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L’AMORC dans Le Monde

Le MondeSurprenante parution en page 9 du journal Le Monde daté du samedi 1er août : la déclaration rosicrucienne des devoirs de l’homme dans un communiqué de l’AMORC (Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix). Sur une pleine page, un prologue, 14 articles et un épilogue sur la nécessité de prôner un « Etat de devoirs » pour tous dans un Etat de droits.

Aussi bien pensant et intentionné soit le contenu du texte, il est intéressant de s’interroger sur les raisons de cette prise de position publique, 6 jours après la diffusion d’une enquête très fouillée sur Canal+ sur la Franc-Maçonnerie et 6 jours après la parution de cette même déclaration pleine page dans le JDD et dans le Figaro quelques jours avant. Il ne faut certainement pas tomber dans le piège de croire qu’il s’agit de la part de la presse d’un de ses marronniers les plus célèbres et juteux.

La période que nous vivons est en effet extrêmement propice à toutes les formes d’ésotérisme et les deux principaux discours tenus par le président de la République sur la laïcité positive et la place des religions dans notre société (où il fait une mention directe à la Franc-Maçonnerie) sont venus en quelque sorte légitimer et encourager les ordres dits des « forces occultes » dont par ailleurs le recrutement n’a cessé d’augmenter ces dernières années.

Il convient de rappeler que la Rose-Croix est une spiritualité ésotérique d’essence empirique très en vogue de nos jours, issue d’une tradition parallèle à celle de l’Eglise. Elle est très fréquemment et injustement confondue avec la Franc-Maçonnerie (majoritairement d’essence symbolique) et se distingue très fortement du Christianisme, pour ne pas dire s’y oppose. Réhabilité depuis janvier 2008 par une circulaire du Ministère de l’Intérieur, l’AMORC ne figure plus sur la liste des sectes de la commission parlementaire (alors qu’il y était inscrit en 1999) et n’est pas non plus cité dans le dernier rapport de la mission Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires).

Il n’en reste pas moins que cette prise de tribune publique dans les grands quotidiens nationaux est dérangeante et interroge les fondements du pluralisme de l’information.

Il appartient au journal Le Monde de s’expliquer sur cette publication afin d’éclairer l’ensemble de ses lecteurs. Il en va de soit aussi pour le JDD et le Figaro mais pour le moment aucune justification n’a été fournie par les trois rédactions.

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Atout France, opérateur unique du tourisme

Atout FranceLe projet de loi de modernisation et de développement des services touristiques, adopté par l’Assemblée nationale le 8 juillet, vient compléter les missions d’Atout France, l’agence de développement touristique de la France, née du rapprochement entre Odit France et Maison de la France et mise en place en mai 2009.

Cet opérateur unique de l’Etat doit permettre la mise en œuvre d’une politique publique du tourisme plus coordonnée et plus efficace, notamment pour mieux promouvoir à l’étranger la France comme destination de tourisme. Suite à l’adoption de la loi du 8 juillet, l’agence exercera en outre des missions d’intérêt général dans le domaine du classement hôtelier et de la tenue du registre des opérateurs de voyages.

La création d’Atout France s’inscrit dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), qui a déjà donné lieu à la fusion de la direction du tourisme au sein de la direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS) au ministère de l’économie.

Le projet de loi de modernisation et de développement des services touristiques est destiné à moderniser durablement le secteur du tourisme en mettant en œuvre des réformes structurelles pour permettre au secteur d’accélérer son développement.

Le communiqué du 8 juillet sur le site du ministère de l’économie.

Le communiqué de création d’Atout France (19 mai 2009)

Source : site de la RGPP.

N’hésitez pas à commenter cette information car, les spécialistes du secteur le savent (voir ici), les aspects législatifs qui viennent d’être mis en place modifient fortement la donne et constituent une étape stratégique pour la suite, notamment pour la marque France. Nous aurons l’occasion d’y revenir dans un post dédié à cette question, dès la rentrée.

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Culture, politique et politiques culturelles

Cinquantenaire

Dans le cadre de la célébration du cinquantenaire du ministère de la culture et de la communication, le Comité d’histoire organise les 13, 14 et 15 octobre 2009 au Théâtre National de l’Opéra Comique un colloque international intitulé « culture, politique et politiques culturelles », placé sous la présidence scientifique de M. Elie Barnavi, historien, conseiller scientifique auprès du Musée de l’Europe (Bruxelles) et ancien ambassadeur d’Israël en France.

Un site Internet dédié à cet événement a été créé pour que vous puissiez vous y inscrire et retrouver tous les détails concernant ce colloque : programme, inscription en ligne, liste des intervenants, informations pratiques,…

Pour y accéder et confirmer votre participation, veuillez cliquez ici.

Attention, les inscriptions sont à renvoyer au plus tard le 25 septembre 2009.

Source : Ministère de la Culture et de la Communication.

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Culture et développement durable II

AreneL’Arene (agence régionale de l’environnement et des nouvelles énergies) prépare une publication qui présentera les réalisations les plus inspirantes et innovantes en Ile-de-France et annonce son initiative de la manière suivante :

Tandis que le développement durable paraît impliquer un changement de civilisation, nous voyons le monde de la culture s’emparer de ses thématiques, de ses valeurs et de ses interrogations. Prenant acte de cette prise de conscience et de ce bouillonnement d’initiatives, l’Arene Ile-de-France a tenu ses Utopiades 2008/2009 sur les thèmes croisés de la culture et du développement durable.

L’Agence souhaite aujourd’hui, dans la continuité de ces débats, aller plus loin et explorer les expériences franciliennes se réclamant de ce croisement Culture / Développement durable, pour pouvoir faire école, permettre leur appropriation et susciter une dynamique d’initiatives au niveau régional. Et cela en recherchant – d’où qu’elles émanent, collectivités locales, scènes et institutions culturelles… – la plus grande diversité possible d’expériences : événements culturels éco-responsables, expériences artistiques s’inspirant du DD, agendas 21 pour la culture, etc.

Développement durable

A travers un bref questionnaire, l’Arene vous invite à nous signaler les acteurs et les expériences que vous avez identifiées et à faire connaître le cas échéant, celles que vous menez vous-même en ce domaine.

Un jury constitué autour de l’Arene étudiera les actions portées à sa connaissance, et instruira le dossier des plus significatives, afin que soient présentées dans le détail les plus novatrices et porteuses de sens.

Que vous soyez le porteur de projet ou l’organisme qui le soutient, faites-vous connaître en remplissant un bref questionnaire. Répondez d’ici le 15 septembre 2009.

Pour remplir le questionnaire en ligne. Cliquez ici.

Source : Arène Idf

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Hurisearch

HurisearchLe premier moteur de recherche des droits de l’homme vient d’être mis en ligne. Lancé par l’association Huridocs (Human rights Docs), ce site portail est un moteur de recherche documentaire accessible en 7 langues, ce qui est déjà un bon début. Hurisearch est un outil gratuit qui permet un accès à une documentation avec des résultats de recherche suffisamment pertinents pour considérer l’expérience comme réussie. Le système de requêtes est par ailleurs très performant puisqu’il hiérarchise les sources de manière très différente d’un moteur de recherche classique. En plus, Il diffuse même la documentation qui n’est pas autorisée dans certains pays, comme le rappelle très justement loi1901.com dans sa fameuse LettrAsso.

