Cultural Engineering Group Weblog

Services & Ressources en ingénierie culturelle

1ères rencontres de la culture et de la coopération décentralisée

Dans le cadre d’une réflexion menée sur les contenus des coopérations décentralisées, Cités Unies France cherche depuis plusieurs années à mettre en valeur les pratiques comportant une forte « valeur ajoutée » aussi bien pour les collectivités partenaires que pour les collectivités françaises. La culture, activité historique de la coopération décentralisée est un de ces thèmes « fédérateurs » du fait des projets qu’elle concerne – formation, éduction artistique, ingénierie, patrimoine, livre, arts de la scène, cinéma – et des populations qu’elle touche au Nord comme au Sud.

Souhaitant faire le point sur ce thème, Cités Unies France et la Mairie de Toulouse organisent la première édition des rencontres de la culture et de la coopération décentralisée qui se déroulera les 1er et 2 juillet 2010 
au Palais des congrès de Toulouse.

Ces journées, placées sous le signe de l’échange et du débat, seront l’occasion d’instaurer le dialogue entre des personnalités concernées : élus aux relations internationales et aux affaires culturelles, opérateurs culturels, représentants de l’Etat, experts, journalistes…

Pour plus d’informations : Laure Blaise-Lyon, chargée de mission

Documents à télécharger : Programme des rencontres

Source : Cités Unies France

Filed under: Evénements, Expériences, Gouvernances, Ingénieries, Politiques culturelles, Ressources , , , , ,

La dimension culturelle de l’Union Européenne

Le projet Europmedinculture 2010 Citizenship, soutenu par la Commission Européenne, vise à promouvoir l’implication active des citoyens dans le débat sur la dimension culturelle de l’Union.

A cet effet, un questionnaire a été conçu pour recueillir les points de vue sur plusieurs sujets particulièrement stratégiques pour l’avenir de l’Europe :

  • la relation entre éducation et culture,
  • la mobilité des artistes et des professionnels de la culture,
  • les impacts économiques et sociaux de l’action culturelle,
  • les relations culturelles de l’Europe avec le reste du monde.

Même si ce questionnaire s’adresse d’abord aux professionnels de la culture et aux services publics de la culture, il est ouvert à tous. C’est donc l’occasion rêvée de se faire entendre. Il faut bien reconnaître que le sujet demeure très sensible, problématique, sous-traité dans les médias et pour lequel tout reste à faire, ou presque.

Pour y accéder en plusieurs langues, cliquez ici (rubrique dans la colonne de droite).

Filed under: Expériences, Gouvernances, Ingénieries, Outils, Politiques culturelles , , , ,

Un Ping Pong artistique entre la France et l’Angleterre en 2010

La Cellule, réseau de professionnels de l’organisation du spectacle qui dirige et accompagne des projets culturels en France et en Europe, lance une opération peu banale qui mérite un coup de projecteur. Créé et piloté par Le Muscle et La Cellule, le PING PONG PROJECT est un projet européen qui a pour objectif de favoriser les échanges artistiques internationaux dans le domaine de la création dans l’espace public. Il s’agit de conseiller en amont les directeurs de festival internationaux dans le cadre de leur recherche de programmation puis de mettre en place des partenariats avec d’autres festivals  créant ainsi les condition d’un PING PONG artistique. Les directions de festival ont la maîtrise des propositions d’échanges entre eux. Parallèlement, les artistes sélectionnés sont accompagnés dans la conduite de leurs projets et s’organisent in situ avec les festivals des espaces de convivialité et des temps de rencontres professionnelles.

In fine, il s’agit de stimuler les échanges de pratiques, développer et animer de nouveaux réseaux à l’international auprès des structures culturelles et des institutions, de s’interroger sur la mobilité des artistes et les soutenir dans leur démarche de diffusion et de mettre en scène de nouveaux territoires en allant à la rencontre de nouveaux publics.

Initié en 2009 au festival TAC de Valladolid, le PING PONG PROJECT prend toute sa dimension en 2010 avec le festival Cratère/Surfaces à Alès et le Stockton International Riverside Festival à Stockton-on-Tees (UK).

L’ambition et la particularité de ce projet européen : organiser des Ping Pong artistiques sur l’ensemble du territoire à partir d’une ingénierie de projet où un accompagnement spécifique est réalisé et un suivi des retombées est transmis à chaque équipe artistique en promotion.

Les festivals d’Alès (Cratère/Surfaces) et de Stockton-on-Tees (Stockton International Riverside Festival) se lancent dans ce premier Ping Pong à travers l’Europe en 2010 et ce sont les directeurs des structures respectives qui en parlent le mieux :

  • « Cratère/Surfaces à Alès attend beaucoup d’une confrontation pacifique avec Stockton et ses artistes. Le jeu gagnant restera celui de l’innovation, du point de vue original, de la création. A ce jeu, point de perdant. Nos festivals en seront plus alertes… » (Denis Lafaurie, directeur du Cratère).
  • « La collaboration Ping Pong entre le SIRF et Cratère/Surfaces donnera aux artistes français et anglais impliqués l’opportunité de découvrir de nouveaux publics, et de nouvelles perspectives. Pour le public, c’est un instantané de deux cultures, exposé dans la rue ». (Frank Wilson, artistic director).

Conrètement, Ils accueilleront chacun 5 compagnies de l’autre pays dans leur programmation :

Compagnies Ping Pong à Alès : Cratère/Surfaces (Du 1er au 3 juillet) :

Le festival international de création en espace public « Cratère/Surfaces » a été créé en 1999 par Le Cratère, Scène nationale d’Alès. Cratère/Surfaces fait le choix de mettre en avant la création artistique dans l’espace public.

