grand rendez-vous. Paris « ne combattra pas cette candidature », présentée par l’Egypte, a-t-il fait valoir, relevant que la même position a été adoptée par le Premier ministre israélien.

« Il a dit: c’était des propos imbéciles, je les retire », a martelé le conseiller de Nicolas Sarkozy.

Il faut reconnaître que celles et ceux qui ont la chance et la possibilité de suivre cette question internationale souffrent depuis l’article « Unesco, la honte d’un naufrage annoncé » de Claude Lanzmann, Bernard-Henri Levy et Elie Wiesel paru dans Le Monde et la pétition qui suivit, de la quasi absence de débats, de réactions, d’initiatives ou de mobilisation en France. Même si la parole des conseillers du président de la République n’est pas celle du président, cette déclaration scandalise et interroge. Tout cela relève-t-il d’un calcul dont on ne connaîtra véritablement pas les détails (ce qui n’empêche pas de faire néanmoins des hypothèses, notamment si on regarde qui a soutenu qui lors des différents jeux de chaises musicales qui ont eu lieu ces dernières années dans les grandes institutions internationales) ou bien faut-il espérer que la France ait opté pour une position de prudence avant de prendre sa décision en ne dévoilant pas trop tôt ? La diplomatie est un art (ou presque), ne l’oublions pas.

Votre avis, vos commentaires et votre mobilisation sont essentiels.

A suivre sur C.E.G. …

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Palais de Tokyo / 2

palaisdetokyoLa ministre de la culture Christine Albanel a annoncé, lors du conseil des ministres du mercredi 20 mai dernier, que le Palais de Tokyo, situé à Chaillot, dans le 16e arrondissement de Paris, allait devenir « un lieu phare de la création ».

La formule interroge. Est-ce une ambition renouvelée ou bien est-ce de la redite qui témoigne de l’horreur du vide de notre époque ?  Souvenons-nous des discours qui exprimèrent les ambitions du Palais de Tokyo dans sa première mouture… Quoi qu’il en soit, la ministre a confirmé les grandes lignes d’un projet que Le Monde dévoilait  le 2 mai dernier.

Le Palais de Tokyo est le plus important centre d’art de France et possède un potentiel qui en ferait rêver plus d’un : un sous-sol de 9 000 m2 en friche.

A partir de 2012 les 20 millions d’euros investis dans la réhabilitation du sous-sol permettront d’offrir un espace supplémentaire dédié à la création contemporaine, en ciblant plus particulièrement les artistes français « en milieu de carrière ». Comme il s’agit d’un « projet national », tous les acteurs de l’art en France – centres d’art, galeries, collectionneurs, critiques, mais aussi le Musée d’art moderne de la Ville de Paris, qui se trouve en face – seront associés à ce nouvel espace. C’est en tout cas la moindre des choses en ces temps difficiles pour le marché de l’art que de se mettre autour de la table.

Les deux entités du palais, « le haut et le bas », vont être fondues en un seul établissement dit « autonome ». Exit le Centre Pompidou, qui assurait jusqu’ici la gestion des murs (le centre d’art actuel lui payait un loyer), et qui, surtout, convoitait le sous-sol, non sans une certaine assurance d’ailleurs.

Ce n’est effectivement pas Alain Seban (actuellement président du Centre Pompidou) mais Olivier Kaeppelin, le Délégué aux Arts Plastiques du Ministère de la Culture et de la Communication, qui sort au final vainqueur des longs mois de tractations pour le moins disputées. Ce qui se dessine au Palais figure dans un rapport qu’il vient de remettre à la ministre et qui est désormais disponible en ligne. Ce rapport analyse le projet d’installation dans le quartier Alma Tour Eiffel d’un lieu consacré à la création artistique dans le domaine des arts plastiques en France. Il analyse les différentes hypothèses quant au statut juridique de la future entité et se penche sur le financement de ce projet.

Olivier Kaeppelin vient donc d’être nommé directeur du projet et sa capacité de fédérer les positions les plus diamétralement opposées n’y est pas pour rien, sa réputation le précède. C’est en effet un homme de consensus éclairé et même si quelques détracteurs lui reprochent l’invisibilité de son action au ministère, la finesse du personnage et de sa trajectoire forcent le respect.

Le site retrouvera donc son unité et une certaine « fluidité » à travers le choix d’une forme juridique (société par actions simplifiée) qui fait  (et qui fera) l’objet de nombreuses querelles partisanes. Celle-ci est constituée de plusieurs partenaires, essentiellement publics, avec une ouverture possible au privé, sans pour autant qu’un réel projet de partenariat avec le privé ait été architecturé.

La rénovation de l’espace du bas devrait se faire dans « l’esprit dépouillé » du centre d’art existant : il y aura une seule entrée, un seul restaurant, un seul nom… ce qui peut paraître contradictoire avec la structuration de la démarche actuellement engagée : un comité d’orientation (une vingtaine de membres) a été choisi pour aider le groupe de projet (six personnes) chargé de déterminer l’articulation des décisions et des programmations entre les deux entités du Palais. Il s’agit de constituer un cahier des charges qui prenne en compte la totalité du périmètre du projet global.

