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Services & Ressources en ingénierie culturelle

La taxe sur Google affaiblit les entreprises d’Internet

Le président français Nicolas Sarkozy veut taxer les recettes publicitaires des entreprises d’Internet. L’attaque s’adresse aux entreprises telles le groupe américain Google qui absorbent une grande partie du marché publicitaire français en ligne sans payer d’impôts en France. Une idée absurde, estime le journal économique Financial Times Deutschland : “En effet, il ignore complètement l’essence d’Internet, où les groupes ont leur siège principal aux Etats-Unis, leurs administrations en Irlande et leurs serveurs disséminés dans le monde entier. La commission ne sait même pas exactement comment la créance fiscale devra être calculée ni comment la recouvrer. Les groupes doivent s’en occuper eux-mêmes quel que soit le coût et l’ampleur que cela peut générer. Et cela uniquement dans le but de procurer à moyen terme à Sarkozy jusqu’à 20 millions d’euros de plus de fonds publics qui permettront de financer une campagne de communication contre les copies pirates ou des subventions douteuses pour des maisons d’édition de journaux. Finalement, une taxe de ce type ne sanctionne que les entreprises dans son pays qui préfèrent miser sur les innovations plutôt que sur les subventions.”

Source : BpB.

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Avatar, le film le plus cher génère de la croissance

Le nouveau film Avatar du réalisateur James Cameron est le film le plus cher de tous les temps, avec des coûts de production de près de 350 millions d’euros. Le quotidien La Tribune souligne la façon dont l’innovation peut booster la croissance : “À Hollywood, que l’on disait en crise, cette certitude est ancrée dans les gènes. Et au moment où certains films bouclent difficilement leurs budgets, où les studios semblent hésiter sur leur stratégie face à Internet, sort sur nos écrans le film le plus cher de l’histoire. Un comble ! Non, de l’opportunisme et de la réactivité d’acteurs économiques, dont le seul objectif est d’attirer un maximum de clients (oh ! pardon, de spectateurs). … Surtout, ‘Avatar’ s’avère être un formidable accélérateur pour la diffusion du cinéma en relief. Les films 3D qui se multiplient depuis dix-huit mois n’ont été jusqu’ici vus en relief que par une petite minorité. Cette fois, plus d’une salle sur deux où le film est à l’affiche en France s’est équipée pour projeter en 3D.”

Source : BpB.

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Les britanniques et les espagnols planchent sur l’innovation et la culture

La réunion inaugurale du XIIIème forum entre la Grande-Bretagne et l’Espagne qui s’est tenu récemment à Madrid fut présidée par les ministres de la culture espagnol et britannique et avait pour thème l’innovation et la créativité dans le monde culturel. Ce forum a servi à la prochaine présidence espagnole de l’Union Européenne de préparer une part importante de l’agenda européen, où le rôle joué par la culture dans l’économie, l’emploi, l’innovation, la compétitivité et la création est considérable.

Les experts britanniques et espagnols qui ont planché sur ces questions dans les quartiers de l’ambassade britannique à Madrid ont mis en œuvre un programme de travail des plus chargés, où l’innovation et l’action culturelle constituent même en temps de crise des leviers importants autant pour les industries dites « créatives » (télécommunications, mode, jeux, design, etc.), l’attractivité et le rayonnement des territoires, que pour le modèle de société à construire. Par ailleurs le poids stratégique de la langue anglaise et de la langue espagnole dans le monde étant considéré comme un atout majeur et une forte expérience accumulée, le vecteur économique et culturel que constituent les langues n’a pas non plus été occulté dans la travaux.

Le panel d’experts invités était impressionnant, mélangeant intellectuels, scientifiques, et entrepreneurs mais ce qui a surtout frappé les esprits c’est la détermination des deux pays à proposer des alternatives à la sempiternelle opposition entre les modèles idéologiques dominants qui se sont succédés les uns après les autres à la conduite de l’Europe. Le souci du citoyen européen et de la construction d’une société européenne hélas toujours hésitante ont prévalu et il faut s’en réjouir car cela augure peut-être d’une nouvelle étape importante pour la cohésion et la solidarité de l’Union, à l’heure où les questions d’identité et de nation prennent une part inquiétante dans les débats publics.

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Cycle “Créativité et Territoires”

Lille1Créativité et innocation 2009La créativité est-elle en passe de devenir le nouveau dogme du développement des territoires ? C’est ce que laisse à penser le succès des approches de la « classe créative » et de la « ville créative », respectivement promues par un économiste américain et un sociologue britannique. Ils emboîtent ainsi le pas aux consultants en entreprises qui plaident pour une émulation de l’imagination au service de l’innovation. Le système capitaliste lui-même serait en phase de mutation, au croisement de l’économie de la connaissance et de l’économie de la culture. L’artiste devient l’archétype de ce travailleur flexible, motivé et inventif, que recherchent les entreprises innovantes et les industries dites créatives. Pour attirer ces créatifs porteurs d’espérance de développement économique, les villes misent sur leurs politiques culturelles et la régénération urbaine.

