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La Slovénie supprime son ministère de la Culture

Le nouveau Premier ministre conservateur slovène, Janez Janša, a supprimé le ministère de la Culture et intégré celle-ci dans un ministère global de l’Education, des Sciences, de la Culture et du Sport. Lors de la présentation de son gouvernement samedi, Janša a justifié cette suppression par l’intention de faire des économies, ce dont doute toutefois l’essayiste Miha Jenko dans le quotidien de centre-gauche Delo : “Reste à savoir ce qui est le plus raisonnable pour le petit pays qu’est la Slovénie, soumise aux règles culturelles et financières mondiales. C’est aux créateurs de la culture eux-mêmes d’en décider. Mais c’est seulement dans les prochaines années que nous saurons qui des partisans ou des opposants à la suppression a raison. En tant qu’auteur qui se penche sur les questions de budget et autres thèmes financiers, je ne peux que constater que la fusion du secteur de la culture avec d’autres domaines n’apportera aucune économie notable.”

Source : BpB

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City of Chicago Launches 2012 Cultural Plan Initiative

Chicago Cultural Plan

Last week, the City of Chicago launched a new initiative to develop the 2012 Chicago Cultural Plan. The plan will create a framework to guide Chicago’s future cultural and economic growth as the centerpiece for elevating the City as a global destination for creativity, innovation and excellence. The Department of Cultural Affairs and Special Events is seeking input from Chicago’s residents, cultural organizations, neighborhood groups as well as the private and philanthropic sectors. The Plan will set out the blueprint for a vital and leading edge cultural Chicago.

Chicago has the third largest creative economy in the United States with 24,000 arts enterprises, including nearly 650 non-profit arts organizations, generating more than $2 billion annually and employing 150,000 people. Chicago’s creative vibrancy generates jobs, attracts new businesses and visitors to the city, and improves the overall quality of life in Chicago’s neighborhoods.

To further the conversation and to allow an even greater role, the planning process seeks input online and through comprehensive social media outlets with the launch of www.chicagoculturalplan2012.com. Additionally, a citywide public engagement process begins on February 15th, including town hall meetings, neighborhood cultural conversations, a youth forum, and cultural sector summits. The final plan will be unveiled in the fall.

“We are creating a new Cultural Plan to address the challenges our city faces today and to identify opportunities for the future,” said Michelle T. Boone, Commissioner of the Department of Cultural Affairs and Special Events. “We want residents and community leaders to help shape a plan that will guide the City’s cultural growth and to reinforce Chicago as a global destination for the arts.”

For the Department of Cultural Affairs and Special Events announcement, click here.

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Center for world culture

It will capture millions of imaginations. Starting with yours.

A SYMBOL OF PRIDE, A SPARK OF INNOVATION

The King Abdulaziz Center for World Culture is a dynamic and state-of-the-art institution that inspires a passion for learning, creativity, volunteerism and cross-cultural engagement. The Center is the result of a monumental, forward-thinking Saudi Aramco initiative that exemplifies the company’s commitment to the Kingdom and its communities. Dedicated to honouring Arab heritage, connecting Saudis to their culture and bringing world cultures to the Kingdom, the Center aspires to be a powerful stimulus for developing new ideas, perspectives and relationships. The Center is being constructed atop the oil-rich Dammam Dome, making it both a national landmark that commemorates Saudi Arabia’s first discovery of oil and a leading educational and cultural institution. The Center will open to the public in 2012 with a full schedule of exhibits, programs and events.

PURPOSE AND VISION

The Center will offer an array of exhibits, events and learning tools that engage and educate students, adults and scholars. Individually, these experiences will enable visitors to develop their potential as human beings; collectively, they will help Saudi society to succeed in an increasingly globalized world. By educating visitors about yesterday’s challenges and achievements, and exciting them about tomorrow’s possibilities, the Center will enrich lives and accelerate future accomplishments.

Source : Saudi Aramco

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Le CNM préfigure le CNSP ?

Le Centre National de la Musique est né fin janvier, c’est désormais officiel, et on ne peut pas dire que cela ait vraiment fait débat, comme si le consensus était unanime ou presque. Voici donc venu le guichet unique que tout le monde attendait, regroupant la quasi totalité des institutions musicales françaises. Quarante et un signataires (labels, éditeurs et producteurs de spectacles) qui ont négocié fermement son périmètre pour s’assurer de recevoir autant qu’il donne dans ce grand pot commun calqué sur le modèle du CNC. Même les petits labels se sont réjouis d’être enfin pris en compte ! Pourtant des tensions s’expriment déjà vertement entre les producteurs de disques (SNEP) et ceux de concerts (PRODISS) mais aussi dans le domaine du spectacle vivant dont les représentants se montrent particulièrement mécontents et inquiets.

Peu concerné par cet accord, le spectacle vivant exprime ses craintes de voir la démarche du CNM préfigurer le démantèlement du ministère de la Culture et de la Communication et par voie de conséquence une dérégulation du secteur. Le SYNDEAC (qui représente les scènes nationales de danse et de théâtre) voit ainsi poindre l’arrivée des agences sur le modèle pratiqué en Grande-Bretagne, alors que le spectacle vivant (mais aussi au fond le ministère) a besoin d’une réforme profonde de son organisation pour espérer poursuivre ses missions. Un centre national du spectacle vivant et des scènes labelisées verra-t-il le jour ? A l’heure où les arguments électoraux s’aiguisent, quel chemin prendre ? Quel projet de société par, pour et avec le secteur culturel ?

En tirant une nouvelle fois la sonnette d’alarme, le SYNDEAC pourrait bien se trouver malgré lui pris dans un mouvement de réformes structurelles du secteur face auxquelles il faudra être en mesure de proposer une alternative cette fois-ci crédible. Fini le temps de la reproblématisation qui fait ronronner tout le monde ou presque depuis deux décennies. On dit souvent que c’est dans les les situations de crise que nous sommes les plus créatifs (pour le meilleur comme pour le pire d’ailleurs), et bien nous sommes désormais quasiment au pied du mur. A chacun de prendre ses responsabilités pour moderniser et pérenniser notre politique culturelle et ses secteurs.

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Londres 2012, un pari de passion et de raison ?

La BBC a diffusé tout récemment une très riche enquête de terrain en deux parties, venant s’ajouter à la longue liste des témoignages sur les régénérations urbaines et socio-culturelles en cours sur l’Est de Londres, et plus particulièrement dans les quartiers où se situe le site olympique. Un plaidoyer pour la dynamique politique et l’initiative culturelle et sociale « à l’anglaise » qui produit un effet miroir édifiant pour les territoires qui se replient sur eux-mêmes et qui démontre de la puissance et de la force économique, sociale et culturelle de la métropole, de ses communautés, de son état d’esprit si unique.

