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Services & Ressources en ingénierie culturelle

Louvre-Lens, l’étude qui manquait !

La Chambre de Commerce et d’Industrie Artois a récemment lancé un appel d’offre important. Son objet, Mission d’étude dans le cadre d’un Contrat d’Etudes Prospectives (C.E.P.) « Tourisme » consécutif à l’implantation du Musée Louvre-Lens, est au cœur des préoccupations de bien des territoires qui parmi les leviers de leur développement, de leur rayonnement et de leur attractivité, ont misé ou souhaitent miser sur un équipement culturel majeur.

Mais en prenant connaissance du cahier des charges, c’est une étrange impression qui saisit le lecteur, un mélange troublant de soulagement et de stupeur.

En effet, on a d’abord des raisons de s’enthousiasmer car la description du contexte de cet appel d’offres commence par poser de façon évidente et attendue :

  • la volonté forte de décentralisation et de démocratisation culturelles de l’Etat comme un levier de développement du territoire de l’ex-bassin minier,
  • le franc succès qu’a été l’ouverture du Louvre-Lens dans ses retombées médiatiques, le niveau de sa fréquentation, le sentiment de fierté des Lensois,
  • le choix d’implantation de cette institution culturelle de renommée mondiale dans une zone où une réelle dynamique économique est enclenchée depuis une vingtaine d’années,
  • cette vitalité qui produit un effet particulièrement positif sur l’économie du bassin Lens-Hénin…

Très vite (dès le 4ème paragraphe), la présentation prend le soin de ne pas occulter d’autres aspects de la réalité locale : c’est le constat qu’une part importante de la population « est encore à l’écart du développement humain avec un chômage élevé et un manque de formation et de ressources », la grande précarité économique, la faiblesse du revenu net imposable moyen annuel par foyer fiscal.

C’est ensuite le pari qu’en renforçant la place de la culture dans l’économie locale en voulant faire du territoire autour du Louvre-Lens une destination touristique à part entière, les activités présentielles (non délocalisables) « ne pourront que croître ».

L’échelon local ne peut pas se priver d’une clientèle supplémentaire estimée à 700 000 personnes minimum par an. Tout en reconnaissant que l’offre de touristique d’agrément reste à développer, la CCI Artois considère à juste titre que le musée ne pourra radicalement changer la donne que « si et seulement si » les acteurs locaux parviennent à transformer les visiteurs du Louvre en découvreurs du territoire et à leur fournir les services correspondant à leurs attentes.

La présentation du contexte poursuit en expliquant que les institutions et équipements culturels et touristiques en mesure de fixer les publics du Louvre et de les retenir sur le territoire sont aujourd’hui plus adaptés à l’accueil de populations locales qu’à l’accueil de clientèles extérieures et que les commerçants, comme les prestataires de services publics et privés devront s’adapter aux demandes particulières des touristes s’ils veulent obtenir des retombées économiques de leur venue.

L’ampleur et le niveau des évolutions à envisager sont donc considérables mais ces évolutions sont à la hauteur du défi lancé il y a plus de dix ans maintenant.

Avec le récent classement de l’ex-bassin minier au patrimoine mondial de l’Unesco, tous les ingrédients sont réunis pour construire une nouvelle destination internationale d’agrément, en tout cas, cette volonté est clairement exprimée.

C’est là que les choses deviennent intéressantes car le cahier des charges évoque ensuite les tentatives de mise en ordre de marche des acteurs pour la construction d’un écosystème territorial qui soit en capacité de répondre à tous ces enjeux :

  • mobilisation des villes pour repenser et améliorer les espaces publics et commerciaux
  • plans de circulation, parkings, aires de déambulation
  • valorisation du patrimoine architectural
  • outils d’information, de sensibilisation et d’accueil des clientèles étrangères
  • regroupement des offices de tourisme et mise en place de toute l’ingénierie touristique nécessaire, sous la houlette de la Mission Louvre-Lens Tourisme
  • sollicitation de chercheurs de tendance et de designers de renommée internationale, de talentueux concepteurs d’événementiels, de spécialistes de l’@tourisme, de cabinets imaginatifs pour élaborer le concept de destination touristique…

On se dit, parfait, ils ont tout prévu.

Le texte se poursuit en expliquant que tout comme Le Louvre à Lens a choisi d’être le « Louvre autrement » pour innover et expérimenter de nouvelles pratiques en matière de diffusion culturelle, le territoire a souhaité initier un « tourisme autrement » en faisant des habitants ses principaux acteurs et en les mettant au cœur du développement, reconnaissant ainsi que l’appropriation par la population du Louvre et de la fréquentation touristique qu’il engendrera est la condition sine qua non pour réussir l’ancrage de ce grand équipement sur le territoire et pour que les habitants et les visiteurs s’enrichissent mutuellement.

Vers une vraie ingénierie touristique et de tourisme culturel ? il y a de quoi s’enthousiasmer.

Arrive ensuite l’énumération par le menu des études conduites ces dernières années et qui ont notamment traité des implications touristiques du projet du Louvre-Lens :

  • Le Louvre à Lens : Impacts et stratégies territoriales par ECODEV – 2006
  • Etude INSEE sur « Le Louvre à Lens : un défi culturel, sociétal, économique et urbain », collection Profils n°110 – septembre 2012
  • L’hébergement touristique dans l’Aire Métropolitaine de Lille Agence de développement et d’urbanisme de Lille Métropole -  Etat des lieux 2006
  • Etude de l’appropriation du projet Louvre-Lens par les habitants et visiteurs, Etude des publics potentiels du futur Louvre-Lens  par Public & Culture – 2006, mise à jour en 2012
  • Etude sur les pratiques culturelles et sur les comportements touristiques  des clientèles européennes et enquête sur leur perception du Bassin Minier par Ipsos – 2011
  • Etude sur les valeurs identitaires du Lensois  par Nicaya – 2011
  • Etude sur le positionnement touristique de la destination à créer par Trend Union-Studio Edelkoort – 2012
  • Etude INSEE sur « Le tourisme en Nord – Pas-de-Calais : un secteur porteur d’emplois », collection Profils n° 126

On se dit, tout est prêt.

Et c’est là qu’on ne comprend plus. Tout l’objet de cet appel d’offre de la CCI Artois vise à se soucier de ce qui semble avoir été jusqu’à présent laissé en friche. L’étude a pour objectif la recherche de l’adéquation entre qualifications de la population et l’adaptation aux nouveaux enjeux professionnels en place désormais.

Comment dans ces conditions imaginer donner corps à cette volonté de faire "autrement" si on ne s’en est pas vraiment soucié avant ?

La CCI Artois est courageuse. Enfin un acteur qui se pose dans son cahier des charges les questions qui auraient dû être déjà réglées depuis longtemps :

  • "Quel sera l’impact réel du Louvre sur le développement économique du territoire ?
  • Dans quelle mesure les habitants peuvent-ils y contribuer ?
  • Quelles pourraient être les évolutions du marché du travail imputables à l’implantation du Louvre-Lens, celles-ci pourraient-elles mettre en évidence l’émergence d’activités induites ?
  • Les formations dispensées actuellement sont-elles adaptées ?
  • Quels seraient les impacts sur les besoins en compétences ?"

