Cultural Engineering Group Weblog

Services & Ressources en ingénierie culturelle

La Berlinale renforce la contestation en Iran

Le film dramatique iranien Nader et Simin, une séparation du réalisateur Asghar Farhadi, a reçu l’Ours d’Or au festival du film de Berlin. L’attention accordée à l’Iran lors de la Berlinale de cette année revêt une dimension politique, estime le quotidien de gauche tageszeitung : “Le film d’Asghar Farhadi Nader et Simin, une séparation récompensé par l’Ours d’Or, montre la diversité d’une société assoiffée de liberté et d’autonomie, qui livre une résistance vivante et créative à l’oppression et à la tutelle permanentes. Le régime de Téhéran aura une nouvelle fois l’occasion de se voir confirmer l’échec de sa tentative désormais plus que trentenaire d’islamiser le pays et d’imposer au peuple sa propre version de la vie et de la morale. … On comprend aussi progressivement en Iran l’importance du rôle que jouent la littérature, l’art et la culture. … Le peuple iranien a besoin d’un soutien de l’étranger. L’attention accordée aux réalisateurs lors de la Berlinale encouragera certainement les milieux culturels à poursuivre leur travail en Iran.”

Source : BPB

 

Classé dans:Analyses, Evénements, Politiques culturelles, , ,

Une mission sur l’aspect culturel du Grand Paris

Nicolas Sarkozy a confié au conseiller d’Etat Daniel Janicot une mission destinée à faire des propositions sur la dimension culturelle du Grand Paris, a-t-on appris le 4 février auprès de l’Elysée.

En plus de ses ambitions en matière économique ou de transports, le chef de l’Etat souhaite faire du Grand Paris « l’une des plus importantes métropoles culturelles du monde, avec une identité forte et une visibilité incontournable sur la scène européenne et internationale, de nature à renforcer son intérêt touristique et l’influence de notre pays dans le monde ».

Dans ce cadre, M. Janicot doit faire des propositions « destinées à corriger les déséquilibres et les disparités territoriales existant entre le coeur historique de Paris et ses quartiers périphériques » en insistant sur « la culture dans les banlieues », a indiqué la présidence dans un communiqué.
Il doit également examiner « la complémentarité des institutions, des équipements et des événements culturels » et identifier « de nouvelles sources de financement pour la culture à l’échelle du Grand Paris ».

M. Janicot, qui doit rendre ses conclusions en septembre 2011, préside l’agence pour la vallée de la Seine chargée de conduire les projets d’aménagement culturel de l’île Séguin à Boulogne-Billancourt, l’ancienne usine historique du constructeur automobile Renault.

Source : La gazette des communes

P.S.: un grand merci à Evelyne Lehalle (Nouveau Tourisme Culturel), rien ne lui échappe !

Classé dans:Gouvernances, Ingénieries, Politiques culturelles, , , , , ,

ANON Studios for Art & Ecology Call for Actions

There has been a lot of rhetoric recently about the importance of  action and awareness on recycling and sustainability issues. At the present time, we in this country produce garbage far in excess of anything else materially constructed here. Also, it is appropriate and useful to start considering people as a resource rather than consumers. These are spiritual societal issues that can begin to be cleaned up and healed through art processes and access to a life in art for all. Issues of waste management may be addressed through art processes. The spiritual hunger that is responsible for so much waste creation in the first place may be addressed through access to art and its realms for all.

Artists are masters of using whatever is available to them to create with. The late great Rauschenberg broke into his fame using garbage to make “combines” in the 60s. Many artists are still making work created from cast offs and discards .

Paper is a whopping 18% of waste streams, so why not have local paper making workshops? Mosaic walls made of discarded and broken glass and pottery? There are other possibilities using textiles and other waste goods. Some recycle centers do not take styrofoam, yet there are artists that feature this material in their constructions. It is a good time to expand the processes of art and design to serve purposes of of waste reclamation and transformation. The effectiveness of these alchemical processes will require a commitment of space and material acknowledgements of the value of these processes.

Of course, everyone reading this has a compost pile, at best for gardening and at least to cut down on reeking landfills, right?

I recently heard a horror story of a ship container of “donations” going to a third world country that ended up in a landfill, because it was garbage. We must develop a more “closed loop” method of dealing with our waste. Nature does not produce vast quantities of useless junk and neither should we. The alchemical processes of  working with garbage has morphed from an obscure cultural practice to a dire necessity. There are many methods and possibilities for this, using the tools and practices of art.

There are several models existing for starting to do this in this country and there are those working a changing cultural paradigm around the world.  I came across material this morning on the Cultural Engineering blog, that states the paradigm change from “competitive and globally controlled” to one of “more ecological-social-cultural engagements”, is  required concerning “shifts in policy” regarding “sustainability” and the “role of the arts”.

So what does this mean? It means a shift from consuming the cheap products made in third world factories that are literally work prisons operated by a competitive corporate elite whose operations are made possible and profitable by a corrupt and unworkable value system that values product and ignores spirit.  It means taking the one product we create an abundance of, garbage, and doing something different with it. It means the creation of new art actions that involve community and space and time allocations by the community to make this possible. It requires belief in something other than instant gratification and awareness of  good stewardship of our children’s future,  and a shift away from, or at least a balancing of, preoccupations with instant returns on material investments.

A new functional social architecture, that uses long term valuation structures, with concrete consideration of the fates of our children is essential. In part, this may be designed using the methods and practices of art to transform our vast quantities of garbage into something else.

Virginia Bryant*

*Virginia Bryant is an artist, designer and environmental advocate.

http://virginiabryant.tumblr.com/

Her most recent design project is the ANON couture portfolio purse.

http://www.etsy.com/shop/anonstudio

She can be reached here.

 


Classé dans:Analyses, Expériences, , , , , ,

L’événement, la fête, le festival : repenser les politiques culturelles et territoriales

Les événements – festivals et fêtes – ont permis de repenser, voire de bousculer la politique culturelle. Ils ont été un moyen de développer l’intervention publique dans ce domaine, qui bien que sujet à de fréquents renouvellements, génère aussi de fortes résistances professionnelles. De plus, les dispositions très opérationnelles des événements, leur ont permis d’aller bien au-delà du champ culturel : ils sont devenus un mode de renouvellement des politiques publiques, et en particulier des politiques des collectivités locales. Car, à partir du moment où les territoires – villes, agglomérations, départements, régions –, commencent à être envisagés d’un point de vue décentralisé, ils acquièrent des fonctions nouvelles. Ils doivent notamment mettre en place des politiques économiques, des politiques de développement, des politiques sociales aussi.