Source : LettrAsso / loi1901.com

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Elections UNESCO / 3

UNESCO

La bataille pour le poste de directeur général de l’Unesco fait rage. Puisqu’on en parle toujours si peu en France, nous tentons de rendre de compte des évolutions de cette campagne grâce à la vigilance de certains de nos membres. Parmi les dernières informations parues, Jeune Afrique fait un point suite au dernier sommet de l’Union africaine en Libye qui s’est tenu du 1er au 3 juillet. Ce sommet  a été le cadre d’intenses tractations pour l’élection, en octobre, du prochain directeur général de l’Unesco. Présent à Syrte, le sortant, le Japonais Koïchiro Matsuura, a fait discrètement campagne pour l’actuel directeur-adjoint, le Béninois Nouréini Tidjani-Serpos. Pour bon nombre d’observateurs, il s’agissait surtout de faire barrage au ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni, en promouvant une autre candidature africaine. Le président égyptien, Hosni Moubarak, a rappelé l’appui de principe que l’Union africaine, la Ligue arabe et l’Organisation de la conférence islamique ont accordé à Hosni. De son côté, le commissaire européen au Développement, le Belge Louis Michel, n’a pas caché sa préférence pour sa collègue aux Affaires extérieures, Benita Ferrero-Waldner. La candidate autrichienne, elle aussi présente à Syrte, a rencontré les délégations des treize pays africains membres du Conseil exécutif de l’Unesco, qui auront un rôle essentiel dans le choix du prochain directeur général.

Par ailleurs, dans une lettre adressée à Koïchiro Matsuura, le 4 juillet, le président du conseil exécutif de l’organisation, le Béninois Olabiyi Babalola Joseph Yai, a vivement protesté contre la participation de la commissaire européenne à la Conférence mondiale de l’Unesco sur l’enseignement supérieur, le 5 juillet à Paris. « La décision que vous avez prise d’inviter la candidate Mme Ferrero-Waldner est regrettable, injuste envers les autres candidats, contraire à l’éthique et aux traditions de notre organisation », peut-on lire dans ce courrier.

Source : Jeune Afrique.

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Enjeux de la diversité culturelle

MCC-DEPSInscrite au fondement de la déclaration universelle de l’Unesco en 2001 puis reprise dans l’agenda européen, la diversité culturelle est une notion apparue dès la fin des années 1960, avec la reconnaissance des cultures indigènes des nations décolonisées. La présente contribution propose un parcours critique chronologique de la notion depuis son apparition dans la littérature académique économique et des sciences de la communication. Elle montre notamment comment, selon le contexte, l’argument de la diversité culturelle peut servir à la défense politique du protectionnisme culturel ou trouver sa force dans les bienfaits du libre-échange culturel.

Pour consulter le document, cliquez ici.

Source : Ministère de la Culture et de la Communication.

Nous recommandons également, en complément de ce document, l’excellent chapitre 6 à propos du Soft power dans l’ouvrage de Xavier Greffe et Sylvie Pflieger.

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Assises de la PFI

PFIParmi les événements annoncés pour la rentrée, celui du 1er octobre prochain dont l’intitulé est prometteur : « La nouvelle gouvernance des politiques culturelles territoriales : place et rôle des organismes régionaux ». Cette journée de réflexion se tiendra à Poitiers et est organisée dans le cadre des Assises de la « Plate-forme interrégionale d’échange et de coopération pour le développement culturel » (qui regroupe les ex-ARDM-ARIAM et les agences régionales).

Au programme sont annoncés Eric Sprogis, Jean-Michel Lucas, l’OPC, la FNCC, l’ARF, la DMDTS, Arts vivants et Départements, la COFAC, l’UFISC, le Syndeac… Pour plus de renseignements, cliquez ici.

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Le patrimoine, victime du Grenelle ?

patrimoineC’est fait, depuis le 23 juillet, l’avis des Architectes des Bâtiments de France sur les permis de construire à l’intérieur des zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysagé (Zppaup) n’est plus que consultatif. Comme nous le rappelait récemment Evelyne Lehalle, on ne peut qu’être circonspect face à la dilution des réformes relevant de la compétence du ministère de la culture et de la communication dans d’autres grands projets de réformes dont il est absent, pour ne pas dire qu’il semble écarté.

Cette mesure a été adoptée jeudi dans le cadre de la loi Grenelle 1. L’Assemblée Nationale et le Sénat, opposées depuis un moment sur le sujet, s’étaient finalement mis d’accord la veille en commission mixte paritaire. Cette mesure supprime l’obligation d’un avis “conforme” et va continuer de soulever le tollé dans les milieux du patrimoine comme c’est déjà le cas depuis son annonce.

La censure du texte pour un vice de forme par le Conseil constitutionnel le 12 février après un premier vote n’avait pas rassuré pour autant et l’accélération du rythme imposé par l’Elysée sur le travail de la session parlementaire a eu raison de tout débat construit et crédible sur cette question dont l’enjeu est considérable sur de nombreux plans. On peut d’ailleurs s’interroger sur la nature des débats qui ont permis de décider qui est plus à même qu’un ABF de juger de l’intérêt de détruire, de préserver, de maintenir, de réhabiliter et de revaloriser le patrimoine ? Rappelons que l’avis conforme est l’outil essentiel à la mission de l’architecte des bâtiments de France et le fondement de son autorité. Sans l’avis conforme, l’architecte des bâtiments de France n’est plus rien : c’est le seul moyen dont il dispose pour faire respecter ses prescriptions.

En janvier dernier Christine Albanel a déclarré qu’elle “prend acte” de la décision au moment du premier vote et a insisté sur le fait que “cette mesure ne doit pas s’analyser comme l’abandon d’une prérogative de l’Etat dans le domaine du patrimoine mais qu’elle correspond à la volonté de moderniser les procédures”. Difficile de l’analyser autrement malgré tout. On peut se demander pourquoi ce n’est pas le ministère de la culture qui donne son avis, qui propose des solutions et qui tranche (ou aide à trancher) lorsque c’est le plan de relance qui décide ? A situation exceptionnelle mesures exceptionnelles dira-t-on. Il n’y a qu’un pas pour considérer l’état d’exception… Relisons Agamben attentivement et interrogeons-nous en même temps sur la place du ministère de la culture dans notre République lorsqu’on envisage depuis le mois dernier un secrétariat d’Etat à la culture et un secrétariat d’Etat à la communication.

Rappelons que depuis 1983 près de 500 Zppaup ont été créées et qu’elles elles visent à protéger les villes et villages particulièrement riches sur le plan patrimonial contre les dérives en matière de construction. Les maires, les préfets mais aussi le BTP, ont donc désormais les mains libres car la conformité d’un avis signifiait que le maire est obligé de le respecter, à moins de le contester au niveau du Préfet de région. Après l’archéologie préventive, c’est donc un autre pan de la politique du patrimoine qui est fortement diminué.