On ne peut pas éluder la question : les moyens colossaux mis en œuvre pour faire sortir de terre les équipements olympiques dans les temps (12 milliards de livres), auxquels s’ajoutent les plus de 600 millions de livres pour les Olympiades des Arts, pouvaient indiquer non sans craintes que cette course ne serait motivée que par le grandiose, l’éphémère de l’événement, la recherche du maximum de profitabilité et de visibilité immédiates, le tout au détriment de l’essentiel. Et bien, à ce stade, le sentiment général est partagé entre passion et raison.

Les aigreurs plus ou moins argumentées ou justifées de l’échec de la candidature française pour les JO de 2012 sont littéralement balayées par les dynamiques et les pratiques locales qui voient le jour et qui ont été initiées dans le cadre de la candidature de Londres en lien étroit avec la politique de la ville. Si on prend le quartier de Newham, zone industrielle sinistrée, c’est une métamorphose complète qui s’est opérée en 10 ans alors que tous s’accordent à dire qu’il aurait fallu 3 à 4 fois plus de temps pour obtenir le même résultat sans les Jeux.

La contribution des Jeux est colossale, elle déplace le centre de gravité de Londres et permettra à la métropole de s’offrir le plus grand parc urbain créé en Europe depuis 150 ans, de créer un complexe immobilier de 1429 maisons, de faire pousser un centre commercial à Westfiled qui aura coûté 2 milliards de livres (!), de revigorer l’emploi (40 000 personnes ont déjà travaillé sur les sites olympiques) et l’économie (avec 98% des contrats de constructions conclus avec des entreprises du Royaume-Uni), etc.

Pour ne prendre que Stratford City, le projet immobilier dont les coûts sont partagés entre secteur public et secteur privé, l’Etat a procédé à la viabilisation des terrains et c’est au promoteur Chelsfield, d’assurer la livraison des équipements et résidences entre 2007 et 2020. Les 4 800 logements destinés à accueillir les sportifs des Jeux seront revendus ou transformés en partie en logements sociaux. Ce projet de 1,3 million de m², inclura aussi 460 000 m² de bureaux, 150 000 m² de commerces, 2 000 chambres d’hôtel.

Tous les ingrédients économiques, touristiques et culturels sont réunis pour que Londres prenne une nouvelle avance dans tous les domaines et comme Barcelone en son temps, la métropole se réinvente en prenant bien soin de réunir tous les facteurs clés du succès de son attractivité pour les décennies à venir, ce qui était très loin d’être le cas dans le projet de candidature parisienne quoi qu’on en dise.

Dans ces documentaires et reportages, chaque image transpire la fierté et le sentiment d’être partie prenante, directement ou indirectement, quelle que soit la communauté à laquelle on appartient, quelle que soit sa catégorie socio-professionnelle. Chaque témoignage porte l’espoir d’un nouvel avenir bien au-delà de l’événement et c’est peut-être cela qui décuple les énergies du « ici et maintenant », comme on dit depuis que la compétition entre les métropoles du monde a décuplé sous l’influence des fonds souverains. Mais peu importe, il faut aussi savoir regarder les choses au plus près du terrain et au-delà de la vitrine qu’on s’efforce de nous proposer pour 2012.

Ce qui frappe dans cette fierté, c’est son caractère familier, intégrée dans l’esprit de chacun et dans les moindres aspects du quotidien, support d’action des instutions culturelles et sociales, objet de toutes les initiatives ou presque. Un espoir de régénération qui fait oublier les chantiers, les problèmes de circulation et de stationnement, qui atténue le poids de la crise, parce que ce qui se joue va bien au-delà de l’événement proprement dit : c’est la qualité du cadre de vie dont on prépare assiduement un héritage positif mais néanmoins complexe et préocupant.

Ce qui frappe c’est l’énergie déployée pour faire revivre le territoire, c’est l’enthousiasme de tous, y compris parmi ceux qui ont souffert et qui souffrent de la marginalisation de ces quartiers après la désindustrialisation ce cette partie tant déshéritée de Londres.

Ce qui frappe, c’est la quantité des projets locaux, comme si chaque personne était un projet en soi bénéficiant d’une émulation inconnue jusqu’alors.

C’est peut-être là que la différence se fait : dans la conviction que l’initiative privée est un support de l’intérêt général, dans la responsabilité partagée collectivement et individuellement et dont la cohésion sociale qu’elle engendre n’est pas qu’un objet de discours ou d’expérimentations vaines. C’est un fait culturel qui n’a rien de dogmatique ni de politique, contrairement à notre manière de concevoir la société en France, c’est un état d’esprit qui ne se fonde sur aucune règle établie de manière normative, autoritaire et centralisatrice. C’est une différence et une spécificité culturelles essentielle pour prévenir de toute tentation de transposition ou de comparaison à des fins électorales (comme c’est le cas avec l’Allemagne en ce moment dans la campagne présidentielle actuellement en France qui compare tout à tout pour soit créer les conditions du changement maintenant soit exploiter toutes les forces du pays pour sumonter la crise).

Alors oui, Londres, comme Barcelone en 1992, souhaite utiliser les JO pour véhiculer un message puissant au monde, Londres instrumentalise les JO pour véhiculer plusieurs messages : 
 incarner la ville de demain, tenir son rang de capitale économique du monde tout en étant une ville agréable à vivre, une ville durable et innovante, mais où l’innovation sociale est aussi importante que le développement économique. Et il est passionnant de voir comment tous les talents sont mis au service de cette innovation sociale.

Pour autant, avec de telles ambitions en construction, cela va-t-il entraîner une « gentrification » des ces quartiers comme c’est déjà le cas des quartiers plus à l’ouest et au sud de Londres ? La fameuse classe créative de Florida respectera-t-elle tant que cela la mixité sociale du terrain et les populations locales vont-elles tirer profit de cette régénération ?

La question de l’héritage des Jeux une fois ceux-ci terminées se pose depuis le début et compte tenu de la part laissée aux promoteurs immobiliers, l’impact économique des JO peut laisser supposer que les prix de l’immobilier risquent d’exploser et de pousser les habitants actuels à s’installer dans d’autres quartiers si rien n’est fait pour préserver la mixité. En même temps, on peut tout autant espérer que ce qui est approprié et en train de s’approprier par les habitants favorise dès à présent une inclusion sociale qu’on a rarement vue ailleurs et qui devra être prise en compte lors de l’après Jeux.

Les promoteurs bénéficiant d’un niveau général de taxe relativement bas à Londres, ils financent les équipements locaux en contre partie, c’est une mécanique anglaise bien huilée.

Dans ces conditions, on peut considérer les enjeux de deux manières complémentaires :

  • la régnération urbaine qui se régule uniquement par les infrastructures et les équipements fait courir le risque d’une déresponsabilisation de la collectivité vis-à-vis du sort réservé à ses administrés et la collectivité doit se donner les moyens (y compris contractuels) d’une vigilence totale en la matière ;
  • Londres est une ville qui se renouvelle continuellement au grès de ses mutations fonctionnelles et modes architecturales et de ce point de vue les Jeux (avec toutes les leçons qu’on peut tirer des éditions précédentes) portent les conditions de la soutenabilité de la régénération urbaine des quartiers les plus défavorisés respectueuse de la mixité et de l’innovation sociale tout en démultipliant autrement le rayonnement et l’attractivité de la métropole.