Comment a-t-on pu en arriver là pour se poser si tardivement ces questions pourtant si essentielles ? Il n’est peut-être pas trop tard mais le constat est affligeant et donne hélas du grain à moudre à tous les populismes dénonçant le gaspillage de l’argent public, le mille-feuille admininistratif, la technostructure, les élus trop soucieux de leur propre mandat et l’Etat déconnecté et désengagé des territoires…

Alors que depuis des années on nous dit partout que la culture est un levier pour le développement territorial, qu’elle contribue à l’attractivité et au rayonnement des territoires, qu’elle n’est pas qu’un supplément d’âme, qu’elle fait du lien social, etc. on pourrait légitiment penser que des projets comme le Louvre-Lens permettent d’établir des principes d’action et d’organisation entre les acteurs, voire des modèles et/ou des modélisations pertinentes et surtout suffisamment efficaces pour se soucier de ces questions plus tôt.

Apparemment non.

Les CCI sont des acteurs qu’il ne faut pas que solliciter en bout de chaîne, au contraire. Elles participent d’un principe de réalité qui manque parfois à bien des projets, même les meilleurs.

Bon nombre de projets gagneraient à être pensés en amont avec les consulaires si on veut vraiment faire en sorte qu’investissements et équipements culturels soient aussi une réussite sur ces aspects. C’est d’ailleurs sur une partie de ces aspects que repose la soutenabilité de ces mêmes projets.

La culture n’est pas un secteur replié sur lui-même, elle est (et l’a toujours été) connectée à bien des domaines des activités humaines. Les cloisonnements sont aujourd’hui particulièrement préjudiciables, surtout lorsque le tourisme, le développement économique et l’emploi sont concernés. Il faut faire le pari que cette étude de la CCI Artois sera entendue avec attention et surtout suivie d’effets car, maintenant que le Louvre-Lens est ouvert, c’est une nouvelle ère qui commence. Reste à savoir si les conditions seront réunies pour un effet positif durable. Cette étude est clairement là pour dire qu’il est temps de s’en soucier, vraiment, car c’est un ingrédient essentiel pour la réussite du Louvre-Lens pour le territoire.

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Sibiu, le succès de "l’Avignon roumaine"

sibiuLa ville transylvaine de Sibiu organise à partir d’aujourd’hui la 20e édition de son festival de théâtre. Après ceux d’Edinburgh et d’Avignon, celui de Sibiu est devenu le 3e festival international de théâtre. Pour le quotidien libéral Adevărul, c’est la preuve qu’il vaut la peine d’investir dans la culture : "Comme toutes les villes roumaines, Sibiu possédait après 1989 une industrie de type Ceauşescu en pleine débandade, et le patrimoine culturel et historique avait été totalement négligé. La première idée que Sibiu a eu, c’est d’organiser un festival international de théâtre. … Si, en 1993, Sibiu était une ville morose et sans perspective, elle est aujourd’hui un véritable modèle de réussite. Elle est devenue Capitale européenne de la culture en 2007, des investissements ont été faits dans le tourisme et le patrimoine historique a été restauré. … Il y a dix ans, si nous avions investi dans la culture et l’éducation ne serait-ce que la moitié de l’argent qui a été alloué à des projets autoroutiers ratés, nous aurions aujourd’hui une vraie perspective de développement, un budget équilibré et beaucoup moins de scandales."

Source : BpB

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Meeting on agenda 21 for culture

UCLG

The 10th meeting of the Committee on Culture of UCLG (United Cities and Local Governments) will take place in Lille, France on 27-29 June 2013. The main topics to be discussed in the meeting of the Committee on Culture of UCLG are:

  • Key presentations of cities engaged in the local implementation of Agenda 21 for Culture and the UCLG Declaration on culture as the fourth pillar of sustainable development.
  • Launch of the process to update Agenda 21 for culture in 2014: How do we evaluate the existing document? What contents should the new document have? What monitoring/support can we provide to cities? What training / capacity building / exchanges should we design and implement?
  • State of the art of work related to the Post-2015 Development Agenda and Habitat III (2016)
  • Report on the UNESCO conference on Culture: Key to Sustainable Development, Hangzhou, China, 14-17 May 2013
  • Launch of the World Award on Agenda 21 for culture
  • Preparation of UCLG’s World Congress in Rabat (1-4 October 2013)
  • Ideas for the programme for the new period 2014-2016
  • Technical visits to cultural projects in Lille

For more information please contact: coordination@agenda21culture.net.

Download the documents here.

Source : Culturelink.

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Printemps de Bourges : une cession qui pose questions

En complément du post publié récemment qui s’interrogeait sur l’avenir du Printemps de Bourges suite à l’annonce faite par son directeur Daniel Colling à propos de son souhait de céder le Printemps de Bourges, le dernier numéro de La Lettre du Spectacle apporte quelques compléments utiles et des réponses à certaines de nos interrogations :

  • Daniel Colling dément le prix de vente annoncé par le journal Le Monde de 3 millions d’euros et précise qu’il s’agit de céder l’ensemble des actifs
  • Il reconnaît que la valorisation de 3 millions d’euros a été constituée pour partie par les subventions publiques à hauteur de 33% du budget du festival
  • Pour cette raison, il indique avoir renoncé à négocier avec des société privées

Plus détails dans le n°318 de La Lettre du Spectacle, ici.

Ces précisions sont importantes pour la conduite des négociations mais, puisque il est envisagé l’éventualité d’un « consortium » public rassemblant la Ville de Bourges, la Communauté d’agglomération, le Département du Cher et la Région Centre pour reprendre le Festival, pourquoi ne pas en profiter pour régler également le problème faisant également l’objet d’une belle polémique, de la Maison de la culture de Bourges ?

Nous y reviendrons prochainement, à suivre donc.

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L’arrêt du centre Pompidou mobile, la fin d’une époque ?

Deux ans après son lancement, le centre Pompidou mobile annonce que l’aventure s’arrêtera après son passage à Aubagne, du 29 juin au 29 septembre. Avec l’exposition en cours au Havre (qui s’achève le 22 mai) et les précédentes à Chaumont, Cambrai, Boulogne-sur-Mer et Libourne, le centre Pompidou mobile aura ainsi visité six villes moyennes. L’étape nantaise se trouve donc de fait annulée.

