Cultural Engineering Group Weblog

Services & Ressources en ingénierie culturelle

Digital Britain (suites)

Le parti conservateur de Grande-Bretagne met en place un groupe de travail sur les industries créatives. Jeremy Hunt, Secrétaire à la culture du cabinet fantôme, a déclaré que ce nouveau rapport irait au-delà du rapport Digital Britain du gouvernement, dont il a félicité l’analyse pointue mais critiqué le manque de mise en pratique. « Il existe une chance réelle pour nos industries créatives de sortir la Grande-Bretagne de la récession – mais seulement si le gouvernement fait suivre l’acte à la parole », dit Hunt. Le pays serait parmi les leaders dans les industries de la musique, du cinéma, des ludiciels et de la télévision – une position initiale unique pour faire de la Grande-Bretagne le centre créatif du monde.

Le groupe de travail, qui devra soumettre son rapport à l’automne, sera présidé par Greg Dyke, ancien directeur général de la BBC. Parmi les autres membres on compte Elisabeth Murdoch, ex-PDG de Sky TV, Charles Dunstone de Carphone Warehouse, Brent Hoberman, co-fondateur de Lastminute.com et Lucian Grainge, président et directeur général d’Universal Music Group International. Le groupe sera chargé d’étudier comment encourager l’investissement dans les contenus et les systèmes à large bande à l’ère numérique, mettre en place des médias locaux durables et garantir une main d’œuvre qualifiée.

Source: BBC News

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L’Europe a voté

Le Parlement européen a voté la semaine dernière en faveur d’une proposition de directive sur la prolongation du délai de protection des droits des artistes et des enregistrements sonores et pour la mise en place de mesures complémentaires pour les artistes dans le secteur musical.

La proposition étend la durée de protection des performances et enregistrements musicaux de 50 à 70 ans afin d’éviter que les artistes perdent leurs droits alors qu’ils sont toujours en vie et dépendent financièrement des recettes de leurs droits de propriété intellectuelle. De plus la proposition met en place un certain nombre de mesures pour renforcer la position des artistes dans les négociations avec les producteurs musicaux et pour favoriser une valorisation du travail des artistes et de leur contribution créative sur le marché de la musique.

L’Association of European Performers’ Organisations AEPO-ARTIS, qui représente 28 sociétés européennes de gestion des droits d’auteur et compte 350.000 membres (musiciens, chanteurs, danseurs, acteurs, etc.), salue le vote comme un signal fort et positif. Néanmoins l’AEPO-ARTIS estime que la proposition ne répond pas à tous les besoins des artistes européens. Elle demande de plus amples études et des propositions concrètes au niveau européen en particulier en ce qui concerne les droits des artistes du secteur audiovisuel et la reconnaissance du travail créatif des artistes dans l’environnement numérique.