Si vous avez assisté aux cérémonies du nouvel an à Londres et notamment le spectacle pyrotechnique époustouflant à tous les sens du terme et à sa ferveur londonienne, on a envie d’y croire dans tous les cas. Rêve ou mirage, il y déjà de nombreux éléments de réponse sur le terrain.

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“Night Falls,” Walter Martin & Paloma Muñoz

P.P.O.W is pleased to announce “Night Falls,” its eighth exhibition featuring the collaborative work of Walter Martin & Paloma Muñoz. Martin & Muñoz are an art team best known for their “Travelers” series of snow globes and photographs. In the world that they have developed, blizzard transformed landscapes often serve as backdrops for enigmatic narratives. These are in some instances angst-dream inspired. Others are hard times fables. There is a socio-political as well as a psychological aspect to these images and sculptures. As is often the case with this couple’s work, the narratives have an unfinished open ended quality. 

For this exhibition, Martin & Muñoz have chosen night as a back drop. Fires, flashlights and moonlight puncture the dark to expressive effect. Important details and aspects of the narratives are lent a dynamic chiaroscuro where the interplay of light and dark shape both the mood and contour of the subject. Some of the images and snow globes depict a sort of dystopian Kinderland. This is a place where children have no parents, a place where adults appear only as an opposing tribe. Some of characters depicted and developed in this group of photos include: a giant black dog, a band of rogue tree children and a nefarious priesthood. A small group of related snow globes will also be exhibited. 

Walter Martin and Paloma Muñoz have been collaborating since 1993 and have since exhibited internationally. Their work is in numerous museum collections, including the Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia in Madrid, the Nerman Museum of Contemporary Art in Overland Park, Kansas, and the KIASMA Museum of Contemporary art in Helsinki, Finland. Recently their work was featured in group exhibitions at the Bellevue Arts Museum, Bellevue, Washington; the Museum of Art and Design, New York, NY and the University of Michigan in Ann Arbor, Michigan. Concurrent with the exhibition at P.P.O.W the artists are participating in the exhibition “Fairytales, Monsters and the Genetic Imagination” at the Frist Center for the Visual Arts in Nashville, Tennessee.

For further information or press images please contact: anneliis@ppowgallery.com or call 212-647-1044.

Link: http://ppowgallery.com/exhibition.php?id=102

Location: P.P.O.W / 535 West 22nd St., 3rd Fl / New York, New York 10011 / United States of America.

Source : P.P.O.W

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Maribor, capitale européenne renaissante

Maribor, la deuxième ville de Slovénie, est l’une des capitales européennes de la culture 2012. Malgré de nombreux retards et problèmes financiers dans les préparatifs pour 2012, le projet sera réussi dans son contenu, estime le quotidien de centre-gauche Delo : “Quoi qu’il en soit, les organisateurs sont parvenus grâce à leur talent d’improvisation à faire du projet de capitale européenne un ensemble solide et accompli. Maribor et les cinq villes slovènes partenaires connaîtront, sur le court terme du moins, une renaissance culturelle et artistique d’un an. Quelles que soient les circonstances, le programme est comparable à la majorité des capitales européennes de la culture précédentes, aussi bien sur le plan qualitatif que quantitatif. Sur le long terme, les difficultés qui ont émaillé les préparatifs pour 2012 seront toutefois visibles. Car dans aucune des six villes partenaires n’est encore née une institution culturelle significative.”

Source : BpB

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Les enfants aussi ont droit à la culture

Le 21 janvier à Göteborg débutera l’année de la culture des enfants, initiée par la ville. Le quotidien libéral Göteborgs-Posten salue l’initiative, car l’accès à la culture renforce l’identité : “Pour des raisons diverses, il est important que les enfants aient accès à l’art et à la culture. En faisant connaître leur patrimoine aux jeunes, on renforce leur identité. On permet à l’enfant de créer un lien entre lui-même et son environnement. La culture renforce les enfants dans leur capacité à communiquer, à ressentir de l’empathie et à avoir confiance en eux. Cette initiative ne peut qu’être saluée. Surtout, parce que les enfants peuvent bénéficier de toute la culture possible sans avoir à payer. … Mais souvent, un tel projet ayant impliqué tant d’énergie et d’argent reste dépourvu d’effets à long terme. Espérons qu’il soit durable.”

Source : BpB

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Le musée Guggenheim, positif pour la Finlande

Annonce de la construction d'un musée Guggenheim à Helsinki.

La municipalité de Helsinki prévoit de construire un musée Guggenheim. Dans une étude de faisabilité demandée par la ville, la fondation Guggenheim a proposé comme site le quartier portuaire. Dans le débat autour de ce projet de prestige, il convient de privilégier son importance pour la réputation de la Finlande, estime le quotidien libéral Kainuun Sanomat : “Bilbao en Espagne est un bon exemple de la manière dont un musée Guggenheim peut forger l’image d’une ville. Sans le musée, on connaîtrait à peine cette ville, de taille inférieure à Helsinki. Le bâtiment, d’une architecture originale, est une curiosité fascinante. … Espérons que ce nouveau projet rassemble un nombre suffisant de personnes qui n’y voient pas uniquement les avantages financiers. Un rôle important revient à la ville d’Helsinki. Il ne s’agit pas seulement d’un projet local. L’image d’Helsinki est un élément essentiel de la réputation de la Finlande, et son renforcement une mission nationale. L’utilisation de dotations de l’Etat pour le projet est importante, même si cela n’est pas possible dans les années à venir, du moins en quantités substantielles.”

Source : BpB

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Quelle gouvernance culturelle pour la ville-monde ?

L’Observatoire des politiques culturelles (OPC), avec le concours de Culture et Développement et du Musée dauphinois (Conseil général de l’Isère), organise les Premières Rencontres Augustin Girard – René Rizzardo sur le thème Coopération internationale et diversité culturelle : quelle gouvernance culturelle pour la ville-monde ? les 1er et 2 décembre, à Grenoble (Isère).