Point d’orgue de cet engouement, l’Union européenne fait de 2009 « l’année de l’innovation et de la créativité », dans une définition du développement qui dépasse la dimension économique et vise à atteindre des objectifs collectifs par la valorisation des aptitudes individuelles. Situation paradoxale qui fait de l’individu créatif, libre et non-conformiste, le dernier atout des entreprises et des territoires dans le jeu d’une mondialisation hyperconcurrentielle. Au risque de l’instrumentalisation de la créativité individuelle, de la marchandisation des valeurs culturelles, d’un nouvel élitisme social, d’une ville duale et d’un développement non durable des territoires.

L’Espace culture de l’université de Lille organise, dans le cadre des Rendez-vous d’Archimède, un cycle de débats intitulé Créativité et territoires, qui débutera le 13 octobre, à Lille.
La conférence introductive,

Une conférence introductive sera donnée par Bernard Stiegler, directeur du département du développement culturel au Centre Pompidou, le 13 octobre, à 18h30, dont voici l’abstract :

  • La société de la contribution Esquisse d’une critique de la creativ economy : au cours des dernières années, un nouveau modèle de développement économique territorial a été élaboré, venu des États-Unis, dont le chef de file est John Howkins. Dans un travail publié en 2001, il reprend le concept de cluster forgé par Michael Porter et l’applique – en le spécifiant – dans le domaine des industries et technologies culturelles pour caractériser ce qu’il appelle la creativ economy. En 2002, une théorie de la creativ class est promue par Richard Florida, qui pose qu’il faut la distinguer de la working class et l’attirer dans les zones de l’économie créative. On tentera de montrer que ces propositions posent mal une véritable question – à laquelle elles apportent des réponses erronées et qu’il faut combattre : au modèle de l’économie créative, il faut opposer celui d’une société de la contribution, qui ne sépare pas la prétendue creativ class d’un côté et la working class de l’autre, mais qui repense en revanche en profondeur le travail, et en le distinguant de l’emploi.

Trois autres conférences complèteront le cycle :

  • L’artiste, l’ingénieur et les nouvelles technologies, avec Alain Fleischer, directeur du Fresnoy, Studio national des arts contemporains, le 10 novembre ;
  • L’économie du marché de la créativité, avec Yann Moulier-Boutang, professeur de sciences économiques, université de technologie de Compiègne, le 24 novembre ;
  • Droit, création et art contemporain, avec Bernard Edelman, avocat, le 8 décembre.

Contact : Espace culture Université Lille 1, Cité Scientifique, 59650 Villeneuve d’Ascq – (03 20 43 69 09 - www.univ-lille1.fr/culture ). L’entrée est libre.

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Bangkok, à la recherche de l’effet Guggenheim

BangkokLa Thaïlande fait probablement partie des pays où les contrastes entre tradition et modernité sont les plus prononcés. La grande prégnance de la culture traditionnelle et du patrimoine religieux y côtoie en effet l’accélération économique de ces 30 dernières années et ses conséquences qui parfois dépassent l’entendement. Signe qu’un certain niveau de maturité a malgré tout été atteint, le tourisme n’est plus la bouée de sauvetage qui avait conduit à « tolérer » certaines pratiques sociétales et environnementales (pour dire les choses gentiment) au profit de l’économie nationale. En effet, le pays a su engager une mutation qui commence aujourd’hui à porter ses fruits même si, ne nous y trompons pas, le tourisme sexuel n’est toutefois pas éradiqué pour autant et même si l’industrialisation du littoral et l’exploitation des ressources naturelles ne sont pas suffisamment contrôlées.

De notre point de vue, les signes de cette maturité se trouvent notamment dans les choix stratégiques de ces dernières années en direction de la culture et de l’économie culturelle. Cultural Engineering Group  évoque régulièrement les évolutions des politiques culturelles des pays d’Asie du Sud-Est et d’Extrême-Orient, témoignant de la très grande vitalité d’initiatives politiques sans complexes et toujours plus tournées vers une contribution multisectorielle de la culture et si nous nous intéressons cette fois-ci à Bangkok, c’est que la ville qui est en train de se préparer à passer à la vitesse supérieure en termes de rayonnement et d’investissement dans la culture.

La capitale thaïlandaise recherche une nouvelle dynamique de projet depuis plusieurs années, forte d’une vie multiculturelle et d’une offre patrimoniale au niveau élevé. Désormais, le ministère de la culture souhaite porter un projet dont l’ambition vise à créer les conditions qui permettent de capitaliser sur le fameux « effet Guggenheim ».

Pour résumer, on qualifie d’ « effet Guggenheim » la montée en gamme d’un territoire grâce à l’implantation d’un équipement culturel d’envergure en se basant sur le niveau des retombées proportionnellement équivalent à celles obtenues par Bilbao depuis la construction de son musée Guggenheim en 1997.

