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Services & Ressources en ingénierie culturelle

Pourquoi je suis de gauche et j’aime l’appel au secteur privé

Photo Michael Zumstein / Agence Vu

Un de nos membres a souhaité réagir à propos d’un commentaire déposé par un intermittent du spectacle sur lesinrocks.com, suite à un article qui faisait état de la mobilisation des professionnels de la culture à Avignon. Au regard du contexte actuel particulièrement tendu du secteur, l’auteur a choisi de publier son article anonymement afin de ne pas connoter le débat par la seule indication de son nom et de ses fonctions.

La réforme territoriale, le désengagement de l’Etat : des sous ! Des sous ! Et les sous de tous les français, s’il vous plait, car nous, nous  travaillons pour le Bien Public, dans l’Intérêt Général, on nous le doit, ce fric, et l’argent privé, celui des entreprises, ne fait que des trucs nuls, les pays qui ont un autre système que le notre sont aussi des nuls!

Les professionnels du spectacle ne sont pas unis, car entre l’intermittent qui répond sur le blog et le directeur de l’Opéra de Paris, il y a un océan, mais tous deux diront la même chose :

  • On veut être libre de nos choix  (de créer, de programmer, de mette en scène, etc…)
  • On veut aussi que nos « tutelles », qui le seront donc le moins possible, nous accordent le droit de la prise de risque, dans ces choix. Autant dire d’échec possible.

Cinquante ans que ce système existe, mis en place par l’Etat puis copié par les satellites ( Communes puis département et enfin les Régions, plus jeunes).

Constat au bout de 50 ans :

1 – Tout le monde cotise pour la culture, paye pour la culture, la résidence d’artiste, la prise de risque du  metteur en scène, mais le chômeur de Mende a juste une chance sur 100 millions de bénéficier d’un abonnement à l’Opéra.

2 – Un jeune sur deux dit ne pas vouloir aller dans un musée, et sait motiver son refus : parce qu’on s’y ennuie, parce que ce n’est pas bien, parce qu’il préfère autre chose…(cf étude J et Sport 2006).Et ce, malgré trente bonnes années de collaboration et d’efforts financiers entre la culture, les musées et l’éducation nationale.

3 – Les plus déshérités, par l’isolement, la pauvreté, le handicap, sont très loin de fréquenter régulièrement les grands festivals du pays, très loin aussi d’aller de temps en temps dans les musées, les CDN, ou d’étudier 3 ou 5 ans dans les écoles d’art (cf étude 2003).Les expériences pour les « attirer » deviennent d’ailleurs de plus en plus pathétiques, au vu des moyens consacrés par rapport au budget culturel global du secteur public .

Le système de culture publique, quasiment soviétique, qui ne repose que sur la foi de lendemains meilleurs, « Continuons ainsi, on finira bien par démocratiser, dit-on chaque jour pour faire patienter les cotisants…» est tout de même la Bible partagée de l’intermittent et du directeur de l’Opéra.

Et l’Amérique ?

N’a-t-elle pas de bons artistes ? De bons musées ? De bons cinéastes ? De bons écrivains ? Et le Royaume-Uni ? Sa production artistique est-elle nulle, mauvaise? Ses lieux cultuels sont –ils rasants, vides, insipides ? Eh bien non.

Aucun autre système culturel, dans le monde, n’est financé, comme en France, par l’ensemble des contribuables, (L’URSS autrefois ? ). Même si, dans ces pays les financements publics existent aussi, mais ne prennent pas la même forme (celle de subventions directes et souvent reconductibles). Simplement, les professionnels de la culture, ailleurs,  acceptent le jeu des acteurs «  Si j’ai de l’argent public je dois avoir une fréquentation optima ») ainsi que l’évaluation de leur travail.

Cette Culture que le monde entier nous envie !

En France,  nous avons une expression fétiche : « Cette Culture, mais aussi cette  Justice, Médecine, Université, Education nationale…, au choix) que le monde entier nous envie !»

Et  oui, évidemment, et on comprend pourquoi : nulle part ailleurs les professionnels ne sont aussi gâtés, petites corporations qui se tiennent les coudes à l’abri de l’Intérêt Général, leur parapluie préféré, et qui, au quotidien, ont droit à l’erreur, à prendre des risques, à revendiquer des tutelles les plus légères possibles, une fois l’argent et les moyens alloués, ou à échapper à l’évaluation, à considérer qu’une forte fréquentation est suspecte, à un régime spécial de chômage, ou  à imposer à 200 000 habitants leur thèse de troisième cycle sous forme d’expo temporaire, avec le vocabulaire qui va avec ! Thèse ou encore leur auteur-fétiche, leur petite passion perso, mais « C’est l’avenir qui jugera de ma valeur,  comme pour les Impressionnistes ! » Autre expression-paravent sacrée, avec celles du Bien Public et  de l’Intérêt Général, celle, plus romantique, de l’artiste maudit, le producteur maudit, etc.. .

Dans le milieu professionnel de la culture, on revendique le cool, mais on accepte mal le jugement du peuple (démagogie, populisme). C’est symptomatique, on fustige même ce qu’il mange, comme cette phobie anti Mac Do, la nourriture des plus pauvres d’entre-nous, pourtant. (Au passage : Mac Do a  remplacé le Coca Cola d’autrefois). Ou ce qu’il aime (Block busters du cinéma).

Les jugements qui comptent : comme on « enseigne » et on « fait découvrir » aux plus pauvres, on ne peut attendre d’eux un jugement.  Seul le jugement de ses pairs compte, avec qui on fait un match permanent du « Je suis meilleur que toi ! ». A la rigueur, on veut bien faire un deal en acceptant un compromis (un artiste, un producteur…) avec l’Etat, et l’un de ses chouchous imposés, car l’Etat reste le seul juge, prestigieux dans un CV, une conversation entre amis. L’Etat est le Garant de l’Intérêt Général, on y reviendra.  Mais pas plus….

Les entreprises ? Satan ! Les mécènes ? Tous des riches, donc des ripoux ! Exit donc le jugement du peuple, des plus pauvres et celui des entreprises… Nous sommes des professionnels, nous savons ce qui est bon pour vous, même si vous ne le savez pas, et basta ! La preuve ? Notre public habituel, les profs et, en général, toute la bonne petite bourgeoisie qui s’abonne dès l’ouverture de la saison  théâtrale,  nous suivent! Vous avez dit élitiste ?

Attendons ! Attendons, tout cela va porter ces fruits, cette profusion, tous ces moyens, ces conditions de travail super, cette liberté, ces subventions, cette absence d’évaluation qui pourrait devenir une sanction. La démocratisation va bien arriver un jour, non  ???

OK, mais SEULEMENT si on change ces pratiques corporatistes et si on réfléchit au lieu de réciter un catéchisme, si on redonne la parole aux élus, parce que ce sont eux, en démocratie, qui représentent les gens. Si on se contente de l’intérêt commun, sans invoquer l’Intérêt Général et la République, car le Pen est républicain et Sarkozy aussi. Fermons les parapluies et regardons le chantier.

Par où commencer, d’ailleurs ?

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L’artiste engagé dans la Politique de la ville : les nouvelles règles du « je »

Cinquième chapitre de notre série de publications issues des rencontres débats passionnants qui ont eu lieu au sein du Grand Lyon dans le cadre du cycle de rencontres « Grand Lyon Vision Culture » et dont son concepteur Pierre-Alain Four* nous fait l’honneur et l’amitié de nous autoriser la diffusion. Ce cinquième déjeuner-débat se focalise sur la contribution des artistes à la Politique de la ville.

Alors que le Grand Lyon intervient largement sur la ville, dans ses composantes socio-économiques et urbanistiques, quel regard peut-on porter sur les actions qui font appel à des artistes, dans le cadre de la Politique de la ville ?

Entre 2007 et 2009, environ 80 quartiers y sont inscrits à divers titres. Tous ont, outre les actions de développement sur les questions économiques, éducatives, sociales, etc., vu ces interventions complétées ou appuyées par la présence d’équipes artistiques. Ce Volet culture de la Politique de la ville pose de très nombreuses questions, dans des domaines divers. Mais tout d’abord, on est tenté de s’interroger sur sa genèse : comment en est-on arrivé à solliciter, puis à intégrer des artistes dans des dispositifs qui font du développement dans les quartiers en difficulté ? On verra que les prémisses de cette politique puisent à diverses sources, qui s’unifient sous le signe d’un remarquable volontarisme.

