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Plan-musées, la révolte gronde…

Frédéric Mitterrand présente le plan-musées

Le Plan-musées, annoncé le 9 septembre 2010, a déçu les conservateurs de collections publiques, qui espéraient une vision stratégique de la part de l’Etat. Les professionnels s’apprêtent à publier un «Livre blanc des musées»

Comment, en période de crise, bouder une enveloppe de 70 millions d’euros ? Nul professionnel des musées ne se risquera à dénigrer l’initiative du ministre de la culture : avec son Plan-musées 2011-2013, annoncé le 9 septembre, Frédéric Mitterrand marque son intérêt pour les collections publiques et va permettre à 79 équipements de voir le jour ou de se moderniser.
De nombreux musées verront les conditions de conservation de leurs collections améliorées, avec, notamment, l’aménagement de leurs réserves, sujet auquel nous attachons beaucoup d’importance, se félicite Christophe Vital, président de l’Association générale des conservateurs de collections publiques (AGCCPF).

1 million d’euros par projet

Mais, là s’arrête le satisfecit.
Car les conservateurs ont pris leur calculette : en moyenne, l’enveloppe annoncée représente un million d’euros par projet. C’est peu, lorsqu’il s’agit d’investissements lourds pour les collectivités, calcule l’AGCCPF dans son communiqué du 15 septembre. Une estimation partagée par Jean-Michel Tobelem, directeur d’Option Culture et professeur à l’Ecole du Louvre.
Autre motif de déception : 1/3 des équipements sélectionnés par le Plan-musées font déjà l’objet d’un financement dans le cadre des contrats de projets Etat-régions 2007-2013, et plusieurs figurent aussi dans le Plan de relance. S’agit-il de crédits supplémentaires ?, s’interroge Christophe Vital. Le ministère de la culture n’a rien précisé.
De même, nul ne sait si les 1.130 équipements non sélectionnés par le Plan-musées pourront bénéficier d’autres crédits.
Enfin, le président de l’AGCCPF regrette l’impasse faite sur les muséums, qui relèvent pourtant des musées de France, même s’ils sont sous la tutelle du ministère de l’Education nationale, et qui ont un grand besoin de rénovation.

Faiblesse du plan de politique publique

Plus globalement, la profession déplore la faiblesse du plan en termes de politique publique : ce plan ne revêt pas véritablement de caractère stratégique, pointe l’AGCCPF.
Or, la situation et le devenir des musées de France soulèvent actuellement bien des interrogations. Le plan n’aborde pas certaines questions de fond, confirme Jean-Michel Tobelem. Et de détailler les motifs d’inquiétude : la démographie du corps des conservateurs, le risque de « décrochage » de certains musées et de fermeture à venir de petits établissements, le devenir de la Réunion des musées nationaux (RMN), la conciliation entre autonomie des grands établissements et nécessaire coopération à l’intérieur du système des « musées de France », les hausses tarifaires, l’adaptation de l’Institut national du patrimoine (INP) aux mutations du monde patrimonial….

Villes petites et moyennes : des difficultés budgétaires

Autant de problèmes structurels, qui pourraient obscurcir l’avenir des musées. La situation n’est pas aussi brillante qu’on le dit, observe Christophe Vital. D’un côté, il y a environ 200 musées-phares, dont on parle beaucoup. De l’autre, il y a les équipements des villes petites et moyennes. Leurs collections sont souvent importantes, mais les collectivités qui financent ces musées rencontrent de plus en plus de difficultés budgétaires. Nous redoutons qu’une fracture s’établisse entre ces deux univers. L’Etat doit continuer à soutenir ces musées. De même, il faut maintenir les financements croisés. Sans eux, nous n’aurions pas le réseau de musées que nous avons aujourd’hui. Par ailleurs, la profession se trouve face à un problème de gestion des emplois et des effectifs. Les équipes sont vieillissantes et nous nous attendons à une véritable hémorragie dans les années à venir sous l’effet des départs en retraite, tant dans la FPT que dans la fonction publique d’Etat. Or on ne pourra pas remplacer tout le monde.
Pour sa part, Jean-Michel Tobelem formule déjà quelques propositions, qu’il souhaite mettre en débat. Pourquoi ne pas constituer ce que l’on pourrait appeler des « musées municipaux ou intercommunaux à vocation régionale », qui auraient un rôle d’accompagnement auprès de structures plus modestes ? La mutualisation des moyens de plusieurs équipements au sein de « pôles territoriaux » permettrait aussi d’atteindre une véritable masse critique. Autre piste envisageable : la création d’un organisme public chargé de concevoir, créer et faire circuler des expositions temporaires dans le réseau des musées.