GuggenheimBilbaoLa plupart des grandes institutions culturelles dans le monde se sont penchées à un moment ou un autre sur cette expérience riche en enseignements pour « caler » leurs propres projets de créations, d’extensions, d’annexes, de délocalisation, de « franchisation » de leurs espaces, de leurs collections patrimoniales ou de leur nom.

Calquer en effet une ambition pour son projet sur l’expérience de Bilbao peut sembler « gadget » mais il s’agit avant tout d’un effet catalyseur qui est recherché à travers cette référence (à condition d’en avoir les moyens car ce type d’opération est du même ordre qu’un investissement industriel). Le retour sur investissement n’est pas forcément le même à Rio de Janeiro, Guadalajara, Shanghai, Taichung ou Abou Dhabi.

Il faut dire que l’effet Bilbao donne d’abord le tournis à tout porteur de projet, en quelques chiffres  :

  • la dépense des visiteurs sur place atteint le coût de la construction en à peine trois ans,
  • une fréquentation en moyenne 5 fois supérieure à la fréquentation moyenne d’un musée national,
  • 2 fois plus d’hôtels en 10 ans,
  • 85% de la fréquentation touristique de la ville motivée par le site,
  • une dynamique de requalification urbaine qui permet de renouveler la grande majorité des infrastructures,
  • + 4800 emplois induits en post impact local,
  • une moyenne de 6500 articles de presse par an,
  • 184 millions d’euros de retombées annuelles,
  • 1,54 milliards d’euros de PIB générés sur une période de 10 ans
  • etc.

La liste pourrait être longue mais il est évident que l’effet escompté ne peut être reproduit à l’identique, même avec un tel exemple d’accélération du renouveau d’une ville. Il convient d’avoir d’abord un environnement propice à la levée de fonds et dans le cas de Rio de Janeiro, de Guadalajara, de Shanghai et Taichung, la tentative a été avortée très vite.

L’approche consiste donc à ne pas reproduire à l’identique un modèle précis mais à s’appuyer sur les ressorts et les caractéristiques de l’effet pour les modélisations à projeter sur les ambitions d’un projet.

Il est par ailleurs difficile d’intégrer une importante part d’incertitude dans les projections, incertitude liée au jeu d’acteurs, aux difficultés de coordination, à la maîtrise des coûts et des procédures, comme dans le cas du musée des Confluences, du Louvre-Lens et du MUCEM. Rappelons que dans le cas de Bilbao, ce sont tout de même 8 années qui se sont écoulées entre l’inscription du projet dans le plan de rénovation de la ville et l’inauguration du musée.

L’avenir de telles opérations est-il en train de se déplacer vers l’Asie après avoir conquis les Emirats ? Deux éléments de réponse :

La première : une réunion s’est tenue récemment entre l’Asian Art Advisory Council et la Fondation Solomon R. Guggenheim, d’où il ressort que la crise économique qui touche aussi les musées, le marché de l’art, les galeries, les artistes et les mécènes, ne fournit pas un contexte si différent de celui que connaissait Bilbao à la fin des années 80. Relativiser la réflexion sur la maîtrise des risques et des incertitudes économiques ne peut pas faire de mal, d’autant que ce type de pari ne se fait pas à l’échelle un d’un seul mandat politique. Retrouver le sens des initiatives de gouvernance est donc essentiel. C’est toujours une vision dans la gouvernance qui a permis aux grandes métropoles créatives dans le monde d’occuper leur place actuelle. Lorsqu’on sait par exemple que le court terme pour Montréal se situe aux alentours de 2025, cela devrait inspirer plus d’une ville en France. On était déjà très loin du Grand Paris à Londres, à Los Angeles, Barcelone, Berlin ou Copenhague mais on l’est encore plus à Singapour, à Shanghai et y compris à Bangkok.

La seconde : le cas de Bangkok en tant que tel donne un signe fort et porte un éclairage tout à fait intéressant sur la question. Le projet consiste à doter Bangkok et le pays d’un équipement culturel de niveau international pour créer une dynamique au-delà du site proprement dit.

MBKLa construction en plein centre ville de la National Contemporary Art Gallery est en effet sur le point de débuter juste à côté du Thailand Cultural Center et du MBK (centre commercial ultra populaire de plus de 400m de long sur 9 étages, on ne fait pas les choses à moitié en Asie !). Il s’agit de créer un gigantesque complexe incluant théâtres, hôtels, cinémas, salles de concerts, auditorium, boutiques d’arts et restaurants entièrement dédiés à la culture, au divertissement, à l’éducation et aux loisirs. Cette dualité entre culture et économie est le meilleur atout du pays. Le projet est désormais en marche et le point de non retour a été franchi.

L’effet Guggenheim recherché et souhaité par Bangkok ne repose pas uniquement sur la poussée de ce complexe culturel et commercial dans un des quartiers les plus vivants de la capitale, l’idée du gouvernement et de la Bangkok Metropolitan Administration est de propulser sur la scène internationale l’ensemble du secteur de l’économie créative du pays (ce qui n’était pas le cas au départ de Bilbao) en y intégrant pleinement l’art contemporain. Mais ceci passe par une remise à plat du Bangkok Art and Culture Center, dont le manque d’efficience devenait un handicap certain pour la globalité du projet. Le gouvernement cherche à faire entrer le BACC dans le schéma qu’il a bâti pour les arts contemporains et l’économie créative,  schéma qualifié de « grandiose » par la plupart des observateurs du pays, y compris étrangers (!).

