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L’art contemporain, va-tout de l’événementiel des territoires ?

Nuit BlancheA quelques jours de la nouvelle édition de la Nuit Blanche parisienne, de nombreux articles paraissent pour mettre évidence à quel point les élus locaux misent sur l’art contemporain dans l’événementiel comme un élément stratégique au cœur de leur politique territoriale. Depuis quelques années, le développement de l’événementiel culturel et artistique s’est en effet fortement accéléré sur les territoires, permettant de mettre en place des démarches d’animation, de promotion et de valorisation qui ont a priori tout d’un pari gagnant-gagnant, que ce soit pour les élus, les administrés, les acteurs culturels et le territoire d’une manière globale (attractivité et rayonnement, économie, tourisme, qualité de vie, cohésion sociale, etc.).

Certes, il reste à en mesurer l’impact de manière sérieuse et dans la durée mais sur cette question précise de l’évaluation, il n’y a pas de consensus fort auprès des acteurs culturels (élus, techniciens et opérateurs), chacun revendiquant une spécificité qui requiert une approche dédiée. De nombreuses démarches intéressantes existent mais les derniers débats de la FNCC cet été en marge du festival d’Avignon témoignent du chemin qu’il reste à parcourir en la matière. La position qui semble la plus sage consiste à se focaliser sur l’observation plus que sur l’évaluation et à ne pas céder à la frénésie ambiante des indicateurs (nous aurons l’occasion d’y revenir dans une autre post).

En attendant, il faut se contenter de discours qui reflètent une certaine confusion des genres de la part des commanditaires eux-mêmes, de bilans chiffrés dont la viabilité quantitative et qualitative est encore relative (comme la presse l’a rappelé sur les chiffres des fréquentations, juste avant la rentrée) et de logiques de communication parfois peu lisibles.

A la longue, la question devient donc de plus en plus pressante : si le marketing et le « branding » territoriaux usent à souhaits de la formidable opportunité que l’évènementiel artistique et culturel constitue dans la concurrence que les villes se livrent entre elles, l’art contemporain est-il véritablement à son aise dans ce genre de manifestations et de quelle mission culturelle parle-t-on dans ces conditions ?

Si il est vrai que la Nuit Blanche parisienne a servi d’accélérateur du phénomène de l’art dans la ville et de son marketing territorial, il faut bien reconnaître que la même contradiction de fond perdure et s’intensifie au fil des éditions, incitant les autres villes à opter pour des approches qui visent à marquer leurs différences.

Le modèle en soi a tout pour séduire et faire des émules, même s’il n’a pas été pensé pour être reproduit à l’identique (quoi que). Chaque territoire est spécifique et le fait de décider d’une telle démarche dénote un certain niveau de maturité de la politique et de l’offre culturelle du dit territoire. Mais en définitive, lorsque nous analysons les prises de positions des uns et des autres, nous demeurons bien trop souvent à la merci de la sempiternelle opposition entre culture populaire et culture pointue, comme en témoignait tout récemment le journal Le Monde en rapportant les propos de Christophe Girard, élu à la culture de la Ville de Paris : celui-ci, en arguant du fait que « la Nuit Blanche, ce n’est pas une fête de la bière », s’offusque de certaines critiquent qui qualifient la Nuit Blanche de « Disney pour bobos ».

Ceci souligne à nouveau que la culture, traditionnellement ancrée en France dans une politique de l’offre, l’offre des « sachants », contient toujours, malgré d’importants efforts d’adaptation et de dynamisation, les mêmes tiraillements entre culture populaire et culture élitiste, entre démocratisation culturelle et politique culturelle, entre développement culturel et médiation culturelle.

Mais les lignes deviennent moins lisibles lorsque l’événementiel culturel et artistique dans l’espace public revêt une dimension festive. Cette dernière se substitue à la relation à l’art au profit de ce qui en définitive relève de l’animation culturelle, faute de thématique et de direction artistique fortes pour structurer un discours et un concept.

Dans ces conditions, la place nouvelle du public dans la création artistique ne fait-elle pas écho à la valeur centrale du client dans le monde économique contemporain ? Le client, l’usager, le visiteur ou le participant font aujourd’hui l’objet de toutes les attentions, au point qu’on pourrait même se demander si la loi de Say conserve toute sa pertinence : l’offre ne suffit pas toujours à créer la demande et en matière de culture le constat va déjà bien au-delà car malgré tous les efforts déployés pour mettre l’offre en adéquation avec la demande, c’est la nature même de l’offre qui est remise en question par la demande dans une opposition quasi dogmatique entre les tenants de l’offre et les tenants de la demande.

Alors on pense évidemment à une multitude de contre exemples, comme le très réussi et tout récent de Constellation à Metz ou le quasi parfait de Lille 2004 capitale européenne de la culture ou encore le très attendu Evento à Bordeaux mais on se rend bien compte qu’il n’y a rien d’éphémère et de purement festif dans ces opérations. L’une préfigure l’annexe du Centre Pompidou, l’autre se poursuit à travers Lille 3000 et témoigne d’une véritable démarche d’agenda 21 de la culture et le troisième redéploie la stratégie culturelle d’une ville.

Non, l’événement artistique et culturel festif et éphémère ne joue pas dans la même catégorie. L’objectif de politique culturelle qu’il peut être amené à sous-tendre (car ce n’est pas toujours le cas) est beaucoup plus light.

Le choix d’une approche pointue et exigeante ne rencontre de véritable réception que lorsque les conditions de cette réception sont créées ; certaines œuvres s’y prêtent intrinsèquement et développent un discours spécifique dans l’espace public festif, d’autres non. Cela vaut pour toute forme de monstration de l’art et cela passe par la construction d’un lien, d’une relation individuelle et/ou collective qui doit être vécue quel que soit le type de programmation. C’est dans cette préoccupation que le savoir-faire des acteurs culturels peut créer contribuer à la réussite d’une manifestation. Il faut voir dans le fait d’avoir choisi les deux commissaires artistiques de la Nuit Blanche parisienne à venir, Alexia Fabre et Franck Lamy (respectivement directrice du MAC/VAL et chargé des expositions temporaires du même établissement), une volonté de renforcer le professionnalisme de la manifestation par un retour au savoir-faire muséal pour le vitaliser au contact de l’espace public. Après tant d’années de critiques de la muséification de la capitale, ce choix semble apporter des garanties supplémentaires sur des conditions de monstration et de réception qui ont souvent fait défaut par le passé. Les deux commissaires ne cachent pas leur frustration du fait que Nuit Blanche ne dure qu’une nuit mais ils en conviennent eux-mêmes, ils faut “échapper au seul côté spectaculaire en travaillant sur des oeuvres qui montrent une polysémie, une richesse ; en optant pour des gestes qui puissent laisser des traces dans la mémoire des gens”.