Compagnies Ping Pong à Stockton : Stockton International Riverside Festival (du 28 juillet au 1er aout) :

Le « Stockton International Riverside Festival » a été créé en 1988. 23 ans après, c’est un festival d’arts en espace public d’envergure internationale. Il est aujourd’hui organisé par la ville de Stockton-on-Tees, sous la direction de Frank Wilson.

Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant du déroulement et du bilan de cette opération d’une rare pertinence.

Filed under: Evénements, Expériences, Ingénieries , , , ,

Symposium sur la gestion des risques dans le financement de la culture

Organisé dans le cadre des activités menées par l’UNESCO sur les liens entre la culture et le développement, ce symposium a pour but d’analyser et de mettre en question la perception des risques liés au financement du secteur culturel et créatif dans les pays en développement.

  • Concept : malgré le potentiel reconnu des filières culturelles pour le développement socio-économique et la réduction de la pauvreté, celles-ci sont marginalisées dans les politiques et programmes de développement. De plus, ce secteur souffre d’un manque récurrent d’accès au financement, notamment dans les pays en développement, causé par la perception des risques liés à de tels investissements. En savoir plus
  • Programme : institutions financières, agences de coopération et organisations multilatérales partageront leur expérience dans la gestion de risque et dans l’élaboration d’approches innovantes. A venir
  • Message : Mme. Françoise Rivière, Sous-directrice générale pour la culture, partage sa vision. En savoir plus
  • Discussion en ligne : précédant le symposium, l’UNESCO organise une discussion en ligne dédié au thème de « La gestion des risques dans le financement de la culture », qui examine les points clés du symposium. En savoir plus

Liens externes :

La Financière des Entreprises Culturelles (FIDEC)

Fonds de Garantie pour le Financement des Industries Culturelles

Fonds d’investissement de la culture et des communications (FICC)

Fonds de garantie des industries culturelles (FGIC)

Institut pour le Financement du Cinéma et des Industries Culturelles (IFCIC)

Contact: Si vous désirez de plus amples informations concernant ce symposium, veuillez contacter cet email.

Source : Unesco

Filed under: Evénements, Gouvernances, Ingénieries, Politiques culturelles , , , , , ,

PRACTICS

Practis. See Mobile See Practical lance un appel à contributions sur la mobilité dans le secteur culturel. PRACTICS est un projet triennal coordonné par le Centre d’information finlandais pour le théâtre qui s’est rapproché de dix organisations culturelles de six pays européens dans l’optique de faciliter l’apport d’information sur la mobilité européenne transfrontalière dans le secteur culturel.
PRACTICS est à la recherche d’histoires et d’expériences de mobilité, qui pourraient servir d’exemples pour d’autres artistes et professionnels culturels souhaitant être mobiles en Europe. Une sélection de bonnes pratiques sera publiée sur son site.
Un questionnaire en anglais est accessible sur www.practics.org.
Le projet PRACTICS est l’un des quatre projets sélectionnés par la Commission européenne pour la mise en réseau de structures favorisant la mobilité dans le secteur culturel. Les trois autres projets sont E-Mobility, piloté par les Pépinières européennes pour jeunes artistes (France), Changing Room, piloté par Trans Europe Halles et co-organisé par Sibelius Academy (Finlande) et Melkweg Amsterdam (Pays-Bas), et SPACE piloté par l’Office national de diffusion artistique (France).

Source : ministère de la Culture et de la Communication.

Filed under: Expériences, Ingénieries , , , , , ,

La Slovaquie oublie l’Exposition Universelle

La Slovaquie risque un fiasco lors de la prochaine exposition universelle à Shanghai, critique le président de l’association des architectes du pays, Ján Bahna. Il s’explique dans une tribune au quotidien progressiste Sme : « Nous n’avons rien appris des précédentes expositions universelles. D’un point de vue historique, même les présentations de la Tchécoslovaquie socialiste avaient plus de succès que celles de la Slovaquie indépendante. Nous estimons qu’il n’est pas nécessaire d’organiser un concours architectural ni d’engager des pointures pour la préparation de notre contribution. Le potentiel intellectuel de notre peuple reste ainsi inutilisé. Un nouvel Etat jeune doit cependant avoir la culture le présentant au monde. Mais nous vivons notre vie. Le monde ne nous intéresse pas. »

Source : BpB

Filed under: Analyses, Gouvernances , , , ,

Lancement de l’Année internationale du rapprochement des cultures

L’Unesco a lancé officiellement jeudi l’Année internationale du rapprochement des cultures, une initiative visant à lutter contre la montée des extrémismes avec l’aide de personnalités du monde entier.

« La paix d’il y a 60 ans n’est plus la paix d’aujourd’hui, il faut repenser les moyens de la maintenir, repenser le dialogue entre les cultures », a déclaré la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, au cours d’une conférence de presse au siège de l’organisation à Paris.

Elle a présenté une quinzaine des personnalités internationales ayant rejoint le groupe qu’elle a souhaité mobiliser pour animer cette année.

Le prix Nobel de littérature nigérian Wole Soyinka, l’ancienne présidente française du Parlement européen et rescapée d’Auschwitz Simone Weil, le Grand mufti de Bosnie-Herzégovine Mustafa Ceric, le représentant du Vatican, Mgr Francesco Follo, l’ancienne ministre pakistanaise Attiya Inyatullah, le cinéaste malien Souleymane Cissé, l’ancien Premier ministre norvégien Kjell Magne Bondevik et le représentant du Patriarcat de Moscou Philip Riabykh font notamment partie de cette liste de personnalités.

