Cultural Engineering Group Weblog

Services & Ressources en ingénierie culturelle

1er forum international de l’économie mauve | 1st International Forum of Purple Economy

(FR) Sous le patronage de l’UNESCO, de la Commission et du Parlement européen, Paris accueillera les 11, 12 et 13 octobre 2011 le 1er forum international de l’économie mauve, pendant culturel de l’économie verte  (www.economie-mauve.org).
Cet évènement réunira 400 décideurs des sphères publiques et privées du monde entier, avec pour objectifs :

  • La prise de conscience collective et la sensibilisation à l’importance de la dimension culturelle dans le développement de nos sociétés ;
  • La réalisation d’un état des lieux et le partage des expériences ;
  • L’échange et la confrontation autour des bonnes pratiques, la mise en lumière des acteurs et des innovations.

En vertu d’un partenariat, les membres du Cultural Engineering Group bénéficient d’une réduction de 25 % pour toute inscription enregistrée avant le mardi 4 octobre 2011 à 8 heures  (heure de Paris).
Pour recevoir le code partenariat, veuillez contacter info@diversum.net

(EN) Under the patronage of UNESCO, of the European Parliament and of the European Commission, on the 11th, 12th and 13th October 2011, Paris will host the world’s first international forum of purple economy, the cultural counterpart of the green economy (www.purple-economy.org).

This event will gather 400 leaders from the public and private sectors worldwide, aiming:

  • To raise collective awareness of the importance of cultural aspects for the development of our societies;
  • To carry out an inventory of the current situation, and encourage story-sharing;
  • To promote exchange and debate on best practice, and to showcase key players and innovative approaches.

Under a partnership, members of the Cultural Engineering Group receive a 25% discount for registrations recorded before Tuesday, October 4, 2011 at 8 am (Paris time).
To receive the partnership code, please contact info@diversum.net

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Le futur des musées repose toujours plus sur leur capacité « en ligne »

Le British Museum de Londres. Photographie : Graeme Robertson

Au début du mois de juillet de l’année dernière s’était tenue une rencontre à Londres où Neil MacGregor, directeur du British Museum, et Sir Nicholas Serota, directeur de la Tate, avaient débattu parfois de manière tout à fait croustillante à la très prestigieuse London School of Economics and Political Science de la question du musée au XXIème siècle lors d’un événement co-organisé avec Thames & Hudson pour les 60 ans de la prestigieuse école londonienne.

Un podcast a été mis en ligne permettant ainsi d’écouter l’intégralité des échanges et, pour celles et ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’y participer, Conxa Rodà, (chef de projet au Musée Picasso de Barcelone) nous mentionnait les 5 principaux enseignements à retenir, extraits parmi les publications du Guardian et de Social media and Communication, et que nous résumons ainsi :

  • La relation entre les médias et les musées s’est transformée : on voit de plus en plus les musées figurer dans les rubriques « News » et plus seulement dans les rubriques « Arts », c’est un nouvel espace de conquête et de développement pour l’avenir.
  • Le futur des musées reposera toujours plus sur l’Internet : la relation entre les institutions et leurs publics sera transformée plus encore avec Internet et les musées dans leur organisation deviendront plus proches d’organisations multimédia.
  • Les musées auront une audience mondiale et seront les lieux où les personnes du monde entier pourront échanger. Les institutions qui prendront cette problématique à bras le corps, le plus tôt et le plus loin possible, seront celles qui dans l’avenir feront autorité.
  • L’avenir verra les musées devenir des éditeurs et des diffuseurs de programmes en soi et nous verrons leurs équipes travailler de plus en plus en ligne pour plus d’efficacité  en utilisant et déployant plus de ressources mises en ligne.
  • Le défi qui devient de plus en plus important repose donc sur la capacité des équipes de travailler autant en ligne que dans les salles car un des enjeux est bel et bien la possibilité d’une meilleure et plus importante communication entre les conservateurs et les visiteurs.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Nous vous proposons de rassembler vos contributions et de faire le point ces mutations importantes dans le monde des musées. Parfois souhaitées ou parfois subies ces mutations bousculent les habitudes et réinterrogent les métiers, mais jusqu’à quel point ? A vos claviers !

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L’économie mauve, une nouvelle alliance entre culture et économie

Dans notre souci d’apporter des contributions et des regards nouveaux sur l’avenir de la culture et les politiques culturelles dans notre société, et dans le cas où vous auriez manqué sa diffusion sur lemonde.fr il y a quelques semaines, nous souhaitons (re)porter à votre attention le manifeste pour l’économie mauve. Ce texte propose une approche qui milite clairement pour faire de la culture le quatrième pilier du développement durable. Mais contrairement à de nombreux textes issus du secteur culturel, cette initiative propose un angle de vue totalement neuf à travers la notion d’empreinte culturelle. A méditer et sans aucun doute à débattre !

En ce début de XXIe siècle, le monde bouge, plus vite et plus fort que prévu, l’histoire se remet en marche. Les vieilles structures craquent, les équilibres anciens se rompent sous l’effet conjugué des mutations géopolitiques, démographiques, technologiques et des aspirations toujours renaissantes des peuples à la liberté et au bien-être. La richesse moyenne des nations progresse, même si persistent d’immenses poches de misère. L’éducation et la connaissance se diffusent, même si subsistent trop de zones déshéritées. On ne peut pas penser ce monde-là, qui émerge sous nos yeux, avec les seuls concepts d’hier. On ne peut pas y agir efficacement avec les seules méthodes de nos pères.

C’est à la lumière de ces bouleversements que la relation culture/économie doit être revisitée. La culture a cessé d’être un luxe de riches ou un divertissement d’oisifs. Elle irrigue tous les processus de production modernes. Elle comble le besoin de sens qui habite la communauté humaine. La culture telle que nous l’entendons, c’est à la fois un levier pour l’action et un écosystème vital. Elle constitue un outil sans pareil de déchiffrage d’un monde complexe et d’adaptation à un environnement volatil. Pas de vraie créativité, qu’elle soit artistique, économique voire politique, sans un vrai substrat culturel.

Elle est aussi un écosystème hypersensible à l’action humaine, dont elle enregistre tous les impacts. À l’ère technologique, cette activité foisonnante peut affecter les équilibres délicats qui font la richesse culturelle : unité et diversité, matériel et immatériel, patrimoine et création, avant-gardes et grand public.

Il est temps d’inventer, entre ces deux activités fondamentales que sont la culture et l’économie, une articulation vertueuse qui ne se réduise pas à une pure instrumentalisation de la première et à une vaine stigmatisation de la seconde.

Il est temps de proposer un discours de la méthode grâce auquel toutes les potentialités agissantes de la culture seront valorisées et toutes les valeurs humaines de l’économie seront privilégiées.

Il est temps de jouer le durable contre le court terme, la création de valeur contre le gaspillage des ressources, la synergie contre le chacun-pour-soi, l’éthique contre l’irresponsabilité.

C’est ce territoire en friche, celui d’une mondialisation à visage humain et enracinée, que se propose d’explorer l’économie mauve.

Mauve, couleur de la créativité et de l’imaginaire, dont les nuances signent le reflet d’une adaptation aux spécificités de chacun, pour autant qu’elles respectent les libertés fondamentales.

De chaque opération de l’homme découle une empreinte culturelle, c’est-à-dire un impact qui façonne l’environnement culturel.