Les territoires ont alors trouvé des ressources pertinentes et spécifiques dans le domaine de l’intervention culturelle, qui est, depuis la création du Ministère de la culture au moins, un espace d’innovation administrative. De nombreux exemples en attestent : le recrutement de ses personnels – faisant appel à des personnalités qualifiées qui ont ensuite été intégrées à la fonction publique – ou ses dispositifs partenariaux qui impliquent des opérateurs nombreux – les Maisons de la culture ont été co-financées par les villes, pour l’investissement et plus encore pour le fonctionnement. La politique culturelle est, depuis une cinquantaine d’années, un laboratoire pour les politiques publiques. Et, pour les territoires, elles vont s’avérer une source féconde d’inspiration. « L’usage » ou le recours aux événements le démontre clairement.

On peut dès lors émettre l’hypothèse que les événements ont été et sont toujours un puissant moteur dans un système politico-administratif français plutôt fi gé. Ils ont tout d’abord contribué à renouveler les politiques culturelles (I). Ils ont alors connu un succès exponentiel, dû sans doute à leur extrême plasticité qui leur a permis de s’adapter à des situations très diverses. Investis de fonctions toujours lus nombreuses, ils ont notamment participé à l’aménagement du territoire et en particulier à la régénération urbaine (II). Aujourd’hui, ils sont sans doute à la recherche d’un nouveau souffle, parce que leur propagation a tendance à annuler leurs effets. Mais des exemples récents tendent à prouver qu’ils demeurent efficaces : soit dans des projets d’envergure, initiés par des collectivités publiques audacieuses, soit dans des projets plus modestes, émanant d’initiatives privées (III)

Plan du document :

Partie 1 – De la mise en scène du pouvoir à la régénération des politiques culturelles

  • Ancien Régime : l’événement comme média politique
  • La laïcisation de l’événement
  • Comment les événements sont devenus le moteur des politiques culturelles

Partie 2 – L’événement comme mode de management des territoires

  • Contribuer à la régénération urbaine
  • Stimuler l’urbanité en s’appuyant sur la tradition
  • Participer à l’identifi cation d’un territoire

Partie 3 – La matrice événementielle « reloaded »

  • Les bailleurs face au choix : intuition versus audit
  • Événements et médias en mutation
  • Événements polydirectionnels pour consommateurs omnivores

 

La démarche GRAND LYON VISION CULTURE vise à accompagner la Communauté urbaine de Lyon dans sa réflexion culturelle, à savoir :

  • construire et partager une approche commune de la culture ; alors que celle-ci est de plus en plus présente dans tous les compartiments de la vie sociale ;
  • enrichir les projets actuels et futurs du Grand Lyon, notamment en matière d’événements d’agglomération ;
  • imaginer des modes de relation innovants du Grand Lyon avec les artistes dans le cadre de différentes politiques : urbanisme, participation citoyenne, développement économique, etc.

Dans quelle mesure les artistes peuvent-ils contribuer à une société de la connaissance et à la vitalité de la vie urbaine ? Comment les repérer et les solliciter ? Comment les associer à des dispositifs de politiques publiques ?

Cette démarche est scandée par des rencontres élus-experts-professionnels. Chaque rencontre est introduite par un document de cadrage semblable à celui-ci.

Vous pouvez consulter et télécharger ce document dans notre box Ressources.

L’ensemble des documents relatifs à ce cycle destiné à préparer le Grand Lyon à intervenir dans le champ culturel se trouve sur le site millénaire 3 :

Classé dans:Analyses, Expériences, Gouvernances, Ingénieries, Outils, Politiques culturelles, Ressources, , , , , , ,

Public Art Dialogue Journal Launch

A new journal, Public Art Dialogue, welcomes new and experimental modes of inquiry and production. Most issues are theme-based, and each features both peer-reviewed articles and artists’ projects. Public Art Dialogue offers a forum for critical discourse and commentary about the practice of public art defined as broadly as possible to include: memorials, object art, murals, urban and landscape design projects, social interventions, performance art, and web-based work. Information about Public Art Dialogue, including future topics, submission guidelines and details on free online access during the month of February, is located online: http://www.tandf.co.uk/journals/rpad.

We are eager to hear from you with suggestions for future issues and, of course, submissions.

A “Journal Launch Reception” will be held on Friday, February 11, 2011 with co-editors, Cher Krause Knight and Harriet F. Senie, from 2-3 pm at the Routledge booth in the Book & Trade Fair Exhibition Hall of the College Art Association Annual Meeting in New York City. Please join us and introduce yourselves.

The journal is a benefit of membership in Public Art Dialogue (PAD) with members receiving the journal at a discounted rate. In addition to two issues of the journal per year at a discounted rate, member benefits include voting privileges at our annual business meeting; voluntary listing in the PAD membership directory; and participation in discussion forums and e-communication. Members also have the opportunity to participate in the Public Art Portfolio Reviews by established public art professionals.

These are available for graduate students, emerging artists, and established artists seeking guidance for careers in public art. PAD is eager to have its membership reflect the international scope of the journal’s editorial board.

 

To join PAD, please visit the organization’s website:

http://www.publicartdialogue.org/newsletter/

 

or contact membership coordinator: Juilee Decker

jdecker1@georgetowncollege.edu

 

Source : art-public.com, first european portal on public art.

Classé dans:Evénements, Outils, Ressources, , , , ,

Frédéric Mitterrand reste ministre de la culture et de la communication

La nouvelle nous est parvenue cet après-midi, Frédéric Mitterrand va rester le locataire de la rue de Valois au sein du nouveau gouvernement Fillon suite au remaniement qui va être dévoilé ce soir par le Secrétaire Général de l’Elysée. Du coup, il est important de se pencher en détail sur le texte publié début septembre qui posait le cadre de ce que tous les commentateurs (et le ministre lui-même) ont qualifié de “révolution copernicienne”.

Vous trouverez un exemplaire de ce fameux texte dans notre box Ressources .