Dans un entretien avec l’AFP fin janvier, Mme Bokova, une diplomate bulgare de 57 ans élue fin 2009 à la tête de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), avait souligné la nécessité de lutter contre la montée des extrémismes et des conflits « basés sur l’intolérance ethnique, religieuse, linguistique ».

Elle avait indiqué avoir lancé des dizaines d’invitations à « des intellectuels respectés, hommes et femmes, des gens respectés des différentes régions du monde ».

Elue dans un scrutin tendu face à Farouk Hosni, le candidat égyptien soutenu par le monde arabe et accusé d’antisémitisme, elle avait souligné refuser la notion d’un « clivage » nord-sud ou entre Occident et islam.

Réunis jeudi pour de premiers débats, les membres du « Haut panel sur la paix et le dialogue entre les cultures » doivent se retrouver régulièrement au cours d’une année dont l’agenda devra être complété d’autres initiatives, a indiqué Mme Bokova.

Source : AFP / Le Monde.

Filed under: Evénements, Expériences, Gouvernances, Politiques culturelles , , , , ,

Networks – The Evolving Aspects of Culture in the 21st Century

Culturelink, le réseau des réseaux de recherche et de coopération pour le développement culturel nous fait l’amitié de nous autoriser à diffuser l’article présentant le rapport final de sa troisième conférence mondiale. Un bilan passionnant, en attendant la publication des actes.

The Third World Culturelink Conference was held in Zagreb from 13 to 15 November 2009, bringing together Culturelink Network’s members, researchers, artists, professionals, and many others who perceive networking as one of the most intriguing phenomenon of contemporary culture. It was attended by 130 participants from all continents, representing research organizations, national and international associations, foundations, cultural institutions and universities. The event marked the 20th anniversary of the Culturelink Network, that was established in 1989 by UNESCO and the Council of Europe. The Institute for International Relations (IMO) in Zagreb, Croatia has been the focal point of the Culturelink Network since its inception.

In an introductory video-address, the conference participants were greeted by Jean-Pierre Saez, Director of the Observatory for Cultural Policies, which also marked the 20th anniversary of its work and cooperation with Culturelink. The conference was opened by representatives of the UNESCO Office in Venice, the Council of Europe, the Ministry of Culture of the Republic of Croatia, the Institute for International Relations and the City Council of Zagreb, who all indicated the significance of the work of the Culturelink Network in the past twenty years. In the following two days, the Third World Culturelink Conference worked in four plenary sessions, aiming to investigate the role and relevance that cultural networks hold for cultural development in the 21st century. A retrospective overview of the cultural networks phenomena in the past 20 years was meant to provide grounds for debate on new perspectives of cultural networking. Special consideration was given to issues regarding the position of cultural networks within cultural policies structures, as well as to the effective usage of innovative ICT and networking applications that significantly developed the modes and scopes of activities of cultural networks.

The first plenary session entitled Twenty Years of Cultural Networking reflected on the successful history of the Culturelink Network in the context of the general development of networks during the past twenty years. Presentations in this session focused on general issues within the context of networking but also analyzed current trends and relevant practices through several case studies from Europe, Australia and the Asia-Pacific region. They highlighted the need to revisit the concept of establishment and initial development of cultural networks as well as the current status of networks, key agents, and dominant approaches and challenges. Firstly, the Culturelink Network was reviewed from the perspective of one of its founder organizations, UNESCO, indicating the high standards of the work of Culturelink and its value, especially in light of some actions that UNESCO could not be accounted for. Secondly, the work of Culturelink was put into historical perspective from its regional centre APRCCN in South Korea. It has been noted that in the future the Culturelink Network should reinforce its global strategies in close consultation with regional centres and thus create joint actions. The emphasis on the changing nature of cultural networks and the challenges that the future brings were put to the fore by some presentations – from the perspective of donors, other cultural networks, and from the point of view of independent researchers. The discussion in the first session concentrated on the issue of the (self)evaluation of networks and networking processes and their sustainability – generally agreeing that through the daily communication in networks it can be deciphered whether they are successful or not, the participants still highlighted difficulties for the evaluation process. One difficulty is the very character of the network – the openness of its structure creates obstacles: the nature of the network is to be in constant flux, and evaluation results depend on the point from which the evaluation is being undertaken. The question was raised whether an abundance of networks existed, and if the overlapping of some of their activities and projects could be minimized with external evaluation and/or better interconnectivity among cultural networks. Finally, the question of whether cultural networks were prepared for change and implications of the digital environment opened the space for the second session in the conference programme.

The second plenary session dealt with the Effects of ICT and Digital Culture on Networking Dynamics. Questions were raised concerning actual cultural practices and their efficacy in linking diverse cultural contexts, strategies of sustainable development, the technology which facilitates cultural interaction and the way it shapes cultural practices in a constantly changing landscape of digital communication. A range of different topics was presented: from blogs, artistic innovations, virtual museums, via the possibilities of using Web 2.0 and 3.0 and creating art in Web 2.0, to more theoretical questions concerning deterritorialization and hyper-territory. The effects of ICT were explored through different artistic examples which can sometimes be hard to finance and brand because of their specific nature. Art organizations are presently changing because new creators require increasingly specific skills and knowledge. The role of the author in the arts is changing and artistic goals are becoming more plural and interdisciplinary, requiring partnerships and open communication. Possibilities of private-public partnerships were explored through the example of a specific virtual museum. Further changes were registered in new communication tools, as we can observe the social colonization of the Internet and the population of the Web with different types of interaction. Participation in this new type of communication is becoming more active because people can exchange ideas more dynamically. Art in such a context bridges different types of artistic expressions, brings interconnectedness, cooperation, dialogue, and new types of meeting platforms. In this context, the rise of the ‘digital natives’ was highlighted, those immersed in a digital environment from an early age, having different perceptions of digital ecology and cultural development. A new space of flow and mobility which transcends spatial relations is rising. This is reflected in the concept of deterritoriality, in which cyber-space is replacing real space and creating a new type of hyper-territory, e.g. social networks as the new territory. The discussion that followed the presentations in the second session offered further interesting points and led to the implicit conclusion that new technologies present an ambivalent challenge – they can pose threats but also open up new possibilities. What is needed is adaptation to these changes, bridging the digital divide, working on education, and learning the language of the Internet. Ownership and regulation of the Internet were seen as another set of problems which bring with them control and the loss of privacy. However, what is crucial is the way we use technology and the new practices that are created. ICT allows us to communicate in a particular manner, whether in artistic creation, everyday communication or in doing business. The way, in which we make use of the technology and the new practices that are created, is crucial.