Ce dont il s’agit au fond, c’est de la maîtrise de ce qui distingue l’animation culturelle de la démocratisation de la culture. Si il n’est en effet pas certain que ces manifestations servent l’art contemporain, dans la mesure où le fossé entre celui-ci et le public ne s’est pas véritablement réduit et peut donner la fausse impression de se réduire par ces événements, il apparaît qu’elles sont en soi un formidable moyen de médiation si un minimum de conditions de réception est fourni. Si ce n’est pas le cas, il y a un risque de tomber dans les travers d’une démarche consumériste culturelle, où l’on parvient à donner un sentiment de culture qui ne peut véritablement s’épanouir que lorsqu’elle réussit à s’inscrire dans le cadre de vie citoyen en tant que pratique à part entière, ponctuelle ou régulière, ou bien comme une constellation au sens de Walter Benjamin.

Or, le rôle de l’art contemporain comme catalyseur et révélateur sociétal qui transcende le réel ou qui nous invite à le regarder et le cas échéant le vivre autrement, se trouve particulièrement diminué dans certaines programmations car celles-ci se contentent souvent de proposer d’arpenter l’espace public sous l’angle du festif, du spectaculaire, de l’anecdotique ou du sensationnel. Parfois même, ce sont des performances habituelles dans l’offre culturelle quotidienne d’une ville que nous retrouvons « magnifiées » par le caractère insolite du lieu ou d’une nuit, une forme de transfiguration de l’environnement ambiant qui en somme fait illusion. La question du message, du lien et de la trace laissés par ces manifestations est donc fondamentale et Jean Blaise, l’inventeur de la Nuit Blanche parisienne, a su tirer les leçons de cet aspect des choses à Nantes en se démarquant fortement et en insistant par exemple sur le caractère pérenne d’au moins la moitié des œuvres montrées, en intégrant et articulant les manifestations dans une logique de gouvernance culturelle du territoire, laissant ainsi une trace qui va au-delà d’un vague souvenir de parcours festif le temps d’une nuit aussi magique soit-elle. Peut-être qu’au fond le problème de la Nuit Blanche réside en son format, celui-ci ne laissant aucun signe persistant une fois la manifestation terminée. Une piste intéressante à explorer serait de remédier à cela par une visibilité amont du processus de production (nous nous faisons pas trop d’illusion tout de même) ou d’une montée en puissance progressive du dispositif de communication/séduction/médiation faisant de la date fatidique le paroxysme d’un désir de culture savamment entretenu et relayé par une partie de l’offre culturelle du territoire toute l’année. En attendant, la manifestation ne parvient pas à s’incarner et à exister en dehors de son propre format, alors qu’elle contient de nombreux ingrédients propices à un impact plus important sur le cadre de vie.

A cela s’ajoute le fait que le coût de ces manifestations fait parfois courir des risques supplémentaires à des acteurs culturels locaux dont la lutte quotidienne pour survivre est déjà suffisamment problématique, sans compter la désagréable impression d’être parfois relégué sur le banc de touche. Si l’événementiel est bien entendu et de plus en plus un atout considérable pour l’économie locale et nationale, comme le rappelait avant l’été le rapport du maire de Deauville Philippe Augier, en ce qui concerne la culture il convient de veiller à ce que l’événementiel « faire-valoir » ne se substitue pas l’action de terrain où l’offre est souvent historiquement structurée mais malmenée par la difficulté des collectivités et de l’Etat à mettre en adéquation sur le fond l’offre et la demande dans leurs politiques, par la concurrence entre les territoires, par les alternances politiques, par les évolutions des financements croisés, par la crise qui vient comprimer plus encore les moyens et les possibilités de partenariats.

On voit donc bien à quel point il est difficile et néanmoins capital de connecter un événement à la vie de son territoire (et non pas simplement au calendrier événementiel de celui-ci) pour parvenir à développer un aspect de la politique culturelle où la création contemporaine ne sert pas de légitimation ou de faire-valoir permettant de palier les faiblesses d’une gouvernance culturelle. Espérons dans tous les cas que la Nuit Blanche parisienne saura cette année incarner autre chose qu’une date, aussi exceptionnelle soit-elle, dans le calendrier des manifestations parisiennes.

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Politique et Culture, duel ou duo ?

logoprohelvetiaEst-ce un mariage d’amour ou un mariage forcé ? S’agit-il d’un enrichissement mutuel ou d’une dépendance réciproque ? La culture et la politique entretiennent des liaisons aussi remarquables que bizarres et Pro Helvetia a souhaité s’immiscer dans le débat en donnant la parole aux politiciens et aux artistes en les invitant à formuler librement leurs opinions et visions. A découvrir dans le n°50 de la revue « Passages », le magazine culturel de Pro Helvetia, les contributions des écrivains Franz Hohler et Vanni Bianconi, de la vidéaste Pipilotti Rist et du rappeur Stress!

Régulièrement, lorsque la politique et la culture se heurtent, il est question d’argent. Quel art mérite-t-il d’être d’encouragé par les pouvoirs publics ? Et pourquoi ? Sur ces questions, les avis des politiciens et des artistes sont partagés. La liberté de l’art est l’autre aspect du sujet qui déclenche et alimente les démêlés entre la politique et la culture. Il suffit de faire une incursion dans l’histoire de l’art pour s’apercevoir que, rien que dans la période qui sépae Hodler et Hirschhorn, la censure n’a pas cessé d’inquiéter l’art.

Dans la foulée de cette enquête, la Fondation Pro Helvetia a inauguré il y a quelques jours «Ménage: culture et politique à table», plate-forme de discussion très ludique initiée pour alimenter la réflexion sur ce couple tumultueux, lors de l’événement «Helvetia Park» à Neuchâtel.