Un financement insuffisant

Avec ses trois modules sous tentes de 200 m2, installés sur un terrain d’environ 1.000 m2, le centre Pompidou mobile présentait une quinzaine de chefs-d’œuvre de l’art moderne et contemporain, issus des collections du musée. Alain Seban, son président, n’a pas caché, dans une déclaration à l’AFP, les raisons de la fin de cette démarche : "Nous arrêtons l’expérience dans la mesure où la situation économique ne nous permet plus d’assurer le financement de l’itinérance du centre Pompidou." Il s’est fait plus précis en indiquant que "les mécènes qui avaient uni leurs efforts pour financer cette itinérance ne sont plus en mesure de continuer. Par ailleurs, nous ne bénéficions plus de l’aide initiale de 1,5 million d’euros dégagée par le ministère de la Culture pour permettre le lancement du projet". 
Si la moindre participation des mécènes peut sembler surprenante au regard de la santé des entreprises concernées – Groupe Galeries Lafayette, GDF Suez, Fondation Total… -, les difficultés budgétaires du ministère ne sont pas un secret. En septembre dernier, Alain Seban avait déjà laissé entendre qu’il devrait peut-être "sacrifier des expositions" en 2013. Le président du centre Pompidou n’a pas évoqué les collectivités hôtes, qui financent environ le tiers de l’opération, plus des frais annexes (aménagement du terrain, énergie, sécurité externe…). Mais ce coût ne semble pas avoir dissuadé les candidatures.

Mobilité versus annexes

Au-delà du contexte budgétaire, l’arrêt du centre Pompidou mobile pose aussi la question de la nature de l’opération. Celle-ci a certes ouvert la fréquentation des musées à un nouveau public : 18% des visiteurs n’étaient encore jamais allés dans un musée, alors que cette proportion n’est que de 2% parmi les visiteurs de Beaubourg. Même si son président estime que "cela a été un très grand succès", la fréquentation – 200.000 visiteurs sur cinq sites et près de deux ans (avec des interruptions entre les expositions) – apparaît toutefois relativement modeste. Du moins au regard d’une autre forme de décentralisation culturelle : celle des "annexes" des grands musées parisiens.
Le centre a d’ailleurs été le premier à en bénéficier avec le succès foudroyant de Pompidou-Metz, suivi de celui, plus récent, du Louvre-Lens (voir nos articles ci-contre), sans oublier la probable réussite du MuCEM. Il est vrai toutefois que les budgets – conséquents -, les contenus et la zone de chalandise – à dimension internationale – de ces "annexes" n’ont pas grand chose à voir avec les 2,5 millions d’euros du budget annuel du centre Pompidou mobile. D’autres "annexes" – comme Versailles-Arras ou l’IMA-Tourcoing – connaissent cependant des débuts nettement plus modestes (voir nos articles ci-contre). A l’inverse, d’autres projections de grands musées – comme les Ateliers nomades du Quai Branly, actuellement à Cergy-Pontoise jusqu’au 2 juin – semblent avoir trouvé leur rythme, même si elles ne sont pas à l’abri des contraintes budgétaires. Seule certitude : avec la crise économique et les restrictions budgétaires, c’est tout le modèle de l’économie des musées qui va devoir se réinventer.

Jean-Noël Escudié, Localtis, le quotidien en ligne des collectivités territoriales et de leurs patenaires.

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Creative Broward 2020 : a plan for cultural and economic development in Broward County

The Cultural+Planning Group has been selected by Broward County to craft a 10-year Community Cultural Plan that examines diversity connected to Creative Economy, Cultural Tourism and Public Art and Design, and provides a comprehensive needs assessment, vision, draft legislation, policy framework, recommendations, strategies, funding requirements, funding sources, evaluation instrument, and benchmarks.

The vision of the Creative Broward 2020 plan is integrating cultural and economic development throughout Broward County, and based on the understanding that culture is a local resource and an economic asset, the plan draws on the unique diversity of its residents in the upcoming decade.

Here is the final report: 


More information here.

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A manifesto for the creative economy

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The UK’s creative economy is one of its great national strengths, historically deeply rooted and accounting for around one-tenth of the whole economy. It provides jobs for 2.5 million people – more than in financial services, advanced manufacturing or construction – and in recent years, this creative workforce has grown four times faster than the workforce as a whole.

But behind this success lies much disruption and business uncertainty, associated with digital technologies. Previously profitable business models have been swept away, young companies from outside the UK have dominated new internet markets, and some UK creative businesses have struggled to compete.

UK policymakers too have failed to keep pace with developments in North America and parts of Asia. But it is not too late to refresh tired policies. This manifesto sets out our 10-point plan to bolster one of the UK’s fastest growing sectors.

You can download the manifesto for the creative economy here.

Source : NESTA

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How to demonstrate the value of public investment in arts and culture

Photographie : Dan Chung

Photographie : Dan Chung

Supporting our role as an advocate for the value of arts and culture, Arts Council England has refreshed its advocacy toolkit for the sector. The new toolkit contains updated advice and guidance on how to raise awareness and demonstrate the value of public investment in arts and culture. This presentation can be shared and downloaded for use in your own presentations and meetings.

For more information visit www.artscouncil.org.uk/culturematters

Inside you will find: 
• a series key facts and statistics infographics on: investment; economy, employment and audience which can be shared in social media 
• advice on the government agenda and how to make our case effectively to local and national politicians to align with their broader objectives 
• advice on relationship building with MPs and media 
• advice on how organisations can create your own ‘public value’ web pages

To access the toolkit, see the Arts Council of England website or go directly to the publication on the slideshare website.

Source : Arts Council of England.

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Quel avenir pour le Printemps de Bourges ?

On en parle peu. En tout cas cela ne fait pas grand bruit jusqu’à présent dans le monde de la culture pourtant si petit, si visible, si politisé…

Tout est parti d’un article sur lemonde.fr le 26 avril dernier : Daniel Colling, homme de spectacle qu’on ne présente plus, souhaite vendre la marque du festival Le Printemps de Bourges, festival qu’il a lui même co-fondé en 1977, et développé avec le talent, la notoriété et le succès qu’on lui connaît.

Officiellement, tel que présenté par l’intéressé lui-même lors de la conférence de presse rapportée par lemonde.fr, une réflexion sur « l’après-Colling » est engagée pour que le Printemps de Bourges « continue sans créer de rupture », celui-ci devant « évoluer, soit en étant soutenu par une structure privée, soit par des partenariats publics ».

Plus précisément, Daniel Colling aurait proposé la vente des entités qui composent le festival, y compris la marque « Printemps de Bourges ».

Alors qu’il s’apprête à fêter ses 67 printemps bien à lui, Daniel Colling souhaite encore diriger le festival en 2014, 2015 et peut-être 2016. Il ne serait toutefois plus un de ces hommes pressés mais un homme très occupé qui se presse de tenter de « lever le pied ».

Il est vrai qu’entre la gestion des Zénith de Nantes et de Paris (qu’il a contribué à créer), une entreprise de spectacles (Victor Gabriel), la société Coulisses (direction technique du Printemps) et sa filiale « Bourges événement », le Marché des musiques actuelles (MaMA), la présidence du Réseau Printemps de Bourges, et la SARL le Printemps de Bourges, ses journées sont bien remplies et son parcours ne laisse rien au hasard. Il ne faudrait pas oublier non plus qu’il a notamment été président Conseil d’Administration du Centre National de la Chanson, des Variétés et du Jazz pendant près de 7 ans (démissionnaire en 2009 pour « convenance personnelle »), qu’il a géré jusqu’à une dizaine de Zénith mais aussi le Théâtre de la Gaîté-Montparnasse et qu’il est Chevalier de la Légion d’honneur.