Source: AEPO-ARTIS, Communiqué de presse, 23.04.2009 / OCPE

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Forum d’Avignon

Christine Albanel signe avec Nicolas Seydoux, président du conseil de surveillance de Gaumont et président de l’association « Forum d’Avignon, Culture, Médias, Économie », une convention triennale entre l’État et l’association en vue de l’organisation du prochain Forum d’Avignon.
Au service de la diversité culturelle. Le premier Forum d’Avignon a été organisé en 2008 dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne. Un des objectifs principaux de cette réunion annuelle est de montrer en quoi l’investissement culturel contribue non seulement à la protection de la diversité et à la défense des valeurs de civilisation mais également à la création de richesses pour les habitants et à une meilleure compréhension des valeurs d’un pays pour les visiteurs comme pour ceux qui le peuplent.
La Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles a été adoptée le 20 octobre 2005 à l’UNESCO. La France avait joué alors avec le Canada un rôle essentiel dans son adoption.
Le 14 avril 2009, Christine Albanel signe avec Nicolas Seydoux, président du conseil de surveillance de Gaumont et président de l’association « Forum d’Avignon, Culture, Médias, Économie », une convention triennale entre l’État et l’association en vue de l’organisation du prochain Forum d’Avignon.
Le Forum 2008. Le premier Forum d’Avignon s’est tenu du 16 au 18 novembre 2008 sur le thème de « La culture, facteur de croissance économique ». Il a réunit 250 acteurs majeurs issus des secteurs de l’économie, de la culture et des médias, mais aussi des représentants des pouvoirs publics de différents pays. « J’entends offrir un espace unique de rencontres pour créer les synergies, les passerelles entre des secteurs qui ont peu d’occasions de se rencontrer et faire ainsi émerger de nouvelles formes ambitieuses de collaboration bénéfiques pour la croissance et pour la diversité culturelle », avait alors expliqué Christine Albanel.
La première journée du Forum d’Avignon 2008 était consacrée à « Culture et développement économique » : la culture, condition du développement économique durable, et la création, levier de croissance.
La séance plénière, ouverte par Christine Albanel, avait pour thème: “Culture, crise et progrès.”
La seconde journée avait, quant à elle, pour sujet : « Le numérique à l’aube de nouvelles valeurs ?».

Source : Ministère de la culture et de la communication.

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Séminaire Paris Mix (actes)

Les actes du séminaire remarquable et remarqué de Paris Mix intitulé “Territoires métisses et innovants à la rencontre de la mondialisation : quel potentiel des industries culturelles pour l’attractivité internationale d’un territoire ?” viennent d’être mis en ligne.

Les suites de cette rencontre sont attendues avec beaucoup d’impatience et d’enthousiasme.

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Echec pour les droits d’auteur

La proposition de la présidence tchèque de prolonger le délai de protection des droits des artistes musiciens à 70 ans au lieu de 95 ans a été rejetée vendredi dernier au Conseil de l’UE. Voilà plus d’un an que la Commission européenne avait offert d’allonger la période de protection des droits d’auteur des musiciens et chanteurs de 50 à 95 ans. Selon les détracteurs une telle prolongation ne profiterait qu’à un très petit nombre de labels et aux pop stars approchant l’âge de la retraite ; l’industrie musicale dans son ensemble en serait affaiblie. Sur ce Prague avait avancé une proposition de compromis, une prolongation des droits d’auteur à 70 ans qui ne s’appliquerait qu’aux artistes dont les œuvres se trouveraient déjà sur le marché lors de l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation.
Après ce premier échec au Conseil de l’UE les maisons de disques et les sociétés de gestion des droits d’auteur craignent que la réforme du droit d’auteur ne prenne un retard important. La Musicians Union, le syndicat des musiciens britanniques, a demandé à son gouvernement  d’agir pour aboutir à un accord avant la fin de l’actuelle présidence européenne. Autrement les négociations reprendraient probablement à zéro à la suite des élections du Parlement européen cet été. Le ministre britannique David Lammy en charge des droits de propriété intellectuelle ainsi que le ministre de la culture Andy Burnham veulent également s’assurer que la prolongation profite autant aux futurs titres de musique.

Source : Heise online.

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Digital Britain

Avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 52 milliards de livres, les industries digitales et de la communication font partie des moteurs de l’économie britannique.

Face à la crise économique et financière actuelle elles gagnent encore en importance. Dans l‘objectif de sécuriser la position de leader du pays en matière d’innovation, d’investissement et de qualité dans les secteurs de la communication et du digital, le gouvernement britannique a développé le plan d’action Digital Britain. Ce dernier est une initiative conjointe des Ministères de l’économie (BERR), de l’innovation et de l’éducation supérieure (DIUS) et de la culture et des médias (DCMS), sous la présidence de Stephen Carter, ministre de la technologie, de la communication et de la radiodiffusion.