Il n’est pas certain que le patrimoine sorte perdant au final mais c’est un changement de paradigme qui est en train de s’opérer. N’est-ce pas au fond l’objet de toute vraie réforme ?

Le patrimoine est notre locomotive touristique et notre fer de lance culturel, notre avantage concurrentiel dont le coût de sauvegarde, de réhabilitation et de maintient atteint des niveaux astronomiques. Les quelques 100 millions supplémentaires du plan du relance sont une goutte d’eau qui témoigne à peine de l’urgence de la situation.

Quelles garanties pratiques cet avis consultatif va-t-il apporter ? Faut-il attendre le décret pour s’interroger sur ses modalités d’application pour revoir les choses en profondeur avec les architectes des bâtiments de France mais aussi avec l’ensemble de la filière du patrimoine ? N’oublions pas non plus que ce passage de témoin aux collectivités est une des plus importantes actions liées à la décentralisation. C’est désormais la sagesse des maires qui sera encore un peu plus mise à l’épreuve.

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Ontario : la soutenabilité des musées

TorontoToronto connaît une nouvelle phase de développement remarquable dans sa dimension culturelle, cela a été assez documenté ces derniers mois. Tous ceux qui y sont allés dernièrement peuvent en témoigner : des projets de construction pour des institutions culturelles désormais achevés et des programmes d’action renouvelés et revitalisés constituent désormais un formidable maillage urbain qui permet à cette métropole stratégique de l’Amérique du Nord de se projeter dans l’avenir sans crainte des eaux troubles et mouvementées que l’économie mondiale traverse actuellement.

Le secteur culturel ultra présent à Toronto a été en effet totalement restructuré et les institutions culturelles sont parvenues à atteindre le cœur de la cité tout en soutennant fortement la voix et les aspirations des artistes, des scientifiques et des éducateurs. A cela s’ajoute le fait que les questions de l’accessibilité et de l’inclusion sociale sont devenues prioritaires ces dernières années et sont aujourd’hui de vrais standards qui renforcent l’image du changement de Toronto et du Canada.

L’ensemble des acteurs leaders du secteur sont devenus les apôtres de ce renouveau et ils sont l’objet de toutes les attentions dans un climat économique qui est devenu plus que menaçant pour la dynamique de communautés et activités qui sont en ce moment sous pression.

Unis, ils ont concentré leur temps, leur énergie et leurs ressources pour faire aboutir les projets, renforçant plus que jamais l’idée que les arts et la culture comptent et sont impactants.

Le gouvernement provincial de l’Ontario a fortement contribué à ce succès en mobilisant notamment un budget supplémentaire de 43 millions de dollars pour 6 institutions culturelles, comme cela a été annoncé il y a quelques semaines. Il convient de noter qu’il n’y a aucune juridiction nord américaine qui ait établi avec autant de clarté que la culture est en moteur de la prospérité et un symbole de son accomplissement.

Ce soutien de la province est un message clair en direction des métropoles du monde, témoignant que la culture peut faire plus qu’apporter sa contribution à la croissance et au développement économique et social. En effet, la plupart des instutions culturelles d’Amérique du Nord s’est engagée dans d’importantes manœuvres et sont en mesure de construire une plus forte durabilité et soutenabilité pour leurs infrastructures et pour leurs projets.

C’est notemment le cas de la Art Gallery of Ontario où la mise en œuvre de ces objectifs à conduit à une transformation dont le succès est sans précédent. La gestion rigoureuse et responsable de l’institution a permis de répondre de manière innovante aux défis d’aujourd’hui. Il s’agit bien d’une situation désormais acquise dans un environnement qui ne ressemble en rien à celui que la plupart des institutions culturelles ont pu expérimenter par le passé et ce, quel que soit le type de politique culturelle qui ait été mis en œuvre dans la grande majorité des pays.

Le bilan de l’Art Gallery of Ontario repose principalement sur un facteur externe et un facteur interne :

  • sur le plan externe, il s’agit de la relation de confiance établie avec le gouvernement provincial et avec les différents partenaires, basée sur le suivi précis d’indicateurs de performance. Le résultat se traduit dans la nature et l’évolution des financements perçus, c’est mathématique mais ce n’est pas le type de tendance que nous connaissons en France, même si les choses sont en train de changer.
  • sur le plan interne, les actions visant à accroître l’accès aux musées (en Amérique du Nord, le savoir-faire a encore de belles années d’avance sur nous) ont non seulement développé de meilleures pratiques (fréquentation, fidélisation, appropriation, diversification) mais ont surtout parachevé une transformation majeure où l’amélioration en profondeur de la programmation, l’investissement ciblé sur les vecteurs de revenus, le développement des recettes dites « annexes », l’implication du personnel dans la recherche d’innovation via la formation, les économies d’énergie et l’optimisation des dépenses des nouvelles opérations jusqu’à la génération des premiers revenus post-inaugurations, permettent à l’institution d’envisager le futur de manière structurée et renforcée.

Cette logique de développement soutenable permet de mettre en œuvre de manière beaucoup plus sécurisée les missions traditionnelles liées à la démocratisation culturelle comme celles qui consistent à approfondir la recherche de l’ouverture des musées aux publics de toute provenance et de toute condition mais aussi des missions plus spécifiques comme mieux soutenir les artistes par l’accompagnement à l’international.

Cette soutenabilité prise aux deux sens du terme crée un capital confiance considérable et a fait émerger une nouvelle capacité de programmer et de construire les audiences d’un musée.

Un autre aspect mérite de s’y attarder un instant. Ce que l’on appelle les « cost killers » à savoir le contrôle et la recherche de la réduction de dépenses en vue d’optimiser le fonctionnement général et son développement, n’ont pas été perçus comme une fatalité mais comme un moyen de financer des nouveaux projets. Cela peut paraître paradoxal mais comme dans le cas de l’Art Gallery of Ontario, l’efficience de l’organisation ayant atteind un certain niveau de maturité, toute économie permet d’abonder le financement de nouveaux projets. C’est une des surprenantes leçons de la crise : subir ou anticiper le rebond pour être au plus haut niveau.

Rien n’est gagné pour autant et tout ceci ne se fait pas sans difficultés mais il faut rappeler que ceci n’est pas le fruit du hasard. Les démarches de soutenabilité que nous venons d’évoquer sont celles qui ont été entreprises depuis plus de vingt ans dans la plupart des grandes institutions culturelles nord américaines et ce sont celles qui permettent à ces musées d’être en adéquation avec les évolutions de la demande, sans avoir nécessairement à singer les politiques qui sont uniquement orientées en fonction de la demande.

Tout ce travail que nous appelons parfois en France « remise en ordre de marche » a démarré plus tardivement pour nos musées, environ dix ans plus tard qu’en Amérique du Nord. Cela s’explique par le fait que l’organisation de notre politique culturelle engendre des cycles plus longs, comme les bibliothèques avec leur cycle de passage aux médiathèques sur une période de près de 30 ans. Celles-ci sont aujourd’hui en capacité d’envisager l’avenir, comme en témoigne le congrès de l’ABF qui s’est tenu le 13 juin dernier.