Pour consulter le rapport en ligne, cliquez ici. Vous pouvez également le télécharger dans notre box « Ressources ».

Pour consulter le chapitres précédents : chapitre 1chapitre 2chapitre 3chapitre 4.

*Docteur en sciences politiques (IEP de Paris), Pierre-Alain Four, a été chercheur associé au Pacte-CNRS (IEP de Grenoble) et est membre fondateur de l’Association pour la promotion et l’organisation de la recherche en sciences sociales (Aporss), puis de FRV100. Il a notamment travaillé sur les Fonds régionaux d’art contemporain (Frac), la vie intellectuelle en province et d’une manière générale sur de nombreuses questions culturelles et artistiques. Il a notamment analysé les relations entre artistes et amateurs, et la place des artistes insérés dans des dispositifs de politique publique éloignés de leur champ professionnel d’origine (politique de la ville par exemple). Il a aussi été chargé de cours à l’Université de Montpellier III, à l’école des Beaux-Arts de La Réunion, à l’université Lyon2, etc. Il est actuellement veilleur culture pour la DPSA où entre autre missions, il anime et conçoit le cycle Grand Lyon Vision Culture.

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Politiques culturelles : singularités et positionnement de l’agglomération lyonnaise

Quatrième chapitre de notre série de publications issues des rencontres débats passionnants qui ont eu lieu au sein du Grand Lyon dans le cadre du cycle de rencontres « Grand Lyon Vision Culture » et dont son concepteur Pierre-Alain Four* nous fait l’honneur et l’amitié de nous autoriser la diffusion.

Ce quatrième déjeuner-débat se focalise sur la construction de la politique culturelle du territoire.

L’histoire locale de la genèse de la politique culturelle montre qu’elle est remarquablement dynamique depuis le milieu du XIXe siècle. Si elle a connu une baisse de régime dans la première moitié du XXe siècle, elle se caractérise par deux points : une capacité à importer et à insuffler un souffle propre aux arts vivants – théâtre et musique au XIXe siècle, danse à la fin du XXe siècle – mais une difficulté plus grande à valoriser les arts appliqués issus de son territoire. La relation entre art et industrie, qui constitue pourtant une spécificité endogène, n’a, jusqu’à une période très récente, pas été reconnue comme elle aurait pu l’être à Lyon, contrairement à l’attitude adoptée à Saint-Étienne.

La situation change, avec la montée en puissance d’événements hybrides comme la Fête des Lumières ou les Nuits Sonores. Par ailleurs, la ville a soutenu des montages institutionnels originaux via la Politique de la Ville ou la signature d’une Charte de coopération culturelle, a encouragé des expériences visant à modifier la relation du spectateur à l’œuvre, accueille des écoles de formation artistique de haut niveau…
Renouant ainsi avec une capacité à l’hybridation, qui est en quelque sorte la signature de ce territoire.

Pour consulter le rapport en ligne, cliquez ici. Vous pouvez également le télécharger dans notre box « Ressources ».

Pour consulter le chapitres précédents : chapitre 1chapitre 2, chapitre 3.

*Docteur en sciences politiques (IEP de Paris), Pierre-Alain Four, a été chercheur associé au Pacte-CNRS (IEP de Grenoble) et est membre fondateur de l’Association pour la promotion et l’organisation de la recherche en sciences sociales (Aporss), puis de FRV100. Il a notamment travaillé sur les Fonds régionaux d’art contemporain (Frac), la vie intellectuelle en province et d’une manière générale sur de nombreuses questions culturelles et artistiques. Il a notamment analysé les relations entre artistes et amateurs, et la place des artistes insérés dans des dispositifs de politique publique éloignés de leur champ professionnel d’origine (politique de la ville par exemple). Il a aussi été chargé de cours à l’Université de Montpellier III, à l’école des Beaux-Arts de La Réunion, à l’université Lyon2, etc. Il est actuellement veilleur culture pour la DPSA où entre autre missions, il anime et conçoit le cycle Grand Lyon Vision Culture.

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Les chemins variés de l’émergence culturelle

Troisième chapitre de notre série de publications issues des rencontres débats passionnants qui ont eu lieu au sein du Grand Lyon dans le cadre du cycle de rencontres « Grand Lyon Vision Culture » et dont son concepteur Pierre-Alain Four* nous fait l’honneur et l’amitié de nous autoriser la diffusion. Cette fois-ci, il s’agit de la question ô combien complexe de l’émergence culturelle.

Le champ culturel est en perpétuel mouvement et a fait de l’émergence un de ses traits d’identité les plus caractéristiques. Mais plusieurs facteurs contribuent à rendre le repérage de l’émergence plus complexe qu’autrefois : les frontières du domaine culturel s’élargissent, le public change de place, les nouvelles technologies modifient le rapport à l’œuvre, alors que les disciplines identifiées continuent à se renouveler et à pratiquer l’émergence…

Aussi, la question de la nature du regard à porter devient-elle centrale, puisqu’il faut embrasser un panorama très large couvrant différentes pratiques qui ne sont pas encore admises dans le champ artistique, mais qui ne peuvent en être exclues, toutes sortes de technologies, toutes sortes d’attitudes…

Cette séance dédiée aux « Chemins variés de l’émergence culturelle : nouvelles disciplines, nouvelles pratiques », se propose de faire le point sur les jeunes pousses identifiées ou en passe de l’être, manière d’insister sur la nécessité d’en faire un repérage plus systématisé et mieux capitalisé.

Pour consulter le rapport en ligne, cliquez ici. Vous pouvez également le télécharger dans notre box « Ressources ».

Pour consulter le chapitres précédents : chapitre 1, chapitre 2.

*Docteur en sciences politiques (IEP de Paris), Pierre-Alain Four, a été chercheur associé au Pacte-CNRS (IEP de Grenoble) et est membre fondateur de l’Association pour la promotion et l’organisation de la recherche en sciences sociales (Aporss), puis de FRV100. Il a notamment travaillé sur les Fonds régionaux d’art contemporain (Frac), la vie intellectuelle en province et d’une manière générale sur de nombreuses questions culturelles et artistiques. Il a notamment analysé les relations entre artistes et amateurs, et la place des artistes insérés dans des dispositifs de politique publique éloignés de leur champ professionnel d’origine (politique de la ville par exemple). Il a aussi été chargé de cours à l’Université de Montpellier III, à l’école des Beaux-Arts de La Réunion, à l’université Lyon2, etc. Il est actuellement veilleur culture pour la DPSA où entre autre missions, il anime et conçoit le cycle Grand Lyon Vision Culture.

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Le champ culturel est-il un univers en expansion ?

Nous inaugurons ce mois-ci une série de publications tout à fait passionnantes issues des rencontres débats qui ont eu lieu au sein du Grand Lyon dans le cadre du cycle de rencontres « Grand Lyon Vision Culture » et dont son concepteur Pierre-Alain Four* nous fait l’honneur et l’amitié de nous autoriser la diffusion. Voici donc le rapport du 1er déjeuner-débat d’un cycle mis en place pour aider le Grand Lyon à aborder le champ culturel.

Alors que la politique culturelle initiée par l’État dans les années 60 a largement contribué à définir le champ culturel, le paysage s’est profondément modifié depuis une trentaine d’années. En effet avec la montée en puissance des collectivités locales, ce sont de nouvelles politiques culturelles qui sont apparues recouvrant un périmètre différent de celui défini par l’intervention centrale.
Parallèlement, les pratiques des individus se sont elles aussi beaucoup diversifiées. Quant aux productions artistiques, sous l’influence de divers facteurs (immigration, nouvelles technologies, refondation de disciplines, etc.), elles se sont elles aussi beaucoup transformées. Ainsi le champ culturel apparaît-il en dissémination et en refondation constantes. De ce fait, il est malaisé à cerner, alors même qu’il occupe une place croissante dans nos sociétés.
Comment une grande agglomération peut-elle dès lors se situer dans ce contexte ?

Pour consulter le rapport en ligne, cliquez ici. Vous pouvez également le télécharger dans notre box « Ressources ».

Pour consulter le chapitre suivant, cliquez ici.

