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Les politiques culturelles provinciales et territoriales du Canada. Origines, évolutions et mises en œuvre

Les politiques culturelles provinciales et territoriales du Canada. Origines, évolutions et mises en œuvre traite de diverses questions touchant l’histoire des politiques culturelles canadiennes, de leur institutionnalisation et de leur instrumentalisation.

De quelle façon les gouvernements infranationaux canadiens sont-ils intervenus et interviennent-ils actuellement dans la vie culturelle et artistique de leurs concitoyens ? Sur quels fondements ont-ils basé et basent-ils de nos jours leurs interventions en ce domaine ? Comment traduisent-ils les notions de culture et de politique culturelle au fil du temps ? Quels ont été les facteurs de changement et les sources d’influence à l’origine de la mise en œuvre des politiques culturelles provinciales et territoriales ? Quels en sont les objectifs et les finalités ainsi que les outils d’intervention privilégiés au fil des décennies ? Les réponses ne sont pas simples, mais multiples et complexes de par les idéaux fondateurs et l’historicité des provinces et des territoires canadiens, leur capacité et leurs ressources, mais aussi de par les valeurs et les identités propres des populations qui y habitent, leurs attentes et leurs demandes ainsi que les visées de leurs gouvernements successifs.

Avec la participation de :

Jean-Paul BAILLARGEON, Nicole BARRIEAU, Alison BEALE, Daniel BOURGEOIS, Donna CARDINAL, Joy COHNSTAEDT, Patrice A. DUTIL, Monica GATTINGER, Fernand HARVEY, M. Sharon JEANNOTTE, Jan MARONTATE, Catherine MURRAY, Ronald ROMPKEY, Diane SAINT-PIERRE, Dick STANLEY, Karen WALL, David WHITSON.

Biographie :

Monica Gattinger (codirectrice de l’ouvrage et auteure du chapitre sur l’Ontario) est professeure agrégée à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa. Son expertise et ses recherches portent sur les politiques culturelles canadiennes, l’intégration continentale et les politiques et réglementations énergétiques (Canada/États-Unis). Outre la codirection du présent ouvrage, elle est codirectrice, avec Geoffrey Hale, de Borders and Bridges : Canada’s Policy Relations in North America (Oxford University Press, 2010), codirectice, avec Caroline Andrew, M. Sharon Jeannotte et Will Straw, de Accounting for Culture : Thinking Through Cultural Citizenship(University of Ottawa Press, 2005), et coauteure, avec G. Bruce Doern, de Power Switch : Energy Regulatory Governance in the Twenty-First Century (University of Toronto Press, 2003).

Diane Saint-Pierre  est professeure à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) et responsable de l’axe « Politiques culturelles » de la Chaire Fernand-Dumont sur la culture. Outre la codirection avec Claudine Audet du présent ouvrage, issu d’un colloque, et d’un second sur des cas nationaux (à paraître dans la même collection), ses recherches des dernières années ont porté sur l’évolution des politiques culturelles, notamment dans des perspectives comparatives, sur les groupes d’intérêt en ce domaine et sur le rôle et la place de la culture dans la politique de développement de la ville.

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Culture et développement durable : il est temps d’organiser la palabre…

Quelle belle manière de finir 2011 et d’entrer en matière pour 2012 ! Il nous l’avait promis et il l’a fait : l’inénarrable Jean-Michel Lucas (alias Doc Kasimir Bisou) vient de publier via l’IRMA la version désormais achevée du texte dont nous faisions déjà état il y a plus d’un an sur le thème “culture et le développement durable”.

Cette contribution majeure pose les fondements d’une nouvelle action en matière culturelle et matière de politique culturelle mais bien entendu avant cela, comme l’indique l’IRMA dans sa présentation de l’ouvrage, l’auteur révèle les incohérences d’un secteur culturel qui se soumet aux lois du marché, et tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur les écueils de la démocratisation de la culture et propose d’autres pistes de réflexion et de perspective politique sur la « volonté collective de déterminer les bonnes attitudes culturelles nécessaires pour construire un avenir commun à l’humanité durable ». Alors, la culture doit-elle contribuer au développement durable humain ou en être une condition ? Jean-Michel Lucas pousse son analyse jusqu’à proposer une nouvelle écriture de l’Agenda 21 de la culture qui assumerait des dispositifs de débats « libres, ouverts et documentés », en lien avec des dispositifs d’action publique notamment au niveau européen.Avec l’approfondissement de la crise économique, la « culture » a changé de rôle : elle est devenue espoir d’un futur meilleur, au point d’être considérée comme le quatrième pilier du développement durable pour l’Agenda 21. Certes, sous le chapeau des industries culturelles et créatives, l’illusion semble parfaite puisque la culture générerait plus de 600 milliards d’euros et représenterait 14 millions d’emplois dans l’union européenne. Mais, face à ce constat, Jean-Michel Lucas pointe la perte de sens de ce nouveau rôle attribué au secteur culturel. Après avoir analysée la place qui lui est accordée dans les textes fondateurs du développent durable humain (de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement de Rio en 1992 jusqu’à l’Agenda 21 de la culture), il montre l’impasse dans laquelle se trouvent actuellement les professionnels de la culture qui n’ont plus qu’une position de « fournisseurs de services » et troquent leur public fidèle contre de bons clients. L’auteur s’emploie à démontrer qu’une autre perspective politique, ouverte initialement par Jon Hawkes, est nécessaire et possible ; elle prend acte des accords internationaux sur la diversité culturelle et affirme la primauté des enjeux de reconnaissance de la dignité des personnes dans leur identité culturelle toujours mouvante. La culture, dans l’esprit de la Déclaration de Fribourg sur les droits culturels, n’est plus un chiffre d’affaires de champions nationaux, mais une éthique, pour faire ensemble société, ou mieux encore, faire humanité commune et durable. L’auteur préconise de réécrire, en ce sens, l’Agenda 21 en estimant qu’il est vraiment temps d’organiser la palabre !

L’auteur, Jean Michel Lucas, universitaire, est engagé de longue date dans l’action culturelle et particulièrement la valorisation des musiques actuelles. Il a occupé des fonctions de responsabilité dans l’administration culturelle (Drac et conseiller de Jack Lang). Ses travaux de recherche portent sur la critique des politiques culturelles et, sous le pseudonyme du Doc Kasimir Bisou, il plaide pour la prise en compte des enjeux éthiques dans la conduite des politiques de la culture.

Nous attendons avec impatience la version anglaise car cela ne fait aucun doute que ce texte va faire le tour de la planète.

Références de l’ouvrage : 

Titre “Culture et développement durable. Il est temps d’organiser la palabre…” • Éditeur : Irma, collection ®evolutic • Édition : Janvier 2012 • Format : 15 x 20 cm • Pagination : 128 pages •

Pour plus d’informations et commander l’ouvrage, cliquez ici.

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“Happy Hours” : une étude de référence

Conformément à sa mission d’observation du livre et de l’écrit en Île-de-France, le MOTif a consulté, à l’automne 2009, les réseaux départementaux de lecture publique d’Île-de-France. C’est dans ce cadre que ceux-ci ont émis le souhait que soit réalisée une étude concernant l’impact des horaires d’ouverture sur les usages et fréquentations en bibliothèque, sujet qui constitue un véritable enjeu pour la modernisation de nos équipements territoriaux de lecture publique.

Beaucoup de collectivités font en effet le difficile constat que leurs bilbiothèques et médiathèques ne touchent pas suffisamment toutes les catégories des populations de leur territoire et qu’il est difficile de permettre à tous d’être accueillis compte tenu des rythmes de vie et de leurs évolutions ces vingt dernières années. La problématique des horaires est d’actualité parce qu’elle fait aussi l’objet de nombreuses réflexions politiques et professionnelles sur les thèmes de la lecture publique et des temps de vie. Les quatorze « Propositions de Frédéric Mitterrand pour le développement de la lecture » (mars 2010), dont la troisième concerne l’extension des horaires d’ouverture « pour les 50 bibliothèques municipales les plus importantes », les ont prolongées ou relancées en relayant l’idée d’une nécessaire modernisation : « Alors que le public de la culture est de plus en plus sensible à l’adaptation des équipements aux rythmes de vie et aux nouveaux usages, l’évolution de l’amplitude horaire est un sujet majeur. » Le rapport de M. Georges Perrin, avait pu lui aussi, en 2008, attirer l’attention sur la question, notamment en comparant les volumes horaires moyens français et européens, et proposer des solutions.

Il est donc nécessaire d’avoir des enquêtes et études de référence sur l’articulation des profils des fréquentants et des usages en fonction des horaires d’ouverture des bibliothèques-médiathèques territoriales car plusieurs tendances à la polyvalence et à la mixité des activités se développent, comme celle qualifiée de “troisième lieu” par exemple.

L’étude est téléchargeable sur le site du MOTif et dans notre box ressources.

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Arts Council launches 2010/11 Annual Review

Arts and Culture Minister Carál Ní Chuilín joined Noirin McKinney, Arts Council Director of Arts Development, at Parliament Buildings to launch the Arts Council’s Annual Review 2010-11.

The annual review details how the Arts Council has distributed its funds over the past 12 months and gives a flavour of the year’s activities by the hundreds of artists and arts organisations supported through its funding programmes.

The publication launch took place at the opening of an exhibition in parliament buildings earlier this week of the Arts Council’s Contemporary Art in Northern Ireland Collection.

