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Services & Ressources en ingénierie culturelle

Spatial City : An Architecture of Idealism

« Spatial City: An Architecture of Idealism » est la première présentation des collections des Fonds régionaux d’art contemporain (Frac) aux États-Unis. Associant l’ensemble des Frac, cette exposition circulera pendant toute l’année 2010 entre trois villes du Middle West : Milwaukee, Chicago et Détroit.

Elle a été conçue sur un principe de carte blanche confiée à Nicholas Frank, responsable des expositions au sein d’Inova (Institute of Visual Arts) à Milwaukee et commissaire général de Spatial City. Elle réunit un ensemble international et multi-générationnel d’artistes, en faisant la part belle à ceux vivant en France, avec une quarantaine d’oeuvres et une dizaine de programmations vidéos.

Artistes : Lida Abdul, Élisabeth Ballet, Yves Bélorgey, Berdaguer & Péjus, Katinka Bock, Monica Bonvicini, Jeff Carter, Maurizio Cattelan/Philippe Parreno, Jordi Colomer, François Dallegret, herman de vries, Peter Downsbrough, Philippe Durand, Jimmie Durham, Simon Faithfull, Cao Fei, Robert Filliou, Didier Fiuza Faustino, Élise Florenty, Yona Friedman, Dora García, Ben Hall, Séverine Hubard, Stefan Kern, Bertrand Lamarche, Vincent Lamouroux, Mark Leckey, Didier Marcel, François Morellet, Sarah Morris, Juan Muñoz, Stéphanie Nava, Philippe Ramette, Kristina Solomoukha, Tatiana Trouvé, Marie Voignier, Clemens von Wedemeyer, Stephen Wetzel, Raphaël Zarka.

Les trois étapes de Spatial City :

Conception de l’exposition et commissaire général : Nicholas Frank, curateur à Inova, Peck School of the Arts, University of Wisconsin, Milwaukee

Commissaires associés : Allison Peters Quinn, directrice des expositions au Hyde Park Art Center et Luis Croquer, directeur et curateur en chef du MOCAD

Commissaires associés pour les Frac : Eva González-Sancho (Frac Bourgogne) et Yannick Miloux (Frac Limousin)

Coordination générale et développement du projet : Marie-Cécile Burnichon, coordinatrice de Platform

Un catalogue restituant l’exposition et ses trois étapes sera publié en 2010. Édition bilingue anglais-français.

Initiés par le Service de coopération et d’action culturelle de Chicago, le projet Spatial City: An Architecture of Idealism et ses différentes étapes bénéficient du soutien de Culturesfrance, du ministère de la Culture et de la Communication / Direction Générale de la Création Artistique – Service des arts plastiques et du Service Culturel de l’Ambassade de France aux États-Unis.

Contact : CULTURESFRANCE (Corinne Henry) / PLATFORM (Marie-Cécile Burnichon)

Source : CULTURESFRANCE

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Le phénomène Ikéa

Le groupe d’aménagement d’intérieur Ikea a été créé en 1943. Une exposition à Munich présente actuellement ses plus beaux meubles. C’est ce qu’évoque le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung : « Ikea a libéré des générations entières de la situation désastreuse de l’endettement ménager. Le revers de la médaille : des doigts écorchés, des planches bancales, un chevillage erroné, des pièces manquantes – des relations se sont déjà brisées autour de l’assemblage nocturne de meubles Ikea, et le bonheur familial n’est pas toujours passé par ‘Ivar’, ‘Billy’ et ‘Hemnes’. Une fois, dans le catalogue de 1999, Ikea proposait également le mobilier adéquat correspondant à l’échec dans la vie. ‘Nous vivons ici’, disait une petite fille dans un dialogue. ‘Mon papa et moi. En fait, je ne suis là que de temps en temps, et mon papa vit ici tout le temps. Le rideau est cousu à partir de deux couvertures Ullört à 39 marks’. C’est aussi ce que vendait Ikea : des utopies pour des enfants de couples divorcés’. »

Source : Bpbc

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Havana-Cultura

Havana-Cultura est un nouveau portail sur l’art cubain, une fenêtre ouverte sur une culture à l’état pur. Nous en avions brièvement parlé au début de l’éte mais voici un peu plus d’information parmi les parutions sur le net, histoire de réchauffer l’ambiance de cet automne glacial.