Le rapport Carter rassemble des propositions d’action, pour le gouvernement comme pour l’économie, pour soutenir ces secteurs industriels cruciaux. Le Digital Britain interim report publié au mois de janvier propose entre autre la création d’une UK Digital Rights Agency. Cette dernière serait chargée de lutter contre le comportement illicite des consommateurs et d’encourager le développement de contenus digitaux légaux adaptés à la demande. Le 13 mars l’Intellectual Property Office a lancé le débat en publiant le papier de discussion Copyright in a digital world: What role for a Digital Rights Agency. Le document prévoit une institution financée par l’industrie, un mélange entre la Federation Against Copyright Theft (FACT), l’Advertising Standards Authority (ASA) et une géante société de gestion des droits d’auteur. Les propositions peuvent encore être soumises jusqu’au 30 mars. Le 26 mars le Centre for Intellectual Property Policy & Management (CIPPM) organisera un séminaire sur les propositions rassemblées. Parmi les conférenciers on note la participation de Prof. Ruth Towse (sur le sujet “economics of flat rates”), Peter Jenner du Music Managers’ Forum, Matthew Cope (IPO Senior Policy Advisor) et Jim Killock (PDG du groupe de consommateurs digitaux Open Rights). Participation au séminaire sur invitation.

Si vous souhaitez participer, veuillez contacter Emily Cieciura du CIPPM (ecieciura@bournemouth.ac.uk).

Le Digital Britain interim report se trouve [ ici ]

Le papier discussion de l’IPO se trouve [ ici ]

Plus d’informations sur le CIPPM [ ici ]

Source: Centre for Intellectual Property Policy & Management (CIPPM)

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Les propositions de l’ASEF

La Fondation Europe-Asie (ASEF) et la Fédération internationale de conseils des arts et d’agences culturelles (IFACCA) ont publié aujourd’hui le rapport et les recommandations de politique développés à partir du Mini-sommet sur les nouveaux médias, la politique des arts et des pratiques artistiques, sommet qui s’est tenu à Singapour les 24-26 Juillet 2008, et se sont engagés à poursuivre l’action au cours de 2009.

Le Mini-sommet, organisé en partenariat avec ISEA2008 (International Symposium for Electronic Arts), a rassemblé 54 artistes, de chercheurs et de décideurs de 26 pays pour développer une vue d’ensemble des principales questions ayant une incidence sur les nouveaux médias, les pratiques artistiques et de créer un cadre politique assorti d’un plan d’action. 

Les recommandations comprennent également le dialogue qui a eu lieu au cours de la dernière décennie, entre les décideurs politiques, des artistes et des praticiens. Prenant en considération la diversité des réalités politiques qui existent aujourd’hui, le rapport prône  la recherche et l’action concrètes. L’une des principales recommandations est d’établir ou de soutenir une pratique des arts médiatiques transnationaux et de partager une plate-forme politique, de promouvoir et d’informer l’évolution de la pratique des arts médiatiques.

Illustré par des études de cas et des éléments chiffrés, le rapport comprend également les résultats d’une enquête menée dans le cadre de la préparation de l’événement. 

Quatre thèmes ont été abordés : 

  • l’intelligence ambiante, le web 2.0 basés sur la localisation des médias, 
  • la recherche créative, la conception itérative des cycles, la recherche universitaire et les communautés créatives, 
  • open source et les réseaux ouverts: le rôle des nouveaux médias indépendants de petits laboratoires, 
  • l’éducation aux médias, les médias, la société civile.

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L’ambition de Taiwan

Le Conseil pour les Affaires Culturelles de Taiwan (CCA) a récemment annoncé qu’un plan d’investissement de plus de 1,5 milliards de dollars allait être mis en place pour les quatre prochaines années afin de promouvoir la culture et les industries culturelles au niveau international.