Noirin McKinney, Director of Arts Development at the Arts Council, commented: “We are delighted that the Minister was able to come along to the Exhibition to help us launch our Annual Review. She is aware of the arts sector’s many significant achievements over the last 12 months and of the many challenges that lie ahead. Looking ahead, 2012-13 will be redefining times for Northern Ireland. We will be working with our partners to transform Northern Ireland into a must-see tourist destination and helping the Northern Ireland Executive to deliver the new Programme for Government, particularly in the support we provide to the creative industries.”

Commenting on the annual review, Arts Minister Carál Ní Chuilín said :  “It has been another impressive year for the Arts Council and I welcome the opportunity to show my support.”

Highlights of the Annual Review of the Arts 2011/12:

  • The re-opening of two of Belfast’s landmark arts buildings, The Lyric and The Crescent Arts Centre
  • The Arts Council launched two new arts programmes -the Artists Career Enhancement Scheme (ACES) and the Arts and Older People’s Programme.
  • Belfast’s third annual Culture Night welcomes 15,000 visitors
  • Derry~Londonderry awarded 2013 UK City of Culture title
  • The Fair Deal for the Arts campaign helped to deliver a better than anticipated settlement for the four year period. Facing a proposed cut of £4.2million the local arts sector rallied together to campaign for a better deal for the arts and saw a budget of £1.4million was reinstated for capital projects and the threatened cut was reduced to £1.4million.

Click here to download the annual review

Click here to find out more about the Arts Council’s Contemporary Art in Northern Ireland Collection  

Source : Arts Council of Northen Irland.

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La consommation culturelle des Français se transforme

Le département des études, de la prospective et des statistiques (Deps) du ministère de la Culture publie les résultats d’une étude intitulée “Dépenses culture-médias des ménages en France au milieu des années 2000 : une transformation structurelle”. Celle-ci s’appuie sur l’analyse régulière de la structure des dépenses que les ménages français consacrent à la culture et aux médias. Elle compare plus particulièrement les résultats de la vague 2006 – juste avant la crise économique mondiale – à ceux de 2001. Les résultats mettent en évidence une baisse des dépenses correspondantes, passées de 4,5% du budget disponible des ménages en 2001 à 4% en 2006. Au-delà de la question de la part de la consommation culturelle, l’étude montre aussi, malgré le maintien d’un certain nombre de “régularités structurelles”, l’influence considérable de la révolution numérique sur la structure des dépenses culturelles et médiatiques des Français.
Depuis le début des années 2000, les dépenses de communication connaissent une progression continue (+221% pour les abonnements internet, +40% pour les abonnements télévisuels), même si elles demeurent sans commune mesure avec d’autres postes du budget des ménages comme le logement. A l’inverse, certaines dépenses culturelles enregistrent un fort recul : -47% pour les dépenses liées à la pratique musicale en amateur, -41% pour la consommation de musique enregistrée, -11% pour le spectacle vivant… Sur la même période 2001-2006, le livre s’en tire plutôt bien (+20%) malgré le discours récurrent sur sa disparition programmée, tandis que la fréquentation des musées reste stable.
En termes sociologiques, l’analyse économétrique comparée montre que l’élasticité au revenu de la dépense culturelle progresse au cours de la période. En d’autres termes, le niveau de revenu et les facteurs sociodémographiques pèsent fortement sur la consommation culturelle. Cette élasticité au revenu joue particulièrement pour la consommation de spectacle vivant et les dépenses liées aux pratiques artistiques et associatives.

Culture des villes et culture des champs

En termes d’âge, le poids relatif du budget culturel le plus élevé s’observe chez les ménages dont le chef de ménage a moins de 25 ans. En revanche, les dépenses culturelles les plus élevées en valeur absolue (1.350 euros par an) sont le fait des ménages dont la personne référente est âgée de 45 à 54 ans. Ces résultats traduisent un “vieillissement” de la consommation culturelle. Entre 2001 et 2006, la tranche d’âge la plus consommatrice est en effet passée des 35-44 ans aux 45-54 ans. Et, sur la seule année 2006, ce sont même les 55-64 ans qui consacrent la plus grande part de leur budget à la culture et aux médias. Au même titre que le revenu, la catégorie sociale et l’âge, la présence d’enfants au foyer exerce également une influence significative sur la consommation culturelle.
Enfin, les collectivités retiendront aussi que l’offre culturelle a également un impact direct et significatif sur la consommation de ce type de biens. Ceci explique que le niveau de dépenses culturelles des habitants de l’agglomération parisienne dans le budget des ménages est nettement supérieur, en valeur absolue comme en poids relatif, à la moyenne nationale. Confirmation de cette économie de l’offre : au sein de l’agglomération francilienne, les Parisiens affichent une consommation nettement supérieure à celle des habitants des autres départements de la région. Il est vrai que Paris et l’Ile-de-France concentrent aussi les revenus et les niveaux de formation les plus élevés. De façon plus large, les modes de vie influent sur la consommation culturelle. Les habitants des espaces périurbains – qui vivent le plus souvent en habitat individuel – privilégient plutôt la maison et les loisirs non culturels, alors que ceux qui vivent en zone urbaine – et plus encore à Paris – tirent profit d’une offre culturelle beaucoup plus dense.

Source : Jean-Noël Escudié / PCA

Le document est consultable en ligne ici ou bien dans notre box ressources.

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Eventful Cities: cultural management and urban regeneration

We are pleased to announce that the book Eventful Cities: Cultural Management and Urban Regeneration has now been acquired by Routledge Publishers. To mark this event they are offering a 20% discount, which is available via the code on the attached flyer. The book can be ordered via the Internet on the link below.

Processes of globalization, economic restructuring and urban redevelopment have placed events at the centre of strategies for change in cities. Events offer the potential to achieve economic, social, cultural and environmental outcomes within broader urban development strategies.This volume:

  • analyzes the process of cultural event development, management and marketing and links these processes to their wider cultural, social and economic context
  • provides a unique blend of practical and academic analysis, with a selection of major events and festivals in cities where ‘eventfulness’ has been an important element of development strategy
  • examines the reasons why different stakeholders should collaborate, as well as the reasons why cities succeed or fail to develop events and become eventful.

Eventful Cities evaluates theoretical perspectives and links theory and practice through case studies of cities and events across the world. Critical success factors are identified which can help to guide cities and regions to develop event strategies. This book is essential reading for any undergraduate or graduate student and all practitioners and policy-makers involved in event management, cultural management, arts administration, urban studies, cultural studies and tourism.

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A propos de la présentation de l’étude “Culture & Médias 2030″ / 1

Nous participions le 25 octobre dernier à la Préfecture de région Ile-de-France à la présentation de l’exercice de prospective à long terme « Culture & Médias 2030 » auquel le secrétariat général du ministère de la Culture et de la Communication s’est livré via son département des études, de la prospective et des statistiques (DEPS).

Compte tenu de l’ampleur et de l’importance du sujet et pour plus de lisibilité et de clarté, nous proposons une  série d’articles suscitée par cette présentation.

Commençons par rendre compte de cette étude, car pour toutes celles et ceux qui voudraient consulter l’étude Culture & Médias 2030, elle est sensée être accessible en ligne ici, tel qu’indiqué sur le site du ministère et dans tous les supports de communication (« Le rapport public interactif en ligne, accompagné d’une analyse des 33 facteurs d’évolution sous forme de fiches, offre la possibilité de recueillir les contributions des acteurs de la culture »). Hélas, aucun accès au contenu de l’étude n’est possible à cette adresse. Une « problème technique » à résoudre rapidement.

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Dans l’auditorium de l’ancien siège de la Banque Populaire où se trouve la Préfecture dans le XVème arrondissement de Paris, c’est une matinée à géométrie variable qui s’est déroulée, géométrie variable au regard de la densité du sujet et des différents niveaux d’intervention. Après l’ouverture bien pesée de Daniel Canepa, préfet de la région Ile-de-France et préfet de Paris, c’est Muriel Genthon (directrice régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France) qui a introduit le programme de la matinée pour passer ensuite la parole à Philippe Chantepie (chargé de la stratégie auprès du Secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication) qui a présenté la démarche et les scénarios de prospective de l’étude et auquel a succédé Pierre Oudart (chargé du Grand Paris à la DRAC Ile-de-France) pour une intervention sur les équipements culturels passés au crible de la prospective.

Il faut bien commencer par reconnaître que cette étude « Culture & Médias 2030 » est majeure et elle ne peut laisser indifférent, notamment parce qu’elle dresse avec une grande acuité un diagnostic fondé sur trois mutations majeures :

  • la France n’échappe pas à la globalisation de la culture et des loisirs : la France saura-t-elle préserver son modèle d’action publique culturelle encore très souvent regardé dans le monde comme une singularité, une exception ? Quelles stratégies de soutien aux industries culturelles françaises  dans un contexte de polarisation financière, stratégique et juridique des marchés mondiaux de droits et des techniques ? Face aux effets de la globalisation sur les migration, face à la diversité culturelle qui en découle dans la société et aux réactions qu’elle suscite – de l’ouverture au repli, de l’acculturation à des phénomènes de multi-appartenances, faudra-t-il redéfinir les registres de légitimation de la politique culturelle, ses priorités et ses moyens ?
  • Mondiale, la révolution numérique est pluridimensionnelle : opportunité, vraie ou fausse, d’accès aux contenus culturels, ou risque pour l’économie industrielle de la culture et la propriété intellectuelle, quelles seront les effets de la mutations numérique sur l’économie culturelle, en particulier les emplois, les modes d’organisation, de valorisation, de rémunération, de financement de la création ? Quels nouveaux équilibres à construire dans les régulations ? Comment orienter durablement l’avenir des réseaux, assurer la permanence des modèles économiques culturels ou leur profonde transformation ? Comment assurer le positionnement des industries culturelles françaises face à la montée des acteurs mondiaux, quelles stratégies nationales et/ou européennes développer ?
  • Les impacts des transformations sociales sont majeurs autant qu’incertains : commet notamment prendre en compte dans la politique culturelle la nature générationnelle des évolutions des pratiques et des rapports à la culture ? Comment agir contre la potentielle dissociation entre les pratiques relevant des « conservatoires » de pratiques culturelle et de la création et celles relevant des pratiques sociales, individuelles, communautaires, dont le contenu et le caractère culturels vont en s’amenuisant ?

