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Services & Ressources en ingénierie culturelle

art [espace] public

Proposé par le Master Projets culturels dans l’espace public (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), en partenariat avec la revue Stradda, le cycle de rencontres art [espace] public, (15 janvier – 2 avril) portant, cette année, sur la question : La création artistique en espace public est-elle politique ? se poursuit au mois de mars.

Le 5 mars, au WIP Villette (Paris 19ème), de 19h à 21h : Comment les genres traversent la rue ? En quoi nos manières d’occuper la rue, de marcher, de nous vêtir, d’interagir avec les autres constituent-elles des « performances de genre » ? Cette rencontre, autant conférence que performance, sera préparée dans le cadre d’un workhop de deux jours, conçu par la compagnie Sans Titre avec les étudiants du Master.

Le 12 mars, à la Sorbonne (Paris 5ème), de 19h à 21h : L’affaire du nuage vert. Comment provoquer une prise de conscience écologique et mettre en lumière la question environnementale ? Mars 2009 : le duo artistique HeHe répond en laissant échapper de l’incinérateur de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), un nuage vert. Cette expérience également réalisée à Helsinki (Finlande) en 2008 et élue « œuvre de l’année » par la Fondation d’art environnemental de Finlande avait été refusée par la ville de Saint-Ouen. Avec le collectif HeHe, des acteurs impliqués dans « l’affaire du nuage vert » et Guy Tortosa, critique d’art, seront soulevées des questions telles que : À qui appartient le ciel ? Quelles ont été les retombées de ce nuage vert poétique et politique ?

Le 13 mars, de 14h30 à 16h30 (le lieu sera précisé par courriel aux inscrits) : Marionnette tout terrain : quels enjeux ? Cette rencontre est organisée à l’occasion de la 3ème édition d’OMNIprésences – manifestation du Théâtre de la Marionnette à Paris proposant des spectacles dans des lieux inhabituels (bars, églises, maternités, universités..). En quoi ces projets donnent-ils au quotidien un sens nouveau ? Quelles multiples formes prennent ces rencontres atypiques entre un lieu, ses usagers et une équipe artistique ?

Le programme complet de ce cycle, ouvert à tous et gratuit, et le bulletin d’inscription sont en ligne. 
Contacts : Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Master Projets culturels dans l’espace public (http://art-espace-public.c.la) ; Stradda (www.stradda.frwww.horslesmurs.fr).

Source : ministère de la Culture et de la Communication.

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AV Festival is about to start !

AV Festival 10 the biennial international festival of electronic arts returns from 5-14 March 2010 across Newcastle Gateshead, Middlesbrough and Sunderland in North East England. This year the curatorial theme is energy, explored as a universal force that connects, transforms and renews life. The Festival includes 24 exhibitions, 20 performances, 10 screenings, 14 talks, 3 symposia, club nights, artist residencies and the Feral Trade Cafe by artist Kate Rich.

Artists include: Charlemagne Palestine, Felix Gonzalez-Torres, Kenneth Anger, Liliane Lijn, Bruce Conner, Harwood, Owl Project, Zilvinas Kempinas, Semiconductor, Buddha Machines, Bill Fontana, Iain Forsyth and Jane Pollard, Cluster, Alan Moore, Stephen O’Malley, Evelina Domnitch and Dmitry Gelfand, Kenneth Goldsmith, People Like Us, Christian Marclay, Johan Grimonprez, James Benning, Rick Prelinger, Craig Baldwin, Gustav Metzger, Lucky Dragons

More information and online ticket sales: www.avfestival.co.uk

Read our previous post about AV Festival.

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Le Grand Palais voit grand

Le Grand Palais fait partie de ces rares équipements qui entament aujourd’hui une mue pour le moins singulière en mettant à plat la question de son projet, de ses missions et de sa stratégie de développement. A nouveau projet, nouvel opérateur, nouvelle structure, c’est au fond un changement assez radical auquel tous les équipements culturels sont conforntés. Ils ont en effet ce « devoir moral » quasi consubstantiel d’évoluer, d’être en phase avec leur temps (voire de le devancer) et de renouveler leur offre pour être toujours en capacité de nous éclairer, de nous émouvoir,  de nous accueillir, de nous servir et de toujours nous proposer conjointement une part de ce que nous venons y chercher et une part insoupçonnée de nous-mêmes.

Mais dans le cas du Grand Palais, définir les missions pour le futur opérateur qui regroupera le Grand Palais et la Réunion des Musées Nationaux pose la question de son projet culturel et scientifique, question qui cette fois-ci a été abordée d’une manière pour le moins inhabituelle.

Sur la méthode :

Trois groupes de réflexion ont été constitués par Jean-Paul Cluzel, président du Grand Palais et du conseil d’administration de la RMN, dans le cadre de la mission qui lui a été confiée par Nicolas Sarkozy et Frédéric Mitterrand. Ceux-ci vont se réunir lors de 2 sessions en février et mars prochains. Les trois groupes rassemblent ces 38 experts choisis parmi des personnalités issues d’horizons divers du monde de la culture (dirigeants d’institutions françaises et étrangères, commissaires indépendants, producteurs d’événements et de spectacles, organisateurs de salons, scientifiques, spécialistes des technologies numériques). L’objectif qui leur est assigné est d’échanger et de confronter des idées, des expériences et des désirs sur le projet Grand Palais/RMN. Le ministre de la Culture et de la Communication a confirmé sa présence la 1re réunion, c’est dire l’importance de l’enjeu. Jean-Paul Cluzel quant à lui remettra son rapport au président de la République le 31 mars 2010.

Sur le fond:

Longtemps cantonné dans sa mission historique, même l’esprit le plus chagrin est bien obligé de reconnaître aujourd’hui que le site fait preuve d’une certaine orginalité depuis la renaissance de sa grande nef et de sa verrière monumentale, le lieu est même devenu plus singulier que jamais en alliant grandes expositions classiques et contemporaines, performances, concerts et rencontres. Depuis, la verrière monumentale est devenue un lieu d’expérimentations pour la mode, la musique et l’art. Il faut dire que le Grand Palais propose une configuration et un cachet uniques, à la fois giganteste et modulable, qui permet  une commercialisation qui lui permet de s’autofinancer sans recevoir la moindre subvention. Avec un chiffre d’affaires de 7,4 millions d’euros prévu pour 2010 rien que pour la location de la Nef, c’est une manne financière qui fait rêver bon nombre d’établissements propriété de l’Etat.

