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Services & Ressources en ingénierie culturelle

Aides des collectivités territoriales et droit communautaire : la culture menacée ?

Le groupe de travail sur l’influence du droit communautaire sur le financement des services culturels par les collectivités territoriales a rendu ses conclusions au Sénat au début du mois d’avril. Le communiqué de presse qui nous est parvenu avec la synthèse du rapport du président du groupe de travail Monsieur Vincent Eblé témoigne de la complexité et de l’importance du sujet.

En effet, le droit communautaire évolue. Le paquet Monti-Kroes, datant de juillet 2005, a été remplacé par le paquet Almunia, adopté par la Commission européenne le 20 décembre 2011 et applicable en France depuis le 1er février 2012. S’adressant à l’ensemble des pouvoirs publics, nationaux et locaux, il émet un principe général d’interdiction des aides d’État, tout en autorisant certaines compensations notamment pour la fourniture de « services d’intérêt économique général » (SIEG). Au-delà d’un certain seuil de subvention, le seuil de minimis, qui devrait prochainement être fixé à 500 000 euros sur trois ans, toute compensation fait l’objet d’une notification.

Ceci est lourd de conséquences pour la culture et plus généralement pour l’écosystème culturel. Des mutations profondes s’annoncent. Plusieurs de nos membres sont très mobilisés sur cette question et nous aurons l’occasion d’y revenir très prochainement en détail.

La synthèse du rapport est téléchargeable dans notre box ressources.

Le communiqué :

Aides des collectivités territoriales et droit communautaire :

mieux prendre en compte les spécificités du secteur de la culture

Le mercredi 4 avril 2012, la commission de la culture, présidée par Mme MarieChristine Blandin (Groupe écologiste – Nord), a adopté les conclusions du groupe de travail sur l’influence du droit communautaire sur le financement des services culturels par les collectivités territoriales, présidé par M. Vincent Eblé (SOC – Seine‑et‑Marne).

Après avoir entendu une trentaine de personnes et rencontré les cabinets des commissaires européens concernés par ce sujet, le groupe de travail dresse le constat d’un risque d’insécurité juridique, lié à la complexité du droit des aides d’État et de la commande publique et à la difficulté de leur mise en œuvre. En outre, acteurs culturels et collectivités territoriales sont confrontés à un enchevêtrement de normes nationales et européennes parfois contradictoires. Enfin, le corpus juridique encadrant le financement des services culturels ne tient pas suffisamment compte du caractère spécifique de la culture pourtant réaffirmé par la convention de l’Unesco.

Certaines pistes sont à explorer :

  • l’analyse des marges de manœuvre existantes (procédure adaptée pour les projets culturels, subventionnement des associations);
  •  la mobilisation des acteurs culturels et des pouvoirs publics pour entamer des négociations avec la Commission européenne afin que soient mieux prises en compte les spécificités culturelles (notifications de régimes d’aides ou d’aides compatibles au sens de l’article 107-3-d du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, incorporation de secteurs culturels dans un règlement général d’exemption) ;
  • un meilleur accompagnement, par l’État, du secteur culturel et des administrations territoriales (formation des personnels des directions régionales des affaires culturelles au sein desquelles serait désigné un référent, présentation claire et fiable des règles de financement, qu’il s’agisse d’un guide ou de la mise à jour de la circulaire du 18 janvier 2010 relative aux relations entre les pouvoirs publics et les associations).

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Les politiques culturelles provinciales et territoriales du Canada. Origines, évolutions et mises en œuvre

Les politiques culturelles provinciales et territoriales du Canada. Origines, évolutions et mises en œuvre traite de diverses questions touchant l’histoire des politiques culturelles canadiennes, de leur institutionnalisation et de leur instrumentalisation.

De quelle façon les gouvernements infranationaux canadiens sont-ils intervenus et interviennent-ils actuellement dans la vie culturelle et artistique de leurs concitoyens ? Sur quels fondements ont-ils basé et basent-ils de nos jours leurs interventions en ce domaine ? Comment traduisent-ils les notions de culture et de politique culturelle au fil du temps ? Quels ont été les facteurs de changement et les sources d’influence à l’origine de la mise en œuvre des politiques culturelles provinciales et territoriales ? Quels en sont les objectifs et les finalités ainsi que les outils d’intervention privilégiés au fil des décennies ? Les réponses ne sont pas simples, mais multiples et complexes de par les idéaux fondateurs et l’historicité des provinces et des territoires canadiens, leur capacité et leurs ressources, mais aussi de par les valeurs et les identités propres des populations qui y habitent, leurs attentes et leurs demandes ainsi que les visées de leurs gouvernements successifs.

Avec la participation de :

Jean-Paul BAILLARGEON, Nicole BARRIEAU, Alison BEALE, Daniel BOURGEOIS, Donna CARDINAL, Joy COHNSTAEDT, Patrice A. DUTIL, Monica GATTINGER, Fernand HARVEY, M. Sharon JEANNOTTE, Jan MARONTATE, Catherine MURRAY, Ronald ROMPKEY, Diane SAINT-PIERRE, Dick STANLEY, Karen WALL, David WHITSON.

Biographie :

Monica Gattinger (codirectrice de l’ouvrage et auteure du chapitre sur l’Ontario) est professeure agrégée à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa. Son expertise et ses recherches portent sur les politiques culturelles canadiennes, l’intégration continentale et les politiques et réglementations énergétiques (Canada/États-Unis). Outre la codirection du présent ouvrage, elle est codirectrice, avec Geoffrey Hale, de Borders and Bridges : Canada’s Policy Relations in North America (Oxford University Press, 2010), codirectice, avec Caroline Andrew, M. Sharon Jeannotte et Will Straw, de Accounting for Culture : Thinking Through Cultural Citizenship(University of Ottawa Press, 2005), et coauteure, avec G. Bruce Doern, de Power Switch : Energy Regulatory Governance in the Twenty-First Century (University of Toronto Press, 2003).

Diane Saint-Pierre  est professeure à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) et responsable de l’axe « Politiques culturelles » de la Chaire Fernand-Dumont sur la culture. Outre la codirection avec Claudine Audet du présent ouvrage, issu d’un colloque, et d’un second sur des cas nationaux (à paraître dans la même collection), ses recherches des dernières années ont porté sur l’évolution des politiques culturelles, notamment dans des perspectives comparatives, sur les groupes d’intérêt en ce domaine et sur le rôle et la place de la culture dans la politique de développement de la ville.

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Exploratory Mapping of Intermediary Organisations – Supporting Performing Arts Circulation in Europe

SPACE network’s study entitled Exploratory Mapping of Intermediary Organisations – Supporting Performing Arts Circulation in Europe summarizes the results of a research mapping conducted by Cristina Farinha. The SPACE network linking national/regional organisations that promote performing arts mobility, with the support of the EU, conducted a pilot project in 2008-2010 and invested on the improvement of the sector’s intermediaries capacity building in view of fruitful and sustainable mobility. This exploratory mapping is meant to initiate a reflection on the sector’s organisational models and dynamics. This report discusses the intermediary position and features a set of profiles of organisations active in this domain, having the SPACE members as a case study, with a focus on the initiatives and tools put in place for mobility promotion. It contributes to drawing the sector’s institutional panorama within the EU and shedding light on its logics: the number and diversity of intermediaries in operation in each country/region, reflects the autonomy and regulation of the sector that in its turn, mirrors political, economical and geographical contexts.