Ces rencontres proposent une réflexion prospective sur l’articulation entre problématiques culturelles, enjeux de société et enjeux de politiques publiques dans un contexte mondialisé. Ce premier rendez-vous traitera des dynamiques de coopération et des enjeux de diversité culturelle, à travers notamment les échanges artistiques et culturels Nord(s)/Sud(s). 
Comment (re)penser à travers ces processus de coopération les enjeux multiculturels de demain ? En quoi la reconnaissance de compétences et de droits culturels représente-t-elle un facteur de cohésion et de paix sociale du local au mondial ? 
La manifestation mettra l’accent sur ce que les relations entre la France, l’Europe et le monde produisent sur les territoires impliqués en termes de représentation des cultures et dans la construction des identités culturelles en jeu. Loin de toute approche compassionnelle, les relations aux arts et aux cultures non occidentaux et notamment africains seront explorées à cette occasion. 
Il sera question d’éducation à la diversité comme facilitateur de rencontre et de respect mutuel. Le débat portera également sur la manière dont les politiques publiques se saisissent de ce questionnement à travers la métropole contemporaine. Quelle gouvernance culturelle dans la ville-monde faut-il inventer qui compose le local avec le mondial ? Quel rôle les politiques territoriales ont-elles dans les échanges culturels internationaux ?
Ces premières Rencontres consacreront également un temps de témoignages autour d’Augustin Girard et de René Rizzardo dont les parcours et travaux ont largement nourri les réflexions sur ces problématiques.
Un avant-programme du colloque est téléchargeable. 
Le bulletin d’inscription téléchargeable est à faxer ou envoyer par courrier à l’OPC. 
Contact : Observatoire des politiques culturelles, 1, rue du Vieux Temple – 38000 Grenoble (+33 (0)4 76 44 33 26 – fax : 04 76 44 95 00 – contact@observatoire-culture.net )

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A propos de la présentation de l’étude “Culture & Médias 2030″ / 1

Nous participions le 25 octobre dernier à la Préfecture de région Ile-de-France à la présentation de l’exercice de prospective à long terme « Culture & Médias 2030 » auquel le secrétariat général du ministère de la Culture et de la Communication s’est livré via son département des études, de la prospective et des statistiques (DEPS).

Compte tenu de l’ampleur et de l’importance du sujet et pour plus de lisibilité et de clarté, nous proposons une  série d’articles suscitée par cette présentation.

Commençons par rendre compte de cette étude, car pour toutes celles et ceux qui voudraient consulter l’étude Culture & Médias 2030, elle est sensée être accessible en ligne ici, tel qu’indiqué sur le site du ministère et dans tous les supports de communication (« Le rapport public interactif en ligne, accompagné d’une analyse des 33 facteurs d’évolution sous forme de fiches, offre la possibilité de recueillir les contributions des acteurs de la culture »). Hélas, aucun accès au contenu de l’étude n’est possible à cette adresse. Une « problème technique » à résoudre rapidement.

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Dans l’auditorium de l’ancien siège de la Banque Populaire où se trouve la Préfecture dans le XVème arrondissement de Paris, c’est une matinée à géométrie variable qui s’est déroulée, géométrie variable au regard de la densité du sujet et des différents niveaux d’intervention. Après l’ouverture bien pesée de Daniel Canepa, préfet de la région Ile-de-France et préfet de Paris, c’est Muriel Genthon (directrice régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France) qui a introduit le programme de la matinée pour passer ensuite la parole à Philippe Chantepie (chargé de la stratégie auprès du Secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication) qui a présenté la démarche et les scénarios de prospective de l’étude et auquel a succédé Pierre Oudart (chargé du Grand Paris à la DRAC Ile-de-France) pour une intervention sur les équipements culturels passés au crible de la prospective.

Il faut bien commencer par reconnaître que cette étude « Culture & Médias 2030 » est majeure et elle ne peut laisser indifférent, notamment parce qu’elle dresse avec une grande acuité un diagnostic fondé sur trois mutations majeures :

  • la France n’échappe pas à la globalisation de la culture et des loisirs : la France saura-t-elle préserver son modèle d’action publique culturelle encore très souvent regardé dans le monde comme une singularité, une exception ? Quelles stratégies de soutien aux industries culturelles françaises  dans un contexte de polarisation financière, stratégique et juridique des marchés mondiaux de droits et des techniques ? Face aux effets de la globalisation sur les migration, face à la diversité culturelle qui en découle dans la société et aux réactions qu’elle suscite – de l’ouverture au repli, de l’acculturation à des phénomènes de multi-appartenances, faudra-t-il redéfinir les registres de légitimation de la politique culturelle, ses priorités et ses moyens ?
  • Mondiale, la révolution numérique est pluridimensionnelle : opportunité, vraie ou fausse, d’accès aux contenus culturels, ou risque pour l’économie industrielle de la culture et la propriété intellectuelle, quelles seront les effets de la mutations numérique sur l’économie culturelle, en particulier les emplois, les modes d’organisation, de valorisation, de rémunération, de financement de la création ? Quels nouveaux équilibres à construire dans les régulations ? Comment orienter durablement l’avenir des réseaux, assurer la permanence des modèles économiques culturels ou leur profonde transformation ? Comment assurer le positionnement des industries culturelles françaises face à la montée des acteurs mondiaux, quelles stratégies nationales et/ou européennes développer ?
  • Les impacts des transformations sociales sont majeurs autant qu’incertains : commet notamment prendre en compte dans la politique culturelle la nature générationnelle des évolutions des pratiques et des rapports à la culture ? Comment agir contre la potentielle dissociation entre les pratiques relevant des « conservatoires » de pratiques culturelle et de la création et celles relevant des pratiques sociales, individuelles, communautaires, dont le contenu et le caractère culturels vont en s’amenuisant ?

Quatre scénarii de prospective des politiques culturelles se fondent sur ce diagnostic et sont développés à partir d’une trentaine de facteurs classés selon sept catégories (contexte international, contexte national, jeux d’acteurs publics de la culture, usages et pratiques culturelles, offres culturelles et leurs économies, financement et régulation, valeurs et représentation) :

  • scénario 1  « l’exception continuée » : notre modèle de politique culturelle perdure, en particulier les logiques qui ont donné naissance à une « exception culturelle française ». Les modalités  et les contenus de la politique culturelle française sont appelés à évoluer pour parvenir à maintenir un cadre d’objectifs identiques depuis plusieurs décennies. L’inertie des politiques culturelles ou leur non-renouvellement ne sont pas à l’ordre du jour. Des stratégies de choix délibérés et assumés, parfois des renoncements, voire des sacrifices sont nécessaires.
  • scénario 2  « le marché culturel » : les grandes mutations économiques, géopolitiques et techniques conduisent à marginaliser l’importance de la politique culturelle française et à banaliser les ressorts de la vie culturelle. La place du ministère de la Culture et de la Communication s’affaisse au profit d’un renouvellement mais surtout d’un renforcement des acteurs économiques de la culture.
  • scénario 3  « l’impératif créatif » : l’Union européenne lance un projet renouvelé de croissance durable articulant économie, culture, cohésion sociale et environnement afin de lutter contre une tendance au déclin relatif. La France adhère à la démarche qui voit dans la culture un facteur de créativité au service de la croissance dans une économie dynamique et durable de l’immatériel. Réorganisées, les institutions publiques de la politique culturelle cherchent à s’engager dans cette nouvelle croissance dans une stratégie d’industrialisation de la culture modifiant modes d’intervention et de régulation.
  • scénario 4  « culture d’identités » : alors que quelques valeurs partagées en Europe persistent, l’Etat se concentre sur certains fleurons d’une « culture française » et les collectivités territoriales, dans une logique fédéraliste, œuvrent à une vitalité culturelle « sociale » et communautaire, ancrée dans la vie des populations, selon une stricte segmentation.

