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France-Express

Lancé en 2007 pour pérenniser les partenariats noués à l’occasion des saisons croisées France-Corée de 2006, ce nouveau festival français de Séoul avait permis de présenter 21 événements et d’attirer 35 000 visiteurs. Sa seconde édition aura permis, du 26 septembre dernier au 21 novembre prochain, de présenter 40 événements, à Séoul et en province, soutenus par 27 partenaires institutionnels et 15 financeurs privés, entreprises françaises et coréennes. Elle a aussi été l’occasion de célébrer le 40e anniversaire du Centre culturel français de Séoul.

L’ambition de « France-Express » est de révéler au public coréen la diversité et le foisonnement créatif de la scène artistique française. Sa programmation couvre toutes les disciplines, des arts de la rue au théâtre en passant par les arts numériques et les grandes expositions patrimoniales. Elle a été élaborée en concertation avec les principales institutions culturelles coréennes et la plupart de ses événements s’inscrit dans les temps forts de la saison coréenne d’automne (Festival pluridisciplinaire « Seoul Performing Arts », Festival de danse « Sidance », Festival des arts de la rue de Gwacheon, Festival des Théâtre Nationaux, Jarasum jazz festival, Platform Séoul …).

 

L’exposition « Arcadie : Image du Paradis » préparée par le Centre Georges-Pompidou, la tournée des Contes de Grimm dans une production du théâtre de l’Odéon (mise en scène d’Olivier Py), le dernier opus du chorégraphe Olivier Dubois « Faunes », créé cet été à Avignon, ou l’exposition « Pouvoir de la photographie : 21 photographes contemporains français » proposée par le Fonds national d’art contemporain, en sont quelques temps forts.

Modèle du genre, « France Express » bénéficie en particulier du soutien des entreprises françaises Lafarge et Thales ainsi que de huit entreprises coréennes et du partenariat de la compagnie aérienne Asiana.

Source : Réseau culturel français à l’étranger.

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Rapport Jobbé-Duval

Bernard Kouchner et Christine Albanel ont souhaité engager en concertation un plan d’action afin d’amplifier la participation des artistes français au dialogue international. Pour atteindre cet objectif, Culturesfrance a mis en oeuvre une série d’ateliers de réflexion, afin de constituer un plan d’action. 

Les ateliers, présidés par Henri Jobbé-Duval (directeur d’Art Paris), ont regroupé des  experts du secteur public (directeurs d’écoles d’art et d’institutions, responsables de programmes de résidence, commissaires), et du secteur privé (galeristes, collectionneurs, responsables de foires internationales, artistes)  ainsi que des membres des ministères concernés et de Culturesfrance. 

33 propositions en sont nées, organisées en trois axes :

  • Montrer : mieux montrer les artistes français (accroître la visibilité de l’Art français en France et à l’étranger, en prévoyant sa diffusion à l’international dès l’origine ; créer un lieu d’exposition permanente, une grande exposition historique sur l’art contemporain français co-produite avec l’étranger, une base de données accessible en ligne ; appuyer le rôle des institutions œuvrant à l’international…)
  • Echanger : mieux se préparer aux échanges et mieux les pratiquer (développer les échanges internationaux au niveau des écoles d’art, des résidences, de la recherche, des équipes curatoriales ; faciliter l’entrée et le séjour d’artistes et de professionnels étrangers en France …)
  • Exporter : mieux accompagner la présence des artistes français à l’étranger (multiplier les opérations conjointes de diffusion entre deux pays ; favoriser les opérations de promotion et les prêts d’œuvres ; déterminer un indicateur fiable de la présence des artistes français à l’étranger…)

Ces propositions ont été par la suite remises aux deux ministres compétents, qui les ont reçues avec intérêt et ont demandé à leurs directions la mise en œuvre progressive de ces orientations.

Télécharger le rapport

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Corée du sud, nouvelle étape

Au pays du matin calme, placer les portefeuilles du tourisme, de la culture et du sport constitue une originalité certaine qui favorise la coordination des politiques et la mise en commun des objectifs. En France, on a souvent parlé par exemple d’une fusion entre culture et éducation nationale. Le débat revient pratiquement à l’aube chaque remaniement ministériel. Le prochain arrivant bientôt, espérons que le débat saura se hisser à un autre niveau que le précédant. Les démarches interministérielles sont pourtant une constante dans la cinquième République.