The second day of the Third World Culturelink Conference was opened by the third plenary session of the programme entitled Cultural Networks and Cultural Policy. The status of cultural networks in relation to national and trans-national policy making was questioned, as well as innovative practices and forms of cultural policy-making in the local and global contexts. This session highlighted the importance of the redefinition of cultural policies in the light of the convergence of culture, the digital environment and the overall global interconnectedness of economic, political and social changes. Key issues of the value of cultural networks were underlined through examples and experiences from Latin America, Africa and Asia, and their socio-cultural significance in these regions. It has been noted that the concept of ‘cultural network’ was adopted by the cultural sector very quickly, but many obstacles in this regard remain. Some of these obstacles are the instrumentalization of culture, the overregulation of the cultural field, and the proliferation of global ‘cultural/creative discourse industries’ that produce contradictory implications on the local level. The multiplication of programmes of various cultural networks and the problems of funding were again emphasized as some of the key problems of cultural networks in their day-to-day functioning. The discussion following the presentations showed that there is a lot of work to be done in regard to cultural policy and cultural networks: we have entered a new era of cultural policy-making – the old models are breaking down. Although the participants noted that substantial work was being done in transnational cultural policy on behalf of the Council of Europe, it was stressed that cultural networks were not even nearing the urgent tasks lying ahead of them under the new global economic and political conditions. An urgent need for cultural movements exists, which could voice the emerging problems of culture that reflect the new digital environment. Cultural networks have not yet reached maturity, it was suggested, and it is of outmost importance to work on the innovative forms of cultural policy-making in the local and global contexts.

The fourth plenary session was devoted to the Evolving Networking Culture. It highlighted the networking culture within its current context, and identified areas of shared concern, which generated discussions on crucial questions about the development of cultural networking and the possible future of cultural networks. The need to identify priority issues of common interest, and establish effective strategies that will lead to the next stage of development of cultural networks in a constantly changing technological, socio-economic and cultural environment, was also highlighted. The construction of networks in new environments was discussed, and a number of examples, including trade unions of different cultural groups were presented. Although efficient in connecting with diverse networks and cooperating with different regions, their influence on changing cultural policies remains limited because of difficulties in changing existing cultural paradigms. Mobility was seen as a resource with limited accessibility but with the possibility of creating new connections and sharing of resources. It promotes freedom of expression and creates a common and shared space. However it can also bring some problems. For example, although face-to-face interaction is optimal for cultural networking, the carbon-footprint of the mobility of cultural workers can pose serious environmental problems. Networks should therefore refresh their practices and create new ways of communicating with each other, or they will stagnate. They were also seen as informal living systems of education and models for finding different partners; members of networks need to destabilize themselves in order to surpass their own limits. Not only cultural workers, but also cultural goods, services, etc. are crossing different borders and are becoming more and more transnational, and therefore new types of policies are needed. There is a significant deficit and lack of information between different nations in existing cultural networks (e.g. Latin America). This seems to imply that people are less convinced and sure of their own actions as members of different networks. In the final discussion, calls for action were made in order to develop a social movement in the cultural field. Main agendas of possible action for such movement are as follows: trade in cultural goods and services, implications that the Internet has for culture, cultural development and poverty alleviation, and media concentration. In the wrap-up of this session, it has been concluded that there are many obstacles for the possibility of creating cultural movements.

The Third World Culturelink Conference was closed by Biserka Cvjetičanin, Director of the Culturelink Network, who thanked all Culturelink members and founders for their support during past twenty years. She also thanked all conference participants for their lively discussions during these two days, and underlined that the cultural diversity of the participants had contributed significantly to the richness of the debates through the different approaches to the discussed issues. The publication of the conference proceedings is planned for the next year. The Third World Culturelink Conference highlighted the important transformations of cultural networking that took place in the course of the past two decades: thus, Biserka Cvjetičanin concluded, we are moving from networking of cultures to networked cultures, which is a significant step that leads us to face new challenges. One such challenge might be the emergence of networked identities, the research into which could be the theme of the Fourth World Culturelink Conference to be held in 2012.