L’économie mauve représente la part des activités humaines qui concourent à améliorer cette empreinte, afin de favoriser en toute chose la richesse et la diversité culturelles. Cette économie est transversale et, relevant surtout de l’immatériel, s’avère peu consommatrice de ressources naturelles.

Elle porte les germes d’une nouvelle croissance, liée à une meilleure adaptation des entreprises au marché et à une plus grande efficacité dans leur fonctionnement, par la compréhension des ressorts des gens pour lesquels et avec lesquels on travaille.

Parce que nous avons tous intérêt à valoriser ce potentiel économique, il convient d’organiser dès maintenant la révolution mauve.

Signataires

  • Jean-Jacques Aillagon, président de l’établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles
  • Bruno Bourg-Broc, président de la Fédération des maires de villes moyennes
  • Bernard Cerquiglini, recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie
  • Gilles Ciment, directeur général de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image
  • José Luís Dicenta, secrétaire général de l’Union Latine
  • Renaud Donnedieu de Vabres, ancien ministre
  • Mercedes Erra, présidente d’Euro RSCG Monde et directrice générale d’Havas
  • Pierre-Antoine Gailly, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris
  • Joëlle Garriaud-Maylam, sénateur membre de la Commission française pour l’UNESCO
  • Jérôme Gouadain, secrétaire général et fondateur de diversum
  • Claudie Haigneré, présidente d’Universcience (Cité des sciences et de l’industrie et Palais de la Découverte)
  • Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes
  • Jean Musitelli, ancien ambassadeur de France auprès de l’UNESCO
  • Alain Dominique Perrin, président de la Fondation Cartier pour l’art contemporain
  • Jean-Jack Queyranne, président de la région Rhône-Alpes
  • Odile Quintin, ancien directeur général à la Commission européenne
  • Bernard Ramanantsoa, directeur général d’HEC Paris
  • Jean-François Rial, président-directeur général de Voyageurs du monde
  • Pierre Simon, président de Paris-Île-de-France Capitale Économique

Pour plus d’informations, cliquez ici.

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Le rôle social du musée, agir ensemble et créer des solidarités

Publié par l’Ocim, en partenariat avec la Fédération des écomusées et des musées de société, cet ouvrage explore deux champs de réflexion : la question de l’exclusion sociale comme objet d’étude et de collecte dans le champ patrimonial et l’exclusion de fait, de certains publics, dans les musées.

Sommaire

Avant-propos (Julie Guiyot-Corteville et Louis-Jean Gachet)

1. Musée, société, exclusion : approches culturelle et socio-économique

  • Le rôle social du musée (Élisabeth Caillet)
  • Le musée des trous de mémoire : collecte autour de l’exclusion (Julie Guiyot-Corteville)
  • Aux marches du musée (Philippe Mairot)
  • Exclusion et lien social (Gilles Ferréol)
  • Nouvelle approche de la richesse des exclus (Jean Gadrey)

2. Décloisonner le musée : mise en lumière d’actions de médiation adaptée

  • L’action culturelle en direction des publics dits du champ social : objectifs et enjeux (Michèle Protoyerides)
  • L’exclusion économique : l’exemple de l’écomusée de l’Avesnois (Anne-Marie Stiévenart)
  • Les actions hors les murs menées autour de l’exposition Le Roi Arthur, une légende en devenir aux Champs Libres à Rennes (Yves-Marie Guivarch)
  • L’accompagnement culturel des personnes en parcours d’insertion : créer des liens structurels et adopter de nouvelles postures (Éric Ferron)
  • L’exclusion des thématiques muséales : l’exemple de l’écomusée du Val-de-Bièvre (Alexandre Delarge)

3. Développer des partenariats : regards croisés de professionnels de la culture et du champ social

  • Vers un apprivoisement mutuel (Cécilia de Varine)
  • Franchir les portes des musées, c’est partager notre patrimoine commun et s’y inscrire en tant qu’individus et citoyens à part entière (Dominique Longueville)
  • Le décloisonnement social : des actions culturelles et artistiques à l’hôpital psychiatrique (Madeleine Abassade)

Collectif (sous la direction de Angèle Fourès, Delphine Grisot, Serge Lochot)

Collection Les Dossiers de l’Ocim

Editions OCIM (Office de Coopération et d’Informations Muséographiques)

Mars 2011 – 190 pages

15.00 euros (format papier)

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La Slovénie réduit le budget culturel

Le gouvernement de centre-gauche slovène a présenté mercredi son projet de budget 2012 et veut supprimer 38 millions d’euros dans le budget de la culture. C’est quatre fois plus que pour les autres domaines, calcule le quotidien de centre-gauche Delo, qui déplore le manque de compréhension à l’égard du rôle social de la culture : “En général, les membres du conseil culturel national sont plutôt réservés. Mais ils sont désormais tellement touchés qu’ils n’ont pas été avares de contre-arguments et de reproches à l’encontre du gouvernement. Le budget implique des coupes sévères. De graves problèmes menacent le projet Maribor – capitale européenne de la culture 2012. Des productions cinématographiques, des investissements dans l’opéra de Ljubljana, dans la galerie d’art de Maribor et d’autres ont été repoussés. … Un paysage culturel clairement appauvri soulève la question justifiée de savoir si notre gouvernement a oublié le rôle fondamental de la culture dans le développement de chaque individu, du peuple et de l’Etat.”

Source : BpB

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Plus d’autonomie aux grands établissements publics museaux et patrimoniaux…mais malgré tout des subventions croissantes et des recettes propres insuffisantes

Deux rapports de la cour des comptes, un sur les musées nationaux sur la période 2000-2010, l’autre sur le Centre des Monuments Nationaux pour le Sénat sur une période plus courte 2004-2009, éclairent d’un jour nouveau la problématique d’autonomie des grands établissements publics muséaux et patrimoniaux au regard des objectifs d’augmentation de leurs ressources propres. En effet, ces deux rapports montrent  que nonobstant l’autonomie laissée à ces structures, l’Etat n’a pas diminué au contraire le soutien, sous formes de subventions, dotations et personnels mis à disposition, à celles-ci.

Qu’on en juge sur la période 2000-2010 les musées nationaux ont vu les dépenses budgétaires de l’Etat (subventions de fonctionnement et d’investissement, crédits de personnel) augmenter de 58% de 334M€ à 528M€, soit bien plus que le budget du ministère de la culture qui n’a progressé que de 32% sur cette période. Si une partie de cette augmentation s’explique par un nouvel établissement (le quai Branly) très budgétivore (52M€ de subventions annuelles) et quatre musées rénovés, cela ne saurait expliquer la totalité de cette progression.

Les deux rapports mettent le doigt sur la problématique des personnels payés par l’Etat (Ministère de la Culture) et qui ne figurent pas dans le budget des opérateurs à la notable exception du Louvre, de Beaubourg et du quai Branly, qui rémunèrent tous leurs personnels. Pour des établissements comme Orsay, Versailles ou le Centre des Monuments Nationaux, ces personnels représentent respectivement 2/3, 70% et 36% des personnels travaillant pour ces établissements.

Ainsi, en réintégrant les personnels au prorata des emplois concernés dans les contributions de l’Etat à ces opérateurs, les taux d’autofinancement (c’est-à-dire le ratio des ressources propres sur les dépenses) baissent considérablement à Versailles, Orsay et au Centre des Monuments Nationaux.