C’est en effet d’abord grâce à son modèle économique de location d’espaces que le Grand Palais se donne les moyens de mettre en oeuvre sa mission vocative. Plus l’événement est « culturel », moins il coûte cher à la location et, donc, moins il rapporte au Grand Palais, et plus la manifestation est dite « commerciale », plus les tarifs sont élevés et plus elle rapporte. Organisé par le ministère de la Culture, le cycle « Monumenta », par exemple, ne génère quasiment pas de recettes au lieu mais quel apport de notoriété et de rayonnement ! Est-il possible d’imaginer un meilleur lieu pour « Monumenta » ? Ce modèle « centre de congrès et d’exposition » doté d’un projet scientifique et culturel que peu de lieux culturels osent véritablement mettre en place aurait-il des vertus insoupçonnées que le milieu culturel peut difficilement considérer ? Peut-être est-ce une affaire de « cible de clientèle » ? Il y a ici un paradoxe fort pour les défendeurs de la démocratisation de la culture que nous sommes tous, pour ne pas dire un tabou. L’écrasante majorité des lieux culturels ne bénéficie pas d’une telle situation ni d’un tel privilège , mais on voit bien, à la lumière des mutations du secteur de l’événementiel culturel, que la recherche de l’adéquation entre une politique de l’offre et une politique de la demande demeure complexe. Peut-être est-ce cette recherche d’adéquation qu’il faut abandonner et c’est ce que ce modèle économique du Grand Palais propose, même si avec le rapprochement du Grand Palais et des galeries nationales (qui dépendaient jusque-là de la réunion des musées nationaux, la RMN), ce mode de financement par la location d’espace devrait toutefois évoluer, et comporter une part de financement public. Cela paraîtra difficilement justifiable, d’autant que du point de vue du modèle proposé depuis 2005, il y a un niveau de maturité qui n’a pas encore été atteint. Mais il y a visiblement une volonté de poursuivre la mutation pour être en capacité de toujours surprendre et c’est peut-être là que ce situe la spécificité et l’exemplarité du Grand Palais.Voir grand, voir loin.

Les travaux engagés témoignent parfaitement de cela. Ils sont payés grâce à un emprunt contracté par l’établissement. Même si le lieu est en permanence en travaux depuis l’incident de 1993 qui avait conduit à sa fermeture jusqu’à 2005, il s’apprête cette année à engager une rénovation d’envergure : c’est au tour du salon d’honneur, de la galerie sud et des rotondes de la Reine et Alexandre III de subir un coup de jeune. Coût de l’opération : 23 millions d’euros. Les prochaines étapes augurent un nouveau changement d’échelle : Jean-Paul Cluzel, souhaite s’attaquer aux galeries encerclant la nef (Galeries nationales et Palais de la découverte), afin de constituer un vaste établissement « polyvalent et flexible ». Il doit d’ailleurs remettre des propositions en ce sens à Nicolas Sarkozy fin mars. La première phase de travaux sera livrée à l’automne 2010.

Avec une telle débauche de moyens, il faut espérer que l’originalité du lieu sera préservée car, à cette échelle, il y a peu d’équipements qui ont osé autant d’éclectisme et qui ont aussi bien réussi à se situer à équidistance de l’élitisme et du supermarché culturels.

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The Artvertiser

One of our members from Rhizome sent us some information about one of the most exciting improved reality project of public art I have ever seen : The Artvertiser, a urban, hand-held Improved Reality project exploring on-site substitution of advertising content for the purposes of exhibiting art. Some of you might have seen it during Berlin Transmediale 2010 last week but I can’t resist the temptation to share this great project with our audience.

The project was initiated by Julian Oliver in February 2008 and is being developed in collaboration with Clara Boj, Diego Diaz and Damian Stewart.

The Artvertiser considers Puerta del Sol Madrid, Times Square New York, Shibuya Tokyo and other sites dense with advertisements as potential exhibition space. An instrument of conversion and reclamation, The Artvertiser takes imagery seen by millions and re-purposes it as a surface for the presentation of art.

The best description of their work is an excerpt from their website : « the Artvertiser software is trained to recognise individual advertisements, each of which become a virtual ‘canvas’ on which an artist can exhibit images or video when viewed through the hand-held device.

After training, where ever the advertisement appears, the chosen art will appear instead when viewed live through the hand-held device. It doesn’t matter whether the advertisement is on a building, in a magazine or on the side of a vehicle.

If an internet connection is present at the site, the substitution can be immediately documented and published in on line galleries such as Flickr and YouTube.

While offering itself as a new platform for public art, The Artvertiser seeks to highlight the contradiction of Public Space in the context of what can and cannot be written on the surface of our cities. Neither graffiti or Fine Art, The Artvertiser exploits the inevitable redistribution of these surfaces in media such as digital film and photography, providing an alternative memory of the city.

By leveraging the internet as a redistribution mechanism, The Artvertiser supposes that an urban site dense with proprietary imagery can be re-purposed as an exhibition space for art and archived as such in turn. Similarly, on-site exhibitions can be held whereby pedestrians are invited to use the looking device to view an exhibition on the buildings around them. Finally, non-live video can also be used. This enables artists to substitute advertisements in film and video with alternative content and redistribute those movies with friends or using their favourite peer to peer network.

The Artvertiser has received development funding from Intermediae and is being developed in Madrid and Valencia, Spain.

Progress

The software is stable and working well though is not yet ready for distribution. Currently it runs only on The Artvertiser’s own digital binoculars and netbooks/laptops with webcams. We’re still working on a port for Android.

The Artvertiser targets three classes of device:

Billboard Intercept Prototype:
A set of urban and weather-proof digital binoculars have been built. This device guarantees high-quality immersive advertisement substitution and is be more performant for AR applications than any hand-held device currently available; equipped with a high-quality wide-angle lens, fast CPU and GPU, powerful wireless adaptor, long battery life and plenty of solid state storage space.

Smartphones:
We are currently porting the software to Google’s Android OS, now used on many smartphones worldwide. Following this we will target the Nokia N900 (Maemo 5) and (perhaps) the iPhone. These devices will have support for video and photo substitution modes at low resolutions. We hope to have an Android port available soon.

Standard Camera phones:
The great bulk of the world’s camera phones run the Symbian OS. We are currently authoring a version of The Artvertiser to provide ’single shot’ photo substitution. 

The Artvertiser is a free software project and will be released under the copyright terms of the General Public License v3.0 when completed. It is developed on the Linux platform.

Team

Project Lead: Julian Oliver

Computer Programming: Julian Oliver and Damian Stewart

Binoculars: Julian Oliver, Clara Boj and Diego Diaz

Julian Oliver, Damian Stewart, Clara Boj and Diego Diaz are experienced artists working in the vein of Augmented Reality, computer vision and computer graphics. Between them they share 30 years of practice across these areas, having worked with the technology in both research and fine-arts settings.

Their work has been exhibited in major museums and electronic art-festivals in Europe, Asia and North America and has received many awards and commissions ».

Source : Rhizome and The Artvertiser.

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Spatial City : An Architecture of Idealism

« Spatial City: An Architecture of Idealism » est la première présentation des collections des Fonds régionaux d’art contemporain (Frac) aux États-Unis. Associant l’ensemble des Frac, cette exposition circulera pendant toute l’année 2010 entre trois villes du Middle West : Milwaukee, Chicago et Détroit.

Elle a été conçue sur un principe de carte blanche confiée à Nicholas Frank, responsable des expositions au sein d’Inova (Institute of Visual Arts) à Milwaukee et commissaire général de Spatial City. Elle réunit un ensemble international et multi-générationnel d’artistes, en faisant la part belle à ceux vivant en France, avec une quarantaine d’oeuvres et une dizaine de programmations vidéos.

