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Dévoloppement durable

L’Arene (Agence régionale de l’environnement et des nouvelles énergies en Ile-de-France) organise un cycle de trois débats, Les Utopiades, sur le thème Culture et développement durable, dont le premier se tiendra le 15 décembre, à 17h30, au théâtre du Rond-Point, à Paris.

Le développement durable témoigne des questions que la civilisation se pose aujourd’hui, et tente de promouvoir un nouveau modèle. La culture reste le parent pauvre des démarches de développement durable. Or, celui-ci mérite d’être interrogé du point de vue de la culture, car il remet en cause l’action, la création et les politiques culturelles.

Le débat du 15 décembre, Quelles politiques culturelles pour un développement durable ? réunira autour de Didier Fusillier (programmateur culturel : Lille 2004 et Lille 3000, Maison des arts de Créteil), Stefan Shankland (artiste), Paul Ardenne (critique), et Edouard Malbois (analyste de tendances). Ils chercheront comment imaginer une “politique culturelle” du développement durable, dans quelle relation renouvelée avec la nature et dans quelle posture vis-à-vis des formatages commerciaux et marketing, et quelles dynamiques culturelles pourraient fonder une société inspirée des idéaux du développement durable. Alors que la notion de “durabilité” sous-tend une recherche d’équilibre, et que beaucoup parmi ses partisans se positionnent sur des valeurs de préservation, de précaution, voire de décroissance, comment la création et l’innovation peuvent-elles y trouver leur place ?

Les rencontres suivantes se tiendront le 26 janvier 2009, autour de Bernard Perret (économiste et sociologue) sur la question Quel projet de civilisation pour le développement durable ? ; celle du 9 février 2009 abordera, autour de Bettina Laville (Présidente du Mouvement Vraiment Durable, avocate),sur la question Quel contrat éducatif et social pour un développement durable ?

Les contributions déposées sur le blog dédié devraient permettre de préparer ces trois rencontres.

L’inscription se fait en ligne. Le programme complet est téléchargeable en pdf.

Le Théâtre du Rond-Point se trouve 2 bis, avenue Franklin-Roosevelt, Paris 8ème.

Contact : Dominique Sellier, responsable du pôle prospective, Arene Ile-de-France

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Vers une bulle verte ?

Après la bulle internet, la bulle des technologies vertes ?

En pleine tourmente financière, alors que les capitaux risqueurs continuent de s’interroger sur l’intensité, l’étendue et la longueur de la crise financière, on note dans la presse spécialisée une série d’articles au ton un brin alarmiste sur la menace de “la bulle” suspendue au-dessus des marchés des technologies vertes. Dans une précédente livraison, nous évoquions pourtant une perception contraire du phénomène par les opérateurs et investisseurs, à savoir que les technologies de l’environnement resteraient sans doute à l’écart du coup du froid soufflant sur le marché de l’innovation en raison du coût de l’énergie et d’un marché porteur.

Alors que se passe-t-il ? La période se prête aisément à l’introspection surtout que le sens du vent reste inconnu. Mais les faits sont là, ils se caractérisent par une extraordinaire montée en puissance des investissements dans les technologies vertes au cours des derniers mois. Selon le “Clean Tech Group”, les sommes investies aux Etats-Unis ont atteint 5,8 milliards de dollars en 2007 contre 3,6 milliards en 2006, l’essentiel de ce premier montant allant à des technologies liées à la production d’énergie (2,75 milliards) dans le cadre de 172 projets. Viennent ensuite le stockage d’énergie (471 millions), les transports (445 millions), l’efficacité énergétique (356 millions) et le traitement et le recyclage (291 millions).

Les sommes investies frappent non seulement par leur importance mais aussi par leur formidable croissance qui semble suivre le même rythme que les prix des énergies fossiles. Pour mémoire, les investissements étaient de 714 millions en 2001, six fois moins qu’en 2007, ce qui laisse penser qu’une partie des investissements allant traditionnellement vers internet et les innovations en STIC s’est déplacée vers les projets énergétiques à la suite de la bulle internet dont l’éclatement est intervenu au premier trimestre de 2000.