Livre blanc des musées

Autant de pistes qui seront bientôt mises en perspective avec celles que l’AGCCPF s’apprête à publier en février prochain. L’association met, en effet, la dernière main à un « Livre blanc des musées », sur lequel elle travaille depuis environ deux ans. Il s’agira d’un rapport d’une centaine de pages, qui dressera l’état des lieux et fera des préconisations pour faire bouger le monde des musées, précise Christophe Vital.
La présentation de ce document donnera lieu à un débat qui devrait réunir les professionnels, avec le ministre de la culture, des parlementaires et des élus locaux.

Source : NTC, La Gazette des Communes.

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Fréquentation des Etablissements Publics du ministère

Une trentaine d’établissements publics sous tutelle du ministère de la Culture et de la Communication ont pour vocation d’accueillir du public : 2 bibliothèques, 13 établissements à caractère patrimonial (musées et monuments), 6 établissements de spectacle (théâtres et opéras) et 5 établissements à caractère polyvalent (auditorium et musée de la musique pour la Cité de la musique par exemple).
La présente étude fait le point sur la fréquentation de ces établissements. En 2009, la fréquentation totale (payante et gratuite) de ces établissements s’élève à 34 millions d’entrées.

Les musées et monuments sont les plus attractifs auprès du public, en particulier les plus importants en termes de notoriété nationale et internationale, qui participent de l’attrait touristique de la capitale française.

D’une façon générale, le nombre d’entrées tend à augmenter, une hausse qui accompagne souvent une diversification des activités proposées et des dispositifs mis en œuvre pour favoriser l’accès au plus grand nombre.

Pour consulter le document, cliquez ici ou bien téléchargez-le directement à partir de notre Box Ressources.

Source : DEPS, ministère de la Culture et de la Communication.

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Culture et collectivités territoriales : sous le voile de la réforme, un nouveau paysage reste à dessiner

La récente « levée de boucliers » des seuls milieux culturels contre l’éventuelle suppression de la clause de compétence générale est révélatrice de l’absence de vision politique du rôle de la culture, de l’asthénie des professionnels, du désintérêt de nos concitoyens pour le sujet.

Ce débat est dangereux car il enferme l’art et la culture dans un espace strictement institutionnel alors qu’il s’agit d’une véritable question politique. Quelle société voulons-nous pour nous-même et nos enfants : le libre – échange à visée purement commerciale ou un espace régulé qui offre le plus juste équilibre possible entre activités marchandes et non –marchandes ? Un espace public réduit aux seules fonctions de sécurité et de justice ou la promotion d’un nouveau vivre ensemble fondé sur le respect mutuel ? Avant d’être une simple « compétence », le soutien à l’art et à la culture est d’abord affaire de désir, de volonté et d’engagement.

Ce débat est dangereux car il évacue la société civile et ignore le rôle des hommes. Avant d’être objet institutionnel, la culture est d’abord affaire de désir individuel et de volonté collective. Depuis le milieu des années 80, une mécanique infernale s’est mise en mouvement qui exclut progressivement les citoyens de la gestion du service public culturel. Or, c’est précisément l’engagement de militants et de bénévoles qui avait conduit les Collectivités à soutenir des projets et des établissements culturels. Est-il exagéré de regretter que ce lien ce soit progressivement distendu à la faveur du mouvement de professionnalisation des établissements culturels ? N’est-il pas surprenant que des organisations professionnelles prennent la défense des élus locaux, leur reconnaissant ainsi une « compétence » qu’ils contestaient hier encore pour cause d’ignorance ou de populisme ? Quelle part d’opportunisme et de corporatisme dans ce soudain revirement ?

