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Lancement de l’Année internationale du rapprochement des cultures

L’Unesco a lancé officiellement jeudi l’Année internationale du rapprochement des cultures, une initiative visant à lutter contre la montée des extrémismes avec l’aide de personnalités du monde entier.

« La paix d’il y a 60 ans n’est plus la paix d’aujourd’hui, il faut repenser les moyens de la maintenir, repenser le dialogue entre les cultures », a déclaré la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, au cours d’une conférence de presse au siège de l’organisation à Paris.

Elle a présenté une quinzaine des personnalités internationales ayant rejoint le groupe qu’elle a souhaité mobiliser pour animer cette année.

Le prix Nobel de littérature nigérian Wole Soyinka, l’ancienne présidente française du Parlement européen et rescapée d’Auschwitz Simone Weil, le Grand mufti de Bosnie-Herzégovine Mustafa Ceric, le représentant du Vatican, Mgr Francesco Follo, l’ancienne ministre pakistanaise Attiya Inyatullah, le cinéaste malien Souleymane Cissé, l’ancien Premier ministre norvégien Kjell Magne Bondevik et le représentant du Patriarcat de Moscou Philip Riabykh font notamment partie de cette liste de personnalités.

Dans un entretien avec l’AFP fin janvier, Mme Bokova, une diplomate bulgare de 57 ans élue fin 2009 à la tête de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), avait souligné la nécessité de lutter contre la montée des extrémismes et des conflits « basés sur l’intolérance ethnique, religieuse, linguistique ».

Elle avait indiqué avoir lancé des dizaines d’invitations à « des intellectuels respectés, hommes et femmes, des gens respectés des différentes régions du monde ».

Elue dans un scrutin tendu face à Farouk Hosni, le candidat égyptien soutenu par le monde arabe et accusé d’antisémitisme, elle avait souligné refuser la notion d’un « clivage » nord-sud ou entre Occident et islam.

Réunis jeudi pour de premiers débats, les membres du « Haut panel sur la paix et le dialogue entre les cultures » doivent se retrouver régulièrement au cours d’une année dont l’agenda devra être complété d’autres initiatives, a indiqué Mme Bokova.

Source : AFP / Le Monde.

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Culture and the making of worlds

Università Bocconi will host the 3rd edition of the ESA Research Network Sociology of Culture mid-term Conference, that will take place in Milan from 7th to 9th October 2010. The Conference “Culture and the making of worlds” is organized and promoted by Università Bocconi and ASK Research Center in cooperation with the Sociology of Culture Research Network of the ESA.

The conference aims to explore the role of culture – the symbolic context in which choices and actions acquire shared meanings – as a medium for building  “worlds”.

Cultures are analyzed in terms of their capacity to help shape the pasts and futures of contemporary societies. They are both ends and means in the society-building process. They establish the terms of engaging injustice, articulating multicultural and multireligional issues, and providing new paths for conflict resolution and peace. They frame our very experience of space and the place in everyday life, as well as individual and collective identities.They provide material for new products, new markets, and new ways of life.

This aim of the conference necessitates an interplay among cultural, economic, political and social analyses. Therefore, the conference will be characterized by an emphasis on interdisciplinarity, to include contributions from economics, political and management science, anthropology, and cultural studies, as well as sociology per se. The conference will be attended by scholars from all over Europe and the United States.

Promoters : ESAESA RN Sociology of Culture, ASK Research CenterUniversità Bocconi.

Source : Cultura21.

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Cultural Expression, Creativity and Innovation

Volume 3 of the Cultures & Globalization series, Cultural Expression, Creativity and Innovation explores the interactions between globalization and the forms of cultural expression that are their basic resource. Bringing together over 25 high- profile authors from around the world, this volume addresses such questions as: What impacts does globalization have on cultural creativity and innovation? How is the evolving world ‘map’ of creativity related to the drivers and patterns of globalization? What are the relationships between creative acts, clusters, genres or institutions and cultural diversity? The volume is an indispensable reference tool for all scholars and students of contemporary arts and culture.