  • A Versailles, le taux de subventions de 12% triple, menant à un taux d’autofinancement de seulement 60% à 2/3 (bien loin de la quasi-autonomie revendiquée par le président de l’établissement)
  • Orsay se retrouve dans la norme des musées avec un taux d’autofinancement d’un peu plus de 35% (et non plus 66%)
  • Le Centre des Monuments Nationaux dont le taux d’autofinancement sans prise en compte des personnels payés par l’Etat, s’est effondré de 92% à 77% en 3 ans de 2007 à 2009, se rapproche de la barre des 50% en intégrant les personnels rémunérés par l’Etat.

Parmi ceux qui intègrent leurs personnels en totalité, seuls le Louvre et les arts décoratifs tirent leur épingle du jeu avec pour le 1er 45% d’autofinancement (en forte progression sur la période, de moins de 30 % à 45 %), 42% pour le second, « les mauvais élèves de la classe » étant Beaubourg et le quai Branly avec respectivement 22% et 25% d’autofinancement, malgré des fréquentations élevées (respectivement 3,5 et 1,5 millions d’entrées en 2009).

Le rapport sur les musées reconnaît d’ailleurs que le taux d’autofinancement « cible » des musées nationaux déterminé par la LOLF fixé en 2003 à 43%, réajusté à ce même taux en 2008, est désormais fixé en baisse de 4 points à 39% pour 2011.

Comment expliquer dès lors que dans une conjoncture porteuse (augmentation de fréquentation, inflation de tarif générateur de ressources) ces établissements aient eu recours à plus de subventions, alors que le contraire aurait dû se passer ?

La réponse tient dans plusieurs facteurs :

  • Tout d’abord, l’inflation des personnels des Etablissements Publics Muséaux  avec plus de 1300 Equivalents Temps Plein supplémentaires sur 10 ans dus à 4 établissements publics (Le Louvre, Beaubourg, Quai Branly, Versailles) dont la moitié sur Le Louvre (674 emplois). Si ces emplois sont en partie justifiés par le déploiement de ces établissements, l’exemple du Louvre montre qu’une augmentation de 15 points du taux d’ouverture des salles (de 75% à 90%), soit 20% de progression, a généré une hausse des emplois correspondants de 37%, soit presque le double. L’Etat a donc bien fait d’appliquer la règle de non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite à ces opérateurs nonobstant leur protestation.
  • En second lieu, l’augmentation des dépenses de fonctionnement qui, si elle est peu détaillée par le rapport sur les musées nationaux, est clairement pointée du doigt dans le cas du Centre des Monuments Nationaux, avec une augmentation des personnels du siège, qui prennent 3 points d’augmentation à plus de 25% du total, ainsi qu’une croissance considérable des dépenses de communication par rapport à 2007 en 2008-2009 (+60 % des rémunérations d’intermédiaires et honoraires soit + 0,3 M euros et surtout + 24 % des charges externes diverses soit + 1,4 M euros)
  • Enfin, l’Etat « se tirant une balle dans le pied » avec les nouvelles mesures de gratuité sur les 18-25 ans, qui ont nécessité de nouvelles subventions, diminuant ainsi les ressources propres, sans compter que les calculs de compensation de cette gratuité ont dégagé des sur-subventions évidemment non rétrocédées (cas du Centre des Monuments Nationaux avec 1M€ d’écart, 4M€ de subventions alors que la perte de recettes n’a été de fait que de 3M€)

Ainsi, au Louvre, les subventions et dotations de fonctionnement, comme le révèle l’annexe 2 du rapport, ont quasiment triplé de 2000 à 2010 de 43M€ à 115M€ et à Beaubourg, elles ont progressé de 10M€ de 69M€ à 79M€, quand, sur une période plus courte  (2006-2009),  les subventions du Centre des Monuments Nationaux augmentaient elles de 10M€ (passant de 8 à 18M€).

Dans une telle conjoncture, que les subventions de fonctionnement (hors personnel) de ces établissements soient amputés de 5% cette année est donc tout à fait légitime, les établissements devant trouver dans l’augmentation des ressources propres et pas seulement dans les recettes billetterie (c’est-à-dire les entrées), de nouvelles marges de manœuvre.

Le rapport, en agrégeant les résultats de la Réunion des Musées Nationaux qui gère les boutiques des grands établissements aux recettes des musées nationaux, dans un graphique page 54 ne fait que survoler la question des ressources commerciales hors billetterie et notamment boutique, dont on apprend qu’elles représentent 11% à 81M€ des ressources de fonctionnement  du système agrégé musées nationaux + Réunion des Musées Nationaux, les recettes propres des musées en représentant 23% à 178M€.

Or plutôt que comme dans un récent rapport (rapport Benhamou – Thesmar « valoriser le patrimoine culturel français ») mettre l’accent sur les hausses de tarif en arguant que les musées nationaux ne sont pas assez chers par rapport à la concurrence internationale et que leur clientèle étrangère « captive » absorberait cette hausse (18 euros au Louvre est évoqué dans ce rapport, contre un tarif actuel de 10 euros, générant 25 M euros de recettes), thèse que récuse à juste titre la cour des comptes, il vaudrait mieux améliorer la rentabilité des boutiques et des autres espaces commerciaux, où d’importantes marges de manœuvre subsistent.

On apprend ainsi dans le rapport du Sénat / Cour des Comptes sur le Centre des Monuments Nationaux que, malgré une belle progression du chiffre d’affaires commercial des 64 points de vente du Centre des Monuments Nationaux de 8,3M€ à 11,1M€ de 2004 à 2009, soit de 1€ par visiteur à 1,5€ par visiteur, 80% des points de vente sont déficitaires à coût complet ! Ce qui montre les possibilités d’accroissement de ressources, puisqu’on considère qu’un musée ou un monument « bien managé » peut aujourd’hui, à condition d’avoir les leviers sur les recettes commerciales (ce qui n’est pas le cas des musées nationaux avec la Réunion des Musées Nationaux) générer 50% de recettes propres en billetterie et l’autre moitié en boutique / restaurant.

Enfin en conclusion, et même si les investissements et c’est heureux sont de plus en plus financés par l’autofinancement des musées et surtout le mécénat, en complément des subventions d’investissement, on peut comme la cour des comptes se montrer inquiet de l’impact de plus de 700M€ de grands projets programmés dans les années à venir (contre 500M€ sur 2000-2010) sur le fonctionnement de ces établissements et, par voie de conséquence, sur l’augmentation des subventions de l’Etat aux musées.

Or, aucune simulation n’est donnée sur ce point, si ce n’est la certitude que « le MUCEM pourrait impacter le budget du Ministère de la Culture à partir de 2013 dans des proportions comparables à celles du musée du quai Branly, dans le milieu des années 2000 » ! On aurait souhaité un pilotage de l’Etat plus fort sur le système muséal, pour anticiper les années à venir, grief principal que relève la cour des comptes à plusieurs reprises dans ces deux rapports.

Jean-Michel Puydebat*

Du même auteur :

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*Jean-Michel Puydebat est directeur de PV2D, consultant spécialisé dans l’exploitation et le marketing des équipements touristico-culturels

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Publication du Livre blanc sur les relations entre les musées et les municipalités

Quels avantages peut-on retirer de la relation entre les musées et les municipalités ? Comment les partenariats existants peuvent-ils être améliorés ? Les musées et les municipalités locales font-ils face à des défis similaires ? Quels sont les mécanismes nécessaires pour rendre ces relations plus efficaces ?