Lancé au printemps 2007, Havan Cultura est le portail délivrant le contenu mécénat du groupe Havana Club International SA (joint-venture franco-cubaine créée en 1993 entre la société cubaine Cuba Ron SA et le groupe français Pernod Ricard), visant à valoriser la culture contemporaine cubaine.

Dès la première visite, on note que la singularité de ce site ne va pas seulement tenir à la qualité et à l’originalité de son contenu. L’interface qui a été conçue propose et intègre les modes actuels des différents sites de médias sur Internet. La conception du site en full flash est d’ailleurs un atout remarquable pour mettre en valeur le contenu. L’impression d’être « à l’intérieur » du média affranchi l’Internaute du média en tant que tel. Cette belle réalisation a reçu le Cyber Grand Prix au festival de la publicité de Méribel.

En coulisses, c’est une équipe de production TV, des photographes, des journalistes et des experts en communication qui voyagent à Cuba à la recherche de sujets intéressants. Sur ce site, vous y découvrirez de jeunes musiciens, des sculpteurs, stylistes, écrivains et danseurs qui vivent à la Havane.

Dans une ambiance festive, le site Havana-cultura regorge d’informations sur l’art cubain. Ce site ovni a débarqué dans un Cuba où la culture si riche et intense est dans une situation chaotique et manque d’initiatives soutenues et encouragées par du partenariat. Loin des clichés habituels, ce portail régulièrement mis à jour valorise le Cuba qu’on a envie de découvrir, loin des sentiers battus, où la culture et la création y retrouvent leur place historique et fondatrice.

 

Le site est une initiative de la marque de distillerie Havana Club. Pour autant, la marque se fait très discrète et tout l’accent est mis sur la découverte de l’art cubain. Un parti pris intéressant quand on sait que la marque a mis un point d’honneur à proposer aux internautes une vision originale sur Cuba et plus particulièrement la Havane.

« Nous ne vendons rien directement sur ce site. Ils ont pour unique but de donner aux gens l’envie de découvrir la marque et Cuba », signale François Renié, directeur de la communication de Havana Club International.

 

Havana-cultura.com a été construit en flash, technologie généralisée aujourd’hui mais qui n’optimise pas le référencement d’un site web. « Il a fallu mettre en place un procédé technique spécifique afin d’indexer les pages sur les moteurs via un système de calques », indique Bertrand Hamelin, executive SEO (Search Engine Optimisation : référencement naturel) chez LSF Interactive. Un système composé de calques flash, accessibles par l’internaute, et de calques html pour que les moteurs en comprennent le contenu.

Aucune action promotionnelle n’a été élaborée pour le lancement du site Havana-cultura. En faisant appel dans un premier temps à la communauté cubaine anglophone, Havana Club a choisi le bouche-à-oreille. En collaboration avec BuzzParadise, Havana Club communique en ce moment avec les blogueurs d’Europe (France, Espagne, Italie, Allemagne) pour diffuser l’information à un plus large public. Aussi, leur ingénieuse stratégie de référencement leur permet d’attirer la moitié du trafic.

La démarche est suffisamment singulière pour qu’elle soit notée et remarquée. Maintenant, il s’agit de nous en dire plus sur le rôle et l’engagement du média Havana-cultura.com sur le terrain et dans la durée. Peut-on se saisir d’un tel outil pour contribuer à la vie culturelle d’un territoire a fortiori Cuba où l’expression culturelle est encore fortement « cadrée » ? Quelles sont l’audience et les profils d’utilisateurs ? Quels sont les premiers impacts depuis le lancement ? Comment le site peut-il aller plus loin dans le soutien et la valorisation de la création et de la culture cubaine contemporaine ? Cet outil préfigure-t-il de nouveaux types partenariats ? La marque Havana Club entend-elle développer son implication ? On aimerait en savoir plus… Du coup, nous allons poser nos questions. A suivre donc.

Source:  www.journaldunet.com 

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Filière Création-Mode-Design

La Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris vient de publier une étude sur la filière « Création-Mode-Design » à Paris et dans sa région. Par une approche économique, cette étude invite à une analyse de l’apport potentiel du design et de la création de mode à l’économie française et plus particulièrement à celle de sa région capitale.