As Cristina Farinha points out, “creating and performing across borders is key to develop and enrich the artistic experience for both creators and audiences. However operating within the European stages is complex and risky, yet challenging! Europe features an unbalanced scenario in what comes to the performing arts sector policies, infra-structures, working and social status and thus configuring disparate conditions for mobility. The support of intermediaries in relation to mobility promotion is then essential. Actually, the role of intermediaries is integral to the whole artistic process. Alongside with creators, intermediaries allow for art processes and outputs to take shape and place, delivering and facilitating arts interaction with audiences.”

The study finalises with recommendations for organisations and policy makers to integrate mobility as a structural feature to their practices. From local to international, across different institutional levels, the sector’s organisations may play an important mediation role in view of building up a (performing) arts community across borders.

Download the study here.

Source : Culturelink

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Londres 2012, un pari de passion et de raison ?

La BBC a diffusé tout récemment une très riche enquête de terrain en deux parties, venant s’ajouter à la longue liste des témoignages sur les régénérations urbaines et socio-culturelles en cours sur l’Est de Londres, et plus particulièrement dans les quartiers où se situe le site olympique. Un plaidoyer pour la dynamique politique et l’initiative culturelle et sociale « à l’anglaise » qui produit un effet miroir édifiant pour les territoires qui se replient sur eux-mêmes et qui démontre de la puissance et de la force économique, sociale et culturelle de la métropole, de ses communautés, de son état d’esprit si unique.

On ne peut pas éluder la question : les moyens colossaux mis en œuvre pour faire sortir de terre les équipements olympiques dans les temps (12 milliards de livres), auxquels s’ajoutent les plus de 600 millions de livres pour les Olympiades des Arts, pouvaient indiquer non sans craintes que cette course ne serait motivée que par le grandiose, l’éphémère de l’événement, la recherche du maximum de profitabilité et de visibilité immédiates, le tout au détriment de l’essentiel. Et bien, à ce stade, le sentiment général est partagé entre passion et raison.

Les aigreurs plus ou moins argumentées ou justifées de l’échec de la candidature française pour les JO de 2012 sont littéralement balayées par les dynamiques et les pratiques locales qui voient le jour et qui ont été initiées dans le cadre de la candidature de Londres en lien étroit avec la politique de la ville. Si on prend le quartier de Newham, zone industrielle sinistrée, c’est une métamorphose complète qui s’est opérée en 10 ans alors que tous s’accordent à dire qu’il aurait fallu 3 à 4 fois plus de temps pour obtenir le même résultat sans les Jeux.

La contribution des Jeux est colossale, elle déplace le centre de gravité de Londres et permettra à la métropole de s’offrir le plus grand parc urbain créé en Europe depuis 150 ans, de créer un complexe immobilier de 1429 maisons, de faire pousser un centre commercial à Westfiled qui aura coûté 2 milliards de livres (!), de revigorer l’emploi (40 000 personnes ont déjà travaillé sur les sites olympiques) et l’économie (avec 98% des contrats de constructions conclus avec des entreprises du Royaume-Uni), etc.

Pour ne prendre que Stratford City, le projet immobilier dont les coûts sont partagés entre secteur public et secteur privé, l’Etat a procédé à la viabilisation des terrains et c’est au promoteur Chelsfield, d’assurer la livraison des équipements et résidences entre 2007 et 2020. Les 4 800 logements destinés à accueillir les sportifs des Jeux seront revendus ou transformés en partie en logements sociaux. Ce projet de 1,3 million de m², inclura aussi 460 000 m² de bureaux, 150 000 m² de commerces, 2 000 chambres d’hôtel.

Tous les ingrédients économiques, touristiques et culturels sont réunis pour que Londres prenne une nouvelle avance dans tous les domaines et comme Barcelone en son temps, la métropole se réinvente en prenant bien soin de réunir tous les facteurs clés du succès de son attractivité pour les décennies à venir, ce qui était très loin d’être le cas dans le projet de candidature parisienne quoi qu’on en dise.

Dans ces documentaires et reportages, chaque image transpire la fierté et le sentiment d’être partie prenante, directement ou indirectement, quelle que soit la communauté à laquelle on appartient, quelle que soit sa catégorie socio-professionnelle. Chaque témoignage porte l’espoir d’un nouvel avenir bien au-delà de l’événement et c’est peut-être cela qui décuple les énergies du « ici et maintenant », comme on dit depuis que la compétition entre les métropoles du monde a décuplé sous l’influence des fonds souverains. Mais peu importe, il faut aussi savoir regarder les choses au plus près du terrain et au-delà de la vitrine qu’on s’efforce de nous proposer pour 2012.

Ce qui frappe dans cette fierté, c’est son caractère familier, intégrée dans l’esprit de chacun et dans les moindres aspects du quotidien, support d’action des instutions culturelles et sociales, objet de toutes les initiatives ou presque. Un espoir de régénération qui fait oublier les chantiers, les problèmes de circulation et de stationnement, qui atténue le poids de la crise, parce que ce qui se joue va bien au-delà de l’événement proprement dit : c’est la qualité du cadre de vie dont on prépare assiduement un héritage positif mais néanmoins complexe et préocupant.

Ce qui frappe c’est l’énergie déployée pour faire revivre le territoire, c’est l’enthousiasme de tous, y compris parmi ceux qui ont souffert et qui souffrent de la marginalisation de ces quartiers après la désindustrialisation ce cette partie tant déshéritée de Londres.

Ce qui frappe, c’est la quantité des projets locaux, comme si chaque personne était un projet en soi bénéficiant d’une émulation inconnue jusqu’alors.

C’est peut-être là que la différence se fait : dans la conviction que l’initiative privée est un support de l’intérêt général, dans la responsabilité partagée collectivement et individuellement et dont la cohésion sociale qu’elle engendre n’est pas qu’un objet de discours ou d’expérimentations vaines. C’est un fait culturel qui n’a rien de dogmatique ni de politique, contrairement à notre manière de concevoir la société en France, c’est un état d’esprit qui ne se fonde sur aucune règle établie de manière normative, autoritaire et centralisatrice. C’est une différence et une spécificité culturelles essentielle pour prévenir de toute tentation de transposition ou de comparaison à des fins électorales (comme c’est le cas avec l’Allemagne en ce moment dans la campagne présidentielle actuellement en France qui compare tout à tout pour soit créer les conditions du changement maintenant soit exploiter toutes les forces du pays pour sumonter la crise).

Alors oui, Londres, comme Barcelone en 1992, souhaite utiliser les JO pour véhiculer un message puissant au monde, Londres instrumentalise les JO pour véhiculer plusieurs messages : 
 incarner la ville de demain, tenir son rang de capitale économique du monde tout en étant une ville agréable à vivre, une ville durable et innovante, mais où l’innovation sociale est aussi importante que le développement économique. Et il est passionnant de voir comment tous les talents sont mis au service de cette innovation sociale.

Pour autant, avec de telles ambitions en construction, cela va-t-il entraîner une « gentrification » des ces quartiers comme c’est déjà le cas des quartiers plus à l’ouest et au sud de Londres ? La fameuse classe créative de Florida respectera-t-elle tant que cela la mixité sociale du terrain et les populations locales vont-elles tirer profit de cette régénération ?

La question de l’héritage des Jeux une fois ceux-ci terminées se pose depuis le début et compte tenu de la part laissée aux promoteurs immobiliers, l’impact économique des JO peut laisser supposer que les prix de l’immobilier risquent d’exploser et de pousser les habitants actuels à s’installer dans d’autres quartiers si rien n’est fait pour préserver la mixité. En même temps, on peut tout autant espérer que ce qui est approprié et en train de s’approprier par les habitants favorise dès à présent une inclusion sociale qu’on a rarement vue ailleurs et qui devra être prise en compte lors de l’après Jeux.

