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Elections UNESCO : la victoire !

Irina BokovaC’est fait ! Non sans une grande fébrilité nous attendions le résultat du cinquième tour des élections pour le poste du directeur général de l’Unesco. La victoire de la diplomate Bulgare Irina Bokova par 31 voix contre 27 est une victoire pour l’Unesco elle-même, après tant de semaines d’inquiétudes et de doutes semés par la victoire annoncée de Farouk Hosni. Le soulagement est donc de mise et il est temps de construire le changement car cette victoire est plus large qu’il n’y paraît. Nos prochains post s’attacherons à décrire la nouvelle donne désormais enfin possible.

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Bibliographie européenne des arts de la rue et des arts du cirque

Bibliographie Hors les mursHorsLesMurs et Circostrada Network viennent de publier une bibliographie européenne des arts de la rue, répertoriant les ouvrages les plus pertinents du secteur. La chercheuse Anne Gonon et la documentaliste Sophie Perrin proposent une sélection de publications classées selon qu‘elles délivrent des informations générales sur les arts de la rue, qu’elles présentent plus particulièrement des démarches d’artistes, qu’elles retracent l’engagement des festivals et lieux de diffusion. Cette bibliographie n’est bien sûr pas exhaustive et a pour objectif d’aider étudiants, chercheurs, journalistes et plus généralement le grand public à découvrir l es arts de la rue au travers d’ouvrages accessibles et de qualité.

Elle est téléchargeable gratuitement en anglais et en français depuis www.circostrada.org Télécharger la version française (pdf) Télécharger la version anglaise (pdf)

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Johannesburg 2009

Art SummitLe 4e Sommet mondial sur les arts et la culture se tiendra à Johannesburg (Afrique du Sud) du 22 au 25 Septembre 2009 sur le thème “Rencontre des cultures : créer du sens à travers les arts ».
Le Conseil national des arts d’Afrique du Sud et la IFACCA (Fédération internationale des Conseils des arts et agences culturelles) accueilleront la cérémonie d’ouverture.
Le Sommet intégrera la Journée du patrimoine de l’Afrique du Sud le 24 septembre, et les délégués auront l’occasion d’assister tout au long de la semaine aux representations d’Arts Alive – festival annuel d’art et de culture de Johannesburg.
Les sommets mondiaux de l’IFACCA sont des événements triennaux qui permettent aux Conseils nationaux des arts, Ministères de la culture et autres agences de discuter des principales problématiques relatives au soutien public pour l’art et la créativité.

Pour plus d’informations et inscription en ligne : http://artsummit.org

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Grèce, l’urgence d’une loi sur le cinéma

Théo AngelopoulosPlus de 100 réalisateurs veulent boycotter le 50e festival international du film de Thessaloniki mi-novembre car le gouvernement grec refuse une nouvelle loi pour le secteur du cinéma. Le quotidien de gauche Ta Nea écrit à ce sujet : “Cette fois-ci, la révolution des cinéastes n’a rien à voir avec les problèmes du secteur mais avec les faiblesses, l’ignorance et l’incapacité de l’Etat de mettre en place une nouvelle loi sur le cinéma. Cela fait 22 ans que la même loi est en vigueur et ces dernières années il a sans cesse été question de la réformer. … Mais le Parlement ne s’en occupe pas. Une nouvelle loi permettrait au cinéma grec de devenir compétitif … et l’Etat grec pourrait faire des bénéfices plus importants. … On se demande pourquoi l’Etat grec ne s’intéresse pas à ce genre de choses. Il y a de nombreuses raisons. Mais cela vient surtout des cerveaux entartrés et bureaucratiques des ministres responsables qui ne peuvent pas voir le secteur du cinéma comme quelque chose de créatif et de compétitif.”

Source : BpB

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Politique de l’innovation en Europe : réussites et les difficultés

EUCes dernières années, l’UE et les États membres ont réalisé de grands progrès en matière d’innovation. Toutefois, davantage d’action est nécessaire d’urgence si l’UE souhaite devenir la première économie fondée sur la connaissance au monde. C’est le message principal émis dans une récente communication de la Commission, qui passe en revue les progrès effectués par l’UE en terme d’innovation et évoque les difficultés à venir. 