*Docteur en sciences politiques (IEP de Paris), Pierre-Alain Four, a été chercheur associé au Pacte-CNRS (IEP de Grenoble) et est membre fondateur de l’Association pour la promotion et l’organisation de la recherche en sciences sociales (Aporss), puis de FRV100. Il a notamment travaillé sur les Fonds régionaux d’art contemporain (Frac), la vie intellectuelle en province et d’une manière générale sur de nombreuses questions culturelles et artistiques. Il a notamment analysé les relations entre artistes et amateurs, et la place des artistes insérés dans des dispositifs de politique publique éloignés de leur champ professionnel d’origine (politique de la ville par exemple). Il a aussi été chargé de cours à l’Université de Montpellier III, à l’école des Beaux-Arts de La Réunion, à l’université Lyon2, etc. Il est actuellement veilleur culture pour la DPSA où entre autre missions, il anime et conçoit le cycle Grand Lyon Vision Culture.

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Parution d’appels à candidatures sur Arcade PACA

L’excellente newsletter d’Arcade PACA (l’agence des arts du spectacle de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur) nous propose dans son numéro de juin une sélection d’appels à candidatures particulièrement riche qui ne manquera pas d’intéresser les porteurs de projets culturels et artistiques.

  • Le fonds Roberto Cimetta et Marseille Provence 2013 soutiennent la mobilité et la création artistique en Euro-Méditerranée en octroyant des bourses de voyage, celles-ci doivent contribuer directement ou indirectement au développement culturel local. Dates limites de candidatures : 11 juin et 15 septembre 2010. Formulaire téléchargeable sur www.cimettafund.org
  • Tutorat des jeunes administrateurs de compagnies chorégraphiques proposé par Arcadi et le Centre national de la danse. Il s’adresse à des administrateurs en poste depuis 1 à 2 ans au sein d’une compagnie chorégraphique. Date limite de candidatures le 21 juin 2010.www.arcadi.fr
  • Appel à projets pour la saison 2011-2012 Temp’ora auprès des compositeurs, solistes et ensembles vocaux et instrumentaux impliqués dans l’interprétation de musique de création récente. Date limite : 30 septembre. www.tempora-site.org
  • 3ème édition des Grands prix d’Afrique du théâtre francophone, concours destiné aux femmes et hommes de théâtre des 27 pays francophones d’Afrique et de sa diaspora. Jusqu’au 15 août 2010www.prixtheatreafrique.com
  • 17ème concours international d’air d’opéra et mélodie française pour les jeunes professionnels du chant et de l’art lyrique lancé par Mâcon Symphonies. Dossier de candidature à déposer avant le 29 septembre 2010. www.symphonies-automne.com
  • Aide à la création de textes dramatiques gérée par le Centre national du théâtre. Les textes ne doivent avoir fait l’objet d’aucune représentation en France. Date limite de dépôt : 21 juin 2010.www.cnt.asso.fr
  • Appel à projets culturels en Palestine lancé par l’Union européenne afin de promouvoir la coopération et la visibilité du partenariat euroméditerranéen. Date limite : 24 juin
  • Le Crédit Mutuel invite les musiciens amateurs et semi-professionnels à mettre en ligne la vidéo de leur prestation live réalisée à l’occasion de la Fête de la musique du 21 juin. Les vidéos seront soumises au vote des internautes. Tremplins Révélations du Crédit Mutuel
  • Appel à projet de Préavis de Désordre Urbain en vue de sa 4ème édition du 19 au 27 septembre 2010 à Marseille. Date limite de réception des candidatures : 10 juin 2010. www.redplexus.org
  • Bourse Lagardère pour musicien (Bourses de Talent à de jeunes créateurs). La Fondation Lagardère attribue une bourse d’un montant de 25 000 € à un jeune musicien de 30 ans au plus, parrainé par un label indépendant et ayant déjà enregistré un album. Date limite des dépôts de dossier par courrier : 11 juin 2010. www.fondation-jeanluclagardere.com
  • Le Fonds arabe pour la culture et les arts (AFAC) fournit une aide financière directe aux artistes indépendants et aux institutions culturelles dans la région. Demandes envoyées en langue arabe au plus tard le 31 août 2010 à : apply@arabculturefund.org. Formulaire téléchargeable sur site : www.arabculturefund.org
  • Syrie, appel à projets culturels : la délégation de l’Union européenne à Damas lance un appel pour soutenir des activités culturelles locales et régionales. Date limite d’envoi des propositions le 15 juin 2010 à 14 h (heure de Damas). www.delsyr.ec.europa.eu ou http://webgate.ec.europa.eu

A noter que la publication des appels à projets laisse plus qu’à désirer et que l’éparpillement des ressources en la matière ne facilite pas l’émergence d’une part importante du secteur qui repose sur une économie de projets. Une fois de plus donc, mille fois merci à Arcade PACA !

Source : Arcade

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Ljubljana perd sa culture urbaine

L’unique club de jazz de Ljubljana est menacé de fermeture. Le journal économique Finance y voit un signe supplémentaire du délitement de la culture urbaine dans la capitale slovène : « Ljubljana est mue par la médiocrité ; les talents et les individus dotés de vision, sans lesquels il n’y aurait jamais eu de progrès dans l’histoire, sont négligés. Il règne à Ljubljana une mentalité de provincialisme prolétaire et petit-bourgeois. Son plus grand ennemi est la culture urbaine. Ljubljana ne sera jamais une ville de citoyens du monde ; elle pourrait en revanche devenir une capitale spécifiquement subalpine à la saveur cosmopolite. Disposer d’une culture urbaine ne signifie pas seulement pratiquer une politique urbaine moderne et normale. La culture urbaine c’est d’abord une culture. … La musique, plus précisément le jazz, constitue un élément intangible de la culture urbaine, qui donne au moins un parfum de capitale à Ljubljana. … Une ville où l’on trouve un club de jazz n’est jamais un village. Une capitale sans club de jazz n’est pas une capitale. »

Source : BpB.

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Médiation culturelle : l’enjeu de la gestion des ressources humaines

Au cours des 30 dernières années, les activités de médiation culturelle ont connu un essor continu dans l’ensemble des domaines artistiques et culturels, au sein des institutions et sur les territoires, notamment sous l’impulsion des politiques publiques de la culture, de la ville et de l’emploi. Pour autant, les activités de médiation ne constituent pas aujourd’hui un ensemble homogène ; le métier et les compétences, divers selon les établissements et les secteurs, restent peu reconnus.

Au moyen d’une méthode inédite qui se décline sous la forme de 6 configurations professionnelles, l’étude dresse un état des lieux actualisé des situations professionnelles rencontrées (contenus d’activité, statuts d’emploi, conditions d’accès et identités professionnelles) et identifie l’enjeu majeur que constitue la gestion des ressources humaines pour la professionnalisation des activités de médiation.

Over the last 30 years, work within cultural events promotion has been growing steadily in all cultural and artistic fields, within institutions and across regions, driven by public policies on cultural, civic and business life.

As such, cultural promotion now no longer covers a consistent range of activities; the profession and its related skills vary widely across institutions and sectors and with little recognition.

Using a completely new method which designates 6 separate professional categories, this study gives an up-to-date review of professional situations covered (activity, employment status, entry conditions and professional identity) and identifies the major issue of human resource management in the professionalisation of cultural promotion activities.

Source : DEPS, ministère de la Culture et de la Communication.

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Pour la responsabilité culturelle des territoires

La Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC) vise, pour ce mois de mai, à promouvoir la responsabilité culturelle des territoires, et à développer la prise en compte de la culture scientifique, technique et industrielle sur le territoire. Les formations auront lieu au FIAP Jean Monnet, 30 rue Cabanis, Paris 14ème.