BACCLe BACC va donc être « reprogrammé » stratégiquement et assaini financièrement afin de s’intégrer dans les plans du gouvernement et de la BMA. Et c’est là que le modèle du Guggenheim de Bilbao est également repris : il permet de caractériser tous les axes de progrès à engager par le BACC et guident l’ensemble du schéma gouvernemental. L’avenir nous dira si ces choix forts de gouvernance se font au détriment de la très grande diversité créative du pays, mais il s’agit bel et bien du projet culturel le plus ambitieux de la décennie qui vient d’être mis sur les rails. Un projet exceptionnel pour Bangkok et la Thaïlande, dans une zone du monde en pleine mutation de son économie culturelle et créative, voisine du triangle Singapour, Taiwan Séoul.

En tout cas avec un tel projet Bangkok vient d’engager une nouvelle phase de son développement qui va faire d’elle plus encore une capitale qui compte dans les flux économiques, touristiques et culturels.

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GIS culture

Parmi les news savamment distillées par Capdigital via l’événement Futur en Seine (dont l’inauguration aura lieu le 29 mai prochain), notons la récente réunion qui s’est tenue au Ministère de la Culture et de la Communication pour le lancement d’un Groupement d’Intérêt Scientifique autour des sujets de la culture. Philippe Chantepie était évidemment aux commandes et à ses côtés siégeaient Pierre-Jean Benghozi, Françoise Benhamou et Alain Giffard.

Nouvelle preuve de la dynamique du DEPS à travers le méticuleux travail de Philippe Chantepie, le choix de traiter plus fortement les projets, études et collaborations entre les chercheurs et les entreprises. Ce champ d’investigation est vaste mais surtout stratégique, à l’heure où les industries créatives et culturelles sont en pleine mutation économique, technologique et professionnelle, entraînant dans leur sillage une partie du monde de la culture dans un mouvement d’accélération que nous n’avons pas connu depuis longtemps. A suivre de prêt.

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Digital Britain (suites)

Le parti conservateur de Grande-Bretagne met en place un groupe de travail sur les industries créatives. Jeremy Hunt, Secrétaire à la culture du cabinet fantôme, a déclaré que ce nouveau rapport irait au-delà du rapport Digital Britain du gouvernement, dont il a félicité l’analyse pointue mais critiqué le manque de mise en pratique. « Il existe une chance réelle pour nos industries créatives de sortir la Grande-Bretagne de la récession – mais seulement si le gouvernement fait suivre l’acte à la parole », dit Hunt. Le pays serait parmi les leaders dans les industries de la musique, du cinéma, des ludiciels et de la télévision – une position initiale unique pour faire de la Grande-Bretagne le centre créatif du monde.

Le groupe de travail, qui devra soumettre son rapport à l’automne, sera présidé par Greg Dyke, ancien directeur général de la BBC. Parmi les autres membres on compte Elisabeth Murdoch, ex-PDG de Sky TV, Charles Dunstone de Carphone Warehouse, Brent Hoberman, co-fondateur de Lastminute.com et Lucian Grainge, président et directeur général d’Universal Music Group International. Le groupe sera chargé d’étudier comment encourager l’investissement dans les contenus et les systèmes à large bande à l’ère numérique, mettre en place des médias locaux durables et garantir une main d’œuvre qualifiée.

Source: BBC News

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Forum d’Avignon

Christine Albanel signe avec Nicolas Seydoux, président du conseil de surveillance de Gaumont et président de l’association « Forum d’Avignon, Culture, Médias, Économie », une convention triennale entre l’État et l’association en vue de l’organisation du prochain Forum d’Avignon.
Au service de la diversité culturelle. Le premier Forum d’Avignon a été organisé en 2008 dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne. Un des objectifs principaux de cette réunion annuelle est de montrer en quoi l’investissement culturel contribue non seulement à la protection de la diversité et à la défense des valeurs de civilisation mais également à la création de richesses pour les habitants et à une meilleure compréhension des valeurs d’un pays pour les visiteurs comme pour ceux qui le peuplent.
La Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles a été adoptée le 20 octobre 2005 à l’UNESCO. La France avait joué alors avec le Canada un rôle essentiel dans son adoption.
Le 14 avril 2009, Christine Albanel signe avec Nicolas Seydoux, président du conseil de surveillance de Gaumont et président de l’association « Forum d’Avignon, Culture, Médias, Économie », une convention triennale entre l’État et l’association en vue de l’organisation du prochain Forum d’Avignon.
Le Forum 2008. Le premier Forum d’Avignon s’est tenu du 16 au 18 novembre 2008 sur le thème de « La culture, facteur de croissance économique ». Il a réunit 250 acteurs majeurs issus des secteurs de l’économie, de la culture et des médias, mais aussi des représentants des pouvoirs publics de différents pays. « J’entends offrir un espace unique de rencontres pour créer les synergies, les passerelles entre des secteurs qui ont peu d’occasions de se rencontrer et faire ainsi émerger de nouvelles formes ambitieuses de collaboration bénéfiques pour la croissance et pour la diversité culturelle », avait alors expliqué Christine Albanel.
La première journée du Forum d’Avignon 2008 était consacrée à « Culture et développement économique » : la culture, condition du développement économique durable, et la création, levier de croissance.
La séance plénière, ouverte par Christine Albanel, avait pour thème: “Culture, crise et progrès.”
La seconde journée avait, quant à elle, pour sujet : « Le numérique à l’aube de nouvelles valeurs ?».