Cette fois-ci, la politique actuelle navigant entre crise, RGPP et tentatives de relance, devraient réduire le débat à son strict minimum. Entre pragmatisme et report du problème, la culture comme un levier hors des politiques sectorielles pourra-t-elle voir le jour ? Rien n’est moins sûr.

Toujours est-il qu’en Corée du Sud, le ministre de la Culture Yu In-Chon semble confirmer les engagements annoncés à sa prise de fonctions il y a huit mois, engagement dont nous nous étions fait l’écho au début du mois de septembre dernier.

 

Yu In-Chon a récemment annoncé qu’il formulera une stratégie long-terme de promotion pour renforcer la popularité de la culture coréenne dans le monde.

“Nous ferons campagne pour la promotion de la culture à l’étranger comme un projet à long terme. Dans le passé, nous avions par exemple un événement annuel à l’étranger. Mais maintenant, nous nous préparons à au moins une période de trois ans avec plus de projets, comme c’est le cas  pour d’autres pays,” a-t-il déclaré dans une interview au Korea Times.

 Comme cette planification à long terme requiert un budget plus important dans la promotion de la culture coréenne, d’importantes manœuvres sont en cours pour dégager les marges de manœuvres nécessaires. Pour le moment, le ministre considère que le plan est au niveau de l’esquisse mais il envisage une construction finalisée d’ici à la fin de l’année pour que le plan puisse voir le jour au début de l’année prochaine.

 

Il a également confirmé le maintien du Festival de la Corée à Bruxelles, considérant que cet événement est au fond une bonne promotion de la culture coréenne à l’étranger.

Le Festival de Corée, intitulé « Made in Korea », se déroule au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles, le plus grand centre d’art du pays. Il se poursuivra jusqu’à la fin du mois de Février et force est de reconnaître qu’il remporte un succès important. Sa popularité croissante n’est pas due au hasard, deux ans de préparation ont été nécessaires pour construire un programme qui met en exergue la culture coréenne sous toutes ses facettes, entre tradition et modernité.

“Beaucoup de participants affirment que le festival offre des aspects tout à fait uniques, différents des précédents événements qui ont été seulement un moment d’échanges de programmes culturels. Donc, nous allons arriver à plus de projets à long terme pour promouvoir efficacement la culture coréenne et des arts et de prendre une approche différenciée par région et par pays”, a-t-il déclaré.

Un événement similaire aura lieu au Petit Palais, à Paris en 2010. Le ministre espère qu’il remportera au moins le même succès.

Pour les Amériques et l’Europe, la culture coréenne étant relativement méconnue. Le gouvernement va adopter une attitude plus pro-active et renforcée dans la stratégie de promotion. Le ministre souhaite développer et multiplier les programmes d’échanges culturels avec les pays d’Asie de l’Est par le biais de l’ANASE (confère notre article sur le hub culturel coréen) et de mettre en place diverses cultures asiatiques pour accroître rayon d’attractivité culturelle.

 

La politique globale de promotion culturelle devrait être achevée d’ici à 2012. A suivre, donc.

 

Huit mois après sa nomination au Ministère de la Culture, l’acteur-ministre âgé de 57 ans a dit que pour mettre en œuvre à long terme la promotion de la culture coréenne à l’étranger, il faut impérativement améliorer les relations culturelles avec les pays voisins, notamment en Chine et au Japon.

 Séoul cherchera en particulier plus régulièrement des échanges culturels avec le Japon et sportifs avec la Chine : “les trois pays seront étroitement liés dans les arts et le sport. La vue d’ensemble d’une telle politique donnera des résultats dès l’année prochaine. Je vais discuter avec les Chinois et les Japonais ministres de la culture au cours de la réunion de Jeju.”

“Il est temps que non seulement l’économie mais aussi notre culture soit connue des autres pays”, a-t-il ajouté.