Les promoteurs bénéficiant d’un niveau général de taxe relativement bas à Londres, ils financent les équipements locaux en contre partie, c’est une mécanique anglaise bien huilée.

Dans ces conditions, on peut considérer les enjeux de deux manières complémentaires :

  • la régnération urbaine qui se régule uniquement par les infrastructures et les équipements fait courir le risque d’une déresponsabilisation de la collectivité vis-à-vis du sort réservé à ses administrés et la collectivité doit se donner les moyens (y compris contractuels) d’une vigilence totale en la matière ;
  • Londres est une ville qui se renouvelle continuellement au grès de ses mutations fonctionnelles et modes architecturales et de ce point de vue les Jeux (avec toutes les leçons qu’on peut tirer des éditions précédentes) portent les conditions de la soutenabilité de la régénération urbaine des quartiers les plus défavorisés respectueuse de la mixité et de l’innovation sociale tout en démultipliant autrement le rayonnement et l’attractivité de la métropole.

Si vous avez assisté aux cérémonies du nouvel an à Londres et notamment le spectacle pyrotechnique époustouflant à tous les sens du terme et à sa ferveur londonienne, on a envie d’y croire dans tous les cas. Rêve ou mirage, il y déjà de nombreux éléments de réponse sur le terrain.

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“Happy Hours” : une étude de référence

Conformément à sa mission d’observation du livre et de l’écrit en Île-de-France, le MOTif a consulté, à l’automne 2009, les réseaux départementaux de lecture publique d’Île-de-France. C’est dans ce cadre que ceux-ci ont émis le souhait que soit réalisée une étude concernant l’impact des horaires d’ouverture sur les usages et fréquentations en bibliothèque, sujet qui constitue un véritable enjeu pour la modernisation de nos équipements territoriaux de lecture publique.

Beaucoup de collectivités font en effet le difficile constat que leurs bilbiothèques et médiathèques ne touchent pas suffisamment toutes les catégories des populations de leur territoire et qu’il est difficile de permettre à tous d’être accueillis compte tenu des rythmes de vie et de leurs évolutions ces vingt dernières années. La problématique des horaires est d’actualité parce qu’elle fait aussi l’objet de nombreuses réflexions politiques et professionnelles sur les thèmes de la lecture publique et des temps de vie. Les quatorze « Propositions de Frédéric Mitterrand pour le développement de la lecture » (mars 2010), dont la troisième concerne l’extension des horaires d’ouverture « pour les 50 bibliothèques municipales les plus importantes », les ont prolongées ou relancées en relayant l’idée d’une nécessaire modernisation : « Alors que le public de la culture est de plus en plus sensible à l’adaptation des équipements aux rythmes de vie et aux nouveaux usages, l’évolution de l’amplitude horaire est un sujet majeur. » Le rapport de M. Georges Perrin, avait pu lui aussi, en 2008, attirer l’attention sur la question, notamment en comparant les volumes horaires moyens français et européens, et proposer des solutions.

Il est donc nécessaire d’avoir des enquêtes et études de référence sur l’articulation des profils des fréquentants et des usages en fonction des horaires d’ouverture des bibliothèques-médiathèques territoriales car plusieurs tendances à la polyvalence et à la mixité des activités se développent, comme celle qualifiée de “troisième lieu” par exemple.

L’étude est téléchargeable sur le site du MOTif et dans notre box ressources.

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Arts Council launches 2010/11 Annual Review

Arts and Culture Minister Carál Ní Chuilín joined Noirin McKinney, Arts Council Director of Arts Development, at Parliament Buildings to launch the Arts Council’s Annual Review 2010-11.

The annual review details how the Arts Council has distributed its funds over the past 12 months and gives a flavour of the year’s activities by the hundreds of artists and arts organisations supported through its funding programmes.

The publication launch took place at the opening of an exhibition in parliament buildings earlier this week of the Arts Council’s Contemporary Art in Northern Ireland Collection.

Noirin McKinney, Director of Arts Development at the Arts Council, commented: “We are delighted that the Minister was able to come along to the Exhibition to help us launch our Annual Review. She is aware of the arts sector’s many significant achievements over the last 12 months and of the many challenges that lie ahead. Looking ahead, 2012-13 will be redefining times for Northern Ireland. We will be working with our partners to transform Northern Ireland into a must-see tourist destination and helping the Northern Ireland Executive to deliver the new Programme for Government, particularly in the support we provide to the creative industries.”

Commenting on the annual review, Arts Minister Carál Ní Chuilín said :  “It has been another impressive year for the Arts Council and I welcome the opportunity to show my support.”

Highlights of the Annual Review of the Arts 2011/12:

  • The re-opening of two of Belfast’s landmark arts buildings, The Lyric and The Crescent Arts Centre
  • The Arts Council launched two new arts programmes -the Artists Career Enhancement Scheme (ACES) and the Arts and Older People’s Programme.
  • Belfast’s third annual Culture Night welcomes 15,000 visitors
  • Derry~Londonderry awarded 2013 UK City of Culture title
  • The Fair Deal for the Arts campaign helped to deliver a better than anticipated settlement for the four year period. Facing a proposed cut of £4.2million the local arts sector rallied together to campaign for a better deal for the arts and saw a budget of £1.4million was reinstated for capital projects and the threatened cut was reduced to £1.4million.

Click here to download the annual review

Click here to find out more about the Arts Council’s Contemporary Art in Northern Ireland Collection  

Source : Arts Council of Northen Irland.

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Relèvement du dispense de procédure en marchés publics

A compter du 1er janvier 2012, le seuil de dispense de procédure en matière de marchés publics sera relevé de 4.000€ à 15 000 € H.

Cela signifie qu’en dessous de la somme de 15 000 € HT, le pouvoir adjudicateur, tout en respectant les principes fondamentaux de la commande publique, pourra passer des marchés publics, en se dispensant de recourir à toute procédure prévue par le Code des marchés publics. Il pourra ainsi passer commande en demandant un simple devis à des opérateurs économiques.

Les marchés et accords cadres pourront être passés selon une procédure adaptée lorsque le montant estimé du besoin sera inférieur aux seuils suivants :

  • 130 000 € HT pour les marchés de fournitures courantes et de services de l’Etat ;
  • 200 000 € HT pour les marchés de fournitures courantes et de services pour les collectivités territoriales ;
  • 400 000 € HT pour le seuil spécifique applicable aux entités adjudicatrices ;
  • 5 millions € HT pour les marchés de travaux pour tous les pouvoirs adjudicateurs.

Au-dessus de ces seuils, les pouvoirs adjudicateurs devront passer leurs marchés et accords cadres selon une procédure formalisée telle que l’appel d’offres.