Une première partie  présente le périmètre des activités de la mode et du design, dans leur
acception la plus actuelle. Une seconde partie est consacrée à l’impact de cette filière sur
l’ensemble du tissu économique et au positionnement de l’Ile-de-France dans ce domaine. L’étude se conclut sur la proposition de pistes d’actions propres à favoriser le dynamisme de la filière.

« La filière Création-Mode-Design en Ile-de-France : situation, perspectives et propositions » est en vente sur la boutique CCIP [ ici ]. Il est également possible d’acheter le format téléchargeable [ ici ]

Source et rédaction:  Alexandrine Ohlmann-Waucampt / ARIST

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Design en Corée du Sud

Après la publication d’une première synthèse portant sur le design (« Aux sources du design : le design en Allemagne ») en janvier 2008, l’Agence régionale d’information stratégique et technologique (ARIST), un service de la Chambre de l’industrie et du commerce de Paris, vient d’éditer un deuxième document : « Le design en Corée du Sud ». En effet Séoul sera capitale mondiale du design (World Design Capital – WDC) en 2010. La synthèse s’adresse par conséquent à toutes entreprises et particuliers intéressés et travaillant dans le design.

La synthèse présente le pays, sa capitale, la politique coréenne en matière de design ainsi que Séoul et le design de mode, le design graphique et le design urbain. Dans la rubrique « Pour en savoir plus… », le lecteur intéressé pourra avoir accès à des sources d’informations complémentaires sur le marché coréen du design, les chaebols (équivalents coréens des keiretsus japonaises, un ensemble d’entreprises, de domaines variés, entretenant entre elles des participations croisées), le développement durable, l’histoire du design coréen, les évènements préparant 2010, les foires et salons en Corée, les écoles coréennes de design distinguées par Business Week en janvier 2008 et les opportunités d’affaires.

La synthèse de septembre 2008 sur le design en Corée du sud est disponible gratuitement sur le site de l’ARIST [ ici ]

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Le sacré et le profane

Parmi les articles récents parus sur la planète blog à propos des problématiques marketing, « Les marques peuvent-elles être éternelles ?» a retenu notre attention. En effet, le propos développé interpelle au regard de ce qui est en train de se passer depuis quelques années dans l’univers des marques face aux enjeux culturels (au sens large). Nous profitons de la contribution fort intéressante du blog d’Olivier Billon, pour revenir à février dernier, où nous avions rencontré des responsables marketing de grands comptes dans le cadre d’un workshop sur le marketing culturel. En marge de cette rencontre, les discussions se sont portées sur la relation entre sport, industrie et culture (et plus particulièrement l’art et les technologies). Quelques semaines plus tard, on nous questionnait sur la relation entre sport et création numérique dans la perspective d’un important événement à venir pour le stade de France. Nous livrons ici une synthèse de ces réflexions augmentée de commentaires suscités par l’article d’Olivier Billon.

 

La décennie qui vient de s’écouler a vu s’intensifier et s’accélérer l’apport des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans notre vie quotidienne, c’est une banalité que de le dire. Aujourd’hui, il est difficile (mais parfois salutaire) de vivre dans un monde « déconnecté » et chaque semaine qui passe voit fleurir de nouvelles applications, services ou expérimentations qui offrent de nouvelles possibilités et ouvrent sans cesse de nouvelles perspectives d’avenir et de progrès (la fameuse triade de la nouveauté…).

Au-delà du discours technophile, le mouvement de fond qui s’est engagé a désormais atteint un niveau industriel et c’est à l’échelle des marchés internationaux que les choses se situent dorénavant.

Les loisirs, et tout particulièrement le domaine des sports, sont l’objet de développements riches et variés. Du simple jeu de simulation ou d’imitation aux applications logicielles complexes utilisées pour la préparation des sportifs professionnels, les nouvelles technologies ont pris une importance considérable.

L’intégration des loisirs est massive et évidente. En revanche, si la sphère du sport a connu une pénétration de marché massive, elle fut néanmoins plus discrète tout au moins au début, du fait de la force de la chaîne de valeurs éthiques et morales qui le régissent (osons encore l’espérer…).

Avec ce qu’on appelle l’accélération technologique, les technologies sont progressivement sorties du domaine relativement confidentiel de la « R&D » pour entrer dans la sphère de l’innovation, terme très à la mode aujourd’hui ayant une vocation publique plus accessible. Celle-ci touche à des disciplines et des ingénieries plus « molles » et favorise la convergence entre plusieurs domaines, création-industrie notamment.