La ministre Huang Pi-twan avait déjà indiqué en 2008 devant un parterre de responsables culturels locaux qu’elle envisageait de faire de Taiwan un point névralgique pour la culture et les industries créatives dans le monde. Considérant que la dimension créative se trouve jusque dans les plus petites rues de Taiwan, elle caractérise ainsi sa volonté de capter tous les potentiels dans un plan d’action stratégique qui intègre tous les secteurs culturels et créatifs de l’île, au-delà tous ceux qui sont directement soutenus par le CCA.

En attendant les détails de ce plan plus qu’ambitieux compte tenu du ratio d’investissement par habitant que représente le budget du CCA, on ne peut que se réjouir de voir la culture prise en compte dans des politiques intégrées.

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Nouveau plan espagnol

Le Ministre espagnol de la Culture, César Antonio Molina, a récemment présenté un nouveau plan de soutien aux industries culturelles. Le gouvernement tient ainsi sa promesse de contribuer à renforcer et moderniser les industries culturelles du pays et reconnaitre leur importance économique.

Les industries culturelles représentent 4% du Produit Intérieur Brut d’Espagne et emploient près de 800.000 personnes. De plus elles ont des effets non négligeables sur  de nombreux autres secteurs économiques comme les technologies de l’information et de la communication ou les domaines de l’innovation et de la culture.

La nouveauté du projet gouvernemental réside dans l’inclusion de nouveaux secteurs directement liés à l’innovation et la créativité. Ainsi le design, la mode et l’architecture ainsi que les contenus numériques et audiovisuels de l’industrie du divertissement et les genres créatifs du multimédia viennent se rajouter aux domaines traditionnels comme le cinéma, les arts audiovisuels, l’édition, les arts du spectacle, la peinture, la sculpture, la photographie et la musique.

De plus le plan du gouvernement espagnol prévoit de parer aux effets de la crise financière actuelle et soutenir la création de richesses et d’emplois dans l’industrie culturelle en octroyant des crédits aux entreprises culturelles souffrant de restrictions budgétaires. Le plan est doté de plus de 30 millions d’euros, subventions et crédits remboursables compris.

Les objectifs principaux de la nouvelle stratégie gouvernementale sont :

  • la réorganisation du système d’aide du Ministère de la Culture par l’inclusion de nouveaux secteurs et l’introduction de nouveaux instruments de soutien comme les crédits remboursables ;
  • le soutien des petites et moyennes entreprises en tant qu’acteurs clé de la création et du développement de nouvelles firmes ;
  • l’appui spécifique d’acteurs et de secteurs de l’industrie culturelle dont les projets visent l’innovation et la modernisation ;
  • la promotion des compétences et de la créativité, notamment dans les secteurs de la technologie de l’information et des contenus en ligne ;
  • l’encouragement à l’internationalisation des industries culturelles ;
  • le soutien du développement de la qualification en gestion culturelle.

Ces objectifs seront poursuivis d’une part par la mise en œuvre de nouvelles initiatives et d’autre part par l’emploi continu d’instruments de soutien existants mais réadaptés à la nouvelle stratégie.

Source: Ministère espagnol de la Culture

Le nouveau plan du Ministère est disponible (en espagnol uniquement) [ ici ]

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“Imaginer, Créer, Innover”