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La consommation culturelle des Français se transforme

Le département des études, de la prospective et des statistiques (Deps) du ministère de la Culture publie les résultats d’une étude intitulée “Dépenses culture-médias des ménages en France au milieu des années 2000 : une transformation structurelle”. Celle-ci s’appuie sur l’analyse régulière de la structure des dépenses que les ménages français consacrent à la culture et aux médias. Elle compare plus particulièrement les résultats de la vague 2006 – juste avant la crise économique mondiale – à ceux de 2001. Les résultats mettent en évidence une baisse des dépenses correspondantes, passées de 4,5% du budget disponible des ménages en 2001 à 4% en 2006. Au-delà de la question de la part de la consommation culturelle, l’étude montre aussi, malgré le maintien d’un certain nombre de “régularités structurelles”, l’influence considérable de la révolution numérique sur la structure des dépenses culturelles et médiatiques des Français.
Depuis le début des années 2000, les dépenses de communication connaissent une progression continue (+221% pour les abonnements internet, +40% pour les abonnements télévisuels), même si elles demeurent sans commune mesure avec d’autres postes du budget des ménages comme le logement. A l’inverse, certaines dépenses culturelles enregistrent un fort recul : -47% pour les dépenses liées à la pratique musicale en amateur, -41% pour la consommation de musique enregistrée, -11% pour le spectacle vivant… Sur la même période 2001-2006, le livre s’en tire plutôt bien (+20%) malgré le discours récurrent sur sa disparition programmée, tandis que la fréquentation des musées reste stable.
En termes sociologiques, l’analyse économétrique comparée montre que l’élasticité au revenu de la dépense culturelle progresse au cours de la période. En d’autres termes, le niveau de revenu et les facteurs sociodémographiques pèsent fortement sur la consommation culturelle. Cette élasticité au revenu joue particulièrement pour la consommation de spectacle vivant et les dépenses liées aux pratiques artistiques et associatives.

Culture des villes et culture des champs

En termes d’âge, le poids relatif du budget culturel le plus élevé s’observe chez les ménages dont le chef de ménage a moins de 25 ans. En revanche, les dépenses culturelles les plus élevées en valeur absolue (1.350 euros par an) sont le fait des ménages dont la personne référente est âgée de 45 à 54 ans. Ces résultats traduisent un “vieillissement” de la consommation culturelle. Entre 2001 et 2006, la tranche d’âge la plus consommatrice est en effet passée des 35-44 ans aux 45-54 ans. Et, sur la seule année 2006, ce sont même les 55-64 ans qui consacrent la plus grande part de leur budget à la culture et aux médias. Au même titre que le revenu, la catégorie sociale et l’âge, la présence d’enfants au foyer exerce également une influence significative sur la consommation culturelle.
Enfin, les collectivités retiendront aussi que l’offre culturelle a également un impact direct et significatif sur la consommation de ce type de biens. Ceci explique que le niveau de dépenses culturelles des habitants de l’agglomération parisienne dans le budget des ménages est nettement supérieur, en valeur absolue comme en poids relatif, à la moyenne nationale. Confirmation de cette économie de l’offre : au sein de l’agglomération francilienne, les Parisiens affichent une consommation nettement supérieure à celle des habitants des autres départements de la région. Il est vrai que Paris et l’Ile-de-France concentrent aussi les revenus et les niveaux de formation les plus élevés. De façon plus large, les modes de vie influent sur la consommation culturelle. Les habitants des espaces périurbains – qui vivent le plus souvent en habitat individuel – privilégient plutôt la maison et les loisirs non culturels, alors que ceux qui vivent en zone urbaine – et plus encore à Paris – tirent profit d’une offre culturelle beaucoup plus dense.

Source : Jean-Noël Escudié / PCA

Le document est consultable en ligne ici ou bien dans notre box ressources.

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Eventful Cities: cultural management and urban regeneration

We are pleased to announce that the book Eventful Cities: Cultural Management and Urban Regeneration has now been acquired by Routledge Publishers. To mark this event they are offering a 20% discount, which is available via the code on the attached flyer. The book can be ordered via the Internet on the link below.

Processes of globalization, economic restructuring and urban redevelopment have placed events at the centre of strategies for change in cities. Events offer the potential to achieve economic, social, cultural and environmental outcomes within broader urban development strategies.This volume:

  • analyzes the process of cultural event development, management and marketing and links these processes to their wider cultural, social and economic context
  • provides a unique blend of practical and academic analysis, with a selection of major events and festivals in cities where ‘eventfulness’ has been an important element of development strategy
  • examines the reasons why different stakeholders should collaborate, as well as the reasons why cities succeed or fail to develop events and become eventful.

Eventful Cities evaluates theoretical perspectives and links theory and practice through case studies of cities and events across the world. Critical success factors are identified which can help to guide cities and regions to develop event strategies. This book is essential reading for any undergraduate or graduate student and all practitioners and policy-makers involved in event management, cultural management, arts administration, urban studies, cultural studies and tourism.

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WORLDCP, the global compendium, launched

WorldCP, a new international database of cultural policies, was launched in Melbourne on 3 October 2011 by IFACCA, the International Federation of Arts Councils and Culture Agencies. WorldCP will be a new central, web-based and continuously updated database of country-specific profiles of cultural policies, modelled on the Council of Europe/ERICarts Compendium of Cultural Policies and Trends in Europe. The prototype WorldCP website www.worldcp.org, currently operating for demonstration purposes, holds profiles of 12 countries on five continents (Africa, Australia, Europe, North America and Asia).

WorldCP is an important and indispensable project, which could provide the world community with many answers concerning identity, diversity and intercultural communication in our time.

Source : Culturelink

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Lancement de la plate-forme IFmapp

Dans le cadre d’une politique de promotion des arts visuels récemment lancée par la France, l’Institut français a présenté en octobre l’IFmapp, une application interactive qui propose une sélection de lieux de culture et une synthèse, pays par pays, de la création internationale en matière d’arts visuels. IFmapp référence ainsi plus de 1 000 lieux dans 150 pays et bénéficie d’une mise à jour permanente de la part du réseau culturel français à l’étranger. Ce projet a été conçu avec la collaboration du ministère des Affaires étrangères et européennes, du réseau français à l’étranger ainsi qu’avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication de la France. Pour en savoir davantage, visitez le www.ifmapp.institutfrancais.com

Source : Communiqué diffusé par le ministère de la Culture et de la Communication de la France.

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A propos de la présentation de l’étude “Culture & Médias 2030″ / 1

Nous participions le 25 octobre dernier à la Préfecture de région Ile-de-France à la présentation de l’exercice de prospective à long terme « Culture & Médias 2030 » auquel le secrétariat général du ministère de la Culture et de la Communication s’est livré via son département des études, de la prospective et des statistiques (DEPS).

Compte tenu de l’ampleur et de l’importance du sujet et pour plus de lisibilité et de clarté, nous proposons une  série d’articles suscitée par cette présentation.

Commençons par rendre compte de cette étude, car pour toutes celles et ceux qui voudraient consulter l’étude Culture & Médias 2030, elle est sensée être accessible en ligne ici, tel qu’indiqué sur le site du ministère et dans tous les supports de communication (« Le rapport public interactif en ligne, accompagné d’une analyse des 33 facteurs d’évolution sous forme de fiches, offre la possibilité de recueillir les contributions des acteurs de la culture »). Hélas, aucun accès au contenu de l’étude n’est possible à cette adresse. Une « problème technique » à résoudre rapidement.

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Dans l’auditorium de l’ancien siège de la Banque Populaire où se trouve la Préfecture dans le XVème arrondissement de Paris, c’est une matinée à géométrie variable qui s’est déroulée, géométrie variable au regard de la densité du sujet et des différents niveaux d’intervention. Après l’ouverture bien pesée de Daniel Canepa, préfet de la région Ile-de-France et préfet de Paris, c’est Muriel Genthon (directrice régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France) qui a introduit le programme de la matinée pour passer ensuite la parole à Philippe Chantepie (chargé de la stratégie auprès du Secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication) qui a présenté la démarche et les scénarios de prospective de l’étude et auquel a succédé Pierre Oudart (chargé du Grand Paris à la DRAC Ile-de-France) pour une intervention sur les équipements culturels passés au crible de la prospective.