On comprend donc qu’il s’agit d’une période de transition importante qui vient de s’enclencher pour le Palais de Tokyo, période qui s’achèvera en 2012 (en espérant qu’il y ait une préfiguration qui s’enclenche avant). Après tout, peut-être est-ce une chose nécessaire, même si on a envie de voir les débats sur l’art enfin relancés en France. Il est vrai que depuis l’école spéculative des années 90, à quelques exceptions près, on n’a pas vu de contribution majeure capable de faire bouger les lignes, tout comme le lancement du Palais de Tokyo l’avait largement révélé en son temps. Espérons que cette nouvelle étape en soit le prétexte idéal car si M. Kaeppelin assure toutefois qu’il laissera le Suisse Marc-Olivier Wahler, l’actuel directeur du centre d’art, poursuivre son action, on imagine déjà que dans la structuration de la gouvernance à venir, les choix actuels auront du mal à résister à celui des « validants » du ministère…. Pour le moment tout le monde affiche une volonté d’harmonie autour d’un lieu « vivant et fédérateur » dit-on au Ministère. A suivre…

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L’Europe de la Culture

RECLe Relais Culture Europe (RCE) et ses partenaires organisent une conférence de presse le 12 juillet à Avignon (Vaucluse) sur le thème : Pour une Europe de la Culture.
Elle s’inscrit dans le cadre des débats sur la redéfinition des bases du projet européen, auxquels le secteur artistique et culturel entend participer. 
Si les enjeux culturels semblent plus présents aujourd’hui dans les débats européens, la place de la culture doit être renforcée et, plus largement, profondément repensée au regard de la définition d’un nouveau modèle économique, industriel et social européen. 
Et, au-delà, de la place constitutive de la culture dans la définition et la construction d’une Europe politique et citoyenne.
Le Relais Culture Europe et ses partenaires (six réseaux contributeurs) proposent, à partir d’un travail collectif engagé depuis avril, de mettre en débat ces enjeux auprès d’artistes, de professionnels, d’intellectuels et de politiques, nationaux comme européens, pour ouvrir un espace de réflexion et d’échange sur la place constitutive de la culture dans ce projet.
Animée par le journaliste Arnaud Laporte, elle réunira Catherine Lalumière, présidente de RCE, les réseaux partenaires, deux représentants du Parlement européen et Odile Quintin, directrice générale de la Direction générale éducation et culture de la Commission européenne.

Ouverte au public, sur inscription, dans la limite des places disponibles, elle se tiendra de 15h à 17h au Cloître Saint-Louis, 20, rue du Portail Boquier. Le bulletin d’inscription, téléchargeable, est à renvoyer avant le 3 juillet par courriel ou par fax.
Contacts : Laurence Barone, Agathe Fadier, Relais Culture Europe, 132, rue du faubourg Saint-Denis, 75010 Paris (01 53 40 95 10 – culture@relais-culture-europe.org – fax : 01 53 40 95 19 – www.relais-culture-europe.org )

Source : Ministère de la Culture et de la Communication.

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Que peut encore l’art ?

L’Unesco, en collaboration avec le Conseil international de la philosophie et des sciences humaines, organise une rencontre-débat intitulée Que peut encore l’art ? les 25 et 26 juin, à Paris.

L’ouverture d’un dialogue international sur le devenir des arts et des lettres passe par une connaissance approfondie de ce que représentent ces derniers dans les contextes socioculturels les plus variés : moyens d’élévation spirituelle ou de cohésion sociale ; matières à critique radicale ; visions prophétiques ou signes d’un « autre » savoir susceptible de contribuer à une meilleure qualité de vie à l’échelle mondiale…
L’identification de quelques contextes spécifiques dans lesquels l’art fonctionne, non pas seulement comme une source de revenus ou d’affirmation identitaire, est l’une des tâches que s’assigne ce séminaire.
Il vise également, en traçant quelques voies de réflexion, à contribuer aux préparatifs de la deuxième conférence mondiale sur l’éducation à l’art qui se tiendra à Séoul (Corée), en 2010. 


Quatre tables rondes auront pour thèmes :

  • Les arts et les lettres : la culture au-delà du patrimoine et du développement ; 
  • L’art et la communauté planétaire en formation ;
  • Le pouvoir, la puissance et la résistance de l’art ; 
  • La responsabilité du créateur et l’émancipation de son public. 


Cette rencontre se tiendra de 10h à 13h et de 15h à 18h dans la salle XIII, Maison de l’Unesco, bâtiment Bonvin, 1, rue Miollis, Paris 15ème. 

L’entrée est libre dans la limite des places disponibles. Il est demandé de laisser son nom en téléphonant au 01 45 68 39 53 ou par courriel : f.albernaz@unesco.org. L’invitation téléchargeable sera demandée à l’entrée.


Contact : Frances Albernaz, Unesco, 7, place de Fontenoy, 75007 Paris (f.albernaz@unesco.org )

Source : Ministère de la Culture et de la Communication.

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