  • Le 19 mai, de 9h30 à 17h30, Construire et mettre en œuvre une politique culturelle régionale. Les politiques culturelles des régions françaises sont à un carrefour. Suite au transfert de compétences aux conseils régionaux, en 2004, à leur implication politique dans la culture, il semble nécessaire de consolider les convergences stratégiques, à l’heure où s’amorce une réforme territoriale, pour continuer à donner du sens à cette responsabilité culturelle territoriale. Cette journée s’attachera à restituer l’histoire de la régionalisation de la culture, à dégager, par comparaison, les modèles en vigueur et à présenter quelques expériences menées dans le spectacle vivant, le patrimoine, les arts visuels, le livre ou l’audiovisuel.
  • Le 25 mai, de 9h30 à 17h30, La sensibilisation à la culture scientifique, technique et industrielle. Quelle place et quelles missions pour l’élu(e) à la Culture ? L’objectif de cette journée est de sensibiliser les élu(e)s à la place de la culture scientifique, technique et industrielle et d’élargir la diffusion, sur le territoire, de cette richesse culturelle, ce patrimoine commun. Comment être, aux cotés d’autres acteurs, un accompagnateur ou une force d’impulsion pour donner accès à ce domaine culturel, souvent méconnu ou considéré comme hors-champ ? Avec la désindustrialisation des années 80, des élu(e)s ont cherché à préserver des lieux et des savoir-faire issus d’une culture et d’une mémoire industrielle locale. Mais, avec le recul des années, qu’en est-il de ces expériences ? 
La prise en compte du patrimoine industriel paraît logique pour l’élu(e) à la culture, mais quelle valorisation culturelle pour les patrimoines matériels et immatériels, propre à la culture scientifique, technique et industrielle ? Quelle mise en scène ? Quels apports des autres domaines culturels et artistiques ? Et comment utiliser les arts numériques pour amener les plus jeunes à la sphère culturelle et introduire une nouvelle dimension à la politique culturelle territoriale ?

Le programme et le bulletin d’inscription sont en ligne.

Contact : FNCC, B.P. 124, 42003 Saint-Étienne, Cedex 1 (04 77 41 78 71 – fax : 04 77 38 20 48 – contact@fncc.fr www.fncc.fr)

Source : ministère de la Culture et de la Communication.

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Repenser la médiation, l’exemple de la Smithsonian Institution / 3

Dernier volet de la série inédite sur la médiation dans les musées par Aurélie Henry*, le présent article s’intéresse à la médiation via les technologies, la mobilité et le multimédia. Après avoir traité de l’offre de médiation et de la médiation humaine, l’auteur nous expose ici différentes formes de médiation issues de l’appropriation du multimédia et des TICE, notamment celles mises en place à la Smithsonian Institution.

Les technologies de l’information et de la communication pour l’éducation (ou TICE) sont aujourd’hui omniprésentes et les musées, et autres lieux d’éducation informelle, s’en emparent pour répondre aux attentes de publics avides de nouvelles expériences. Une offre multimédia concertée et cohérente permet de compléter l’offre de médiation humaine.  Les parcours de visites généraux sont bien souvent basés sur la lecture de cartels et l’observation d’objets. Le multimédia ouvre la porte à des contenus alternatifs et doit être envisagée différemment. La médiation par le multimédia, quelque soit la plateforme, doit être ludique. Les anglo-saxons parlent de Edutainement, contraction de Education et Entertainment. Il me semble important de proposer aux publics autre chose que de la lecture et de l’observation d’images statiques. La notion de divertissement est centrale, le multimédia doit intervenir comme une pause ludique, ce qui n’exclut pas la pédagogie et le caractère scientifique des contenus, bien au contraire.

Il existe bien évidemment plusieurs formats multimédia et il conviendra de choisir le plus approprié à l’exposition ou l’œuvre, ses publics et les objectifs pédagogiques que l’institution aura déterminés. J’aimerais commenter quelques-uns de ces formats avant de partager quelques-unes des leçons que j’ai pu apprendre au cours de ma carrière de chef de projet.

Parmi ces différents formats, j’ai eu l’occasion de travailler sur un projet de borne multimédia. La borne interactive reste le format le plus ancien et le plus familier. Proche de l’ordinateur personnel, elle est d’utilisation simple et intuitive et permet de diffuser des contenus complémentaires et d’offrir une pause interactive au cours de la visite. Grâce à un accès internet elle permet de créer des ponts avec le site Internet de l’institution.

La table multipoints, nouvelle venue dans le paysage de l’éducation informelle, ressemble à la borne interactive mais elle introduit une nouvelle dimension : le multi-usagers et la sociabilité. Avec une telle technologie le médiateur peut parier sur l’interaction entre visiteurs, qu’ils se connaissent ou non. La Smithsonian Institution, comme beaucoup, a plusieurs projets en cours mais le meilleur exemple, à mon sens, reste la table interactive du Churchill Museum à Londres.

La technologie mobile favorise quant à elle l’expérience entre le visiteur et l’œuvre en pariant moins sur la sociabilité. Par le biais d’audioguide ou de smartphone, ces technologies “de poche” permettent de distribuer du contenu multimédia à proximité immédiate des œuvres. Reste à trouver un modèle économique adapté.

Une dernière tendance plus prononcée aux Etats-Unis et notamment à la Smithsonian Institution est la diffusion de multimédia en ligne. Les sites Internet de l’institution sont peuplés avec des activités et jeux en ligne. Cela permet un accès aux contenus du musée à ceux qui ne pourront pas venir sur place pour des raisons géographiques, physiques ou sociales. Les visites des sites Internet sont ainsi dix à cent fois supérieures à celles du site physique et les missions et objectifs de l’institution peuvent atteindre un plus grand nombre de visiteurs anglophone à travers le monde.

Au cours de mon expérience comme chef de projet, j’ai pu tirer quelques leçons sur l’utilisation du multimédia dans une institution culturelle :

  • L’évaluation du projet à tous les stades de son développement est décisive ; comme l’est l’articulation entre la direction de projet et son évaluation : enquête sur les publics et analyse des résultats nourrissent le travail de chef de projet et assurent un développement harmonieux et proches des attentes des publics.
  • Le multimédia interactif favorise le processus d’apprentissage des plus jeunes visiteurs et contribue à la création d’une expérience mémorable. J’ai pu constater, par exemple, qu’un jeu de Memory, dont l’objectif premier est de stimuler la mémoire visuelle, permet aussi l’acquisition de connaissance en exposant l’usager à la fois à des images familières et nouvelles, provoquant ainsi sa curiosité et la recherche d’informations.
  • Grâce à leur concentration sur les objectifs pédagogiques et sur l’ergonomie du produit final, les médiateurs font de bons chefs de projets multimédia. Pour palier à un manque de connaissances techniques et scientifiques il est impératif de s’entourer d’une équipe d’experts. La transversalité de cette équipe garantira la multiplicité des points de vue et la qualité du produit final.

Il me semble absolument nécessaire de partager ces leçons afin de voir notre pratique mûrir et la qualité de dispositifs que l’on rend accessible à nos visiteurs s’améliorer. Vous pouvez trouver en ligne toutes les présentations que j’ai pu donner sur mon slideshare (http://www.slideshare.net/aurelihenry).

Pour revenir au chapitre 1, cliquez ici et pour le chapitre 2, cliquez ici.

Aurélie Henry est consultante en médiation culturelle. Elle a été chef de projet à la Smithsonian Institution pendant quatre ans. Après des études en histoire, histoire des arts et un DESS en Gestion des équipements touristiques et culturels, elle a travaillé pour une agence d’ingénierie culturelle à Paris, avant d’aller s’installer aux Etats-Unis. Au sein du service des publics du Smithsonian National Postal Museum, elle piloté des projets web et multimédia garantissant la qualité de l’accueil des visiteurs.

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La dimension culturelle de l’Union Européenne

Le projet Europmedinculture 2010 Citizenship, soutenu par la Commission Européenne, vise à promouvoir l’implication active des citoyens dans le débat sur la dimension culturelle de l’Union.

A cet effet, un questionnaire a été conçu pour recueillir les points de vue sur plusieurs sujets particulièrement stratégiques pour l’avenir de l’Europe :

  • la relation entre éducation et culture,
  • la mobilité des artistes et des professionnels de la culture,
  • les impacts économiques et sociaux de l’action culturelle,
  • les relations culturelles de l’Europe avec le reste du monde.

Même si ce questionnaire s’adresse d’abord aux professionnels de la culture et aux services publics de la culture, il est ouvert à tous. C’est donc l’occasion rêvée de se faire entendre. Il faut bien reconnaître que le sujet demeure très sensible, problématique, sous-traité dans les médias et pour lequel tout reste à faire, ou presque.

Pour y accéder en plusieurs langues, cliquez ici (rubrique dans la colonne de droite).