Créé par André Malraux avec l’objectif de démocratiser la culture (les fameuses mais dépassées maisons de la Culture), cette exception française qui a été copiée depuis, a mué. Devenue la maison des artistes sous l’ère Lang, elle est désormais celle des industries culturelles et créatives et Frédéric Mitterrand l’assume sans ambiguïté. Sa mission prioritaire est désormais “d’accompagner les mutations considérables que connaîtra la création artistique avec l’essort du numérique et le poids grandissant du marché”. Tout est dit avec ces deux mots “numérique” et “marché”. La culture n’est plus simplement ce supplément d’âme dans un monde de chiffres, mais un secteur d’activité économique à part entière. Ce n’est pas un scoop, loin de là. Nous reviendrons en détail sur cette nouvelle ère qui s’annonce car si ce texte que nous qualifierons de “fondateur” constitue une nouvelle doctrine en matière de politiques culturelles, il se garde bien de ne pas traduire (pour le moment) le changement de logiciel qui est en train de s’opérer et qui se prépare depuis de longs mois. Moralité, c’est une nouvelle guerre de tranchées qui a déjà commencé durant laquelle chacun s’efforcera de ne proposer aucune solution d’avenir, trop occupé à mener le combat sur le terrain idéologique. Nous en voulons pour preuve la réaction des sections CGT-CFDT-FSU (Drac Stap Pays de Loire) du 11 octobre dernier :  ”Au delà d’un contexte social tendu qui ne facilite pas les rencontres, un certain nombre d’éléments amènent et inclinent l’intersyndicale Drac/Stap des Pays de la Loire (CGT,CFDT, FSU) à ne pas souhaiter rencontrer malgré leur proposition, le secrétaire général du ministère et des membres du cabinet ce vendredi 15 octobre lors de leur venue en Drac des Pays de la Loire .

En premier lieu sur le plan social, peut-on continuer à entretenir dans ce ministère, que ce soit à l’échelon central ou local, un dialogue social en trompe l’œil cumulant arguments technocratiques abscons, propos démagogiques et parole apaisante, le tout sans perspective et sans objectif.
Ensuite sur la plan culturel, comment comprendre que soit mis en avant le nouveau concept de «la culture pour chacun » en lieu et place de la culture pour tous, ce qui loin de prôner une démocratisation culturelle, fondement du Ministère depuis Malraux, le situe dans l’ère du temps où toutes les cultures se valent, chacun devant recevoir ce à quoi son appartenance sociale ou communautaire lui donnera droit, l’exigence culturelle étant maintenant assimilée à de l’intimidation sociale.
Et enfin, sur un plan général, il y a la réforme de l’ Etat, RGPP1 et RGPP2, et sans doute RGPP3 qui, loin de situer l’agent et encore moins l’usager au cœur des réformes de l’Etat, n’ est qu’une entreprise idéologique de démantèlement et à terme de délabrement du service public relayée au niveau local sans états d’âme.
Dans ce contexte synthétiquement dressé, les représentants du personnel ne veulent plus participer au jeu de dupe d’un pseudo échange avec des représentants ministériels qui, oin de n’être que des exécutants, vont jusqu’à justifier avec zèle les termes d’une politique sans âme.”

 

Classé dans:Analyses, Evénements, Gouvernances, Politiques culturelles, , , , ,

European Capitals of Culture 2016 in Poland and Spain preselected

Poland and Spain, the two Member States hosting a European Capital of Culture in 2016, have issued their recommendations concerning preselected cities. The selection panel appointed to assess the cities in Poland recommended Gdańsk, Katowice, Lublin, Warszawa and Wroclaw. The selection panel appointed to assess the cities in Spain recommended Burgos,Córdoba, Donostia-San Sebastián, Las Palmas de Gran Canaria, Segovia and Zaragoza. Once these recommendations have been ratified by both Member States, the preselected cities will have to flesh out and complete their applications by the summer of 2011. Androulla Vassiliou, the European Commissioner for Education, Culture, Multilingualism and Youth, views the potential of the European Capital of Culture event as “in terms of urban regeneration, creativity and job creation, and its attractiveness at European level.” The European Capitals of Culture Programme is celebrating its 25th anniversary this year.

Source : ENCACT

Classé dans:Politiques culturelles, Evénements, , , ,

Place de l’art public : artistes, commanditaires et statut des œuvres

La proportion d’œuvres qui peuvent être considérées comme de l’art public est loin d’être négligeable. Si l’on envisage toutes les possibilités de mise en public des œuvres, depuis celles destinées à édifier les croyants, jusqu’à la pratique muséale, le ratio œuvres publiques/œuvres privées fait très clairement penser que la part des œuvres destinées à un cadre strictement privé n’est pas majoritaire. Il est probable que tout le monde passe chaque jour devant une œuvre dans l’espace public, qu’il s’agisse d’un monument commémoratif, de la statue d’un personnage historique ou encore d’un mur peint : toutes ces œuvres relèvent de la catégorie de l’art public. C’est-à-dire d’œuvres créées pour être installées dans un espace public et qui peuvent être vues par tous les passants, les voyageurs, les usagers, les citoyens qui s’y trouvent… Dans ce document, nous bornerons nos investigations aux œuvres mises à la disposition du public, c’est-à-dire qui peuvent être en contact avec le public, sans que ce dernier ne les recherche explicitement. Pour autant, le sujet demeure vaste, car cet art dans l’espace public est extrêmement divers, que l’on regarde les lieux où il se déploie, les conditions dans lesquelles il est rendu possible, les formes esthétiques qu’il prend et les propos qu’il tient.

La démarche GRAND LYON VISION CULTURE vise à accompagner la Communauté urbaine de Lyon dans sa réflexion culturelle, à savoir :

  • construire et partager une approche commune de la culture ; alors que celle-ci est de plus en plus présente dans tous les compartiments de la vie sociale ;
  • enrichir les projets actuels et futurs du Grand Lyon, notamment en matière d’événements d’agglomération ;
  • imaginer des modes de relation innovants du Grand Lyon avec les artistes dans le cadre de différentes politiques : urbanisme, participation citoyenne, développement économique, etc.

Dans quelle mesure les artistes peuvent-ils contribuer à une société de la connaissance et à la vitalité de la vie urbaine ? Comment les repérer et les solliciter ? Comment les associer à des dispositifs de politiques publiques ?

Cette démarche est scandée par des rencontres élus, experts-professionnels. Chaque rencontre est introduite par un document de cadrage semblable à celui-ci. Pierre-Alain Four nous fait le plaisir de nous transmettre ce matin le document de cadrage de la 7ème rencontre qui aura lieu le 19 novembre prochain.