Ses détracteurs lui reprochent d’être à la tête d’un « empire Colling » qui règnerait en maître sur la ville de Bourges et sur certains domaines du secteur culturel. Il faut en effet ajouter à la liste ci-dessus le Palais des Congrès « Palais d’Auron », le Parc des Expositions « Pavillon d’Auron », le « Carré d’Auron », la salle Germinal rebaptisée « 22 d’Auron », ou encore le « Quai d’Auron », etc. qui font de la société Coulisses la propriétaire de la plupart des salles de spectacles de Bourges.

Mais au moins, ses détracteurs ne peuvent pas lui reprocher, après un parcours aussi rempli qu’engagé, de vouloir désormais passer la main.

La première question qui se pose est bien évidemment celle des conditions dans lesquelles cette transition voulue aussi douce que possible va se faire.

En effet, parmi les possibilités envisagées par Daniel Colling : vendre le festival et ses marques qu’il gère par le biais de sociétés privées à un consortium public rassemblant la Ville de Bourges, la Communauté d’agglomération, le Département du Cher et la Région Centre. Prix affiché publiquement lors de la conférence de presse : 3 millions d’euros.

C’est là que les choses méritent une attention toute particulière.

Il n’est pas question ici de chercher à établir si il est moralement acceptable ou non que l’Etat, les collectivités et les contribuables doivent à nouveau mettre la main à la poche pour que le festival puisse continuer d’exister alors qu’ils ont versé pour cela depuis toujours des subventions directes et indirectes aux organisations de Daniel Colling et à ses satellites. Chacun est libre de se faire sa propre opinion.

Il s’agit en réalité ici du devenir de la marque et au fond de la propriété du Printemps de Bourges

Au-delà du fait que l’ancrage local du festival est une partie consubstantielle de sa marque et ne peut être remis en cause, c’est tout d’abord les bases de l’estimation financière des 3 millions d’euros qui sont à examiner et plus précisément la part que la marque représente dans ces 3 millions.

Chacun sait qu’une estimation financière de ce type peut être réalisée selon différentes méthodes, que l’on peut obtenir tout et son contraire selon ce qu’elle recouvre, et qu’il peut s’écouler un certain temps entre les expertises et les contrexpertises commanditées avant d’aboutir à un accord sur une transaction.

En revanche chacun connaîtra-t-il les termes précis de la transaction ? Rien n’est moins sûr. Sans aller jusqu’à considérer que, compte tenu des arguments évoqués plus haut, cette transaction devrait être soumise au débat public, les élus (en tout cas les représentants de l’entité « repreneuse ») devront être vigilants et précis dans les réflexions ou les négociations qui seront conduites et notamment sur le fait qu’il y ait ou non une valorisation en numéraire concernant la marque dans la transaction.

Lorsqu’on fait l’historique des marques « Printemps de Bourges » déposées par Daniel Colling à titre personnel ou par une de ses entités, on voit clairement que le premier dépôt a eu lieu en 1996 et que trois autres dépôts ont eu lieu en même temps, peu après l’édition 2012 du festival.

Si les raisons et les conditions pour lesquelles et dans lesquelles ces dépôts ont eu lieu méritent d’être précisées (avec quel consensus, accord ou information de la Ville de Bourges et des autres contributeurs publics ?), il conviendrait à minima de s’interroger sur le fait que la question de la marque du Printemps de Bourges n’ait pas été posée pour le nom et pour le compte de la collectivité entre 1977 et 1996.

Trois explications possibles : soit personne ne s’en est véritablement préoccupé, soit on a tout simplement laissé faire sciemment ou non, soit la Ville de Bourges a donné formellement ou informellement, directement ou directement son accord.

Il convient de noter que la Ville de Bourges est parfaitement légitime pour se préoccuper à minima des marques ou des initiatives qui associent son nom et en la matière, il faut bien reconnaître que la notion de marque (mais aussi d’image) pour l’Etat ou les collectivités territoriales et locales n’est en définitive qu’une préoccupation relativement récente.

De nombreuses situations fleurissent ces dernières années, nombreuses parmi celles-ci font l’objet de contentieux, et au fond ceux qui s’en tirent le mieux sont les territoires qui ont pris en main leur marketing ou qui l’ont repris en main. La marque « Paris » en est le meilleur exemple.

Mais bien des situations se découvrent à posteriori et il peut parfois être complexe de tenter de vouloir se réapproprier ce qui constitue au fond un patrimoine ou un bien commun, même si cela est légitime.

Cela pourrait être le cas du Printemps de Bourges.

Il serait donc déplacé de reprocher à un opérateur privé d’avoir pris des initiatives et de le taxer de tous les maux. Cela peut être de l’opportunisme (au bon comme au mauvais sens du terme), cela peut être une volonté de patrimonialisation au fil du temps, cela peut être une « bascule » financière pure et dure, cela peut être une tentative de transfert à la collectivité, cela peut être un retrait des affaires ou de certaines responsabilités, cela peut être un volonté de se mettre en conformité, etc. Seul l’intéressé le sait et peut le dire.

Il serait tout aussi déplacé de reprocher à une collectivité qui, comme toutes les collectivités abat un travail colossal au quotidien (ne serait-ce que pour maintenir une adéquation entre mission de service public, ambition et moyens, de façon la plus pérenne et soutenable possible), aurait soit manqué de vigilance, soit aurait été abusée, soit aurait consenti, soit aurait accordé, soit aurait omis, etc.

En tout état de cause, par les temps qui courent, mettre une telle initiative sur la place publique de cette façon et afficher un tel montant sans justification précise et immédiate n’apporte aucune garantie solide pour aborder l’avenir du festival, même à court terme, qu’on ne s’y trompa pas. Il y a une problématique à éclaircir, à préciser et à résoudre.

Certains disent que la transaction est un art, comme la guerre, dont personne ne veut sortir perdant. Il serait regrettable qu’un événement culturel comme le festival du Printemps de Bourges en soit tributaire.

Les deux « parties » portent une responsabilité partagée, celle d’une certaine idée du service public (en l’occurrence la mission de service public culturel, même dans un festival reconnu pour la part minoritaire des subventions publiques directes dans son budget annuel). Cette idée du service public a très certainement évolué dans le temps, ce qui est une réalité au sens plus général, de façon voulue et/ou subie.

La véritable question qu’il conviendrait de préciser très vite, quitte à la remettre à plat si nécessaire : s’agit-il bien de la même idée du service public culturel pour le Printemps de Bourges,  a-t-elle évolué dans le même sens au fil des ans et entend-elle évoluer dans le même sens à l’avenir ?

Une fois cette question tranchée, les « réflexions », les « discussions » ou, le cas échéant « les négociations », pourront avoir lieu et les solutions ne manquent pas.