Filed under: Evénements, Expériences, Ingénieries, Politiques culturelles , , , ,

L’Unesco doit se réformer

L’Unesco a perdu de son influence et n’a pratiquement pas de perspectives d’avenir, estime l’ambassadeur portugais de l’Unesco Manuel Maria Carrilho. Dans le quotidien Le Monde, il demande des réformes profondes : « Qui, de nos jours, attend encore la parole de l’Unesco ? Face à la crise profonde du monde actuel, une crise inédite, systémique et mondiale, y a-t-il encore quelqu’un … pour s’inspirer de sa vision ? Non. Force est de constater que malgré ses programmes innombrables et assurément méritoires, c’est loin d’être le cas. Cela traduit la trajectoire déclinante de la plus importante institution mondiale pour la culture, l’éducation, la science, la communication et les droits de l’homme … . Aujourd’hui, l’Unesco se trouve à une incontournable croisée de chemins : ou bien elle continue sur le trajet qui l’a de plus en plus enfermée bureaucratiquement sur elle-même et l’a affaiblie dans sa capacité de parler au monde, ou bien, s’inspirant des meilleurs moments de son histoire, elle se revivifie en s’ouvrant aux besoins d’une époque et d’un monde qui ont considérablement changé. »

Source : BpB

Filed under: Analyses, Gouvernances, Politiques culturelles , , , ,

Johannesburg 2009

Art SummitLe 4e Sommet mondial sur les arts et la culture se tiendra à Johannesburg (Afrique du Sud) du 22 au 25 Septembre 2009 sur le thème « Rencontre des cultures : créer du sens à travers les arts ».
Le Conseil national des arts d’Afrique du Sud et la IFACCA (Fédération internationale des Conseils des arts et agences culturelles) accueilleront la cérémonie d’ouverture.
Le Sommet intégrera la Journée du patrimoine de l’Afrique du Sud le 24 septembre, et les délégués auront l’occasion d’assister tout au long de la semaine aux representations d’Arts Alive – festival annuel d’art et de culture de Johannesburg.
Les sommets mondiaux de l’IFACCA sont des événements triennaux qui permettent aux Conseils nationaux des arts, Ministères de la culture et autres agences de discuter des principales problématiques relatives au soutien public pour l’art et la créativité.

Pour plus d’informations et inscription en ligne : http://artsummit.org

Filed under: Evénements, Gouvernances, Ingénieries, Politiques culturelles , , , , , ,

L’Ermitage à Amsterdam

ErmitageUne filiale du célèbre musée d’art de Saint-Pétersbourg, a ouvert ses portes la semaine dernière à Amsterdam en présence du président russe et de la reine des Pays-Bas.

Les commentaires vont bon train sur cette initiative et ne manquent pas de relancer la polémique sur le poids de l’administration publique sur les dynamiques culturelles. Mais cette fois-ci, on est un peu surpris car c’est le quotidien progressiste de gauche De Volkskrant qui écrit : « une brillante performance de l’esprit d’entreprise hollandais à l’ancienne pour qu’un nain puisse convaincre un géant de lui faire ouvrir ses dépôts et d’y emprunter par petites quantités. … Le fait que [le directeur de musée néerlandais Ernst] Veen soit parvenu en quelques années seulement à rassembler sponsors et argent public, pour transformer totalement l’ancienne maison de retraite mais aussi réaliser cela dans le cadre du budget prévu et des délais impartis, constitue également l’exemple d’un radical esprit d’entreprise. Cela montre de nouveau qu’il ne faut pas confier de telles choses aux fonctionnaires, conseils municipaux, ministres, commissions, ou à d’autres personnes faisant de bien peu compétents directeurs de musée. »

Source : BpB

Filed under: Evénements, Expériences , , , , , , ,

Cinéma africain

Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) est un des plus grands festivals africains de cinéma. Il se déroule tous les deux ans dans la capitale du Burkina Faso et rassemble pendant une semaine les professionnels du cinéma africain autour de compétitions cinématographiques, notamment dans les catégories long métrage fiction, court métrage fiction, documentaire et films de la diaspora.

L’objectif du festival est de favoriser la diffusion des œuvres du cinéma africain, de permettre les échanges entre professionnels du cinéma et de l’audiovisuel et de contribuer à l’essor, au développement et à la sauvegarde du cinéma africain, en tant que moyen d’expression, d’éducation et de conscientisation. Ces biennales permettent aux professionnels du 7ème art africain de confronter leur savoir-faire dans un esprit de recherche d’excellence, afin de mieux positionner le cinéma africain sur l’échiquier international.

Depuis 1983 le Marché international du cinéma et de la télévision africain (MICA) est intégré au FESPACO. Ce dernier offre des possibilités de rencontres avec des acheteurs et des distributeurs professionnels d’Afrique et du monde entier.

La 21e édition du FESPACO se tient depuis le 28 février et jusqu’au 7 mars 2009 sous le thème : « Cinéma africain : tourisme et patrimoines culturels ». En décidant de se pencher sur ce thème, le festival veut amener les professionnels africains du cinéma à se servir de leur art pour promouvoir et valoriser les richesses touristiques et patrimoniales du continent africain.

En effet, le cinéma africain – et d’autres industries culturelles comme la musique – peut se révéler être un facteur de développement économique, et notamment un levier pour le développement d’un tourisme fondé sur le riche patrimoine culturel du continent.

Vient d’ailleurs de paraître la publication « Creative economy as a development strategy : a view of developing countries » [L’économie créative en tant que stratégie de développement : vue des pays en voie de développement], édité par Ana Carla Fonseca Reis et téléchargeable [ ici ]

Plus d’informations sur le FESPACO [ ici ]

Source : OCPE

Filed under: Evénements, Expériences , , , ,

Luso-Spanish Museums

La ville espagnole de Merida accueillera cette semaine une quarantaine de directeurs de musées du Portugal et d’Espagne, une rencontre visant à renforcer les relations bilatérales et à poser les jalons pour des projets d’exposition communs.

Au programme du premier Luso-Spanish Museums Meeting il y a notamment la présentation des réseaux de professionnels de musée existants, l’évaluation de projets intéressants dans le domaine de la documentation et de la diffusion de collections en ligne, et la constitution de groupes de travail sur des thèmes d’actualité.