Vous pouvez consulter et télécharger ce document dans notre box Ressources.

L’ensemble des documents relatifs à ce cycle destiné à préparer le Grand Lyon à intervenir dans le champ culturel se trouve sur le site millénaire 3 :

 

 

 

 

Classé dans:Analyses, Expériences, Gouvernances, Ingénieries, Politiques culturelles, Ressources, , , , , , ,

Pourquoi je suis de gauche et j’aime l’appel au secteur privé

Photo Michael Zumstein / Agence Vu

Un de nos membres a souhaité réagir à propos d’un commentaire déposé par un intermittent du spectacle sur lesinrocks.com, suite à un article qui faisait état de la mobilisation des professionnels de la culture à Avignon. Au regard du contexte actuel particulièrement tendu du secteur, l’auteur a choisi de publier son article anonymement afin de ne pas connoter le débat par la seule indication de son nom et de ses fonctions.

La réforme territoriale, le désengagement de l’Etat : des sous ! Des sous ! Et les sous de tous les français, s’il vous plait, car nous, nous  travaillons pour le Bien Public, dans l’Intérêt Général, on nous le doit, ce fric, et l’argent privé, celui des entreprises, ne fait que des trucs nuls, les pays qui ont un autre système que le notre sont aussi des nuls!

Les professionnels du spectacle ne sont pas unis, car entre l’intermittent qui répond sur le blog et le directeur de l’Opéra de Paris, il y a un océan, mais tous deux diront la même chose :

  • On veut être libre de nos choix  (de créer, de programmer, de mette en scène, etc…)
  • On veut aussi que nos « tutelles », qui le seront donc le moins possible, nous accordent le droit de la prise de risque, dans ces choix. Autant dire d’échec possible.

Cinquante ans que ce système existe, mis en place par l’Etat puis copié par les satellites ( Communes puis département et enfin les Régions, plus jeunes).

Constat au bout de 50 ans :

1 – Tout le monde cotise pour la culture, paye pour la culture, la résidence d’artiste, la prise de risque du  metteur en scène, mais le chômeur de Mende a juste une chance sur 100 millions de bénéficier d’un abonnement à l’Opéra.

2 – Un jeune sur deux dit ne pas vouloir aller dans un musée, et sait motiver son refus : parce qu’on s’y ennuie, parce que ce n’est pas bien, parce qu’il préfère autre chose…(cf étude J et Sport 2006).Et ce, malgré trente bonnes années de collaboration et d’efforts financiers entre la culture, les musées et l’éducation nationale.

3 – Les plus déshérités, par l’isolement, la pauvreté, le handicap, sont très loin de fréquenter régulièrement les grands festivals du pays, très loin aussi d’aller de temps en temps dans les musées, les CDN, ou d’étudier 3 ou 5 ans dans les écoles d’art (cf étude 2003).Les expériences pour les « attirer » deviennent d’ailleurs de plus en plus pathétiques, au vu des moyens consacrés par rapport au budget culturel global du secteur public .

Le système de culture publique, quasiment soviétique, qui ne repose que sur la foi de lendemains meilleurs, « Continuons ainsi, on finira bien par démocratiser, dit-on chaque jour pour faire patienter les cotisants…» est tout de même la Bible partagée de l’intermittent et du directeur de l’Opéra.

Et l’Amérique ?

N’a-t-elle pas de bons artistes ? De bons musées ? De bons cinéastes ? De bons écrivains ? Et le Royaume-Uni ? Sa production artistique est-elle nulle, mauvaise? Ses lieux cultuels sont –ils rasants, vides, insipides ? Eh bien non.

Aucun autre système culturel, dans le monde, n’est financé, comme en France, par l’ensemble des contribuables, (L’URSS autrefois ? ). Même si, dans ces pays les financements publics existent aussi, mais ne prennent pas la même forme (celle de subventions directes et souvent reconductibles). Simplement, les professionnels de la culture, ailleurs,  acceptent le jeu des acteurs «  Si j’ai de l’argent public je dois avoir une fréquentation optima ») ainsi que l’évaluation de leur travail.

Cette Culture que le monde entier nous envie !

En France,  nous avons une expression fétiche : « Cette Culture, mais aussi cette  Justice, Médecine, Université, Education nationale…, au choix) que le monde entier nous envie !»

Et  oui, évidemment, et on comprend pourquoi : nulle part ailleurs les professionnels ne sont aussi gâtés, petites corporations qui se tiennent les coudes à l’abri de l’Intérêt Général, leur parapluie préféré, et qui, au quotidien, ont droit à l’erreur, à prendre des risques, à revendiquer des tutelles les plus légères possibles, une fois l’argent et les moyens alloués, ou à échapper à l’évaluation, à considérer qu’une forte fréquentation est suspecte, à un régime spécial de chômage, ou  à imposer à 200 000 habitants leur thèse de troisième cycle sous forme d’expo temporaire, avec le vocabulaire qui va avec ! Thèse ou encore leur auteur-fétiche, leur petite passion perso, mais « C’est l’avenir qui jugera de ma valeur,  comme pour les Impressionnistes ! » Autre expression-paravent sacrée, avec celles du Bien Public et  de l’Intérêt Général, celle, plus romantique, de l’artiste maudit, le producteur maudit, etc.. .

Dans le milieu professionnel de la culture, on revendique le cool, mais on accepte mal le jugement du peuple (démagogie, populisme). C’est symptomatique, on fustige même ce qu’il mange, comme cette phobie anti Mac Do, la nourriture des plus pauvres d’entre-nous, pourtant. (Au passage : Mac Do a  remplacé le Coca Cola d’autrefois). Ou ce qu’il aime (Block busters du cinéma).

Les jugements qui comptent : comme on « enseigne » et on « fait découvrir » aux plus pauvres, on ne peut attendre d’eux un jugement.  Seul le jugement de ses pairs compte, avec qui on fait un match permanent du « Je suis meilleur que toi ! ». A la rigueur, on veut bien faire un deal en acceptant un compromis (un artiste, un producteur…) avec l’Etat, et l’un de ses chouchous imposés, car l’Etat reste le seul juge, prestigieux dans un CV, une conversation entre amis. L’Etat est le Garant de l’Intérêt Général, on y reviendra.  Mais pas plus….