Il faut bien commencer par reconnaître que cette étude « Culture & Médias 2030 » est majeure et elle ne peut laisser indifférent, notamment parce qu’elle dresse avec une grande acuité un diagnostic fondé sur trois mutations majeures :

  • la France n’échappe pas à la globalisation de la culture et des loisirs : la France saura-t-elle préserver son modèle d’action publique culturelle encore très souvent regardé dans le monde comme une singularité, une exception ? Quelles stratégies de soutien aux industries culturelles françaises  dans un contexte de polarisation financière, stratégique et juridique des marchés mondiaux de droits et des techniques ? Face aux effets de la globalisation sur les migration, face à la diversité culturelle qui en découle dans la société et aux réactions qu’elle suscite – de l’ouverture au repli, de l’acculturation à des phénomènes de multi-appartenances, faudra-t-il redéfinir les registres de légitimation de la politique culturelle, ses priorités et ses moyens ?
  • Mondiale, la révolution numérique est pluridimensionnelle : opportunité, vraie ou fausse, d’accès aux contenus culturels, ou risque pour l’économie industrielle de la culture et la propriété intellectuelle, quelles seront les effets de la mutations numérique sur l’économie culturelle, en particulier les emplois, les modes d’organisation, de valorisation, de rémunération, de financement de la création ? Quels nouveaux équilibres à construire dans les régulations ? Comment orienter durablement l’avenir des réseaux, assurer la permanence des modèles économiques culturels ou leur profonde transformation ? Comment assurer le positionnement des industries culturelles françaises face à la montée des acteurs mondiaux, quelles stratégies nationales et/ou européennes développer ?
  • Les impacts des transformations sociales sont majeurs autant qu’incertains : commet notamment prendre en compte dans la politique culturelle la nature générationnelle des évolutions des pratiques et des rapports à la culture ? Comment agir contre la potentielle dissociation entre les pratiques relevant des « conservatoires » de pratiques culturelle et de la création et celles relevant des pratiques sociales, individuelles, communautaires, dont le contenu et le caractère culturels vont en s’amenuisant ?

Quatre scénarii de prospective des politiques culturelles se fondent sur ce diagnostic et sont développés à partir d’une trentaine de facteurs classés selon sept catégories (contexte international, contexte national, jeux d’acteurs publics de la culture, usages et pratiques culturelles, offres culturelles et leurs économies, financement et régulation, valeurs et représentation) :

  • scénario 1  « l’exception continuée » : notre modèle de politique culturelle perdure, en particulier les logiques qui ont donné naissance à une « exception culturelle française ». Les modalités  et les contenus de la politique culturelle française sont appelés à évoluer pour parvenir à maintenir un cadre d’objectifs identiques depuis plusieurs décennies. L’inertie des politiques culturelles ou leur non-renouvellement ne sont pas à l’ordre du jour. Des stratégies de choix délibérés et assumés, parfois des renoncements, voire des sacrifices sont nécessaires.
  • scénario 2  « le marché culturel » : les grandes mutations économiques, géopolitiques et techniques conduisent à marginaliser l’importance de la politique culturelle française et à banaliser les ressorts de la vie culturelle. La place du ministère de la Culture et de la Communication s’affaisse au profit d’un renouvellement mais surtout d’un renforcement des acteurs économiques de la culture.
  • scénario 3  « l’impératif créatif » : l’Union européenne lance un projet renouvelé de croissance durable articulant économie, culture, cohésion sociale et environnement afin de lutter contre une tendance au déclin relatif. La France adhère à la démarche qui voit dans la culture un facteur de créativité au service de la croissance dans une économie dynamique et durable de l’immatériel. Réorganisées, les institutions publiques de la politique culturelle cherchent à s’engager dans cette nouvelle croissance dans une stratégie d’industrialisation de la culture modifiant modes d’intervention et de régulation.
  • scénario 4  « culture d’identités » : alors que quelques valeurs partagées en Europe persistent, l’Etat se concentre sur certains fleurons d’une « culture française » et les collectivités territoriales, dans une logique fédéraliste, œuvrent à une vitalité culturelle « sociale » et communautaire, ancrée dans la vie des populations, selon une stricte segmentation.

Ces scénarii permettent de dégager clairement les défis, les enjeux et les stratégies auxquels les politiques culturelles auront à se confronter :

  • l’empreinte culturelle de la France (le terme est emprunté à la mouvance de l’économie mauve mais n’est pas traité de la même manière),
  • les articulations entre l’offre et la demande,
  • les transformations de l’Etat.

Transversaux aux politiques de la culture et de la communication, ces enjeux doivent notamment être déclinés de manière sectorielle (création, patrimoine, industries culturelles et médias, cinéma, etc.) et obligent à aller plus loin dans le débat et l’enrichissement pour mieux approcher les tendances et les spécificités des secteurs, des expressions, des métiers, des différents acteurs de la culture.

De ces enjeux, c’est un véritable programme de travail pour affiner ces scénarii qui s’engage, à travers un dialogue avec les acteurs culturels et les collectivités (la FNCC a déjà commencé à contribuer le 18 octobre dernier), mais également qui met à leur disposition la grille de lecture que cette étude permet pour penser les orientations futures de leur action.

Enfin, nous y reviendrons en détail, l’exercice prospectif est aussi conçu comme une démarche structurante pour envisager la future feuille de route du ministère de la Culture et de la Communication et ses services déconcentrés, feuille de route pensée au-delà des orientations gouvernementales issues des alternances politiques, quelles qu’elles soient, nous assure-t-on.

Ce programme de travail se décline de la façon suivante :

Empreinte culturelle de la France

  • fonder une géostratégie culturelle
  • reconnaître les actifs immatériels culturels comme un enjeu stratégique à long terme
  • renforcer l’Europe de la culture et des médias comme relais et plate-forme

De nouvelles articulations entre offre et demande

  • proposer des politiques d’offre en phase avec les mutations de la demande
  • assurer la présence d’un espace public numérique culturel
  • mettre en synergie des politiques culturelles et industrielles
  • garantir le financement durable de l’écosystème culturel
  • renouveler l’action culturelle
  • réinventer et relancer les politiques des publics
  • étendre l’éducation artistique et culturelle tout au long de la vie
  • favoriser les nouveaux espaces-temps de rencontres culturelles

Les transformations de l’Etat

  • réguler dans l’environnement numérique
  • inventer la régulation du « travail artistique »
  • imaginer la régulation des nouveaux territoires des patrimoines
  • partager l’animation culturelle des territoires
  • renforcer l’interministérialité sur des axes stratégiques
  • devenir un Etat culturel médiateur et intermédiaire
  • renforcer la fonction d’expertise
  • réinventer l’Etat financeur de la culture
  • penser la complexité, organiser l’expérimentation, susciter l’innovation

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Refonte des règles de marchés publics : adoption du rapport Rühle

Le rapport de Heide Rühle (Verts, All) a été adopté à l’unanimité en commission marché intérieur/protection des consommateurs du Parlement européen.