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Tutoriel Twitter pour les bibliothèques

twitterUn tutoriel Twitter avec une présentation spécifique de l’utilisation de cet outil de microblogging pour le monde des bibliothèques vient d’être mis en ligne. Ce tutoriel Twitter est signé Sophie Cornière, bibliothécaire à la Médiathèque de Rouen et a été initialement publié dans Bibliothèques, revue papier de l’ABF (Association des Bibliothécaires de France) dans son édition de juillet 2009 (n°45). Ce dossier consacré à l’outil de microblogging le plus utilisé dans le monde a la qualité d’être l’œuvre d’une praticienne au quotidien de Twitter (@sophiebib <http://twitter.com/sophiebib>) et auteur du blog Desperate Librarian Housewife.

Il est certainement de bonne augure que des professionnels du monde de la culture « classique » s’emparent des nouveaux outils numériques, particulièrement sur la toile, pour en extraire la meilleure part qui risquerait, sans eux, de ne pas naître.

À signaler également : la parution d’un Mini Guide pro pour Twitter, par la société ConseilsMarketing, téléchargeable gratuitement, ainsi qu’une étude sur l’utilisation de Twitter par les membres du gouvernement.

Source : ministère de la Culture et de la Communication

Contact : Sophie Cornière (http://twitter.com/sophiebibhttp://sophiebib.blogspot.com/ )

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Banks, Money and Culture

hsbc Hong Kong

Mafalda Arias est consultante dans le domaine de l’interculturel. Cette discipline encore peu développée en France par rapport à l’étranger si ce n’est sous l’angle de l’accompagnement au changement, consiste à étudier et utiliser les interactions culturelles qui se jouent dans le monde de l’économie au regard des référentiels culturels de chacun, personnes comme entreprises ou organisations professionnelles. En réalité les aspects culturels y jouent un rôle éminemment stratégique qui par ailleurs éclaire notre relation à l’altérité. Mafalda tient un blog où nos idiosyncrasies et nos habitus sont analysés sous l’angle sociétal et économique. Tout serait-il affaire de culture ? Au final, oui, comme le montre un de ses derniers post qu’elle nous a sympathiquement autorisé à diffuser sur CEG. Elle montre que banques, argent et culture sont intimement connectés et qu’au final, si le fait culturel est central dans notre économie mondialisée, il est la clé de la compréhension des marchés de demain.

When I was growing up, I remember hearing my father’s business conversations about banking stories and experiences. It seems that in those days, banks used to work closely with their clients and therefore understood their needs. Since then, the interaction and dynamics are different, a bank transaction seems distant, quick and impersonal; a cookie cutter service that fits all. What is the reason for this detachment? How can we have business isolation in a globalized world? How businesses could exist without understanding the client’s needs? Is this a perception or is this a sign of a cultural gap?

Lately I have been gladly surprised by various news paper articles across Canada about the ways banks are connecting with new clients, specifically immigrants. In addition, not too many weeks ago, walking through an airport I passed an advertisement that impacted me. Its images and message, made me stop and reflect on the meaning behind this bank’s poster. Let me explain. “Multicultural Banking” or “New Canadian Markets” are some examples of the new marketing language used by local banks when they refer to connecting with the needs of a multicultural group, a new market niche. This new market niche has its own needs, is culture specific and has unique behaviours. Regardless of the term used, the important and refreshing message behind, is that banks have realized the importance of cultural differences and the power of understanding those differences in order to connect with their clients and assist them with their unique banking needs. I believe this is a milestone, a sign of social change and transformation. In today’s globalized world, intercultural awareness is the way to remain effective and stay competitive.

Canadian examples

Banks are using an intercultural approach to doing business; they recognized the needs of their immigrant clientele, have adapted and created additional products and services to offer. For instance, banks are changing loan approval standards for new comers who do not have Canadian credit history, they are targeting potential immigrants by advertising their services in other countries and adding languages, not only on their ATM machines but also at their branches, some branches have staff members with skills for over 30 languages. In addition, they offer arrival orientation, such as education about banking and neighbourhood, realtor, doctor and school recommendations.

Scotiabank offers to their immigrant clientele a program called StarRight; free day to day banking for one year, a no fee Scotia Moneyback Visa card to built credit history and the use of a free safety deposit box. HSBC Bank of Canada establishes accounts and credit facilities to immigrant customers before they land. BMO Bank of Montreal offers for the Portuguese-Canadian community the BMO Luso Mosaik MasterCard to collect Air Miles Reward Miles, as well as remittances to Portugal via telephone or online banking. RBC offers twelve $3,500 scholarships to support new Canadians graduating from Canadian high schools moving into post-secondary institutions. Furthermore, in order to attend to this new market niche, most banks now have positions responsible for this new market niche, such as director of cultural markets, director of specialty markets, vice-president of multicultural banking or vice-president global branding.

The intercultural transformation and understanding is now coming from within the bank. This inward shift in attitude, the realization that we are not the same, that we all have different experiences with banks, that our needs, perceptions and cultural imprints with respect to the meaning of money, investment, savings, credit card, cheques and spending are unique; this is pivotal to a bank success. This insight will capture the essence of culture and will transform banks to become agents of change, the corporate social responsible way in banking.

The cultural connection

So, is there a connection between banks, money and culture? Of course there is! Culture is a group of learned and shared values, beliefs and behaviour in a community of interactive people. Culture is the way we organize our perception, and that is in every aspect of human behaviour: verbal and non-verbal behaviour, our communication style, the way we process things and our values. Perception is everything, according to our perception, each of us will have a different experience; our experiences are powerful and frame our minds. Interculturally speaking, understanding this is vital.

People choose a bank and define money differently. The differences are based on our own individual cultural identity. Our attitudes, believes, values and ideas about money will reflect our cultural money imprint. For example, people from India most likely will make a decision with respect to an investment in a collective way, as family unit; while Canadians will decide individually. In individualistic societies, like Canada, every person is supposed to take care of oneself; in collective societies, like India, who are born into extended families, the group -the family- protects its members.

Another example of this could be in the way we choose a bank. People from Philippines would most likely choose a bank based on the bank portfolio and the size of its assets. In contrast, somebody from Austria may look for small and intimate bank. Cultures view power distance differently and will put either more emphasis in social status like Philippines or less like the Austrians. Another example for choosing a bank could be somebody from Hong Kong, who may decide based on the advice of a group (family, family, friends), once the selection is made, this person or group will not switch bank easily. Hong Kong is a highly collective society that values loyalty in exchange of protection of their investments.

Intercultural as strategy

Understanding the value of culture is strategically important. Intercultural competency provides the ability to tap into a market segment that could have been otherwise not perceived. It will also allow you to understand and satisfy your client needs. This awareness is the base to engage and build client relationships as it fosters trust.