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Creating Cities : Culture, Space and Sustainability / 2

The conference “Creating Cities: Culture, Space, and Sustainability”, which took place from February 25th, 2010 to February 27th, 2010 at the Japan Center of the Ludwig Maximilians University of Munich, brought together a wide range of different topics and researchers working on the broader theme of cities and how they are understood today. The tension between the concept of “creative cities” and what it means to “create” cities had an interesting dynamic to it and enabled many lively discussions. The presentations were largely based on notions of the “creative city” [Landry, C.: The Creative City: A Toolkit for Urban Innovators. London: Earthscan Publications, 2004] and the “creative class” [Florida, R.: The Rise of the Creative Class: And How it’s Transforming Work, Leisure, Community and Everyday Life. New York, N.Y.: Basic Books, 2002], which have highly influenced the understanding of the city today. These concepts focus on the importance of culture, creativity, and the arts for urban development and have been widely used by urban planners and city officials. In order to enhance a city and bring economic development the presence and concentration of artists, scientists, musicians, bohemians, even gays becomes crucial. These groups help create a “quality of place”, as Florida explains.

Florida’s “gay index”, which describes a correlation between the number of gay men in a city and the amount of high tech job growth, has been criticized for being a too simplistic tool by Terry Nichols Clark, among others. He finds that the number of gay male households alone is fairly irrelevant when it comes to the high tech knowledge industry and that the gay impact falls in smaller metro areas [Clark, T.N.: Gays and Urban Development. In T.N. Clark (Ed.), The City as an Entertainment Machine. (pp. 221-229). Amsterdam: Elsevier, 2004]. Art and culture contribute to the general atmosphere of a city or a district, its street life, diversity, and other aspects. According to Landry and Florida this helps build a climate, which enables cities to label themselves as creative places and position themselves within the global competition for human resources.

I will focus here on a few talks that were particularly inspiring for me and brought new insights into my field of interest (the cultural perspectives of creative cities and (un)sustainability).

In her talk on “Projects of Creativity and Inclusion: The Challenges of Cultural Development in Mexico City” Ana Rosas  Mantecón from the Universidad Autónoma Metropolitana México presented several examples of projects in Mexico City that try to reach out to different groups within the city, especially those who are often forgotten. For example cleaning women, or prostitutes are introduced to cultural activities such as visiting museums. For Mantecón it is important to see how these projects broaden the notion of ‘the creative class’ by giving access to culture for a wider range of the population. She asserts that cultural rights are a main point of citizenship, making access to culture a social matter. This is in contrast to a more individual understanding of creativity as Florida defines it. Inclusion, participation, and interaction pose ways in which sustainability issues could be included in the creative city model.

Regarding a seemingly very different topic, Ute Lehrer from York University, Toronto analysed the growing number of condominiums in Toronto, calling them vertically networked suburbs [Lehrer, U. & Wieditz, T. (2009). Condominium Development and Gentrification. Canadian Planning and Policy 18(1), 82-103]. For her, the explosion of the number of high-rise condo buildings is a result of creative city policies and neoliberal tendencies in the city. Mostly private investment projects, condo buildings are still rising, despite the financial and real-estate crisis in Northern America. For Lehrer these projects are a way for investors to cash in on downtown areas by creating a built environment for the ultimate urban lifestyle. (The desire to live there is also created by the media, who hype life-style possibilities in condos.) These condos bring together culture, lifestyle and economic goals for the creative class (such as young professionals, empty nesters; parents, whose children have grown up and left home and well-off immigrants). For Lehrer, these condos are vertical suburbs (albeit located in city centers) as they are highly homogeneous internally (young professionals in one complex, empty nesters in another). This newly built gentrification also makes interaction with the outside mostly unnecessary as many amenities can be found within the condominiums. The result is a new urban social community, in which the entry-level for homeownership (including young people) is lower than in traditional suburbs. This makes the condos appealing for people who want to live in a cosmopolitan global environment. The effects this has on the surroundings and distinctive parts of neighborhoods, were illustrated by Lehrer with pictures from all around Toronto. An extended number of huge buildings designed by well-known architects that have no real relationship to what goes on around them are visible all around the city. For a creative city looking at sustainability, this type of development is highly problematic. These buildings tend to erase other characteristics of neighborhoods, increase the demand for surrounding infrastructures and push other groups out of the city.

Roger Keil’s (York University Toronto) talk on “Mobility in the In-Between City: Getting Stuck Between the Local and Global” brought insights into the situation in places surrounding the ‘creative’ city centers. These areas are mostly overlooked as if they are not part of the global city. They are suburbs in the sense that people live there, but at the same time they are also workplaces. Keil’s focus on the Toronto area and the maps he presented highlighted distinct borders between the downtown areas and these “in-between” cities. Such areas are important parts of the regional economy, but have nothing to do with an image of a global, creative city. They are often interchangeable in their appearance (Keil showed a very compelling photo of a gas station and convenience store complex, which could have been set anywhere in North America), but also have a heterogenic structure, made up of high-end houses and cheap housing. The demographics of the “in-between” cities are normally associated with those of the inner city, not of traditional suburbs, because they are highly diverse (even though certain groups stick to certain areas). For Keil, these places represent the backbone of daily living. They are areas of regular ‘passing through’, with constant “missingness” of one another. Keil therefore calls for a new political infrastructure to consider the real needs of residents and promote “meetingness,” New actors in politics and planning can loosen the hard boundaries of demographics, income, and politics and help overcome age-class-gender biases of the system. For Keil that “politization” of infrastructure is needed to show how the built environment affects peoples’ lives.

The closing talk from Klaus Kunzmann entitled “The Creative City Fever” gave an overview of the development of the term “creative city” and why it has become so popular today. The term functions as a plug-in concept, which can be applied almost everywhere and fits in many different contexts. For Kunzmann the concept is ‘sexier’ than issues such as social justice or sustainability since these are more difficult to implement. He gave several reasons why the concept has become broadly accepted and applied. Creativity itself is a term that implies positive characteristics and remains open to interpretation. Identification with the term is easy, making it useful for stakeholders, academics, and policy makers. The rise of the creative economy as a new area for policies and technologies also goes together with the concept of the creative city. Cultural flagships and the rediscovery of culture in the political agenda also help promote the city as a place for true creativity. Changing values and lifestyles, a cosmopolite knowledge society and the dominance of consumption all play into the locational preferences of the creative class. This also appeals to people who market cities and tourism to attract young, mobile visitors and compete with other cities on a global level. For Kunzmann there are winners in this development, such as larger cities, policy advisors and cultural institutions that are taken more seriously. But there are also losers, namely cultural pioneers, smaller cities, or residents in gentrified areas. Therefore Kunzmann, described a certain danger in the creative city paradigm which appears as innovative action, but actually often results in social polarization, deflecting attention from social and environmental issues. But, the concept can also offer possibilities to regard the importance of quality of life in a city, like the idea of the compact city (in which people want to return to live in city centers), or encourage creative action. There is the potential to integrate issues of sustainability into the concept of the creative city.

Julia Hahn, Lüneburg (D)

Source : Webmagazine de Cultura21, Sacha Kagan.

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De l’appropriation d’un objet culturel

L’appropriation est décrite comme un effort d’interprétation qui résulte d’une tension entre être affecté par l’expérience d’un objet et lui attribuer une signification. Il faut alors répondre à plusieurs questions. Quelles sont les conditions de l’appropriation ? Quelle logique en permet le déploiement ? Comment se déroule cet effort ? Quelle est la forme du résultat obtenu ? Est-ce qu’une connaissance peut s’en dégager ? Ce concept est à la base d’une école de pensée émergente au Québec, que l’on nomme les nouvelles théories de la lecture et de la « spectature ». Ces théories réactualisent le pragmatisme de Peirce et portent sur la logique au seuil de l’interprétation, ainsi que sur le résultat de l’interprétation (la figure) et sur le déroulement processuel de l’acte. Une dimension sociale leur est apportée en référant aux théories de Ian Hacking.

Voulant adopter un point de vue critique par rapport à d’autres théories de l’interprétation comme l’herméneutique et le structuralisme, l’auteur situe diverses conduites interprétatives sur deux axes de l’appropriation (excessive et insuffisante). La méthodologie inhérente à l’appropriation réside dans l’équilibre précaire entre ces deux axes. Une certaine sensibilité culturelle doit alors être acquise, ce qui implique qu’un sentiment de responsabilité accompagne les actions du spectateur soucieux de la pertinence de la figure élaborée au cours de son effort d’interprétation.