Source : Ministère de la culture et de la communication.

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Séminaire Paris Mix (actes)

Les actes du séminaire remarquable et remarqué de Paris Mix intitulé “Territoires métisses et innovants à la rencontre de la mondialisation : quel potentiel des industries culturelles pour l’attractivité internationale d’un territoire ?” viennent d’être mis en ligne.

Les suites de cette rencontre sont attendues avec beaucoup d’impatience et d’enthousiasme.

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Némo 2009

Le festival Némo, rendez-vous incontournable des nouvelles images et de la création multimédia, aura lieu du 1er au 11 avril.
Le festival Némo, réalisé par Arcadi, avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication (DICRéAM) et en partenariat avec le magazine Repérages, sera présent au Forum des images et au Cube, ses partenaires historiques, ainsi que chez de nouveaux partenaires que sont la Maison des arts de Créteil via son festival Exit, le Théâtre de l’Agora d’Evry, le Centre des arts d’Enghien et le Bijou, cinéma numérique de Noisy-le-Grand. Némo 2009 est également partenaire de quatre autres festivals : Elektra (Montréal), STRP (Eindhoven), Scopitone (Nantes) et TodaysArt (La Haye).
Le cinéma live sera le poids lourd de l’événement, avec douze performances audiovisuelles, des stars internationales (Mira Calix, Byetone, Frank Bretschneider…), mais aussi des découvertes avec le cinéma en relief d’AntiVJ, l’attaque extraterrestre de TvEstroy ou le show grand public de The Sancho Plan. Et aussi des installations, avec des moments de poésie et de rire (Shadow Monsters de Philip Worthington), de fascination (Strata #2 de Quayola) et de terreur avec les inquiétantes propositions de Némo@Exit. Et encore une belle collection de films musicaux et de nombreux focus sur des auteurs, des producteurs ou des œuvres (Universal Everything, Partizan Lab, Tal Rosner, Mira Calix, Hexstatic…). Sans oublier le Panorama international, florilège annuel des nouvelles images en 140 films courts.
L’entrée est libre.
Vous pouvez aussi retrouver Némo sur Facebook

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Digital Britain

Avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 52 milliards de livres, les industries digitales et de la communication font partie des moteurs de l’économie britannique.

Face à la crise économique et financière actuelle elles gagnent encore en importance. Dans l‘objectif de sécuriser la position de leader du pays en matière d’innovation, d’investissement et de qualité dans les secteurs de la communication et du digital, le gouvernement britannique a développé le plan d’action Digital Britain. Ce dernier est une initiative conjointe des Ministères de l’économie (BERR), de l’innovation et de l’éducation supérieure (DIUS) et de la culture et des médias (DCMS), sous la présidence de Stephen Carter, ministre de la technologie, de la communication et de la radiodiffusion.

Le rapport Carter rassemble des propositions d’action, pour le gouvernement comme pour l’économie, pour soutenir ces secteurs industriels cruciaux. Le Digital Britain interim report publié au mois de janvier propose entre autre la création d’une UK Digital Rights Agency. Cette dernière serait chargée de lutter contre le comportement illicite des consommateurs et d’encourager le développement de contenus digitaux légaux adaptés à la demande. Le 13 mars l’Intellectual Property Office a lancé le débat en publiant le papier de discussion Copyright in a digital world: What role for a Digital Rights Agency. Le document prévoit une institution financée par l’industrie, un mélange entre la Federation Against Copyright Theft (FACT), l’Advertising Standards Authority (ASA) et une géante société de gestion des droits d’auteur. Les propositions peuvent encore être soumises jusqu’au 30 mars. Le 26 mars le Centre for Intellectual Property Policy & Management (CIPPM) organisera un séminaire sur les propositions rassemblées. Parmi les conférenciers on note la participation de Prof. Ruth Towse (sur le sujet “economics of flat rates”), Peter Jenner du Music Managers’ Forum, Matthew Cope (IPO Senior Policy Advisor) et Jim Killock (PDG du groupe de consommateurs digitaux Open Rights). Participation au séminaire sur invitation.

Si vous souhaitez participer, veuillez contacter Emily Cieciura du CIPPM (ecieciura@bournemouth.ac.uk).