Le rapport vient en réponse au livre vert de la Commission européenne sur la modernisation des règles de marché public. Les députés européens sont d’accord pour une clarification et un assouplissement du cadre actuel. De même, ils invitent la Commission à combler les lacunes du dispositif actuel mais ils ne souhaitent pas un bouleversement de la législation existante. Les propositions du rapport sont les suivantes:

  • champ d’application : la coopération public/public et les concessions ne sont clairement pas concernées par la révision des directives marchés publics
  • sélection des offres : le critère du prix le plus bas devrait être remplacé par l’offre économiquement la plus avantageuse, avec la prise en compte, par exemple, du cycle de vie du produit, des externalités positives ou négatives
  • mode de passation : la procédure négociée avec publication préalable d’un avis de marché devrait être considérée comme la procédure ordinaire. L’acceptation systématique des offres alternatives (fondamentales pour promouvoir l’innovation) et les possibilités limitées de rectification d’éventuelles omissions dans les offres devraient être rendues obligatoires. Des centres d’excellence au sein des structures nationales, chargés de favoriser la formation des pouvoirs adjudicateurs et des acteurs du marché devraient être créés
  • Instauration d’un passeport européen pour les marchés publics comprenant un certain nombre d’informations nécessaires pour chaque type de réponse aux marchés publics et permettant ensuite d’alléger la charge administrative des entreprises lors des soumissions ultérieures
Source : MEPLF

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Amendement du relèvement du seuil des marchés publics à 15 000 euros adopté

Mardi 11 octobre dans l’après-midi, l’Assemblée Nationale a examiné la proposition de loi de Jean-Luc Warsmann relative à la simplification du droit et à l’allégement des démarches administratives. Lors de l’examen de ce texte, la commission des lois a adopté 257 amendements qui couvrent des domaines très divers, et notamment le relèvement à 15.000 euros (au lieu de 4.000 euros aujourd’hui) du seuil à compter duquel les marchés publics doivent faire l’objet d’une procédure formalisée de publicité et de mise en concurrence.

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Préfigurations du Centre Pompidou Virtuel

Voulant en savoir plus sur le Centre Pompidou Virtuel, Culture et Communication a enquêté et a interrogé Gonzague Gauthier, le webmestre et Community manager du Centre Pompidou et nous a très sympathiquement transmis cet interview exclusive.

Bonjour Gonzague. Parlez-nous un peu de vous. D’où venez-vous ? Qu’est-ce qui vous a amené au Centre Pompidou ?

Je viens du monde des études culturelles et de l’art plastique. A ce titre, mes recherches ont tenté de comprendre au prisme de la théorie institutionnelle des arts les formes d’art Queer – ce qui regroupait des thématiques de communauté, de pouvoir, d’esthétique, de communication, etc. Travaillant alors sur l’histoire de l’art féministe dans les institutions françaises, j’ai obtenu un stage pour elles@centrepompidou ; il s’agissait d’alimenter le site en contenu surtout… eh oui, un stage, c’est court !

Sur la base de mes propositions pour développer une vraie communauté autour de l’exposition, et à l’occasion d’une vacation de poste au sein du service multimédia, j’ai intégré le Centre Pompidou. Depuis, les besoins en terme de présence sur les réseaux sociaux des institutions culturelles évoluant, je fais évoluer la réponse du Centre. Je suis aidé dans cette démarche par une extraordinaire dynamique au sein du Centre Pompidou, portée par ce projet phare qu’est le Centre Pompidou Virtuel mais aussi par chacun des agents gardant en tête l’ADN du Centre (le contact avec ses publics et la recherche d’innovation dans la médiation).

En quoi consiste le métier de webmaster au Centre Pompidou ?

Je dois dire que je suis plus à l’aise avec la dénomination de Community Manager, même si elle apparaît à l’heure actuelle en règle générale un peu fourre tout – je suis persuadé qu’elle évoluera au fil des années. Cependant, le site internet est un outil collaboratif ! Un outil de mise à disposition des contenus aux publics : et à ce titre, mon intervention est moindre puisqu’il existe une partie de l’équipe dédiée à cette organisation. Un outil d’ouverture des contenus : à ce titre, chaque agent participe dans la mesure de son travail à cette expérience. Un outil qui possède une complexité technique gérée à l’heure actuelle dans le cadre d’un mécénat de compétence et dont les services informatiques du Centre Pompidou se saisissent en partie. Mon intervention en tant que Community Manager consiste à venir en soutien de la chef de projet actuelle, et concrètement à mettre en ligne du contenu et à assurer la pérennité du site actuel, à la faire vivre encore pendant quelques mois. Sur le Centre Pompidou Virtuel, il s’agira là aussi d’agencer une partie des contenus, notamment institutionnels.

Mais surtout, ce sera l’évolution de l’espace personnel, la mise en place d’un écosystème, de nouveaux usages, déjà constitué par de nombreux projets satellites et qui intégreront le site petit à petit. Il s’agit de penser non plus le site en soi, mais comme un élément cohérent avec un écosystème d’ensemble.

La réponse est un peu complexe, mais un projet tel que le CPV (Centre Pompidou Virtuel [ndlr]) fait véritablement évoluer les lignes de chaque métier…

Venons-en maintenant au Centre Pompidou Virtuel. Pouvez-vous nous en dire un peu là-dessus ? Nous avons entendu M. Seban parler de numérisation des collections, des contenus… Mais sur votre fond, cela va prendre un temps incroyable, à quand la première version du Centre Pompidou Virtuel ? Allez-vous attendre d’avoir tout numérisé, d’avoir abouti le projet ou alors allez-vous le lancer à mi-parcours ?

Nous sommes sans cesse à mi parcours entre le début de l’aventure du Centre Pompidou et  la suite de ce que nous voulons mettre en place. Nos fonds sont incomplets de toutes les productions artistiques et culturelles qui n’ont pas encore été produites. C’est un peu pareil pour le Centre Pompidou Virtuel : il est sans cesse en évolution. Il ne s’agit pas de s’arrêter sur un objectif de mise en ligne qui de toute façon évolue aussi vite qu’évoluent nos fonds. Il s’agit d’avoir comme ligne d’horizon la meilleure offre possible. Cela passe par la mise en place d’outils performants qui accueilleront indifféremment des quantités de ressources  numériques croissantes. Oui, la numérisation va prendre beaucoup de temps ! D’autant qu’elle s’accompagne d’une négociation importante sur la libération des droits, afin que le Centre Pompidou puisse rendre accessible des conférences, des reproductions d’œuvres… un maximum de sa production des 35 dernières années au plus large public possible. Nous mettrons donc tout cela en ligne progressivement. L’ouverture à la fin de l’automne du Centre Pompidou Virtuel sera l’ouverture d’une interface, d’un centre de ressource, et non d’un fonds figé. D’autant qu’au-delà des contenus, l’outil lui-même évoluera.

Quelles seront les avancées proprement technologiques de ce projet (mis à part sa complexité) ?

Je pense que la complexité n’est pas une avancée en soi… il faut faire avec. On ne fait pas un projet pour se frotter à la complexité qu’il recèle – en tout cas, nous n’avions pas cette volonté sur le Centre Pompidou Virtuel. De même pour les technologies, elles ne sont pas un but. Il est vrai que lorsque le président Alain Seban a désiré mettre en place ce projet stratégique, il avait l’ambition que le Centre Pompidou ne se laisse pas dépasser au niveau technologique dans les prochaines années, et même qu’il innove. Cela a très vite engendré la nécessité de structurer notre centre de ressource de manière sémantique – d’autant qu’il était nécessaire de guider l’internaute dans la masse des informations qui sera mise en ligne.

Avec notre partenaire Logica, une réflexion sur la technologie utile, au service des ressources, a donc été mise en place. Elle se continue d’ailleurs avec une phase de test auprès des utilisateurs (La possibilité de candidater est offerte à chacun encore pour quelques jours ).