Sont notamment conviés et attendus les directeurs de musées espagnols administrés par le Ministère de la Culture et les communautés autonomes de Galice et de Castille-et-León ainsi que les dirigeants d’établissements appartenant au réseau muséal portugais Museums and Conservation Institute.

Source : Lusa , OCPE.

Filed under: Expériences, Ingénieries, Politiques culturelles , , , ,

Vila Nova de Gaia

Vila Nova de Gaia au Portugal vient d’être nommée première Capitale culturelle de l’Axe Atlantique, une initiative qui rassemble les régions frontalières d’Espagne et du Portugal du Nord. Le titre sera attribué tous les deux ans à une autre ville.

De juin à août 2009 la ville de Gaia bouillonnera d’activités culturelles, parmi lesquelles Expo-cities, un parc de 34 pavillons présentant les objets, produits et activités spécifiques à chacune des 17 villes faisant partie de l’Axe Atlantique. Le programme culturel est important, l’objectif du projet étant de promouvoir la diversité culturelle, gastronomique et ethnographique ainsi que l’attractivité touristique des régions et villes concernées.

Au programme il y a par exemple un festival celte, un salon du livre, un festival de musique de trois mois ainsi qu’un symposium de sculpture. Même au-delà de la période estivale la Capitale culturelle aura bien des choses à offrir : peinture, bandes dessinées, cinéma, théâtre, danse.

2009 est une année importante pour la ville de Gaia : En plus de son titre de Capitale culturelle elle fête son 175 anniversaire ainsi que la commémoration de l’invasion française il y a 200 ans.

 

Source : Lusa, OCPE

Filed under: Expériences, Politiques culturelles , , , , ,

Le jeu italien

Les ministres de la culture des pays du Moyen-Orient semblent avoir majoritairement bien accueilli la proposition faite juste avant Noël par le ministre de la culture italien de créer un forum culturel global sous l’égide de l’Unesco et inspiré du modèle du forum de Davos. Le gouvernement égyptien en particulier, à travers la voix de son ministre de la culture Farouk Hosni, appuie fortement cette proposition et considère que l’Italie a les meilleurs atouts pour créer un hub politique et culturel qui retienne toute l’attention des leaders du monde entier. Il va même plus loin en déclarant que l’Italie peut bien jouer un « rôle stratégique » pour la construction des passerelles culturelles entre l’Europe et le monde Arabe, en particulier les pays méditerranéens.

Il faut dire que depuis que l’Italie soutient la candidature de Monsieur Osni au poste de directeur général de l’Unesco (celui-ci allant jusqu’à déclarer qu’il se sent « à moitié italien » ces temps-ci), cette ferveur envers l’initiative italienne n’est pas vraiment étonnante.

On peut toutefois se demander dans quel cadre se fait cette prise d’initiative, le périmètre politique de l’espace euro-méditerranéen étant à peine esquissé. On peut doublement s’interroger lorsqu’on considère l’ampleur et la délicatesse du sujet culturel et interculturel dans cette région du monde. Il semble que l’absence de concertation des autres pays de l’Union témoigne plutôt d’un alibi culturel pour servir des intérêts partisans.

Filed under: Analyses, Politiques culturelles , , ,

Créativité et innovation

L’université de Barcelone, la Fondation Interarts et l’European Network of Cultural Administration Training Centers (ENCATC) organisent un séminaire consacré à Créativité et innovation dans les projets de coopération culturelle, le 26 janvier 2009, à Barcelone.

Le Parlement européen a déclaré 2009 Année européenne de la Créativité et de l’Innovation souhaitant ainsi renforcer ces aspects dans les champs social et économique, et répondre plus activement aux défis et aux opportunités de la globalisation. Car l’heure est aux talents et aux compétences permettant d’accueillir le changement comme une chance et de s’ouvrir aux nouvelles idées qui favorisent l’innovation et la participation active à une société culturellement diverse et fondée sur la connaissance.

Cette journée vise à explorer les mécanismes existant dans les programmes européens et à débattre de l’entreprenariat de la créativité dans les structures culturelles publiques et privées afin de mieux évaluer l’importance du facteur d’innovation dans les projets de coopération culturelle et de prendre la mesure du défi en termes de compétition pour ce secteur.

La date limite d’inscription est le 20 janvier 2009.

Le bulletin d’inscription est téléchargeable.

Contact : Antoine Leonetti, Université de Barcelone ( aleonetti@ub.edu – (+34) 93 403 4427)

Filed under: Evénements, Expériences, Politiques culturelles , , , , , ,

L’interculturel digital

Le réseau Culturelink vient de publier le rapport final de sa table-ronde internationale intitulée « Intercultural Dialogue and Digital Culture » qui s’est tenue les 20 et 21 novembre derniers à Zagreb en Croatie.

Cette rencontre a rassemblé plus de quarante participants, chercheurs, experts, personnalités des réseaux culturels, des médias et des politiques de la culture de l’Union Européenne et du Sud-Est de l’Europe, pour discuter des enjeux et potentiels des cultures digitales qui concourent au dialogue entre les cultures.

La manifestation était organisée par l’Institut des relations internationales (IMO) et le réseau Culturelink, avec le soutien de l’UNESCO-BRESCE, le ministère de la culture de Croatie et le département pour la culture, l’éducation et le sport de la Ville de Zagreb.

Pour plus d’informations, cliquez ici.

Le rapport est téléchargeable ici.