Au cours des dernières années, dans le cadre du partenariat de Lisbonne pour la croissance et l’emploi, l’UE a lancé de nombreuses politiques et initiatives visant à stimuler l’innovation en Europe. 

Comme on peut lire dans la communication, «l’innovation est la condition préalable à la création d’une économie de la connaissance et d’une économie qui génère peu d’émissions de carbone. Il est essentiel de réussir cette mutation pour rester compétitif dans un univers mondialisé et pour atteindre durablement des objectifs sociétaux plus vastes sous la pression des changements démographiques, des enjeux climatiques, de la raréfaction des ressources et des nouvelles menaces en matière de sécurité.» 

D’après la Commission, de grands progrès ont été effectués dans de nombreux domaines. La plupart des États membres ont amélioré leur performance en matière d’innovation et l’écart d’innovation entre l’UE et ses principaux concurrents, les États-Unis et le Japon, s’est resserré. 

Si l’on analyse ce que ces pays innovants ont en commun, on constate certaines caractéristiques marquantes. «Leurs dépenses en matière d’éducation, de formation et d’apprentissage tout au long de la vie sont habituellement supérieures à la moyenne, ils affichent le plus haut niveau de dépenses dans la R&D [recherche et développement] en proportion du PIB [produit intérieur brut] et disposent d’instruments leur permettant de soutenir l’introduction de nouvelles technologies et de nouveaux produits dans les secteurs public et privé», peut-on lire dans le rapport. «L’expérience montre également que ces pays sont mieux préparés pour tirer profit de l’échange des bonnes pratiques et apprendre d’autrui.» 

Au niveau communautaire, l’accès au marché unique a été facilité. Des législations telles que le «Small Business Act» et la directive «Services» devraient faciliter la vie des entreprises, notamment des petites et moyennes entreprises (PME). Par ailleurs, la modernisation des règles communautaires en matière d’aides publiques a permis aux États membres d’accorder différents types d’aides publiques aux activités d’innovation et de recherche. De nombreux pays ont également mis en place des régimes d’incitations fiscales, ce qui a eu des répercussions positives sur les investissements en R&D. 

Des financements européens pour la recherche sont désormais disponibles au titre d’une large gamme de ressources, dont le septième programme-cadre (7e PC), qui dispose d’un budget de 54 milliards d’euros, le programme-cadre pour la compétitivité et l’innovation (PCI), la politique de cohésion (qui consacre environ un quart de son budget à des activités d’innovation) et les fonds de développement rural de l’UE, dont quelque 337 millions d’euros sont consacrés au développement de nouveaux produits, processus et technologies dans les secteurs agricole, alimentaire et sylvicole. 

Par ailleurs, des initiatives telles que l’Espace européen de la recherche (EER), les initiatives technologiques conjointes (ITC) et l’Institut européen d’innovation et de technologie (EIT) aident à renforcer les liens entre les chercheurs des mondes de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’entreprise. 

Toutefois, beaucoup d’efforts restent encore à faire. Dans de nombreux pays, c’est un changement de l’état d’esprit qui est nécessaire. «L’innovation et l’esprit d’entreprise ne sont pas suffisamment reconnus comme valeurs partout en Europe, alors que l’échec qui en découle parfois continue d’être stigmatisé», fait remarquer le rapport. 

Du fait de l’échec de la mise en place d’un brevet communautaire, la protection de la propriété intellectuelle est plus coûteuse en Europe qu’aux États-Unis ou au Japon. «Il est grand temps de faire évoluer cette situation», peut-on lire dans la communication. Les autorités publiques doivent également jouer un rôle plus important pour renforcer l’innovation par le biais de marchés publics, par exemple. 