Le Digital Britain interim report se trouve [ ici ]

Le papier discussion de l’IPO se trouve [ ici ]

Plus d’informations sur le CIPPM [ ici ]

Source: Centre for Intellectual Property Policy & Management (CIPPM)

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Les propositions de l’ASEF

La Fondation Europe-Asie (ASEF) et la Fédération internationale de conseils des arts et d’agences culturelles (IFACCA) ont publié aujourd’hui le rapport et les recommandations de politique développés à partir du Mini-sommet sur les nouveaux médias, la politique des arts et des pratiques artistiques, sommet qui s’est tenu à Singapour les 24-26 Juillet 2008, et se sont engagés à poursuivre l’action au cours de 2009.

Le Mini-sommet, organisé en partenariat avec ISEA2008 (International Symposium for Electronic Arts), a rassemblé 54 artistes, de chercheurs et de décideurs de 26 pays pour développer une vue d’ensemble des principales questions ayant une incidence sur les nouveaux médias, les pratiques artistiques et de créer un cadre politique assorti d’un plan d’action. 

Les recommandations comprennent également le dialogue qui a eu lieu au cours de la dernière décennie, entre les décideurs politiques, des artistes et des praticiens. Prenant en considération la diversité des réalités politiques qui existent aujourd’hui, le rapport prône  la recherche et l’action concrètes. L’une des principales recommandations est d’établir ou de soutenir une pratique des arts médiatiques transnationaux et de partager une plate-forme politique, de promouvoir et d’informer l’évolution de la pratique des arts médiatiques.

Illustré par des études de cas et des éléments chiffrés, le rapport comprend également les résultats d’une enquête menée dans le cadre de la préparation de l’événement. 

Quatre thèmes ont été abordés : 

  • l’intelligence ambiante, le web 2.0 basés sur la localisation des médias, 
  • la recherche créative, la conception itérative des cycles, la recherche universitaire et les communautés créatives, 
  • open source et les réseaux ouverts: le rôle des nouveaux médias indépendants de petits laboratoires, 
  • l’éducation aux médias, les médias, la société civile.

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Bordeaux créative

Jeudi 19 février Alain Juppé a rassemblé une centaine de personnes représentatives de l’économie créative à Bordeaux et dans son agglomération. A cette occasion, il a annoncé la création de “Bordeaux créative”. Composé d’artistes, de représentants d’institutions et du monde de l’entreprise “Bordeaux créative” sera animé par Josy Reiffers, adjoint au maire en charge du développement économique, de l’emploi, de la recherche et de l’enseignement supérieur. Ce groupe aura pour objectif de définir les secteurs porteurs d’économie créative, de réfléchir à une méthodologie et à une stratégie de développement de nouveaux projets. Processus collaboratif qui considère que chacun peut avoir des idées bonnes à prendre, l’économie créative est une nouvelle réalité qui assemble différents secteurs d’activités économiques et culturels fondés sur les talents, l’imagination, la création et les ressources individuelles et collective de ses acteurs. 14 secteurs sont identifiés comme partie intégrante de l’économie créative (arts plastiques, architecture et urbanisme, édition, musique, arts vivants, tourisme créatif, gastronomie …) Elle représente aujourd’hui 3 647 établissements et près de 14 000 emplois dans l’agglomération bordelaise. La mise en place de “Bordeaux créative” s’inscrit dans la continuité des propositions faites par Alain Juppé lors de la campagne pour les élections municipales, de la réflexion menée par l’Institut des Deux Rives et des conclusions d’une enquête menée par le BRA au cours de l’été 2008.

 

Institut des Deux Rives

Créé en 2008 par Georges Viala, l’Institut des Deux Rives regroupe des personnes exerçant leurs talents dans différents domaines et qui ont pour double objectif de “remettre l’homme au centre de la société” et de “mieux vivre ensemble”. Ils entendent nourrir le débat public en faisant des propositions concrètes.

L’institut vient de publier “Economie créative, une introduction” aux éditions Mollat.

Source : Bordeaux.fr

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L’ambition de Taiwan

Le Conseil pour les Affaires Culturelles de Taiwan (CCA) a récemment annoncé qu’un plan d’investissement de plus de 1,5 milliards de dollars allait être mis en place pour les quatre prochaines années afin de promouvoir la culture et les industries culturelles au niveau international.

La ministre Huang Pi-twan avait déjà indiqué en 2008 devant un parterre de responsables culturels locaux qu’elle envisageait de faire de Taiwan un point névralgique pour la culture et les industries créatives dans le monde. Considérant que la dimension créative se trouve jusque dans les plus petites rues de Taiwan, elle caractérise ainsi sa volonté de capter tous les potentiels dans un plan d’action stratégique qui intègre tous les secteurs culturels et créatifs de l’île, au-delà tous ceux qui sont directement soutenus par le CCA.

En attendant les détails de ce plan plus qu’ambitieux compte tenu du ratio d’investissement par habitant que représente le budget du CCA, on ne peut que se réjouir de voir la culture prise en compte dans des politiques intégrées.