Ces scénarii permettent de dégager clairement les défis, les enjeux et les stratégies auxquels les politiques culturelles auront à se confronter :

  • l’empreinte culturelle de la France (le terme est emprunté à la mouvance de l’économie mauve mais n’est pas traité de la même manière),
  • les articulations entre l’offre et la demande,
  • les transformations de l’Etat.

Transversaux aux politiques de la culture et de la communication, ces enjeux doivent notamment être déclinés de manière sectorielle (création, patrimoine, industries culturelles et médias, cinéma, etc.) et obligent à aller plus loin dans le débat et l’enrichissement pour mieux approcher les tendances et les spécificités des secteurs, des expressions, des métiers, des différents acteurs de la culture.

De ces enjeux, c’est un véritable programme de travail pour affiner ces scénarii qui s’engage, à travers un dialogue avec les acteurs culturels et les collectivités (la FNCC a déjà commencé à contribuer le 18 octobre dernier), mais également qui met à leur disposition la grille de lecture que cette étude permet pour penser les orientations futures de leur action.

Enfin, nous y reviendrons en détail, l’exercice prospectif est aussi conçu comme une démarche structurante pour envisager la future feuille de route du ministère de la Culture et de la Communication et ses services déconcentrés, feuille de route pensée au-delà des orientations gouvernementales issues des alternances politiques, quelles qu’elles soient, nous assure-t-on.

Ce programme de travail se décline de la façon suivante :

Empreinte culturelle de la France

  • fonder une géostratégie culturelle
  • reconnaître les actifs immatériels culturels comme un enjeu stratégique à long terme
  • renforcer l’Europe de la culture et des médias comme relais et plate-forme

De nouvelles articulations entre offre et demande

  • proposer des politiques d’offre en phase avec les mutations de la demande
  • assurer la présence d’un espace public numérique culturel
  • mettre en synergie des politiques culturelles et industrielles
  • garantir le financement durable de l’écosystème culturel
  • renouveler l’action culturelle
  • réinventer et relancer les politiques des publics
  • étendre l’éducation artistique et culturelle tout au long de la vie
  • favoriser les nouveaux espaces-temps de rencontres culturelles

Les transformations de l’Etat

  • réguler dans l’environnement numérique
  • inventer la régulation du « travail artistique »
  • imaginer la régulation des nouveaux territoires des patrimoines
  • partager l’animation culturelle des territoires
  • renforcer l’interministérialité sur des axes stratégiques
  • devenir un Etat culturel médiateur et intermédiaire
  • renforcer la fonction d’expertise
  • réinventer l’Etat financeur de la culture
  • penser la complexité, organiser l’expérimentation, susciter l’innovation

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Retour sur le 1er Forum international de l’économie mauve

Le premier forum international pour l’économie mauve qui s’est tenu la semaine dernière à l’espace Pierre Cardin à Paris s’est achevé sur un succès porteur d’espoir. Nous y avons participé non sans une certaine excitation, notamment au regard des intentions affichées par le manifeste fondateur de ce concept dont nous nous étions fait l’écho il y a quelques semaines :

  • articulation vertueuse [entre culture et économie] qui ne se réduise pas à une pure instrumentalisation de la première et à une vaine stigmatisation de la seconde ;
  • reconnaissance et désormais construction d’une perspective où la culture est appréhendée et reconnue comme un écosystème hypersensible à l’action humaine, dont elle enregistre tous les impacts (directs et indirects) ;
  • œuvrer pour le durable contre le court terme, la création de valeur contre le gaspillage des ressources, la synergie contre le chacun-pour-soi, l’éthique contre l’irresponsabilité.

Autre raison de s’enthousiasmer : la qualité des interventions et des débats, dont on peut se réjouir qu’ils aient enfin à nouveau lieu à Paris car, il faut bien le dire, depuis les journées européennes de l’économie et de la culture en 2008 au Musée du Quai Branly, il ne s’est pas passé grand chose pour donner au public les clés de ce qui se joue lentement ici mais sûrement ailleurs dans la reconfiguration des territoires mondialisés de la diversité culturelle pensée comme un mode intégré d’action et de coopération, des industries créatives comme vecteur de rayonnement et de développement, de l’urgence de connecter et croiser plus fortement la culture avec les autres secteurs de l’activité humaine.

C’est en effet d’abord une affaire de contenu, au-delà du besoin de légitimer le concept de l’économie mauve par un corpus de pensée et la signature de grandes cautions publiques nationales et internationales. Il convient en effet de reconnaître que les contenus étaient au rendez-vous et que l’adhésion et l’engagement des intervenants créé un œcuménisme particulièrement fécond et prometteur qui va là aussi bien au-delà du simple syncrétisme de l’ère post-Florida, très à la mode aujourd’hui et que certains s’épuisent avec plus ou moins de bonheur à commenter ou recycler sans rien proposer.

Rien de cela ici, bien au contraire. C’est la reconnaissance de la nécessité de faire muter l’économie en lui donnant une couleur supplémentaire, comme ces dernières années avec l’économie verte, pour engager de nouvelles perspectives non pas de développement débridé, dérégulé ou dérèglementé, bien au contraire, mais d’action soutenable, d’action plus responsable, plus porteuse de sens, plus reconnaissante de notre capacité de créer, d’imaginer, d’innover et surtout de collaborer, de partager et d’habiter le monde.

Cette couleur, le mauve (créativité et imagination dans la symbolique des couleurs), viendrait donc se placer au centre du développement durable pris non plus comme un concept pour dire « la culture est le quatrième pilier du développement durable », une mode ou un cycle de marché mais comme une modalité d’action responsable sur l’ensemble des domaines qui participent et relèvent de notre écosystème. Et cette nouvelle modalité doit avoir ses propres outils et méthodes, une nouvelle ingénierie culturelle en quelque sorte.