Artistes : Lida Abdul, Élisabeth Ballet, Yves Bélorgey, Berdaguer & Péjus, Katinka Bock, Monica Bonvicini, Jeff Carter, Maurizio Cattelan/Philippe Parreno, Jordi Colomer, François Dallegret, herman de vries, Peter Downsbrough, Philippe Durand, Jimmie Durham, Simon Faithfull, Cao Fei, Robert Filliou, Didier Fiuza Faustino, Élise Florenty, Yona Friedman, Dora García, Ben Hall, Séverine Hubard, Stefan Kern, Bertrand Lamarche, Vincent Lamouroux, Mark Leckey, Didier Marcel, François Morellet, Sarah Morris, Juan Muñoz, Stéphanie Nava, Philippe Ramette, Kristina Solomoukha, Tatiana Trouvé, Marie Voignier, Clemens von Wedemeyer, Stephen Wetzel, Raphaël Zarka.

Les trois étapes de Spatial City :

Conception de l’exposition et commissaire général : Nicholas Frank, curateur à Inova, Peck School of the Arts, University of Wisconsin, Milwaukee

Commissaires associés : Allison Peters Quinn, directrice des expositions au Hyde Park Art Center et Luis Croquer, directeur et curateur en chef du MOCAD

Commissaires associés pour les Frac : Eva González-Sancho (Frac Bourgogne) et Yannick Miloux (Frac Limousin)

Coordination générale et développement du projet : Marie-Cécile Burnichon, coordinatrice de Platform

Un catalogue restituant l’exposition et ses trois étapes sera publié en 2010. Édition bilingue anglais-français.

Initiés par le Service de coopération et d’action culturelle de Chicago, le projet Spatial City: An Architecture of Idealism et ses différentes étapes bénéficient du soutien de Culturesfrance, du ministère de la Culture et de la Communication / Direction Générale de la Création Artistique – Service des arts plastiques et du Service Culturel de l’Ambassade de France aux États-Unis.

Contact : CULTURESFRANCE (Corinne Henry) / PLATFORM (Marie-Cécile Burnichon)

Source : CULTURESFRANCE

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La Corée du Sud veut être dans le top 10 mondial de la culture

Le minitre de la culture sud coréen Yu In-chon a fortement marqué les esprits lors de son discours des vœux pour 2010, en affirmant que son ministère allait désormais travailler d’arrache-pied pour le développement de l’industrie du tourisme. « Visit Korea 2010-2012 » est le slogan de la campagne qui vient d’être lancée et qui vise à faire de la Corée du Sud un des 10 pays les plus développés sur le plan culturel au monde.

Cette campagne a pour objectif de valoriser et promouvoir, grâce à la création de nouveaux sites, de nouvelles destinations et de nouveaux événements culturels dans l’année qui vient, de manière à « attirer les amis du monde entier » a déclarré le ministre.

Avec l’accueil du prochain sommet du G20, les nouveaux musées nationaux, les galeries et les centres d’arts seront les vitrines de l’histoire et de la culture sud coréenne et le ministre veut profiter de l’opportunité de novembre prochain pour considérablement améliorer de l’image du pays et renforcer son attractivité touristique. Pour ce faire, la campagne « Visit Korea 2010-2012 » s’articulera autour de trois thématiques (2010 : « City and Style », 2011 : »Nature and People », 2012 : »Blue Ocean »). Chaque année s’appuiera notamment sur des événements d’ambition internationale autour des thèmes de la gastronomie, de l’éducation, du sport, de la culture :

  • 2010 est l’année de Séoul capitale mondiale du design, où la culture populaire sud-est asiatique, le tourisme urbain, la culture et la mode (secteurs en pleine explosion là-bas) seront à l’honneur ;
  • 2011 sera l’année pendant laquelle les championnats du monde d’athlétisme se dérouleront à Daegu et l’accent sera mis sur le tourisme vert ;
  • 2012 sera l’année de l’exposition internationale de Yeosu, année pendant laquelle les projecteurs seront braqués sur les technologies de l’information et de la communication, le tourisme maritime et balnéaire.

Au cours de chaque année, de nombreux événements seront organisés et rien que les trois événements mentionnés ci-dessous visent à eux seuls 8,5 millions de visiteurs étrangers. Il convient de noter que selon un rapport publié début janvier par la KTO (Korea Tourism Organization), 7,8 millions d’étrangers ont visité le pays, dont 56% de Japonais et de Chinois, ceci permet de mesurer l’ambition visée par le ministre.

Or cet objectif n’a rien une vue de l’esprit et n’a rien non plus d’un pari totalement fou puisque le ministère de la culture (qui a également le tourisme et le sport dans son portefeuille) poursuit la mise en œuvre d’une stratégie sans précédent pour le pays depuis près de trois ans, stratégie que nous avons évoquée à plusieurs reprises (notamment ici et ). Cette stratégie vise à trouver la bonne adéquation entre infrastructures et événéments, à mettre en ordre de marche les professionnels des secteurs de la culture et du tourisme (non sans une certaine autorité d’ailleurs) et à placer au rang de priorité nationale le rayonnement culturel du pays dans sa zone régionale mais aussi au niveau mondial. Il est vrai que la notion de culture a toujours été abordée de manière très spécifique en Corée du Sud, mise très en avant et au service de laquelle chacun se doit de contribuer.

Le tourisme culturel est pris très au sérieux par le gouvernement, et on mesure le poids des investissements réalisés lorsque la KTO évalue l’impulsion économique de cette politique à près de 2 points de PIB sur les deux dernières années. A l’échelle géographique et démographique du pays et dans le contexte économique, ceci constitue un effort considérable et sans équivalent.

Pour plus d’informations, visitez le site officiel du tourisme sud coréen.

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La présidence espagnole de l’Union : nouvelle étape pour la culture ?

La ministre espagnole de la culture, Angeles Gonzales-Sinde, a récemment présenté un vaste programme pour les 6 mois de la Présidence espagnole de l’Union européenne qui vient de débuter. L’objectif n’est pas simplement de donner à voir la grande valeur ainsi que la diversité du patrimoine culturel espagnol, ni de démontrer son lien traditionnellement fort avec la modernité et l’innovation. Non, car cela confèrerait une nouvelle fois à l’Europe une image d’instrument de communication politique nationale. Au contraire, la démarche politique de la ministre et de son gouvernement est en réalité beaucoup plus volontariste, à l’image d’une Espagne qui doit retrouver la dynamique européenne dans laquelle elle se trouvait au début des années 2000.

Il est tout d’abord important de rappeler que la Présidence espagnole s’inscrit dans un nouveau cycle : un trio de présidences mené en coordination avec la Belgique et la Hongrie. Ses grandes priorités se distinguent nettement du trio précédent et tourneront autour de la lutte pour la reprise économique, la citoyenneté européenne du XXIe siècle, l’égalité entre les hommes et les femmes, l’impulsion de l’Europe en tant qu’acteur mondial et la mise en place du Traité de Lisbonne après sa récente entrée en vigueur.

Lors du semestre à venir, ce sont donc deux très importantes réunions des ministres de la Culture de Etats membres qui se dérouleront le 31 mars à Barcelone (autour de la question du développement des industries culturelles à un niveau européen) et le 11 mai à Bruxelles (pour discuter des enjeux de la contribution du secteur au développement régional, de la culture comme moteur du changement économique local et du développement des modèles de contenus numériques). La ministre coordonnera également personnellement plusieurs rencontres autour de la protection du patrimoine culturel européen, de la numérisation du cinéma et de la mobilité des artistes, et souhaite que la Présidence espagnole de l’Union laisse une contribution de long terme pour l’avenir du patrimoine culturel européen.