Enfin, cette polémique est inutile car nul ne peut imaginer un seul instant que le Président de la République aille au bout de ce projet sans le consentement des associations d’élus. L’ex – Maire de Neuilly et Président du Conseil Général des Hauts de Seine sait pertinemment que ceci reviendrait à contrevenir fortement au principe de libre administration des collectivités territoriales. Alors pourquoi ce débat ? Il s’agit une fois de plus d’un tour de passe-passe. Tandis que la main gauche menace de supprimer la clause de compétence générale, la main droite fouille les poches des Collectivités. Le gouvernement finira par lâcher sur la compétence tout en les muselant via la réforme de la fiscalité locale. Les Collectivités pourront continuer à financer la culture, mais avec de moins en moins de moyens. Comment l’expliqueront-elles alors aux professionnels venus réclamer leur dividende de la victoire ?

Cette polémique met avant tout cruellement en lumière le manque d’intérêt de nos élites pour l’art et de la culture et le décrochage d’avec une grande partie de la société. Remettre cette question au cœur des préoccupations des Français et aux premiers rangs des enjeux politiques suppose de dépasser le simple cadre institutionnel. Il est urgent de refonder notre rapport aux citoyens, en sommes-nous encore capables ?

Denis Declerck*

*Denis Declerck est directeur de l’action culturelle à la communauté d’agglomération d’Evry Centre Essonne. Avant cela, il a été directeur de théâtres à Vienne (1989-1992) puis à Béziers (1992 – 1999) avant de rejoindre le ministère de la culture : conseiller théâtre et action culturelle à la DRAC Nord Pas de Calais (1999 – 2004) puis inspecteur (2004 – 2009). Il a notamment été le coordonnateur et le rapporteur général des Entretiens de Valois. Denis Declerck est titulaire du Master 2 “Direction de projets culturels” délivré par l’Observatoire des Politiques Culturelles  et Sciences – Po Grenoble (1997).

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Politiques culturelles : singularités et positionnement de l’agglomération lyonnaise

Quatrième chapitre de notre série de publications issues des rencontres débats passionnants qui ont eu lieu au sein du Grand Lyon dans le cadre du cycle de rencontres « Grand Lyon Vision Culture » et dont son concepteur Pierre-Alain Four* nous fait l’honneur et l’amitié de nous autoriser la diffusion.

Ce quatrième déjeuner-débat se focalise sur la construction de la politique culturelle du territoire.

L’histoire locale de la genèse de la politique culturelle montre qu’elle est remarquablement dynamique depuis le milieu du XIXe siècle. Si elle a connu une baisse de régime dans la première moitié du XXe siècle, elle se caractérise par deux points : une capacité à importer et à insuffler un souffle propre aux arts vivants – théâtre et musique au XIXe siècle, danse à la fin du XXe siècle – mais une difficulté plus grande à valoriser les arts appliqués issus de son territoire. La relation entre art et industrie, qui constitue pourtant une spécificité endogène, n’a, jusqu’à une période très récente, pas été reconnue comme elle aurait pu l’être à Lyon, contrairement à l’attitude adoptée à Saint-Étienne.

La situation change, avec la montée en puissance d’événements hybrides comme la Fête des Lumières ou les Nuits Sonores. Par ailleurs, la ville a soutenu des montages institutionnels originaux via la Politique de la Ville ou la signature d’une Charte de coopération culturelle, a encouragé des expériences visant à modifier la relation du spectateur à l’œuvre, accueille des écoles de formation artistique de haut niveau…
Renouant ainsi avec une capacité à l’hybridation, qui est en quelque sorte la signature de ce territoire.

Pour consulter le rapport en ligne, cliquez ici. Vous pouvez également le télécharger dans notre box « Ressources ».

Pour consulter le chapitres précédents : chapitre 1chapitre 2, chapitre 3.

*Docteur en sciences politiques (IEP de Paris), Pierre-Alain Four, a été chercheur associé au Pacte-CNRS (IEP de Grenoble) et est membre fondateur de l’Association pour la promotion et l’organisation de la recherche en sciences sociales (Aporss), puis de FRV100. Il a notamment travaillé sur les Fonds régionaux d’art contemporain (Frac), la vie intellectuelle en province et d’une manière générale sur de nombreuses questions culturelles et artistiques. Il a notamment analysé les relations entre artistes et amateurs, et la place des artistes insérés dans des dispositifs de politique publique éloignés de leur champ professionnel d’origine (politique de la ville par exemple). Il a aussi été chargé de cours à l’Université de Montpellier III, à l’école des Beaux-Arts de La Réunion, à l’université Lyon2, etc. Il est actuellement veilleur culture pour la DPSA où entre autre missions, il anime et conçoit le cycle Grand Lyon Vision Culture.