Les musées eux ont véritablement entrepris leur cycle de mutation au moment de la toute fin de la bulle Internet et ils commencent aujourd’hui à être en situation de créer les conditions nécessaires permettant d’être en phase avec une partie de la demande, en tout cas avec la partie la plus stable de la demande, celle qui est bien identifiée et étudiée depuis de longues années. Mais pour ce qui concerne les segments de la demande les plus évolutifs, le constat global est relativement mitigé et plutôt préocuppant dans la mesure où le musée n’est pas le lieu de l’anticipation des nouvelles pratiques culturelles par essence.

Pour les nouvelles générations par exemple, la culture n’a plus grand chose à voir avec les représentations traditionnelles de la consommation culturelle. Ceci devrait en théorie interpeller directement les politiques et les institutions nationales et locales de la culture. Mais à y regarder de plus près, les inégalités d’accès à l’offre culturelle demeurent très fortes et si, comme l’indiquent fort judicieusement Xavier Greffe et Sylvie Pflieger, nous comparons les premiers travaux de Pierre Bourdieu sur les inégalités face aux bien culturels entrepris au début de l’existence du ministère de la culture avec les travaux évoqués dans leur ouvrage en cherchant à vérifier les mêmes processus mais en se situant du côté de l’offre et non plus seulement de la demande, « on retrouve les mêmes résultats, alors que des décennies de politique culturelle sont passés par là ».

C’est pourquoi, vous recommander de suivre le débat d’Avignon d’aujourd’hui qui a été annoncé comme LE débat à ne pas manquer («Les impasses culturelles de la culture du résultat», une réflexion et un échange autour de l’Appel des Appels avec notamment Roland Gori, initiateur de l’Appel et Valérie de Saint-Do de Cassandre/Horschamp) prend un tout autre sens. Certaines luttes sont-elles encore d’actualité alors que d’autres doivent impérativement avoir lieu pour la soutenabilité des politiques culturelles ? Espérons qu’il en soit autrement et essayons surtout de voir comment les institutions culturelles d’ici et d’ailleurs (notamment les musées) se sont mis ou se mettent en ordre de marche.

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Enjeux et perspectives (2015-2025)

En mai 2008, le Secrétaire d’Etat en charge du développement de l’économie numérique a demandé au Centre d’analyse stratégique de mener une réflexion destinée à éclairer le Gouvernement en lui présentant une vision stratégique du développement de l’économie numérique et a confié à Monsieur Alain Bravo, membre de l’Académie des technologies et directeur général de Supélec, la présidence de cette mission. Le présent rapport constitue la synthèse des différentes réflexions conduites dans le cadre de la mission « Economie numérique ».

Pour télécharger le rapport, cliquez ici.

Source : La documentation Française.

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Clôture des Entretiens de Valois

logoMCCFrédéric Mitterrand a clos le jeudi 9 juillet dernier les Entretiens de Valois, hélas sans qu’un écho suffisant n’ait été donné à cette réunion. Il s’agissait de dresser un bilan des résultats obtenus sur toute la période où les Entretiens de Valois se sont déroulés, à savoir entre le 11 février 2008 et le 30 janvier 2009.

Suite aux réformes annoncées en Conseil des ministres le 18 février 2009, les Entretiens se sont poursuivis sous la forme de réunions du « comité des Entretiens » pour s’achever jeudi 9 juillet 2009.

Lors de la réunion de cette clôture, trois mesures importantes ont été annoncées :

  • un partenariat refondé avec les collectivités territoriales et les professionnels : des « Conférences du Spectacle vivant » vont être instituées de façon à ouvrir un espace de concertation sur les politiques publiques dans le domaine du spectacle vivant au niveau régional ;
  • une clarification de l’action de l’Etat à travers ses dispositifs de financement et ses réseaux : Tous les textes cadre précisant les missions et les engagements de chaque établissement labellisé ont été revus ;
  • une meilleure prise en compte des questions d’emploi et de formation : les actions de structuration et de professionnalisation vont se poursuivre.

Les prochains chantiers. L’ensemble des participants à la réunion du « comité des Entretiens » du 9 juillet se sont accordés sur la nécessité de pérenniser le procédé pour aborder notamment les chantiers suivants :

  • des instances régionales de régulation et de coordination qui fonctionnent ;
  • des engagements réciproques entres structures et collectivités publiques ;
  • des spectacles mieux diffusés ;
  • des crédits davantage consacrés à favoriser l’émergence des talents et l’épanouissement de la création ;
  • une approche européenne du secteur ;
  • une prise en compte volontariste des questions relatives à l’emploi et à la formation.

Reste à savoir désormais dans quelle mesure ceci peut être intégré dans le contexte actuel de mise en œuvre de la RGPP pour le ministère, car cela ne nous est pas expliqué.

Par ailleurs, pour faire un parallèle avec l’excellente analyse de Xavier Greffe et de Sylvie Pflieger récemment parue à la documentation française, on peut légitimement s’interroger sur la pertinence des mesures qui visent transférer des compétences tout en maintenant l’omniprésence régalienne et normative du ministère alors que celui-ci procède à un recentrage budgétaire et stratégique sans précédent.

Il faudrait notamment s’interroger sur l’avenir de la fameuse sanctuarisation du spectacle vivant (sanctuarisation relative pour 2010 vu que la baisse des budgets accordés au spectacle vivant est d’au moins 35 millions d’euros) puisque d’un côté nous avons des professionnels qui veulent aller plus loin et de l’autre un ministère qui tente d’initier courageusement une meilleure articulation entre les différentes compétences en jeu à tous les échelons. Au final tout ceci pourrait bien aller dans le même sens mais attention au risque de parallélisme porteur de dissonance cognitive et quiproquos potentiels lourds de conséquences.

On peut enfin se demander si la consultation des différents échelons territoriaux à compétence culturelle (tout au moins leurs instances) n’aurait pas été un meilleur moyen de gagner du temps, notamment si on veut aborder sereinement la « clarification de l’action de l’Etat à travers ses dispositifs de financement et ses réseaux ». En effet, refonder le partenariat avec les collectivités territoriales et les professionnels avec des « Conférences du Spectacle vivant » à l’échelon régional peut sembler insuffisant pour aboutir rapidement à cette clarification. Mais dans cette affaire le ministère de ne pèche pas par excès de prudence, la méthode choisie a permis de désamorcer une situation très tendue et de préparer la phase suivante avec les collectivités. La Région étant l’échelon qui vise à jouer un rôle de coordination de plus en plus important, il est utile d’être au clair sur ce niveau avant d’entrer dans le détail des nombreuses problématiques liées au financements croisés. Espérons notamment que ceci soit débattu sur le fond lors du colloque “Culture, politique et politique culturelle” qui sera bientôt annoncé dans le cadre de l’année du cinquantenaire du ministère. En tout état de cause, espérons au moins que ce sera le moment pour enfin nous expliquer ce qui est véritablement en jeu, en cours et en devenir.