Les entreprises ? Satan ! Les mécènes ? Tous des riches, donc des ripoux ! Exit donc le jugement du peuple, des plus pauvres et celui des entreprises… Nous sommes des professionnels, nous savons ce qui est bon pour vous, même si vous ne le savez pas, et basta ! La preuve ? Notre public habituel, les profs et, en général, toute la bonne petite bourgeoisie qui s’abonne dès l’ouverture de la saison  théâtrale,  nous suivent! Vous avez dit élitiste ?

Attendons ! Attendons, tout cela va porter ces fruits, cette profusion, tous ces moyens, ces conditions de travail super, cette liberté, ces subventions, cette absence d’évaluation qui pourrait devenir une sanction. La démocratisation va bien arriver un jour, non  ???

OK, mais SEULEMENT si on change ces pratiques corporatistes et si on réfléchit au lieu de réciter un catéchisme, si on redonne la parole aux élus, parce que ce sont eux, en démocratie, qui représentent les gens. Si on se contente de l’intérêt commun, sans invoquer l’Intérêt Général et la République, car le Pen est républicain et Sarkozy aussi. Fermons les parapluies et regardons le chantier.

Par où commencer, d’ailleurs ?

Classé dans:Analyses, Politiques culturelles, , , , , ,

Les règles tuent les festivals en Flandre

En Flandre, la saison des festivals de musique a commencé. Près de 300 manifestations vont attirer des centaines de milliers de visiteurs. Pourtant, les règlements menacent de mettre à mal les festivals, déplore le quotidien De Standaard : “Toute la dynamique socioculturelle est née de l’amour de la musique de quelques organisateurs amateurs à la fin des années 70 et se base encore souvent, malgré un public croissant et la professionnalisation, sur les mêmes principes : les festivals réunissent les hommes. … Assurément, les organisateurs de festival ont pris auparavant, souvent à cause de leur seule naïveté, des risques irresponsables pour la sécurité, la santé et la protection de l’environnement. Mais nous ne pouvons nous souvenir de grandes tragédies dans les 30 dernières années. Les choses étaient certes improvisées mais l’ambiance était bonne. Les grands festivals ont les moyens de mettre en place du personnel pour satisfaire les règlements, les petits festivals non. Le petit organisateur qui organise un festival souvent pendant son temps libre se transforme en comptable. Cela tue la joie.”

Source : BpB

Classé dans:Analyses, Evénements, Gouvernances, , ,

Synergie art et économie : la martingale de la créativité

Sixième chapitre de notre série de publications issues des rencontres débats passionnants qui ont eu lieu au sein du Grand Lyon dans le cadre du cycle de rencontres « Grand Lyon Vision Culture » et dont son concepteur Pierre-Alain Four* nous fait l’honneur et l’amitié de nous autoriser la diffusion. Le document se consacre à l’élargissement des définitions de l’art et de la culture à travers la notion de «créativité » qui permet une synergie entre art et économie qui bouleverse nos conceptions traditionnelles. Dans quelle mesure les artistes peuvent-ils contribuer à une société de la connaissance et à la vitalité de la vie urbaine ? Comment les repérer et les solliciter ? Comment les associer à des dispositifs de politiques publiques ?

Pour consulter le document en ligne, cliquez ici. Vous pouvez également le télécharger dans notre box « Ressources ».

Pour consulter le chapitres précédents : chapitre 1chapitre 2chapitre 3chapitre 4, chapitre 5

*Docteur en sciences politiques (IEP de Paris), Pierre-Alain Four, a été chercheur associé au Pacte-CNRS (IEP de Grenoble) et est membre fondateur de l’Association pour la promotion et l’organisation de la recherche en sciences sociales (Aporss), puis de FRV100. Il a notamment travaillé sur les Fonds régionaux d’art contemporain (Frac), la vie intellectuelle en province et d’une manière générale sur de nombreuses questions culturelles et artistiques. Il a notamment analysé les relations entre artistes et amateurs, et la place des artistes insérés dans des dispositifs de politique publique éloignés de leur champ professionnel d’origine (politique de la ville par exemple). Il a aussi été chargé de cours à l’Université de Montpellier III, à l’école des Beaux-Arts de La Réunion, à l’université Lyon2, etc. Il est actuellement veilleur culture pour la DPSA où entre autre missions, il anime et conçoit le cycle Grand Lyon Vision Culture.

Classé dans:Analyses, Expériences, Gouvernances, Ingénieries, Politiques culturelles, , , , , , , ,

Staging Sustainability – Arts, Community, Culture, Environment

How can we produce art that reflects, celebrates, critiques and advances the cultural life of our community without contributing to the destruction of the setting that inspires these artistic endeavours ?

The Faculty of Fine Arts at York University (Toronto – Canada) invites proposals for papers for Staging Sustainability: Arts, Community, Culture, Environment, a conference taking place April 20-22, 2011. The conference will provide an opportunity for artists and those who support the arts in a myriad of ways – from scholars, critics, producers and designers to policy-makers, industry and government – to engage in interdisciplinary dialogue about issues associated with the creation of environmentally sustainable arts practice and performance. 

The conference committee welcomes proposals for papers that consider the relationship between the cultural and ecological aspects of sustainability in the arts, and may encompass aspects of subjectivity with respect to community and identity.

Please forward a 250-word abstract of your proposal, including your name, affiliation, mailing and email address to: 
Ina Agastra, Executive Assistant to the Dean 
Faculty of Fine Arts, York University
ffadeanasst@yorku.ca

Submission deadline: September 1, 2010

Conference website: www.stagingsustainability.ca

Source : Cultura 21

Classé dans:Evénements, Expériences, Gouvernances, Ingénieries, , , ,

Culture et collectivités territoriales : sous le voile de la réforme, un nouveau paysage reste à dessiner

La récente « levée de boucliers » des seuls milieux culturels contre l’éventuelle suppression de la clause de compétence générale est révélatrice de l’absence de vision politique du rôle de la culture, de l’asthénie des professionnels, du désintérêt de nos concitoyens pour le sujet.

Ce débat est dangereux car il enferme l’art et la culture dans un espace strictement institutionnel alors qu’il s’agit d’une véritable question politique. Quelle société voulons-nous pour nous-même et nos enfants : le libre – échange à visée purement commerciale ou un espace régulé qui offre le plus juste équilibre possible entre activités marchandes et non –marchandes ? Un espace public réduit aux seules fonctions de sécurité et de justice ou la promotion d’un nouveau vivre ensemble fondé sur le respect mutuel ? Avant d’être une simple « compétence », le soutien à l’art et à la culture est d’abord affaire de désir, de volonté et d’engagement.