A noter parmi les nombreuses interventions qui se sont succédées pendant 2 jours et demi, des témoignages qui se distinguent et montrent le chemin :

  • Cheikha Mai (ministre de la culture et de l’information du Bahrein), a permis de prendre pleinement conscience de ce que Frédéric Martel décrit dans « Mainstream » (la conquête des industries culturelles et notamment des médias en direction de publics qui partagent la même culture que les acteurs occidentaux négligent alors qu’elle constitue un immense marché).
  • Odile Quintin (ancienne directrice générale à la Commission Européenne) a souligné que sans  la prise en compte de la diversité culturelle les entreprises perdent en moyenne 10 points de compétitivité et que le poids gigantesque des industries créatives dans l’économie de l’Europe aujourd’hui doit inciter à aller plus loin dans la maison Europe pour favoriser partout des écosystèmes créatifs, innovants et dynamiques qui stimulent les territoires.
  • Bernard Ramanantsoa (directeur général d’HEC Paris), nous a rappelé que si nous vivons une crise économique, financière et sociale, elle coïncide avec une crise de la pensée, où la méconnaissance d’autrui, de sa culture, de ses traditions et de ses usages est alimentée par l’immédiateté de l’opinion toute faite et le déclin de la culture générale jusque dans l’enseignement supérieur.
  • Hubert Védrine (ancien ministre des affaires étrangères) a donné sa vision de l’urgence d’une Europe fédéraliste qui s’appuie sur la richesse culturelle et identitaire de chacun de ses membres pour exister face aux grandes puissances en devenir qui ont presque toutes un modèle fédéraliste avec plus d’états, plus de langues et des cultures et de croissance sur lesquelles il faudra non seulement compter mais probablement accepter la fin du modèle d’influence américain qu’elles commencent aujourd’hui à contester.
  • Caio de Carvalho (Président de Sao Paulo Turismo, ancien ministre et président de l’institut d’économie créative) a insisté sur le fait que le monde entier raffole de la beauté et de l’art de vivre de l’Europe mais que c’est grâce au numérique et aux industries créatives que le Brésil avance à très grande vitesse pour créer de nouveaux centres d’intérêt et de croissance où la culture et ses impacts directs et indirects sont considérés et évalués comme des points de croissance économique à part entière comme aucun pays d’Europe ne le fait aujourd’hui.
  • René Villemure (président de l’institut d’éthique du Québec) a développé l’idée que l’éthique et l’économie mauve ne seront jamais l’aboutissement logique de bonnes intentions.  Elles seront le résultat de réflexion et de proposition fondées sur le sens et sur des valeurs telles l’impartialité, le respect et la vigilance. Ces trois valeurs représentent un horizon moral souhaitable d’une mondialisation à visage humain.
  • Guillaume Kiossa (ancien conseil spécial de la présidence européenne française et président d’Europanova) a promu la nécessité  d’investir massivement dans des programmes qui visent à accueillir les talents du monde entier en Europe, comme les Etats-Unis l’ont fait chaque année depuis le début des années 1940 notamment pour accueillir les élites européennes qui fuyaient le nazisme, non seulement pour y découvrir la culture et les merveilles de l’Europe mais aussi pour ensuite y vivre et contribuer à renouveler le rayonnement et la dynamique en Europe.
  • Carlo Petrini (président-fondateur du mouvement Slow Food) défend comme toujours l’idée que le système actuel court à sa perte et qu’il faut le rebâtir sur les dynamiques locales authentiquement porteuses de culture, de savoirs et de respect entre les hommes, envers la nature et tout comme certaines villes se mettent à opter pour la philosophie « slow », ce sont les métropoles qui devraient restaurer le goût du mieux vivre au lieu de concentrer depuis toujours les gaspillages les plus criminels qui soient.
  • Daniel Maximin (commissaire de l’année française des Outre-mer) a insisté sur le fait que les peuples d’Outre-mer ont le respect de la terre au plus profond de leurs cultures et que si les territoires d’Outre-mer sont autant des paradis que des enfers qui nous fascinent et nous ont incité à les coloniser, le développement économique par l’exploitation des ressources naturelles et par le tourisme peuvent et doivent changer ici et maintenant radicalement d’optique et mieux s’appuyer sur la sagesse des ultra-marins.

A noter également la courageuse modération de Frédéric Martel qui a « osé » une fois de plus mener la vie dure à nos vieux réflexes franco-français qui nous font souvent dire que nous sommes les champions de la diversité culturelle alors qu’il n’en est rien. Ce qui est désormais une posture ou un discours d’apparence vis-à-vis de l’extérieur, qui rassure et donne bonne conscience teintée d’une certaine nostalgie pour notre impérialisme déchu qui ne dit pas son nom, ne résiste pas un instant à la réalité de la diversité culturelle issue des sociétés multiculturelles comme les Etats-Unis.

Face à l’urgence de refonder la manière dont la culture, les arts, l’innovation et la créativité pour soutenir un monde plus juste, la tâche est immense, vertigineuse et complexe car le temps n’est plus aux incantations. Même si bon nombre de nos élus et de nos gouvernants auront naturellement le réflexe de dire qu’ils font de l’économie mauve depuis des années sans jamais le dire, il faut bien reconnaître la nécessité de réviser le logiciel sociétal dont la gouvernance a été édifiée dans autre âge.

Au fond, ce qui est en cause ce situe à deux niveaux :

  • le modèle d’exploitation de la nature et des êtres humains pour pouvoir les exploiter toujours plus les êtres humains et la nature, la fuite en avant du développement privé de toute forme de responsabilité et de conscience de son impact,
  • les réticences de l’ordre établi face à la mutation des systèmes politiques et géopolitiques qui ont émergé et dont la coopération est aujourd’hui incontournable.

L’économie mauve cherche à mieux interagir avec la culture pour trouver les clés d’une croissance économique et d’un développement social conscient que nous vivons dans un monde limité (au sens où nos ressources ne sont pas illimitées). De là émerge une valeur ajoutée qui s’appuie sur la culture au cœur de la conception des biens matériels et immatériels et des services publics et privés.

A travers la recherche de la diversité et de l’enrichissement culturels, c’est un défi de sobriété qui est clairement proposé par l’économie mauve : replacer l’être humain au centre de notre écosystème grâce à sa dimension créative. La demande de culture toujours plus grande peut être un des supports structurels de cette économie porteuse de croissance qui pourrait faire coïncider la notion de richesse la sobriété d’un monde limité et l’humilité d’un écosystème conscient de son équilibre fragile.

La discussion et le mouvement sont désormais enclenchés avec les acteurs concernés pour trouver des solutions nouvelles.

Rendez-vous donc à Sao Paulo l’année prochaine pour poursuivre dans l’action ce que cette première édition du Forum international de l’économie mauve vient d’initier de la plus prometteuse des manières.

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Amendement du relèvement du seuil des marchés publics à 15 000 euros adopté

Mardi 11 octobre dans l’après-midi, l’Assemblée Nationale a examiné la proposition de loi de Jean-Luc Warsmann relative à la simplification du droit et à l’allégement des démarches administratives. Lors de l’examen de ce texte, la commission des lois a adopté 257 amendements qui couvrent des domaines très divers, et notamment le relèvement à 15.000 euros (au lieu de 4.000 euros aujourd’hui) du seuil à compter duquel les marchés publics doivent faire l’objet d’une procédure formalisée de publicité et de mise en concurrence.