Au sommaire :

  1. Les conditions de possibilité de l’appropriation
  2. La connaissance de l’objet culturel
  3. Les nouvelles théories de la lecture et de la spectature
  4. La socialité de l’appropriation
  5. Les rapports appropriatifs et la tâche du spectateur
  6. Le contrôle des habitudes dans la sémiose culturelle

L’appropriation d’un objet culturel. Une réactualisation des théories de C.S. Peirce à propos de l’interprétation par Fabien Dumais.

Collection Communication / Editions PUQ (Presses de l’Université du Québec)

Janvier 2010 – 108 pages / 13.00 euros (format papier)

ISBN : 978-2-7605-2489-7

Source : Revue Espaces

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Palais de Tokyo / 3

On en sait désormais un peu plus sur le devenir du Palais de Tokyo. Nous évoquions en juin dernier les enjeux de la méthode fixée par Christine Albanel début 2009 pour ce lieu en quête d’une nouvelle dynamique et d’une nouvelle envergure. C’est un travail considérable qui a été accompli par Olivier Kaeppelin et ses équipes, pour que dans deux ans un nouveau Palais de Tokyo ouvre ses portes au public. Depuis l’installation du « Site de création contemporaine » en 2002 au premier niveau du Palais de Tokyo, un manque se faisait sentir, tout particulièrement pour la scène française : il fallait un nouveau lieu pour mieux rendre compte et montrer au public la diversité, la vitalité et la maturité de la création en France dans sa dimension cosmopolite, sans distinction de génération, de genre ou de notoriété. Fini donc le tiraillement permanent entre création « émergente » et marché de l’art ? C’est en tout cas un des paris que le nouveau Palais de Tokyo ambitionne de remporter et tous les ingrédients semblent avoir été réunis cette fois-ci.

Le projet d’Olivier Kaeppelin est un modèle d’opiniâtreté (il y songe depuis son arrivée à la DAP), avec une approche d’une pertinence rare à cette échelle d’équipement culturel. Mais c’est l’adéquation entre le projet et le programme architectural qui est sans aucun doute la première des conditions de réussite de l’opération. La consultation des architectes est en cours, trois équipes vont être retenues jusqu’en mai 2010, moment où sera désignée l’équipe lauréate. Les travaux devraient débuter fin 2010 pour une ouverture prévue fin 2011.

Ensuite, il conviendra de mettre à l’épreuve l’idée d’un lieu dédié à la scène française comme garant de la diversité et de la liberté face à l’uniformisation de la mondialisation culturelle, mondialisation face à laquelle de nombreux pays ont opté pour cette même posture (notamment en Allemagne, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Inde, Chine, Brésil, Pakistan, Thaïlande et Corée du Sud) en créant des institutions dédiées à leur scène nationale.

Un des atouts du projet d’Olivier Kaeppelin pour éviter toute forme de chauvinisme, d’art national et ne pas perpétuer la défense de l’exception culturelle française à l’ancienne, c’est sa logique d’assimilation à la scène française des artistes étrangers qui sont venus vivre et travailler en France à un moment donné. C’est la reconnaissance d’une réalité qui ne plaît peut-être pas à tout le monde mais qui est parfaitement justifiée. C’est la reconnaissance d’un modèle français qui ne cherche plus à affirmer d’abord ses principes ou ses valeurs mais sa maturité, ses évolutions, sa mixité, sa réalité multiculturelle d’hier et d’aujourd’hui qui au fond a bien souvent été reléguée au rang des sujets qui divisent alors que dans d’autres pays on assume pleinement ce qui unit une société dans toutes ses composantes, dans toute sa diversité et bien au-delà des discours sur la diversité culturelle.

Dans ces conditions, c’est un tout autre discours sur l’art contemporain qui est ENFIN possible.

Côté modèle de gestion, l’association actuellement chargée de porter la préfiguration du projet (qui rassemble notamment, excusez du peu, Marc-Olivier Wahler, Mark Alizart et Pierre Cornette de Saint-Cyr son président) tient par-dessus tout à ce que le nouvel équipement soit un seul ensemble architectural qui permette de construire des offres multiples et non pas une cohabitation entre plusieurs espaces et plusieurs entités. C’est pourquoi le « Site de création contemporaine » originel sera totalement intégré, jusque dans l’entité juridique qui portera l’ensemble.

Pour cela, une SAS présidée par Olivier Kaepplin (avec Marc-Olivier Wahler comme directeur, Mark Alizart comme directeur délégué et Pierre Cornette de Saint-Cyr comme président du conseil d’administration) permettra de consolider les missions et les équipes du « Site de création contemporaine » tout en bénéficiant d’une grande souplesse de gestion. Ce statut également choisi pour la Salle Pleyel, l’agence France-Museum ou Versailles-spectacles, permet aussi de bénéficier des mesures fiscales favorables au mécénat et de développer des synergies public/privé qui font de ces équipements de vrais atouts pour un rayonnement culturel français qui a plus que besoin d’un second souffle. Au Palais de Tokyo, on se dirige donc vers un équipement performant en tout point. A l’heure où de nouvelles places fortes naissent sur le marché de l’art contemporain, comme Dubaï récemment, il est de bon ton de se douter des outils qui malgré la crise créent les conditions d’une dynamique de développement porteuse de perspectives pour la scène artistique française et notre fameux « soft power ».

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Repenser la médiation, l’exemple de la Smithsonian Institution / 2

Le deuxième volet d’une trilogie inédite sur la médiation dans les musées par Aurélie Henry* s’intéresse à la médiation humaine. Après avoir traité de l’offre de médiation et avant de terminer par la médiation mobile et technologique, l’auteur nous expose ici différentes formes de médiation mises en place à la Smithsonian Institution qui se distinguent d’une offre de médiation qui a bien souvent du mal à se renouveler.

Dans le cadre d’une politique de médiation complète et afin d’offrir aux publics une expérience mémorable et éducative, la médiation humaine reste essentielle. Elle prend cependant trop souvent la forme d’une visite conférence au cours de laquelle la relation entre conférencier et visiteurs reste verticale. Certains musées proposent des alternatives sous forme de visites ludiques ou théâtralisée, de visites contées ou musicales, mais le format reste le même, et la relation entre médiateur et visiteurs, verticale.

Répondre à ces attentes représente un défi pour les musées. Si l’on crée de nouveaux formats, il faut aussi créer les outils qui les accompagnent : recrutement, formation et accompagnement des conférenciers dans la conduite du changement. Quels nouveaux formats proposer et comment les mettre en place ? Voici certains formats proposés par la Smithsonian Institution.

Une option facile à mettre en place (car proche de ceux existant déjà) est la « visite conversation ». La visite est très courte – une vingtaine de minutes – et le médiateur ne suit pas un script. Le médiateur (ou docent à la Smithsonian Institution) accueille un groupe d’une quinzaine de visiteurs au maximum et commence par faire connaissance avec son groupe avant d’introduire brièvement les objets puis de mener la conversation entre visiteurs.
Ce format présente plusieurs avantages : il est plus léger et plus reposant pour le conférencier ; le dialogue est enrichissant et lui permet de nourrir ses prochaines visites. Chaque visite étant plus courte, on peut on programmer plus sans avoir besoin de plus de personnel. Enfin, les techniques de conduite de conversation sont, si elles ne sont pas déjà maitrisées par les conférencier, très facile à apprendre et à déployer.

Une variante du format précédent est la visite centrée sur un objet (Gallery Cart). Le médiateur est posté dans une galerie avec un objet intriguant – au Air and Space Museum, il peut s’agir d’une roche en provenance de l’espace. De cet objet naît la question : « qu’est ce que c’est ? » Et le dialogue s’engage entre médiateur et visiteurs : « Touchez cette roche qui vient de l’espace et imaginez le chemin qu’elle a pu faire pour venir sur la terre… » Cette courte interaction permet aux visiteurs de poser des questions et de découvrir une porte d’entrée originale au phénomène des météorites dans notre exemple. L’objet sert de brise glace pour le médiateur et incite le visiteur à engager le dialogue. L’interaction très courte est concentrée autour de l’objet mais elle peut être le point de départ d’un dialogue plus poussé, au gré des rencontres.