L’année européenne du dialogue interculturel tire à sa fin ; le moment est venu pour la Commission européenne d’annoncer pour 2009 l’année européenne de la créativité et de l’innovation avec le slogan « Imaginer. Créer. Innover ». 
L’année européenne de la créativité et de l’innovation a pour objectif de mettre en évidence l’importance de la créativité et de l’innovation en tant que compétences clé du développement des individus et de la société entière ainsi que de l’économie. 
Gouvernements, entreprises et société civile sont invités à entamer une discussion sur les transformations nécessaires pour que l’Union européenne reste compétitive sur la scène internationale sans cesser d’être une société solidaire, unie dans sa diversité, comme l’a exprimé Ján Figel, Commissaire européen pour l’éducation, la culture et la jeunesse. 
Pour la Commission européenne il s’agit de renforcer les capacités novatrices et créatives de l’Europe pour des raisons tant sociales qu’économiques. L’année européenne vise ainsi à promouvoir les approches novatrices et créatives dans différents domaines de l’activité humaine et à contribuer à mieux équiper l’Union européenne pour relever les défis de la mondialisation. 
L’année de la créativité et de l’innovation est une initiative qui englobe les politiques de l’éducation et de la culture ainsi que les secteurs de l’économie, des médias, de la recherche, les politiques régionales et de développement rural. 
Le lancement officiel aura lieu le 7 janvier 2009 à Prague. Parmi les nombreuses activités réalisées notons l’organisation de six débats publics sur les thèmes clés de la créativité et de l’innovation à Bruxelles. Ces derniers porteront sur la diversité culturelle, le secteur public, l’éducation et culture, la société du savoir, le développement durable et les industries créatives. 

L’Union européenne a instauré un site internet pour l’année européenne 2009 [ ici ]
Plus d’informations sont disponibles en français [ ici ]

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Colloque européen de l’OPC

La culture, si elle occupe de bien des façons une place de plus en plus importante dans la vie quotidienne des citoyens européens, apparaît comme un champ aux contours très flous. Fortes de ce constat, les sciences sociales s’attachent à rendre compte des dynamiques culturelles à l’œuvre au sein des sociétés.

Le colloque européen “Culture, territoires et société en Europe – Les politiques culturelles en question”, organisé les 28 et 29 mai 2009 à Grenoble par l’Observatoire des politiques culturelles à l’occasion du vingtième anniversaire de sa création, en partenariat avec PACTE – CNRS (Université de Grenoble), traitera des nouveaux questionnements relatifs à l’articulation entre culture, territoires et société. Il a pour ambition de valoriser les travaux des jeunes chercheurs européens, de mieux identifier le rôle de la recherche dans le développement d’une société de la connaissance, de mettre en débat son apport à la décision publique et à l’action professionnelle.

Les propositions de contributions devront être envoyées au plus tard le 31 janvier 2009.

Télécharger l’appel à communication

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Culture 2000-2007-2013

La Commission européenne organise une conférence de valorisation, Culture en mouvement, le 12 décembre à Bruxelles, qui portera sur les résultats des programmes Culture 2000 et Culture 2007-2013.

La conférence a pour objectif de présenter les résultats issus du programme Culture 2000-2006 et les premiers projets soutenus par le programme Culture 2007-2013.

Sur cette base, il s’agira d’engager un dialogue et un échange d’expériences et de bonnes pratiques entre les opérateurs culturels présents et les décideurs dans ce domaine.

Dix projets seront étudiés autour de cinq thèmes principaux :

  • la mobilité des artistes et la libre circulation des travailleurs ;
  • l’accès à la culture et la relation Culture et Éducation ;
  • l’accès au patrimoine ;
  • le dialogue interculturel ;
  • la créativité et l’innovation.

En parallèle des sessions, trente-cinq projets seront présentés sous forme d’expositions, y compris ceux étudiés lors de la conférence.

La conférence devrait réunir environ quatre cents opérateurs et responsables de l’élaboration des politiques culturelles.

Contacts : Direction générale Éducation et Culture, Commission européenne (version en anglais) ; Association pour le développement culturel européen et international (ADCEI) (version en français)

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Culture et mobilité

L’institut ERICarts a effectué six mois d’étude pour la Commission européenne entre Avril et Octobre 2008 sur la mobilité dans la culture et les secteurs créatifs. Il ne s’agit pas d’une étude destinée à être un audit de la mobilité en Europe, mais plutôt l’enquête et l’analyse de l’étendue et la portée des programmes européens de mobilité. 