Filed under: Evénements, Ingénieries, Politiques culturelles, Ressources , , , , ,

France-Express

Lancé en 2007 pour pérenniser les partenariats noués à l’occasion des saisons croisées France-Corée de 2006, ce nouveau festival français de Séoul avait permis de présenter 21 événements et d’attirer 35 000 visiteurs. Sa seconde édition aura permis, du 26 septembre dernier au 21 novembre prochain, de présenter 40 événements, à Séoul et en province, soutenus par 27 partenaires institutionnels et 15 financeurs privés, entreprises françaises et coréennes. Elle a aussi été l’occasion de célébrer le 40e anniversaire du Centre culturel français de Séoul.

L’ambition de « France-Express » est de révéler au public coréen la diversité et le foisonnement créatif de la scène artistique française. Sa programmation couvre toutes les disciplines, des arts de la rue au théâtre en passant par les arts numériques et les grandes expositions patrimoniales. Elle a été élaborée en concertation avec les principales institutions culturelles coréennes et la plupart de ses événements s’inscrit dans les temps forts de la saison coréenne d’automne (Festival pluridisciplinaire « Seoul Performing Arts », Festival de danse « Sidance », Festival des arts de la rue de Gwacheon, Festival des Théâtre Nationaux, Jarasum jazz festival, Platform Séoul …).

 

L’exposition « Arcadie : Image du Paradis » préparée par le Centre Georges-Pompidou, la tournée des Contes de Grimm dans une production du théâtre de l’Odéon (mise en scène d’Olivier Py), le dernier opus du chorégraphe Olivier Dubois « Faunes », créé cet été à Avignon, ou l’exposition « Pouvoir de la photographie : 21 photographes contemporains français » proposée par le Fonds national d’art contemporain, en sont quelques temps forts.

Modèle du genre, « France Express » bénéficie en particulier du soutien des entreprises françaises Lafarge et Thales ainsi que de huit entreprises coréennes et du partenariat de la compagnie aérienne Asiana.

Source : Réseau culturel français à l’étranger.

Filed under: Analyses, Expériences, Ingénieries , , ,

Rapport Jobbé-Duval

Bernard Kouchner et Christine Albanel ont souhaité engager en concertation un plan d’action afin d’amplifier la participation des artistes français au dialogue international. Pour atteindre cet objectif, Culturesfrance a mis en oeuvre une série d’ateliers de réflexion, afin de constituer un plan d’action. 

Les ateliers, présidés par Henri Jobbé-Duval (directeur d’Art Paris), ont regroupé des  experts du secteur public (directeurs d’écoles d’art et d’institutions, responsables de programmes de résidence, commissaires), et du secteur privé (galeristes, collectionneurs, responsables de foires internationales, artistes)  ainsi que des membres des ministères concernés et de Culturesfrance. 

33 propositions en sont nées, organisées en trois axes :

  • Montrer : mieux montrer les artistes français (accroître la visibilité de l’Art français en France et à l’étranger, en prévoyant sa diffusion à l’international dès l’origine ; créer un lieu d’exposition permanente, une grande exposition historique sur l’art contemporain français co-produite avec l’étranger, une base de données accessible en ligne ; appuyer le rôle des institutions œuvrant à l’international…)
  • Echanger : mieux se préparer aux échanges et mieux les pratiquer (développer les échanges internationaux au niveau des écoles d’art, des résidences, de la recherche, des équipes curatoriales ; faciliter l’entrée et le séjour d’artistes et de professionnels étrangers en France …)
  • Exporter : mieux accompagner la présence des artistes français à l’étranger (multiplier les opérations conjointes de diffusion entre deux pays ; favoriser les opérations de promotion et les prêts d’œuvres ; déterminer un indicateur fiable de la présence des artistes français à l’étranger…)

Ces propositions ont été par la suite remises aux deux ministres compétents, qui les ont reçues avec intérêt et ont demandé à leurs directions la mise en œuvre progressive de ces orientations.

Télécharger le rapport

Filed under: Ingénieries, Outils, Ressources , , , ,

Corée du sud, nouvelle étape

Au pays du matin calme, placer les portefeuilles du tourisme, de la culture et du sport constitue une originalité certaine qui favorise la coordination des politiques et la mise en commun des objectifs. En France, on a souvent parlé par exemple d’une fusion entre culture et éducation nationale. Le débat revient pratiquement à l’aube chaque remaniement ministériel. Le prochain arrivant bientôt, espérons que le débat saura se hisser à un autre niveau que le précédant. Les démarches interministérielles sont pourtant une constante dans la cinquième République.

Cette fois-ci, la politique actuelle navigant entre crise, RGPP et tentatives de relance, devraient réduire le débat à son strict minimum. Entre pragmatisme et report du problème, la culture comme un levier hors des politiques sectorielles pourra-t-elle voir le jour ? Rien n’est moins sûr.

Toujours est-il qu’en Corée du Sud, le ministre de la Culture Yu In-Chon semble confirmer les engagements annoncés à sa prise de fonctions il y a huit mois, engagement dont nous nous étions fait l’écho au début du mois de septembre dernier.

 

Yu In-Chon a récemment annoncé qu’il formulera une stratégie long-terme de promotion pour renforcer la popularité de la culture coréenne dans le monde.

« Nous ferons campagne pour la promotion de la culture à l’étranger comme un projet à long terme. Dans le passé, nous avions par exemple un événement annuel à l’étranger. Mais maintenant, nous nous préparons à au moins une période de trois ans avec plus de projets, comme c’est le cas  pour d’autres pays, » a-t-il déclaré dans une interview au Korea Times.

 Comme cette planification à long terme requiert un budget plus important dans la promotion de la culture coréenne, d’importantes manœuvres sont en cours pour dégager les marges de manœuvres nécessaires. Pour le moment, le ministre considère que le plan est au niveau de l’esquisse mais il envisage une construction finalisée d’ici à la fin de l’année pour que le plan puisse voir le jour au début de l’année prochaine.