Quatre scénarii de prospective des politiques culturelles se fondent sur ce diagnostic et sont développés à partir d’une trentaine de facteurs classés selon sept catégories (contexte international, contexte national, jeux d’acteurs publics de la culture, usages et pratiques culturelles, offres culturelles et leurs économies, financement et régulation, valeurs et représentation) :

  • scénario 1  « l’exception continuée » : notre modèle de politique culturelle perdure, en particulier les logiques qui ont donné naissance à une « exception culturelle française ». Les modalités  et les contenus de la politique culturelle française sont appelés à évoluer pour parvenir à maintenir un cadre d’objectifs identiques depuis plusieurs décennies. L’inertie des politiques culturelles ou leur non-renouvellement ne sont pas à l’ordre du jour. Des stratégies de choix délibérés et assumés, parfois des renoncements, voire des sacrifices sont nécessaires.
  • scénario 2  « le marché culturel » : les grandes mutations économiques, géopolitiques et techniques conduisent à marginaliser l’importance de la politique culturelle française et à banaliser les ressorts de la vie culturelle. La place du ministère de la Culture et de la Communication s’affaisse au profit d’un renouvellement mais surtout d’un renforcement des acteurs économiques de la culture.
  • scénario 3  « l’impératif créatif » : l’Union européenne lance un projet renouvelé de croissance durable articulant économie, culture, cohésion sociale et environnement afin de lutter contre une tendance au déclin relatif. La France adhère à la démarche qui voit dans la culture un facteur de créativité au service de la croissance dans une économie dynamique et durable de l’immatériel. Réorganisées, les institutions publiques de la politique culturelle cherchent à s’engager dans cette nouvelle croissance dans une stratégie d’industrialisation de la culture modifiant modes d’intervention et de régulation.
  • scénario 4  « culture d’identités » : alors que quelques valeurs partagées en Europe persistent, l’Etat se concentre sur certains fleurons d’une « culture française » et les collectivités territoriales, dans une logique fédéraliste, œuvrent à une vitalité culturelle « sociale » et communautaire, ancrée dans la vie des populations, selon une stricte segmentation.

Ces scénarii permettent de dégager clairement les défis, les enjeux et les stratégies auxquels les politiques culturelles auront à se confronter :

  • l’empreinte culturelle de la France (le terme est emprunté à la mouvance de l’économie mauve mais n’est pas traité de la même manière),
  • les articulations entre l’offre et la demande,
  • les transformations de l’Etat.

Transversaux aux politiques de la culture et de la communication, ces enjeux doivent notamment être déclinés de manière sectorielle (création, patrimoine, industries culturelles et médias, cinéma, etc.) et obligent à aller plus loin dans le débat et l’enrichissement pour mieux approcher les tendances et les spécificités des secteurs, des expressions, des métiers, des différents acteurs de la culture.

De ces enjeux, c’est un véritable programme de travail pour affiner ces scénarii qui s’engage, à travers un dialogue avec les acteurs culturels et les collectivités (la FNCC a déjà commencé à contribuer le 18 octobre dernier), mais également qui met à leur disposition la grille de lecture que cette étude permet pour penser les orientations futures de leur action.

Enfin, nous y reviendrons en détail, l’exercice prospectif est aussi conçu comme une démarche structurante pour envisager la future feuille de route du ministère de la Culture et de la Communication et ses services déconcentrés, feuille de route pensée au-delà des orientations gouvernementales issues des alternances politiques, quelles qu’elles soient, nous assure-t-on.

Ce programme de travail se décline de la façon suivante :

Empreinte culturelle de la France

  • fonder une géostratégie culturelle
  • reconnaître les actifs immatériels culturels comme un enjeu stratégique à long terme
  • renforcer l’Europe de la culture et des médias comme relais et plate-forme

De nouvelles articulations entre offre et demande

  • proposer des politiques d’offre en phase avec les mutations de la demande
  • assurer la présence d’un espace public numérique culturel
  • mettre en synergie des politiques culturelles et industrielles
  • garantir le financement durable de l’écosystème culturel
  • renouveler l’action culturelle
  • réinventer et relancer les politiques des publics
  • étendre l’éducation artistique et culturelle tout au long de la vie
  • favoriser les nouveaux espaces-temps de rencontres culturelles

Les transformations de l’Etat

  • réguler dans l’environnement numérique
  • inventer la régulation du « travail artistique »
  • imaginer la régulation des nouveaux territoires des patrimoines
  • partager l’animation culturelle des territoires
  • renforcer l’interministérialité sur des axes stratégiques
  • devenir un Etat culturel médiateur et intermédiaire
  • renforcer la fonction d’expertise
  • réinventer l’Etat financeur de la culture
  • penser la complexité, organiser l’expérimentation, susciter l’innovation

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Retour sur le 1er Forum international de l’économie mauve

Le premier forum international pour l’économie mauve qui s’est tenu la semaine dernière à l’espace Pierre Cardin à Paris s’est achevé sur un succès porteur d’espoir. Nous y avons participé non sans une certaine excitation, notamment au regard des intentions affichées par le manifeste fondateur de ce concept dont nous nous étions fait l’écho il y a quelques semaines :

  • articulation vertueuse [entre culture et économie] qui ne se réduise pas à une pure instrumentalisation de la première et à une vaine stigmatisation de la seconde ;
  • reconnaissance et désormais construction d’une perspective où la culture est appréhendée et reconnue comme un écosystème hypersensible à l’action humaine, dont elle enregistre tous les impacts (directs et indirects) ;
  • œuvrer pour le durable contre le court terme, la création de valeur contre le gaspillage des ressources, la synergie contre le chacun-pour-soi, l’éthique contre l’irresponsabilité.

Autre raison de s’enthousiasmer : la qualité des interventions et des débats, dont on peut se réjouir qu’ils aient enfin à nouveau lieu à Paris car, il faut bien le dire, depuis les journées européennes de l’économie et de la culture en 2008 au Musée du Quai Branly, il ne s’est pas passé grand chose pour donner au public les clés de ce qui se joue lentement ici mais sûrement ailleurs dans la reconfiguration des territoires mondialisés de la diversité culturelle pensée comme un mode intégré d’action et de coopération, des industries créatives comme vecteur de rayonnement et de développement, de l’urgence de connecter et croiser plus fortement la culture avec les autres secteurs de l’activité humaine.

C’est en effet d’abord une affaire de contenu, au-delà du besoin de légitimer le concept de l’économie mauve par un corpus de pensée et la signature de grandes cautions publiques nationales et internationales. Il convient en effet de reconnaître que les contenus étaient au rendez-vous et que l’adhésion et l’engagement des intervenants créé un œcuménisme particulièrement fécond et prometteur qui va là aussi bien au-delà du simple syncrétisme de l’ère post-Florida, très à la mode aujourd’hui et que certains s’épuisent avec plus ou moins de bonheur à commenter ou recycler sans rien proposer.

Rien de cela ici, bien au contraire. C’est la reconnaissance de la nécessité de faire muter l’économie en lui donnant une couleur supplémentaire, comme ces dernières années avec l’économie verte, pour engager de nouvelles perspectives non pas de développement débridé, dérégulé ou dérèglementé, bien au contraire, mais d’action soutenable, d’action plus responsable, plus porteuse de sens, plus reconnaissante de notre capacité de créer, d’imaginer, d’innover et surtout de collaborer, de partager et d’habiter le monde.

Cette couleur, le mauve (créativité et imagination dans la symbolique des couleurs), viendrait donc se placer au centre du développement durable pris non plus comme un concept pour dire « la culture est le quatrième pilier du développement durable », une mode ou un cycle de marché mais comme une modalité d’action responsable sur l’ensemble des domaines qui participent et relèvent de notre écosystème. Et cette nouvelle modalité doit avoir ses propres outils et méthodes, une nouvelle ingénierie culturelle en quelque sorte.