Cultural sensitivity and awareness must come accompanied by strong leadership, a great deal of flexibility for continuous culture evolution and training. Otherwise, there is a risk for cultural misunderstandings, language barriers and translation problems, different expectations, different styles to make decisions and manage conflicts; would be imminent. Investment in education, development of intercultural skills and cross cultural training is paramount for banks.

Conclusion

Competition urges banks to think outside the box, to shift their codes, try new tools and look at the value of culture to get to know their clients, adapt their product, expand their portfolio, identify opportunities and serve customers in a different way. I see intercultural, cross cultural or multicultural–choose your preferred term- as a powerful customer focus tool to create social change and evolution, make a difference, allow growth, generate success and prosperity; the latest innovation in a competitive business world to understand and serve multicultural clients and markets.

Mafalda Arias

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Cycle “Créativité et Territoires”

Lille1Créativité et innocation 2009La créativité est-elle en passe de devenir le nouveau dogme du développement des territoires ? C’est ce que laisse à penser le succès des approches de la « classe créative » et de la « ville créative », respectivement promues par un économiste américain et un sociologue britannique. Ils emboîtent ainsi le pas aux consultants en entreprises qui plaident pour une émulation de l’imagination au service de l’innovation. Le système capitaliste lui-même serait en phase de mutation, au croisement de l’économie de la connaissance et de l’économie de la culture. L’artiste devient l’archétype de ce travailleur flexible, motivé et inventif, que recherchent les entreprises innovantes et les industries dites créatives. Pour attirer ces créatifs porteurs d’espérance de développement économique, les villes misent sur leurs politiques culturelles et la régénération urbaine.

Point d’orgue de cet engouement, l’Union européenne fait de 2009 « l’année de l’innovation et de la créativité », dans une définition du développement qui dépasse la dimension économique et vise à atteindre des objectifs collectifs par la valorisation des aptitudes individuelles. Situation paradoxale qui fait de l’individu créatif, libre et non-conformiste, le dernier atout des entreprises et des territoires dans le jeu d’une mondialisation hyperconcurrentielle. Au risque de l’instrumentalisation de la créativité individuelle, de la marchandisation des valeurs culturelles, d’un nouvel élitisme social, d’une ville duale et d’un développement non durable des territoires.

L’Espace culture de l’université de Lille organise, dans le cadre des Rendez-vous d’Archimède, un cycle de débats intitulé Créativité et territoires, qui débutera le 13 octobre, à Lille.
La conférence introductive,

Une conférence introductive sera donnée par Bernard Stiegler, directeur du département du développement culturel au Centre Pompidou, le 13 octobre, à 18h30, dont voici l’abstract :

  • La société de la contribution Esquisse d’une critique de la creativ economy : au cours des dernières années, un nouveau modèle de développement économique territorial a été élaboré, venu des États-Unis, dont le chef de file est John Howkins. Dans un travail publié en 2001, il reprend le concept de cluster forgé par Michael Porter et l’applique – en le spécifiant – dans le domaine des industries et technologies culturelles pour caractériser ce qu’il appelle la creativ economy. En 2002, une théorie de la creativ class est promue par Richard Florida, qui pose qu’il faut la distinguer de la working class et l’attirer dans les zones de l’économie créative. On tentera de montrer que ces propositions posent mal une véritable question – à laquelle elles apportent des réponses erronées et qu’il faut combattre : au modèle de l’économie créative, il faut opposer celui d’une société de la contribution, qui ne sépare pas la prétendue creativ class d’un côté et la working class de l’autre, mais qui repense en revanche en profondeur le travail, et en le distinguant de l’emploi.

Trois autres conférences complèteront le cycle :

  • L’artiste, l’ingénieur et les nouvelles technologies, avec Alain Fleischer, directeur du Fresnoy, Studio national des arts contemporains, le 10 novembre ;
  • L’économie du marché de la créativité, avec Yann Moulier-Boutang, professeur de sciences économiques, université de technologie de Compiègne, le 24 novembre ;
  • Droit, création et art contemporain, avec Bernard Edelman, avocat, le 8 décembre.

Contact : Espace culture Université Lille 1, Cité Scientifique, 59650 Villeneuve d’Ascq – (03 20 43 69 09 - www.univ-lille1.fr/culture ). L’entrée est libre.

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PSC : méthodes et études de cas

ocim-logoLe n°124 de La lettre de l’Ocim paru cet été est une publication utile pour mieux appréhender les problématiques liées au PSC (Projet Scientifique et Culturel) et mérite qu’on s’y attarde quelques instants.
L’éditorial rappelle le caractère obsédant, pour les conservateurs et leurs équipes, du PSC et évoque les journées d’étude sur La notion de projet dans les musées, organisées par l’Institut Denis Diderot, les 4 et 5 décembre dernier, à Dijon (Côte d’Or) dont ce dossier est en quelques sortes le prolongement. 
Établir un document d’orientation est devenu une étape essentielle pour la conduite d’une politique d’établissement où la question des publics est essentielle.

Depuis le début des années 90, et pour pallier ce qui était souvent une absence de projet, la Direction des musées de France a mis en place une méthodologie dans le monde des musées : écrire son projet culturel et scientifique (PCS) ou scientifique et culturel (PSC) est un passage obligé pour un site.

Un premier article rappelle l’histoire et la définition du PSC conçu par la Direction des musées de France dans le contexte de développement que les musées ont connu dans les années 1980-1990. Cet outil de réflexion permet l’élaboration d’un projet global ou sélectif fondée sur un état des lieux exhaustif et la détermination d’objectifs stratégiques. Un recul de près de vingt ans permet actuellement de mieux apprécier son utilité. Les articles suivants explorent, à partir d’exemples concrets, des considérations sur les avantages et inconvénients de ce document d’orientation maintenant indispensable et aussi le sens qui s’en dégage.
Au sommaire :

  • Le projet scientifique et culturel a-t-il de l’avenir ?
  • Le projet de musée : inutile pensum ou outil salvateur ?
  • De la domination et de la soumission : la sujétion du musée à l’autorité de l’État ;
  • Projet de développement d’un équipement : le Document d’Orientation ;
  • Un PSC à l’épreuve de la rénovation : accomplissement et dépassement ;
  • Pratiques et enjeux du PSC au sein d’une conservation départementale ;
  • Une histoire de la Préhistoire pour une nouvelle lecture des collections archéologiques ;
  • Musée municipal d’Hyères : quel PSC au regard des collections ?