La Communication appelle également à une meilleure coordination des politiques visant à stimuler l’innovation aux niveaux régional, national et européen. Par ailleurs, malgré l’importance des fonds de l’UE attribués au soutien des activités de recherche et d’innovation, beaucoup de parties prenantes ne déposent pas de demande en raison de la bureaucratie impliquée. Les compagnies interrogées dans un récent sondage ont clairement émis leur désir de voir des procédures plus simples et plus rapides. 

«L’analyse des progrès effectués ces dernières années montre que l’UE a identifié, à juste titre, l’innovation comme un facteur essentiel pour un avenir prospère», conclut la Communication. «Toutefois, faire de l’UE un espace dynamique en matière d’innovation nécessite une attention continue et réclame une meilleure exploitation du potentiel qui réside dans le partenariat entre l’Union et ses États membres par l’adoption d’actions plus ciblées et mieux coordonnées à tous les niveaux.» 

La Commission envisage de proposer aux États membres et aux autres parties prenantes, avant le printemps 2010, un nouveau texte de loi européen sur l’innovation.

Pour davantage d’informations et pour télécharger la Communication, cliquer ici

Source : Cordis.

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Visite culturelle et TIC

Atout FranceLes technologies de l’information et de la communication (TIC) ont envahi la vie quotidienne suscitant de nouvelles pratiques et des nouveaux modes de consommation. De nouveaux services deviennent ainsi des éléments d’attraction supplémentaire pour les sites culturels et touristiques en permettant d’accompagner les visiteurs dans la découverte d’un lieu que la visite soit libre ou accompagnée. Les TIC ont également permis de démultiplier les contacts entre l’offre culturelle et touristique par l’apparition d’offres conjuguant ces deux dimensions. L’accès aux destinations a été naturellement facilité (promotion, vente et réservations en ligne, accès à une offre plus vaste et lisible, fidélisation…) et l’offre a également évolué sans cesse en matière d’usages : sites Internet, GPS, espaces multimédia, dispositifs de visites virtuelles…

L’enjeu est considérable et offre des perspectives nouvelles pour chaque établissement. Jusqu’à présent, seuls quelques sites majeurs pouvaient espérer une audience internationale. A présent, plusieurs centaines de millions d’internautes se trouvent à portée de tous ceux qui sauront construire une vraie attractivité via le numérique. Ceci suppose néanmoins certaines conditions : communiquer dans la langue de ses interlocuteurs, répondre à leurs attentes culturelles mais aussi pratiques, respecter leur diversité avec pédagogie et empathie.

Dans ce contexte, comment innover en faisant les bons choix ? Comment créer de la valeur utile pour chacun des acteurs concernés : visiteur physique ou électronique, gestionnaire de site ou responsable territorial ? Quel retour sur investissement attendre ?

C’est pour répondre à ces interrogations qu’ATOUT FRANCE a réalisé avec ses partenaires, la Direction des musées de France (DMF), le Centre des monuments nationaux (CMN) et l’Agence Régionale de la Société de l’Information de Midi-Pyrénées (ARDESI), ce guide pratique. La présente étude établit un panorama mondial des exploitations actuelles des TIC par les établissements et sites culturels. Elle en dégage les pratiques les plus prometteuses, et souligne les perspectives les plus mobilisatrices.

Non seulement il devient possible de mieux attirer les publics traditionnels (local, national, et international), mais aussi de s’adresser à un éventail beaucoup plus large de visiteurs potentiels. Toutes les analyses de sites ont été conduites au cours de l’année 2008, les exemples choisis n’ont qu’un objectif constructif : mettre l’accent sur les bonnes pratiques et les facteurs de progression, en permettant à chacun de bâtir sa stratégie numérique à partir d’indicateurs pertinents.