A noter parmi les nombreuses interventions qui se sont succédées pendant 2 jours et demi, des témoignages qui se distinguent et montrent le chemin :

  • Cheikha Mai (ministre de la culture et de l’information du Bahrein), a permis de prendre pleinement conscience de ce que Frédéric Martel décrit dans « Mainstream » (la conquête des industries culturelles et notamment des médias en direction de publics qui partagent la même culture que les acteurs occidentaux négligent alors qu’elle constitue un immense marché).
  • Odile Quintin (ancienne directrice générale à la Commission Européenne) a souligné que sans  la prise en compte de la diversité culturelle les entreprises perdent en moyenne 10 points de compétitivité et que le poids gigantesque des industries créatives dans l’économie de l’Europe aujourd’hui doit inciter à aller plus loin dans la maison Europe pour favoriser partout des écosystèmes créatifs, innovants et dynamiques qui stimulent les territoires.
  • Bernard Ramanantsoa (directeur général d’HEC Paris), nous a rappelé que si nous vivons une crise économique, financière et sociale, elle coïncide avec une crise de la pensée, où la méconnaissance d’autrui, de sa culture, de ses traditions et de ses usages est alimentée par l’immédiateté de l’opinion toute faite et le déclin de la culture générale jusque dans l’enseignement supérieur.
  • Hubert Védrine (ancien ministre des affaires étrangères) a donné sa vision de l’urgence d’une Europe fédéraliste qui s’appuie sur la richesse culturelle et identitaire de chacun de ses membres pour exister face aux grandes puissances en devenir qui ont presque toutes un modèle fédéraliste avec plus d’états, plus de langues et des cultures et de croissance sur lesquelles il faudra non seulement compter mais probablement accepter la fin du modèle d’influence américain qu’elles commencent aujourd’hui à contester.
  • Caio de Carvalho (Président de Sao Paulo Turismo, ancien ministre et président de l’institut d’économie créative) a insisté sur le fait que le monde entier raffole de la beauté et de l’art de vivre de l’Europe mais que c’est grâce au numérique et aux industries créatives que le Brésil avance à très grande vitesse pour créer de nouveaux centres d’intérêt et de croissance où la culture et ses impacts directs et indirects sont considérés et évalués comme des points de croissance économique à part entière comme aucun pays d’Europe ne le fait aujourd’hui.
  • René Villemure (président de l’institut d’éthique du Québec) a développé l’idée que l’éthique et l’économie mauve ne seront jamais l’aboutissement logique de bonnes intentions.  Elles seront le résultat de réflexion et de proposition fondées sur le sens et sur des valeurs telles l’impartialité, le respect et la vigilance. Ces trois valeurs représentent un horizon moral souhaitable d’une mondialisation à visage humain.
  • Guillaume Kiossa (ancien conseil spécial de la présidence européenne française et président d’Europanova) a promu la nécessité  d’investir massivement dans des programmes qui visent à accueillir les talents du monde entier en Europe, comme les Etats-Unis l’ont fait chaque année depuis le début des années 1940 notamment pour accueillir les élites européennes qui fuyaient le nazisme, non seulement pour y découvrir la culture et les merveilles de l’Europe mais aussi pour ensuite y vivre et contribuer à renouveler le rayonnement et la dynamique en Europe.
  • Carlo Petrini (président-fondateur du mouvement Slow Food) défend comme toujours l’idée que le système actuel court à sa perte et qu’il faut le rebâtir sur les dynamiques locales authentiquement porteuses de culture, de savoirs et de respect entre les hommes, envers la nature et tout comme certaines villes se mettent à opter pour la philosophie « slow », ce sont les métropoles qui devraient restaurer le goût du mieux vivre au lieu de concentrer depuis toujours les gaspillages les plus criminels qui soient.
  • Daniel Maximin (commissaire de l’année française des Outre-mer) a insisté sur le fait que les peuples d’Outre-mer ont le respect de la terre au plus profond de leurs cultures et que si les territoires d’Outre-mer sont autant des paradis que des enfers qui nous fascinent et nous ont incité à les coloniser, le développement économique par l’exploitation des ressources naturelles et par le tourisme peuvent et doivent changer ici et maintenant radicalement d’optique et mieux s’appuyer sur la sagesse des ultra-marins.

A noter également la courageuse modération de Frédéric Martel qui a « osé » une fois de plus mener la vie dure à nos vieux réflexes franco-français qui nous font souvent dire que nous sommes les champions de la diversité culturelle alors qu’il n’en est rien. Ce qui est désormais une posture ou un discours d’apparence vis-à-vis de l’extérieur, qui rassure et donne bonne conscience teintée d’une certaine nostalgie pour notre impérialisme déchu qui ne dit pas son nom, ne résiste pas un instant à la réalité de la diversité culturelle issue des sociétés multiculturelles comme les Etats-Unis.

Face à l’urgence de refonder la manière dont la culture, les arts, l’innovation et la créativité pour soutenir un monde plus juste, la tâche est immense, vertigineuse et complexe car le temps n’est plus aux incantations. Même si bon nombre de nos élus et de nos gouvernants auront naturellement le réflexe de dire qu’ils font de l’économie mauve depuis des années sans jamais le dire, il faut bien reconnaître la nécessité de réviser le logiciel sociétal dont la gouvernance a été édifiée dans autre âge.

Au fond, ce qui est en cause ce situe à deux niveaux :

  • le modèle d’exploitation de la nature et des êtres humains pour pouvoir les exploiter toujours plus les êtres humains et la nature, la fuite en avant du développement privé de toute forme de responsabilité et de conscience de son impact,
  • les réticences de l’ordre établi face à la mutation des systèmes politiques et géopolitiques qui ont émergé et dont la coopération est aujourd’hui incontournable.

L’économie mauve cherche à mieux interagir avec la culture pour trouver les clés d’une croissance économique et d’un développement social conscient que nous vivons dans un monde limité (au sens où nos ressources ne sont pas illimitées). De là émerge une valeur ajoutée qui s’appuie sur la culture au cœur de la conception des biens matériels et immatériels et des services publics et privés.

A travers la recherche de la diversité et de l’enrichissement culturels, c’est un défi de sobriété qui est clairement proposé par l’économie mauve : replacer l’être humain au centre de notre écosystème grâce à sa dimension créative. La demande de culture toujours plus grande peut être un des supports structurels de cette économie porteuse de croissance qui pourrait faire coïncider la notion de richesse la sobriété d’un monde limité et l’humilité d’un écosystème conscient de son équilibre fragile.

La discussion et le mouvement sont désormais enclenchés avec les acteurs concernés pour trouver des solutions nouvelles.

Rendez-vous donc à Sao Paulo l’année prochaine pour poursuivre dans l’action ce que cette première édition du Forum international de l’économie mauve vient d’initier de la plus prometteuse des manières.

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Rethinking the creative city: the role of complexity, networks and interactions in the urban creative economy / 5

We are honoured and deligheted to publish Dr Roberta Comunian’s* last article engaging with the current research and debate about the creative city and the importance of cultural infrastructure in contemporary cities. It argues that much of the focus has been around the investment of cities in specific regeneration projects or flagship developments rather than addressing the nature of the infrastructures, networks and agents engaging in the city’s cultural development. The complexity theory and its associated principles can provide a new understanding of the connection between the urban space and the systems of local cultural production and consumption. Drawing on interviews with creative practitioners in the North East region of England, the paper argues that the cultural development of a city is a complex adaptive system. This finding has implication both for policy makers and academic research. It emphases the importance of micro-interactions and network between creative practitioners, the publicly supported cultural sector and the cultural infrastructure of the city.

5 The principles of complexity within an urban cultural system[i]

5.1 Urban cultural economy: spaces of transition

In the general literature about the creative city and urban regeneration there is always a strong element of change, a movement from the industrial to the post-industrial, flagship events or buildings designed to enable cities to turn grey pages of the past into bright futures. Nevertheless, very little attention is given to the phase of transition and the passage between the old and the new.  It can be argued that this is because there is in fact no such turning point, and the evolution of events and interaction in the urban cultural landscape evolves slowly, hardly ever experiencing a distinct turning point. In this respect, complexity theory uses very interesting terminology to describe how complex systems experience change. A system changes usually because some of the elements of the system create small changes that push the system “far-from-equilibrium”: “for a system to be innovative, creative, and changeable it must be driven far from equilibrium where it can make use of disorder, irregularity, and difference as essential elements in the process of change (Stacey, 1995, p.490). If we read the complex history of the decline of the industrial economy in our cities and the way in which certain cities have been developing within cultural and creative economies, it can be interpreted as the development of a new order coming from the existing conditions created by the system. Nevertheless, it is often the event, such as the European Capital of Culture or a specific investment, such as a new flagship museum, that is the main catalyst, and therefore the reason for the changes taking place. Many of the explanations and motivations for change are not sought for in the contexts of the way local actors experience transition or change, but instead change is somehow considered to be already there. Another interesting idiom found in complexity literature is the idea of “space of possibilities”. Again, none of the literature which looks at ‘creative cities’ and ‘urban regeneration’ consider the real spectrum of possibilities within an evolving urban context, and the majority of case studies presented in the literature are positive examples and good practice, which hardly take into consideration possibilities for a different development and the role of failure.