Tout cela nous amène au fond à réinterroger (I) les évolutions de l’écosystème public-privé dans lequel la culture se trouve et (II) les modes de gestion des structures culturelles subventionnées, notamment au regard du droit communautaire depuis l’entrée en application du pack Almunia Barnier au 1er février 2012, mais également de prêter une attention plus appuyée quant à l’état et le statut de leurs marques. On voit bien que, notamment avec le Printemps de Bourges, les enjeux sont considérables, et ils ne sont pas que financiers ou économiques.

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International conference on cultural diversity, civil society and international cultural cooperation

Culturelink / Institute for Development and International Relations and the Centre for Democracy and Law Miko Tripalo have the great pleasure of inviting you to the international conference on Cultural Diversity, Civil Society and International Cultural Cooperation, to be held on 3-4 June 2013 in Zagreb, Croatia.

The conference is organized jointly by Culturelink/IRMO and the Centre for Democracy and Law Miko Tripalo, in cooperation with the UNESCO Regional Bureau for Science and Culture in Europe (Venice). The aim of the conference is to analyze cultural diversity as the principal challenge of our time. The integration of cultural diversity into a wide framework of public policies, not only cultural ones, gives a new impetus to the international community in approaching its fundamental goals – peacebuilding and development, conflict prevention, democracy and human rights.

Cultural diversity is a source of creativity and innovation for development. UNESCO’s Convention on the Protection and Promotion of the Diversity of Cultural Expressions, which was adopted by the UNESCO General Conference in 2005, will be at the centre of the Conference programme. The Convention advocates changes in international cooperation which will contribute to the bridging of the development gap and to the reduction of dependency in the world through the establishment of development partnerships. The Convention aims to foster cultural interaction and dialogue, and to establish innovative approaches towards international cooperation.

The Conference will be structured in four thematic round tables:

  • 1. Integrating Cultural Diversity in Sustainable Development Policies;
  • 2. Promoting Cultural Policies;
  • 3. Strengthening the Diversity of Cultural Expressions;
  • 4. Promoting Mobility and Engaging Civil Society.

Today, many countries in the world have coalitions for cultural diversity representing professional cultural and artistic civil society organizations. The coalitions operate through institutions, advocating the importance of culture and the promotion of the diversity of cultural expressions, as formulated in UNESCO’s Convention, and having an eye on broader development issues. The Conference will also focus on the following question: Does civil society in Southeast European countries have an interest in the creation of coalitions for cultural diversity in the region?

The conference agenda will be posted on Culturelink’s website by 10 May 2013. For the programme and participation registration form please visit here.

Source : Culturelink.

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Managing Spontaneity : a conversation with the authors of Eventful Cities

An ART-idea* conversation with the authors of Eventful Cities, Greg Richards and Robert Palmer, took place in Barcelona on 17th April 2013. The event brought together a select group of experts and practitioners from across Europe to share and discuss ideas about the future of cities and events.

 Conversation-1-13

Eventful cities are constantly evolving in the face of emerging challenges, particularly the current economic crisis and major shifts in the social fabric of communities. The discussion identified a number of key issues, ranging from the understanding of multiple identities of cities, changing nature of city governance, increasing complexity of brokering relationships with increasingly diverse city stakeholders, and the need for new approaches when bidding for international events, to the limitations of current methodologies and the deliberate misrepresentation of results of event evaluations and impact studies.

A need was identified to move from economic based event indicators to a wider concept of public value. The value-led argument should no longer centre on economic benefits but rather incorporate a more sophisticated and multi-polar approach to assessing the value of the cultural events.

The final session of the conversation was dedicated to looking at the future challenges for cities and considered wider implications for events in cities. Several challenges were highlighted:

  • Increased demand by citizens to reclaim public space
  • Growing need amongst people to come together in mass events (what Greg Richards referred to as the “need for physical co-presence.”)
  • Rising disillusionment with mega events that exclude genuine citizen engagement
  • Proliferation of spontaneous events (that ignore rules of conventional event management as practiced traditionally by local authorities)
  • Growth in events that challenge the boundaries of authority and usual consumer behavior

Taken together, these trends point to significant challenges to the approach of cities when managing events. It will be increasingly complex to manage security by issuing permits –the flash mob disappears before the police arrive! The renewed demands from citizens for the right to utilize public space in “their” city will be increasingly difficult to ignore, persuading authorities to re-examine and embrace the demonstration of different expressions of public creativity. It may be that city authorities will need to find ways to allow citizens to design their own events, taking what Robert Palmer identified as a more “prosumptive” approach to participation that will require events facilitation rather thanmanagement. Managing spontaneity will demand a new set of skills.

The next Conversation will be held in September 2013 and will consider “the possible end to the approach to city cultural policy as we know it.” With redundant art forms, new forms of participation, the changing role of arts subsidy and a new ecology for culture, the debate will look at the feasibility of a needs/rights based policy approach that is no longer driven by economics.

The aim of the conversation is for you to have an input and use the opportunity to ask burning questions or test your own theories and analysis. The conversation takes place in a combination of formal and informal settings -and is moderated to ensure that everyone has the opportunity to participate.

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*ARTidea is a non-profit association dedicated to exploring creative and artistic solutions for local and regional development.

About Eventful cities on CEG :

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La Culture comme promesse d’une métropole citoyenne

31mai

Le 31 mai prochain, l’Association des directeurs des affaires culturelles d’Ile de France et la Fédération nationale des associations de directeurs des affaires culturelles (ASDAC et FNADAC) proposent une journée de conférence sur le thème : « La Culture comme promesse d’une métropole citoyenne », en partenariat avec la Communauté d’agglomération de Plaine Commune, le Ministère et ARCADI.

Cette journée de conférence préfigure les Assises Nationales des Directeurs des Affaires Culturelles qui se tiendront en mai 2014.

Elle a pour objet de croiser les regards des différents protagonistes de la réflexion sur la métropole,  élus, administrations territoriales, urbanistes, chercheurs et professionnels de la culture sur des questions peu débattues et essentielles :

  • Quelle intégration de la dimension culturelle dans le projet urbain ?
  • Quelle articulation avec les modèles économiques marchands, dans un domaine construit autour des notions d’émancipation du citoyen et porté par les droits culturels ?

Ces problématiques seront développées lors de 4 tables rondes :

  • Quelles modalités pour passer d’une approche culturelle « ville-centre / banlieues » à l’organisation d’une métropole multipolaire ?
  • Comment garantir l’équilibre entre développement urbain et « service public de la culture », entre droits culturels et ville créative ?
  • Quel écosystème inventer entre acteurs publics et acteurs privés de la culture ?
  • Comment État, élus et professionnels de la culture peuvent-ils défendre la notion de « service économique d’intérêt général » auprès des instances européennes ?

Pour vous inscrire, il vous suffit d’adresser un mail avec votre nom et vos coordonnées en cliquant ici.

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International Touring Exhibitions: Toward a Profitable Business Model ?