Une autre manière d’inventer de nouveaux formats est le mélange des genres : nous avons, par exemple, essayé d’apporter des éléments de type « atelier » à la visite. Au cours d’une visite thématique de quarante cinq minutes, le médiateur propose aux visiteurs de dessiner un objet– non pas pour le reproduire, mais pour apprendre à regarder. Le simple fait de faire quelque chose ensemble introduit une toute autre dimension à la visite et une dynamique différente en favorisant les conversations. Les visiteurs peuvent ainsi garder leurs croquis comme souvenir de leurs visites. Ce format ne nécessite aucun savoir faire artistique particulier pour le médiateur, si ce n’est un intérêt et une envie de déployer ces techniques et de savoir instaurer une atmosphère où chacun des participants se sent libre de partager sa créativité.

Chacun de ces formats est adaptable en fonction des différents types de publics : enfants, scolaires ou individuels, adultes, familles et handicapés. En français, en anglais mais aussi en chinois, russe, espagnol, italien…

Dans le cadre de la mission, l’offre de « médiation 2.0 » devra être mise en place en collaboration avec les conférenciers : travailler ensemble pour garantir au visiteur une expérience mémorable.

Aurélie Henry est consultante en médiation culturelle. Elle a été chef de projet à la Smithsonian Institution pendant quatre ans. Après des études en histoire, histoire des arts et un DESS en Gestion des équipements touristiques et culturels, elle a travaillé pour une agence d’ingénierie culturelle à Paris, avant d’aller s’installer aux Etats-Unis. Au sein du service des publics du Smithsonian National Postal Museum, elle piloté des projets web et multimédia garantissant la qualité de l’accueil des visiteurs.

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Palmarès des expositions 2008-2009 : le cas Banksy à Bristol / 1

Dans le palmarès récemment publié par The Art Newspaper des expositions les plus visitées dans le monde pour l’année 2008-2009, les chiffres de fréquentation montrent que les effets de la crise ne se sont pas fait sentir pour ces événements. Sur le plan interne, cela s’explique principalement par le fait que la plupart du temps ce type d’institutions ont une planification de programmation de leurs expositions à n-3 ou n-2, idem pour les mécènes/sponsors.

En externe, il a déjà été démontré à de très nombreuses reprises que la culture est une « valeur refuge » pour le public et pour les professionnels, on a notamment vu en 2009 les opérateurs économiques privés revenir vers ce qu’on appelle le segment institutionnel.

Bien entendu, cela ne vaut pas pour tout le monde ; c’est la limite de ce type d’exercice qui bien souvent ne permet pas de comparer les échantillons de manière suffisamment détaillée, et on sait déjà que la période 2009-2010 a été plus affectée, notamment pour ce qui est du « tassement » de la fréquentation touristique (avec des effets plus ou moins importants selon les territoires et selon les stratégies des opérateurs) et de la baisse du mécénat (8% en moyenne selon les études internationales qui ont été réalisées ces 6 derniers mois). The Art Newspaper (qui consacre également dans son numéro de mars un article très intéressant sur le 104 à Paris) indique déjà que pour 2009-2010 le nombre de mécènes/sponsors sur des grandes expositions a baissé (beaucoup ont tout simplement disparu) et que nécessairement cela se fera sentir sur les résultats de fréquentation.

Mais au sein de ce classement 2008-2009, une exposition qui s’est déroulée l’été dernier à Bristol en Angleterre figure de manière très surprenante à la trentième position, avec près de 4000 visiteurs par jour. Il s’agit de l’exposition du graffeur Banksy au Bristol City Museum.

Aucune exposition de graffeur (une mégastar en l’espèce) n’a jamais enregistré de tels chiffres sur des bassins de vie équivalents où que ce soit dans le monde, et la surprise vient aussi du fait qu’aucune promotion ou publicité n’a été faite pour cette exposition. Celle-ci a en effet été annoncée la veille de son ouverture et a été préparée dans le plus grand secret en parfaite entente entre l’artiste et la municipalité. Le musée a été fermé pendant tout le montage sans la moindre fuite (hormis deux musées concernés par les œuvres à acheminer étaient au courant). Sa directrice Kate Brindley avoue que cela fut très difficile de garder le secret depuis le mois d’octobre et reconnaît avoir fait un pari risqué pour son institution.

Avec de tels « handicaps », l’exposition obtient un résultat exceptionnel et parvient à battre l’exposition de LA star britannique de l’art contemporain Anish Kapoor à la Royal Academy of Arts de Londres, sur les douze semaines de l’exposition il a fallu attendre parfois jusqu’à 6 heures pour pouvoir entrer et l’exposition a pratiquement rapporté ce que le musée encaisse en une année.

Dans ces conditions qui défient toutes les logiques, comment ne pas s’interroger sur les recettes d’un tel succès ? Quels sont les ingrédients qui ont servi à concocter une telle réussite ? Ce sera l’objet de la deuxième partie de ce post.

Ci-dessous le top 10 publié par The Art Newspaper :

  1. Ashura and Masterpieces from Kohfukuji – Tokyo National Museum, 15,960 visitors per day
  2. 61st Annual Exhibition of Shoso-in Treasures – Nara National Museum, 14,965 visitors per day
  3. Treasures of the Imperial Collections – Tokyo National Museum, 9,473 visitors per day
  4. 17th Century Painting from the Louvre, National Museum of Western Art, Tokyo, 9,267 visitors per day
  5. 2nd Photoquai Biennale, Musee Quai Branly, Paris, 7,868 visitors per day
  6. Picasso and the Masters, Grand Palais, Paris, 7,270 visitors per day
  7. Kandinsky, Centre Pompidou, Paris, 6,553 visitors per day
  8. Joan Miro: Painting and Anti-Painting, Museum of Modern Art, New York, 6,299 visitors per day
  9. Pipilotti Rist: Pour Your Body Out, Museum of Modern Art, New York, 6,186 visitors per day
  10. Treasures of the Habsburg Monarcy, National Art Centre, Tokyo, 5,609 visitors per day

Sources : SMG, BBC, The Art Newspaper

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Autour de l’action muséale et des formes participatives

Banlieues d’Europe vous attend pour un rendez-vous thématique « Autour de l’action muséale et des formes participatives »  le 26 avril 2010 à 18H30 au Musée Urbain Tony Garnier (Lyon-8e) avec Lain Watson, directeur adjoint de Tyne & Wear Archives Museums (Angleterre).

Situé dans la région de Newcastle au Nord-est de l’Angleterre, Tyne and Wear Archives Museums rassemble 12 musées et galeries qui accueillent chaque année 1,5 millions de visiteurs.
Ce réseau d’équipements doit son succès à la mise en place de projets encourageant la population locale à interpréter son patrimoine dans toute sa diversité, et à s’approprier les musées et les collections comme moyens d’expression. Tyne and Wear museums est en effet particulièrement attentif à l’accès des publics dits « éloignés », considérant que les musées ont un rôle important à jouer dans la cohésion sociale en favorisant la connaissance concrète du patrimoine immatériel des individus. Ces musées se donnent donc pour objectif  d’aider les individus à déterminer leur place au sein de la société. Lain Watson nous présentera des projets innovants menés en coopération avec les  habitants et la méthodologie utilisée pour permettre un véritable travail de co-construction.

Ce rendez-vous sera suivi d’une visite guidée nocturne du Musée à partir de 20h.

Lieu : Musée Urbain Tony Garnier – 4, rue des Serpollières/ Lyon 8e (Tram T2 et T4 : arrêt Bachut Mairie du 8ème).

Entrée libre sur inscription (nombre de places limité) : inscriptions.banlieuesdeurope@gmail.com

Contact Banlieues d’Europe – Amélie Dubosc : Tél. 04 72 60 97 80

Source : Banlieues d’Europe.

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Un Ping Pong artistique entre la France et l’Angleterre en 2010

La Cellule, réseau de professionnels de l’organisation du spectacle qui dirige et accompagne des projets culturels en France et en Europe, lance une opération peu banale qui mérite un coup de projecteur. Créé et piloté par Le Muscle et La Cellule, le PING PONG PROJECT est un projet européen qui a pour objectif de favoriser les échanges artistiques internationaux dans le domaine de la création dans l’espace public. Il s’agit de conseiller en amont les directeurs de festival internationaux dans le cadre de leur recherche de programmation puis de mettre en place des partenariats avec d’autres festivals  créant ainsi les condition d’un PING PONG artistique. Les directions de festival ont la maîtrise des propositions d’échanges entre eux. Parallèlement, les artistes sélectionnés sont accompagnés dans la conduite de leurs projets et s’organisent in situ avec les festivals des espaces de convivialité et des temps de rencontres professionnelles.