We are still in the post 2008 cultural capital bid, so it is a bit of time for reconsideration, reflection at the moment and I do not know how it will plan out, but I think it was good that we did not get 2008 in order to see what is the most sustainable, longer term cultural infrastructure and expectation for the region; we got a problematic balance in terms of the fact  that Culture 10 programme is much about big events and tourism development but what risks getting lost is some really good quality art programming and cutting edge in terms of the content. (Manager, Voluntary Sector Visual Art Organisation, Newcastle Upon Tyne)

 The exploration of the space of possibilities can be read at different levels. At the city level, it can be argued that different cities have seen in the support and development of culture economies and infrastructure the exploration of new possibilities and solutions for their competitiveness and development. This is true if we compare different urban strategies and strategic plans. It seems also quite important to understand to what extent the post-industrial decline, the crisis derived from it and its social implications have opened different spaces – from physical empty buildings to space for new organisations, such as regional development agencies or local trusts, to grow – for cities to think about their future.  This is explained by a local policy maker in the context of Newcastle-Gateshead referring to the political will of the council to bring about change in the city

the drive was very much from the public sector, particularly Gateshead Council, them to have the ambition and guts to say this is a region which has suffered for hundreds of years of decline, declining industry, mining, shipbuilding, high unemployment, not a lot going for itself, they have looked at alternative ways to reinvigorate the city (Public Sector Officer, Newcastle Upon Tyne)

But at the same time as we can consider the exploration of new possibilities at the city level, it seems to work at the individual level as well, where gaps and constraints result in different choices and innovative thinking

 I decided I did want to carry on being an artist […] I just realised that there was a very big gap in Newcastle for an artist run gallery, a project that came from an artist project so that became my focus […] it was quite strategic in terms of my own career as an artist because I felt quite invisible in the North East as an artist (Visual artists, Newcastle Upon Tyne)

Allen (1997) talks about “a collective, spatial response to changing conditions” (p.6). In this respect it is easy to recall that the growing importance of culture and cultural economies has been a social and spatial response to the decline of the traditional industry. Even spatially in the city context the old industrial warehouses have been the first spaces to be taken over by artists and new creative practitioners in order to develop their practice (Zukin, 1985). This has occurred in Newcastle-Gateshead in the areas of Grainger Town where derelict buildings have been converted into office space for media industries and in the Ouseburn Valley area where artists have clustered around an old warehouse building, 36 Lime Street. As a photographer suggests in the context of Newcastle-Gateshead

I think people underestimate the North East culture, I think it is very deep-rooted in various areas like the industry that used to be here in the area, things like shipyard and mining and I think the lack of that now has left a bit of a void and some of the art works have helped to fill in that gap (Photographer, Northumberland)

5.2 Non-linearity, feedback and adaptation and co-evolution

Although in the literature there is a strong pressure towards homologation and to see the cultural development of a city as a positive event in which there is wide consensus, in fact complex systems do not interact on the basis of consensus and cause-effect developments, but of non-linearity, which is often what can be seen in the cultural development of cities. The fact that interactions are not regulated from above but are depending of internal and external feed-back of the system, and its connectivity and adaptive capacity, implies that making predictive assumptions about outcomes and trends, can no longer be given for granted (Holland, 1995). It also means that “behaviour patterns can emerge without being intended and in fact often emerge contrary to intention, producing unexpected and counter intuitive outcomes” (Stacey, 1995, p. 480).

 There is often an assumption that public policy and investment act in a direct causal way, and have a straightforward effect on the matter addressed. On the contrary, listening to cultural agents, creative industries and agencies of the city there is great room for non-linear interaction, also influenced by processes of adaptation and feedback between agents. Even large investments such as the establishment of a new contemporary art gallery which could be addressed as an injection having direct impact on local cultural economies sometimes do not provide a direct connection with local artists or development of creative industries.

I think Baltic is kind of this great resource that we’ve got, but it’s not, it’s kind of not functioning regionally; artists aren’t trying a connection with Baltic, and Baltic’s not really helping artists in the region. (Director, commercial art gallery).

In the development of the Baltic, the contemporary art gallery in Gateshead, a specific focus has been on recognising the importance of building audiences and involving the local community in contemporary art. Nevertheless, as complexity theory suggests, microscopic interactions can result in new and different possible structure at the level of the whole. So if we look at the outreach and participation programme of a museum or a gallery, we could certainly argue that it could have a role in building an audience for arts events and for the art market – ultimately having an impact also on local artists. A possible non-linear effect of the system convergence towards arts and culture in the North East region through public investment and development of private commercial galleries can be seen in the impact of the Own Art scheme. The North East region of England accounted for 23%[ii] of the national sales of contemporary art supported by this scheme. One explanation for this concentration of sales is the stimulation of an art-buying market through the awareness of art created by the investment in this region. The growth in art sales can also function as positive feedback to the system as a whole. However, it is impossible to attribute this effect to one single element or incident, but it needs to be linked to a combination of many elements and their interaction: “nonlinear feedback system operates at the edge of instability, therefore, agents in that system cannot intend the long-term outcomes of their actions. Instead, those long-term outcomes emerge from the detailed interactions between the agents” (Stacey, 1995, p. 483).

The same non-linear effects can be seen in the growth of the creative industries sector in the region. Although it could be interpreted as an effect of the region’s investment in culture, it needs to be further conceptualised not in the attraction of talents and international companies[iii], but in the regional supportive environment and its grassroots cultural development. The non-linearity of the regeneration process has been described elsewhere: “these developments were underpinned not by economic imperatives, but by a will and determination on the part of local arts activists and politicians to provide the area with the cultural facilities that it deserved. It may well be the case that the cultural imperative is the crucial ingredient here” (Bailey et al., 2004, p. 61). The possibility to support and implement creative economies without a direct investment, but with indirect support from audiences and the market, through advocacy and participation is further presented by a designer:

from the public sector perspective I think that’s were they should be putting the main effort in educating people, helping people understand, highlighting, showcasing and that would do more for the design business than any grant that they give out, grants just increase the number of businesses while this would increase the number of contracts available and the industry would expand consequently (Designer, Newcastle Upon Tyne)

Part of the public strategy behind the development of the cultural infrastructure of Newcastle-Gateshead has been in the long-term embedded approach to culture and in the focus on participation and access. This kind of policy seems to respond to a need for the agents of the system to co-evolve, to change within a changing environment, and to reciprocally influence each other. The evolution of one domain or entity is partially dependent on the evolution of other related domains or entities (Kauffman 1993). It is not just simple adaptation; it is an evolution which changes the agents and changes the environment. This is suggested by the following description of the change which occurred in the cultural landscape of Newcastle-Gateshead “these developments succeeded precisely because the local people took ownership of them, not as exclusive symbols of wealth but as sources of local pride that regenerated a local source of identity as much as they did the local economy” (Bailey et al., 2004, p.61). The co-evolution is also suggested by the long-term implementation of the cultural investments which started in the early 90s to culminate in 2004 with the opening of The Sage Gateshead but which have been also implemented through Culture10, a 10-year support programme of festivals and events running until 2010.

you see places like The Sage Gateshead, people are making hard business decisions, obviously thinking that it is worth investing in it and they would not be doing it if there was not a market, it is fantastic for the city and the knock-on effect is that you get smaller people following, it is a sort of piggyback effect and hopefully it is gathering momentum (Director, Commercial art gallery).


[i] The use of complexity theory and its principles in the present article does not aim to provide a simplified overview on the long evolving literature on the subject, which the author herself is still investigating and exploring. Nevertheless, referring to this framework of analysis aims to introduce a new critical approach to the study of creative economies, which is better informed of the wider debate on the complexity of urban and economic interactions and avoid the temptation to established simple causal links between a city economic development and its cultural infrastructure.

[ii] Own Art is a loan scheme developed in UK by the Arts Council. It allows a 0% loan for buyers of contemporary art in different commercial galleries associated to the scheme. Almost a quarter of all loans (23%) were made by galleries in the North East region, with the highest percent of sell achieved in any other region.

[iii] This approach which is typical of large American cities studied by Florida is probably not part of a European perspective of the creative economy if we exclude few European capital cities (see Gibbon, 2005 and Nathan, 2005).

_____

*Dr. Roberta Comunian is Creative Industries Research Associate at the School of Arts, University of Kent. Prior to this, she was lecturer in Human Geography at the University of Southampton. She holds a European Doctorate title in Network Economy and Knowledge Management. She is interested in: relationship between public and private investments in the arts, art and cultural regeneration projects, cultural and creative industries, creativity and competitiveness. She has been visiting researcher at University of Newcastle investigating the relationship between creative industries, cultural policy and public supported art institutions. She has previously undertaken research on knowledge transfer and creative industries within an AHRC Impact Fellowship award at the University of Leeds.

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Previous chapters :

Rethinking the creative city: the role of complexity, networks and interactions in the urban creative economy / 1

Rethinking the creative city: the role of complexity, networks and interactions in the urban creative economy / 2

Rethinking the creative city: the role of complexity, networks and interactions in the urban creative economy / 3

Rethinking the creative city: the role of complexity, networks and interactions in the urban creative economy / 4

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Le futur des musées repose toujours plus sur leur capacité « en ligne »

Le British Museum de Londres. Photographie : Graeme Robertson

Au début du mois de juillet de l’année dernière s’était tenue une rencontre à Londres où Neil MacGregor, directeur du British Museum, et Sir Nicholas Serota, directeur de la Tate, avaient débattu parfois de manière tout à fait croustillante à la très prestigieuse London School of Economics and Political Science de la question du musée au XXIème siècle lors d’un événement co-organisé avec Thames & Hudson pour les 60 ans de la prestigieuse école londonienne.

Un podcast a été mis en ligne permettant ainsi d’écouter l’intégralité des échanges et, pour celles et ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’y participer, Conxa Rodà, (chef de projet au Musée Picasso de Barcelone) nous mentionnait les 5 principaux enseignements à retenir, extraits parmi les publications du Guardian et de Social media and Communication, et que nous résumons ainsi :

  • La relation entre les médias et les musées s’est transformée : on voit de plus en plus les musées figurer dans les rubriques « News » et plus seulement dans les rubriques « Arts », c’est un nouvel espace de conquête et de développement pour l’avenir.
  • Le futur des musées reposera toujours plus sur l’Internet : la relation entre les institutions et leurs publics sera transformée plus encore avec Internet et les musées dans leur organisation deviendront plus proches d’organisations multimédia.
  • Les musées auront une audience mondiale et seront les lieux où les personnes du monde entier pourront échanger. Les institutions qui prendront cette problématique à bras le corps, le plus tôt et le plus loin possible, seront celles qui dans l’avenir feront autorité.
  • L’avenir verra les musées devenir des éditeurs et des diffuseurs de programmes en soi et nous verrons leurs équipes travailler de plus en plus en ligne pour plus d’efficacité  en utilisant et déployant plus de ressources mises en ligne.
  • Le défi qui devient de plus en plus important repose donc sur la capacité des équipes de travailler autant en ligne que dans les salles car un des enjeux est bel et bien la possibilité d’une meilleure et plus importante communication entre les conservateurs et les visiteurs.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Nous vous proposons de rassembler vos contributions et de faire le point ces mutations importantes dans le monde des musées. Parfois souhaitées ou parfois subies ces mutations bousculent les habitudes et réinterrogent les métiers, mais jusqu’à quel point ? A vos claviers !