 

Il a également confirmé le maintien du Festival de la Corée à Bruxelles, considérant que cet événement est au fond une bonne promotion de la culture coréenne à l’étranger.

Le Festival de Corée, intitulé « Made in Korea », se déroule au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles, le plus grand centre d’art du pays. Il se poursuivra jusqu’à la fin du mois de Février et force est de reconnaître qu’il remporte un succès important. Sa popularité croissante n’est pas due au hasard, deux ans de préparation ont été nécessaires pour construire un programme qui met en exergue la culture coréenne sous toutes ses facettes, entre tradition et modernité.

« Beaucoup de participants affirment que le festival offre des aspects tout à fait uniques, différents des précédents événements qui ont été seulement un moment d’échanges de programmes culturels. Donc, nous allons arriver à plus de projets à long terme pour promouvoir efficacement la culture coréenne et des arts et de prendre une approche différenciée par région et par pays », a-t-il déclaré.

Un événement similaire aura lieu au Petit Palais, à Paris en 2010. Le ministre espère qu’il remportera au moins le même succès.

Pour les Amériques et l’Europe, la culture coréenne étant relativement méconnue. Le gouvernement va adopter une attitude plus pro-active et renforcée dans la stratégie de promotion. Le ministre souhaite développer et multiplier les programmes d’échanges culturels avec les pays d’Asie de l’Est par le biais de l’ANASE (confère notre article sur le hub culturel coréen) et de mettre en place diverses cultures asiatiques pour accroître rayon d’attractivité culturelle.

 

La politique globale de promotion culturelle devrait être achevée d’ici à 2012. A suivre, donc.

 

Huit mois après sa nomination au Ministère de la Culture, l’acteur-ministre âgé de 57 ans a dit que pour mettre en œuvre à long terme la promotion de la culture coréenne à l’étranger, il faut impérativement améliorer les relations culturelles avec les pays voisins, notamment en Chine et au Japon.

 Séoul cherchera en particulier plus régulièrement des échanges culturels avec le Japon et sportifs avec la Chine : « les trois pays seront étroitement liés dans les arts et le sport. La vue d’ensemble d’une telle politique donnera des résultats dès l’année prochaine. Je vais discuter avec les Chinois et les Japonais ministres de la culture au cours de la réunion de Jeju. »

« Il est temps que non seulement l’économie mais aussi notre culture soit connue des autres pays », a-t-il ajouté.

Yu considère que Hallyu (phénomène appelé la vague coréenne) n’a pas été préméditée mais a poussée spontanément. Toutefois, le phénomène a été essentiellement limité à des fictions TV et K-pop. « Nous voulons donc aider Hallyu à se tourner à divers domaines, notamment cuisine, la mode, les jeux, l’édition et la radiodiffusion » a-t-il poursuivi.

 

Il considère également que les journaux de langue anglaise très présents en Asie sont un bon outil de communication entre les Coréens et les non-Coréens, et qu’il s’agit d’un vecteur de promotion de la culture coréenne auprès d’autres pays.

 

Plus de culture populaire

Ancien acteur aussi bien présent sur scène que sur le petit écran, le ministre a dit qu’il ferait campagne en faveur de politiques capables de mieux soutenir les industries culturelles populaires. Il établira notamment des contrats exclusifs pour que les équipements culturels accueillent ces éléments de la culture populaire.

Actuellement, un petit nombre de lieux comme le Sejong Center for the Performing Arts ou le Seoul Arts Center accueillent de grands concerts, pour la plupart des considérés comme classiques et n’ont pas tous été conçus pour accueillir d’autres types de performances. Le ministre veut offrir de meilleures conditions d’accès pour les artistes populaires et de collaboration avec les principaux grands lieux culturels du pays.

 

Pour les performances et les concerts en particulier, le ministre examine en ce moment deux sites candidats à être réaménagés en tant que salles de concerts populaires de 3000 places – le Hall olympique dans le Parc olympique et Jangchung Gymnasium.

Une grande salle de concert devrait ouvrir en Juin 2010, représentant au coût pour le ministère d’un peu plus d’un million d’euros.

De plus, le Center Sangam-dong un important centre culturel et artistique de Séoul sera transformé avec un ajout d’une salle de concert de 400 places, et ouvrira en décembre 2009.

Concernant le système d’incubation pour les artistes contemporains dans des « usines de la créativité » évoqué dans notre précédent post, le ministre considère que ces usines peuvent encore sembler être « un objectif farfelu pour créer un véritable environnement favorable aux artistes en Corée, mais nous essayons de les aider à travailler en les appuyant fortement jusqu’à ce qu’ils soient totalement en mesure de se développer avec une certaine capacité ».


 

Plus d’accès au sport et à l’éducation physique

Sous le slogan « Enjoy Sports in 15 Minutes After Leaving Home », Yu a précisé que la politique du sport est destinée à aider ceux qui forme tous les milieux de vie des adolescents, les personnes âgées et les personnes handicapés.

Il souhaite également augmenter le nombre des installations sportives pour atteindre les niveaux des pays les plus avancés à savoir l’Allemagne et le Japon. 485 gymnases auront été soutenus cette année et le ministère va engager d’importants budgets pour la construction de nouvelles infrastructures.

Une collaboration plus étroite sera également établie avec le Ministère de l’Education et du Développement des ressources humaines pour améliorer l’environnement de l’éducation physique sur toute la filière d’enseignement et de formation.

Prochain rendez-vous coréen sur C.E.G. d’ici la fin de l’année.

 

 

 

 

 

 

 

 

Filed under: Analyses, Gouvernances, Ingénieries, Politiques culturelles , , , , ,