Ce débat est dangereux car il évacue la société civile et ignore le rôle des hommes. Avant d’être objet institutionnel, la culture est d’abord affaire de désir individuel et de volonté collective. Depuis le milieu des années 80, une mécanique infernale s’est mise en mouvement qui exclut progressivement les citoyens de la gestion du service public culturel. Or, c’est précisément l’engagement de militants et de bénévoles qui avait conduit les Collectivités à soutenir des projets et des établissements culturels. Est-il exagéré de regretter que ce lien ce soit progressivement distendu à la faveur du mouvement de professionnalisation des établissements culturels ? N’est-il pas surprenant que des organisations professionnelles prennent la défense des élus locaux, leur reconnaissant ainsi une « compétence » qu’ils contestaient hier encore pour cause d’ignorance ou de populisme ? Quelle part d’opportunisme et de corporatisme dans ce soudain revirement ?

Enfin, cette polémique est inutile car nul ne peut imaginer un seul instant que le Président de la République aille au bout de ce projet sans le consentement des associations d’élus. L’ex – Maire de Neuilly et Président du Conseil Général des Hauts de Seine sait pertinemment que ceci reviendrait à contrevenir fortement au principe de libre administration des collectivités territoriales. Alors pourquoi ce débat ? Il s’agit une fois de plus d’un tour de passe-passe. Tandis que la main gauche menace de supprimer la clause de compétence générale, la main droite fouille les poches des Collectivités. Le gouvernement finira par lâcher sur la compétence tout en les muselant via la réforme de la fiscalité locale. Les Collectivités pourront continuer à financer la culture, mais avec de moins en moins de moyens. Comment l’expliqueront-elles alors aux professionnels venus réclamer leur dividende de la victoire ?

Cette polémique met avant tout cruellement en lumière le manque d’intérêt de nos élites pour l’art et de la culture et le décrochage d’avec une grande partie de la société. Remettre cette question au cœur des préoccupations des Français et aux premiers rangs des enjeux politiques suppose de dépasser le simple cadre institutionnel. Il est urgent de refonder notre rapport aux citoyens, en sommes-nous encore capables ?

Denis Declerck*

*Denis Declerck est directeur de l’action culturelle à la communauté d’agglomération d’Evry Centre Essonne. Avant cela, il a été directeur de théâtres à Vienne (1989-1992) puis à Béziers (1992 – 1999) avant de rejoindre le ministère de la culture : conseiller théâtre et action culturelle à la DRAC Nord Pas de Calais (1999 – 2004) puis inspecteur (2004 – 2009). Il a notamment été le coordonnateur et le rapporteur général des Entretiens de Valois. Denis Declerck est titulaire du Master 2 “Direction de projets culturels” délivré par l’Observatoire des Politiques Culturelles  et Sciences – Po Grenoble (1997).

Classé dans:Analyses, Gouvernances, Ingénieries, Politiques culturelles, , , , , ,

Actes de la rencontre nationale sur les publics du jazz

Nous avions signalé que le 23 mars dernier se tenait au théâtre du Parvis St-Jean de Dijon une journée consacrée aux publics et « non-publics » du jazz en Bourgogne, organisée par le Centre régional du jazz en Bourgogne. Cette rencontre était particulièrement importante car elle présentait les résultats d’une étude majeure dont le besoin se faisait sentir depuis longtemps. Ce moment a effet été l’occasion de présenter l’aboutissement du chantier d’étude mené par Wenceslas Lizé et Olivier Roueff durant une année et d’entamer pour la première fois une réflexion collective sur le public du jazz, sa nature, son profil, son avenir et les moyens d’actions possibles pour aller toujours plus à sa rencontre.

Nous vous invitons à consulter et à télécharger les différents document relatifs à ce chantier :

Source : Centre régional du jazz en Bourgogne.

Classé dans:Analyses, Expériences, Ingénieries, Outils, Politiques culturelles, Ressources, , , , ,

L’artiste engagé dans la Politique de la ville : les nouvelles règles du « je »

Cinquième chapitre de notre série de publications issues des rencontres débats passionnants qui ont eu lieu au sein du Grand Lyon dans le cadre du cycle de rencontres « Grand Lyon Vision Culture » et dont son concepteur Pierre-Alain Four* nous fait l’honneur et l’amitié de nous autoriser la diffusion. Ce cinquième déjeuner-débat se focalise sur la contribution des artistes à la Politique de la ville.

Alors que le Grand Lyon intervient largement sur la ville, dans ses composantes socio-économiques et urbanistiques, quel regard peut-on porter sur les actions qui font appel à des artistes, dans le cadre de la Politique de la ville ?

Entre 2007 et 2009, environ 80 quartiers y sont inscrits à divers titres. Tous ont, outre les actions de développement sur les questions économiques, éducatives, sociales, etc., vu ces interventions complétées ou appuyées par la présence d’équipes artistiques. Ce Volet culture de la Politique de la ville pose de très nombreuses questions, dans des domaines divers. Mais tout d’abord, on est tenté de s’interroger sur sa genèse : comment en est-on arrivé à solliciter, puis à intégrer des artistes dans des dispositifs qui font du développement dans les quartiers en difficulté ? On verra que les prémisses de cette politique puisent à diverses sources, qui s’unifient sous le signe d’un remarquable volontarisme.

Pour consulter le rapport en ligne, cliquez ici. Vous pouvez également le télécharger dans notre box « Ressources ».

Pour consulter le chapitres précédents : chapitre 1chapitre 2chapitre 3chapitre 4.

*Docteur en sciences politiques (IEP de Paris), Pierre-Alain Four, a été chercheur associé au Pacte-CNRS (IEP de Grenoble) et est membre fondateur de l’Association pour la promotion et l’organisation de la recherche en sciences sociales (Aporss), puis de FRV100. Il a notamment travaillé sur les Fonds régionaux d’art contemporain (Frac), la vie intellectuelle en province et d’une manière générale sur de nombreuses questions culturelles et artistiques. Il a notamment analysé les relations entre artistes et amateurs, et la place des artistes insérés dans des dispositifs de politique publique éloignés de leur champ professionnel d’origine (politique de la ville par exemple). Il a aussi été chargé de cours à l’Université de Montpellier III, à l’école des Beaux-Arts de La Réunion, à l’université Lyon2, etc. Il est actuellement veilleur culture pour la DPSA où entre autre missions, il anime et conçoit le cycle Grand Lyon Vision Culture.