Source : ministère de la Culture et de la Communication / Office de coopération et d’information muséographiques (www.ocim.fr/ )

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Irina Bokova, le bon compromis

Irina BokovaLa Bulgare Irina Bokova a été élue mardi dernier nouvelle directrice générale de l’Unesco. Le quotidien Sega recherche les raisons du succès de la Bulgare : “L’Unesco doit mettre fin aux mauvaises habitudes de [Koichiro] Masuura [l'ex-directeur général] dont le nom est synonyme de non-transparence et de corruption. Il est vrai que notre candidate est issue d’un pays qui souffre justement de ces points faibles. Toutefois les Bulgares ont plutôt acquis au sein des organisations internationales la réputation de collaborateurs précis, honnêtes et travailleurs. … Il est certain que Bokova ne menace personne. C’est pourquoi elle est une bonne candidate consensuelle quand il s’agit de trouver des solutions aux grandes contradictions.”

Source : BpB

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1ère Conférence Régionale du spectacle vivant

opéra de Lyon

Le Ministère de la Culture avait choisi Rhône-Alpes (et plus précisément l’Opéra de Lyon) pour lancer les « Conférences régionales du spectacle vivant », actées dans les conclusions des Entretiens de Valois en décembre 2008 (mais dont le principe avait déjà été avancé dans le Rapport Latarjet d’avril 2004, cf. page 157). Le choix de Rhône-Alpes n’est peut-être pas un hasard. La région a en effet été pionnière dans l’aventure de la décentralisation théâtrale et chorégraphique, et compte un nombre important d’institutions, de festivals mais aussi d’artistes (1 000 ensembles et Cies professionnelles, 12 000 intermittents, 3 600 permanents).

Prévue initialement début juillet en présence de Christine Albanel, cette instance de concertation entre l’ Etat, les collectivités territoriales et les professionnels avait été reportée au 10 septembre en raison du remaniement ministériel. Las ! Le Conseil de la création artistique (Marin Karmitz) remettait le même jour à Paris ses premières propositions au chef de l’Etat en présence du Ministre de la culture…Celui-ci avait donc boudé Lyon et chargé Georges-François Hirsch, le Directeur de la Musique, de la Danse, du Théâtre et des Spectacles (DMDTS), d’animer la réunion.

Mais l’annonce le matin même, par ce Conseil de la création, de financements pour des expérimentations très parisiennes, avant même que les Conférences régionales du spectacle vivant ne se soient mises au travail, a jeté un froid et occupé la scène. Ainsi Jean-Jack Queyranne, président de la Région Rhône-Alpes, a émis « de sérieuses réserves sur ces opérations ponctuelles et événementielles, toutes pilotées de la Capitale ». Pour lui, c’est « l’avènement du bling bling culturel ! ». Georges Képénékian, l’Adjoint à la culture de Lyon, a estimé qu’un Etat-partenaire et non plus seulement prescripteur supposait un climat de confiance : or comment comprendre qu’avant même ce « diagnostic partagé des forces et faiblesses de la région » à l’ordre du jour, on découvrait des décisions déjà prises par ce Conseil de la création artistique ? Jean-Paul Bady (Synavi) tout comme Bertrand Furic pour le SMA s’inquiétèrent du coût des opérations financées par ce Conseil au moment où le Ministère s’étiole. Jean-Paul Angot (Scène nationale de Chambéry) pour le Syndeac contesta le mode opératoire de ce Conseil dont son syndicat souhaite la dissolution. Jean-Claude Bérutti (Comédie de St Etienne), persuadé que nous vivons la fin d’une histoire, s’est dit attristé de ces « dix idées » qui occupent l’espace médiatique alors que « nous avons à passer une porte étroite ».

A l’issue du propos liminaire de Georges-François Hirsch, Alain Lombard, Directeur régional des affaires culturelles, proposa quelques objectifs :

  • Harmonisation de l’offre culturelle sur le territoire régional;
  • Rééquilibrage disciplinaire (fragilité de la danse et des musiques actuelles sur certains territoires);
  • Clarification des compétences et répartition des moyens financiers de la DRAC et des collectivités;
  • Réflexion sur les objectifs à mener ensemble.

Il proposa ensuite de faire vivre, d’octobre 2009 à juin 2010, des groupes de travail (quatre, puis finalement six à l’issue du débat). Ils porteront sur les thèmes suivants :

  1. un diagnostic partagé à partir d’études concrètes financées par l’Etat, qui pourraient être confiées à la NACRe ; le groupe de travail établira le cahier des charges de ces études.
  2. L’aménagement culturel du territoire et le renforcement des institutions labellisées;
  3. Le renforcement des partenariats internationaux (transfrontaliers);
  4. Les outils d’évaluation communs des politiques culturelles;
  5. Les équipes indépendantes et le soutien à l’émergence;
  6. L’égalité homme/femme dans le spectacle vivant.

Une nouvelle Conférence régionale du spectacle vivant se tiendra à l’automne 2010. A la fin de l’année 2010, le Conseil des collectivités pour le développement culturel serait ensuite saisi des propositions émanant des Conférences régionales du spectacle vivant.

Dans son intervention, Jean-Jack Queyranne rappela qu’en Rhône-Alpes il y avait une tradition de véritable coopération entre toutes les collectivités publiques, et que la Région y avait pris toute sa place en prenant un certain nombre de mesures (doublement de son budget culturel sur le mandat, signature avec l’Etat d’un Contrat d’objectifs emploi-formation, création du FIACRE, soutien accru aux 37 scènes régionales et festivals…), mais surtout en conduisant depuis 5 ans une expérience analogue à celle de cette Conférence régionale du spectacle vivant ! (concertation régionale en 2005 et réunion-bilan annuelle).

C’est un peu le paradoxe de cette histoire. L’Etat semble aujourd’hui vouloir reprendre le pilotage de ce secteur alors que la Région Rhône-Alpes a entre temps montré sa capacité à  jouer ce rôle de médiation entre les différents acteurs (collectivités et acteurs artistiques). C’est pourquoi Jean-Jack Queyranne, tout en souhaitant que le Ministère retrouve sa vocation initiale (garant du pluralisme de la création et de la diversité culturelle), a indiqué que les Régions seraient prêtes à assumer pleinement le rôle de chef de file pour la création artistique (animer le débat, organiser la coopération des institutions et la mise en œuvre des procédures). Peu favorable à une loi d’orientation (prônée par le Syndeac), il s’est montré en revanche favorable à l’élaboration d’une « Charte pour le spectacle vivant et la création artistique », à l’image de la charte pour l’environnement.