Yu considère que Hallyu (phénomène appelé la vague coréenne) n’a pas été préméditée mais a poussée spontanément. Toutefois, le phénomène a été essentiellement limité à des fictions TV et K-pop. « Nous voulons donc aider Hallyu à se tourner à divers domaines, notamment cuisine, la mode, les jeux, l’édition et la radiodiffusion » a-t-il poursuivi.

 

Il considère également que les journaux de langue anglaise très présents en Asie sont un bon outil de communication entre les Coréens et les non-Coréens, et qu’il s’agit d’un vecteur de promotion de la culture coréenne auprès d’autres pays.

 

Plus de culture populaire

Ancien acteur aussi bien présent sur scène que sur le petit écran, le ministre a dit qu’il ferait campagne en faveur de politiques capables de mieux soutenir les industries culturelles populaires. Il établira notamment des contrats exclusifs pour que les équipements culturels accueillent ces éléments de la culture populaire.

Actuellement, un petit nombre de lieux comme le Sejong Center for the Performing Arts ou le Seoul Arts Center accueillent de grands concerts, pour la plupart des considérés comme classiques et n’ont pas tous été conçus pour accueillir d’autres types de performances. Le ministre veut offrir de meilleures conditions d’accès pour les artistes populaires et de collaboration avec les principaux grands lieux culturels du pays.

 

Pour les performances et les concerts en particulier, le ministre examine en ce moment deux sites candidats à être réaménagés en tant que salles de concerts populaires de 3000 places – le Hall olympique dans le Parc olympique et Jangchung Gymnasium.

Une grande salle de concert devrait ouvrir en Juin 2010, représentant au coût pour le ministère d’un peu plus d’un million d’euros.

De plus, le Center Sangam-dong un important centre culturel et artistique de Séoul sera transformé avec un ajout d’une salle de concert de 400 places, et ouvrira en décembre 2009.

Concernant le système d’incubation pour les artistes contemporains dans des « usines de la créativité » évoqué dans notre précédent post, le ministre considère que ces usines peuvent encore sembler être « un objectif farfelu pour créer un véritable environnement favorable aux artistes en Corée, mais nous essayons de les aider à travailler en les appuyant fortement jusqu’à ce qu’ils soient totalement en mesure de se développer avec une certaine capacité ».


 

Plus d’accès au sport et à l’éducation physique

Sous le slogan “Enjoy Sports in 15 Minutes After Leaving Home”, Yu a précisé que la politique du sport est destinée à aider ceux qui forme tous les milieux de vie des adolescents, les personnes âgées et les personnes handicapés.

Il souhaite également augmenter le nombre des installations sportives pour atteindre les niveaux des pays les plus avancés à savoir l’Allemagne et le Japon. 485 gymnases auront été soutenus cette année et le ministère va engager d’importants budgets pour la construction de nouvelles infrastructures.

Une collaboration plus étroite sera également établie avec le Ministère de l’Education et du Développement des ressources humaines pour améliorer l’environnement de l’éducation physique sur toute la filière d’enseignement et de formation.

Prochain rendez-vous coréen sur C.E.G. d’ici la fin de l’année.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Cultures croisées

Dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne (PFUE), le ministère de la Culture et de la Communication (Département des études, de la prospective et des statistiques/  Deps), en partenariat avec l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) et l’Institut national du patrimoine (INP), organise la rencontre   Europe : Cultures croisées, le 3 décembre à l’INHA à Paris.

Cette rencontre, ouverte à tous, a pour finalité d’imaginer de nouveaux moyens de développer l’interculturalité européenne à travers la connaissance que les peuples d’Europe ont de leurs voisins, la mobilité, le dialogue et les échanges.

La recherche de ces objectifs s’appuie sur une étude inédite, conduite selon la même méthode en Allemagne, en Italie et en France comme une expérience ouverte à tous les États membres de l’Union européenne et à la Commission européenne. Elle porte principalement sur les « références culturelles » et, dans une moindre mesure, sur les pratiques culturelles des populations des trois pays. Elle permet d’observer des spécificités nationales, d’identifier des références culturelles supranationales, de repérer des conditions de diffusion des cultures « de l’autre ».