Elle a ainsi dévoilé les trois priorités de son programme :

  • renforcer l’identité de la culture européenne et promouvoir le tourisme culturel ;
  • promouvoir les cultures numériques et encourager les offres légales des contenus numériques ;
  • faire avancer la culture dans son rôle de moteur du développement économique et social.

Au-delà des priorités ou des axes programmatiques qui sont le lot quotidien de ces grands rendez-vous institutionnels européens et qui pour une bonne partie ne sont que l’application de principes du Traité de Lisbonne, cette Présidence pourrait bien marquer un tournant dans la politique européenne culturelle, notamment au regard des différentes phases de sa préparation et de l’état d’esprit dans lequel cette préparation a eu lieu.

Comme nous l’évoquions en décembre dernier, la préparation de cette Présidence fut tout sauf une mise en commun des moyens de communication gouvernementale à des fins politiciennes mais un travail en profondeur sur les stratégies et les contenus avec les experts de plusieurs pays de l’Union. Nous avions notamment évoqué les différentes rencontres avec les experts britanniques où les questions de l’innovation et de l’action culturelle comme leviers économiques ont été abordées comme aussi importantes pour les industries que pour les territoires.

En tout état de cause, la Présidence espagnole pourrait bien se distinguer fortement des trois Présidences précédentes (française, suédoise et tchèque), Présidences qui en matière de culture n’ont pas permis au secteur culturel de trouver le bon cap, malgré un agenda culturel pourtant ambitieux et structurant mais qui peine à « descendre » au niveau du terrain. Il faut notamment considérer les difficultés entre les échelons local, régional, national et européen qui ont même eu tendance à plonger plus encore les acteurs culturels dans la confusion. Le cas des critères « développement durable » récemment apparus dans les dossiers FEDER en témoigne : aujourd’hui, pour obtenir un financement culturel européen via le FEDER, il faut remplir plus de critères de développement durable que de critères proprement culturels.

Le risque pour tout projet culturel est « dévier » de ses objectifs initiaux en tentant d’intégrer le mieux possible ces critères pour espérer être dans les meilleures conditions d’éligibilité aux financements européens. Ce n’est pas cela le changement de société attendu, y compris par les tenants du développement durable eux-mêmes, et les acteurs culturels en sont pour le moins désorientés.

Le deuxième risque, plus idéologique, est que les acteurs culturels, tout comme le citoyen-consommateur lambda, se voient contraints par la « préoccupation » du développement durable de réorienter leurs projets au détriment de leur mission vocative. On constate déjà que la reconversation verte de nos économies à marche forcée dictée par une nouvelle soif de profit financier est parvenue, à partir d’une extrême sensibilisation des consciences, à pénétrer et bouleverser des secteurs entiers de nos industries et de nos services, déclenchant au-delà de l’effet de mode une frénésie qui n’a rien de spontanné.

Les acteurs de la culture ont fort à faire pour résister à ce phénomène mais le volet environnemental de la « révolution verte » s’étant déjà imposé comme la nouvelle religion capitaliste (galvaudant ainsi sa philosophie initiale), il leur faudra plus que de l’esprit de résistance (qui ne serait en définitive que l’énergie d’un autre désespoir). Lorsqu’on sait l’importance des financements européens dans les financements croisés des projets des acteurs de la culture (jusqu’à 40% du budget total des projets), il y a de quoi s’inquiéter. Il faut d’autant plus s’inquiéter de la prédominance des ces critères ou indicateurs de performance qui appartiennent à la sphère du développement durable, parce que le développement durable dans son acception française n’a pas grand chose à voir avec la réalité des enjeux de soutenabilité de la culture et de l’action des professionnels de la culture.

Si la mise en place de démarches tranversales issues de l’agenda européen de la culture qui intègrent des préoccupations de « développement durable » n’est pas le résultat d’un effort de définition, de co-élaboration et de pédagogie provenant de la réalité de l’action culturelle confrontée aux problématiques de leur durabilité et de leur soutenabilité, les critères seront forcément inadéquats et prêteront à interprétations.

La Présidence espagnole de l’Union européenne est consciente du problème puisqu’elle l’avait clairement posé pendant la préparation de sa Présidence. Il faut désormais intégrer plus fortement l’expersite des acteurs culturels eux-mêmes en leur demandant de participer à la réflexion sur la défintion des critères qui au regard des caractéristiques de l’action culturelle, créent des conditions de « développement durable » dont certains (pas n’importe lesquels, comme nous le verrons dans un prochain post) contribuent à une partie de la soutenabilité de l’action culturelle en Europe.

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Vinci reprend le chantier du musée des Confluences

Paru dans le Moniteur du 15 janvier dernier, le chantier du musée des Confluences à Lyon a été finalement confié à Vinci. Le projet, qui a subi des retards importants et dont le chantier était à l’arrêt depuis 18 mois, est donc aujourd’hui bel et bien relancé. Sur la confluence du Rhône et de la Saône, était sensée se dresser fin 2009 une forme architecturale futuriste imaginée par les autrichiens de Coop Himmelb(l) au pour abriter un musée des sciences et des sociétés. Baptisé Cristal Cloud, ce bâtiment dual est campé sur un socle – le « le nuage’ » drapé d’une peau métallique et le « cristal » – un savant complexe verrier à la morphologie arachnéenne -, conçu comme un forum urbain pour marquer le point d’entrée des visiteurs.

Vinci, qui était en concurrence avec Léon Grosse, a remporté le second appel d’offres pour l’achèvement du musée des Confluences à Lyon, dont le chantier est à l’arrêt depuis dix-huit mois. Le leader mondial du BTP prend la suite de Bec frères qui avait jeté l’éponge devant les difficultés à élaborer des plans validés par les assurances. La proposition de Vinci était plus chère de 4,5 millions d’euros que celle de Léon Grosse, mais le conseil général du Rhône a choisi de jouer la carte de la prudence, le dossier de Vinci étant considéré comme plus sûr en cas de nouveau contretemps. Un choix qui s’explique vu les difficultés qu’accumule ce chantier depuis son lancement.

Source : Patrimoine en blog.

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Pécs rivalise avec Budapest

La ville de Pécs, au sud de la Hongrie, vient de débuter son année de capitale européenne de la culture 2010, et cela ne fait que raviver un peu plus la rivalité existant entre Budapest et les villes de province, écrit le portail d’informations Hírszerző : « Les expériences des dernières semaines nous montrent que deux capitales, dont l’une culturelle, ne suffisent pas pour pouvoir se sentir vraiment européens. … Ces derniers jours, la contradiction entre Budapest et la province s’est de nouveau révélée dans toute son ampleur. … C’est une vieille histoire : celle de la rivalité mesquine entre les villes provinciales, comme Pécs, et Budapest, la capitale qui fait de l’ombre au reste du pays. … . Le couronnement de Pécs en 2005 en tant que capitale européenne de la culture avait justement pour but de montrer à l’Europe qu’il existe aussi, en dehors de Budapest, une vie culturelle passionnante et digne d’intérêt. Il reste à espérer que cela se vérifiera au cours de l’année de la capitale européenne de la culture. »

Source : BpB

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Audioguide Universel

La Fondation d’entreprise Ricard accueille le mardi 19 janvier prochain l’artiste Antoine Poncet et Eric Mangion, Directeur de la Villa Arson à Nice. Antoine Poncet présentera un audioguide qui proposera un parcours entre les œuvres de l’exposition Double Bind, présentée à la Villa Arson à partir de février 2010. Il a été spécialement conçu par l’artiste pour l’exposition comme une installation sonore portative.