Voici quelques-unes des questions auxquelles le Livre blanc sur « Les relations entre les musées et les municipalités en Europe » essaye de répondre. Préparé et rédigé par Anne Krebs (musée du Louvre) et Xavier Greffe (Université Paris I Sorbonne), ce Livre blanc est le principal résultat des activités organisées par « Museums et Municipalities », un groupement européen d’analyse politique né de l’initiative des membres de l’ENCATC en avril 2010 et soutenu par la Commission européenne dans le cadre du programme Culture. Le document met en évidence les synergies et les différences relatives à l’analyse de la mission des musées et aux attentes mutuelles des musées et des municipalités.

La relation entre musées et municipalités a considérablement évolué en raison de nombreux facteurs : les municipalités ont progressivement acquis maintes collections qu’elles ont confiées aux musées ; à la suite de la décentralisation, on a conféré des responsabilités accrues aux autorités locales ; la crise financière a obligé les États à réduire leurs engagements auprès des musées ; enfin musées et municipalités ont été conduits à se considérer mutuellement comme partenaires potentiels dans leur quête pour atteindre un développement soutenable. Que les musées soit publics ou privés, à but lucratif ou non lucratif, ils tissent aujourd’hui des liens variés avec les municipalités correspondantes et deviennent davantage conscients du rôle qu’ils jouent dans le cadre du développement économique et social. À la lumières de telles transformations, ce groupement européen d’analyse politique a centré ses activités en 2010 autour de l’analyse de la relation entre musées et municipalités en Europe.

Les données présentes dans ce document proviennent d’un important questionnaire qui a été largement diffusé avec l’aide de l’ENCATC, d’Eurocities, de l’Assemblée des Régions d’Europe, AER, du Réseau des organisations de musées européens, NEMO, de la Direction Générale des patrimoines (ministère français de la Culture et de la Communication), auprès des gestionnaires de musées, des conservateurs, des autorités locales, des chercheurs et experts à travers l’Europe et pour lequel plus de 200 musées et 50 municipalités ont pris part (http://encatc.org/questionnaires/?l=fr). Une conférence internationale organisée par l’ENCATC à Bruxelles le 10 décembre 2010 ayant rassemblé plus de 100 personnes a également été l’occasion d’examiner et de débattre des contributions reçues et de réunir les propositions concrètes et les meilleures pratiques du public dans l’élaboration du Livre blanc www.encatc.org/pages/index.php?id=189. Quatorze études de cas sont incluses dans les annexes électroniques du Livre blanc (disponible en anglais et en français). Celles-ci traitent de la relation entre musées et municipalités dans des pays tels que l’Allemagne, le Portugal, l’Italie,  le Japon, la Suède et le Royaume-Uni ou des villes comme Lyon, Venise, Bilbao, Split, Paris, Dunkerque, Rouen et Anvers.

Né de l’initiative des membres de l’ENCATC, le groupement européen d’analyse politique était constitué du musée du Louvre, du Manchester Museum (l’Université de Manchester), de la municipalité de Split, de l’ENCATC et était coordonné par l’Université Paris I Sorbonne. Le groupe maintient pour objectif de stimuler les discussions, mener des recherches et établir des liens entre le patrimoine européen, les musées et galeries, les municipalités et les régions par le biais du groupe de travail de l’ENCATC « Museums in Europe ».

Plus d’ informations

  • La version électronique du Livre blanc est disponible sur le site de l’ENCATC : www.encatc.org.
  • Pour davantage d’informations et afin de contribuer au débat sur les musées et les municipalités, veuillez consulter le blog du Thematic Area « Museums in Europe » :  www.encatc.org/museums-in-europe/?page_id=2

Source : ENCATC.

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Cultural Policy & Industries

Cultural industries are as old as human society. They are one of the roots of today’s creative economy. When ancient traditions of cultural work and cultural industry- designing, making, decorating and performing – began to be woven together with a wider range of modern economic activities – advertising, design, fashion and moving-image media – and, even more importantly, began to be given much greater reach through the power of digital technology – that was the moment when the ‘creative economy’ was truly born. 

British Council arranged on Saturday the 19th of February, a lecture by Pro. Kate Oakley. BC was looking to develop and apply such new terms and social activities in Syria and to encourage the investment at the cultural sector.

The lecture aimed to draw the attention of policy makers, cultural managers at every level, and people working, or intending to work, in the creative industries – artists, musicians, writers, designers, performers, arts students.

Pro. Kate Oakley; is a writer and policy analyst, specialising in the cultural industries, cultural policy and regional development; focused in her lecture at the cultural role and basis at any social or industrial development.

Pro. Oakley firstly lectured about Creative Economy and Culture Policy along with Cultural Industries terms in definition. She shed lights at UK programme which had been applied in Europe & UK and show how this contributed at giving a space to many of Cultural Activists, such as Artists, Musicians and Designers, to be part of industry and economy at their own society and basically to support their own living; even though they were so confused about what they are going to do and how to invest their talents.

Pro. Oakley explained how we can push many social activities (Visual Arts, Music, Movies, Media, Local Heritage…) and enroll them to be facilitated as Industries. She also focused at the role of such creative economy and industries to support Educational prospects and social development.

Many students, cultural managers and people attended the lecture and made a discussion with Pro. Oakley. Questions scanned and debated some issues related to Creative Economy and Industries, in addition to Local Heritage and Globalization crisis.

All issues all over the lecture were supported and pushed by quotas from similar social activities, which were hold by the British Council in UK, India, Australia and other Commonwealth countries.

This lecture was part of three days workshop, which was basically part of the British Councils’ ongoing large scale programme “Creative and Cultural Economy”.

This was the second visit for Pro. Oakley to Syria, and the first as a visited professor to the British Council in Damascus. She expressed joy and admire at Syrian Cultural Heritage.

DP interviewed Pro. Kate Oakley along with Ms. Alma Salem (Assistant Director at British Council in Damascus) to talk about “The Creative Economy” workshop and programme in Syria.

Source  : British Council.

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Liz Forgan delivers bold State of the Arts address at critical time for culture

Photographie : Dan Chung

In a keynote speech delivered at the annual State of the Arts conference, organised by Arts Council England and the RSA, Liz Forgan commended the extraordinary contribution the arts make to national life.

And just before the announcement of decisions on which arts organisations will receive funding for 2012-15, she underlined her faith in the Arts Council to make the expert judgements necessary to allow that creativity to flourish despite tough financial times.

You can download the full transcript of Liz Forgan’s speech in Word format and PDF format.

The new National portfolio funding system will be in place from April 2012 and replaces the Regularly funded organisations system, which currently provides funding to 850 arts organisations across the country. 1,340 organisations have applied to be part of the new portfolio.

Applications are currently being assessed and decisions on which organisations will receive funding will be announced on 30 March 2011, with the Arts Council operating with a 29.6% cut to its grant in aid funding from government.

Source : Arts Council of England.