Au cours de l’étude, ERICarts a recueilli des informations sur: 

  • les tendances de la mobilité dans les différentes régions de l’Europe; 
  • les débats récents qui ont lieu dans différents pays; 
  • les partiques de mobilité (leurs objectifs, les types d’appui, les bénéficiaires, les conditions d’éligibilité et la nature des prestations); 
  • les principales motivations pour les organismes de financement à l’appui de la mobilité; 
  • les principales sources où les professionnels peuvent trouver des informations sur la mobilité.

L’équipe a développé une classification des principaux types et objectifs de mobilité et a tenté d’évaluer, sur la base d’une offre plutôt limitée de données comparables, leur impact / leur efficacité. 

Ces recommandations opérationnelles sont destinées aux bailleurs des fonds de la mobilité dans les États membres et appelle à une action complémentaire de la part de la Commission européenne, qui respecte le principe de subsidiarité de l’action de l’UE dans le secteur culturel.

Pour consulter l’étude, cliquez ici.

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Séoul appuie les “killer contents”

Le gouvernement sud-coréen va déployer sa troisième vague de mesures pour stimuler les industries culturelles locales, avec l’annonce d’un investissement 410 milliards de won (274 millions de dollars) dans ce qu’il appelle les « killer contents » pour en cultiver le potentiel international d’ici 2013.

Le Ministère de la Culture, du Sport et du Tourisme propose également un soutien de 33,3 millions de dollars pour la bande dessinée, 67 millions pour l’animation, 40 millions pour les contenus spécifiques et 134 millions de dollars pour développer les ressources humaines.

La mesure vise également la sélection de trois à cinq projets chaque année pour y investir 670.000 dollars chacun et les incuber à un niveau mondial.

Un train de mesures plus qu’ambitieuses dont on prend la dimension stratégique au fur et à mesure qu’elles sont dévoilées. CEG s’en est fait l’écho à plusieurs reprises car l’initiative politique mérite d’être suivie vue son volontarisme et ses impacts potentiels. Rappelons que le ministre de la Culture, du Sport et du Tourisme, ancien acteur de théâtre qui a pris ses fonctions il y a 9 mois à peine, envisage de faire de la Corée du Sud un nouveau hub culturel capable de rayonner à un niveau interrégional et international.

« Nous allons appuyer des projets “killer-contents” afin de donner naissance au prochain Mickey Mouse » a déclaré le ministre, lors d’une conférence de presse. Langage d’ambition, et de dynamique agressive dont on est peu coutumier en France.

Le ministère va aussi lancer une initiative pour commémorer 100 ans de BD coréenne en 2009. Le dispositif comprend une aide à l’exportation pour les caricaturistes et dessinateurs coréens et la création d’un fonds de bandes dessinées qui serait disponible pour le cinéma et la télévision sur des projets qui s’en inspirent.

Pour l’industrie de l’animation, le ministère mettra en place de nouvelles politiques pour formaliser la diffusion de contenu de l’animation sur le câble, par satellite et IPTV.

Ajoutons à cela et rappelons que le mois dernier, le ministère a annoncé un plan d’investissement quinquennal une valeur de 500 millions de dollars pour développer le contenu numérique. Quelques jours plus tard, le Conseil coréen du film a dévoilé ses 55,5 millions de dollars de fonds d’aide aux films qui souffrent de la concurrence de l’industrie cinématographique.

 

Inutile donc de faire l’adition pour comprendre que la prochaine vague coréenne sera massive.

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Culturebox

La chaîne de télévision France 3 vient de lancer sur Internet un guide culturel en vidéo s’appuyant sur les reportages des soixante rédactions régionales ainsi que sur les programmes nationaux de la chaîne.

Baptisé «Culturebox», ce portail propose plus de mille vidéos regroupées par thèmes (expositions, rock, littérature…). Très simple d’utilisation, ce service est une belle innovation et exploite parfaitement la politique de proximité de la chaîne. Il permet par exemple aux internautes de s’informer sur les activités culturelles de leur région et de découvrir les artistes qui exposent ou jouent près de chez eux. 