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Les chemins variés de l’émergence culturelle

Troisième chapitre de notre série de publications issues des rencontres débats passionnants qui ont eu lieu au sein du Grand Lyon dans le cadre du cycle de rencontres « Grand Lyon Vision Culture » et dont son concepteur Pierre-Alain Four* nous fait l’honneur et l’amitié de nous autoriser la diffusion. Cette fois-ci, il s’agit de la question ô combien complexe de l’émergence culturelle.

Le champ culturel est en perpétuel mouvement et a fait de l’émergence un de ses traits d’identité les plus caractéristiques. Mais plusieurs facteurs contribuent à rendre le repérage de l’émergence plus complexe qu’autrefois : les frontières du domaine culturel s’élargissent, le public change de place, les nouvelles technologies modifient le rapport à l’œuvre, alors que les disciplines identifiées continuent à se renouveler et à pratiquer l’émergence…

Aussi, la question de la nature du regard à porter devient-elle centrale, puisqu’il faut embrasser un panorama très large couvrant différentes pratiques qui ne sont pas encore admises dans le champ artistique, mais qui ne peuvent en être exclues, toutes sortes de technologies, toutes sortes d’attitudes…

Cette séance dédiée aux « Chemins variés de l’émergence culturelle : nouvelles disciplines, nouvelles pratiques », se propose de faire le point sur les jeunes pousses identifiées ou en passe de l’être, manière d’insister sur la nécessité d’en faire un repérage plus systématisé et mieux capitalisé.

Pour consulter le rapport en ligne, cliquez ici. Vous pouvez également le télécharger dans notre box « Ressources ».

Pour consulter le chapitres précédents : chapitre 1, chapitre 2.

*Docteur en sciences politiques (IEP de Paris), Pierre-Alain Four, a été chercheur associé au Pacte-CNRS (IEP de Grenoble) et est membre fondateur de l’Association pour la promotion et l’organisation de la recherche en sciences sociales (Aporss), puis de FRV100. Il a notamment travaillé sur les Fonds régionaux d’art contemporain (Frac), la vie intellectuelle en province et d’une manière générale sur de nombreuses questions culturelles et artistiques. Il a notamment analysé les relations entre artistes et amateurs, et la place des artistes insérés dans des dispositifs de politique publique éloignés de leur champ professionnel d’origine (politique de la ville par exemple). Il a aussi été chargé de cours à l’Université de Montpellier III, à l’école des Beaux-Arts de La Réunion, à l’université Lyon2, etc. Il est actuellement veilleur culture pour la DPSA où entre autre missions, il anime et conçoit le cycle Grand Lyon Vision Culture.

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Le champ culturel est-il un univers en expansion ?

Nous inaugurons ce mois-ci une série de publications tout à fait passionnantes issues des rencontres débats qui ont eu lieu au sein du Grand Lyon dans le cadre du cycle de rencontres “Grand Lyon Vision Culture” et dont son concepteur Pierre-Alain Four* nous fait l’honneur et l’amitié de nous autoriser la diffusion. Voici donc le rapport du 1er déjeuner-débat d’un cycle mis en place pour aider le Grand Lyon à aborder le champ culturel.

Alors que la politique culturelle initiée par l’État dans les années 60 a largement contribué à définir le champ culturel, le paysage s’est profondément modifié depuis une trentaine d’années. En effet avec la montée en puissance des collectivités locales, ce sont de nouvelles politiques culturelles qui sont apparues recouvrant un périmètre différent de celui défini par l’intervention centrale.
Parallèlement, les pratiques des individus se sont elles aussi beaucoup diversifiées. Quant aux productions artistiques, sous l’influence de divers facteurs (immigration, nouvelles technologies, refondation de disciplines, etc.), elles se sont elles aussi beaucoup transformées. Ainsi le champ culturel apparaît-il en dissémination et en refondation constantes. De ce fait, il est malaisé à cerner, alors même qu’il occupe une place croissante dans nos sociétés.
Comment une grande agglomération peut-elle dès lors se situer dans ce contexte ?

Pour consulter le rapport en ligne, cliquez ici. Vous pouvez également le télécharger dans notre box “Ressources”.

Pour consulter le chapitre suivant, cliquez ici.