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L’événement, la fête, le festival : repenser les politiques culturelles et territoriales

Les événements – festivals et fêtes – ont permis de repenser, voire de bousculer la politique culturelle. Ils ont été un moyen de développer l’intervention publique dans ce domaine, qui bien que sujet à de fréquents renouvellements, génère aussi de fortes résistances professionnelles. De plus, les dispositions très opérationnelles des événements, leur ont permis d’aller bien au-delà du champ culturel : ils sont devenus un mode de renouvellement des politiques publiques, et en particulier des politiques des collectivités locales. Car, à partir du moment où les territoires – villes, agglomérations, départements, régions –, commencent à être envisagés d’un point de vue décentralisé, ils acquièrent des fonctions nouvelles. Ils doivent notamment mettre en place des politiques économiques, des politiques de développement, des politiques sociales aussi.

Les territoires ont alors trouvé des ressources pertinentes et spécifiques dans le domaine de l’intervention culturelle, qui est, depuis la création du Ministère de la culture au moins, un espace d’innovation administrative. De nombreux exemples en attestent : le recrutement de ses personnels – faisant appel à des personnalités qualifiées qui ont ensuite été intégrées à la fonction publique – ou ses dispositifs partenariaux qui impliquent des opérateurs nombreux – les Maisons de la culture ont été co-financées par les villes, pour l’investissement et plus encore pour le fonctionnement. La politique culturelle est, depuis une cinquantaine d’années, un laboratoire pour les politiques publiques. Et, pour les territoires, elles vont s’avérer une source féconde d’inspiration. « L’usage » ou le recours aux événements le démontre clairement.

On peut dès lors émettre l’hypothèse que les événements ont été et sont toujours un puissant moteur dans un système politico-administratif français plutôt fi gé. Ils ont tout d’abord contribué à renouveler les politiques culturelles (I). Ils ont alors connu un succès exponentiel, dû sans doute à leur extrême plasticité qui leur a permis de s’adapter à des situations très diverses. Investis de fonctions toujours lus nombreuses, ils ont notamment participé à l’aménagement du territoire et en particulier à la régénération urbaine (II). Aujourd’hui, ils sont sans doute à la recherche d’un nouveau souffle, parce que leur propagation a tendance à annuler leurs effets. Mais des exemples récents tendent à prouver qu’ils demeurent efficaces : soit dans des projets d’envergure, initiés par des collectivités publiques audacieuses, soit dans des projets plus modestes, émanant d’initiatives privées (III)

Plan du document :

Partie 1 – De la mise en scène du pouvoir à la régénération des politiques culturelles

  • Ancien Régime : l’événement comme média politique
  • La laïcisation de l’événement
  • Comment les événements sont devenus le moteur des politiques culturelles

Partie 2 – L’événement comme mode de management des territoires

  • Contribuer à la régénération urbaine
  • Stimuler l’urbanité en s’appuyant sur la tradition
  • Participer à l’identifi cation d’un territoire

Partie 3 – La matrice événementielle « reloaded »

  • Les bailleurs face au choix : intuition versus audit
  • Événements et médias en mutation
  • Événements polydirectionnels pour consommateurs omnivores

 

La démarche GRAND LYON VISION CULTURE vise à accompagner la Communauté urbaine de Lyon dans sa réflexion culturelle, à savoir :

  • construire et partager une approche commune de la culture ; alors que celle-ci est de plus en plus présente dans tous les compartiments de la vie sociale ;
  • enrichir les projets actuels et futurs du Grand Lyon, notamment en matière d’événements d’agglomération ;
  • imaginer des modes de relation innovants du Grand Lyon avec les artistes dans le cadre de différentes politiques : urbanisme, participation citoyenne, développement économique, etc.

Dans quelle mesure les artistes peuvent-ils contribuer à une société de la connaissance et à la vitalité de la vie urbaine ? Comment les repérer et les solliciter ? Comment les associer à des dispositifs de politiques publiques ?

Cette démarche est scandée par des rencontres élus-experts-professionnels. Chaque rencontre est introduite par un document de cadrage semblable à celui-ci.

Vous pouvez consulter et télécharger ce document dans notre box Ressources.

L’ensemble des documents relatifs à ce cycle destiné à préparer le Grand Lyon à intervenir dans le champ culturel se trouve sur le site millénaire 3 :

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Public Art Dialogue Journal Launch

A new journal, Public Art Dialogue, welcomes new and experimental modes of inquiry and production. Most issues are theme-based, and each features both peer-reviewed articles and artists’ projects. Public Art Dialogue offers a forum for critical discourse and commentary about the practice of public art defined as broadly as possible to include: memorials, object art, murals, urban and landscape design projects, social interventions, performance art, and web-based work. Information about Public Art Dialogue, including future topics, submission guidelines and details on free online access during the month of February, is located online: http://www.tandf.co.uk/journals/rpad.

We are eager to hear from you with suggestions for future issues and, of course, submissions.

A “Journal Launch Reception” will be held on Friday, February 11, 2011 with co-editors, Cher Krause Knight and Harriet F. Senie, from 2-3 pm at the Routledge booth in the Book & Trade Fair Exhibition Hall of the College Art Association Annual Meeting in New York City. Please join us and introduce yourselves.

The journal is a benefit of membership in Public Art Dialogue (PAD) with members receiving the journal at a discounted rate. In addition to two issues of the journal per year at a discounted rate, member benefits include voting privileges at our annual business meeting; voluntary listing in the PAD membership directory; and participation in discussion forums and e-communication. Members also have the opportunity to participate in the Public Art Portfolio Reviews by established public art professionals.

These are available for graduate students, emerging artists, and established artists seeking guidance for careers in public art. PAD is eager to have its membership reflect the international scope of the journal’s editorial board.

 

To join PAD, please visit the organization’s website:

http://www.publicartdialogue.org/newsletter/

 

or contact membership coordinator: Juilee Decker

jdecker1@georgetowncollege.edu

 

Source : art-public.com, first european portal on public art.

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Organiser un Forum ouvert et préparer une concertation nationale sur les enjeux culturels du développement durable

En préalable d’une grande concertation nationale organisée en novembre 2011 par Culture O Centre, Réseau Culture 21, l’Observatoire des politiques culturelles et la Plate-forme interrégionale sur la question de la contribution de la culture à un développement durable, une formation-action est proposée les 1er et 2 avril 2011 à Evry (France) pour préparer cette concertation.
L’ambition est d’impulser une dynamique coopérative et transversale en y associant, outre la sphère culturelle, la société civile, le monde de l’éducation, le secteur social, urbanistique, etc. Il s’agira de visualiser les étapes et les moyens nécessaires à la mise en œuvre d’un Forum Ouvert, décoder les enjeux, les risques et les opportunités d’un tel événement, mettre en relation des personnes, préparer les équipes et les territoires à l’organisation de ces forums, initier une réflexion collective élargie sur la question de la contribution de la culture à un développement durable.
La formation s’adresse aux équipes organisatrices de forums territorialisés, quelle que soit leur fonction ainsi qu’à tous les acteurs intéressés : élus, personnel des collectivités territoriales, salariés des entreprises du secteur culturel, de l’éducation, du secteur social, du développement durable, de l’urbanisme… 
Pré-inscription pour prise en charge formation continue (Uniformation) avant le 20 janvier 2011.