A l’ère des coupes budgétaires, du retrait étatique de l’espace culturel, de l’augmentation des coûts de production, il apparaît comme essentiel pour le monde des arts d’intégrer les problématiques économiques aux modèles de développement. Dans chaque pays occidental, il est demandé aux organisations muséales de faire preuve de toujours plus d’imagination pour réduire la fonction de coût total tout en permettant une diffusion plus large des œuvres, une étude plus précise des collections et un choix plus divers des activités.

C’est une des nombreuses raisons qui poussent les institutions muséales à s’internationaliser et à notamment proposer leurs expositions d’art sur un “marché” international. L’étude International Touring Exhibitions: Toward a Profitable Business Model ? publiée en mars 2013 dans “The Journal of Arts Management, Law, and Society”, a pour objectif de justifier l’assertion suivante : l’internationalisation des expositions crée une distorsion de la structure des coûts. Les expositions d’art internationales itinérantes sont des expositions où les œuvres d’art sont exposées dans un certain nombre d’institutions patrimoniales à travers le monde pendant une période temps déterminée, où elles rencontrent un public. Dès lors, quels sont les coûts qui se retrouvent réduits grâce à l’internationalisation des collaborations dans le monde des expositions muséales ? Afin de déterminer si ces expositions engendrent des modèles économiques profitables, l’étude analyse et prend pour exemple deux expositions : "Matisse, Cézanne, Picasso . . . l’aventure des Stein” co-produite par la Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais, le MOMA San Francisco et le Metropolitan Museum of Art à New York, et “Chefs d’oeuvres du Musée Picasso, Paris,” reçue dans des musées comme le Centro de Arte Reina Sofia à Madrid, l’Hermitage à Saint Petersburg, ou au Seattle Museum of Art.

La littérature étaye peu des sujets comme l’économie internationale des musées hormis quelques ouvrages des économistes Meier, Jackson, ou Throsby ou d’institutionnels comme Morley. Néanmoins, de nombreux institutionnels ont fait le choix de l’internationalisation des expositions en considérant les économies d’échelle et les profits engendrés comme des évidences, et ont choisi l’un des trois modèles d’internationalisation qui sont présentés et détaillés dans l’article : l’export, la coproduction et la coréalisation.

Ainsi, l’objectif de cet article est de démontrer l’existence réelle de ces économies d’échelles et l’influence positive de l’internationalisation des expositions sur la structure des coûts à l’aide de modèles économétriques identitaires. La généralisation de cette pratique permettrait en effet aux institutions productrices de générer davantage de ressources propres avec un modèle d’affaire qui privilégie la mutualisation des dépenses et aux institutions receveuses de réduire les coûts de production des expositions. Il existe bien évidemment des limites à ce modèle d’internationalisation, dont, en premier lieu, la diversité culturelle, ou l’impossibilité de voir prêter indéfiniment des oeuvres d’art.

Voir l’article en ligne : http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/10632921.2013.767761

A propos de l’auteur

Rebecca Amsellem est doctorante à l’Université Paris I – Sorbonne en économie de la culture et vient de créer une entreprise dédiée à l’internationalisation des projets culturels. Française et canadienne, elle est diplômée de Sciences Po Toulouse en “Affaires internationales et stratégies d’entreprise” et de la Sorbonne en “économie et gestion des projets culturels”. 2010 à 2013, elle était chargée de mission au Forum d’Avignon, laboratoire d’idée à la culture et à l’économie où elle était notamment en charge du budget, des groupes de travail, de la communication, des publications et de la coordination générale de l’événement annuel.

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Plymouth City of Culture 2017

538109_263457633787771_42639855_nThe UK City of Culture programme is an initiative which aims to encourage the use of culture and creativity to promote and encourage aspiratoins, ambitions, innovations and inspirations for everyone who lives in and visits the city.
The aim of Plymouth entry into the UK City of Culture competition is that Plymouth should fulfil its potential as a distinctive, dynamic cultural centre of regional, national and international renown. Plymouth is a city defined by the moors and the Ocean, by his history, his heritage, his resilience, and by his aspirations for the future.
The Plymouth City of Culture 2017 bid is led by the Plymouth Culture Board. This Board is made up of expert volunteers from a variety of backgrounds with strengths and influences across a broad range of the cultural sectors in the city.
Culture – our "Vital Spark" – is not exclusive, not just for the "elite". It is as much about reading a book, kicking a ball in the park, going to a gig, meeting our friends, eating and drinking, as it is about opera, ballet and Shakespeare. It is about what people do, and how people do it, about what people think is important. It taps into our ideas, knowledge, values and beliefs. It gives us roots and affirms our sense of identity.

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Pratiques culturelles à l’échelle locale

Dans le cadre du projet pluridisciplinaire Publics et Pratiques culturelles Marseille-Provence 2013, une première journée d’études, intitulée L’observation des pratiques culturelles à l’échelle locale : enjeux sociologiques, politiques et professionnels, aura lieu le 14 mars, de 14h à 18h, à Marseille (Bouches-du-Rhône). 


Ce projet collectif et pluridisciplinaire (sociologie, anthropologie, sciences politiques, sciences de l’information et de la communication…) propose un programme de recherche et des enquêtes de terrain originales sur la question des publics de la culture et des pratiques dites « culturelles » à l’occasion d’un événement comme MP2013. Il s’articule autour d’enquêtes de terrain, de journées d’études, d’un colloque international et de publications auxquels collaboreront des chercheurs étrangers, Canada, Grèce, Italie, etc. pour une mise en perspective européenne et internationale. Le projet a aussi vocation à associer professionnels et médiateurs(trices) culturels. 
La participation des habitants à la vie artistique et culturelle a fait l’objet de plusieurs études ces dernières années, à l’initiative notamment de l’Observatoire des politiques culturelles. Réalisées à l’échelle locale, elles renouvellent en partie l’analyse classique des pratiques culturelles qui est proposée, par exemple, dans les grandes enquêtes statistiques nationales. Jean-Pierre Saez, Directeur de l’Observatoire des politiques culturelles, Pierre Le Quéau, sociologue, et Laurent Sterna, Directeur de la culture et du patrimoine, Région PACA, interviendront sur ce thème.

Il est conseillé de s’inscrire par courriel auprès de Sylvia Girel (sylvia.girel@univ-amu.fr), Vincent Guillon (vincent-guillon@hotmail.fr) ou Charlotte Nguyen (charlotte.nguyen@marseille-provence2013.fr ).

Le lieu définitif sera confirmé prochainement sur le site dédié.

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Quels nouveaux modèles économiques pour les arts et la culture ?

france_french_0Dans le cadre du projet EUROMEDINCULTURE(s) : partages et créations, l’ADCEI (Association pour le développement culturel européen et international) organise la 3ème édition de Arts forum sur le thème : Quels nouveaux modèles économiques pour les arts et la culture ? du 21 au 23 mars, à Toulon (Var).