Ainsi, le marketing et la communication peuvent plus aisément jouer le rôle de vecteur d’image, de sens et de valeurs pour les marques qui innovent dans leur secteur.

Les designers et les artistes sont les premiers acteurs des industries créatives qui sont concernés par ce phénomène et pour ne parler que du domaine sportif, ce qui était demeurait dans l’alcôve du secret des entraînements et de la préparation des athlètes est devenu massivement appropriable par le public consommateur-spectateur-citoyen. A noter que tout ceci est fortement relayé et impactant auprès du public du fait des préoccupations sociétales liées au bien-être, à l’hygiène de vie, à la santé et au développement durable. Les vêtements et les aliments dits « intelligents » en sont les fers de lance.

Toujours est-il que les loisirs et le sport sont aujourd’hui en pleine mutation via le bouleversement de l’innovation et de l’apport du design. Ceux-ci sont les deux bras armés d’un développement industriel qui correspond à des attentes universelles et immédiatement appropriables à une échelle de mass-market.

Les stratégies des marques de sport savent parfaitement jouer avec ces tendances et occupent de plus en plus l’imaginaire collectif et individuel (on parle de « personnalisation de l’environnement consommateur »). Pour aller plus loin dans cette logique qui tente de conjuguer profit et démocratisation culturelle, le storytelling des marques ne devient alors que la conséquence de mouvements industriels pensés très en amont par différentes synergies et dont le cas Nike+Apple (dévoilé à Apple Expo 2008) est un exemple significatif.

Apple et Nike travaillent en effet ensemble sur un certain nombre de produits depuis début 2006. Le premier produit issu de cette collaboration est un kit Nike+iPod Sport (http://www.apple.com/ipod/nike/) qui permet d’afficher en temps réel sur l’iPod nano, lors d’un jogging, le nombre de calories brûlées, la distance parcourue ainsi que la vitesse. L’utilisateur peut également être informé via ses écouteurs. Cet accessoire qui fait le lien entre l’iPod et les chaussures de l’équipementier vient d’être commercialisé au prix de 29 $.

Mais ce n’est pas tout, Nike et Apple, avec ce kit, veulent faire de l’iPod nano un coach. Une version à venir d’iTunes permet d’aller récupérer des données sur NikePlus.com afin de s’entraîner plus efficacement. Via le site de Nike et iTunes, il est possible d’avoir un bilan des différents entraînements, de comparer les performances à d’autres membres, d’écouter des pistes de lectures contenant les conseils de grands champions Nike (Lance Armstrong, Paula Radcliff, Steve Nash, Lindsay Davenport, Ronaldo, Vince Carter ou Alberto Salazar) pour travailler sa motivation, des musiques spécialement conçues pour rythmer la course et pousser l’athlète lambda à dépasser ses limites, etc.

Steve Jobs a déclaré vouloir amener la musique et le sport à un autre niveau. Ce mouvement est bel et bien en marche… A noter que tout récemment (mars 2008), Samsung et Adidas ont annoncé leur accord industriel pour le micoach qui sortira tout prochainement.

Pour assurer la promotion de ces collaborations, la stratégie n’est plus d’afficher du logo ni d’être présent. Il faut devenir acteur, entertainer et prescripteur. Les marques développent ainsi des opérations d’envergure publique qui ratissent large (dans le cas de Nike, du Nike Park aux défilés de mode), s’appuyant notamment sur des personnalités publiques incarnant des valeurs positives et diffusant simultanément les valeurs de la marque, facilitant de fait le gain de contrats d’envergure comme récemment dans la guerre qui sévit pour les maillots des équipes nationales. Elles combinent dans ces événements création-innovation-marketing pour générer des tendances lourdes qui vont dans le sens de la convergence en tant que phénomène générationnel et pénètrent le cadre de vie. En étant acteur, entertainer et prescripteur de ces tendances, les marques poursuivent leur développement industriel et stratégique en passant comme le dit justement Olivier Billion d’un marketing du produit à un marketing de l’expérience.