In fine, il s’agit de stimuler les échanges de pratiques, développer et animer de nouveaux réseaux à l’international auprès des structures culturelles et des institutions, de s’interroger sur la mobilité des artistes et les soutenir dans leur démarche de diffusion et de mettre en scène de nouveaux territoires en allant à la rencontre de nouveaux publics.

Initié en 2009 au festival TAC de Valladolid, le PING PONG PROJECT prend toute sa dimension en 2010 avec le festival Cratère/Surfaces à Alès et le Stockton International Riverside Festival à Stockton-on-Tees (UK).

L’ambition et la particularité de ce projet européen : organiser des Ping Pong artistiques sur l’ensemble du territoire à partir d’une ingénierie de projet où un accompagnement spécifique est réalisé et un suivi des retombées est transmis à chaque équipe artistique en promotion.

Les festivals d’Alès (Cratère/Surfaces) et de Stockton-on-Tees (Stockton International Riverside Festival) se lancent dans ce premier Ping Pong à travers l’Europe en 2010 et ce sont les directeurs des structures respectives qui en parlent le mieux :

  • « Cratère/Surfaces à Alès attend beaucoup d’une confrontation pacifique avec Stockton et ses artistes. Le jeu gagnant restera celui de l’innovation, du point de vue original, de la création. A ce jeu, point de perdant. Nos festivals en seront plus alertes… » (Denis Lafaurie, directeur du Cratère).
  • « La collaboration Ping Pong entre le SIRF et Cratère/Surfaces donnera aux artistes français et anglais impliqués l’opportunité de découvrir de nouveaux publics, et de nouvelles perspectives. Pour le public, c’est un instantané de deux cultures, exposé dans la rue ». (Frank Wilson, artistic director).

Conrètement, Ils accueilleront chacun 5 compagnies de l’autre pays dans leur programmation :

Compagnies Ping Pong à Alès : Cratère/Surfaces (Du 1er au 3 juillet) :

Le festival international de création en espace public « Cratère/Surfaces » a été créé en 1999 par Le Cratère, Scène nationale d’Alès. Cratère/Surfaces fait le choix de mettre en avant la création artistique dans l’espace public.

Compagnies Ping Pong à Stockton : Stockton International Riverside Festival (du 28 juillet au 1er aout) :

Le « Stockton International Riverside Festival » a été créé en 1988. 23 ans après, c’est un festival d’arts en espace public d’envergure internationale. Il est aujourd’hui organisé par la ville de Stockton-on-Tees, sous la direction de Frank Wilson.

Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant du déroulement et du bilan de cette opération d’une rare pertinence.

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Repenser la médiation, l’exemple de la Smithsonian Institution / 1

Aurélie Henry*, nous propose une série inédite en trois parties sur la médiation dans les musées. La première sur l’importance de la mission pour soutenir l’offre de médiation et les deux suivantes sur les détails de l’offre de médiation en examinant d’abord la médiation humaine puis la médiation mobile et technologique (application iPhone, Smartphone, guides multimédia, tables multitouch, etc.)

La visite d’un musée est une expérience esthétique intime entre le visiteur et les œuvres,  un enrichissement personnel au contact des objets.  Mais elle peut parfois être frustrante. Le musée sans médiation ressemble à un buffet sans couverts : certains audacieux vont manger à pleines mains mais la plupart ne vont pas oser y goûter et vont être frustrés devant tant de plats appétissants hors de leur portée.
Les outils de médiation doivent fournir les couverts : les informations nécessaires à une expérience agréable et enrichissante.

La médiation doit évoluer, les visites guidées, les ateliers et audioguides instaurent une relation verticale entre l’institution et ses visiteurs. Ces formats doivent maintenant répondre aux attentes de publics avides de relations horizontales et décentralisées, en devenant plus souples et plus participatifs. Internet, les réseaux sociaux et l’offre multimédia permettent de créer et d’entretenir une relation différente avec les publics. L’utilisation de ces outils doit être au service d’une politique articulée autour d’objectifs clairement définis par l’institution. Cette méthode a déjà porté ses fruits et la plupart des musées américains ont une mission précise et accessible à tous.

Répondre à ces attentes représente un défi pour les musées. Le manque de temps, de moyens ou de personnels qualifiés sont des obstacles et c’est souvent l’offre de médiation dans son ensemble qu’il faut repenser. Il ne s’agit pas de tout changer : certaines initiatives, comme les visites contées ou les ateliers en famille sont excellentes, mais leur agrégation ne constitue pas une offre de médiation cohérente.

Il est donc nécessaire de réfléchir plus largement à l’expérience du visiteur en commençant en amont : préparation de la visite grâce au site Internet du musée, réservation en ligne, déplacement jusqu’au musée ; mais aussi en aval, en trouvant des moyens de prolonger le contact après que la visiteur a quitté le musée.

Une connaissance intime de ses publics permet au médiateur de développer une offre cohérente et adaptée à son institution. Du site Internet au guide multimédia, en passant par les bornes d’information et la signalétique, la billetterie et la boutique : et si nous regardions nos musées à travers les yeux de nos visiteurs ?

Pour cela, les institutions américaines et notamment les musées de la Smithsonian Institution répondent d’abord aux questions suivantes :

  • Qui sommes nous ?
  • Quelle est notre mission ?
  • Quel est le message que l’on veut que chaque visiteur retienne après sa visite du musée et/ou de notre site Internet ?

Les réponses à ces questions simples ne sont pas toujours évidentes. Elles constituent cependant la base du travail et doivent ensuite être traduite en objectifs. A chaque nouveau projet l’équipe de développement se réfère à la mission et avant de finaliser toute décision financière, les administrateurs de la Smithsonian Institution demandent comment le projet s’inscrit dans la mission de l’institution. Le médiateur peut alors s’y appuyer pour créer une offre de médiation complète et offrir aux publics un choix de visites, ateliers et guides multimédia adaptés. Chacun de ces éléments sera, pour reprendre la métaphore du buffet, le couteau ou l’assiette nécessaire à une expérience satisfaisante dans nos institutions.

Aurélie Henry est consultante en médiation culturelle. Elle a été chef de projet à la Smithsonian Institution pendant quatre ans. Après des études en histoire, histoire des arts et un DESS en Gestion des équipements touristiques et culturels, elle a travaillé pour une agence d’ingénierie culturelle à Paris, avant d’aller s’installer aux Etats-Unis. Au sein du service des publics du Smithsonian National Postal Museum, elle piloté des projets web et multimédia garantissant la qualité de l’accueil des visiteurs.

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Symposium sur la gestion des risques dans le financement de la culture

Organisé dans le cadre des activités menées par l’UNESCO sur les liens entre la culture et le développement, ce symposium a pour but d’analyser et de mettre en question la perception des risques liés au financement du secteur culturel et créatif dans les pays en développement.

  • Concept : malgré le potentiel reconnu des filières culturelles pour le développement socio-économique et la réduction de la pauvreté, celles-ci sont marginalisées dans les politiques et programmes de développement. De plus, ce secteur souffre d’un manque récurrent d’accès au financement, notamment dans les pays en développement, causé par la perception des risques liés à de tels investissements. En savoir plus
  • Programme : institutions financières, agences de coopération et organisations multilatérales partageront leur expérience dans la gestion de risque et dans l’élaboration d’approches innovantes. A venir
  • Message : Mme. Françoise Rivière, Sous-directrice générale pour la culture, partage sa vision. En savoir plus
  • Discussion en ligne : précédant le symposium, l’UNESCO organise une discussion en ligne dédié au thème de « La gestion des risques dans le financement de la culture », qui examine les points clés du symposium. En savoir plus

Liens externes :

La Financière des Entreprises Culturelles (FIDEC)

Fonds de Garantie pour le Financement des Industries Culturelles

Fonds d’investissement de la culture et des communications (FICC)

Fonds de garantie des industries culturelles (FGIC)

Institut pour le Financement du Cinéma et des Industries Culturelles (IFCIC)

Contact: Si vous désirez de plus amples informations concernant ce symposium, veuillez contacter cet email.

Source : Unesco

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