Un certain nombre d’élus, notamment de Conseils généraux (Olivier Peverelli pour l’Ardèche et Jean-Paul Rodet pour l’Ain) se sont inquiétés des menaces pesant, dans l’attente de la Réforme territoriale, sur les compétences culturelles des Départements et des Régions et la perte des financements conjoints, avec le risque de suppression de la clause de compétence générale mais aussi des moyens qu’ils leur resteront pour financer une politique culturelle (Olivier Peverelli a rappelé le rôle du Département comme relais en milieu rural en l’absence d’un réseau fort de villes moyennes).

De nombreux signes  nous font dire que le service public de la culture connaît une crise profonde et multiforme. Espérons malgré tout, à l’issue de cette première Conférence régionale du spectacle vivant qui a vu s’exprimer tous ceux qui le souhaitaient (parfois de façon âpre mais toujours dans le respect de l’écoute des autres), qu’au-delà des commissions, diagnostics partagés, dispositifs et procédures, c’est finalement une offre riche, diversifiée et équilibrée qui pourra continuer d’être proposée au plus grand public, grâce à la vivacité de nombreuses équipes de création.

François Deschamps

Source : Lettre d’info du Réseau Culture de Territorial n° 222 du 13/09/2009,

Pour consulter directement cet édito sur Territorial, cliquez ici.

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Festivals d’arts de rue et dynamiques territoriales régionales

Arts_de_la_rue en Poitou CharenteUnique région à avoir relayé le Temps des arts de la rue initié par le ministère de la Culture et de la Communication en février 2005, Poitou-Charentes a accompagné, sur la base d’un calendrier triennal (2006-2009), les professionnels de la culture et les collectivités territoriales dans une logique de coopération. En complémentarité avec le soutien à la création artistique déjà existant, les trois grands axes du plan régional de développement des arts de la rue ont porté sur :

  • la mise en œuvre d’un plan de sensibilisation aux arts de la rue ;
  • le soutien à l’emploi culturel dans ce secteur ;
  • l’accès de tous à la culture et le rééquilibrage des territoires.

Le Temps des arts de la rue s’est donc achevé en juin et a fait l’objet de cette étude commandée par la région pour entrer dans une nouvelle phase de développement, avec la Direction régionale des affaires culturelles, via le Centre national des arts de la rue (CNAR) qui sera basé à Niort. Cette étude poursuit trois principaux objectifs :

  • dégager les dynamiques territoriales impulsées par l’organisation des festivals, à l’échelle de la région Poitou-Charentes ;
  • analyser le contenu de ces dynamiques collectives et pointer leurs « zones d’influences » en termes de maillage territorial ;
  • qualifier ces dynamiques collectives et leurs acteurs, pour donner aux décideurs un outil d’appréhension de leur importance, en termes de développement local et régional.

L’analyse est fondée sur cinq études de cas correspondant à cinq festivals axés sur les arts de rue dans les villes de Cognac (Charente), Poitiers (Vienne), Saintes (Charente-Maritime), Saint-Georges-de-Didonne (Charente-Maritime) et dans le village de Bouillé-Saint-Paul (Deux-Sèvres).
Ce rapport est téléchargeable à partir de la page Ressources documentaires du dossier Temps des arts de la rue.

Source : ministère de la Culture et de la Communication.

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Elections UNESCO : la victoire !

Irina BokovaC’est fait ! Non sans une grande fébrilité nous attendions le résultat du cinquième tour des élections pour le poste du directeur général de l’Unesco. La victoire de la diplomate Bulgare Irina Bokova par 31 voix contre 27 est une victoire pour l’Unesco elle-même, après tant de semaines d’inquiétudes et de doutes semés par la victoire annoncée de Farouk Hosni. Le soulagement est donc de mise et il est temps de construire le changement car cette victoire est plus large qu’il n’y paraît. Nos prochains post s’attacherons à décrire la nouvelle donne désormais enfin possible.

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Bibliographie européenne des arts de la rue et des arts du cirque

Bibliographie Hors les mursHorsLesMurs et Circostrada Network viennent de publier une bibliographie européenne des arts de la rue, répertoriant les ouvrages les plus pertinents du secteur. La chercheuse Anne Gonon et la documentaliste Sophie Perrin proposent une sélection de publications classées selon qu‘elles délivrent des informations générales sur les arts de la rue, qu’elles présentent plus particulièrement des démarches d’artistes, qu’elles retracent l’engagement des festivals et lieux de diffusion. Cette bibliographie n’est bien sûr pas exhaustive et a pour objectif d’aider étudiants, chercheurs, journalistes et plus généralement le grand public à découvrir l es arts de la rue au travers d’ouvrages accessibles et de qualité.

Elle est téléchargeable gratuitement en anglais et en français depuis www.circostrada.org Télécharger la version française (pdf) Télécharger la version anglaise (pdf)

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Johannesburg 2009

Art SummitLe 4e Sommet mondial sur les arts et la culture se tiendra à Johannesburg (Afrique du Sud) du 22 au 25 Septembre 2009 sur le thème “Rencontre des cultures : créer du sens à travers les arts ».
Le Conseil national des arts d’Afrique du Sud et la IFACCA (Fédération internationale des Conseils des arts et agences culturelles) accueilleront la cérémonie d’ouverture.
Le Sommet intégrera la Journée du patrimoine de l’Afrique du Sud le 24 septembre, et les délégués auront l’occasion d’assister tout au long de la semaine aux representations d’Arts Alive – festival annuel d’art et de culture de Johannesburg.
Les sommets mondiaux de l’IFACCA sont des événements triennaux qui permettent aux Conseils nationaux des arts, Ministères de la culture et autres agences de discuter des principales problématiques relatives au soutien public pour l’art et la créativité.