Coût par participant : 550 € (nombre de places limité)

Informations et bulletin d’inscription

> Contact Plate-forme Interrégionale – Stéphane Grosclaude : Tél. +33 6 73 73 84 53 – contact@pfi-culture.org

Source : Banlieues d’Europe

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Innovation and the creative industries : the great new hope

Innovation remains an important policy area for the EU and they have outlined a new programme of work in the document, Innovation Union. Rightly, this emphasises that “Our future standard of living depends on our ability to drive innovation in products, services, business and social processes and models” and this is why innovation drives the new economic strategy, Europe 2020. It is good to see that the role of the cultural and creative industries has been formally acknowledged.

In the strategy, the EU reprise the pledge to “establish a European Creative Industries Alliance to develop new forms of support for these industries and promote the wider use of creativity by other sectors” – as discussed in our last edition. The Belgian Presidency of the European Union has also focused on this agenda, having organised a major conference in September called, Creativity, Culture and Innovation: Looking for new links. So it seems as though the links between cultural and creative industries, and innovation in other sectors of the economy, are finally recognised.

National governments are also paying attention – see, for instance, a very good report from the Finnish government here.

So it is becoming more important that we know more about innovation and how it works. For instance, it appears that despite stereotypes of innovative thinking coming from bright-eyed youngsters, older workers are apparently more likely to come up with new ideas. See here. Perhaps this is reflected in the cultural and creative sectors, where the over 35s make up a surprisingly high two-thirds of the workforce.

Secondly, some forthcoming research by the London School of Economics (LSE) suggests that the increased innovation associated with the creative and cultural industries comes mainly from embedding these skills in businesses, for example, by designers working in manufacturing firms. If this is confirmed, policymakers will have to work harder to keep the creative industries as a separate sector, or work to understand further the way that this collaboration works. And where does this leave the cultural industries, and particularly museums, archives, and other parts of the sector that are not commonly considered as innovation leading? Is their status downgraded, or are they recognised, rightly, as an important part of the creative mix?  The research is due to be published soon.

Finally, although the cultural and creative industries have this recognition, it’s important that they do not become complacent about it. The creative and cultural sectors are not the only ones promoting their role in supporting innovation, especially when arguing for more funding – science continues to stake a strong claim. See more research here.

Source : Ecce, European centre for creative economy.

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Sustainable creative cities report is online

The participants of the “Sustainable Creative Cities” workshop reflected on the notion of ‘sustainable’ ‘creative cities’, the ‘arts’ and the ‘role of the arts’ in contemporary urban contexts across Asia and Europe, coming to the conclusion that a shift in policies is required, away from ‘creative class’ and global competition of so-called ‘creative cities’ and towards more ecological-social-cultural engagements and more genuinely participative urban developments.

The workshop “Sustainable Creative Cities: the role of the arts in globalised urban contexts” was co-organised by the Asia-Europe Foundation (ASEF), the Institute of Cultural Theory, Research, and the Arts (ICRA, or IKKK in German) at the Leuphana University Lueneburg (Germany) and the Urban Research Plaza, Graduate School for Creative Cities, at Osaka City University (Japan), within the framework of the 4th Connecting Civil Societies Conference: Changing Challenges, New Ideas which took place on 1-3 October 2010 in Brussels, Belgium.
The workshop was preceded by a 2-3 months online exchange between the participants, opened in Brussels with an impulse presentation by Prof. Dr. Masayuki Sasaki, facilitated by Sacha Kagan, reported by Katelijn Verstraete, and followed by online exchanges (which are still under way) between the participants.

Link to the ASEF news page: http://culture360.org/asef-news/culture-experts-urge-asem-governments-to-make-creative-cities-more-sustainable/

You can also dowload the report from our Box Ressources.

Source : Sacha Kagan

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Marseille 2013: les infrastructures culturelles seront prêtes, assure la mairie…

Cela ne vous aura sûrement pas échappé vu les efforts qui ont été déployés pour l’annoncer au plus grand nombre : les infrastructures culturelles de Marseille 2013 seront prêtes, assure la mairie de Marseille. Après de longs mois d’incertitudes, de flottements, de complications et de rebondissements, voilà un message plus que bienvenu et opportun. Si on en croit les élus de la ville de Marseille, le territoire et les acteurs en présence seraient désormais au diapason, en ordre de marche pour relever le défi de la capitale européenne de la culture 2013.

Voici la teneur de la conférence de presse qui s’est déroulée le 3 décembre dernier et diffusée par l’AFP :

Les infrastructures destinées à accueillir les manifestations organisées dans le cadre de “Marseille-Provence, capitale européenne de la culture 2013″ seront prêtes à temps, ont assuré le 3 décembre les élus de la ville, lors d’une conférence de presse.

« Sauf accident ou drame exceptionnel, à mi-parcours, nous pouvons dire que nous serons prêts », a déclaré Renaud Muselier, délégué spécial pour Marseille 2013 au sein de la mairie.
« Nous ne bafouillons pas », a pour sa part souligné le maire UMP de la ville, Jean-Claude Gaudin, ajoutant : « nous dépensons 150 euros par habitant à la politique culturelle dans cette ville, nous n’avons pas à craindre de comparaison ».

Les deux hommes ont détaillé certains des projets qui doivent être réalisés pour 2013 sur le territoire de la commune, comme le Musée des Civilisations d’Europe et de Méditerranée (Mucem, 184 millions d’euros, livraison prévisionnelle en 2013), le Centre des cultures méditerranéennes (70 millions, mars 2012), ou le Hangar J1 au sein du port commercial (5 millions, mars 2012)
Ils ont également évoqué différents chantiers de rénovation d’envergure des structures marseillaises existantes.

« Nous avons trouvé un mode de fonctionnement avec l’association (en charge du contenu de Marseille-Provence 2013) sur le principe de le gouvernance apaisée », a par ailleurs souligné M. Muselier.
 Ce dernier avait proposé il y a quelques mois de créer un guichet unique de labellisation des projets retenus pour 2013, une initiative qui avait irrité l’association dont la mission est justement le choix de la programmation et qui avait en outre rappelé que Marseille n’était pas la seule ville concernée par les festivités de 2013. Vendredi, M. Muselier a estimé que ses propos avaient été « déformés ».

Voilà, c’est dit, ou plutôt tout n’est pas dit.

Tout le monde a compris désormais l’impérieuse urgence de se mettre au travail collectivement et de bien coordonner les efforts et les énergies des parties en présence pour être prêts en 2013, « sauf accident ou drame exceptionnel ». Si les formules ne sont pas très heureuses (elles emploient un vocabulaire pour le moins léger et en définitive peu rassurant, ce qui crée en terme de communication l’inverse de l’effet souhaité), il est difficile d’en conclure que la maîtrise est totale alors qu’on nous assure que nous “ne bafouillons pas” et qu’on a trouvé une “gouvernance apaisée”. Comment ne pas être dubitatif lorsqu’on connaît la teneur et la réalité des difficultés (notamment entre la Ville et l’association de préfiguration), difficultés qui depuis des mois et des mois ont déjà fortement compromis une partie du succès plein et entier de l’opération capitale européenne de la culture ?

Par ailleurs, l’insistance avec laquelle on cherche à nous rassurer sur le fait qu’à Marseille on ne craint pas la comparaison avec 150 euros de dépense par habitant au titre de la politique culturelle de la Ville, ne suffira pas à taire ni les esprits chagrins, ni les détracteurs de tout poil vis-à-vis du projet de capitale européenne de la culture, ni les inquiétudes légitimement exprimées depuis plus d’un an.  En effet, tant que ce chiffre n’est pas qualifié (consolidé, pas consolidé, fonctionnement, investissement, intervention ?) il ne témoigne en rien d’un effort qui placerait Marseille au-dessus de métropoles, d’agglomérations ou de communautés urbaines équivalentes qui oeuvrent en matière de culture et place en réalité Marseille dans la moyenne, moyenne certes supérieure.