Mais au-delà de ce nouvel être au monde, c’est une quête de sens que les marques poursuivent ou tentent de pérenniser dans un monde à la stabilité pour le moins capricieuse. En temps de crise, nombreuses sont les marques qui reviennent sur les fondamentaux de leur chaîne de valeur et interrompent cette quête de sens. Le storyteller redevient un concepteur-rédacteur dans des agences (ou des groupes) qui ne jurent que par le 360°. Le monde devient de plus en plus paradoxal. Pour exister la marque doit désormais être auratique.

S’il est disproportionné de faire le parallèle avec la religion, les stratégies de communication sont curieusement comparables au fait religieux, au goût pour le sacré, en pleine crise de responsabilité sociétale. On est plus dans la crise morale en fait. Ces marques, tout comme le Vatican, prônent un retour aux vraies valeurs. La vie, la vraie comme dirait l’autre ou la messe en latin, à vous de choisir.

L’intimité de la relation à une marque joue sur les mêmes ressorts esthétiques que ceux présents dans l’attrait pour le sacré. On nage en plein Walter Benjamin et c’est loin d’être fini.

Au final, il y a un besoin gigantesque de supplément d’âme et ce sont les artistes, les architectes et les designers qui apportent aux marques de nouvelles perspectives d’avenir tout en conférant un caractère sacré à leur ADN (Apple en est sûrement l’exemple les plus remarqué), générant parfois des comportements proches de l’hystérie dans l’inconscient individuel et collectif. Pour revenir au sport comme exemple de certaines évolutions dans les stratégies des marques (Apple+Nike), celui-ci permet de développer une gamme de produits à forte valeur ajoutée, qu’ils soient issus d’un univers High-Tech ou artistique. Le sport étant universel, il peut sensibiliser tout le monde et pour rester dans la cour des grands, il ne s’agit plus de sponsoring. Si le sportbusiness a différentes facettes particulièrement génératrices de profits, il faut noter que plus que jamais c’est le consommateur qui est au coeur de la stratégie. Pour toucher et fidéliser ce dernier grâce à des valeurs (et non plus grâce à des logos présents), il convient d’activer des leviers culturels (au sens large du terme) pour capitaliser sur des cultures de masse et les renouveler. C’est un enjeu profond pour les métiers des industries créatives et les designers et les artistes y jouent un rôle prépondérant. Il y a fort à parier que les industries créatives vont de plus en plus jouer les sparing partner pour beaucoup d’autres industries plus traditionnelles dans leur transition vers leurs nouveaux développements et dans la perpétuation de leur valeur identitaire. Pour conclure et méditer sur cela, citons Agamben qui en développant une conception plus politique du concept de profane explique : « profaner, c’est restituer à l’usage commun ce qui a été séparé dans la sphère du sacré ».

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L’ARIST Paris et le design en Allemagne

La filière Création/Mode/Design est une filière stratégique pour l’économie francilienne, pour son chiffre d’affaires, la valeur ajoutée, les emplois et son rayonnement à l’international. «Paris et sa région regroupent, en effet, deux tiers des emplois nationaux du design et plus de la moitié des emplois de la création de mode. Sur le plan qualitatif, le poids de Paris, qui rassemble l’essentiel des établissements les plus prestigieux, est encore plus important.»

L’ARIST Paris (Agence Régionale d’Information Stratégique et Technologique) est un service spécialisé de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris. Ses ingénieurs et analystes aident les entreprises à structurer, quantifier et valider toutes les données utiles à leur développement au plan français et international. Elle travaille  étroitement avec les acteurs de franciliens de l’innovation, ce qui l’amène à suivre de près des filières  qui favorisent l’idée innovante,  comme la Création/Mode/Design.

Pour sensibiliser, informer, orienter et accompagner les étudiants, créateurs, chercheurs, agences et entreprises  dans ce  domaine, l’ARIST Paris propose une nouvelle publication dont le premier numéro est consacré au design en Allemagne.

Au sommaire :

Les industries culturelles et créatives et l’UE

§       L’industrie du design allemand : Données chiffrées générales / Données sectorielles : design industriel, design produit, design de communication / Caractéristiques du design allemand

§       Quelques grands noms et agences du design

§       Grandes entreprises de Corporate Design et de Corporate Identity

§       Institutions, centres de promotion du design

§       Foires et salons 2008

§       Prix et concours internationaux

§       Revues du secteur, annuaires professionnels 2008, archives et musées du design

 

La publication est gratuitement disponible sur www.arist.ccip.fr

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