Cet ouvrage vient de paraître et est en vente en version PDF au prix de 35 € TTC sur le site Internet www.odit-france.fr

En version papier au prix de 40 € TTC sur le site de la Documentation française

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Loi sur le 1% artistique en Estonie

EstonieL’Estonie projette une loi selon laquelle lors de la construction de bâtiments publics, au moins un pour cent de la somme prévue pour la construction devra être consacré à l’art dans les bâtiments concernés. Le quotidien Postimees précise qu’une telle procédure existe dans de nombreux pays d’Europe occidentale : “C’est pourquoi nous devons justement prendre également en considération la critique qui règne dans ces pays. Une telle loi peut ainsi conduire à ce que, au lieu d’une augmentation de la valeur de l’art, l’obligation entraîne l’apparition de quelque chose de médiocre qui ne soit pas du tout adapté au lieu concret. … Si le projet aboutit à une loi, espérons que le public ne devra pas subir des débats aussi éprouvants que jusqu’à présent – les gens n’ont rien contre l’art mais contre la manière dont on procède à son égard”. L’objectif de la loi est également de donner l’occasion à de jeunes artistes d’apparaître sous les feux des projecteurs et l’association des artistes devrait s’engager pour que la relève saisisse effectivement cette chance et participe à la compétition.

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Elections UNESCO / 5

UNESCOHier, le quatrième tour de l’élection pour le poste de directeur général de l’Unesco n’a pas permis de dégager une majorité pour déterminer un vainqueur. Au terme de ce nouveau scrutin, Il ne reste plus que Farouk Hosni, le ministre Egyptien dont la candidature fait toujours polémique et inquiète, qui obtient 29 votes ; la diplomate Bulgare Irana Bokova arrive à égalité avec 29 votes et le diplomate Algérien Mohammed Bedjaou est mis hors course puisqu’il n’obtient aucun vote.

Longtemps grand favori, le ministre Egyptien de la Culture a vu ses chances s’amenuiser au fil du processus de désignation entamé jeudi dernier, alors que ce dernier affirmait être en mesure d’obtenir un minimum de 30 votes. La perspective de voir Farouk Hosni à la tête de l’Unesco est dénoncée depuis des semaines mais ne fait toujours pas (ou presque) débat sur le fond ni sur ce que représenterait sa victoire pour l’avenir de la vénérable institution.

Un des enseignements de ce scrutin sous haute tension est qu’il ne se dégagera pas de consensus clair et net, ce qui témoigne de la sclérose ambiante alors que tout le monde s’accorde à dire que la question du changement est essentielle pour l’avenir de l’Unesco. En cas de nouvelle égalité entre les deux candidats à l’issue du 5e tour aujourd’hui, il sera procédé à un tirage au sort pour les départager, précise-t-on à l’Unesco. Cela signifie que les négociations et les tractations vont monter d’un cran et que la transparence de ces élections ne sera plus garantie.

Dans ces conditions, certains pays lèvent le ton pour appeler leurs gouvernements à changer leur vote. Officiellement en France jusqu’à hier, aucune mobilisation ni aucun engagement du moins façade, malgré une préférence chuchotée en coulisses pour le candidat Egyptien, ce qui constitue en soi une nouvelle contradiction entre les valeurs sans cesse martelées dans les leçons données au reste du monde (devenues une fierté nationale quasi irrationnelle) et une forme à peine déguisée de real politic qui laisse à penser que les changements tant attendus dans la gouvernance et la cohésion entre les nations sont toujours au mieux pour le moyen terme. Les subtilités françaises nous échappent, c’est un aveux dur à faire en France mais c’est une perception qui s’est profondément ancrée à l’étranger et pas uniquement dans les milieux intellectuels.

Un espoir semble toutefois naître aujourd’hui puisque, si nous en croyons les propos du New-York Times rapportés par l’excellent blog Save Unesco, 3 pays qui jusqu’ici devaient voter pour Farouk Hosni changent d’avis et font barrage (Italie, Israël et… la France !). Le suspense est insoutenable.

Il est en tout état de cause crucial qu’une majorité forte se dégage au cinquième tour (qui débute à 18h30 ce soir) sinon nous entrerions dans une période où tous les coups et les recours sont permis entre le temps de la conférence générale et celui du bureau exécutif.

L’Unesco et les Nations Unies incarnent toujours l’idéal et l’espoir d’un avenir meilleur pour l’humanité mais que de couleuvres avalées depuis leur création !

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