Plus d’informations  [ ici ]

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Culture à points sur France Télévisions

Le nouveau cahier des charges de France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO) l’obligera à diffuser une émission culturelle par jour, ainsi que des spectacles de manière “régulière”, une obligation sanctionnée par un système de points annuels à collecter.

Ce document prévoit que “la société diffuse au moins un programme culturel chaque jour en première partie de soirée” relevant des genres suivants : retransmission de spectacles vivants, émissions musicales, magazines et documentaires de culture et de connaissance, événements culturels exceptionnels, fictions audiovisuelles et cinématographiques (adaptations littéraires, reconstitutions historiques…).

Selon le projet de nouveau cahier des charges, le conseil d’administration de France Télévisions fixera une “obligation annuelle de diffusion de ces spectacles et émissions” qui ne “peut être inférieure à 100 points”, explique le cahier des charges. Le CA attribuera ainsi trois points si un spectacle est diffusé en première partie de soirée ou les après-midi du week-end, des jours fériés ou des vacances. Si la diffusion a lieu entre 10H00 et 22H45 hors prime time, week-end et jours fériés, elle vaut deux points. Pour les autres jours et horaires, elle ne vaudra qu’un point.

Source : lepoint.fr / dépêche afp

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Longue traîne

Longue traîne : levier numérique de la diversité culturelle ? est le titre du débat organisé par le   Deps  (Département des études, de la prospective et des statistiques, ministère de la Culture et de la Communication) et la  Fing  (Fondation internet nouvelle génération), le 24 novembre, à Paris.

En 2004, le rédacteur en chef du magazine Wired , Chris Anderson, lance l’hypothèse que l’internet permet de rassembler virtuellement des publics dispersés pour des produits culturels qui ne sont jamais amortis, du fait de l’étroitesse de leurs marchés. L’agrégation des ventes de ces produits deviendrait alors rentable. Cette hypothèse, baptisée la longue traîne , a séduit et ouvert des perspectives nouvelles aux marchés des biens culturels, nourrissant l’idée que les sites de ventes en ligne constitueraient une chance pour la diversité culturelle. L’étude du Deps réalisée par Françoise Benhamou et Pierre-Jean Benghozi, fait le point, à partir des résultats de publications académiques et de deux études inédites, sur les premières vérifications de l’hypothèse de la longue traîne . Les auteurs soulignent que, malgré son caractère séduisant, les données ne confortent qu’à la marge l’hypothèse formulée par Chris Anderson.

Cette conjecture concerne autant les industries culturelles d’édition que les services de médias audiovisuels, mais aussi les musées, les monuments et les festivals, par ses implications sur les modes d’information et de prescription en ligne, tout autant que les stratégies de numérisation et de valorisation des données publiques culturelles.

Le débat sera animé par Philippe Chantepie, chef du Deps, et Daniel Kaplan, délégué général de la Fing, dans les locaux de la Cantine.

Les inscriptions se font sur le site de la Cantine.

La Cantine , 151, rue Montmartre, Passage des Panoramas, 12, Galerie Montmartre, 75002

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Europeana

europeanaDès le 20 novembre, la bibliothèque numérique européenne  Europeana sera accessible à tous.

Le portail multilingue européen Europeana donnera accès à des livres conservés par les bibliothèques nationales de l’Europe entière ainsi qu’à une grande variété d’autres œuvres numériques qui se trouvent dans les institutions culturelles (tableaux, œuvres musicales, cartes, manuscrits, journaux, objets…), accessibles d’un simple clic de souris.

En 2009-2010, environ 69 millions d’euros provenant du programme-cadre de recherche de l’Union européenne seront affectés à des activités de recherche sur les bibliothèques numériques. Pour la même période, environ 50 millions d’euros devraient être alloués à l’amélioration de l’accès au patrimoine scientifique et culturel européen au titre du volet Société de l’information du programme Compétitivité et innovation.