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1er forum international de l’économie mauve | 1st International Forum of Purple Economy

(FR) Sous le patronage de l’UNESCO, de la Commission et du Parlement européen, Paris accueillera les 11, 12 et 13 octobre 2011 le 1er forum international de l’économie mauve, pendant culturel de l’économie verte  (www.economie-mauve.org).
Cet évènement réunira 400 décideurs des sphères publiques et privées du monde entier, avec pour objectifs :

  • La prise de conscience collective et la sensibilisation à l’importance de la dimension culturelle dans le développement de nos sociétés ;
  • La réalisation d’un état des lieux et le partage des expériences ;
  • L’échange et la confrontation autour des bonnes pratiques, la mise en lumière des acteurs et des innovations.

En vertu d’un partenariat, les membres du Cultural Engineering Group bénéficient d’une réduction de 25 % pour toute inscription enregistrée avant le mardi 4 octobre 2011 à 8 heures  (heure de Paris).
Pour recevoir le code partenariat, veuillez contacter info@diversum.net

(EN) Under the patronage of UNESCO, of the European Parliament and of the European Commission, on the 11th, 12th and 13th October 2011, Paris will host the world’s first international forum of purple economy, the cultural counterpart of the green economy (www.purple-economy.org).

This event will gather 400 leaders from the public and private sectors worldwide, aiming:

  • To raise collective awareness of the importance of cultural aspects for the development of our societies;
  • To carry out an inventory of the current situation, and encourage story-sharing;
  • To promote exchange and debate on best practice, and to showcase key players and innovative approaches.

Under a partnership, members of the Cultural Engineering Group receive a 25% discount for registrations recorded before Tuesday, October 4, 2011 at 8 am (Paris time).
To receive the partnership code, please contact info@diversum.net

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Une expo participative au Château de Versailles

Seconde livraison et transmission sympathiques cette semaine en provenance d’Aude Mathey (Culture et Communication), un article sur la manière dont de nouvelles démarches de communication peuvent servir et renforcer les objectifs d’expositions dans les hauts lieux de patrimoine. 

Avec son exposition “Le XVIII au goût du jour“, le Château de Versailles a déployé les grands moyens : partenariat avec le musée de la mode Galliera, le magazine Vogue, l’Express, le Bon Marché Rive Gauche, organisation d’un carnaval exceptionnel le 9 juillet, mise en ligne d’un jeu-concours pour tous les fondus de mode…

La communication et le marketing autour de cette exposition montre que les structures culturelles françaises peuvent elles-aussi, quoiqu’avec un peu de retard sur certains de nos voisins européens (je pense aux britanniques en particulier), rassembler et rendre festive une exposition, qui jusque là ne présentait que des costumes et des artefacts de la mode du XVIIème siècle.

Jean-Paul Gauthier © DR

Il est vrai qu’avec ses dentelles, la mode de cette année pouvait rappeler certains aspects de celle du XVIIIème siècle. Et c’est le pari qu’a fait le Château de Versailles : tabler sur la mode du XVIIIè revue et corrigée par nos stylistes actuels, bref mise au goût du jour…et ce avec le musée Galliera, et son fonds quasi inépuisable de costumes, le tout pour redynamiser le Grand Trianon, qui avec ses 511 000 visiteurs annuels est bien moins fréquenté que son petit homologue ou que la Château.

Dans cette exposition, les véritables costumes du XVIIIème rivalisent également avec ceux de Jean-Paul Gauthier, Pierre Balmain, Christian Dior ou encore Christian Lacroix et Vivienne Westwood. C’est ainsi que la Château de Versailles a noué des partenariats avec l’Express Styles et Vogue, une façon astucieuse de nouer des liens et rencontrer un public qui n’est pas forcément un habitué des cartels mais plutôt des catwalks : les fashionistas.

Vivienne Westwood. © DR

Qui dit mode, dit festif et entre soi. Le Château a par conséquent organisé un magnifique carnaval le 9 juillet. Oui oui ce n’est pas vraiment la période, mais qui s’en soucie ?

L’entrée, payante (entre 50 et 250€), ne rebute pas le public, nombreux et habitué aux soirées sélectives. Grandes eaux nocturnes, spectacles burlesques, événements décalés et concerts grandioses, tout est là pour créer une féérie et un teaser magnifique pour l’exposition. Une seule exigence pour venir à la soirée : être costumé bien sûr :

Soyez royal(e), courtisan(e), doge vénitien, mousquetaire, archiduc de Russie, dame de compagnie ou princesse persanne, votre seule exigence sera d’être à la hauteur des exigences de la Cour. Quelques sans-culottes pourront se mêler aux convives, à leurs risques et périls…
Vous devrez rivaliser d’inventivité pour assortir jupons, corsets, bas, souliers, perruques, mouches et y ajouter votre touche décalée.

Source : http://www.chateauversailles-spectacles.fr/le-carnaval-de-versailles-91.html

Et surtout masqué !

Source : www.thecherryblossomgirl.com/

 

Sources: leblogdelamechante.frwww.thecherryblossomgirl.com / www.misspandora.com 

Mais ne vous inquiétez pas, la fête continue ! Pour ceux que cela tente, il est toujours possible de continuer à se déguiser, se costumer, se pomponer pour participer au Concours de Styles… A la clef, un shooting de l’Express Styles, des bons d’achat, un appareil photo…

Inutile de vous rappeler que pour être incollable sur le XVIIIème siècle et ses accessoires, il faut aller faire un saut jusqu’au Grand Trianon… jusqu’au 9 octobre 2011 !

Page d’accueil du jeu-concours

Aude Mathey (Culture et Communication)

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L’art néerlandais ne doit plus être soutenu

Sous la devise “une marche de la civilisation”, des manifestations auront lieu aujourd’hui lundi à La Haye contre les projets de coupes budgétaires planifiées d’environ 200 millions d’euros par an dans le budget néerlandais dédié à la culture. Mais l’effondrement de la civilisation n’est pas encore pour demain, critique le journal à sensation conservateur De Telegraaf : “Continuer à subventionner [la culture] avec insouciance serait irresponsable vis-à-vis des autres domaines dans lesquels il faut également faire des économies pour ramener les finances nationales à la normale. Il est évident que cela est douloureux et dans certains cas très dommageable. … Mais si le public est absent, l’art n’a alors de sens que pour l’artiste, et la perfusion financière de l’Etat paralyse l’artiste et le petit monde de l’art. … En outre, l’univers culturel n’est manifestement pas parvenu à faire clairement apparaître la valeur sociale de l’art. … Ceux qui s’exclament aujourd’hui que la civilisation néerlandaise disparaît sont aveuglés par leur passion. Ce n’est pas complètement faux mais cela montre également un manque de sens des réalités.”

Source : SMG.