Pour plus d’informations et inscription en ligne : http://artsummit.org

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Grèce, l’urgence d’une loi sur le cinéma

Théo AngelopoulosPlus de 100 réalisateurs veulent boycotter le 50e festival international du film de Thessaloniki mi-novembre car le gouvernement grec refuse une nouvelle loi pour le secteur du cinéma. Le quotidien de gauche Ta Nea écrit à ce sujet : “Cette fois-ci, la révolution des cinéastes n’a rien à voir avec les problèmes du secteur mais avec les faiblesses, l’ignorance et l’incapacité de l’Etat de mettre en place une nouvelle loi sur le cinéma. Cela fait 22 ans que la même loi est en vigueur et ces dernières années il a sans cesse été question de la réformer. … Mais le Parlement ne s’en occupe pas. Une nouvelle loi permettrait au cinéma grec de devenir compétitif … et l’Etat grec pourrait faire des bénéfices plus importants. … On se demande pourquoi l’Etat grec ne s’intéresse pas à ce genre de choses. Il y a de nombreuses raisons. Mais cela vient surtout des cerveaux entartrés et bureaucratiques des ministres responsables qui ne peuvent pas voir le secteur du cinéma comme quelque chose de créatif et de compétitif.”

Source : BpB

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Politique de l’innovation en Europe : réussites et les difficultés

EUCes dernières années, l’UE et les États membres ont réalisé de grands progrès en matière d’innovation. Toutefois, davantage d’action est nécessaire d’urgence si l’UE souhaite devenir la première économie fondée sur la connaissance au monde. C’est le message principal émis dans une récente communication de la Commission, qui passe en revue les progrès effectués par l’UE en terme d’innovation et évoque les difficultés à venir. 

Au cours des dernières années, dans le cadre du partenariat de Lisbonne pour la croissance et l’emploi, l’UE a lancé de nombreuses politiques et initiatives visant à stimuler l’innovation en Europe. 

Comme on peut lire dans la communication, «l’innovation est la condition préalable à la création d’une économie de la connaissance et d’une économie qui génère peu d’émissions de carbone. Il est essentiel de réussir cette mutation pour rester compétitif dans un univers mondialisé et pour atteindre durablement des objectifs sociétaux plus vastes sous la pression des changements démographiques, des enjeux climatiques, de la raréfaction des ressources et des nouvelles menaces en matière de sécurité.» 

D’après la Commission, de grands progrès ont été effectués dans de nombreux domaines. La plupart des États membres ont amélioré leur performance en matière d’innovation et l’écart d’innovation entre l’UE et ses principaux concurrents, les États-Unis et le Japon, s’est resserré. 

Si l’on analyse ce que ces pays innovants ont en commun, on constate certaines caractéristiques marquantes. «Leurs dépenses en matière d’éducation, de formation et d’apprentissage tout au long de la vie sont habituellement supérieures à la moyenne, ils affichent le plus haut niveau de dépenses dans la R&D [recherche et développement] en proportion du PIB [produit intérieur brut] et disposent d’instruments leur permettant de soutenir l’introduction de nouvelles technologies et de nouveaux produits dans les secteurs public et privé», peut-on lire dans le rapport. «L’expérience montre également que ces pays sont mieux préparés pour tirer profit de l’échange des bonnes pratiques et apprendre d’autrui.» 

Au niveau communautaire, l’accès au marché unique a été facilité. Des législations telles que le «Small Business Act» et la directive «Services» devraient faciliter la vie des entreprises, notamment des petites et moyennes entreprises (PME). Par ailleurs, la modernisation des règles communautaires en matière d’aides publiques a permis aux États membres d’accorder différents types d’aides publiques aux activités d’innovation et de recherche. De nombreux pays ont également mis en place des régimes d’incitations fiscales, ce qui a eu des répercussions positives sur les investissements en R&D. 

Des financements européens pour la recherche sont désormais disponibles au titre d’une large gamme de ressources, dont le septième programme-cadre (7e PC), qui dispose d’un budget de 54 milliards d’euros, le programme-cadre pour la compétitivité et l’innovation (PCI), la politique de cohésion (qui consacre environ un quart de son budget à des activités d’innovation) et les fonds de développement rural de l’UE, dont quelque 337 millions d’euros sont consacrés au développement de nouveaux produits, processus et technologies dans les secteurs agricole, alimentaire et sylvicole. 

Par ailleurs, des initiatives telles que l’Espace européen de la recherche (EER), les initiatives technologiques conjointes (ITC) et l’Institut européen d’innovation et de technologie (EIT) aident à renforcer les liens entre les chercheurs des mondes de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’entreprise. 

Toutefois, beaucoup d’efforts restent encore à faire. Dans de nombreux pays, c’est un changement de l’état d’esprit qui est nécessaire. «L’innovation et l’esprit d’entreprise ne sont pas suffisamment reconnus comme valeurs partout en Europe, alors que l’échec qui en découle parfois continue d’être stigmatisé», fait remarquer le rapport. 

Du fait de l’échec de la mise en place d’un brevet communautaire, la protection de la propriété intellectuelle est plus coûteuse en Europe qu’aux États-Unis ou au Japon. «Il est grand temps de faire évoluer cette situation», peut-on lire dans la communication. Les autorités publiques doivent également jouer un rôle plus important pour renforcer l’innovation par le biais de marchés publics, par exemple. 

La Communication appelle également à une meilleure coordination des politiques visant à stimuler l’innovation aux niveaux régional, national et européen. Par ailleurs, malgré l’importance des fonds de l’UE attribués au soutien des activités de recherche et d’innovation, beaucoup de parties prenantes ne déposent pas de demande en raison de la bureaucratie impliquée. Les compagnies interrogées dans un récent sondage ont clairement émis leur désir de voir des procédures plus simples et plus rapides. 

«L’analyse des progrès effectués ces dernières années montre que l’UE a identifié, à juste titre, l’innovation comme un facteur essentiel pour un avenir prospère», conclut la Communication. «Toutefois, faire de l’UE un espace dynamique en matière d’innovation nécessite une attention continue et réclame une meilleure exploitation du potentiel qui réside dans le partenariat entre l’Union et ses États membres par l’adoption d’actions plus ciblées et mieux coordonnées à tous les niveaux.» 

La Commission envisage de proposer aux États membres et aux autres parties prenantes, avant le printemps 2010, un nouveau texte de loi européen sur l’innovation.

Pour davantage d’informations et pour télécharger la Communication, cliquer ici

Source : Cordis.