L’autre point fort de l’aspect technologique du Centre Pompidou Virtuel, c’est sa conception en technologies libres. Il faut que le CPV fédère une communauté, y compris technique : ce n’est pas que le média soit prépondérant dans le message, mais il est une partie essentielle de celui-ci. Nous voulons que le Centre Pompidou agisse comme le média des évolutions de notre société, et pour ce faire qu’il puisse évoluer avec elle.

Quelles réflexions avez-vous porté sur les nouveaux médias ? Le Centre Pompidou Virtuel ne sera-t-il qu’un site web de musée supplémentaire ? Allez-vous développer de nouvelles applications ?

Sans faire de démagogie, je pense que la meilleure réflexion qu’on puisse porter sur les nouveaux médias, justement, c’est de ne pas les considérer à part. Pour filer l’idée précédente, je pense qu’il est important de faire du cross média, de se dire que l’ensemble des dispositifs de transmission et de communication du Centre Pompidou constituent un média en soi. Il ne faut pas déconnecter les uns des autres, tout en gardant à l’esprit leur spécificité. Le CPV ne sera pas un site web de musée supplémentaire pour cette raison qu’il est une plateforme en lui-même, certes, mais qu’il crée sans cesse du lien avec les autres médias au sens très large du terme. Il crée aussi le lien avec la réalité de musée, des spectacles vivants, des conférences, des fonds des deux bibliothèques, des recherches de l’Ircam…

Quant à savoir si nous allons développer de nouvelles applications, je crois que cette rapide présentation du projet rend la réponse évidente ! Nous avons vocation à évoluer avec les besoins et les envies de nos publics, mais aussi de ceux qui n’en font pas encore partie. Je pense que la mutation profonde qu’ont opérée art et culture au XXème siècle rend cette évolutivité nécessaire d’autant que cela s’accélère avec le XXIème siècle. Il s’agit donc d’une double contrainte de créer de nouvelles applications qui répondent à la volonté de valorisation des fonds, d’accès aux contenus et aux savoirs, mais aussi de répondre à l’évolution des formes d’accès. L’apparition du web mobile par exemple est une question cruciale que nous prenons à bras le corps, dans une réflexion globale.

Sur ce projet, comment allez-vous travailler avec la Bpi ? Va-t-il y avoir un rapprochement des deux entités comme dans le bâtiment ?

Le Centre Pompidou et la Bpi travaillent ensemble sur de nombreux sujet. Nous avons par exemple mis en place au niveau de nos identités numériques des passerelles. Car il est vrai que l’identité du Centre Pompidou lui-même doit se baser sur un travail d’identités thématiques – un axe porté par la Bpi, mais aussi par les autres programmateurs tels que ceux du DDC (qui organise les conférences du Centre, les spectacles vivants, les cycles cinémas), l’Ircam, etc.

Ce rapport devrait se renforcer dans les prochains temps avec, nous l’espérons, la construction de certains outils communs. Que ce soit la Bpi ou le Centre Pompidou plus largement, nous avons le souci des intérêts de nos visiteurs ; des visiteurs qui sont parfois différents et parfois les mêmes. Lors de sa création en 1977, le Centre Pompidou avait pour but de constituer une offre complète de la culture contemporaine : c’est cet esprit que nous perpétuons conjointement avec la Bpi.

Plus concrètement, si le site de la Bpi reste évidemment en place, ses contenus seront accessibles au sein du CPV ; le but étant de créer du lien entre tous les contenus et de valoriser ceux-ci.

Est-ce que ce nouveau site va également permettre de mettre sur pied un nouveau modèle économique ? Si oui en quoi consiste-t-il ?

Justement, c’est une partie de mon travail. Notamment car ce site est pensé comme un écosystème complet (à terme d’ailleurs, une exposition des données, une API, etc… seront mis en place pour que l’écosystème soit encore plus large). Le modèle a été pensé dès le début et sur un principe de base simple : le Centre national d’art et de culture Georges Pompidou appartient à tous les français, son accès sera donc entièrement gratuit. Aucune raison de faire payer les internautes pour ses contenus ! Tout ce qui sera présent dans le centre de ressource sera accessible de manière gratuite et non éditoriale, mais rendu lisible par la structuration sémantique. C’est le reste de l’écosystème qui portera l’échange commercial : achat de billets en ligne, boutique en ligne, livres numériques… Une économie du service en rapport direct avec nos ressources numériques, une économie du lien aussi avec nos partenaires. Le but est de rendre l’expérience utilisateur la plus complète possible et d’articuler cela avec la culture inaliénable du gratuit sur le web.

Avez-vous des premières images à nous fournir pour nos lecteurs ?

Malheureusement pour le moment, nous ne dévoilons pas de premières images… désolé ! Nous savons qu’un ou deux écrans circulent sur le web, mais ils ne sont pas ceux qui ont été retenus finalement. La raison est simple : nous organisons encore des beta-test qui sont susceptibles de faire évoluer l’ergonomie du site ; une avant-première pourrait induire les futurs internautes en erreur – ce serait dommage.

Mais on peut déjà dire que le design devrait surprendre. Comme je le disais, il est en constante évolution, comme le reste du projet, pour être en accord avec les impératifs du site, des contenus, des visiteurs… mais son esprit reste intact : c’est cet esprit radical qui nous a plu lors de la consultation, cet esprit radical que vous devriez découvrir lors de la mise en ligne du site !

Entretien réalisé par Aude Mathey (Culture et Communication).

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Pour mémoire, l’entretien d’Alain Seban invité du Buzz Média Orange – Le Figaro en mai dernier.

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Le futur des musées repose toujours plus sur leur capacité « en ligne »

Le British Museum de Londres. Photographie : Graeme Robertson

Au début du mois de juillet de l’année dernière s’était tenue une rencontre à Londres où Neil MacGregor, directeur du British Museum, et Sir Nicholas Serota, directeur de la Tate, avaient débattu parfois de manière tout à fait croustillante à la très prestigieuse London School of Economics and Political Science de la question du musée au XXIème siècle lors d’un événement co-organisé avec Thames & Hudson pour les 60 ans de la prestigieuse école londonienne.

Un podcast a été mis en ligne permettant ainsi d’écouter l’intégralité des échanges et, pour celles et ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’y participer, Conxa Rodà, (chef de projet au Musée Picasso de Barcelone) nous mentionnait les 5 principaux enseignements à retenir, extraits parmi les publications du Guardian et de Social media and Communication, et que nous résumons ainsi :

  • La relation entre les médias et les musées s’est transformée : on voit de plus en plus les musées figurer dans les rubriques « News » et plus seulement dans les rubriques « Arts », c’est un nouvel espace de conquête et de développement pour l’avenir.
  • Le futur des musées reposera toujours plus sur l’Internet : la relation entre les institutions et leurs publics sera transformée plus encore avec Internet et les musées dans leur organisation deviendront plus proches d’organisations multimédia.
  • Les musées auront une audience mondiale et seront les lieux où les personnes du monde entier pourront échanger. Les institutions qui prendront cette problématique à bras le corps, le plus tôt et le plus loin possible, seront celles qui dans l’avenir feront autorité.
  • L’avenir verra les musées devenir des éditeurs et des diffuseurs de programmes en soi et nous verrons leurs équipes travailler de plus en plus en ligne pour plus d’efficacité  en utilisant et déployant plus de ressources mises en ligne.
  • Le défi qui devient de plus en plus important repose donc sur la capacité des équipes de travailler autant en ligne que dans les salles car un des enjeux est bel et bien la possibilité d’une meilleure et plus importante communication entre les conservateurs et les visiteurs.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Nous vous proposons de rassembler vos contributions et de faire le point ces mutations importantes dans le monde des musées. Parfois souhaitées ou parfois subies ces mutations bousculent les habitudes et réinterrogent les métiers, mais jusqu’à quel point ? A vos claviers !