Il sera disponible sous trois formes :

  1. Téléchargement en audiocast sur www.villa-arson.org
  2. En ligne sur I-Tunes
  3. Sur des lecteurs mp3 mis à la disposition du public à l’entrée de l’exposition.

L’audioguide est un objet typique des espaces muséaux, et plus généralement des lieux qui se visite, pour accompagner et suppléer aux besoins d’information de l’homo informaticus ou connecticus. Mais que donne à entendre ces informations parlées? 
Un simple commentaire (en langue maternelle de préférence), qui donne les clés pour réussir une visite? on « réussit » une expérience (l’art comme objet de connaissance observable et vérifiable) ? 
Un dogme, une justification de l’intérêt de ce que l’on est en train de voir? 
Ou si l’œuvre d’art est perçu comme outil de transmission, alors une transmission de transmission…

Sa simple présence signifie que l’on se trouve dans un lieux qui se visite, et confère au promeneur un statut de connecté à l’écoute des œuvres, de l’architecture et de l’esprit des lieux. Un circuit est tracé et le visiteur peut se repérer. Dans l’exposition Double Bind seuls resteront des cartels qui signaleront par un pictogramme un lieu d’écoute, mais sans œuvre. Le commentaire devient œuvre, et les rapports du dispositif œuvre-public-institution sont ainsi brouillés. Avec ce projet se renouvelle la question de la place de l’œuvre dans l’espace d’exposition, porté par le visiteur l’audioguide dans ce cas n’explique rien, il n’est pas porteur d’un éclairage et ne donne à entendre des espaces de non-entendements. 
Autre paradoxe, cet audioguide se proclame universel, injonction contradictoire, puisque formulée en français, mais le fait qu’il soit téléchargeable il peut accompagner le visiteur pour d’autres visites ou parcours, ou d’autres circonstances…
Les entrées de cet audioguide sont issues de l’Anthologie des langues contrefactuelles, qui regroupe des textes écrits en langues facultatives, approximatives ? en langues abstraites ? concrètes ? en langues imaginaires ? artificielles ? en langues de convention, ou anti conventionnelles ? en argot, en jargon, en soudardant, en amphigouri, en martien… bref dans des langues qui échappent à la norme, en charabia quoi! Ces exemples sont empruntés à plus de sept cents ans d’histoire de la littérature, puisque les plus anciens textes datent du XIIIème siècle.

L’ anthologie des « Langues contrefactuelles », des langues facultatives, des langues imaginaires, des langues inconnues, équivoques, bref une « Anthologie du Charabia ».

 » Les langues imparfaites en cela que plusieurs, manque la suprême :… « 

Pour Stéphane Mallarmé, les différences et les difficultés de la profusion des langues relève d’une déchéance autant qu’elle la génère, c’est en tout cas le signe d’une perte. D’un état de crise du langage qui prive l’homme d’une langue idéale. Une langue qui pourrait tout dire et dire tout, du réel comme de l’irréel, pour soi-même comme pour les autres. L’idéal serait, comme on l’a beaucoup pratiqué au XIXe, de rechercher une langue originelle, ou d’inventer comme Mallarmé une suprême ‘divagation’, bref d’en finir avec la malédiction de Babel. 
Avec l’anthologie des langues contrefactuelles il s’agit d’aller « au contraire », d’aller recenser les langues bizarres, rares, vulgaires, précieuses, étranges, biscornues, délirantes…. Celles qui font obstacle, ou celles qui doublent l’obstacle, celles qui disent n’importe quoi, n’importe comment, celles qui s’affranchissent des entraves de l’Académie, de l’époque ou du milieu. En définitive, il est question, non d’échapper au soi-disant châtiment de dieu : ne pas comprendre, ni de se faire comprendre, parler une langue impure, inapte, mais de prendre part et pourquoi pas plaisir aux divines punitions de ceux qui babélisent.

Depuis avril 2003 Antoine Poncet travaille à une anthologie du charabia. 
Faire une anthologie du charabia c’est pratiquer des textes incompréhensibles, s’essayer à les lire à haute voie, se découvrir de ce que l’on ne comprends pas, cela revient à pratiquer une heuristique du bizarre de son propre charabia. Puis c’est trier, classer, non pas pour écrire entre les lignes mais pour relier ces textes, empruntés à plusieurs siècles de littérature, peut-être pour en proposer une sorte de reliure sonore. Aussi cette anthologie ne sera pas un livre, elle est un projet sonore, ainsi elle a donné lieu a des émissions de radio, à des conférences, à des atelier de lecture, et aujourd’hui à un audioguide.

Liste des entrées de l’audioguide :

  1. Mode d’emploi.
  2. Galimatias méditation du silence Prologue en faveur du silence (1620). Bruscambille.
  3. Fatras des intentions. Fatras d’Arras, (vers 1250) Anonyme
  4. Langues « premières ». Toto vaca,  1920 Tristan Tzara, 
La Jerouka,  (Impressions d’Afrique) 1911 Raymond Roussel
  5. Martien Des Indes à la planète Mars, étude sur un cas de somnambulisme avec glossolalie,  1900, Théodore Flournoy.
  6. Métapoèsie Seng sitog mïr ê sinoer seng sibag tûr, Extrait du discours absolu, Altagor 1948
  7. Injures J’interroge et j’invective, François Dufrêne ; 1949
  8. Étymologie. La Grande Nouvelle Véritable création de l’homme, résurrection des morts, tous les mystères expliqués. Jean-Pierre Brisset . 1900
  9. Langue verte Le pathétique surgelée, ,Asger Jörn et Noël Arnaud. 1964
  10. Cut-up Le ticket qui explosa,  William S. Burroughs 1969
  11. Soudardant Sonnet en authentique langage soudardant, Marc Lasphrise de Papillon (1555-1599)
  12. Langue des oiseaux Remarque sur la Philomèle, Charles Nodier 1832
  13. Faux Langaiges
Pantagruel, extrait du chapitre IX. Alcofribas Nasier (François Rabelais) 1532

Antoine Poncet est né en 1964.
Il vit et travaille à Paris.
Il a récemment exposé dans Félicien Marboeuf (1852-1924), proposée par Jean-Yves Jouannais et présentée à la Fondation d’entreprise Ricard du 2 juin au 11 juillet 2009.

Source : Fondation d’entreprise Ricard

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Marseille Provence 2013 : bientôt une marque ?