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Departure

Créé en 2003, departure est la première agence de développement économique indépendante pour les industries créatives en Autriche et considérée aujourd’hui comme un projet phare de l’encouragement de l’innovation sur base compétitive en Europe. Depuis le lancement du programme 151 entreprises ont été soutenues avec au total 10,8 millions d’euros et de nombreux emplois qualifiés ont été créés ou maintenus.

Avec la création de departure la ville de Vienne a fait preuve de clairvoyance en ce qui concerne le potentiel des entreprises créatives de la ville et le facteur économique important qu’elles constituent. departure est une société filiale du fonds économique viennois et est rattaché au département des affaires économiques de la ville de Vienne. Les programmes de soutien de departure ne remplacent aucunement les aides à la culture ou subventions et ne diminuent donc pas le budget culturel de la ville.

L’objectif de departure est d’intégrer la création culturelle dans l’activité économique viennoise et autrichienne en augmentant le nombre des créations d’entreprises durables dans les secteurs de la créativité (mode, musique, audiovisuel, multimédia, design, éditions, marché de l’art et architecture) et en encourageant la croissance et l’expansion des petites et moyennes entreprises par des mesures de soutien ciblées.

Pour cela departure propose quatre programmes de soutien aux entreprises créatives viennoises : departure_classic et departure_focus sont des programmes de soutien aux projets classiques qui s’adressent autant à des entreprises établies qu’à des fondateurs d’entreprises. Le plafond de l’aide est fixé à 200.000 euros. departure_experts est conçu pour des firmes établies ayant besoin d’un savoir-faire pointu pour la réalisation d’un projet concret. L’objectif de ce projet doit cependant forcément être la croissance économique. departure_pioneers’adresse à de jeunes chefs et des fondateurs d’entreprises. Pour les nouveaux programmesexperts et pioneer departure a recours à des experts externes pour faire la sélection des entreprises à soutenir. Le plafond est fixé à 15.000 euros.

Source: departure & OPCE

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“Imaginer, Créer, Innover”

L’année européenne du dialogue interculturel tire à sa fin ; le moment est venu pour la Commission européenne d’annoncer pour 2009 l’année européenne de la créativité et de l’innovation avec le slogan « Imaginer. Créer. Innover ». 
L’année européenne de la créativité et de l’innovation a pour objectif de mettre en évidence l’importance de la créativité et de l’innovation en tant que compétences clé du développement des individus et de la société entière ainsi que de l’économie. 
Gouvernements, entreprises et société civile sont invités à entamer une discussion sur les transformations nécessaires pour que l’Union européenne reste compétitive sur la scène internationale sans cesser d’être une société solidaire, unie dans sa diversité, comme l’a exprimé Ján Figel, Commissaire européen pour l’éducation, la culture et la jeunesse. 
Pour la Commission européenne il s’agit de renforcer les capacités novatrices et créatives de l’Europe pour des raisons tant sociales qu’économiques. L’année européenne vise ainsi à promouvoir les approches novatrices et créatives dans différents domaines de l’activité humaine et à contribuer à mieux équiper l’Union européenne pour relever les défis de la mondialisation. 
L’année de la créativité et de l’innovation est une initiative qui englobe les politiques de l’éducation et de la culture ainsi que les secteurs de l’économie, des médias, de la recherche, les politiques régionales et de développement rural. 
Le lancement officiel aura lieu le 7 janvier 2009 à Prague. Parmi les nombreuses activités réalisées notons l’organisation de six débats publics sur les thèmes clés de la créativité et de l’innovation à Bruxelles. Ces derniers porteront sur la diversité culturelle, le secteur public, l’éducation et culture, la société du savoir, le développement durable et les industries créatives. 

L’Union européenne a instauré un site internet pour l’année européenne 2009 [ ici ]
Plus d’informations sont disponibles en français [ ici ]

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Sites et développement

 

Le premier congrès sur « Les sites culturels et la créativité pour le développement » aura lieu au Palais des Congrès de Saint-Jacques-de-Compostelle du 21 au 24 janvier 2009.

Au cours des dix dernières années les établissements culturels ont développé dans de nombreuses régions une importante force d’attraction. Mais contribuent-ils réellement au développement culturel et à la transformation des territoires et de leurs habitants ?

Le congrès est organisé par le Département des sports et de la culture de Galicie en coopération avec la Cité de la culture de Saint-Jacques-de-Compostelle. Le rôle et l’importance de la culture dans la société actuelle sont au centre des réflexions et des débats.

De nombreux conférenciers du monde entier sont attendus pour présenter de nouvelles idées et rapporter leurs expériences dans les domaines du management culturel et de l’architecture. Seront également présentées les initiatives de l’Eixo Atlântico et d’autres réseaux professionnels.

Source : I Congresso International Lugares de Cultura – Creatividade para o Desenvolmento

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Culture 2000-2007-2013

La Commission européenne organise une conférence de valorisation, Culture en mouvement, le 12 décembre à Bruxelles, qui portera sur les résultats des programmes Culture 2000 et Culture 2007-2013.