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Les pratiques numériques des jeunes

HCJLes documents de restitution des Rencontres sur les pratiques numériques des jeunes organisées les 2 et 3 juin derniers par le Ministère de la culture et de la communication (DDAI), le Haut commissaire à la jeunesse et la Délégation aux usages de l’Internet, en partenariat avec le CLEMI, le CIDJ, le CREPS Ile de France, l’OMNSH et la Cité des sciences et de l’industrie, sont désormais disponibles en cliquant ici.

Vous y trouverez des captations vidéo de toutes les interventions de la séance plénière du 2 juin, ainsi que des textes des chercheurs en téléchargement. Pour la journée du 3 juin, des comptes-rendus des 6 ateliers sont disponibles en téléchargement.

Source : Ministère de la Culture et de la Communication.

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Patrimoine culturel, désirs de territoires

patrimoineDu 25 au 27 février 2010, se tiendra à Nîmes un rencontre importante, la quatrième édition des Rendez-vous de Géographie culturel, Ethnologie et Etudes culturelles en Languedoc-Roussillon. Le thème de cette édition est on ne peut plus d’actualité : « Patrimoine culturel et désirs de territoires : vers quels développements ? » et la problématique est posée de la façon suivante :

Le patrimoine culturel rencontre aujourd’hui une diversité d’attentes concernant le développement des territoires : volontés de valoriser le patrimoine et désirs de territoires ouvrent sur des questions humaines, sociales, politiques, sur de nouvelles formes de contestation de l’économie de marché, sur des remises en question de notre rapport à l’environnement. La diversité des formes et des usages de la notion de patrimoine pose ainsi la question de son ambiguïté croissante, à l’heure où la notion de développement elle-même rencontre les problématiques de la durabilité et de la pluridisciplinarité. Ces évolutions font voir le patrimoine culturel de manière différente : elles invitent à interroger les dynamiques plurielles qui l’organisent, à comparer ses usages à l’échelle internationale, à étudier concrètement les revendications patrimoniales à l’échelle des différents territoires.

Les travaux sur le patrimoine culturel se sont multipliés depuis quelques années, alors même que l’usage de la notion s’étendait et qu’elle était appliquée à des réalités de plus en plus variées. Le champ de définition du patrimoine s’est en conséquence ouvert, conduisant les plus pragmatiques des analystes à défendre l’idée selon laquelle « est patrimoine ce qui est défini comme tel par un collectif d’acteurs sociaux donné ». Pourtant, en dépit même des nombreux efforts mis en œuvre pour penser le patrimoine culturel dans une perspective pluridisciplinaire, la division de l’espace académique français a conduit le plus souvent à penser le patrimoine au prisme des intérêts des différentes disciplines concernées par son analyse. En France, historiens (Nora, Choay, Poulot), sociologues (Micoud, Lamy), ethnologues (Fabre, Bromberger, Rautenberg), sociolinguistes (Blanchet), sémiologues (Davallon), géographes (Di Méo, Gravari-Barbas, Veschambre), économistes (Greffe) ont, chacun à leur manière, éclairé le patrimoine en fonction de leurs références et de leurs habitus disciplinaires respectifs. De cette manière, le patrimoine a été le plus souvent ramené à des grilles de compréhension conceptuelles qui ont permis de caractériser le fait patrimonial en fonction des différents concepts préalablement forgés au sein des disciplines académiques : le patrimoine se rapporte ainsi assez spontanément à des enjeux de mémoire et de manipulation du passé pour les historiens, à des jeux d’acteurs pour les sociologues, à des manières de construire des identités collectives ou aux problématiques de la transmission culturelle pour les ethnologues, à des processus de construction du sens pour les sémiologues, à des processus de valorisation sociaux ou discursifs pour les sociolinguistes, à des façons d’aménager  les territoires, à des modalités de l’action publique territoriale ou à des processus d’appropriation de l’espace pour les géographes, et à une source potentielle de profit et d’emplois pour les économistes.

Plus récemment et de façon plus transversale, les approches postmodernes de différentes disciplines ont développé à partir d’un positionnement proche des sémiologues des réflexions qui conduisent à mettre en relation les processus de patrimonialisation, la virtualisation du temps et le besoin de se situer par rapport à un éternel présent. Cette hypertrophie du champ des travaux liés au patrimoine rend plus que jamais nécessaire une réflexion qui associe la pensée théorique des disciplines académiques et la pensée opérationnelle des décideurs et des professionnels.

De plus, pour paraphraser le dicton populaire, chacun voit le patrimoine à sa porte, et le patrimoine devient ainsi de plus en plus souvent une sorte d’excuse intellectuelle pour faire fonctionner dans une perspective heuristique les concepts de base des différentes disciplines concernées par son analyse. Il est ainsi important de consolider la compréhension de la notion du patrimoine pour dire ce que fait vraiment le patrimoine sur le terrain et pourquoi la notion connaît tant de succès auprès de différentes catégories d’acteurs sociaux, en dépit même de ses détracteurs et des critiques formulées à son encontre. Comment, pourquoi, avec quels outils les acteurs se saisissent-ils du patrimoine ou agissent au nom du patrimoine pour en tirer un profit en termes de développement ? Comment ce qui est appelé, reconnu, revendiqué comme patrimoine est-il instrumentalisé à des fins de développement ?

Répondre à ces questions suppose d’interroger la notion de patrimoine culturel, devenue banale dans les politiques publiques. Il s’agira d’en souligner les ambiguïtés, d’évoquer et de comprendre ses succès et ses illusions, de questionner les conditions et le(s) moment(s) de son émergence dans différents champs (les politiques publiques, les sciences sociales), d’en répertorier les manifestations dans les pratiques sociales, afin de cerner le flou qui l’entoure.

Le thème de réflexion central du colloque concernera les évolutions et les développements possibles de la notion de patrimoine culturel : comment le patrimoine suscite-t-il de nouveaux débats sociaux et politiques sur différents territoires ? En quoi cristallise-t-il des désirs de changement en termes humains, ou concernant le rapport à l’économique, le rapport à l’environnement ? Pourquoi la référence au patrimoine reste-t-elle si efficace dans le discours public malgré les risques d’instrumentalisation et de standardisation, de réification du vivant, de passéisme ? Il s’agira ici de réexaminer les approches existantes du patrimoine culturel, dans une perspective à la fois critique et opérationnelle, dans la confrontation des points de vue des chercheurs et des professionnels du patrimoine.