*Docteur en sciences politiques (IEP de Paris), Pierre-Alain Four, a été chercheur associé au Pacte-CNRS (IEP de Grenoble) et est membre fondateur de l’Association pour la promotion et l’organisation de la recherche en sciences sociales (Aporss), puis de FRV100. Il a notamment travaillé sur les Fonds régionaux d’art contemporain (Frac), la vie intellectuelle en province et d’une manière générale sur de nombreuses questions culturelles et artistiques. Il a notamment analysé les relations entre artistes et amateurs, et la place des artistes insérés dans des dispositifs de politique publique éloignés de leur champ professionnel d’origine (politique de la ville par exemple). Il a aussi été chargé de cours à l’Université de Montpellier III, à l’école des Beaux-Arts de La Réunion, à l’université Lyon2, etc. Il est actuellement veilleur culture pour la DPSA où entre autre missions, il anime et conçoit le cycle Grand Lyon Vision Culture.

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Impliquer les fonds d’investissement dans le financement de la culture : à la croisée des deux mondes ?

A l’aube où la dimension économique du champ culturel apparaît de plus en plus évidente, l’idée de s’intéresser  aux nouveaux modes de financement devient un enjeu de taille dans un contexte de raréfaction des subventions publiques.

Face aux changements des systèmes de financement de la culture qui se profilent, de nouveaux schémas sont à inventer. Mais les outils manquent encore. Les nouvelles approches financières (économie sociale, micro-crédit, partenariats public privé) invitent  à repenser la notion d’accès au capital dans ce secteur. Dans un contexte de crise, le secteur culturel et créatif est un espace de croissance, se développant plus rapidement que le reste de l’économie.

Le mécanisme de financement des activités culturelles correspond à une approche spécifique, généralement mal appréhendée par les investisseurs. La perception négative des risques est souvent évoquée, mais c’est souvent l’appréciation et la gestion des risques qu’il convient de mettre en question, par l’absence d’expertise propre à ce secteur. A la différence d’un bien de consommation courante, une activité culturelle est composée d’une série d’étapes nécessaires aux biens et aux services mis sur le marché. Au risque commercial, s’ajoute généralement un risque lié à la gestion des droits d’usage et le piratage des œuvres.

Au regard des besoins à satisfaire, la mobilisation des financements privés est une tendance incontournable. Des fonds d’investissement dédiés à des projets culturels d’une taille suffisante pour assurer un retour sur investissement sont en cours de structuration. Un autre levier potentiel : la création de véhicules d’investissement spécifiques, analogues aux fonds d’investissement stratégique auprès du secteur industriel.

Favoriser le financement de la culture par des fonds privés ne signifie pas pour autant de basculer dans un système de marchandisation de la création artistique et culturelle. Il s’agit plutôt de préparer les acteurs aux changements à venir dans le domaine du financement, et surtout de mettre en valeur le potentiel économique, créatif et innovant que la culture représente pour un territoire, de manière directe et indirecte.

Les débats sont ouverts …

Vincent Sallé*

Lire aussi par Vincent Sallé :

*Consultant en finance, Vincent Sallé a occupé différents postes en entreprises, en tant qu’ingénieur d’études chez Suez, puis au sein du cabinet Ernst&Young comme directeur de mission senior secteur public. Ses quinze ans d’expérience professionnelle l’ont conduit à réaliser des missions de conseil auprès de plusieurs grands groupes, en France et en Europe. Il a ensuite accompagné près d’une centaine d’organisations publiques et privées en conseil opérationnel. Il travaille sur des thématiques liées à la mise en œuvre de projets (études d’opportunité, analyses de faisabilité économique, analyse financière), à la définition de stratégies d’établissement (plan directeur, études de projet), à la réalisation de projets d’investissement immobiliers ou mobilier en montage complexe de type PPP (BEH, CP,…) ou de systèmes d’information (schémas directeur des SI, études de faisabilité, implémentation de solutions).

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Abandonner l’arrosoir ?