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Visite culturelle et TIC

Atout FranceLes technologies de l’information et de la communication (TIC) ont envahi la vie quotidienne suscitant de nouvelles pratiques et des nouveaux modes de consommation. De nouveaux services deviennent ainsi des éléments d’attraction supplémentaire pour les sites culturels et touristiques en permettant d’accompagner les visiteurs dans la découverte d’un lieu que la visite soit libre ou accompagnée. Les TIC ont également permis de démultiplier les contacts entre l’offre culturelle et touristique par l’apparition d’offres conjuguant ces deux dimensions. L’accès aux destinations a été naturellement facilité (promotion, vente et réservations en ligne, accès à une offre plus vaste et lisible, fidélisation…) et l’offre a également évolué sans cesse en matière d’usages : sites Internet, GPS, espaces multimédia, dispositifs de visites virtuelles…

L’enjeu est considérable et offre des perspectives nouvelles pour chaque établissement. Jusqu’à présent, seuls quelques sites majeurs pouvaient espérer une audience internationale. A présent, plusieurs centaines de millions d’internautes se trouvent à portée de tous ceux qui sauront construire une vraie attractivité via le numérique. Ceci suppose néanmoins certaines conditions : communiquer dans la langue de ses interlocuteurs, répondre à leurs attentes culturelles mais aussi pratiques, respecter leur diversité avec pédagogie et empathie.

Dans ce contexte, comment innover en faisant les bons choix ? Comment créer de la valeur utile pour chacun des acteurs concernés : visiteur physique ou électronique, gestionnaire de site ou responsable territorial ? Quel retour sur investissement attendre ?

C’est pour répondre à ces interrogations qu’ATOUT FRANCE a réalisé avec ses partenaires, la Direction des musées de France (DMF), le Centre des monuments nationaux (CMN) et l’Agence Régionale de la Société de l’Information de Midi-Pyrénées (ARDESI), ce guide pratique. La présente étude établit un panorama mondial des exploitations actuelles des TIC par les établissements et sites culturels. Elle en dégage les pratiques les plus prometteuses, et souligne les perspectives les plus mobilisatrices.

Non seulement il devient possible de mieux attirer les publics traditionnels (local, national, et international), mais aussi de s’adresser à un éventail beaucoup plus large de visiteurs potentiels. Toutes les analyses de sites ont été conduites au cours de l’année 2008, les exemples choisis n’ont qu’un objectif constructif : mettre l’accent sur les bonnes pratiques et les facteurs de progression, en permettant à chacun de bâtir sa stratégie numérique à partir d’indicateurs pertinents.

Cet ouvrage vient de paraître et est en vente en version PDF au prix de 35 € TTC sur le site Internet www.odit-france.fr

En version papier au prix de 40 € TTC sur le site de la Documentation française

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Loi sur le 1% artistique en Estonie

EstonieL’Estonie projette une loi selon laquelle lors de la construction de bâtiments publics, au moins un pour cent de la somme prévue pour la construction devra être consacré à l’art dans les bâtiments concernés. Le quotidien Postimees précise qu’une telle procédure existe dans de nombreux pays d’Europe occidentale : “C’est pourquoi nous devons justement prendre également en considération la critique qui règne dans ces pays. Une telle loi peut ainsi conduire à ce que, au lieu d’une augmentation de la valeur de l’art, l’obligation entraîne l’apparition de quelque chose de médiocre qui ne soit pas du tout adapté au lieu concret. … Si le projet aboutit à une loi, espérons que le public ne devra pas subir des débats aussi éprouvants que jusqu’à présent – les gens n’ont rien contre l’art mais contre la manière dont on procède à son égard”. L’objectif de la loi est également de donner l’occasion à de jeunes artistes d’apparaître sous les feux des projecteurs et l’association des artistes devrait s’engager pour que la relève saisisse effectivement cette chance et participe à la compétition.

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Elections UNESCO / 5

UNESCOHier, le quatrième tour de l’élection pour le poste de directeur général de l’Unesco n’a pas permis de dégager une majorité pour déterminer un vainqueur. Au terme de ce nouveau scrutin, Il ne reste plus que Farouk Hosni, le ministre Egyptien dont la candidature fait toujours polémique et inquiète, qui obtient 29 votes ; la diplomate Bulgare Irana Bokova arrive à égalité avec 29 votes et le diplomate Algérien Mohammed Bedjaou est mis hors course puisqu’il n’obtient aucun vote.

Longtemps grand favori, le ministre Egyptien de la Culture a vu ses chances s’amenuiser au fil du processus de désignation entamé jeudi dernier, alors que ce dernier affirmait être en mesure d’obtenir un minimum de 30 votes. La perspective de voir Farouk Hosni à la tête de l’Unesco est dénoncée depuis des semaines mais ne fait toujours pas (ou presque) débat sur le fond ni sur ce que représenterait sa victoire pour l’avenir de la vénérable institution.

Un des enseignements de ce scrutin sous haute tension est qu’il ne se dégagera pas de consensus clair et net, ce qui témoigne de la sclérose ambiante alors que tout le monde s’accorde à dire que la question du changement est essentielle pour l’avenir de l’Unesco. En cas de nouvelle égalité entre les deux candidats à l’issue du 5e tour aujourd’hui, il sera procédé à un tirage au sort pour les départager, précise-t-on à l’Unesco. Cela signifie que les négociations et les tractations vont monter d’un cran et que la transparence de ces élections ne sera plus garantie.

Dans ces conditions, certains pays lèvent le ton pour appeler leurs gouvernements à changer leur vote. Officiellement en France jusqu’à hier, aucune mobilisation ni aucun engagement du moins façade, malgré une préférence chuchotée en coulisses pour le candidat Egyptien, ce qui constitue en soi une nouvelle contradiction entre les valeurs sans cesse martelées dans les leçons données au reste du monde (devenues une fierté nationale quasi irrationnelle) et une forme à peine déguisée de real politic qui laisse à penser que les changements tant attendus dans la gouvernance et la cohésion entre les nations sont toujours au mieux pour le moyen terme. Les subtilités françaises nous échappent, c’est un aveux dur à faire en France mais c’est une perception qui s’est profondément ancrée à l’étranger et pas uniquement dans les milieux intellectuels.

Un espoir semble toutefois naître aujourd’hui puisque, si nous en croyons les propos du New-York Times rapportés par l’excellent blog Save Unesco, 3 pays qui jusqu’ici devaient voter pour Farouk Hosni changent d’avis et font barrage (Italie, Israël et… la France !). Le suspense est insoutenable.

Il est en tout état de cause crucial qu’une majorité forte se dégage au cinquième tour (qui débute à 18h30 ce soir) sinon nous entrerions dans une période où tous les coups et les recours sont permis entre le temps de la conférence générale et celui du bureau exécutif.

L’Unesco et les Nations Unies incarnent toujours l’idéal et l’espoir d’un avenir meilleur pour l’humanité mais que de couleuvres avalées depuis leur création !

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