La création artistique, les industries culturelles, les secteurs de l’innovation et de la connaissance représentent en Europe un chiffre d’affaires près de trois fois plus important que celui de l’industrie automobile. A l’échelle de la planète, ce qu’il est convenu d’appeler les industries créatives, couvrent 3,4% de l’ensemble des échanges mondiaux. Et, la marge de progression est énorme, puisque beaucoup de pays (notamment de l’autre rive de la Méditerranée) ne sont pas encore en mesure d’optimiser économiquement leurs capacités créatives. Il ne s’agit pas pour autant d’ignorer la fragilité d’un secteur, par ailleurs, très hétérogène. Entre le cinéma, la télévision, le multimédia, le livre, l’art contemporain, la musique et le spectacle vivant… les modes de production, de diffusion et de socialisation des œuvres sont fondamentalement différents. Cette diversité rend impossible une approche unifiée et globale du secteur. Mais par contre, elle permet de démultiplier les approches afin de dégager non pas un modèle hégémonique et unique, mais le meilleur compromis pour le développement de tous.
Les systèmes reposant uniquement sur l’argent public ont montré leur limite, mais, dans le même temps, la marchandisation grandissante de l’offre artistique a conduit à un appauvrissement de la création. Plus que jamais, il convient de mettre en perspective les différentes stratégies de production, de financement et de développement des arts. En France, en Europe et sur l’autre rive de la Méditerranée, comment les acteurs de la vie artistique et culturels génèrent-ils leur économie ? Comment répondre à la crise ?

Un programme détaillé est accessible au format pdf.

L’accès est gratuit, sur inscription préalable en ligne, dans la limite des places disponibles.

Contact : ADCEI/Réseau EUROMEDINCULTURE(s), 18, rue Jules Moulet, 13006 Marseille

(+33 4 91 33 67 27 ou 65 05 artsforum@euromedinculture.org )

Source : ministère de la Culture et de la Communication.

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Arts Council England joins forces with VisitEngland to boost cultural tourism

Moira Sinclair and James Berresford announce the partnership between Arts Council England and VisitEngland. Credit: Arts Council England.

Moira Sinclair and James Berresford announce the partnership between Arts Council England and VisitEngland. Credit: Arts Council England.

Arts Council England and the national tourist board, VisitEngland, have announced a new partnership to boost cultural tourism in England.

By working together to coordinate activity, Arts Council England and VisitEngland will grow the value of tourism by championing England’s cultural offer, stimulating local jobs and ensuring the sustainability of the cultural sector around the country.

The partnership statement sets out how Arts Council England and VisitEngland will work together. A key priority will be to encourage and support destinations that have real potential to grow and improve cultural tourism.

Arts Council Lottery funding of £3 million will be available to local culture and tourism partnerships. This fund, due to launch this summer, aims to encourage the development of arts and cultural experiences and targeted holiday packages for visitors that include cultural aspects as well as more traditional accommodation and transport elements.

Culture Secretary Maria Miller said:

‘Our country is renowned around the world as a top cultural tourist destination – with iconic heritage sites, museums and theatres; the industry has a strong role to play in our economic growth.

‘It makes sense that our cultural and tourist industries join forces, as in many cases they are two sides of the same coin. This new partnership between VisitEngland and Arts Council England will help local organisations give both tourism and cultural sectors a boost. I am keen to promote this kind of collaboration going forward.’

James Berresford, Chief Executive, VisitEngland said:

‘We are delighted to be working with Arts Council England.  An improved cultural offering in destinations around England will certainly help to boost domestic and international tourism, will stimulate local economies, and provide visitors with world class cultural experiences, ultimately strengthening England’s reputation as one of the greatest cultural destinations in the world.

‘VisitEngland’s marketing strategy fully supports the cultural sector through a variety of campaigns aimed at inspiring visitors to make the most of this country’s fantastic arts and music scene.  We believe in the value of cultural tourism and this partnership certainly demonstrates the legacy for tourism following a bonanza year of cultural in 2012.’

Alan Davey, Chief Executive, Arts Council England, said:

‘England’s world class arts and culture has long been a draw for visitors from all over the world as well as a great source of pride for its people. This partnership with Visit England will allow us to explore new ways, at both local and national levels, in which we can continue to draw potential visitors and audiences to these shores for the benefit of the sector, local communities and critically, to help grow the economy.’

Download the Partnership statement

Download the transcript of the partnership announcement

Listen to or download the podcast of the partnership announcement

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A new comparative table on public funding of culture

Compendium

In order to better reflect the effects (or not!) of the financial crisis for the cultural sector, the ERICarts Institute has developed developed a new comparative table on public funding of culture. The table will be constantly updated, based on more recent figures in national profiles.

Extracted mainly from the latest official statistics provided in many of the Compendium country profiles, data on public cultural expenditure per capita for 2000, 2005 and 2009-2011 as well as the latest ratios for culture budgets in GDP and in total public expenditure could be compiled.

Per capita figures serve mainly as a "horizontal" indicator for national trends in times of crisis, while the overall budget and GDP-shares can provide "vertical" – and relatively neutral – yardsticks for comparative assessments of the strength of public involvement in culture.

More information here.

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Reims, un temps d’avance

En matière financement de l’action publique, la conjoncture dans laquelle nous nous trouvons est désormais fortement impactante pour les collectivités territoriales. Tous les domaines d’intervention sont effectivement concernés et il faut dire et redire ici que si la crise est venu amplifier le phénomène, on ne peut lui faire porter la responsabilité de tous les maux. Les crédits publics diminuent depuis de longues années : réformes (et non réformes) de l’Etat, de la fiscalité locale et des collectivités et la réorientation des financements européens ont notamment modifié l’ingénierie financière des acteurs publics et leurs capacités à trouver les ressources nécessaires pour continuer à vivre au-dessus de leur moyens tout en maintenant leur capacité de financer leurs actions et leurs projets. Il est donc logique de voir désormais cette capacité évoluer, muter, s’adapter aux nouvelles réalités d’aujourd’hui.

Ce que certains appelaient de façon péremptoire l’économie du 100% subventions publiques est révolue et la relation de partenariat entre le public et le privé, entre le collectif et le particulier, est devenue essentielle pour favoriser, initier, développer et pérenniser bon nombre de projets.

Certains acteurs, dont certaines collectivités territoriales, ont pris les devants en recherchant de nouvelles modalités de cofinancement en explorant de nouvelles pistes, notamment à travers le mécénat, les services au public, le développement de recettes annexes, les fonds d’investissements, les fonds de dotation et autres outils qui sont désormais plus que jamais à leur disposition.

En matière de mécénat, si il faut se réjouir que le dispositif fiscal n’ait pas été revu à la baisse par l’Etat en 2012, il faut tout de même craindre que cela se produise en 2013 et la nécessité de s’adapter à l’évolution de ce domaine, évolution qui face à la baisse globale des dons, conduit les acteurs, les institutions et les services publics à miser sur de nouvelles approches qui se fondent notamment sur la relation de proximité. C’est là que des collectivités ou des villes comme Reims, au travers du rôle que la culture joue dans la qualité de son cadre de vie et de la place déterminante que tient le critère de qualité du cadre de vie dans le rayonnement et l’attractivité du territoire, tient un atout majeur et doit pouvoir en exploiter pleinement les potentiels.