Le 3 mai dernier, nous étions présents à la table ronde du festival de BD « Fumetto » de Lucerne pour écouter Guy Krneta (écrivain), Lynn Kost (directeur de « Fumetto »), Lukas Heuss (coordinateur du secteur Programme de Pro Helvetia) et Rgula Koch (directrice de la Zuger Kulturstiftung Landis & Gyr) discuter d’un sujet ô combien brûlant, toujours tabou en France mais pour combien de temps encore ? En effet, depuis quelques années dans de nombreux pays dont la Suisse, on assiste à des mutations profondes dans les politiques culturelles nationales, territoriales et locales sur la question hautement politique du soutien public financier de la culture. Celui-ci s’éloigne en effet du principe de « l’arrosoir » (on dirait « saupoudrage » en France) et s’appuie d’avantage sur des critères et des priorités ciblés. La politique se passionne elle aussi toujours plus pour cette approche qui suscite de nombreux débats et les fondations privées (crise oblige ?) lui emboitent le pas dans leur engagement en faveur de la culture.

De leur côté, les artistes et les acteurs culturels ne cessent d’exprimer leurs doutes quant à la pertinence de ce soutien qu’on qualifie de « commissarial », soutien qui a tendance parfois à se substituer aux compétences proprement culturelles et artistiques des acteurs eux-mêmes. Ils craignent que les programmes prioritaires ne soient avant tout l’expression d’une intention pédagogique des instances de soutien à la culture. Mais cette pédagogie est souvent empirique, avec des résultats plus ou moins heureux et parfois des désillusions douloureuses.

En même temps les artistes et les acteurs culturels se battent pour pérenniser l’acquis, assurer l’avenir et poursuivre leur développement tout en ne se satisfaisant pas de la situation actuelle.

Les instances de soutien à la culture quant à elles, soulignent que l’encouragement prioritaire est un élément de leur stratégie générale, qui leur est indispensable pour inciter à chercher de nouveaux partenariats et exploiter de nouveaux secteurs à soutenir. Elles ne sont visiblement pas toutes conscientes que ce principe s’applique d’abord à elles.

Ces mutations / évolutions / ruptures (selon les pays) n’avancent pas forcément dans les mêmes directions et n’apportent pas les mêmes réponses à des besoins ou des revendications professionnelles qui tout en ayant trait au financement de la culture et des arts sont structurées / représentées de manières très différentes. D’autant qu’on constate que partout, encouragement ou pas vers de nouvelles initiatives plus partenariales avec le domaine privé, les acteurs culturels tentent constamment de trouver des solutions alternatives au soutien financier public, soutien public qui lui ne cesse de régresser. C’est à cet endroit que l’évaluation joue un rôle fondamental avant, pendant et après les actions. Mais c’est aussi à cet endroit que l’évaluation des politiques culturelles n’est pas suffisamment cartographiée dans le sens où les fléchages budgétaires « culture » ne sont pas les seuls à financer la culture. Les acteurs culturels sont en effet les premiers à redoubler d’ingéniosité (souvent parce qu’ils y sont contraints) pour trouver de nouvelles sources de financement public (TIC, politique de la ville, action sociale, développement économique, tourisme, innovation, développement territorial, développement durable… il y a pratiquement autant de possibilités que de secteurs, c’est aussi une preuve de la transversalité à construire avec la culture) et privé (sponsors, mécènes, fondations, fonds de dotation, partenariats, etc.)

Le problème ne se situe-t-il donc pas dans la faiblesse (voire parfois l’absence, selon les pays) d’expertise et d’accompagnement vers les ingénieries financières plus mixtes ? A trop vouloir rester dans son pré carré politique, dans son cloisonnement et à trop négliger les logiques / mécaniques des autres secteurs, on contribue involontairement, mais cruellement tout de même, à une « sélection naturelle » entre les acteurs culturels. Bien sûr, on remarque que les nuances sont importantes par exemple entre les pays à forte tradition centralisatrice et les pays de tradition fédérale. Mais en tout état de cause, cette table ronde a parfaitement démontré l’importance et l’urgence d’évaluer les mutations des pratiques en cours. Et sur ce point, les différences de niveau de maturité sont pour le moins très hétérogènes, voire divergents, renvoyant dos-à-dos chaque culture, chaque écosystème culturel et professionnel, chaque territoire, chaque politique culturelle.

L’arrosoir n’est donc qu’un outil parmi d’autres dans l’atelier du jardinier, à la fois indispensable et commutable.

Philippe Gimet

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Repenser la médiation, l’exemple de la Smithsonian Institution / 3

Dernier volet de la série inédite sur la médiation dans les musées par Aurélie Henry*, le présent article s’intéresse à la médiation via les technologies, la mobilité et le multimédia. Après avoir traité de l’offre de médiation et de la médiation humaine, l’auteur nous expose ici différentes formes de médiation issues de l’appropriation du multimédia et des TICE, notamment celles mises en place à la Smithsonian Institution.