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Les festivals de la protestation transformés

Le festival Oxegen qui se tiendra ce week-end dans la ville irlandaise de Punchestown est souvent élu par les visiteurs comme le meilleur festival de musique d’Europe, principalement en raison de l’excellent accueil qui leur est réservé. Autrefois, les vrais festivals étaient des rassemblements de protestation politique et sociale, ils sont aujourd’hui devenus des manifestations de consommation, estime le quotidien libéral The Irish Times : “Il y a entre le stand de hamburgers végétariens, de papiers à cigarettes Rizla et de l’Anarchist Cookbook [manuel pour la fabrication de bombes et de drogues], et les scènes sponsorisées par les grandes entreprises et les coins réservés aux VIP, quelque chose qui s’est perdu dans le monde des festivals. Le bar réservé pendant le week-end aux privilégiés d’Oxegen porteurs d’un bracelet est sans aucun doute impossible à différencier du bar de l’Hôtel des Quatre Saisons après un match de rugby international. Les reportages évoqueront beaucoup plus ce que les femmes des joueurs et les top models portaient plutôt qu’une quelconque menace d’une contre-culture envers l’ordre établi.”

Source : BpB.

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L’art contemporain n’est pas du vandalisme

Des graffeurs anonymes ont transformé à Sofia les soldats d’un monument en l’honneur des victimes soviétiques en héros américains de la culture pop. Cette action est bien plus qu’une blague, elle pose la question de la relation entre pouvoir, art et histoire, analyse le chroniqueur Boïko Pentchev dans le blog A Europa desalinhada pour l’hebdomadaire Expresso : “Toute cette histoire autour du monument de l’armée soviétique montre bien qui nous dirige. Ce ne sont pas ceux qui sont au pouvoir, mais notre mentalité qui ne change pas. Et lorsqu’enfin quelque chose se passe, on nettoie le monument à trois heures du matin. Les peintres anonymes non pas seulement apporté de la couleur aux personnages gris du monument mais également sur le visage sombre du pouvoir. [Le ministre de la Culture et sculpteur célèbre] Vejdi Rachidov a qualifié la transformation des soldats soviétiques en héros de la culture pop américaine de ‘vandalisme’. Visiblement, l’art se limite pour le ministre à quelques statues de bronze dans le hall d’entrée d’une entreprise ou à des peintures accrochées simplement dans des bureaux et des banques. L’art contemporain devrait être comme l’art classique, mais fait par des artistes vivants.”

Source : SMG

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AWAY IS A PLACE, art approaching local resistance against global injustice


Globalized capitalism and neoliberal economies bring serious social and environmental problems. Large divides are created by rich countries through the looting of natural resources as well as the excessive consumerism and the disposal of waste in poor countries, where pollution and poverty grow.

Public space in African cities is increasingly economicized and privatized by transnational companies, and inhabitants often become victims of forced evictions. Omnipresent advertisement brandings produce visual pollution in urban and rural space.

In the course of this unsound development in contested spaces, can nature, diversity and local homes and cultures be sustained? What is the role of art in addressing problems that effect people and environment? In what ways can we use art work to research, intervene, speak out, work collaboratively, and awaken conciousness? Where and how can artists join local communities, transdisciplinary teams, and international networks to address global affairs affecting local issues? How can art foster sustainability? And how can we apply these questions to contemporary problems in Ghana?

We will look at art history and nature’s past, at early and contemporary forms of environmental destruction and social injustice. We will discuss forms of protest, activism, art action and public intervention. We will research myths and narratives of the essence of nature, air and water, of gods and spirits. We will exchange between Ghanain/African, European, and American cultures. Together we will read texts on urban space, social practice, activism as well as on artistic interventions through symbolic, aesthetic, and practical means. 

As a starting point for our art work, we will map the public space around the city Kumasi and the village Abetenim to find fields of interest. We will invite local people to join us in the village, in the city, and in the market place.

Participants in the workshop will work as a collective, where everyone is considered both a learner and a teacher with valuable contributions to offer. We will learn from local residents and craftspeople in the villages around Kumasi. We might create new Adinkra symbols, carve calabash and print cloth. We might intervene in urban space, paint houses, create street art or exhibit and perform in a market booth.

 

HMJokinen is a visual artist and curator, born in Finland, living and working in Germany. Projects and art exhibitions in Ghana, Tanzania and China, European countries and the USA. Research of (post)colonial histories as well as of encounters with the Self and the Other; art in urban space, participatory projects and publications.  art@freedom-roads.de

Charlie Michaels is a visual artist and educator from the United States. Based between Ann Arbor and Detroit, Michigan, his interests focus on bridging gaps between divergent communities and humans with nature in urban spaces. Charlie’s studio work and public projects have been shown throughout the United States in Chicago, New York and Detroit and internationally in Ghana, Italy, and Germany.

 

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Radius of art : creative politicization of the public sphère / cultural potential forces for social transformation

S A V E – T H E – D A T E : 8th and 9th February 2012  - Heinrich Boell Foundation, Schumannstrasse 8, Berlin.

Experience from international artistic and cultural projects offers clear evidence of their relevance for the processes of democratization and the development of civil society.

  • Intervention and participation in »Art in the public sphere« projects’ leads to a creative politicization of the public sphere, thus catalyzing social processes of debate and democratization.
  • »Art for social transformation«: All too often neglected, the empowerment of children, youth and adults through international artistic and cultural projects provide an effective long-term means of achieving social and political emancipation, also in the context of fighting poverty and encouraging participation within civil society.
  • »New Alliances for Aesthetics and Sustainability« are needed in order to find innovative approaches that reach beyond the already existing decision-making and development structures.

The conference’s aim is to promote an exchange of views about different approaches and experiences with forms of international cultural cooperation and to formulate common targets for future collaboration. Hence the event makes a contribution to the international debate on the interaction of culture and development, with particular emphasis on the relevance of arts and culture for societal processes of democratization.

To this end, the participating cultural institutions, artists and other partners from the fields of art, culture and social sciences will present concrete examples of their work, both to evaluate the overall situation and to provide a basis for a vivid exchange. In addition, there will be introductory lectures on current theoretical discourse concerning the role and importance of art and culture in social development, enabling the structures of decisionmaking in cultural and development politics to be expanded and questioned. Participative procedures will be employed to pool and integrate the knowledge of conference participants and thereby deepen the exchange among individual networks.

The conference will conclude with a discussion about the kinds of structural reforms required in regard to the UNESCO Convention on Cultural Diversity, so that cultural development projects as well as controversial public art projects might receive the recognition they deserve within the sphere of international cooperation.

The conference is part of the EU / ALF-project »art-based research / research-based art«, held under the aegis of the Muthesius Academy of Fine Arts in Kiel and the Heinrich Boell Foundation Schleswig-Holstein, in partnership with Interface / University of Ulster (Belfast, UK), the International Academy of Art Palestine (Ramallah, Palestinian Territories), the Maumaus Escola de Artes Visuais (Lisbon, Portugal), 98 Weeks (Beirut, Libanon, 5533 (Istanbul, Turkey), Boell Foundation Berlin, Beirut and Ramallah, Goethe-Institute Beirut.

Contact: radius@boell-sh.de

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