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L’économie mauve, une nouvelle alliance entre culture et économie

Dans notre souci d’apporter des contributions et des regards nouveaux sur l’avenir de la culture et les politiques culturelles dans notre société, et dans le cas où vous auriez manqué sa diffusion sur lemonde.fr il y a quelques semaines, nous souhaitons (re)porter à votre attention le manifeste pour l’économie mauve. Ce texte propose une approche qui milite clairement pour faire de la culture le quatrième pilier du développement durable. Mais contrairement à de nombreux textes issus du secteur culturel, cette initiative propose un angle de vue totalement neuf à travers la notion d’empreinte culturelle. A méditer et sans aucun doute à débattre !

En ce début de XXIe siècle, le monde bouge, plus vite et plus fort que prévu, l’histoire se remet en marche. Les vieilles structures craquent, les équilibres anciens se rompent sous l’effet conjugué des mutations géopolitiques, démographiques, technologiques et des aspirations toujours renaissantes des peuples à la liberté et au bien-être. La richesse moyenne des nations progresse, même si persistent d’immenses poches de misère. L’éducation et la connaissance se diffusent, même si subsistent trop de zones déshéritées. On ne peut pas penser ce monde-là, qui émerge sous nos yeux, avec les seuls concepts d’hier. On ne peut pas y agir efficacement avec les seules méthodes de nos pères.

C’est à la lumière de ces bouleversements que la relation culture/économie doit être revisitée. La culture a cessé d’être un luxe de riches ou un divertissement d’oisifs. Elle irrigue tous les processus de production modernes. Elle comble le besoin de sens qui habite la communauté humaine. La culture telle que nous l’entendons, c’est à la fois un levier pour l’action et un écosystème vital. Elle constitue un outil sans pareil de déchiffrage d’un monde complexe et d’adaptation à un environnement volatil. Pas de vraie créativité, qu’elle soit artistique, économique voire politique, sans un vrai substrat culturel.

Elle est aussi un écosystème hypersensible à l’action humaine, dont elle enregistre tous les impacts. À l’ère technologique, cette activité foisonnante peut affecter les équilibres délicats qui font la richesse culturelle : unité et diversité, matériel et immatériel, patrimoine et création, avant-gardes et grand public.

Il est temps d’inventer, entre ces deux activités fondamentales que sont la culture et l’économie, une articulation vertueuse qui ne se réduise pas à une pure instrumentalisation de la première et à une vaine stigmatisation de la seconde.

Il est temps de proposer un discours de la méthode grâce auquel toutes les potentialités agissantes de la culture seront valorisées et toutes les valeurs humaines de l’économie seront privilégiées.

Il est temps de jouer le durable contre le court terme, la création de valeur contre le gaspillage des ressources, la synergie contre le chacun-pour-soi, l’éthique contre l’irresponsabilité.

C’est ce territoire en friche, celui d’une mondialisation à visage humain et enracinée, que se propose d’explorer l’économie mauve.

Mauve, couleur de la créativité et de l’imaginaire, dont les nuances signent le reflet d’une adaptation aux spécificités de chacun, pour autant qu’elles respectent les libertés fondamentales.

De chaque opération de l’homme découle une empreinte culturelle, c’est-à-dire un impact qui façonne l’environnement culturel.

L’économie mauve représente la part des activités humaines qui concourent à améliorer cette empreinte, afin de favoriser en toute chose la richesse et la diversité culturelles. Cette économie est transversale et, relevant surtout de l’immatériel, s’avère peu consommatrice de ressources naturelles.

Elle porte les germes d’une nouvelle croissance, liée à une meilleure adaptation des entreprises au marché et à une plus grande efficacité dans leur fonctionnement, par la compréhension des ressorts des gens pour lesquels et avec lesquels on travaille.

Parce que nous avons tous intérêt à valoriser ce potentiel économique, il convient d’organiser dès maintenant la révolution mauve.

Signataires

  • Jean-Jacques Aillagon, président de l’établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles
  • Bruno Bourg-Broc, président de la Fédération des maires de villes moyennes
  • Bernard Cerquiglini, recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie
  • Gilles Ciment, directeur général de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image
  • José Luís Dicenta, secrétaire général de l’Union Latine
  • Renaud Donnedieu de Vabres, ancien ministre
  • Mercedes Erra, présidente d’Euro RSCG Monde et directrice générale d’Havas
  • Pierre-Antoine Gailly, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris
  • Joëlle Garriaud-Maylam, sénateur membre de la Commission française pour l’UNESCO
  • Jérôme Gouadain, secrétaire général et fondateur de diversum
  • Claudie Haigneré, présidente d’Universcience (Cité des sciences et de l’industrie et Palais de la Découverte)
  • Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes
  • Jean Musitelli, ancien ambassadeur de France auprès de l’UNESCO
  • Alain Dominique Perrin, président de la Fondation Cartier pour l’art contemporain
  • Jean-Jack Queyranne, président de la région Rhône-Alpes
  • Odile Quintin, ancien directeur général à la Commission européenne
  • Bernard Ramanantsoa, directeur général d’HEC Paris
  • Jean-François Rial, président-directeur général de Voyageurs du monde
  • Pierre Simon, président de Paris-Île-de-France Capitale Économique

Pour plus d’informations, cliquez ici.

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La restauration dans les sites culturels et de loisirs

De nombreux lieux de visite (musées, monuments, parcs de loisirs…) exploitent un espace de restauration, dont les objectifs peuvent être multiples : répondre aux besoins des visiteurs ; prolonger la visite par une expérience culinaire originale ; constituer une source de revenus complémentaires ; être un lieu d’échanges et de convivialité ; accroître la notoriété du site… 
Mais l’activité de restauration est exigeante, elle doit répondre à toutes les contraintes de la profession. L’implantation d’un espace de restauration dans un lieu de visite ne peut pas faire l’impasse sur la compréhension du secteur et sur l’évolution des comportements de consommation dans un contexte de diversification et de multiplication des offres. Certains gestionnaires de site culturels et de loisirs choisissent de gérer l’activité de restauration en régie, d’autres optent pour une gestion confiée à un exploitant dont c’est le métier. 
Au travers de la présentation de nombreux cas concrets, ce document a pour ambition de donner des clefs de compréhension du secteur. Il propose une démarche pour conduire un projet d’implantation ou de restructuration d’un lieu de restauration dans un site culturel ou de loisirs : ratios et tendances, impératifs techniques, repères marketing, aspects juridiques.

Au sommaire

1. Les enjeux de la restauration hors-domicile

  • Éléments de cadrage
  • Tendances clés
  • Les différentes formules de restauration commerciale
  • Spécificité de la restauration dans l’univers des sites de visites culturelles et de loisirs

2. Étapes d’un projet de création ou de restructuration d’un espace de restauration

  • Le gestionnaire du site : une implication nécessaire
  • Une approche en trois étapes
  • L’état des lieux du site et de son environnement
  • La définition de la thématique restauration
  • La valorisation et le renouvellement de l’offre de restauration

3. Focus thématiques

  • Fiches pratiques
  • Les publics
  • Positionnement, outils de communication
  • Aspects juridique et financier
  • Éléments de cadrage sur l’activité de restauration.

 

Une activité au service du site touristique

Collection Ingénierie et développement touristique n°39

Editions Atout France

Mai 2011 – 144 pages

45.00 euros (format papier)

ISBN : 978-2-915215-83-0

Commander En savoir plus

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Le rôle social du musée, agir ensemble et créer des solidarités

Publié par l’Ocim, en partenariat avec la Fédération des écomusées et des musées de société, cet ouvrage explore deux champs de réflexion : la question de l’exclusion sociale comme objet d’étude et de collecte dans le champ patrimonial et l’exclusion de fait, de certains publics, dans les musées.

Sommaire

Avant-propos (Julie Guiyot-Corteville et Louis-Jean Gachet)

1. Musée, société, exclusion : approches culturelle et socio-économique

  • Le rôle social du musée (Élisabeth Caillet)
  • Le musée des trous de mémoire : collecte autour de l’exclusion (Julie Guiyot-Corteville)
  • Aux marches du musée (Philippe Mairot)
  • Exclusion et lien social (Gilles Ferréol)
  • Nouvelle approche de la richesse des exclus (Jean Gadrey)

2. Décloisonner le musée : mise en lumière d’actions de médiation adaptée

  • L’action culturelle en direction des publics dits du champ social : objectifs et enjeux (Michèle Protoyerides)
  • L’exclusion économique : l’exemple de l’écomusée de l’Avesnois (Anne-Marie Stiévenart)
  • Les actions hors les murs menées autour de l’exposition Le Roi Arthur, une légende en devenir aux Champs Libres à Rennes (Yves-Marie Guivarch)
  • L’accompagnement culturel des personnes en parcours d’insertion : créer des liens structurels et adopter de nouvelles postures (Éric Ferron)
  • L’exclusion des thématiques muséales : l’exemple de l’écomusée du Val-de-Bièvre (Alexandre Delarge)

3. Développer des partenariats : regards croisés de professionnels de la culture et du champ social

  • Vers un apprivoisement mutuel (Cécilia de Varine)
  • Franchir les portes des musées, c’est partager notre patrimoine commun et s’y inscrire en tant qu’individus et citoyens à part entière (Dominique Longueville)
  • Le décloisonnement social : des actions culturelles et artistiques à l’hôpital psychiatrique (Madeleine Abassade)

Collectif (sous la direction de Angèle Fourès, Delphine Grisot, Serge Lochot)

Collection Les Dossiers de l’Ocim

Editions OCIM (Office de Coopération et d’Informations Muséographiques)

Mars 2011 – 190 pages

15.00 euros (format papier)

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Du nouveau sur les Services d’Intérêt Général

Le 23 mars, Joaquin Almunia, commissaire européen à la concurrence a présenté l’état des réflexions de la Commission pour améliorer le Paquet Monti-Kroes, appelé aussi Paquet post-Altmark, qui fixe les règles de compensation financière des services d’intérêt économique général. En proposant de clarifier les notions de services marchands et non marchands, de simplifier l’application des règles pour les services publics ayant peu ou pas d’impact sur les échanges intra-communautaires et d’adopter une approche plus diversifiée en fonction des types de services, la Commission abonde dans le sens des propositions avancées par les élus locaux et régionaux.