Les technologies de l’information et de la communication pour l’éducation (ou TICE) sont aujourd’hui omniprésentes et les musées, et autres lieux d’éducation informelle, s’en emparent pour répondre aux attentes de publics avides de nouvelles expériences. Une offre multimédia concertée et cohérente permet de compléter l’offre de médiation humaine.  Les parcours de visites généraux sont bien souvent basés sur la lecture de cartels et l’observation d’objets. Le multimédia ouvre la porte à des contenus alternatifs et doit être envisagée différemment. La médiation par le multimédia, quelque soit la plateforme, doit être ludique. Les anglo-saxons parlent de Edutainement, contraction de Education et Entertainment. Il me semble important de proposer aux publics autre chose que de la lecture et de l’observation d’images statiques. La notion de divertissement est centrale, le multimédia doit intervenir comme une pause ludique, ce qui n’exclut pas la pédagogie et le caractère scientifique des contenus, bien au contraire.

Il existe bien évidemment plusieurs formats multimédia et il conviendra de choisir le plus approprié à l’exposition ou l’œuvre, ses publics et les objectifs pédagogiques que l’institution aura déterminés. J’aimerais commenter quelques-uns de ces formats avant de partager quelques-unes des leçons que j’ai pu apprendre au cours de ma carrière de chef de projet.

Parmi ces différents formats, j’ai eu l’occasion de travailler sur un projet de borne multimédia. La borne interactive reste le format le plus ancien et le plus familier. Proche de l’ordinateur personnel, elle est d’utilisation simple et intuitive et permet de diffuser des contenus complémentaires et d’offrir une pause interactive au cours de la visite. Grâce à un accès internet elle permet de créer des ponts avec le site Internet de l’institution.

La table multipoints, nouvelle venue dans le paysage de l’éducation informelle, ressemble à la borne interactive mais elle introduit une nouvelle dimension : le multi-usagers et la sociabilité. Avec une telle technologie le médiateur peut parier sur l’interaction entre visiteurs, qu’ils se connaissent ou non. La Smithsonian Institution, comme beaucoup, a plusieurs projets en cours mais le meilleur exemple, à mon sens, reste la table interactive du Churchill Museum à Londres.

La technologie mobile favorise quant à elle l’expérience entre le visiteur et l’œuvre en pariant moins sur la sociabilité. Par le biais d’audioguide ou de smartphone, ces technologies “de poche” permettent de distribuer du contenu multimédia à proximité immédiate des œuvres. Reste à trouver un modèle économique adapté.

Une dernière tendance plus prononcée aux Etats-Unis et notamment à la Smithsonian Institution est la diffusion de multimédia en ligne. Les sites Internet de l’institution sont peuplés avec des activités et jeux en ligne. Cela permet un accès aux contenus du musée à ceux qui ne pourront pas venir sur place pour des raisons géographiques, physiques ou sociales. Les visites des sites Internet sont ainsi dix à cent fois supérieures à celles du site physique et les missions et objectifs de l’institution peuvent atteindre un plus grand nombre de visiteurs anglophone à travers le monde.

Au cours de mon expérience comme chef de projet, j’ai pu tirer quelques leçons sur l’utilisation du multimédia dans une institution culturelle :

  • L’évaluation du projet à tous les stades de son développement est décisive ; comme l’est l’articulation entre la direction de projet et son évaluation : enquête sur les publics et analyse des résultats nourrissent le travail de chef de projet et assurent un développement harmonieux et proches des attentes des publics.
  • Le multimédia interactif favorise le processus d’apprentissage des plus jeunes visiteurs et contribue à la création d’une expérience mémorable. J’ai pu constater, par exemple, qu’un jeu de Memory, dont l’objectif premier est de stimuler la mémoire visuelle, permet aussi l’acquisition de connaissance en exposant l’usager à la fois à des images familières et nouvelles, provoquant ainsi sa curiosité et la recherche d’informations.
  • Grâce à leur concentration sur les objectifs pédagogiques et sur l’ergonomie du produit final, les médiateurs font de bons chefs de projets multimédia. Pour palier à un manque de connaissances techniques et scientifiques il est impératif de s’entourer d’une équipe d’experts. La transversalité de cette équipe garantira la multiplicité des points de vue et la qualité du produit final.