Contents:

Foreword by Stuart Hall / Yudhishthir Raj Isar and Helmut K. Anheier Introduction / PART I: Issues and Patterns in Cultural Expression / Rustom Bharucha Creativity: Alternate Paradigms to the ‘Creative Economy’ / Joni Maya Cherbo and Harold L. Vogel Recognition and Artistic Creativity / Gerardo Mosquera Walking with the Devil: Art, Culture and Internationalization / Gilane Tawadros … But What Is the Question? Art, Research and the Production of Knowledge / Maruška Svašek Improvising in a World of Movement: Transit, Transition and Transformation / Keith Nurse Diasporic Spaces: Migration, Hybridity and the Geocultural Turn / Jason Toynbee Creativity and Intellectual Property Rights / Rasoul Nejadmehr Exile, Culture and Identity / Dragan Klaic The Creativity of Evil? / Paul Brickhill The ‘Creator’ as Entrepreneur: an African Perspective / Annie Paul The Turn of the Native: Vernacular Creativity in the Caribbean / Huda Smitshuijzen AbiFarès Creative Contemporary Design in the Arab World / Laurent Gayer, Christophe Jaffrelot and Malvika Maheshwari Cultural Policing South Asia: an Anti-Globalisation Backlash against Freedom of Expression? / Zala Volcic The Struggle to Express, Create and Represent in the Balkans / Lily Kong Creative Economy, Global City: Globalizing Discourses and the Implications for Local Arts / Peter Tschmuck The Cycles of Creativity in the Music Industry / Clayton Campbell Creative Communities and Emerging Networks / Nancy Duxbury and Catherine Murray Creative Spaces / Stefan Helgesson Literary Hybrids and the Circuits of Translation: the Example of Mia Couto / Ivani Santana Emergencies in Digital Culture / Mo Tomaney and Julie Thomas Fashion and Ethics: Reinventing Models of Consumption and Creativity in a Global Industry / Diana Leat Creativity and Innovation: the Role of Philanthropy / Eugenio Tisselli Digital Networks and Social Innovation: Strategies of the Imagination / Christopher Waterman Closing Reflections / PART II: Indicator Suites / Helmut K. Anheier and Michael Hoelscher Cultural Indicator Suites: An Introduction / Enrico Bertacchini and Walter Santagata Creativity Indexes / Michael Hoelscher Measuring Creativity and Innovation / Policy: Regulatory Frameworks, Intellectual Property / Investment: Education, Philanthropy, Research and Development / Diversity: Institutions, Membership in Organizations, Events,  Places – Indicators for six cities, Migration / Creativity and Hybridity: Indices / Hybridity: Languages, The Blogosphere, Eco Trends and Innovation, Music, New and Syncretic Religions, Dance, Hip Hop, Reality TV, Body Art, Web 2.0 / Helmut K. Anheier and Michael Hoelscher Creativity, Innovation, Globalization: What International Experts Think /

Edited by Helmut Anheier Hertie School of Governance, Heidelberg University and UCLA / Yudhishthir Raj Isar The American University of Paris

Guest Editor : Christopher Waterman Dean of the School of the Arts and Architecture at UCLA

Order here.

SourceYudhishthir (Raj) ISAR (Professor of Cultural Policy Studies / Department of Global Communications / The American University of Paris)

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L’interdiction de la corrida symbolise le séparatisme

Le Parlement régional catalan doit se prononcer vendredi sur la nécessité d’instaurer une loi visant à interdire la corrida dans la région autonome espagnole. Si les associations de protection des animaux sont à l’origine de ce projet de loi, les arguments séparatistes et la haine de l’Etat espagnol se mêlent aussi au débat, estime le quotidien conservateur La Razón : « Le Parlement catalan est à la veille d’un vote à la portée sociale et politique explosive. … En Catalogne, il faut compter avec la composante des régionalistes. Ceux-ci stigmatisent les taureaux. Ils les considèrent comme les symboles d’une coutume de la nation espagnole, étrangère à l’essence catalane et par conséquent détestable. Cette combinaison d’ingrédients idéologiques, sentimentaux et politiques, agrémentés d’opinions contradictoires au sein même des partis, font du débat de demain un cocktail détonnant. »

Source : BpB.

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Le débat sur l’identité nationale est absurde

FranceLe président Nicolas Sarkozy a lancé via son ministre Eric Besson un débat sur l’identité française et sur la façon dont les immigrés devraient s’intégrer dans la société. Dans le quotidien Público, le professeur de sociologie Antonio Izquierdo met en doute les fondements de ce débat : « [Sarkozy] demande aux citoyens d’établir quelles valeurs définissent l’identité française. L’objectif de ce débat consiste à définir le contrat d’intégration auquel les immigrés doivent souscrire. On déclare ainsi implicitement que l’intégration des étrangers n’a pas fonctionné et qu’il faut voir la raison à cela dans le fait que ceux-ci ne connaissent pas les symboles fondamentaux. Le but est de soumettre l’intégration à un cadenas culturel. Ce débat est une absurdité, car il n’existe pas d’identité française unique ni d’identité unique des immigrés. En réalité, les identités sont multiples et on ne les impose pas, on les choisit. En outre, les valeurs ont une date de péremption. »

Source : BpB.