Dans le milieu effervescent du design, ruiz+company s’est récemment fait remarquer pour ces propositions de packaging de gammes de produits sériés et signés à l’attention des villes. Ces dernières, dont le marketing et les stratégies de différenciation sont de plus en plus abouties, cherchent à être reconnues immédiatement durablement pour leur identité, leur offre, leur imaginaire, leur authenticité et leur dynamique.

Elles tentent donc de marquer le conscient et l’inconscient individuels et collectifs par une marque claire, un message fort, des valeurs sûres, un signe et une image spécifiques, et pourquoi pas, comme c’est le cas dans les très grandes opérations médiatiques et populaires (on pense évidemment aux expositions universelles, aux grands événements sportifs comme les jeux olympiques), travaillent toutes une gamme de produits dérivés qui génèrent, au-delà de recettes substantielles, une adhésion à leur image de marque, une empathie naturelle pour leur offre en termes de qualité de vie, d’infrastructures, de services et d’activités, qui créent les conditions d’une meilleure durabilité des retombées dudit événement.

Les capitales européennes de la culture n’échappent pas à la règle, même si jusqu’à présent les tentatives ont été plutôt timides sur cette question. Marseille 2013 a en revanche déterminé il y a plus d’un an un cahier des charges pour mettre en œuvre tous les moyens d’adhésion à la manifestation. Mais certains s’inquiètent de ne rien voir venir jusqu’à présent car le temps presse, malgré un concours fin septembre 2009 pour le logo et la charte.  Il faut dire que la progressivité de la mobilisation et de la mise à disposition des moyens financiers ne facilite pas la réalisation des objectifs stratégiques qui eux nécessitent le travail le plus en amont possible. En général tout le monde commence à s’affoler 2 ans avant la date fatidique et le véritable branle-bas de combat n’est sonné que dans l’année qui la précède. C’est une mécanique complexe à mettre en œuvre, certes. Mais à la différence de la plupart des autres grands événements médiatiques, les moyens financiers n’arrivent en fait que très tardivement. Une coupe du monde ou un championnat d’Europe de football par exemple déclenche la libération de financements colossaux dès la désignation du pays hôte, dès la qualification des équipes, des la signature des droits télévisuels, etc.

Certains diront que la culture est loin, même dans le cadre d’une capitale européenne de la culture, de représenter un intérêt financier du niveau de celui d’un événement sportif.  Ceux-ci sont toutefois de moins en moins nombreux car on commence à mesurer les retombées directes et indirectes des opérations culturelles sur un territoire avec plus de précision. A ce titre, les chiffres de Lille 2004 et Liverpool 2008 sont assez éloquents et c’est probablement ce qui a contribué à un certain renouveau dans l’opération « capitales européennes de la culture », opération dont il convient de rappeler qu’il se chuchotait au début des années 2000 qu’elle serait abandonnée. Au fond tout arrive au bon moment comme dirait l’autre, mais dans le contexte de crise financière, économique et sociale des deux dernières années, il semble encore plus difficile de faire converger tous les moyens au bon moment.

Le caractère ultra diffus et ultra diversifié de la culture dans nos sociétés n’en facilite pas une médiatisation massive identique à celle que connaît le sport. Mais depuis Lille 2004 et Liverpool 2008, le retour d’expérience est beaucoup plus renseigné et outillé, ce qui laisse entrevoir que les difficultés rencontrées par Marseille 2013 sont plus d’ordre politique et organisationnel. Ces difficultés ont déjà pris des tournures de foire d’empoigne entre la Ville de Marseille et les autres collectivités (n’oublions pas que c’est Marseille Provence 2013 qui est capitale européenne de la culture) ce qui ne facilite ni le portage politique de l’opération, ni son financement, ni, par voie de conséquence, sa mise en œuvre et son management. Il est clair que c’est une capitale européenne de la culture qui nécessite un modèle de gouvernance que la Ville de Marseille n’a pas facilité en lançant un certain nombre d’appels d’offres en son propre nom depuis la victoire du scrutin.

En attendant que ces difficultés auxquelles nous sommes finalement hélas trop habitués en France se résolvent (c’est pour bientôt, car on approche de l’année n-2), la communication et le marketing de 2013 devraient se saisir de démarches comme celles de ruiz+compagny, car elles contribuent à un branding qui devrait être prêt depuis longtemps (n’oublions pas que le premier appel d’offres sur cette question remonte à fin 2008 et qu’il contenait tous les objectifs d’implication, de participation, de fierté et d’appartenance à l’événement nécessaires à la mise au point de la marque).

Sans stratégie et branding calés suffisamment en amont et au fil de sa mise en œuvre, la capitale européenne de la culture mais aussi la culture tout court ne poursuivront pas l’ascension populaire, médiatique et touristique dont elles ont besoin pour contribuer positivement et économiquement à l’avenir du territoire (les deux ne sont pas incompatibles mais ce n’est pas systématique, et cela doit rester ainsi car la culture n’est pas qu’une affaire de chiffres). En tout état de cause, le cercle vertueux à propos duquel nombreux s’époumonent a un prix et ce prix est d’abord celui du changement de nos approches de la gouvernance culturelle de nos territoires. C’est de ce point de vue que nous pouvons mesurer le chemin parcouru mais aussi le chemin qu’il reste à parcourir.

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New times new models

New times new models is a conference that will look at the role independent culture plays in the development of society, both on a global and a local level. The conference will focus on inventive, dynamic and sustainable models of governance of independent cultural centres and the relationship between these and public authorities. Over three days, it will provide a space for expert insights, for comparisons between Europe, East and West, and for the sharing of best practice in the area of cultural development.

Programme

Source : Réseau Culture 21

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L’association des scènes nationales évolue

L’Association des scènes nationales a récemment modifié ses statuts afin de mieux défendre et valoriser l’ensemble de ses structures. Son ambition : devenir un véritable laboratoire d’idées, un outil d’échanges et de réflexions entre ces scènes pluridisciplinaires qui constituent un réseau unique en son genre, essentiel à la création ainsi qu’au développement des publics et des territoires.
 Les 70 scènes nationales sont dédiées à la rencontre de tous les arts du spectacle vivant, mais aussi, pour nombre d’entre elles, des arts visuels. Leur programmation reflète les principaux courants de la production actuelle mais aussi des approches artistiques plus singulières. Elles sont réparties sur l’ensemble des régions métropolitaines, ainsi qu’en Guadeloupe et Martinique, et situées en grande majorité dans des villes moyennes, au cœur d’agglomérations de 50 à 200 000 habitants où elles s’attachent à conjuguer des responsabilités artistique, publique et professionnelle. 
À travers l’association, elles souhaitent mieux échanger sur la diversité de leurs pratiques et partager leurs savoir-faire, et se donner les moyens d’avoir une réflexion collective sur des sujets qui les préoccupent et qui font leur quotidien, comme la question du territoire et du rapport au public, de la médiation, du rôle de conseil aux artistes et de leur accompagnement, des actions culturelles conçues avec d’autres structures plus petites de leur territoire… 
Les premiers groupes de travail devraient porter sur : le rapport au territoire, la place du cinéma dans leur champ d’action, et la mise en place d’une base de données co-gérée avec la mission pour les réseaux de diffusion pluridisciplinaires de la Direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles (DMDTS / ministère de la Culture et de la Communication).
Le nouveau conseil d’administration est composé de neuf directeurs et de trois présidents de scènes nationales. Le bureau est présidé par Michel Orier, directeur de la MC2, scène nationale de Grenoble. Jean-Paul Jury, président du Lux, scène nationale de Valence, en est le vice-président.