D’où le rapprochement que certains opèrent entre cette dernière et le marché des investissements dans les technologies vertes. L’inquiétude est augmentée par le fait que les capitaux risqueurs vont devoir non seulement “sortir” plus tôt que prévu du marché pour faire face à la crise de liquidités de leurs mandants (fonds, banques, etc.) mais aussi affronter les incertitudes liées aux cycles énergétiques qui conditionnent dans une très large mesure la mise sur le marché les technologies alternatives de production et de stockage de l’énergie. Dit autrement, si le pétrole retombait à moins de 70 dollars, la bulle aurait de grandes chances d’éclater, volatilisant par la même quelques milliards de dollars et fragilisant encore davantage le système… 

Pour en savoir plus :

“Green-tech investment roars onward”, Martin LaMornica, cnet news, 17/01/08 - http://news.cnet.com/8301-11128_3-9852833-54.html?tag=mncol;txt

Sources :

 ”What Bubble in Green Technology Investment?”, New York Times, Claire Cain Miller, 23/09/08 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/yEYb6
 ”Venture capital investors go green, but payoffs elusive”, Mavis Scalon, East Bay Business Times, 08/08/08 -http://www.bizjournals.com/eastbay/stories/2008/08/11/story6.html
“A Bubble in Green Tech? VCs say “Not”", Creative Capital, 24/09/08 -http://redirectix.bulletins-electroniques.com/W7UaU

Origine :

BE Etats-Unis numéro 136 (3/10/2008) – Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/56163.htm

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Les villes font l’Europe

La 8ème Conférence des Villes organisée par l’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF) se tiendra le 11 septembre, à l’Hôtel de Ville de Paris.

Intitulée De Lisbonne à Göteborg, les villes font l’Europe !, cette nouvelle édition, labellisée événement officiel de la Présidence française de l’Union européenne, est l’occasion de réunir près de 800 élus français et européens pour débattre de la place des métropoles européennes dans la construction politique communautaire.

Durant la matinée, deux thèmes transversaux seront abordés : Vers une nouvelle économie fondée sur le développement du savoir, et Le développement durable, un véritable marché ? Au cours de l’après-midi, les thèmes s’articuleront autour de deux sujets majeurs : La performance sociale, indicateur de développement durable ?, et Réussir la société multiculturelle de demain.

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The Long Now

The Long Now est une fondation pour le moins originale, créée en 1996, qui a choisi de devenir une institution culturelle inscrite dans le très long terme en développant une approche à contre-courant de l’époque actuelle, époque qu’elle considère comme conditionnée par l’état d’esprit du « plus vite / moins cher » alors qu’il conviendrait mieux de promouvoir la pensée du « moins vite / meilleur ».

L’objectif n’est ni plus ni moins que d’encourager de la manière la plus créative et ambitieuse possible la responsabilisation des générations pour les 10 000 prochaines années.

En posant cette échelle inhabituelle même pour la plupart des fondations ou des acteurs du développement durable et de la responsabilité sociétale, The Long Now développe une approche en strates temporelles qui ont leur propre rythme et leurs propres valeurs et expliquent les mécanismes de notre monde (par exemple, du plus lent au plus rapide : nature, culture, politique, infrastructure, commerce, mode). L’interrelation et les mouvements entre ces différents rythmes et valeurs permet une appréhension de notre temps et de notre contribution individuelle et collective.

La fondation tire son nom d’une réflexion d’un des membres de son conseil d’administration, Brian Eno, qui une fois installé à New York compris et caractérisa le rythme effréné de la Mégalopole (« here and now ») par opposition à celui qu’il avait toujours connu en Angleterre (« larger and longer »). En adoptant cette dialectique, la fondation œuvre pour étirer le plus possible ce que nos concitoyens considèrent par « now ».

The Long Now développe une approche passionnante et remarquable sur son site (qui contient aussi un blog) et porte un éclairage très différent de ce que nous connaissons de la société du savoir.

Parmi ses projets, la construction d’une sorte d’ordinateur mécanique géant ne nécessitant aucune maintenance humaine, extrêmement lent, simple et ingénieux, donnant les heures, les jours, les années, les siècles et les millénaires, afin de restaurer la notion de futur, notion galvaudée par le caractère frénétique du notre présent. Ainsi, il s’agit de faire en sorte que nous nous réapproprions l’idée même du futur, idée qui selon The Long Now n’existe pas au fond.

Pour découvrir plus avant ce projet, nous vous recommandons notamment la lecture de l’excellent article de Michael Chabon (Prix Pulitzer).

 

Consulter le site de la fondation The Long Now

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Greendex

La National Geographic Society présente les résultats d’un sondage planétaire sur les comportements de 14000 consommateurs-internautes de 14 pays. Les types d’habitations, les modes de transport et les habitudes de consommation sont les principaux critères d’évaluation de ce grand comparatif. Les consommateurs des nouveaux pays industriels obtiennent les meilleurs scores ; la France occupe, elle, la queue du peloton européen.

Source : Maxence Layet, Novethic

Pour consulter le Greendex :http://event.nationalgeographic.com/greendex/

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