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Propositions pour une stratégie du livre français à l’étranger

RapportLe présent rapport, réalisé par émet des propositions pour une action publique homogène en faveur de la diffusion du livre français à l’étranger et s’attache à établir un état des lieux, poser un diagnostic et élaborer des pistes d’action concrètes. Ces propositions doivent prendre en compte, d’une part, les problématiques de l’ensemble de la chaîne de diffusion du livre et de la création littéraire français à l’étranger (l’exportation et la diffusion physique du livre ; la traduction en langues étrangères et les traducteurs ; la présence des auteurs et éditeurs français à l’étranger ), d’autre part, les différentes zones géographiques, dans leur spécificité (le maintien de la présence du livre français dans la francophonie du nord et du sud ; le rayonnement du livre français et de la création littéraire française dans les pays non francophones, qu’il s’agisse de l’Europe, de l’Amérique latine, de l’Asie ou des Etats-Unis).

Par POIVRE D’ARVOR Olivier et WAGNER Marc-André , FRANCE. Ministère de la culture et de la communication

Pour télécharger le rapport, cliquez ici.

Source : La Documentation Française.

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Hurisearch

HurisearchLe premier moteur de recherche des droits de l’homme vient d’être mis en ligne. Lancé par l’association Huridocs (Human rights Docs), ce site portail est un moteur de recherche documentaire accessible en 7 langues, ce qui est déjà un bon début. Hurisearch est un outil gratuit qui permet un accès à une documentation avec des résultats de recherche suffisamment pertinents pour considérer l’expérience comme réussie. Le système de requêtes est par ailleurs très performant puisqu’il hiérarchise les sources de manière très différente d’un moteur de recherche classique. En plus, Il diffuse même la documentation qui n’est pas autorisée dans certains pays, comme le rappelle très justement loi1901.com dans sa fameuse LettrAsso.

Source : LettrAsso / loi1901.com

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Enjeux de la diversité culturelle

MCC-DEPSInscrite au fondement de la déclaration universelle de l’Unesco en 2001 puis reprise dans l’agenda européen, la diversité culturelle est une notion apparue dès la fin des années 1960, avec la reconnaissance des cultures indigènes des nations décolonisées. La présente contribution propose un parcours critique chronologique de la notion depuis son apparition dans la littérature académique économique et des sciences de la communication. Elle montre notamment comment, selon le contexte, l’argument de la diversité culturelle peut servir à la défense politique du protectionnisme culturel ou trouver sa force dans les bienfaits du libre-échange culturel.

Pour consulter le document, cliquez ici.

Source : Ministère de la Culture et de la Communication.

Nous recommandons également, en complément de ce document, l’excellent chapitre 6 à propos du Soft power dans l’ouvrage de Xavier Greffe et Sylvie Pflieger.

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Culture 2000-2007-2013

La Commission européenne organise une conférence de valorisation, Culture en mouvement, le 12 décembre à Bruxelles, qui portera sur les résultats des programmes Culture 2000 et Culture 2007-2013.

La conférence a pour objectif de présenter les résultats issus du programme Culture 2000-2006 et les premiers projets soutenus par le programme Culture 2007-2013.

Sur cette base, il s’agira d’engager un dialogue et un échange d’expériences et de bonnes pratiques entre les opérateurs culturels présents et les décideurs dans ce domaine.

Dix projets seront étudiés autour de cinq thèmes principaux :

  • la mobilité des artistes et la libre circulation des travailleurs ;
  • l’accès à la culture et la relation Culture et Éducation ;
  • l’accès au patrimoine ;
  • le dialogue interculturel ;
  • la créativité et l’innovation.

En parallèle des sessions, trente-cinq projets seront présentés sous forme d’expositions, y compris ceux étudiés lors de la conférence.

La conférence devrait réunir environ quatre cents opérateurs et responsables de l’élaboration des politiques culturelles.

Contacts : Direction générale Éducation et Culture, Commission européenne (version en anglais) ; Association pour le développement culturel européen et international (ADCEI) (version en français)

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Cultures croisées

Dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne (PFUE), le ministère de la Culture et de la Communication (Département des études, de la prospective et des statistiques/  Deps), en partenariat avec l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) et l’Institut national du patrimoine (INP), organise la rencontre   Europe : Cultures croisées, le 3 décembre à l’INHA à Paris.