Toutes les informations, ainsi que le formulaire d’inscription, obligatoire, sont en ligne sur le site dédié. Son accès est libre dans la mesure des places disponibles.

Elle se tiendra à l’auditorium Colbert, INHA/INP, 2, rue Vivienne, Paris 1er.

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Rencontres du Lazio

Les rencontres du Lazio (Rome) se dérouleront du 20 au 23 novembre 2008 et auront pour thème : Les régions de la grande Europe et la culture . En collaboration avec l’association italienne du Conseil des communes et régions d’Europe (AICCRE), la fédération AICCRE Lazio, la région du Lazio et la Province de Rome, il sera question de réunir les élus et les professionnels en charge de la culture au sein des collectivités territoriales de la grande Europe pour mieux analyser et préciser le rôle que jouent les régions, et plus généralement les territoires infra-nationaux, dans le secteur de la culture, leurs niveaux d’intervention selon les pays et selon les disciplines, ainsi que leurs rapports avec les autres collectivités territoriales, les États membres et les institutions européennes.

Contact : Les rencontres, Association des Villes et Régions de la Grande Europe pour la Culture , 8, villa d’Alesia, 75014 Paris (01 56 54 26 36 – info@lesrencontres.eu )

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Le paradoxe italien

Le Quotidien fait état de la diminution du financement du cinéma italien. Les festivals de Villerupt et d’Annecy sont les deux événements les plus importants pour le cinéma et la culture italienne en France. Le journal Le Quotidien explique pourquoi ces festivals devront désormais lutter pour leur survie à la suite de restrictions budgétaires généralisées dans la Péninsule : “[Pour] les argentiers du cinéma, l’effort de distribution à l’international se résume souvent par l’impression d’une copie du film sous-titrée en anglais. … Pour sa sélection, le festival de Villerupt a tout de même dépensé quelque 20000 euros pour sous-titrer [en français] des films que les responsables voulaient absolument au programme. … Difficile, malgré la crise économique, de comprendre la politique menée, en matière de cinéma, par le gouvernement italien. A un moment où les films transalpins vivent précisément un renouveau tant quantitatif que qualitatif.“

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L’action culturelle française

Adrien Gouteyron fait le point sur l’action culturelle française à l’étranger et constate un financement important pour le rayonnement culturel et une forte densité du réseau culturel. Il propose cependant de mieux mettre en valeur la culture française à l’étranger, en supprimant le monopole du Quay d’Orsay sur l’action culturelle (qui pourrait être confiée au ministère de la culture) et en favorisant une nouvelle organisation (préservation du rôle des lycées français à l’étranger, suppression des doublons parmi les acteurs culturels). Il souhaite renforcer le rôle du conseiller culturel et propose un nouveau modèle de centre culturel, recentré sur les activités linguistiques.

Consultez le rapport directement sur son site d’origine

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Avignon : Davos de la culture

La culture aura son sommet. La cité des Papes organisera en effet du 16 au 18 novembre un Forum d’Avignon, déjà surnommé “Davos”, “Grenelle” ou encore “G8″ de la Culture. Près de 300 acteurs des mondes culturel, économique et médiatique européens, mais aussi américains et africains, y aborderont des sujets aussi divers que l’avenir du numérique, la contribution de la diversité culturelle à la croissance et les rapports entre richesse économique et richesse culturelle.

Pour plus d’informations, cliquez ici.

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Transdigital

Transdigital entend stimuler des collaborations innovantes dans une optique de long terme entre les régions de la Flandre Orientale et la Flandre Occidentale, la Wallonie et la Région Nord en France. L’objectif de cette plateforme est aussi de renforcer la visibilité et l’échange des connaissances et de construire un réseau structurel entre les artistes, les chercheurs et le secteur technologique.

Les buts de Transdigital:

  • Stimulation de l’innovation : dynamisation de la recherche, de l’innovation et de la création artistique dans l’espace interreg, autour de Lille-Tourcoing /Gand / Mons-Maubeuge, de centres de recherche, d’entreprises technologiques et de projets artistiques et culturels
  •   Améliorer la visibilité : améliorer la visibilité et l’image internationale de la zone dans le domaine des nouvelles technologies, dans le cadre de centres recherches, d’entreprises innovantes ou encore de projets artistiques singuliers.
  • Créer des resaux : créer une structure de rencontre pour des partenaires actifs dans le domaine de la recherche, des nouvelles technologies et de la créativité artistique dans les trois régions.