Europeana sera d’abord lancé sous forme de prototype, avec au moins deux millions d’œuvres, puis développé pour proposer plus de 10 millions de documents d’ici 2010.

De nouvelles fonctionnalités, comme des outils d’annotation pour les chercheurs, pourraient être mises au point et ajoutées à Europeana, à la demande des utilisateurs. À terme, le contenu pourra être enrichi par les utilisateurs eux-mêmes (avec un système ouvert semblable à Wikipedia ).

Europeana fournira un point d’accès commun ( portail ) à des bases de données de toute l’Europe qui sera géré par la Fondation pour la bibliothèque numérique européenne. Cet organisme réunit un ensemble d’institutions culturelles (bibliothèques, centres d’archives, musées) qui collaborent au projet tout en conservant leur indépendance. La structure opérationnelle d’Europeana est hébergée par la Bibliothèque nationale de Hollande.

Selon les toutes dernières informations sur le fonctionnement d’Europeana depuis sa mise en ligne, il semblerait que cette dernière soit victime de son succès. Le site a été contraint de fermer, ne pouvant plus faire face aux demandes. On nous promet une nouvelle version plus solide pour la mi-décembre. A suivre donc.

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Dans l’actualité du DEPS

Pour celles et ceux qui n’ont pas pu participer les 2 et 3 octobre derniers aux troisièmes Journées d’économie de la culture qui se déroulaient au musée du Quai Branly, avec pour thème les Nouvelles frontières de l’économie de la culture, le site des JEC publie aujourd’hui en ligne les résumés et les supports des interventions. De quoi patienter en attendant la publication des actes.

Par ailleurs CEG publiera prochainement son témoignage sur les JEC, journées qui furent très éclairantes sur la situation actuelle et sur l’avenir du secteur mais aussi journées qui ont mis en exergue des différences fondamentales dans l’approche des problématiques du secteur.

Le Département des Etudes de la Prospective et des Statistiques du ministère de la Culture et de la Communication (DEPS) ne nous laisse pas non plus en reste en publiant les actes des “2es Journées d’économie de la culture” dans la collection « Questions de culture » en vente à la Documentation Française et en nous informant de la toute prochaine disponibilité de la première étude empirique tendant à vérifier l’hypothèse de la longue traîne.

 

 

 

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Culture et globalisation

Les cultures du monde et leur créativité sont concernées par la globalisation mais sont documentées de manière inadéquate et sont souvent mal comprises. Pour remédier à cela, la collection « The Cultures and Globalization » a été conçue par des experts et des chercheurs pour tenter de donner des repères sur les marchés de la culture reliés à la globalisation économique. Fruit de l’utilisation d’une série d’outils analytiques permettant de caractériser les orientations des flux transnationaux des domaines culturels contemporains, cette collection présente dans chaque volume des données quantitatives qui dessinent le visage de la dimension culturelle de la mondialisation.

Le second volume qui vient de paraître analyse les relations dynamiques au cœur desquelles la culture prend part dans les processus du changement économique et démontre à quel point ces derniers conditionnent la culture. Il rassemble les perspectives de nombreuses disciplines pour examiner les nouveaux enjeux en gestation : la production des biens et services culturels dans les modèles économiques de la globalisation ; la relation entre les transformations culturelles et les domaines esthétiques ; les formes organisationnelles actuelles et à venir dans l’investissement, la création, la production et la diffusion des biens et services culturels ; les relations complexes entre créateurs, producteurs, distrubuteurs et consommateurs de culture ; les politiques d’intervention et d’implication d’une économie culturelle globalisante.

En tentant de démontrer la manière dont les industries culturelles interagissent avec la globalisation, ce volume fournit un outil unique de référence pour comprendre les changements stratégiques en cours, notamment dans les écosystèmes professionnels et économiques de l’ingénierie culturelle.

Pour commander l’ouvrage, cliquez ici.

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