Cette rencontre, ouverte à tous, a pour finalité d’imaginer de nouveaux moyens de développer l’interculturalité européenne à travers la connaissance que les peuples d’Europe ont de leurs voisins, la mobilité, le dialogue et les échanges.

La recherche de ces objectifs s’appuie sur une étude inédite, conduite selon la même méthode en Allemagne, en Italie et en France comme une expérience ouverte à tous les États membres de l’Union européenne et à la Commission européenne. Elle porte principalement sur les « références culturelles » et, dans une moindre mesure, sur les pratiques culturelles des populations des trois pays. Elle permet d’observer des spécificités nationales, d’identifier des références culturelles supranationales, de repérer des conditions de diffusion des cultures « de l’autre ».

Toutes les informations, ainsi que le formulaire d’inscription, obligatoire, sont en ligne sur le site dédié. Son accès est libre dans la mesure des places disponibles.

Elle se tiendra à l’auditorium Colbert, INHA/INP, 2, rue Vivienne, Paris 1er.

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L’action culturelle française

Adrien Gouteyron fait le point sur l’action culturelle française à l’étranger et constate un financement important pour le rayonnement culturel et une forte densité du réseau culturel. Il propose cependant de mieux mettre en valeur la culture française à l’étranger, en supprimant le monopole du Quay d’Orsay sur l’action culturelle (qui pourrait être confiée au ministère de la culture) et en favorisant une nouvelle organisation (préservation du rôle des lycées français à l’étranger, suppression des doublons parmi les acteurs culturels). Il souhaite renforcer le rôle du conseiller culturel et propose un nouveau modèle de centre culturel, recentré sur les activités linguistiques.

Consultez le rapport directement sur son site d’origine

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Avignon : Davos de la culture

La culture aura son sommet. La cité des Papes organisera en effet du 16 au 18 novembre un Forum d’Avignon, déjà surnommé « Davos », « Grenelle » ou encore « G8″ de la Culture. Près de 300 acteurs des mondes culturel, économique et médiatique européens, mais aussi américains et africains, y aborderont des sujets aussi divers que l’avenir du numérique, la contribution de la diversité culturelle à la croissance et les rapports entre richesse économique et richesse culturelle.

Pour plus d’informations, cliquez ici.

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L’AEDI à Beaubourg

Dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne (PFUE), le colloque « Nouvelles perspectives du dialogue interculturel en Europe » ,  point d’orgue de 2008 Année européenne du dialogue interculturel (AEDI), se tiendra au Centre Georges Pompidou, du 17 au 19 novembre. Les inscriptions sont ouvertes.

L’Année européenne du dialogue interculturel a suscité dans les vingt-sept pays membres de l’Union européenne un intérêt très important qui s’est concrétisé par un approfondissement des réflexions, une forte dynamique d’initiatives et d’actions des pouvoirs publics, des réseaux professionnels, de la société civile, dans différents domaines : culture et communication, éducation et formation, cohésion sociale, relations avec les pays tiers.

Le colloque doit permettre de rendre compte de la richesse des projets conduits et de capitaliser les réalisations pertinentes. I l s’agit aussi de débattre et mettre en perspective les enseignements tirés de l’action pour inscrire durablement la promotion du dialogue interculturel dans les politiques publiques de l’Union européenne, mais également dans les politiques des États membres et des collectivités territoriales.

Le pré-programme (au 13 octobre) est téléchargeable à partir du site AEDI, en versions française et anglaise.

Pour s’inscrire, suivre la procédure décrite dans la rubrique Presse et accréditation du site PFUE.

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Culture(s) à l’épreuve de l’altérité

L’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep), le ministère de la Culture et de la Communication (Délégation au développement et aux affaires internationales) et le ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative (Direction de la jeunesse et de l’éducation populaire) organisent un séminaire, du 29 septembre au 1er octobre, sur le thème : Culture, cultures : à l’épreuve de l’altérité – Quelle(s) pédagogie(s) de l’interculturel ?