Pour ce faire, le colloque entend se servir des outils de la géographie, de l’économie, de l’ethnologie, de l’analyse culturelle et de l’ensemble des disciplines intéressées à cette notion de patrimoine, en privilégiant l’idée pragmatique d’un patrimoine culturel constitué par l’ensemble des pratiques et des représentations d’un groupe humain donné. Dans cette perspective, il ne s’agit pas de faire correspondre le fait patrimonial aux exigences théoriques et conceptuelles préalables des disciplines universitaires, mais bien de montrer que les disciplines universitaires peuvent éclairer concrètement le réel afin de comprendre les mutations sociales et culturelles en cours. Le caractère interdisciplinaire du colloque permettra de tracer des perspectives qui dépassent les frontières et de proposer des balisages communs. Une partie importante du colloque pourra être consacrée à des études de cas concernant le patrimoine culturel dans différents pays. Les comparaisons s’intéresseront aux débats en cours concernant les manières de valoriser le patrimoine culturel, ainsi qu’aux terminologies et aux paradigmes utilisés pour désigner le patrimoine culturel à l’échelle de l’Europe ou au-delà (cultural heritage, beni culturale, Erbe, culturarv, politistikē klēronomia, dziedzictwo kulturowe, örökség, nasledstvo, etc.). Le colloque proposera aussi des regroupements thématiques, voire même autour d’objets communs, considérés comme patrimoniaux par les différents groupes culturels, sociaux ou autres (musiques, fêtes et festivals, rituels, pratiques physiques, expressions orales, arts et savoir-faire, architecture, techniques, cuisine, culture matérielle, etc.) et balisés par plusieurs communications d’horizons variés.

Des communications sont attendues de la part des chercheurs comme des acteurs du patrimoine, sous forme d’analyses qui problématiseront précisément la relation entre patrimoine culturel, désirs de territoires et modes de développement. Il s’agira de mieux comprendre comment le sens du patrimoine coïncide avec l’émergence de nouveaux espaces sociaux et répond aux impératifs collectifs contemporains de recherche de lien social, de bien-être et de tranquillité sociale. Il faudra caractériser les relations entre patrimoine culturel et gestion du vivant, de manière à saisir ce qui distingue les aspects matériels et immatériels du patrimoine culturel. De même, on pourra se demander comment la notion de développement durable se combine et/ou se surimpose progressivement à celle de patrimoine, comment s’opèrent les transitions de la « patrimonialisation » vers la « durabilité ».

A l’intérieur du thème général ainsi défini, seront privilégiées les propositions qui s’inscriront dans l’un ou l’autre des axes de questionnement suivants :

  1. La question économique : quels sont les indicateurs qui témoignent d’une évolution du patrimoine culturel et de son adaptation à de nouveaux paradigmes ?
  2. La question territoriale : en quoi les références au patrimoine servent-elles le « marketing des lieux », la gestion de l’espace et la construction de nouveaux espaces attractifs dans différentes régions du monde ? Comment se construisent les « patrimoines nomades » et les références imaginaires aux cultures d’origine chez les populations migrantes ?
  3. La question des identités : en quoi le patrimoine culturel favorise-t-il la construction d’identités collectives territorialisées ? Peut-on parler avec la patrimonialisation de risques de standardisation et de globalisation, ou au contraire d’aide au maintien de la diversité culturelle ? Le patrimoine est-il une garantie d’inviolabilité des biens culturels transmis ou une injonction au développement touristique ? En quoi l’assomption patrimoniale contemporaine participe-t-elle de la transformation de la vie quotidienne, de la redéfinition des cadres mentaux et de l’expérience des lieux ? Quels sont les liens entre patrimoine, construction des temporalités et vécu de l’expérience personnelle ?
  4. La question des pratiques : comment le patrimoine se construit-il au croisement des regards des experts et des acteurs sociaux engagés dans la réalisation de performances artistiques et culturelles de différentes natures ? Quelles sont les relations entre la construction d’images et de mondes virtuels, le réel et le patrimoine culturel ? Peut-on parler d’une abstraction croissante du patrimoine ? Tout est-il patrimonialisable ? Le patrimoine est-il devenu un double de la société ?

Comité scientifique :

Jean-Pierre Augustin, professeur de géographie, Bordeaux

Philippe Blanchet, professeur de sociolinguistique, Rennes

Jeremy Boissevain, professeur d’anthropologie sociale, Amsterdam

Jocelyne Bonnet-Carbonell, professeur d’ethnologie, Nîmes

Paul Claval, professeur de géographie, Paris

Jean Davallon, professeur de Sc. Info. Comm., Avignon

Isabelle Garat, maître de conférences en géographie, Nantes

Maria Gravari-Barbas, professeur de géographie, Angers

Xavier Greffe, professeur d’économie, Paris

Mickael Janoschka, chercheur au CSIC, Madrid

Deborah Kapchan, professeur, performance studies, New York University

Joël Lancelot, professeur de géochimie environnementale, Nîmes

Régis Keerle, maître de conférences en géographie, Rennes

Frédéric Leriche, maître de conférences en économie, Toulouse

André Micoud, directeur de recherche au CNRS, Saint-Etienne

Dorothy Noyes, assistant-professor, cultural studies, Ohio State University

Michel Rautenberg, professeur d’ethnologie, Saint-Etienne

Dominique Salini, professeur en arts, Corte

Elodie Valette, chercheur au CIRAD, Montpellier

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Dixième congrès de la WCTA

logoDu 13 au 15 novembre prochains se déroulera la 10ème conférence mondiale de la WCTA (World Cultural Tourisme Association) à Bangkok en Thaïlande. L’objectif de cet événement majeur est de fournir un espace de rencontre et d’échange pour l’ensemble des acteurs privés et publics concernés par ce secteur en pleine expansion, secteur qui a le mérite de faire considérablement bouger les lignes du Tourisme et de la Culture.

Cette conférence joue un rôle important dans la compréhension et la projection du tourisme culturel et de ses développements. CEG aura l’occasion de suivre les contributions et les débats et nous ne manquerons pas de vous tenir au courant.

Pour plus d’informations, cliquez ici.

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Réunions d’experts à l’UNESCO

UNESCOFace aux enjeux du développement durable et de la paix, le nouveau cadre de politiques culturelles que l’UNESCO s’apprête à élaborer se caractérise par une double approche consistant d’une part à développer le secteur culturel proprement dit (c’est-à-dire le patrimoine, la créativité, les industries culturelles, les activités artisanales et le tourisme culturel), notamment en répondant aux besoins en matière de législation, de formation à l’administration culturelle, de médiation et de gestion des ressources culturelles, et d’autre part à faire en sorte que la culture ait la place qui lui revient dans toutes les politiques de développement, en particulier celles qui concernent l’éducation, les sciences, la communication, l’environnement et la cohésion sociale.

Ce cadre a pour but de proposer des concepts novateurs, des méthodes de planification et une infrastructure stratégique flexible afin de donner de nouvelles orientations dans le domaine de l’élaboration et de la programmation des politiques publiques au service du développement durable et de la compréhension mutuelle, fondées sur une prise en compte appropriée des principes de la diversité culturelle et du dialogue interculturel, d’autant plus que ceux-ci sont maintenant inscrits dans un ensemble d’instruments normatifs internationalement reconnus dans le domaine de la culture.

Du 6 au 8 juillet dernier, plusieurs réunions se sont déroulées afin de croiser et valider les études commissionnées par l’UNESCO auprès d’une équipe d’experts internationaux sur les réponses des politiques publiques aux défis de la diversité culturelle et du dialogue interculturel dans le monde.

Les décideurs politiques et les collaborateurs du Secrétariat de l’UNESCO qui se sont activement impliqués sur ces thématiques ont confronté à cette occasion leurs points de vue à cette équipe. Nous aurons l’occasion d’y revenir très prochainement.