Source : ministère de la Culture et de la Communication.

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De l’émergence des « espaces » culturels

GuyAtlanLe rapport de Guy Atlan (CESR) « Culture et territoire : les conditions d’émergence des ‘espaces’ culturels en Ile-de-France » paru en septembre dernier se propose d’explorer l’offre culturelle mise en œuvre par les structures intermédiaires se réclamant du spectacle vivant qu’initièrent des artistes professionnels en conduisant leurs expériences dans des friches industrielles ou commerciales ou des zones laissées à l’abandon. La perspective de ce travail est de chercher à replacer la question de la culture et de son partage avec les citoyens dans les territoires où ces expériences se déploient, à travers l’histoire de ces lieux, les aventures que véhiculent les projets élaborés, les innovations émergentes, les modes économiques associatifs retenus pour les conduire. Le rapport, essentiellement centré sur le secteur des lieux intermédiaires, ne cherche pas à dresser un tableau exhaustif des offres et des initiatives culturelles menées à l’échelon des territoires, que leur origine soit publique ou non, ni évidemment, à les opposer entre elles.

Le rapport complet et la synthèse sont désormais téléchargeables.

Source : Ministère de la Culture et de la Communication.

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Entretien avec Jean-Michel Lucas

PFA l’occasion de ses Assises, la Plate-forme interrégionale d’échange et de coopération pour le développement culturel (association regroupant les associations culturelles régionales) a invité Jean-Michel Lucas dans le cadre d’un colloque intitulé “La nouvelle gouvernance des politiques culturelles : place et rôle des organismes régionaux”. L’entretien qui suit faisait partie des documents remis aux participants.

« Les politiques de la culture sont passées du principe de la démocratisation culturelle (en réalité une politique “élitiste” voulant faire partager à tous le “meilleur”) à celui du développement culturel. Le passage à l’objectif dit de la “diversité culturelle” – et, pour ma part, je préfère parler des “droits culturels des personnes” – ne se dessine toujours pas. Souvent d’ailleurs, le mot diversité est utilisé à faux, avec beaucoup de crainte, de rejet, presque de haine…

Comment mettre en œuvre ces droits culturels ?

Il suffirait que la politique culturelle revendique la mission politique de veiller aux conditions de possibilité d’une confrontation permanente du sens et des valeurs des identités culturelles des uns et des autres.

Quel impact sur la culture peut avoir la réforme Balladur ?

En lui-même, l’objectif de la réforme Balladur est légitime. Et puisque les territoires sont remis en question, il y a donc une certaine opportunité à tenter d’opérer aujourd’hui un recentrement des politiques liées aux enjeux culturels sur leur finalité proprement politique et pas seulement sur les enjeux sectoriels ceux des différentes disciplines artistiques. Malheureusement, le rapport Balladur reste silencieux sur l’enjeu numéro un de l’action publique liée à la culture : il ne définit pas ce que signifient les termes de “culture”, de “création” et de “patrimoine” de telle façon que les actions des décideurs puissent s’organiser de manière claire, au titre de l’intérêt général.

Avant, Malraux définissait la culture comme ce qu’il y a de meilleur dans le génie humain (après quoi, il faut savoir qui décide le “meilleur”…, et là les problèmes apparaissent !). Mais cela avait du sens, cela avait de l’allure ! Aujourd’hui, les politiques préfèrent plaider le rayonnement de la culture, l’attractivité du territoire, l’emploi, l’économie créative ; en somme, la “culture utile” plus que la culture comme nécessité visant à forger des récits communs, à donner sens et valeurs “ensemble” à chaque échelle de territoire. Pour retrouver une dimension spécifique à la politique de la culture, il faudrait penser différemment les enjeux, et choisir de reconnaître les droits culturels des personnes au sein de la société de liberté pour  mener une politique culturelle dont le sens politique serait l’émancipation. Et c’est une idée formidable pour les élus car elle conduit non pas au repli identitaire comme on le dit aussi souvent que bêtement, mais au contraire à la nécessité politique de favoriser les interactions culturelles entre les personnes ! C’est une idée qui porte à la fois des exigences de respect des personnes et de leur dignité, premier des droits de l’homme, mais tout autant l’impératif de confrontations des représentations du monde. Mais cette idée ne passe pas ! Dès lors, sans définition claire, chaque décideur agit comme il l’entend, dans son coin! Il n’y a plus d’universalité concevable de la place de la culture dans une société de liberté…

Il faudrait que nous nous réunissions pour dire ce qu’est l’universalité de la culture dans une société qui reconnaît la liberté des personnes. La Plate-forme interrégionale pourrait contribuer à ce travail de refondation du sens, et pas seulement des modes de gestion de l’administration culturelle. Cela étant, la réflexion sur le sens relève essentiellement du politique. Là, la FNCC a toute sa légitimité. Mais elle pourrait s’appuyer sur la Plate-forme, car les lieux de réflexion, de confrontation, de concertation ne sont pas si nombreux. Quoi qu’il en soit, on ne peut délibérer sur la pertinence de la clause de compétence générale sans ce travail préalable sur l’idée d’universalité de ce que doit être une politique culturelle.

On dit que la culture unifie alors qu’elle divise…

Ici, une solution philosophique et pratique se trouve dans le rapport canadien Bouchard/Taylor (un texte qui m’a beaucoup impressionné). Ce rapport évoque une société de liberté, qui prend en compte le fait que chacun a des “raisons profondes”, que personne ne peut dire que ces raisons ne sont pas bonnes, pas même un élu, tant que la personne n’outrepasse pas les droits de l’homme. Il y a nécessité de prendre ces raisons en considération, d’avoir du soin pour les autres et être attentifs à la manière dont ces personnes vivent leur rapport à la règle commune indispensable pour vivre ensemble.

Il faut donc s’appuyer sur le dialogue interculturel…

Je préfère le terme de confrontation des cultures à celui de dialogue des cultures. L’enjeu du politique est d’organiser cette confrontation pour nourrir les interactions culturelles et veiller à proposer les accommodements adaptés et négociés de la règle commune. La politique publique en régime de liberté prend les personnes comme elles sont, et soutient les dispositifs qui dans ‘‘l’espace public’’ nourrissent les confrontations. Cette idée ouvre de vastes espaces de légitimité à la politique culturelle ! Hélas, elle n’est pas entendue et on continue à considérer la culture comme un ensemble d’objets produits par des forces professionnelles (et un peu par des amateurs) appelées ‘‘secteur culturel’’, composées d’acteurs culturels et d’opérateurs culturels. Pour moi, c’est là une vision proprement antipolitique. Il suffirait de prendre au sérieux la Déclaration universelle sur la diversité de l’Unesco de 2001 ou la convention sur le Patrimoine immatériel de 2003 pour redonner du souffle aux interventions publiques culturelles.

L’avenir de la culture passe-t-il par les Régions ?