Dans le cadre de 2008 Année européenne du dialogue interculturel (AEDI) et en préparation de 2009 Année de la créativité et de l’innovation, ce séminaire de travail a pour but d’analyser et de mutualiser les pratiques pédagogiques de l’interculturel, françaises et internationales. Pour aller au-delà de l’apport des connaissances théoriques ou la simple présentation de pratiques à l’œuvre et davantage favoriser une analyse partagée des modes de transmission et des outils pédagogiques existants, il donnera la priorité aux travaux en ateliers, introduits par des communications théoriques autour des Pédagogies de l’interculturel : connaître l’autre culture/faire connaître sa culture ; faire l’apprentissage du décentrement et apprendre à gérer la rencontre avec l’autre ; mettre en œuvre une pédagogie de la citoyenneté.

Ce séminaire qui aura lieu dans les locaux de l’Injep, s’adresse aussi bien à des responsables d’institutions culturelles, que d’associations ou d’équipements socioculturels qu’à des fonctionnaires d’État ou territoriaux en charge de la mise en œuvre de politiques culturelles, quel qu’en soit le cadre : action culturelle, politiques jeunesse, politiques éducatives, politique de la ville.

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De l’avenir des politiques culturelles

Le premier dossier thématique de C.E.G. vient de paraître. Un dossier sur l’avenir des politiques culturelles en guise d’appel à contributions, ouvert à tous, qui met en perspective les mesures et les grands axes de changement pour l’avenir des politiques culturelles.

Retrouvez l’introduction générale au dossier en ciliquant sur le lien suivant :

http://cultural-engineering.com/2008/08/14/dossier-n°1-de-l’avenir-des-politiques-culturelles/

Bien à toutes et à tous,

Philippe Gimet, fondateur du C.E.G.

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Dossier n°1 : de l’avenir des politiques culturelles

Parmi les différents thèmes que Cultural Engineering Group se propose d’aborder, les politiques culturelles dans leur acception la plus large possible jouent un rôle prépondérant dans nos sociétés, c’est une évidence.

Nous avons souhaité étudier la question de leur avenir car il s’avère qu’elles témoignent toutes d’une vision (ou d’une doctrine) de la culture, renvoyant ainsi chacun à son propre référentiel.

Certes, l’ingénierie culturelle est un domaine vaste, mais qui est particulièrement bien positionné auprès des politiques culturelles pour pouvoir analyser et identifier les freins et les performances de celles-ci tout en étant un des supports de leur évolution.

S’interroger sur leur avenir dans le contexte de la poursuite de la construction européenne, de la confrontation des modèles de « civilisation » et de la prise en compte de la responsabilité sociétale, n’est pas évident et ne peut être exhaustif. En revanche, tenter d’esquisser et d’analyser les différentes voies possibles est loin d’être vain.

Si la cohabitation, la coopération et le dialogue entre les peuples dépendent plus que jamais de la différenciation, de la pluralité et de la convergence des politiques culturelles, ces dernières connaissent de profondes mutations, à l’image de nos sociétés. 

Cette faculté de changement, d’anticipation ou d’adaptation n’est pas abordée de la même manière d’un pays à l’autre.

C’est à travers cette dualité (et parfois cette ambivalence) que nous nous proposons de dossier.

C.E.G propose de progressivement constituer un panorama de ces politiques.

Ce dossier thématique est ouvert à la contribution et au débat. N’hésitez pas à y apporter vos expériences, vos analyses, vos commentaires.

Philippe Gimet, fondateur du C.E.G.

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Introduction générale

Une des principales difficultés pour appréhender l’avenir des politiques culturelles réside dans l’interrelation entre les cultures. Nous avons en effet choisi cette clé d’entrée sociologique car il s’agit au fond du liant sans lequel les tentatives de rapprochement des politiques culturelles en Europe est fort complexe.

L’approche sémiologique de la culture est fondée sur l’interrelation entre deux constats :

  • les limites de la culture sont en relation avec son fondement naturel, le tout assisté par les systèmes contrôlés par les humains ;
  • l’ensemble des exigences requises permettant la création d’une culture diffère selon les sociétés humaines.

À partir de ce constat, il convient d’évoquer en préambule la problématique du dialogue entre les cultures.

 

La problématique du dialogue entre les cultures

Parmi les sujets qui émergent régulièrement du flot médiatique de nos sociétés globalisées, la culture porte en elle une tension conflictuelle larvée, quelque peu masquée par les grands discours récurrents sur la diversité culturelle.

Si 2008 est l’année européenne qui met en exergue la nécessité du dialogue entre les cultures et qui donne lieu à un appel visant à réunir des idées nouvelles sur la façon de promouvoir ce dialogue, l’effort à accomplir pour créer un « mieux-vivre ensemble » et changer le regard et l’appréhension des cultures demeure considérable.