Classé dans:Analyses, Expériences, Gouvernances, Ingénieries, Outils, Politiques culturelles, Ressources, , , , , ,

Quelle peut être la place de l’artiste dans une société “du savoir” ?

Deuxième chapitre de notre série de publications issues des rencontres débats passionnants qui ont eu lieu au sein du Grand Lyon dans le cadre du cycle de rencontres « Grand Lyon Vision Culture » et dont son concepteur Pierre-Alain Four* nous fait l’honneur et l’amitié de nous autoriser la diffusion. Au programme cette fois-ci, la place de l’artiste dans une société “du savoir”.

Bien loin de la place spécifique et coupée du monde que lui assigne la vision Romantique, l’artiste est aujourd’hui un individu qui aborde dans son travail de création, toutes sortes de sujets, de thèmes, de questions, puisant dans un répertoire de savoirs et de connaissances extrêmement hétérogène. Par ailleurs, son identité et la nature de son activité se réfèrent aussi à de très nombreux registres : intellectuel, critique militant, découvreur, bricoleur créatif… 

L’artiste est aujourd’hui un acteur à même d’associer et de faire tourner concepts, idées et technologies nouvelles comme d’autres moins récentes. Cependant,
ses dispositions et facultés sont méconnues et, entre les représentations relatives à son activité et la réalité du travail de l’artiste, il y a souvent un monde.

Pour consulter le rapport en ligne, cliquez ici. Vous pouvez également le télécharger dans notre box « Ressources ».

Pour consulter le chapitre précédent, cliquez ici.

*Docteur en sciences politiques (IEP de Paris), Pierre-Alain Four, a été chercheur associé au Pacte-CNRS (IEP de Grenoble) et est membre fondateur de l’Association pour la promotion et l’organisation de la recherche en sciences sociales (Aporss), puis de FRV100. Il a notamment travaillé sur les Fonds régionaux d’art contemporain (Frac), la vie intellectuelle en province et d’une manière générale sur de nombreuses questions culturelles et artistiques. Il a notamment analysé les relations entre artistes et amateurs, et la place des artistes insérés dans des dispositifs de politique publique éloignés de leur champ professionnel d’origine (politique de la ville par exemple). Il a aussi été chargé de cours à l’Université de Montpellier III, à l’école des Beaux-Arts de La Réunion, à l’université Lyon2, etc. Il est actuellement veilleur culture pour la DPSA où entre autre missions, il anime et conçoit le cycle Grand Lyon Vision Culture.

Classé dans:Analyses, Gouvernances, Ingénieries, Outils, Politiques culturelles, Ressources, , , , ,

Médiation culturelle : l’enjeu de la gestion des ressources humaines

Au cours des 30 dernières années, les activités de médiation culturelle ont connu un essor continu dans l’ensemble des domaines artistiques et culturels, au sein des institutions et sur les territoires, notamment sous l’impulsion des politiques publiques de la culture, de la ville et de l’emploi. Pour autant, les activités de médiation ne constituent pas aujourd’hui un ensemble homogène ; le métier et les compétences, divers selon les établissements et les secteurs, restent peu reconnus.

Au moyen d’une méthode inédite qui se décline sous la forme de 6 configurations professionnelles, l’étude dresse un état des lieux actualisé des situations professionnelles rencontrées (contenus d’activité, statuts d’emploi, conditions d’accès et identités professionnelles) et identifie l’enjeu majeur que constitue la gestion des ressources humaines pour la professionnalisation des activités de médiation.

Over the last 30 years, work within cultural events promotion has been growing steadily in all cultural and artistic fields, within institutions and across regions, driven by public policies on cultural, civic and business life.

As such, cultural promotion now no longer covers a consistent range of activities; the profession and its related skills vary widely across institutions and sectors and with little recognition.

Using a completely new method which designates 6 separate professional categories, this study gives an up-to-date review of professional situations covered (activity, employment status, entry conditions and professional identity) and identifies the major issue of human resource management in the professionalisation of cultural promotion activities.

Source : DEPS, ministère de la Culture et de la Communication.

Classé dans:Analyses, Expériences, Ingénieries, Outils, Politiques culturelles, Ressources, , , ,

iphone art exhibition

Flaneur art and culture journal has opened a contemporary art gallery viewable on iphones and seeks artworks for its first exhibition. This is a great way for painters and all other artists to experience their work in the new realm of mobile technology. With over 34 million iphones sold, and the wepapp viewable on the ipod Touch as well the potential for people to engage with your work is huge!
As this is the first call for work for our iphone exhibition Flanneur art and culture journal is looking for work of all kinds. It is only through experimentation that we will all see what works best in this new domain. Traditional artists who do not normally engage with new-tech are welcomed, as well as geekists who are only happy with an iphone in their hand.
Work should be a maximum size of 480 x 320 pixels, although it can be smaller. Any larger and it will be resized.
Image file size needs to be small enough to load quickly. Please use JPEGS and keep the size down. It may need to be reduced the size further to aid loading. Images will also be considered for publication in The Flaneur art journal.

  • The exhibition will open in early June 2010
  • Deadline for applications: End of May 2010
  • Entry fee 5£ (or your local currency equivalent)

This is an exhibition by selection. If your work is selected we will contact you. Flanneur art and culture journal will try and contact everyone who enters, but this may be impracticable. This exhibition will be viewable on iphones around the world at http://www.flaneur.me.uk/iphonegallery It will also be submitted to the Apple app store. Please visit http://flaneur.me.uk/iphone-exhibitions for more details and to enter.
If you need help with converting files, please contact help@flaneur.me.uk

Source : Rhizome

Classé dans:Evénements, Expériences, , , , ,

Mesures Extraordinaires

Une nouvelle exposition d’art contemporain a débuté le 1er mai dernier et risque de faire fureur dans la région de Northumberland (Nord-Est de l’Angleterre) à Belsay Hall, tout près de Newcastle. « Extraordinary Measures », confiée à 7 artistes et architectes majeurs, parmi lesquels l’artiste internationalement reconnu  Ron Mueck, un des chefs de files du street art Slinkachu et un des anciens Young British Artists Mat Collishaw.