Il importe de savoir comment la Région peut instaurer un cadre de négociation propre à conduire les acteurs culturels dans des missions en accord avec les finalités que la République lui donne. Mais pour la mise en œuvre autonome de politiques légitimées par les droits culturels, je crois que les bons échelons sont ceux des communes et intercommunalités, car c’est à ce niveau de proximité qu’est possible une vision globale du quotidien qui vise la reconnaissance et lutte contre toutes les formes d’invisibilité des cultures des personnes.

En revanche – et ici s’inscrit l’idée de co-construction à laquelle je crois fortement –, la Région est bien placée pour forger les compromis nécessaires entre les différentes politiques publiques qui impactent, positivement ou négativement, les enjeux culturels. A mon sens, la Région est légitime pour le développement économique, les mises en réseau, les formations… et dans chacune de ces missions publiques les enjeux culturels sont significatifs. Il faut élaborer des cadres de négociations qui permettent ces compromis.

De ce point de vue, les  associations régionales feraient bien de prendre comme référentiel le texte de l’Agenda 21 de la culture qui, bien compris, offre une cadre de négociations pour des compromis intégrant les enjeux culturels dans la politique publique des territoires. Dans cette approche globale, reprendre le rôle d’une DRAC n’aurait pas grand sens pour l’avenir. L’enjeu est plutôt de savoir ce que les partis politiques voudront défendre comme rôle pour la culture aussi bien en France qu’en Europe. Tant qu’on en restera à une approche d’un secteur culturel, au fond comme un autre, il n’y aura guère de perspectives nouvelles autres que gestionnaires.

Que peuvent apporter ces Assises ?

Pour l’instant, si l’éducation, la défense ou la santé paraissent comme des missions évidentes de la responsabilité nationale ou européenne, pour la culture c’est encore le marais du grand silence !… Il faut profiter de la dynamique impulsée par le fait que les associations régionales sont contraintes de réfléchir – car leurs éléments fondateurs restent très éthérés – pour contribuer à dire que la culture c’est très important et pas seulement pour les acteurs culturels et leur public, mais pour ouvrir les voies de l’émancipation, via la reconnaissance des droits culturels. Après, chacun trouvera sa place dans les négociations sur les responsabilités et l’organisation. Surtout ne pas mettre la charrue avant les bœufs ou pire encore ignorer les bœufs, comme le fait maladroitement le rapport Balladur.

Propos recueillis par Vincent Rouillon

Entretien paru dans la Lettre d’Echanges (n°34 – 30 septembre 2009), revue électronique de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture.

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Monument au Monde en Mutation

MMMLa galerie est un espace d’exposition intégré à une agence de conseil en environnement du bâti, l’agence Le Sommer Environnement, où l’expertise pointue de Michel Le Sommer et de son équipe est enrichie par un souci permanent de montrer comment d’autres disciplines et d’autres secteurs s’approprient les principes ou les techniques issus du HQE. Après une exposition sur le travail remarquable d’Ecosistema Urbano en février, Michel Le Sommer et son agence présentent depuis le 30 septembre un projet de Stefan Shankland en collaboration avec RaumLaborBerlin, réalisé dans le cadre du programme TRANS305, un prototype emblématique de la démarche HQAC – Haute Qualité Artistique et Culturelle (nous aurons l’occasion de revenir sur ce terme qui commence à faire son chemin) expérimenté sur le chantier de la ZAC du Plateau à Ivry-sur-Seine.

MMM (Monument au Monde en Mutation) est un projet multifacettes qui propose à travers une architecture en processus, une machine à transformer la matière usée, une plateforme pour pratiques artistiques intégrées aux chantiers urbains et une sculpture monumentale en mouvement. MMM sera installé début 2010 pour une durée de deux ans sur le chantier de la ZAC du Plateau, dans le cadre du programme TRANS305. 
Un projet à suivre sur www.trans305.org

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Royal de Luxe à Berlin

Royal de luxeLes personnages ont déjà été étrennés en juin à Nantes, la ville d’origine de la compagnie de théâtre de rue, sous le titre « La géante du Titanic et le scaphandrier ». A Berlin toutefois, il s’agira d’une histoire différente. La « Petite géante » sera reçue le 2 octobre par le maire de Berlin en personne, Klaus Wowereit. A la recherche de son oncle, le « grand géant » qu’elle n’a pas vu depuis des années, elle parcourra ensuite le centre historique et touristique de la capitale, avec à la main un sac rempli de lettres. A la place des lettres retrouvées à bord du Titanic, ce sont des lettres postées de l’Est vers l’Ouest ou interceptées par la Stasi évoquant la séparation, les demandes d’émigration refusées qui ont été reproduites et qui seront portées par la petite géante.
Le samedi 3 octobre, jour anniversaire de la Réunification allemande et Fête nationale, la « petite géante » se rendra au célèbre « Checkpoint Charlie », tandis que son oncle le scaphandrier sera hissé hors des eaux de la rivière Spree. Oncle et nièce se retrouveront enfin, après des années de séparation, devant la Porte de Brandebourg.
Le spectacle s’achèvera le dimanche 4 par une grande parade festive des deux géants enfin réunis. A cette occasion, des dizaines de milliers de lettres censurées, symbolisant leurs années de séparation, seront « rendues à la population » au moyen de canons tirant sur la foule.

Source : Culturesfrance

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Festivals d’arts de rue et dynamiques territoriales régionales

Arts_de_la_rue en Poitou CharenteUnique région à avoir relayé le Temps des arts de la rue initié par le ministère de la Culture et de la Communication en février 2005, Poitou-Charentes a accompagné, sur la base d’un calendrier triennal (2006-2009), les professionnels de la culture et les collectivités territoriales dans une logique de coopération. En complémentarité avec le soutien à la création artistique déjà existant, les trois grands axes du plan régional de développement des arts de la rue ont porté sur :

  • la mise en œuvre d’un plan de sensibilisation aux arts de la rue ;
  • le soutien à l’emploi culturel dans ce secteur ;
  • l’accès de tous à la culture et le rééquilibrage des territoires.

Le Temps des arts de la rue s’est donc achevé en juin et a fait l’objet de cette étude commandée par la région pour entrer dans une nouvelle phase de développement, avec la Direction régionale des affaires culturelles, via le Centre national des arts de la rue (CNAR) qui sera basé à Niort. Cette étude poursuit trois principaux objectifs :

  • dégager les dynamiques territoriales impulsées par l’organisation des festivals, à l’échelle de la région Poitou-Charentes ;
  • analyser le contenu de ces dynamiques collectives et pointer leurs « zones d’influences » en termes de maillage territorial ;
  • qualifier ces dynamiques collectives et leurs acteurs, pour donner aux décideurs un outil d’appréhension de leur importance, en termes de développement local et régional.

L’analyse est fondée sur cinq études de cas correspondant à cinq festivals axés sur les arts de rue dans les villes de Cognac (Charente), Poitiers (Vienne), Saintes (Charente-Maritime), Saint-Georges-de-Didonne (Charente-Maritime) et dans le village de Bouillé-Saint-Paul (Deux-Sèvres).
Ce rapport est téléchargeable à partir de la page Ressources documentaires du dossier Temps des arts de la rue.

Source : ministère de la Culture et de la Communication.

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