En chaque culture se trouve en effet un assemblage précaire et hétéroclite d’identités fortes, de traditions et de terroirs essentiels, de patrimoines aux richesses innombrables mais aussi de clichés, de peurs de l’autre, de replis sur soi, d’expressions souverainistes, de conservatisme ou de poids des héritages face à la gageure que représente la construction d’une société européenne, construction dont le leitmotiv cette année est « Together in diversity »

Force est de constater dans le contexte actuel que la notion d’exception culturelle, notion derrière laquelle nombreux sont ceux qui se réfugient, contient autant de perspectives de progrès si le dialogue entre les cultures est opérant que de risques d’un nouveau type de « guerre de tranchées » pour la construction politique de l’Europe et de son identité.

Le multiculturalisme, enjeu de nombreux questionnements et conflits dans les sociétés d’aujourd’hui, est une conséquence du postmodernisme. Une multitude de possibilités engendre inéluctablement un problème identitaire, une difficulté à prendre position face à des valeurs, à la religion, à la politique et bien sûr face à autrui, à ses croyances.

Par poussées successives, paraissent chaque année pamphlets, études sociologiques, voyages initiatiques, manifestes, controverses, analyses, reportages et articles d’opinions qui dans leur majorité assènent chacun à leur manière des coups subtils dans l’inconscient et le conscient collectifs.

Malgré eux, ils témoignent et traduisent la nécessité d’une réaction mesurée et ouverte au dialogue.

Mais que dire par exemple des réactions au dossier que le magazine Time a consacré en 2007 à la culture française ? Peu se sont exprimés mais la plupart des réactions fut antagoniste et frisa parfois le ridicule.

Si parmi tous les pays, la France se considère en pointe en matière de culture, au bénéfice de ses citoyens et de son rayonnement mondial (les approches quantitatives de la dépense culturelle publique par habitant l’attestent), elle est néanmoins entrée en croisade pour l’exception culturelle, ce qui n’est pas uniquement un signe positif. Dans toute croisade gît en effet un intérêt particulier et dominateur ou une crainte aux dépens des autres, aussi noble soit la cause d’un pays comme la France.

Sous couvert d’idéal nostalgique d’une « certaine idée de la France », on refuse de manière outrancière la remise en question et l’ouverture tout en faisant la promotion.  La France est un pays de paradoxes pour tout étranger.

C’est à se demander si la gouvernance culturelle ne s’est pas un peu trop laissée flotter au gré du hasard et de la nécessité. Les choix qui ont été faits ont tous été légitimes mais le résultat est sur ce point très proche d’un status quo. Le changement est toujours à venir et la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle en est un des exemples les plus criants.

 

Des gouvernances encore trop divergentes

Les modèles de société se confrontent les uns aux autres avec, il faut bien le reconnaître, une certaine primarité populaire ; primarité qui rejette presque par principe toute réciprocité dans l’influence de l’autre. Il y aurait ainsi fort à dire de l’idée qu’on peut se faire de l’intérêt général.

Qu’a-t-il donc manqué pour ne pas parvenir à suffisamment changer cela ? Des repères ? De la volonté politique ? Des outils et des dispositifs structurants ? Du pluralisme ? Des intellectuels et des scientifiques ? Rien de cela c’est certain.

Pour que les gouvernances s’accordent, elles doivent prendre de la hauteur, s’ouvrir aux autres et apprendre à articuler et partager leurs compétences et surtout faire face à toute forme de repli plus ou moins avouable ou faussement assumé, c’est peut-être là que le bas blesse le plus au fond.

Pourtant tous nos hommes politiques se servent constamment de la comparaison avec les autres pays pour étayer ou infirmer tel ou tel projet de réforme. Ce signe positif est-il pour autant suffisant ? À l’évidence non.

Nous sommes confrontés ici au relatif échec français de la démocratisation culturelle. L’accès à la culture est un lien qui demeure trop distendu pour la majorité des citoyens et ce sont les industries culturelles qui, tout en favorisant cet accès, l’ont resserré tout en se différenciant de la culture soutenue par les politiques culturelles.

L’erreur française peut notamment se caractériser dans l’opposition quasi dogmatique entre l’offre et la demande. D’un côté la politique de l’excellence fortement incitative et soutenue dans sa diffusion et de l’autre la consommation de masse qui ne se ressent que très partiellement destinataire de cette politique.