Dans leur contribution à l’Acte pour le Marché unique, les députés européens ont approuvé, le 6 avril à Strasbourg, à une écrasante majorité, trois résolutions parlementaires couvrant les différents aspects de la communication de la Commission : rapport Kalniete (PPE /Let) sur la gouvernance et le partenariat, rapport Busoi (ALDE /Ro) sur les entreprises et la croissance ; rapport Correia de Campos (Se&D/Pt) sur les citoyens. C’est dans cette dernière résolution que, pour la première fois, le Parlement européen invite la Commission à utiliser les dispositions législatives prévues dans le Traité de Lisbonne pour prendre les initiatives législatives propres à garantir les SIEG (services d’intérêt économique général), y compris les SSIG (services sociaux d’intérêt général).

Ce vote conforte la position des associations membres de la MEPLF dont la défense de la pérennité et la qualité des services publics locaux constitue une de leurs premières priorités.

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Le paquet Monti-Kroes est l’ensemble de règles européennes qui encadre les compensations accordées par les pouvoirs publics aux prestataires qui exécutent des missions de service public.

Source : Maison Européenne des Pouvoir Locaux Français.

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Consultation Culture & Médias 2030

Culture & Médias 2030, prospective de politiques culturelles est un Rapport public. L’ouvrage sous forme papier peut être acheté sur le site de la Documentation Française.

Culture & Médias 2030, prospective de politiques culturelles forme un ensemble d’outils d’analyse (fiches des facteurs, diagnostic, scénarios, défis, enjeux) mis à disposition des acteurs et du public pour une mise en réflexion collective enrichie par une consultation publique du 8 avril au 8 juillet 2011.

Cet ensemble d’outils appelle une consultation ouverte aux acteurs culturels au sens le plus large : institutions publiques, collectivité, syndicats, organisations professionnelles, acteurs culturels, citoyens, etc. La consultation n’a pas pour objet de recueillir les préférences pour tel ou tel scénario, mais pour objectifs :

  • d’enrichir et de préciser les analyses relatives au diagnostic, aux facteurs ;
  • de mettre en discussion l’identification des défis et des enjeux ;
  • de préciser et compléter les enjeux notamment pour tenir compte des différences propres à chaque domaine culturel ou thème retenu ;
  • de proposer d’autres défis et enjeux, notamment à travers des exemples de bonnes pratiques ;
  • de rendre publiques la diversité des intérêts, points de vue, orientations, perceptions du devenir culturel et politiques culturelles à venir.

Les contributions sous forme de textes peuvent être transmises par voie électronique à l’adresse suivante : Ministère de la Culture et de la Communication
 Secrétariat général
 Département des Etudes, de la prospective et des statistiques (DEPS)
 Consultation à Culture&Médias 2030
, 182 rue Saint Honoré / 75001 Paris Cedex 01.

Elles peuvent également être transmises à l’adresse suivante : 
 culture&medias2030@culture.gouv.fr

Source : DEPS.

 

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Les musées français ont besoin de mécènes

Selon un rapport de la Cour des comptes publié mercredi, les musées publics français ont reçu au cours des dix dernières années 60 pour cent de fonds en plus. L’institution déplore toutefois une utilisation inefficace de ces moyens. En considérant le flot des visiteurs, le journal économique les Échos rejette cette critique et demande que les mécènes soutiennent davantage les musées: “Entretenir cette muséomanie nationale, qui est une richesse économique autant que culturelle, implique de donner plus de moyens privés à nos musées publics. Attendre d’eux des gains de productivité, comme le fait la Cour des comptes, est sans doute nécessaire mais insuffisant face à l’explosion continue de la fréquentation. Quant au mécénat, dont l’essor est jugé incontrôlé, il permet, en échange de concessions vénielles, de restaurer notre patrimoine, de l’enrichir d’acquisitions et, au final, de servir l’intérêt du public. La Cour des comptes a une vision trop conservatrice du musée.

Source : BpB

 

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Là où les autres passent, je m’arrête

Il faut faire du sentiment de soi la source de son style.

Même si plusieurs abusent du terme « éthique » et si, en conséquence, celui-ci est de plus en plus « connu », posons la question : Malgré sa notoriété, sait-on réellement ce qu’est l’éthique ou ne sommes-nous qu’en mesure d’en déplorer le manque ?

L’éthique, et c’est curieux, est l’un de ces sujets que tous semblent vouloir s’approprier sans pour autant en connaître le sens, en comprendre les exigences ou la portée. Écoutons les conversations et nous pourrons entendre parler de l’éthique du golf et même de l’éthique de celui qui travaille fort dans les coins. Tout dire sans rien dire…

Ainsi, et c’est incontestable, le sujet de l’éthique est connu mais, s’y arrête-t-on vraiment? Je ne crois pas.

L’éthique n’a pas la vie facile, elle est souvent masquée par tout ce qui se prend pour elle…

Ainsi, dans son sens le plus fréquemment rencontré, on utilise l’éthique pour justifier des normes, on parle alors de « codes d’éthique », c’est-à-dire d’impératifs à suivre absolument sous peine de sanctions. Cette conception, fort populaire, est cependant réductrice. Elle réduit le « Bien Faire » à l’obéissance…

Ces codes maladroitement appelés « codes d’éthique » relèvent, au sens strict, de la déontologie, c’est-à-dire d’un « discours sur le devoir ». La déontologie est une pratique normative qui se penche sur son passé, que l’on croit immuable, et qui, souvent, n’aime point son présent. C’est la raison pour laquelle elle propose d’ajuster le comportement présent au passé jugé « idéal ».

En situation de décision, le déontologue tente patiemment de rapprocher rigoureusement la situation en présence du texte original afin de restituer à la situation actuelle la perfection du texte original sans nécessairement tenir compte du contexte ou de l’irrégularité de la situation. La déontologie est une pratique patiente et mesurée de comparaison avec un texte figé.

Enfin la déontologie, pour qui n’existent que les cas les plus fréquemment rencontrés, relève de la logique du « surveiller et punir », elle inspire par la crainte, elle définit ce qui est « mal », ce qui est interdit, elle recherche la faute par rapport à un texte fondateur jugé parfait.

L’éthique, de son côté, est une pratique évaluative fondée sur des valeurs en vue de l’atteinte d’une finalité jugée « bonne »; elle est plus soucieuse du « bien dans les circonstances » que de la conformité à une règle figée. L’éthique se soucie de la décision à prendre avec justesse, dans un contexte irrégulier, malgré l’incertitude et tout en considérant que le juste, en soi, est une cible fuyante. « Que nous incombe-t-il donc de faire dans les circonstances » demande l’éthique.

L’éthique doit être comprise comme étant un exercice réflexif qui résulte d’une certaine prise de conscience collective, d’un désir de faire autrement, d’un ambition de faire « mieux » au niveau moral.

L’éthique peut-être comparée à une œuvre d’art qui appartient à une époque ou à un peuple; une décision éthique appartient à un contexte, à un moment spécifique dans l’espace et dans le temps. Et tout comme dans le domaine de l’art où les « connaisseurs », nombreux, évaluent la technique, l’éthique a ses faux experts, tout aussi nombreux, qui rédigent des codes standardisés tout en n’ayant peu de souci pour l’éthique en soi, pour le sentiment artistique de l’éthique.

* * *

L’éthique est affaire de culture, tant celle d’une organisation, d’une société ou celle d’un peuple. Elle doit s’appuyer sur des valeurs communes qui devront être claires et praticables; ces valeurs devront éclairer et éviter de recouvrir ce qui ce qui doit être fait par ce qui peut être dit.

L’éthique est affaire de culture et il faut rappeler qu’une culture ne se change pas, elle migre. Lentement.

La migration culturelle, la migration éthique, est la prise en compte d’un désir de transformation qui permettra de faire le lien entre « pas d’éthique », l’éthique déontologique et l’éthique en soi.

Il faut influencer la culture vers une culture « éthique plus » parce qu’actuellement la culture de plusieurs organisation, sociétés ou peuples ne se démarque pas, ainsi, on ne la remarque pas… on n’en remarque que les manquements. Ce qui est déplorable.