Initiative de tout premier plan dans le domaine de la coopération transfrontalière, Transdigital est un projet qui répond à des attentes fortes, exprimées depuis longtemps de part et d’autre. Il y a un moment déjà en effet que des tentatives avaient été initiées et la dernière en date avait été amorcée par la Ville de Lille dans le cadre d’un atelier des rencontres NET organisées par Digiport (acteur incontournable sur le territoire),  présentée sous le nom de “Digitations”.

Co-financée dans le cadre d’Interreg IV, l’initiative semble avoir atteint le niveau nécessaire de maturité et de convergence entre les partenaires. Pour en prendre la mesure, le premier Transdigital meeting se tiendra le mardi 4 novembre 2008 à partir de 15h00 au Centre d’art du Vooruit à Gand (BE). Au programme :

*15:00 – 15:30: présentation officielle de Transdigital

*15:30 – 19:30 : rencontre avec les partenaires (TechnocITé & Le Manège – Mons / Maubeuge, Le Fresnoy. Studio national des arts contemporains – Tourcoing, Latitudes Contemporaines – Lille en Kc Vooruit – Gent i.s.m. IBBT – Flandre, Kc Buda – Kortrijk, Numediart – Wallonie en Digiport – Nord-Pas-de-Calais);

Une restauration et des rafraichissements seront proposés +

Démos des projets en continu : Numediart (Wallonie) / Digiport (Nord-Pas-de-Calais) / ART&D (IBBT, Flandre).

*20:00 : présentation de la performance O_Rex 1.3 par Crew / Eric Joris

Vous trouverez plus d’informations à partir du 27 octobre sur Transdigitalweb et Transdigitalweb.blogspot.com.

Pour s’inscrire : contactez avant le 30 octobre Caroline Van Peteghem, caroline@vooruit.be ou tél +32 9 267 28 88 et confirmez votre présence à 15:00. Vous pouvez également réserver 1 / 2 places pour la présentation de Crew à 20:00. Le programme détaillé vous sera envoyé après l’inscription.

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Culture Action Europe

La conférence 2008 de Culture Action Europe (nouveau nom du Forum européen pour les arts et le patrimoine) sera accueillie, du 23 au 25 octobre, par deux lieux privilégiés de la scène culturelle marseillaise, la Friche la Belle de Mai et Lieux Publics, et par le conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur.

La conférence se penchera sur deux thèmes principaux : la culture dans les relations extérieures de l’Union européenne et le rôle de la société civile dans l’élaboration des politiques culturelles européennes.

Elle est plus particulièrement destinée aux artistes et opérateurs culturels souhaitant développer leurs connaissances et contacts sur la coopération et les politiques culturelles européennes.

Pour en savoir plus sur le contenu des débats, sur le déroulé des journées de travail… et pour vous inscrire, le site dédié sera mis à jour régulièrement.

Contact : Scène Ouverte , c/o Culture Action Europe, 10, rue de la Science, B-1000 Bruxelles (+32 2 534 40 02 – marseille2008@cultureactioneurope.orgwww.cultureactioneurope.org)

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L’AEDI à Beaubourg

Dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne (PFUE), le colloque “Nouvelles perspectives du dialogue interculturel en Europe” ,  point d’orgue de 2008 Année européenne du dialogue interculturel (AEDI), se tiendra au Centre Georges Pompidou, du 17 au 19 novembre. Les inscriptions sont ouvertes.

L’Année européenne du dialogue interculturel a suscité dans les vingt-sept pays membres de l’Union européenne un intérêt très important qui s’est concrétisé par un approfondissement des réflexions, une forte dynamique d’initiatives et d’actions des pouvoirs publics, des réseaux professionnels, de la société civile, dans différents domaines : culture et communication, éducation et formation, cohésion sociale, relations avec les pays tiers.