L’exposition place des pièces qui se jouent des échelles, notamment des miniatures, dans des situations où elles sont mises en rapport avec le site patrimonial, paysager et touristique exceptionnel de Belsay Hall, ses pièces, son château, ses jardins. Le décalage d’échelle permet d’opter pour un autre point de vue, de remettre au goût du jour la tension qui se crée dans notre rapport au monde, un rapport qui a tendance à croître dans la démesure de l’époque moderne, rapport qui à travers cette exposition nous replace à notre juste mesure.

Un remarquable mini film de promotion a été réalisé à cette occasion, vous pouvez le découvrir en cliquant ici.

Classé dans:Evénements, Expériences, , , ,

Repenser la médiation, l’exemple de la Smithsonian Institution / 3

Dernier volet de la série inédite sur la médiation dans les musées par Aurélie Henry*, le présent article s’intéresse à la médiation via les technologies, la mobilité et le multimédia. Après avoir traité de l’offre de médiation et de la médiation humaine, l’auteur nous expose ici différentes formes de médiation issues de l’appropriation du multimédia et des TICE, notamment celles mises en place à la Smithsonian Institution.

Les technologies de l’information et de la communication pour l’éducation (ou TICE) sont aujourd’hui omniprésentes et les musées, et autres lieux d’éducation informelle, s’en emparent pour répondre aux attentes de publics avides de nouvelles expériences. Une offre multimédia concertée et cohérente permet de compléter l’offre de médiation humaine.  Les parcours de visites généraux sont bien souvent basés sur la lecture de cartels et l’observation d’objets. Le multimédia ouvre la porte à des contenus alternatifs et doit être envisagée différemment. La médiation par le multimédia, quelque soit la plateforme, doit être ludique. Les anglo-saxons parlent de Edutainement, contraction de Education et Entertainment. Il me semble important de proposer aux publics autre chose que de la lecture et de l’observation d’images statiques. La notion de divertissement est centrale, le multimédia doit intervenir comme une pause ludique, ce qui n’exclut pas la pédagogie et le caractère scientifique des contenus, bien au contraire.

Il existe bien évidemment plusieurs formats multimédia et il conviendra de choisir le plus approprié à l’exposition ou l’œuvre, ses publics et les objectifs pédagogiques que l’institution aura déterminés. J’aimerais commenter quelques-uns de ces formats avant de partager quelques-unes des leçons que j’ai pu apprendre au cours de ma carrière de chef de projet.

Parmi ces différents formats, j’ai eu l’occasion de travailler sur un projet de borne multimédia. La borne interactive reste le format le plus ancien et le plus familier. Proche de l’ordinateur personnel, elle est d’utilisation simple et intuitive et permet de diffuser des contenus complémentaires et d’offrir une pause interactive au cours de la visite. Grâce à un accès internet elle permet de créer des ponts avec le site Internet de l’institution.

La table multipoints, nouvelle venue dans le paysage de l’éducation informelle, ressemble à la borne interactive mais elle introduit une nouvelle dimension : le multi-usagers et la sociabilité. Avec une telle technologie le médiateur peut parier sur l’interaction entre visiteurs, qu’ils se connaissent ou non. La Smithsonian Institution, comme beaucoup, a plusieurs projets en cours mais le meilleur exemple, à mon sens, reste la table interactive du Churchill Museum à Londres.

La technologie mobile favorise quant à elle l’expérience entre le visiteur et l’œuvre en pariant moins sur la sociabilité. Par le biais d’audioguide ou de smartphone, ces technologies “de poche” permettent de distribuer du contenu multimédia à proximité immédiate des œuvres. Reste à trouver un modèle économique adapté.

Une dernière tendance plus prononcée aux Etats-Unis et notamment à la Smithsonian Institution est la diffusion de multimédia en ligne. Les sites Internet de l’institution sont peuplés avec des activités et jeux en ligne. Cela permet un accès aux contenus du musée à ceux qui ne pourront pas venir sur place pour des raisons géographiques, physiques ou sociales. Les visites des sites Internet sont ainsi dix à cent fois supérieures à celles du site physique et les missions et objectifs de l’institution peuvent atteindre un plus grand nombre de visiteurs anglophone à travers le monde.

Au cours de mon expérience comme chef de projet, j’ai pu tirer quelques leçons sur l’utilisation du multimédia dans une institution culturelle :

  • L’évaluation du projet à tous les stades de son développement est décisive ; comme l’est l’articulation entre la direction de projet et son évaluation : enquête sur les publics et analyse des résultats nourrissent le travail de chef de projet et assurent un développement harmonieux et proches des attentes des publics.
  • Le multimédia interactif favorise le processus d’apprentissage des plus jeunes visiteurs et contribue à la création d’une expérience mémorable. J’ai pu constater, par exemple, qu’un jeu de Memory, dont l’objectif premier est de stimuler la mémoire visuelle, permet aussi l’acquisition de connaissance en exposant l’usager à la fois à des images familières et nouvelles, provoquant ainsi sa curiosité et la recherche d’informations.
  • Grâce à leur concentration sur les objectifs pédagogiques et sur l’ergonomie du produit final, les médiateurs font de bons chefs de projets multimédia. Pour palier à un manque de connaissances techniques et scientifiques il est impératif de s’entourer d’une équipe d’experts. La transversalité de cette équipe garantira la multiplicité des points de vue et la qualité du produit final.

Il me semble absolument nécessaire de partager ces leçons afin de voir notre pratique mûrir et la qualité de dispositifs que l’on rend accessible à nos visiteurs s’améliorer. Vous pouvez trouver en ligne toutes les présentations que j’ai pu donner sur mon slideshare (http://www.slideshare.net/aurelihenry).

Pour revenir au chapitre 1, cliquez ici et pour le chapitre 2, cliquez ici.

Aurélie Henry est consultante en médiation culturelle. Elle a été chef de projet à la Smithsonian Institution pendant quatre ans. Après des études en histoire, histoire des arts et un DESS en Gestion des équipements touristiques et culturels, elle a travaillé pour une agence d’ingénierie culturelle à Paris, avant d’aller s’installer aux Etats-Unis. Au sein du service des publics du Smithsonian National Postal Museum, elle piloté des projets web et multimédia garantissant la qualité de l’accueil des visiteurs.

Classé dans:Analyses, Expériences, Gouvernances, Ingénieries, Politiques culturelles, , , , , , , , ,

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 133 followers