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Nouvel appel Culture 2007/2013

EULe 3 juillet dernier, la Commission européenne a lancé un nouvel appel à propositions dans le cadre du programme Culture 2007/2013. Ce programme de coopération européenne vise les projets pluriannuels de coopération, les actions de coopération, les actions spéciales (à destination des pays tiers) et le soutien aux organismes actifs au niveau européen dans le domaine culturel. Plus précisément, ce programme a été créé pour mettre en valeur l’espace culturel partagé par les Européens et fondé sur un patrimoine culturel commun, grâce à la mise en place d’activités de coopération culturelle entre les opérateurs culturels des pays éligibles, en vue de favoriser l’émergence d’une citoyenneté européenne.

En pratique, le programme européen Culture soutient des projets, des organismes, des activités de promotion et de recherche dans tous les registres culturels (à l’exception de l’audiovisuel qui est couvert par un programme distinct appelé MEDIA). Tous les opérateurs culturels, y compris les entreprises culturelles, peuvent participer au programme Culture, dès lors qu’ils agissent dans le cadre d’une action à but non lucratif. Le présent appel à propositions, qui concerne les projets au titre de l’année 2010, couvre 5 volets du programme pour un montant global de 48 millions d’euros au niveau européen. Les dates de soumission des projets s’échelonnent, en fonction du volet concerné, du 1er octobre 2009 au 1er mai 2010. Ce programme est géré au niveau européen par l’Agence exécutive ” Éducation, audiovisuel et culture “.

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Trafalgar Square ouvert à tous

trafalgarL’artiste Antony Gormley organise en ce moment une action au Trafalgar Square de Londres : chaque citoyen pourra s’exhiber durant une heure sur la célèbre ‘quatrième colonne’ vide. Katy Guest estime dans le quotidien The Independent que cette initiative dresse un portrait excellent de la Grande-Bretagne. “Le fait d’exposer ainsi en public des gens ordinaires doit nous amener à nous interroger sur notre identité nationale et notre propre image. Mais si on analyse ces ‘personnages sur leur socle’ courageux et transis de froid, on commence à regarder le reste de la foule avec d’autres yeux. Cet homme tout en jean avec sa boucle d’oreille en or et son cigare – c’était de l’art ? Le vigile corpulent, qui fait penser à une étude à la Edward Hopper en plein ennui urbain … doit être de l’art, lui. Mais art ou pas, le spectacle de douzaine de Londoniens dans leur cirés et avec leurs lunettes de soleil, regardant comment un sosie de Clare Balding [journaliste sportive britannique] tout en rose danse pendant une heure jusqu’au ridicule – c’est aussi un portrait de la Grande-Bretagne aussi bon que tous les autres de l’été 2009.”

La BBC a également déjà fait de nombreux reportages sur cette initiative mais, ce qui se sait moins c’est qu’elle témoigne d’un des aspects de la stratégie culturelle de la Ville de Londres : faire en sorte que les lieux et les espaces publics soient véritablement à tous les londoniens, ce qui a notamment permis aux communautés de Londres de s’approprier chacune pour un temps les espaces et les équipements publics de la ville. Toute l’année est rythmée ainsi par des expositions, des festivals, des performances, des rencontres, des marchés, etc. Rien d’étonnant donc à ce que la population se bouscule pour prendre toute sa part de l’action culturelle, y compris la plus éloignée de la culture. Les inscriptions pour réserver ce “moment” sur Trafalgar Square sont massives, de la performance artistique à la manifestation politique en passant par la célébration d’anniversaires et les concerts gratuits. Les inscriptions se poursuivent jusqu’en septembre et il y a fort à parier que l’opération ne cessera de croire en notoriété et viendra renforcer le bilan de la stratégie culturelle de la ville.

Il faut noter qu’à la demande du maire précédent, Jennette Arnold fut en tant qu’élue travailliste de la ville chargée de présider le comité qui a élaborer la stratégie culturelle de Londres et cette stratégie prévaut toujours aujourd’hui même après l’alternance politique de 2008. Elle sert de cadre et de support au développement des projets de la mandature actuelle, une belle leçon de gouvernance dont plus d’un maire devrait s’inspirer.

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Du patrimoine mondial de l’humanité

WhcL’UNESCO a annoncé le 28 juin dernier que 13 nouveaux sites viennent d’être ajoutés à l’inventaire dit du « patrimoine mondial de l’humanité ». Le Comité du patrimoine mondial a aussi inscrit 3 sites sur la Liste du patrimoine en péril en vue d’obtenir un appui international pour leur préservation.

Voici les seize sites :

  • La mer des Wadden (Allemagne-Pays-Bas)
  • Les Dolomites (Italie)
  • Le parc naturel du récif de Tubbataha (extension du Parc marin du récif de Tubbataha, Philippines)
  • Le palais Stoclet (Belgique)
  • Les ruines de Loropéni (Burkina Faso)
  • La Cidade Velha, centre historique de Ribeira Grande (Cap-Vert)
  • Le mont Wutai (Chine), montagne sacrée du bouddhisme
  • La tour d’Hercule (phare datant de l’empire romain en Galice, Espagne)
  • Le système hydraulique historique de Shushtar (Iran)
  • La montagne sacrée de Sulamain-Too (Kirghizistan)
  • La ville sacrée de Caral-Supe (Pérou)
  • Les tombes royales de la dynastie Joseon (République de Corée)
  • Le pont-canal et le canal de Pontcysyllte (Royaume-Uni)
  • La Chaux-de-Fonds/Le Locle, urbanisme horloger (Suisse)
  • De la grande saline de Salins-les-Bains à la saline royale d’Arc-et-Senans, la production du sel ignigène (extension de la Saline royale d’Arc-et-Senans, France)
  • Levoca et les œuvres de Maître Paul à Spis (extension de Spisský Hrad et les monuments culturels associés, Slovaquie)

L’inscription d’un site ou d’un monument à l’inventaire du patrimoine mondial de l’humanité est le résultat d’un long processus d’instruction où les critères de sélections sont draconiens, beaucoup plus draconiens que par le passé dira-t-on.

Il faut ajouter à cela qu’être candidat à l’inscription au patrimoine mondial est un travail qui commence plusieurs années en amont car il faut rassembler tous les témoignages et les données qui légitiment la candidature.

Pour autant, cela ne suffit pas pour être retenu, une bonne candidature est un tout où contenus, stratégie, synergie d’acteurs et prise en compte d’une certaine dimension concurrentielle sont incontournables.

Les aspects de « planification et organisation » sont tout aussi essentiels car non seulement ils augmentent la possibilité de voir le dossier aboutir mais ils permettent aussi d’anticiper plus fortement les risques qui menacent le site en question.

Car il faut aussi savoir qu’un site promu peut être retiré de la liste si ce dernier ne suit pas à la lettre le cahier des charges que suppose l’inscription ou si un projet inscrit se trouve modifié par un élément extérieur non anticipé.