On pourrait également y voir la caractérisation d’un modèle d’efficience (ou tout du moins d’une recherche de modèle) mais sans critères et méthodes d’évaluation affichés clairement et sans indicateurs permettant la quantification, le suivi et la maîtrise de la performance attendue (notamment en matière de d’impact économique et social mais aussi de rayonnement et d’attractivité, de développement des publics touristiques, etc.), difficile de s’en faire un idée qui soit aussi rassurante que cela, car il y a des retroplannings dont il ne vaut mieux pas parler. Pour l’anecdote, ne prenons qu’un exemple, celui du MUCEM, LE fer de lance du projet de candidature de Marseille Provence 2013 ; au sein d’un comité de direction il y a encore quelques semaines, une petite phrase interpelle : “même si on doit couper un ruban devant des murs en travaux, on inaugurera en 2013″. Certes, cela dit tout de la détermination à oeuvrer au plus vite mais cela dit également qu’on est loin, très loin, d’être en mesure de tenir les engagements si longtemps affirmés comme tenables.

Ceci étant dit, les efforts d’amélioration de la gestion, de l’organisation et de la mise en place sont palpables, mais que de temps perdu ! Communication, mise en tourisme, mobilisation citoyenne, recherche de partenaires, gestion des différents financeurs publics, collaboration entre les différents secteurs d’activité du territoire, promotion nationale et internationale, etc. autant de domaines d’action qu’il est essentiel d’engager massivement et de manière coordonnée s’il on veut ne serait-ce que se frotter un peu à la concurrence que se livrent les villes dans le monde, concurrence où (faut-il encore le rappeler ?) la culture tient une place toute particulière.

Au plan du marketing territorial notamment, les enjeux sont considérables et ne pas mettre tous les atouts de son côté pendant aussi longtemps pour utiliser le statut de capitale européenne de la culture comme un avantage concurrentiel et une opportunité pleine et entière de renouvellement et de développement du territoire (opportunité comme il ne s’en présente pas si souvent dans l’histoire d’une ville) paraît bien frustrant et risque de le devenir plus encore une fois l’année 2013 passée.

Philippe Gimet

 

 

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Enquête ADMICAL auprès des entreprises engagées dans des actions de mécénat

Cette enquête évalue, pour l’année 2010, les grandes tendances du mécénat d’entreprises. Ces tendances indiquent, par rapport à 2008, une baisse de ce budget de 20%. Le mécénat culturel a été le plus fortement touché. Il a chuté de 61% sur la même période : avec un budget total de 380 millions d’euros (soit 19% du budget global du mécénat) contre 975 millions d’euros en 2008 (39%). Le budget qui lui est attribué par les entreprises est désormais à égalité avec le sport et loin derrière le social, l’éducation et la santé. Il est progressivement remplacé par des actions croisées qui soutiennent des projets éducatifs, socioculturels. Le président de l’Admical n’hésite pas à évoquer une chute “plus qu’inquiétante” et à affirmer que “la création culturelle est en danger”. 
L’enquête révèle également la montée en puissance du mécénat de compétences (mise à disposition de personnel, prestation de services…), une hausse du nombre d’entreprises mécènes (35 000, soit 17% de plus) et un ancrage plus important du mécénat dans les entreprises de plus de 200 salariés avec un taux passé, en deux ans, de 26% à 43%.

L’enquête et le communiqué de presse sont téléchargeables. Il est possible de suivre les informations d’Admical sur twiter.

Source : ADMICAL

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Musées, villes et tourisme

L’Équipe Interdisciplinaire de REcherche Sur le Tourisme (EIREST), l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne et la Chaire UNESCO Culture, Tourisme, Développement organisent un colloque sur le thème Nouveaux musées, nouvelles ères urbaines, nouvelles mobilités touristiques, les 20 et 21 janvier 2011, à la Société de Géographie, à Paris.

Depuis une trentaine d’années, la transformation des musées est accentuée par le phénomène de la métropolisation : la ville produit des musées et du tourisme, mais réciproquement, le musée et le tourisme produisent de la ville. L’objectif de ces rencontres est d’étudier cette relation complexe entre musée, tourismes, et villes, selon les « modèles » de musées, les contextes, et les époques. Ce colloque portera sur les liens entre grands musées et tourisme, les mutations des musées, du point de vue de leur rénovation, de leur impact territorial, de leur prise en compte du tourisme, des mutations muséologiques et des nouvelles pratiques touristiques qui y sont associées. Cinq axes majeurs structureront les ateliers mis en place : L’articulation mutations urbaines, musées et tourisme ; Le Musée et ses échelles d’inscription, entre icône urbaine et moteur de développement territorial ; L’évolution de la pratique touristique, renvoyant à l’horizon hypermoderne de la mixité des pratiques et la combinaison des différences ; Le touriste au musée ; Le tourisme, une dimension cachée du musée ? La présentation du colloque, le programme et la fiche d’inscription sont en ligne.

Contact : Maria Gravari-Barbas, Édith Fagnoni, Eirest, Centre Albert Châtelet, 6, rue Jean Calvin, 75005 Paris (maria.gravari-barbas@wanadoo.fr ; e.fagnoni@wanadoo.fr)

Source : ministère de la Culture et de la Communication.

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European Commission recognises the contribution of culture to regional development

The Full Report of the Study on the contribution of culture to local and regional development – Evidence from the Structural Funds was published in September 2010.  Entrusted by the European Commission to the Strategic Centre for European Studies, who worked in cooperation with ERICARTS, this study aims to highlight and explain the many ways (often unknown) in which the cultural dimension has been integrated into the framework of EU cohesion and regional policy. The study provides first an overview of the different types of contribution to the objectives of EU cohesion policy since 2000 made by the cultural and creative sector, and second, a pool of around 50 examples illustrating this contribution. Each example is presented in a separate project fiche, while the study is accompanied by an online practical information kit about culture and the structural funds which is addressed to cultural operators and to regional policy managers. The study arrives at the main conclusion that resources available for culture-based interventions under the Structural Funds should be more commensurate with the size and growth potential of the creative sector, which is one of the fastest growing sectors in Europe.

Source : ENCACT

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La grande braderie

Lorsqu’on se penche sur les types et les mécanismes des contrats de gestion déléguée et de partenariat public-privé qui ont été récemment initiés et qui sont en train de se préparer dans le domaine de la culture, on constate l’accentuation d’une tendance particulièrement préoccupante pour l’avenir, tendance que l’on peut qualifier de « grande braderie » de la mission de service public culturel.

De nombreuses villes, de droite comme de gauche, ont de plus en plus recours ces vingt dernières années à des contrats très précis pour certains équipements et certaines missions culturelles (DSP, PPP et BEA notamment), dont la mécanique est complexe mais dont la viabilité dépend surtout de principes jusqu’alors respectés et qui créaient les conditions d’un relatif bon équilibre qui n’hypothéquait pas l’avenir.