Cette opposition a trop longtemps sévi, créant ainsi un jeu de dupes entre économie de la subvention et économie privée. Il faut tout de même rappeler que la démocratisation culturelle était sensée accompagner la décentralisation et la déconcentration culturelle… La fin annoncée de « l’ère de la subvention » semble avoir favorisé ces vingt dernières années la redécouverte de modèles oubliés dans les méandres du droit public et des alternances politiques. Mieux vaut tard que jamais mais qu’ont fait nos voisins pendant tout ce temps ?

Dans la tradition centralisatrice et au travers de l’aménagement du territoire, la notion de territoire culturel n’est apparue que très tardivement en France. Nous pourrions même dire dans certains cas qu’elle est apparue par défaut avant les lois Chevènement et Voynet ; car si les collectivités sont particulièrement investies dans la culture et ont fortement collaboré avec l’Etat, certains redéploiements successifs « non ou mal accompagnés » de ce dernier ont généré certes des opportunités mais aussi un grand désarroi et de fortes inégalités.

L’Etat et les collectivités territoriales ont tenté dans les années 90 d’atténuer les conséquences de ce phénomène inégalitaire grâce à l’Europe et en particulier grâce aux fonds structurels. L’investissement fut important mais a aussi créé des centres de dépenses supplémentaires. Pour partie, cela a reporté le problème de la gestion de la profitabilité (pris aux deux sens du terme) à un peu plus tard.

Ce prix est désormais très élevé, notamment depuis la reprogrammation des fonds structurels européens de 2006, et l’Etat tout comme les collectivités se retrouvent en grande difficulté pour maintenir le niveau de dépense alors qu’entre temps les pratiques, les besoins et les attentes évoluent, enclenchant ainsi de nouveaux efforts d’adaptation et d’anticipation.

En 2003, une note des services du premier ministre a été envoyée à tous les préfets de France pour qu’ils incitent fortement à la consommation des crédits européens sur leur territoire avant que ceux-ci n’en soient plus les bénéficiaires.

Si la France avait été en plus grande capacité de gérer les coûts générés par les investissements de ces vingt dernières années en se préparant positivement et dynamiquement à leur tarissement, la situation actuelle serait peut-être moins difficile pour les collectivités, les opérateurs et les équipements culturels car d’autres formes de partenariats auraient pu exister de manière solide. Mais on ne refait pas l’histoire avec des « si ». Fort heureusement, on semble aujourd’hui redécouvrir les « vertus » du partenariat, il n’est jamais trop tard. 

La question qui se pose aujourd’hui est simple : quelle pérennité dans tout cela ? Ce qui se passe à l’échelle mondiale devrait nous permettre d’en tirer quelques enseignements pour mieux nous orienter (voir l’excellente réflexion de Gregory Greene, « the end of suburbia »).

A un niveau macro social et macro économique, l’avenir à moyen terme est au renforcement de l’échelon local. il ne pourra pleinement se réaliser sans compétences structurées et en adéquation avec celles des différents niveaux territoriaux et ce au-delà de leurs frontières traditionnelles.

Il s’agit selon nous d’un des enjeux stratégiques majeurs pour les politiques culturelles et leur avenir.

 

Vers une harmonisation dans la diversité

Aujourd’hui, il est difficile d’établir les critères qui permettent à certains de constater que des pays s’en sortent a priori mieux que d’autres, faisant allusion aux pays ou l’Etat est moins interventionniste (toute proportion gardée), où la dynamique public-privé est plus poussée dans les faits qu’en France. Le paradoxe est que la théorisation du partenariat public privé est historiquement française et britannique…

Si cette tradition interventionniste et volontariste de l’Etat français doit se préserver, se pérenniser et se moderniser, elle ne peut néanmoins plus l’effectuer de manière déconnectée des autres systèmes de politiques la culture car il y a fort à parier que les prochaines années verront les Etats membres de la Communauté Européenne refonder leur politique culturelle pour plus de complémentarité et de pertinence entre les différents niveaux de décision. Il en va de même pour les accords de coopération à l’échelle internationale. 

Les méthodes quantitatives qui consistent à comparer les systèmes et les modèles d’un pays à un autre sont bien connues et forts utiles. De nombreux indicateurs existent. En revanche moins nombreuses sont les approches qualitatives.

Notre propos n’est pas de développer une méthodologie ad hoq pour ce dossier thématique mais de donner un instantané à partir des données perçues et enrichies par vos contributions.

À titre d’exemple, Frédéric Martel a proposé dans son ouvrage paru fin 2006 « De la culture en Amérique » un regard objectif sur la structuration de la culture aux Etats-Unis, regard riche en enseignements pour à la fois réformer et moderniser mais aussi pour consolider les choix institutionnels français.