C’est le cas de la vallée de l’Elbe à Dresde en Allemagne. Le Comité du patrimoine mondial a décidé de retirer ce site de la liste du patrimoine mondial, suite à la construction d’un pont à quatre voies au cœur de ce paysage culturel, ce qui signifie que le site n’a pas su conserver la valeur universelle exceptionnelle qui lui avait valu son inscription.

Dresde a été inscrite en tant que paysage culturel en 2004. Le Comité a déclaré que l’Allemagne pourrait proposer à l’avenir une nouvelle demande d’inscription concernant Dresde. Le Comité reconnaît ainsi que des parties du site peuvent être considérées comme ayant une valeur universelle exceptionnelle mais qu’il faudrait le présenter selon d’autres critères et avec d’autres limites géographiques.

Dresde est ainsi le second site retiré de la Liste du patrimoine mondial. Le cas s’est déjà produit en 2007 avec le sanctuaire de l’Oryx arabe (Oman). Il convient toutefois de noter qu’il s’agit d’une procédure très rare, ce qui renforce la gravité de l’impact pour les sites concernés.

Le cas du site pourtant si pittoresque de la vallée de l’Elbe semblait faire l’objet d’un consensus général, du moins au départ. Puis, la Ville de Dresde a décidé la construction du pont malgré un fort mouvement d’opposition parmi la population et les intellectuels du pays, entre autres l’écrivain et prix Nobel Günter Grass. Deux tiers de la municipalité étaient toutefois convaincus de la nécessité de ce pont et aucun compromis n’a été trouvé.

S’il est vrai qu’un paysage et un écosystème modifiés à ce point ne peuvent rester sur la liste du patrimoine mondial, nous devrions nous interroger sur la nécessité de mettre en place des protocoles qui permettent d’éviter cette conséquence négative, en particulier pour les sites classés en péril.

La construction d’un pont n’est pas une décision qui se prend à la légère, cela se prépare de longue date. Le site pressenti pour l’édification était repéré (les premières sources remontent à 1998) et à la suite de l’annonce du projet, les 18km de rives de l’Elbe inscrits avaient été classés en péril en 2006. Ce classement n’a pas suffi à interrompre le processus.

Le cas de Dresde devrait inspirer les méthodes de conception, d’instruction et de suivi de ce type de dossier car le « redécoupage » suggéré par le Comité à l’Allemagne pour le site de Dresde risque de prendre un certain temps, temps qui face à la construction de l’ouvrage risque d’être insuffisant pour préserver le site des nuisances, des pollutions, des dégradations et des destructions. L’intérêt du site, même défiguré par un pont, n’a pas disparu pour autant. Il n’est peut-être pas trop tard.

Plus généralement, on peut aussi se poser la question de l’impact positif d’un ouvrage supplémentaire sur un site, si cet ouvrage apporte une contribution supplémentaire à la préservation et à la valorisation dudit site, surtout si cet ouvrage est un ouvrage d’art. Ce n’est peut-être pas le cas de Dresde mais l’intégration en amont des dossiers qui comportent une problématique d’aménagement ou de restauration pourrait aussi être l’opportunité de concevoir des démarches exemplaires qui soient complémentaires et renforcent plus encore la dimension patrimoniale et environnementale.

N’oublions pas en effet que l’inscription au patrimoine mondial de l’humanité constitue non seulement une importante source de revenus et de fréquentation pour les sites, une valeur ajoutée incontestable pour les territoires, mais aussi la préservation d’une mémoire dont la valeur est considérable et qu’il convient de perpétuer. C’est là toute la noblesse de la mission de l’Unesco et de son Comité du patrimoine mondial.

La France elle compte une trentaine de sites et biens inscrits au patrimoine mondial, ce qui est un atout considérable pour l’image culturelle française et bien entendu son tourisme, par rapport à la plupart des pays du monde qui sont beaucoup moins bien pourvus en sites inscrits.

D’autres sites français préparent leur candidature mais on sent monter l’insatisfaction de certains pays du sud depuis plusieurs années. Ces derniers comprennent en effet de moins en moins la disproportion du nombre de sites par rapport à leur territoire et leur patrimoine. Considérons par exemple que l’Inde n’en possède que 14…

Si dans l’héritage occidental très ethno centré il est admis que la culture et le patrimoine ont constitué un des vecteurs de rayonnement (et de domination), dont il est évident que l’impact fut massif sur le reste de la planète et sur nos échanges, il est en revanche moins aisé de conscientiser le mouvement qui est en marche depuis quelques décennies. Pour certains, il s’agit au minimum d’un rééquilibrage entre le nord et le sud. Néanmoins, de plus en plus nombreux sont les spécialistes qui démontrent et affirment plus frontalement un véritable décrochage de l’occident. Nécessairement l’Unesco doit aussi le prendre en compte mais ne pourrait-on pas convenir que l’enjeu se situe ailleurs ? Cette fameuse question de la diversité culturelle qui a tant fait débat à l’Unesco et qui à fait l’objet de tant de tractations politiques entre les délégués, ne serait-elle pas plus à la hauteur de l’enjeu si nous considérions que c’est la culture de la diversité qui doit nous animer ?

Il y a dans l’appellation « diversité culturelle » un mouvement passif, qu’on l’appelle lutte,  préservation ou défense. Promouvoir la diversité culturelle peut s’inspirer d’une vision universaliste mais ne peut réellement l’incarner pour tous. Historiquement cela s’est majoritairement accompli au détriment d’autres cultures. C’est la référence au modèle civilisationnel occidental que nous avons toujours connu, qui après des siècles de lutte parvient à se baser sur l’espoir et la volonté d’une coexistence pacifique entre des cultures aux expressions diverses.

Dans « culture de la diversité », nous nous situons dans une registre sémantique plus ouvert et proactif, où la responsabilisation s’opère dans une dynamique de construction d’un nouveau modèle civilisationnel qui fait de la diversité la ressource grâce à laquelle le modèle se construit et fonctionne dans un processus de socialisation.

En faisant cette distinction, nous serions peut-être plus à l’aise dans notre rapport si complexe aux institutions de gouvernance internationale et le patrimoine mondial de l’humanité ne s’en porterait pas plus mal.

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Rapport de la MEC

assembléeUn rapport d’information a été déposé en application de l’article 145 du Règlement de la Commission des finances, de l’économie générale et du plan en conclusion des travaux de la Mission d’évaluation et de contrôle (MEC) sur le musée du Louvre.

Dès le 1er janvier 1993, le musée du Louvre devenait un établissement public administratif (EPA), initiant un processus qui implique une responsabilité accrue et une souplesse de gestion des ressources humaines. De ce fait, le présent rapport constate que le musée du Louvre est devenu un laboratoire d’expérimentation à l’avant-garde des réformes à venir. Ce rapport analyse les enjeux de financement du Louvre, son financement à l’heure de la crise économique et financière (question de la pertinence de la gratuité, incertitudes sur le niveau de fréquentation, le mécénat, le rendement du fonds de dotation), les relations avec la Réunion des musées nationaux (RMN). Il aborde la question de la décentralisation culturelle, nationale (Projet Louvre-Lens) et internationale (Louvre-Abou Dabi) et le prêt d’oeuvres d’art.

Pour consulter le rapport, cliquez ici.

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