C’est en effet toute la diversité des sources et des ressources qui sont désormais mobilisables, conduisant ainsi les acteurs à considérer de manière précise le recours à des formes de financement privé pour accompagner le financement public et non s’y substituer. C’est l’inévitable recentrage de la mission de service public sur ses cœurs de métiers et ses missions régaliennes qui s’opère, la droite comme la gauche l’appellent de leurs vœux, chacun à sa manière. En abandonnant de vastes étendues de domaines de compétences sans véritable cohérence de traitement dans accompagnement de transition, de transfert, de compensation ou d’indemnisation selon les secteurs d’action concernés, les collectivités territoriales et locales se retrouvent dans une situation qui est lourde d’ambigüités. Pour faire face à ces ambigüités, il faut beaucoup de discernement et de courage politique.

Cette nécessité incite donc à imaginer toutes les ressources possibles dans leur grande diversité. Cette diversité conduit également à ne plus simplement rechercher la sollicitation ponctuelle au partenaire mais à s’inscrire dans une relation sur la durée. Pour qu’il y ait relation il faut qu’il y ait sens à mutuellement s’investir dans une démarche qui doit être « gagnant-gagnant » comme on dit communément, qui doit être sécurisée au plan juridique et financier et qui produit de la valeur ajoutée pour le projet, son public et ses acteurs.

C’est donc désormais la question des nouveaux outils de gestion et des supports de ces formes de financement qui doit être développée par ceux qui souhaitent avoir recours à ces nouvelles ressources. De nombreuses solutions proviennent de la finance elle-même ou du secteur bancaire comme les produits d’investissement, d’autres proviennent du monde des assureurs mais aussi des acteurs du terrain eux mêmes comme l’épargne solidaire, la participation au capital d’un financeur culturel, le mécénat de compétences, le financement participatif, etc.

On trouve également des formes importantes de cofinancement par le biais de recettes dites « annexes » basées sur des services au public développés par le partenaire qui viennent étendre la capacité des acteurs publics et préservent la mission de service public.

Dans tous les cas, il s’agit là aussi d’une ingénierie spécifique qu’il convient d’étudier.

Face à la multiplication des besoins, des modalités et des ressources, l’objectif est donc d’adopter les outils et la gestion les plus pertinents et structurants pour la soutenabilité de l’action publique et les collectivités ne sont pas en reste en la matière, bien au contraire, elles sont souvent pionnières !

Reims figure parmi celles-ci, avec une singularité très signifiante : la création en 2010 d’une mission mécénat directement initialement intégrée à la Direction des Affaires Culturelles. Cette mission mécénat est ensuite « remontée » dans l’organigramme des services de la municipalité pour être désormais rattachée à la direction générale, ce qui constitue en soit un fort niveau de prise en compte de l’intérêt de la relation partenariale aux opérateurs économiques dans tous les domaines et champs de compétence de l’action publique. De nombreux projets peuvent être ainsi accompagnés pour partie et complément par une ingénierie, des outils et des démarches maîtrisés, ce qui est une assurance supplémentaire et réciproque pour les partenaires.

Parmi ses outils, le fonds de dotation figure en bonne place. En effet, au regard des expériences de fonds de dotation existant en France ou des dispositifs similaires en place à l’étranger, il apparaît intéressant de se pencher sur leur pertinence et leur intérêt. C’est en tout cas ce que plusieurs collectivités étudient, comme Reims actuellement.

A titre d’exemple, au risque de surprendre, il faut bien reconnaître que Reims a un temps d’avance sur un territoire comme Lyon, pourtant très à la pointe et pionnière dans de très nombreux domaines. La Communauté Urbaine de Lyon n’a jusqu’à présent songé au fonds de dotation que de façon ponctuelle, sans parvenir à structurer ses démarches de mécénat comme le fait déjà Reims. On pourrait dire la même chose d’autres métropoles réputées dynamiques et créatives comme Nantes, Bordeaux ou Paris, qui n’ont pas encore songé à structurer leurs démarches comme le fait déjà Reims. Celles-ci n’utilisent le fonds de dotation que dans sa définition la plus stricte et n’ont pas encore cherché à l’appréhender de la façon la plus large possible.

Le fonds de dotation a été créé par la loi de modernisation économique du 4 août 2008. Il est une personne morale de droit privé à but non lucratif qui capitalise les dons en vue de la réalisation d’une œuvre d’intérêt général. Cette notion d’intérêt général est essentielle, notamment au regard de son acceptation au sens du droit communautaire. Cela permet de préfigurer les outils de développement de l’action publique.

Nos voisins britanniques et néerlandais, ou encore les canadiens, pourtant très coutumiers du partenariat public privé, semblent particulièrement intéressés par le fonds de dotation et étudient en ce moment les modalités qui permettent de l’ « agenciariser », voire de l’ « institutitonnaliser ».

C’est une des pistes qui est en cours d’exploration à Reims. Nous aurons l’occasion d’y revenir une fois ces travaux et réflexions aboutis mais il est clair qu’en cherchant à se doter d’un véritable outil de développement du territoire et d’accompagnement de l’action publique, la Ville de Reims et sa mission mécénat sont probablement en train de montrer le chemin.

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Culture en Europe : les innovateurs du quotidien

innovateurs du quotidien

Innovateurs du quotidien est une publication gratuite commandée par IETM et réalisée par La Belle Ouvrage. Elle cherche à mettre en valeur des pratiques innovantes en matière d’organisation du travail dans le secteur culturel en Europe. Basée sur les études de cas réels, la publication vise à fournir aux acteurs culturels de nouveaux éléments de réflexion et d’action pour repenser leur organisation du travail. En 2010, l’IETM a conçu un nouveau plan sur trois ans pour la période 2011-2013. Ce plan s’était inspiré des contributions de la part des membres IETM, de leurs commentaires et rapports lors des réunions IETM, des réflexions qu’ils ont partagées avec le Conseil d’administration de l’IETM, et résultant de certains exercices sur les « visions de l’avenir ». Dans le cadre de ce plan, l’IETM a planifié une série de publications visant à adopter un autre regard et à examiner nos pratiques artistiques à travers les opinions d’experts dans les domaines social, politique et économique, plutôt qu’à travers les arts.
Il était logique de commencer par le sujet du « travail », lorsque les discours dominants placent le bénéfice financier (ou plutôt l’« austérité ») au-dessus du bien-être des employés. Lorsque l’argent se fait rare, la créativité de notre secteur ne peut-elle faire preuve de bonnes pratiques de travail liant efficacité et solidarité ? Comment les valeurs des arts, telles que la curiosité intellectuelle, l’esprit d’équipe et la générosité, mentionnées à maintes reprises, peuvent-elles se traduire sur le lieu de travail ? Nos projets artistiques visent à pousser le public à réfléchir à la vie ; nos pratiques professionnelles font-elles de même pour les personnes avec qui nous travaillons tous les jours ? Comment les générations ancienne et nouvelle échangent-elles leur savoir, tout en protégeant leurs valeurs respectives ?
La publication est téléchargeable ici.

 

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