Le colloque doit permettre de rendre compte de la richesse des projets conduits et de capitaliser les réalisations pertinentes. I l s’agit aussi de débattre et mettre en perspective les enseignements tirés de l’action pour inscrire durablement la promotion du dialogue interculturel dans les politiques publiques de l’Union européenne, mais également dans les politiques des États membres et des collectivités territoriales.

Le pré-programme (au 13 octobre) est téléchargeable à partir du site AEDI, en versions française et anglaise.

Pour s’inscrire, suivre la procédure décrite dans la rubrique Presse et accréditation du site PFUE.

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USA, arts et globalisation

Un article récemment paru dans la presse américaine rendait compte des impacts de la mondialisation sur le secteur et le marché des arts aux Etats-Unis. Il s’ajoute à la longue liste des articles parus cette année exprimant l’inquiétude des professionnels du pays face à la crise économique mondiale.

Thomas Friedman expliquait dans le New-York Times que « le monde est plat », employant cette formule pour décrire le phénomène résultant de la globalisation. En fait, il évoque l’augmentation de l’interdépendance entre les nations et les cultures partout sur la planète comme une réalité de la mondialisation ayant commencé à effacer les facteurs différenciant, créant une culture globale et sans frontières.

Même si l’image est séduisante, le monde n’est pas vraiment plat, du moins pas encore et pour les institutions artistiques, le terrain de jeu est de plus en plus incliné sans que l’on sache encore s’il penche pour le pire ou pour le meilleur. D’où un niveau d’anxiété plutôt élevé aux Etats-Unis.

Si, le directeur du Art Musuem de Phoenix, Jim Ballinger, déclarait il y a quelques semaines, que « le monde est en train de rétrécir », expliquant avec un certain enthousiasme (fort du succès de sa programmation) qu’il y a de plus en plus d’intérêt pour les arts et les artistes d’où qu’ils viennent, la situation actuelle n’en demeure pas moins fragile et particulièrement intéressante.

La globalisation du monde de l’art n’a certes rien de nouveau, c’est un fait cosmopolite en soit. Kevin Myers, un consultant en management des organisations culturelles, évoquait cet été que les arts et la culture ont toujours été des secteurs qui portent un regard sur le monde à une autre échelle. Les domaines artistiques étant au fond un « tout petit monde », ce caractère cosmopolite est un atout et nombreux sont ceux qui ne voient pas cela changer d’un point de vue structurel et géo-économique.

La globalisation signifie en effet aujourd’hui que l’Amérique du Sud, l’Asie, l’Australie et même l’Afrique (dans une certaine mesure) sont entrés dans la partie et modifient la donne. Dans le domaine de la musique classique par exemple, les villes australiennes comme Melbourne, Adélaïde et Sydney sont aujourd’hui l’objet de tous les regards. La compétition est devenue plus sophistiquée pour les métropoles culturelles de monde entier pour ouvrir les saisons culturelles et artistiques et donner à leur public ce qui se fait de mieux ici et ailleurs.

Les flux économiques qui en résultent modifient nos certitudes historiques sur les secteurs artistiques, certitudes basées notamment sur le fait que les collectionneurs d’art ont toujours été des occidentaux. Aujourd’hui ces derniers sont russes, chinois, coréens. Bénéficiant du boum de leur économie, ils constituent les collections majeures et c’est l’ensemble des secteurs du marché artistique qui gravit de manière significative les échelons de la hiérarchie mondiale.

Les musées ouvrent des « succursales » sur des territoires improbables par le passé, de l’Argentine à la Chine. Après s’être franchisé non sans un certain succès à Bilbao, le musée Guggenheim de New-York se déploie désormais à Guadalajara, Vilnius, Bucarest et Abu Dhabi. D’autres grands musées lui ont emboîté le pas, le Louvre notamment.

Si les artistes sont amenés à être très mobiles, mobilité encouragée par la rapidité des moyens de communication et la performance de la logistique internationale, ils ne vivent ni ne travaillent plus nécessairement dans les centres artistiques des grandes villes poids lourds du marché de l’art (New-York, Londres, Berlin).