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La restauration dans les sites culturels et de loisirs

De nombreux lieux de visite (musées, monuments, parcs de loisirs…) exploitent un espace de restauration, dont les objectifs peuvent être multiples : répondre aux besoins des visiteurs ; prolonger la visite par une expérience culinaire originale ; constituer une source de revenus complémentaires ; être un lieu d’échanges et de convivialité ; accroître la notoriété du site… 
Mais l’activité de restauration est exigeante, elle doit répondre à toutes les contraintes de la profession. L’implantation d’un espace de restauration dans un lieu de visite ne peut pas faire l’impasse sur la compréhension du secteur et sur l’évolution des comportements de consommation dans un contexte de diversification et de multiplication des offres. Certains gestionnaires de site culturels et de loisirs choisissent de gérer l’activité de restauration en régie, d’autres optent pour une gestion confiée à un exploitant dont c’est le métier. 
Au travers de la présentation de nombreux cas concrets, ce document a pour ambition de donner des clefs de compréhension du secteur. Il propose une démarche pour conduire un projet d’implantation ou de restructuration d’un lieu de restauration dans un site culturel ou de loisirs : ratios et tendances, impératifs techniques, repères marketing, aspects juridiques.

Au sommaire

1. Les enjeux de la restauration hors-domicile

  • Éléments de cadrage
  • Tendances clés
  • Les différentes formules de restauration commerciale
  • Spécificité de la restauration dans l’univers des sites de visites culturelles et de loisirs

2. Étapes d’un projet de création ou de restructuration d’un espace de restauration

  • Le gestionnaire du site : une implication nécessaire
  • Une approche en trois étapes
  • L’état des lieux du site et de son environnement
  • La définition de la thématique restauration
  • La valorisation et le renouvellement de l’offre de restauration

3. Focus thématiques

  • Fiches pratiques
  • Les publics
  • Positionnement, outils de communication
  • Aspects juridique et financier
  • Éléments de cadrage sur l’activité de restauration.

 

Une activité au service du site touristique

Collection Ingénierie et développement touristique n°39

Editions Atout France

Mai 2011 – 144 pages

45.00 euros (format papier)

ISBN : 978-2-915215-83-0

Commander En savoir plus

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Etalab, mission de création du portail de données publiques data.gouv.fr

Placée sous l’autorité du Premier ministre et rattachée au secrétaire général du Gouvernement, la mission “Etalab” est chargée de la création d’un portail unique des informations publiques data.gouv.fr

Faciliter l’accès et l’utilisation des informations publiques dans un souci de transparence, constitue une priorité de la politique de modernisation de l’Etat. La réutilisation de ces informations offre de larges opportunités à la communauté des développeurs et des entrepreneurs qui pourront les utiliser afin de proposer des services applicatifs innovants.

Missions

  • Création d’un portail unique data.gouv.fr destiné à rassembler et à mettre à disposition librement l’ensemble des informations publiques de l’Etat, de ses établissements publics administratifs et, si elles le souhaitent, des collectivités territoriales et des personnes de droit public ou de droit privé chargées d’une mission de service public. Data.gouv.fr mettra à disposition librement des données brutes dans un format exploitable et développera de nouveaux services en ligne au profit des citoyens, à partir de certaines de ces données. Le portail unique s’inscrit dans la politique de simplification des services publics en ligne.
  • Coordination de l’action des administrations de l’Etat et apporter son appui aux établissements publics administratifs pour faciliter la réutilisation la plus large possible de leurs informations publiques.

 

Blog de la mission Etalab : http://blog.etalab.gouv.fr

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Du nouveau sur les Services d’Intérêt Général

Le 23 mars, Joaquin Almunia, commissaire européen à la concurrence a présenté l’état des réflexions de la Commission pour améliorer le Paquet Monti-Kroes, appelé aussi Paquet post-Altmark, qui fixe les règles de compensation financière des services d’intérêt économique général. En proposant de clarifier les notions de services marchands et non marchands, de simplifier l’application des règles pour les services publics ayant peu ou pas d’impact sur les échanges intra-communautaires et d’adopter une approche plus diversifiée en fonction des types de services, la Commission abonde dans le sens des propositions avancées par les élus locaux et régionaux.

Dans leur contribution à l’Acte pour le Marché unique, les députés européens ont approuvé, le 6 avril à Strasbourg, à une écrasante majorité, trois résolutions parlementaires couvrant les différents aspects de la communication de la Commission : rapport Kalniete (PPE /Let) sur la gouvernance et le partenariat, rapport Busoi (ALDE /Ro) sur les entreprises et la croissance ; rapport Correia de Campos (Se&D/Pt) sur les citoyens. C’est dans cette dernière résolution que, pour la première fois, le Parlement européen invite la Commission à utiliser les dispositions législatives prévues dans le Traité de Lisbonne pour prendre les initiatives législatives propres à garantir les SIEG (services d’intérêt économique général), y compris les SSIG (services sociaux d’intérêt général).

Ce vote conforte la position des associations membres de la MEPLF dont la défense de la pérennité et la qualité des services publics locaux constitue une de leurs premières priorités.

 ___

Le paquet Monti-Kroes est l’ensemble de règles européennes qui encadre les compensations accordées par les pouvoirs publics aux prestataires qui exécutent des missions de service public.

Source : Maison Européenne des Pouvoir Locaux Français.

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Consultation Culture & Médias 2030

Culture & Médias 2030, prospective de politiques culturelles est un Rapport public. L’ouvrage sous forme papier peut être acheté sur le site de la Documentation Française.

Culture & Médias 2030, prospective de politiques culturelles forme un ensemble d’outils d’analyse (fiches des facteurs, diagnostic, scénarios, défis, enjeux) mis à disposition des acteurs et du public pour une mise en réflexion collective enrichie par une consultation publique du 8 avril au 8 juillet 2011.

Cet ensemble d’outils appelle une consultation ouverte aux acteurs culturels au sens le plus large : institutions publiques, collectivité, syndicats, organisations professionnelles, acteurs culturels, citoyens, etc. La consultation n’a pas pour objet de recueillir les préférences pour tel ou tel scénario, mais pour objectifs :

  • d’enrichir et de préciser les analyses relatives au diagnostic, aux facteurs ;
  • de mettre en discussion l’identification des défis et des enjeux ;
  • de préciser et compléter les enjeux notamment pour tenir compte des différences propres à chaque domaine culturel ou thème retenu ;
  • de proposer d’autres défis et enjeux, notamment à travers des exemples de bonnes pratiques ;
  • de rendre publiques la diversité des intérêts, points de vue, orientations, perceptions du devenir culturel et politiques culturelles à venir.

Les contributions sous forme de textes peuvent être transmises par voie électronique à l’adresse suivante : Ministère de la Culture et de la Communication
 Secrétariat général
 Département des Etudes, de la prospective et des statistiques (DEPS)
 Consultation à Culture&Médias 2030
, 182 rue Saint Honoré / 75001 Paris Cedex 01.

Elles peuvent également être transmises à l’adresse suivante : 
 culture&medias2030@culture.gouv.fr

Source : DEPS.

 

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