La conférence a pour objectif de présenter les résultats issus du programme Culture 2000-2006 et les premiers projets soutenus par le programme Culture 2007-2013.

Sur cette base, il s’agira d’engager un dialogue et un échange d’expériences et de bonnes pratiques entre les opérateurs culturels présents et les décideurs dans ce domaine.

Dix projets seront étudiés autour de cinq thèmes principaux :

  • la mobilité des artistes et la libre circulation des travailleurs ;
  • l’accès à la culture et la relation Culture et Éducation ;
  • l’accès au patrimoine ;
  • le dialogue interculturel ;
  • la créativité et l’innovation.

En parallèle des sessions, trente-cinq projets seront présentés sous forme d’expositions, y compris ceux étudiés lors de la conférence.

La conférence devrait réunir environ quatre cents opérateurs et responsables de l’élaboration des politiques culturelles.

Contacts : Direction générale Éducation et Culture, Commission européenne (version en anglais) ; Association pour le développement culturel européen et international (ADCEI) (version en français)

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Culture et mobilité

L’institut ERICarts a effectué six mois d’étude pour la Commission européenne entre Avril et Octobre 2008 sur la mobilité dans la culture et les secteurs créatifs. Il ne s’agit pas d’une étude destinée à être un audit de la mobilité en Europe, mais plutôt l’enquête et l’analyse de l’étendue et la portée des programmes européens de mobilité. 

Au cours de l’étude, ERICarts a recueilli des informations sur: 

  • les tendances de la mobilité dans les différentes régions de l’Europe; 
  • les débats récents qui ont lieu dans différents pays; 
  • les partiques de mobilité (leurs objectifs, les types d’appui, les bénéficiaires, les conditions d’éligibilité et la nature des prestations); 
  • les principales motivations pour les organismes de financement à l’appui de la mobilité; 
  • les principales sources où les professionnels peuvent trouver des informations sur la mobilité.

L’équipe a développé une classification des principaux types et objectifs de mobilité et a tenté d’évaluer, sur la base d’une offre plutôt limitée de données comparables, leur impact / leur efficacité. 

Ces recommandations opérationnelles sont destinées aux bailleurs des fonds de la mobilité dans les États membres et appelle à une action complémentaire de la part de la Commission européenne, qui respecte le principe de subsidiarité de l’action de l’UE dans le secteur culturel.

Pour consulter l’étude, cliquez ici.

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Séoul appuie les “killer contents”

Le gouvernement sud-coréen va déployer sa troisième vague de mesures pour stimuler les industries culturelles locales, avec l’annonce d’un investissement 410 milliards de won (274 millions de dollars) dans ce qu’il appelle les « killer contents » pour en cultiver le potentiel international d’ici 2013.

Le Ministère de la Culture, du Sport et du Tourisme propose également un soutien de 33,3 millions de dollars pour la bande dessinée, 67 millions pour l’animation, 40 millions pour les contenus spécifiques et 134 millions de dollars pour développer les ressources humaines.

La mesure vise également la sélection de trois à cinq projets chaque année pour y investir 670.000 dollars chacun et les incuber à un niveau mondial.

Un train de mesures plus qu’ambitieuses dont on prend la dimension stratégique au fur et à mesure qu’elles sont dévoilées. CEG s’en est fait l’écho à plusieurs reprises car l’initiative politique mérite d’être suivie vue son volontarisme et ses impacts potentiels. Rappelons que le ministre de la Culture, du Sport et du Tourisme, ancien acteur de théâtre qui a pris ses fonctions il y a 9 mois à peine, envisage de faire de la Corée du Sud un nouveau hub culturel capable de rayonner à un niveau interrégional et international.

« Nous allons appuyer des projets “killer-contents” afin de donner naissance au prochain Mickey Mouse » a déclaré le ministre, lors d’une conférence de presse. Langage d’ambition, et de dynamique agressive dont on est peu coutumier en France.

Le ministère va aussi lancer une initiative pour commémorer 100 ans de BD coréenne en 2009. Le dispositif comprend une aide à l’exportation pour les caricaturistes et dessinateurs coréens et la création d’un fonds de bandes dessinées qui serait disponible pour le cinéma et la télévision sur des projets qui s’en inspirent.

Pour l’industrie de l’animation, le ministère mettra en place de nouvelles politiques pour formaliser la diffusion de contenu de l’animation sur le câble, par satellite et IPTV.

Ajoutons à cela et rappelons que le mois dernier, le ministère a annoncé un plan d’investissement quinquennal une valeur de 500 millions de dollars pour développer le contenu numérique. Quelques jours plus tard, le Conseil coréen du film a dévoilé ses 55,5 millions de dollars de fonds d’aide aux films qui souffrent de la concurrence de l’industrie cinématographique.

 

Inutile donc de faire l’adition pour comprendre que la prochaine vague coréenne sera massive.

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