Le revers de la médaille pour un pays comme les Etats-Unis oblige à une certaine souplesse, souplesse qui n’est visiblement pas facilitée par le problème du dollar.

Par exemple, les négociations pour accueillir aux Etats-Unis la dernière exposition sur Rembradt du Rijksmuseum d’Amsterdam. Entre le démarrage des négociations et la signature du contrat : + 30%. Auxquels s’ajoutent l’augmentation des coûts de location et de participation à l’ouverture (+30% également).

Récemment la photographe allemande Candida Höfer a exigé que le grand format qu’un musée américain souhaitait acheter soit payé en euros, l’artiste déclarant ne pas croire en l’économie américaine.

La dernière exposition de la sculpture « Upside Down, Inside Out » de Anish Kapoor a coûté 100 000 dollars supplémentaires car au moment de l’installer le dollar avait perdu 15% de sa valeur.

Ces augmentations de coût concernent également les polices d’assurances (les prix ont été multiplié par deux voire trois). Le tout rend extrêmement difficile l’ingénierie financière des projets, en particulier pour les musées.

Ces difficultés touchent également les arts vivants et plus particulièrement depuis les attentats du 11 septembre 2001. Il est beaucoup plus compliqué d’obtenir un visa pour les artistes étrangers. Pour les artistes européens et même pour les artistes canadiens, les visas doivent être demandés avec beaucoup d’anticipation, ils sont scrutés avec minutie, ils coûtent plus cher et requièrent plus de démarches administratives. De plus l’environnement et les règles changent très vite, rendant la situation parfois inextricable. Cette année, le nombre de pétitions déposées à l’INS a doublé et pour la première fois apparaissent des pétitions provenant d’organisations culturelles et d’institutions artistiques.

Si on ajoute à cela les nouvelles règles fédérales de retenue à la source qui n’arrangent pas les choses, certains ont le réflexe de réorienter leur programmation sur des artistes américains mais nombreux sont également ceux qui développent de nouvelles orientations.

Ces comportements ont essentiellement des conséquences pour l’Europe. En effet, lorsque les choix curatoriaux ne sont pas américano-américains, ils sont focalisés sur les nouveaux pays du marché de l’art. Lorsque des œuvres ou des performances américaines arrivent sur le sol européen les pertes en rétroconversion font aussi faire grise mine aux sponsors.  L’orchestre symphonique de Philadelphie par exemple vient d’annuler sa tournée européenne de l’été 2009, faute d’avoir trouvé un sponsoring capable de compenser les pertes prévues à la rétroconversion.

La valeur d’une œuvre étant par définition sa circulation sur le marché, la diffusion américaine à l’international tente d’occuper le marché asiatique en orientant sa stratégie en fonction de la curiosité et des goûts du public asiatique.

Parallèlement, en « important » des artistes et des œuvres d’Asie, les Etats-Unis créent indirectement un intérêt grandissant pour l’art comme expression de la culture occidentale et européenne. Le résultat est que les audiences et fréquentations asiatiques sont en constante progression. Les américains commencent donc à penser qu’il faut y voir plus qu’une compensation palliant les difficultés conjoncturelles (espérons qu’elles ne soient que conjoncturelles) avec l’Europe.

Les politiques artistiques se trouvent désormais à un important carrefour après des années d’anxiété exprimée parfois avec exagération populiste.

Il semble aujourd’hui que la valeur de la production d’excellence soit en passe d’être aussi plurielle dans son public que dans son haut niveau de qualité et pour les Etats-Unis, ce phénomène est passé d’une situation subie vis-à-vis de l’Europe à une situation saisie vis-à-vis de l’Asie. L’exemple de la situation américaine mérite que l’on s’interroge sur les politiques artistiques menées en Europe. Ce sera l’objet d’un prochain article de Cultural Engineering Group.

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Corée du Sud : un hub culturel interrégional en ligne de mire

A peine six mois après avoir pris la direction du ministère sud coréen de la Culture, des Sports et du Tourisme, Yu In-chon vient d’annoncer que la nouvelle administration va inciter à impulser un hub culturel de premier rang en créant et finançant des projets interrégionaux pour que la Corée du Sud affirme plus encore son statut de carrefour de l’Asie du Nord-Est. Ces projets doivent impérativement être mis en lien, interagir et contribuer au renforcement d’un rayonnement culturel à plus forte valeur ajoutée.