Force est de constater aujourd’hui et depuis peu que ces principes ont tendance à être négligés, d’une manière qui témoigne d’un profond désarroi du politique, désarroi aux conséquences particulièrement néfastes pour la soutenabilité d’une politique culturelle mais aussi pour la fiabilité et la complémentarité du partenariat entre le secteur public et le secteur privé.

Ces municipalités ou ses collectivités se tournent assez naturellement vers les acteurs du secteur privé pour l’animation, la gestion et l’exploitation (ou partie) de la mission culturelle de service public mais les grandes difficultés que celles-ci (et pas des moindres) rencontrent notamment avec la baisse de leurs recettes, les conduisent à utiliser ces contrats en dépit du bon sens c’est-à-dire en considérant, disons-le tout net, qu’ils permettent de transférer tout ou partie de leurs charges sur un opérateur privé, parfois à périmètre constant, en comptant sur sa capacité d’en optimiser la gestion et la performance.

Il est nécessaire de noter que :

  • pour faire face à la complexité de ces contrats, ces acteurs (à quelques rares exceptions près), ne sont que des groupements d’opportunité qui rassemblent plusieurs entreprises pour couvrir l’ensemble des métiers nécessaires à l’exécution de ces contrats ;
  • tous les métiers nécessaires à l’exécution de ces contrats ne sont pas « industrialisables » et il peut s’agir de savoir-faire sur-mesure, qui ne permettent pas systématiquement d’envisager des rentabilités importantes et les conditions de rémunération doivent être créés par l’intégration de services souvent qualifiés de “recettes annexes” qui sont souvent mal appréhendées au sein des contrats ;
  • les obligations respectives entre la puissance publique et l’opérateur privé sont fixées au contrat mais n’exonèrent en rien la collectivité de la responsabilité du service public et dans certains projets de contrats, on voit clairement que les périmètres sont mal définis, avec tous les risques que cela comporte et notamment la requalification ;
  • le renouvellement ou la reconduction de ces contrats sont, contrairement à ce qu’on peut imaginer, très rarement l’occasion de les mettre à jour ou de les améliorer, ils sont reproduits parfois à la virgule près alors que leur économie et leur écosystème ont tellement évolué qu’ils deviennent peu à peu intenables ;
  • la puissance publique (Etat et collectivités), tout comme les acteurs culturels en réalité, sont relativement mal outillés dans le domaine culturel pour construire des contrats performants où de nombreuses ambigüités et contradictions demeurent vis-à-vis du financement privé et des sources de financements complémentaires ;
  • si l’approche traditionnelle de la gestion de la culture issue du modèle malrucien a tout de même connu de nombreuses évolutions positives pour la mission de service public, il apparaît encore aujourd’hui que la manière dont les politiques culturelles sont conduites ne permettent pas le rapprochement et la collaboration de la culture avec ses secteurs afférents, ce qui retreint fortement le champ des possibles pour optimiser les mécanismes économiques de ces contrats ;
  • des pans de plus en plus nombreux des politiques culturelles des collectivités sont concernés par ce type de contrats, dans un contexte où la redistribution des cartes politiques et budgétaires ne crée pas les conditions d’une évolution maîtrisée.

« La grande braderie » prend forme dès lors que la collectivité se rendant compte qu’elle n’a plus les moyens de ses ambitions ne met aucun euro sur la table, demande à l’opérateur privé de prendre en charge à ses risques et périls l’exécution de la mission de service public et de surcroît, si celui-ci parvient à atteindre et dépasser le seuil de rentabilité (le fameux point d’équilibre), il doit reverser un pourcentage plus ou moins important de ce qui constitue sa marge brute à la collectivité. Il peut aussi arriver qu’à cela s’ajoute le souhait de la collectivité que l’opérateur privé réalise des investissements qu’il doit amortir en général sur une durée record et qu’il doit remettre à la collectivité en parfait état à la fin du contrat.

Disons-le clairement, il y a danger pour les acteurs culturels (et en particulier pour les acteurs culturels locaux) car qui peut croire un seul instant qu’ils sont en capacité de maîtriser à ce point de tels risques ? Pour beaucoup d’entre eux la mutation du partenariat avec le public et avec le privé n’a pas été engagée, ils sont donc particulièrement vulnérables et ils le seront encore plus si les politiques abandonnent la partie.

Ils peuvent essayer de s’associer avec d’autres partenaires privés mais si ce sont des opérateurs économiques ou des prestataires de services, ceux-ci ne manqueront pas de « préempter » les parties les plus rentables du contrat et la prise de responsabilité (voire de contrôle) dans la gouvernance qui va avec.

Dans ces conditions, il est urgent que cette grande braderie cesse, que l’Etat et les collectivités optimisent leurs cahiers charges et la mécanique de ces contrats, qu’elles instaurent un dialogue qui ne soit pas que compétitif mais aussi coopératif dans la recherche des meilleurs équilibres possibles entre l’efficacité de la mission de service public, son impact social, économique et résiduel, et le respect de ses principes fondamentaux.

Philippe Gimet

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Forum Sostenuto

Petit rappel à propos d’un événement exceptionnel : le forum expérimental sur la culture et l’innovation sociale en Europe et dans l’espace Med, proposé dans le cadre du projet Sostenuto (tout aussi exceptionnel) “Penser la culture comme facteur d’innovation économique et sociale”.

Le cadre

De nombreux acteurs artistiques et culturels dans l’espace Med, en Europe ou dans le monde, ont pris acte des transformations importantes de nos sociétés et des difficultés qui en découlent. Ils investissent leur fonction d’expérimentateurs, d’explorateurs proposant de nouvelles voies.

En ce moment de crises multiples et confuses, l’Union européenne se cherche de nouvelles perspectives au travers de sa stratégie UE 2020. Dans ce contexte, il apparaît important de rappeler comment les acteurs culturels font face aux transformations sociales, à celles des politiques publiques ou celles des pratiques culturelles et artistiques (nouvelles pratiques communautaires, intégration des technologies de la communication, etc.).

Le Forum

A Ljubljana, les organisateurs font un pari : est-il possible, pendant trois jours, de rassembler nos intelligences, nos expériences et nos désirs afin de prendre collectivement position ? De démontrer le rôle déterminant que nous assumons dans ce moment de notre histoire, éclairant les sens, reconstruisant les solidarités, proposant de nouveaux modes de pensées, d’organisations et de relations.

Nous le pensons !

Vous êtes conviés à cette expérience où les acteurs tenteront de faire le point, sur leurs capacités à :

  • initier et accompagner les transformations économiques et sociales,
  • interroger un nouveau mode de relations sociales plus confiantes et solidaires,
  • créer de nouveaux modes de partage des savoirs et des richesses de nos sociétés.

Le forum débouchera notamment sur une déclaration commune, affirmant le souhait des acteurs dans cette redéfinition de l’action artistique et culturelle dans le champ social. Les organisateurs espèrent que cette déclaration reflètera les engagements et les analyses, mais aussi les espérances des acteurs présents dans une société européenne faisant de la citoyenneté, du partage et de la solidarité un des fondements de sa construction. Cette déclaration, rédigée collectivement, sera appuyée sur les échanges de savoirs et d’expériences.

Au programme :

  • une université ouverte
  • des forums d’échange d’expériences
  • une clinique des droits culturels
  • des ateliers d’écriture de la déclaration

Pour consulter le détail des activités de ces 3 jours et s’inscrire au Forum, cliquez ici

Pour plus d’informations sur le projet Sostenuto, cliquez ici.

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