Cette approche incite à se concentrer sur un objet essentiel, à savoir : le socle institutionnel et sociétal sur lequel se déploient les politiques culturelles.

Il convient malgré tout de garder à l’esprit que l’idée que chacun se fait de la culture demeure particulièrement influençable, positivement comme négativement, par les leaders d’opinion, les faiseurs de tendance, la pensée dominante à un instant « t », les médias mais aussi les mouvements sociétaux et les programmes politiques.

Et si les historiens ne sont pas parvenus à se mettre d’accord sur une définition du mot « culture » peut-être est-ce tout simplement parce qu’elle se réinvente et de renouvelle en permanence. A chacun donc d’en faire sa propre définition et de la caractériser dans nos choix individuels tout comme dans nos choix collectifs.

Si le sens du mot « culture » a en effet considérablement évolué à l’aune de la montée en puissance des marchés, de la consommation et du poids grandissant de l’économie dans ses ramifications à l’échelle du monde, les politiques culturelles se sont faites tantôt offensives et expérimentatrices, tantôt gestionnaires et ronronnantes.

L’excellent travail d’Anne-Marie Autissier « Politiques culturelles des États européens : pour une nécessaire refondation » est une des trop rares contributions fournissant de vrais repères (1). 

Ainsi, trois grandes périodes sont présentées pour comprendre l’évolution des politiques culturelles des pays de l’Europe occidentale depuis la fin de la seconde guerre mondiale :

« démocratisation culturelle puis démocratie culturelles (1950-1980), appui à la professionnalisation du secteur et prise en compte de l’environnement économique et industriel de la culture (1980-1990), généralisation de l’attention au secteur privé et débat sur le renouvellement des politiques culturelles dans un contexte de globalisation économique et de développement des technologies de l’information et de la communication, attention contradictoire aux processus interculturels (1990-2000) ».

Depuis, le mouvement s’est poursuivi par un effort inachevé de mise en cohérence des formes d’intervention dans un contexte de stagnation budgétaire et de tension économique, ce qui a rendu les politiques culturelles de plus en plus instables et sensibles.

 

Il nous apparaît donc essentiel aujourd’hui que plusieurs directions soient engagées et aboutissent :

  • diagnostiquer à l’échelon national pour chaque Etat membre les domaines qui nécessitent la conjugaison d’une intervention à trois niveaux (national, eurorégional et européen)
  • trouver des priorités et des objectifs communs, en complément des dispositions prises par les programmes européens, pour renforcer la cohérence entre les Etats membres,
  • favoriser les partenariats public-privé à travers les outils contractuels existants et procéder à leur suivi et leur évaluation,
  • accompagner la professionnalisation les métiers et les secteurs professionnels afférents en synergie avec les grands objectifs des politiques culturelles de sorte que soient impulsées des dynamiques plus structurantes pour l’économie de la culture,
  • étudier, comparer, analyser les politiques des publics et les pratiques culturelles de ces derniers,
  • impliquer les acteurs culturels (maîtres d’ouvrages et maîtres d’œuvres) dans l’élaboration d’un livre vert puis d’un livre blanc mettant à jour toutes les tentatives précédentes et pour définir ainsi de nouvelles modalités de collaboration et d’action sur les territoires,
  • désectoriser un certain nombre de compétences et les croiser avec des secteurs connexes, comme le tourisme culturel ou les industries dites créatives par exemple, en créant des organes de directions stratégiques chargée du management du changement pour les politiques sectorielles.

 

Cette introduction générale à ce dossier thématique faisant objet d’appel à contribution, ce dernier a pour seule intention de mettre en perspective les mesures et les grands axes de changement pour l’avenir des politiques culturelles. Nous avons considéré les Etats membres de l’Europe comme une base solide mais tous les commentaires et analyses sur d’autres pays sont les bienvenus.

Chaque pays fera l’objet à terme d’un chapitre dédié. C’est à vous, membres et futurs membres de C.E.G., de jouer maintenant !

 

Respectueusement,

Philippe Gimet, fondateur du C.E.G.

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(1) Anne-Marie Autissier, « Politiques culturelles des États européens : pour une nécessaire refondation. », EspacesTemps.net, Textuel, 29.03.2006. Avec l’aimable autorisation de la revue EspacesTemps.net

Le texte est accessible en ligne à l’adresse suivante :

http://espacestemps.net/document1917.html

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