Le ministre a également confirmé ce que plusieurs études évoquaient depuis quelques temps à savoir la relocalisation du Musée d’Art Contemporain de Gwacheon (Gyeonggi, province de Séoul). Un des sites candidats est l’actuel centre de Commande de Sécurité et de Défense situé en plein centre de Séoul.

Mais si cette décision « centralisatrice » est justifiée par le souci de faciliter l’accès du public au musée et de favoriser son développement, le ministère vient d’engager une politique de décentralisation qui prendra effet dès l’année prochaine.

Son premier acte de décentralisation, le fonds de soutien à la création et aux arts hitherto pour qu’il déploie plus fortement son action en régions. Le ratio d’intervention entre les régions et la capitale sera considérablement modifié et rééquilibré en faveur des régions avec comme axe principal le développement culturel.

En ce qui concerne les établissements publics, le ministère se concentrera plus fortement désormais sur une politique qualitative en appuyant la création d’un dispositif permettant d’en faire de véritables « usines » créatives, dans un processus d’incubation de trois ans de l’excellence artistique sud coréenne (cette année le dispositif se concentrera sur la musique et la littérature). Ces trois années seront volontairement déconnectées du marché de l’art mais les performances artistiques feront l’objet d’une importante promotion de la part du ministère.

En effet, le ministère a entrepris un importante stratégie marketing pour promouvoir et valoriser le patrimoine coréen ainsi que pour impulser plus d’échanges culturels internationaux.

Cette politique est voulue dans l’esprit du « pragmatisme créatif » impulsé par le président Lee Myung-bak. Au-delà des considérations politiques, il apparaît que la mise en adéquation de la politique de décentralisation, d’une stratégie globale de soutien et de promotion, de la mise en place d’un hub culturel interrégional et du renforcement des échanges culturels témoigne d’une prise de conscience de la place tenue par la culture dans de nombreux domaines et territoires des économies du pays et plus largement de la région. Cette notion de hub territorial (qui est en fait interrégional, au sens continental du terme) fournit ainsi un vecteur et un levier de développement conjoint à la culture et au tourisme.

Les premiers résultats de cette nouvelle politique seront à étudier de près car si les quarante dernières années de l’histoire économique et politique du pays ont été particulièrement mouvementées et si la société a connu de nombreuses mutations, celle-ci a su conserver une relative stabilité. Cette stabilité est le fruit d’une coordination étroite entre l’Etat qui oriente et finance et la société privée, acteur final et décisif de la production dans tous les domaines.

Les accélérations qui viennent de s’engager malgré les secousses des multiples crises politiques depuis 1987 et des difficultés économiques (plus particulièrement depuis 2004) ont établi un contexte qui pourrait devenir plus vite qu’il n’y paraît assez similaire à celui que l’Europe connaît aujourd’hui.

Malgré tout, avec une telle stratégie et compte-tenu de l’état de la géopolitique régionale, la décentralisation culturelle sud coréenne pourrait bien engager une dynamique qui, si elle sait mettre en place les partenariats adéquats, renforcerait le rayonnement culturel la zone Asie du Nord-Est.

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LabforCulture

LabforCulture est un projet autonome créé en 2004 et hébergé par la Fondation européenne de la Culture (FEC) à Amsterdam. Lancé en été 2006, LabforCulture développe des approches, des outils et des technologies innovantes afin de renforcer, de stimuler et de faciliter la collaboration culturelle à travers les frontières géographiques, culturelles et imaginaires. Avec, et pour, les artistes, les organisations et les réseaux artistiques et culturels, les différents publics et professionnels de la culture dans 50 pays européens, LabforCulture offre une plateforme de coopération culturelle entre l’Europe et le reste du monde.

Le contenu de ce site, supervisé par un comité de rédaction alternatif constitué de personnes d’origines linguistique, géographique et culturelle différentes, est accessible en cinq langues : allemand, anglais, espagnol, français et polonais.

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