Et ce sont ces mêmes manquements qui font que l’on ne parle d’éthique qu’en termes de conflits, de fraude ou d’abus. Pas très inspirant, il faut l’avouer…

N’auriez-vous pas le goût que l’on fasse référence à l’éthique dans un contexte qui lui est propre plutôt qu’à titre de béquille destinée à surveiller et à punir? Bien Agir me semble plus inspirant que « ne pas mal faire ».

Cessons d’écouter les faiseurs de règles, les faiseurs d’images et les faiseurs tout court et réfléchissons sincèrement à l’éthique et aux valeurs; cessons de fonctionner par l’absurde en appelant « éthique » ce qui ne l’est pas. Faisons un effort afin de mieux connaître ce qu’est l’éthique, l’appréciation éthique, le développement durable éthique, la RSE éthique, les choix éthiques….

Au pouvoir du monde, je n’ai rien à opposer que moi-même.

 

Retrouvez sur Cultural Engineering Group les billets réflexifs de René Villemure, éthicien, conférencier, président fondateur de l’Institut québécois
d’éthique appliquée notamment aux domaines de l’innovation, de la culture et de la communication.

Billets réflexifs précédents publiés sur CEG :

Toutes les publications, les actualités et  les activités de René Villemure en cliquant ici.


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Art and Sustainability: Connecting Patterns for a Culture of Complexity

We are delighted to announce the publication of our member Sacha Kagan’s* new book « Art and Sustainability: Connecting Patterns for a Culture of Complexity ». This publication is the outcome of his PhD Thesis at Leuphana University. The book proposes an understanding of “culture(s) of sustainability”, “aesthetics of sustainability” and “art and sustainability”,  based on an in-depth theoretical elaboration and a critical discussion of several artists.

What is the cultural dimension of sustainability? This book offers a thought-provoking answer, with a theoretical synthesis on »cultures of sustainability«. Describing how modernity degenerated into a culture of unsustainability, to which the arts are contributing, Sacha Kagan engages us in a fundamental rethinking of our ways of knowing and seeing the world. We must learn not to be afraid of complexity, and to re-awaken a sensibility to patterns that connect. With an overview of ecological art over the past 40 years, and a discussion of art and social change, the book assesses the potential role of art in a much needed transformation process.

A4 flyer with the table of contents: PDF file

Links: Book page on the publisher’s website / Pre-Order page on the publisher’s website (besides, I noticed that pre-order seems to be also possible on amazon.de and amazon.co.uk)

Art and Sustainability: Connecting Patterns for a Culture of Complexity. Will be available in July 2011, ca. 476 p., ca. 39,80 € –ISBN 978-3-8376-1803-7

*Sacha Kagan is :

Sacha also published here :

 

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Relationship between Museums and Municipalities: White Paper released!

Which benefits derive from the relationship between museums and municipalities?  How can the existing partnerships be enhanced? Do museums and local municipalities face the same challenges?   Which mechanisms are required to make these relations more efficient?

These are some of the questions which the White Paper on the “Relationship between Museums and Municipalities in Europe” sought to address. Prepared and written by Anne Krebs (Musée du Louvre) and Xavier Greffe (Université Paris I Sorbonne), this White Paper is the main outcome of the activities organized by the “Museums and Municipalities”, a European Policy Analysis Group initiated by ENCATC members in April 2010 and supported by the European Commission under the Culture Programme.  The document underscores the synergies and differences relating to the analysis of the museums’ missions and to the shared expectations of museums and municipalities.

The relationship between museums and municipalities has greatly evolved due to numerous factors: Municipalities have gradually acquired numerous collections which they entrust to museums; Local authorities are taking on greater responsibilities as a result of decentralization; The financial crisis has caused the State to reduce contributions to museums, and both museums and municipalities have started to look at each other as potential partners in a quest to achieve sustainable development. Whether museums are public or private, for‐profit or non‐profit, they are weaving closer and closer ties with corresponding municipalities and are becoming more aware of their role in contributing to social and economic development.  In light of such transformations, this European Policy Analysis Group focused its activities in 2010 on the analysis of the relations between museums and municipalities in Europe.

Input into this document was provided through an important questionnaire widely disseminated thanks to ENCATC, Eurocities, the Assembly of European Regions, AER, the Network of European Museums Organisations, NEMO, and the Direction Générale des Patrimoines (French Ministry of Culture and Communication) to museum managers, curators, local authorities, researchers and experts throughout Europe, in which over 200 museums and 50 municipalities took part (http://encatc.org/questionnaires/?l=en).  An international conference organized by ENCATC in Brussels on December 10th 2010 which brought together over 100 participants also provided the opportunity to review and debate the contributions received and to consolidate the audience’s concrete proposals and best practices into the drafting of the White Paper (www.encatc.org/pages/index.php?id=189). Included in the electronic appendices to the White Paper  (available in both English and French) are 14 case studies of the relationship between museums and municipalities in countries and cities across Europe and beyond: Germany, Lyon, Portugal, Venice, Italy, Bilbao, Split, Japan, Paris, Dunkerque, Sweden, United Kingdom, Rouen and Antwerp.

Initiated by ENCATC Members, the European Policy Analysis Group was made up of a core group composed of the Louvre Museum, the Manchester Museum (The University of Manchester), the municipality of Split and ENCATC and coordinated by the University Paris I Sorbonne.  The group aims to continue to stimulate discussions, conduct research and build partnerships between European Heritage, museums and galleries, municipalities and regions through ENCATC’s Thematic Area “Museums in Europe”.

 

More information

  • The electronic version of the White Paper is available on the ENCATC site: www.encatc.org.
  • For additional information and to contribute to the debate about Museums and Municipalities in Europe, please consult the blog of ENCATC’s Museums in Europe Thematic Area: www.encatc.org/museums-in-europe/?page_id=2

Source : ENCATC

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Publication du Livre blanc sur les relations entre les musées et les municipalités

Quels avantages peut-on retirer de la relation entre les musées et les municipalités ? Comment les partenariats existants peuvent-ils être améliorés ? Les musées et les municipalités locales font-ils face à des défis similaires ? Quels sont les mécanismes nécessaires pour rendre ces relations plus efficaces ?

Voici quelques-unes des questions auxquelles le Livre blanc sur « Les relations entre les musées et les municipalités en Europe » essaye de répondre. Préparé et rédigé par Anne Krebs (musée du Louvre) et Xavier Greffe (Université Paris I Sorbonne), ce Livre blanc est le principal résultat des activités organisées par « Museums et Municipalities », un groupement européen d’analyse politique né de l’initiative des membres de l’ENCATC en avril 2010 et soutenu par la Commission européenne dans le cadre du programme Culture. Le document met en évidence les synergies et les différences relatives à l’analyse de la mission des musées et aux attentes mutuelles des musées et des municipalités.

La relation entre musées et municipalités a considérablement évolué en raison de nombreux facteurs : les municipalités ont progressivement acquis maintes collections qu’elles ont confiées aux musées ; à la suite de la décentralisation, on a conféré des responsabilités accrues aux autorités locales ; la crise financière a obligé les États à réduire leurs engagements auprès des musées ; enfin musées et municipalités ont été conduits à se considérer mutuellement comme partenaires potentiels dans leur quête pour atteindre un développement soutenable. Que les musées soit publics ou privés, à but lucratif ou non lucratif, ils tissent aujourd’hui des liens variés avec les municipalités correspondantes et deviennent davantage conscients du rôle qu’ils jouent dans le cadre du développement économique et social. À la lumières de telles transformations, ce groupement européen d’analyse politique a centré ses activités en 2010 autour de l’analyse de la relation entre musées et municipalités en Europe.

Les données présentes dans ce document proviennent d’un important questionnaire qui a été largement diffusé avec l’aide de l’ENCATC, d’Eurocities, de l’Assemblée des Régions d’Europe, AER, du Réseau des organisations de musées européens, NEMO, de la Direction Générale des patrimoines (ministère français de la Culture et de la Communication), auprès des gestionnaires de musées, des conservateurs, des autorités locales, des chercheurs et experts à travers l’Europe et pour lequel plus de 200 musées et 50 municipalités ont pris part (http://encatc.org/questionnaires/?l=fr). Une conférence internationale organisée par l’ENCATC à Bruxelles le 10 décembre 2010 ayant rassemblé plus de 100 personnes a également été l’occasion d’examiner et de débattre des contributions reçues et de réunir les propositions concrètes et les meilleures pratiques du public dans l’élaboration du Livre blanc www.encatc.org/pages/index.php?id=189. Quatorze études de cas sont incluses dans les annexes électroniques du Livre blanc (disponible en anglais et en français). Celles-ci traitent de la relation entre musées et municipalités dans des pays tels que l’Allemagne, le Portugal, l’Italie,  le Japon, la Suède et le Royaume-Uni ou des villes comme Lyon, Venise, Bilbao, Split, Paris, Dunkerque, Rouen et Anvers.

Né de l’initiative des membres de l’ENCATC, le groupement européen d’analyse politique était constitué du musée du Louvre, du Manchester Museum (l’Université de Manchester), de la municipalité de Split, de l’ENCATC et était coordonné par l’Université Paris I Sorbonne. Le groupe maintient pour objectif de stimuler les discussions, mener des recherches et établir des liens entre le patrimoine européen, les musées et galeries, les municipalités et les régions par le biais du groupe de travail de l’ENCATC « Museums in Europe ».

Plus d’ informations

  • La version électronique du Livre blanc est disponible sur le site de l’ENCATC : www.encatc.org.
  • Pour davantage d’informations et afin de contribuer au débat sur les musées et les municipalités, veuillez consulter le blog du Thematic Area « Museums in Europe » :  www.encatc.org/museums-in-europe/?page_id=2

Source : ENCATC.

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