Il me semble absolument nécessaire de partager ces leçons afin de voir notre pratique mûrir et la qualité de dispositifs que l’on rend accessible à nos visiteurs s’améliorer. Vous pouvez trouver en ligne toutes les présentations que j’ai pu donner sur mon slideshare (http://www.slideshare.net/aurelihenry).

Pour revenir au chapitre 1, cliquez ici et pour le chapitre 2, cliquez ici.

Aurélie Henry est consultante en médiation culturelle. Elle a été chef de projet à la Smithsonian Institution pendant quatre ans. Après des études en histoire, histoire des arts et un DESS en Gestion des équipements touristiques et culturels, elle a travaillé pour une agence d’ingénierie culturelle à Paris, avant d’aller s’installer aux Etats-Unis. Au sein du service des publics du Smithsonian National Postal Museum, elle piloté des projets web et multimédia garantissant la qualité de l’accueil des visiteurs.

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Repenser la médiation, l’exemple de la Smithsonian Institution / 2

Le deuxième volet d’une trilogie inédite sur la médiation dans les musées par Aurélie Henry* s’intéresse à la médiation humaine. Après avoir traité de l’offre de médiation et avant de terminer par la médiation mobile et technologique, l’auteur nous expose ici différentes formes de médiation mises en place à la Smithsonian Institution qui se distinguent d’une offre de médiation qui a bien souvent du mal à se renouveler.

Dans le cadre d’une politique de médiation complète et afin d’offrir aux publics une expérience mémorable et éducative, la médiation humaine reste essentielle. Elle prend cependant trop souvent la forme d’une visite conférence au cours de laquelle la relation entre conférencier et visiteurs reste verticale. Certains musées proposent des alternatives sous forme de visites ludiques ou théâtralisée, de visites contées ou musicales, mais le format reste le même, et la relation entre médiateur et visiteurs, verticale.

Répondre à ces attentes représente un défi pour les musées. Si l’on crée de nouveaux formats, il faut aussi créer les outils qui les accompagnent : recrutement, formation et accompagnement des conférenciers dans la conduite du changement. Quels nouveaux formats proposer et comment les mettre en place ? Voici certains formats proposés par la Smithsonian Institution.

Une option facile à mettre en place (car proche de ceux existant déjà) est la « visite conversation ». La visite est très courte – une vingtaine de minutes – et le médiateur ne suit pas un script. Le médiateur (ou docent à la Smithsonian Institution) accueille un groupe d’une quinzaine de visiteurs au maximum et commence par faire connaissance avec son groupe avant d’introduire brièvement les objets puis de mener la conversation entre visiteurs.
Ce format présente plusieurs avantages : il est plus léger et plus reposant pour le conférencier ; le dialogue est enrichissant et lui permet de nourrir ses prochaines visites. Chaque visite étant plus courte, on peut on programmer plus sans avoir besoin de plus de personnel. Enfin, les techniques de conduite de conversation sont, si elles ne sont pas déjà maitrisées par les conférencier, très facile à apprendre et à déployer.

Une variante du format précédent est la visite centrée sur un objet (Gallery Cart). Le médiateur est posté dans une galerie avec un objet intriguant – au Air and Space Museum, il peut s’agir d’une roche en provenance de l’espace. De cet objet naît la question : « qu’est ce que c’est ? » Et le dialogue s’engage entre médiateur et visiteurs : « Touchez cette roche qui vient de l’espace et imaginez le chemin qu’elle a pu faire pour venir sur la terre… » Cette courte interaction permet aux visiteurs de poser des questions et de découvrir une porte d’entrée originale au phénomène des météorites dans notre exemple. L’objet sert de brise glace pour le médiateur et incite le visiteur à engager le dialogue. L’interaction très courte est concentrée autour de l’objet mais elle peut être le point de départ d’un dialogue plus poussé, au gré des rencontres.

Une autre manière d’inventer de nouveaux formats est le mélange des genres : nous avons, par exemple, essayé d’apporter des éléments de type « atelier » à la visite. Au cours d’une visite thématique de quarante cinq minutes, le médiateur propose aux visiteurs de dessiner un objet– non pas pour le reproduire, mais pour apprendre à regarder. Le simple fait de faire quelque chose ensemble introduit une toute autre dimension à la visite et une dynamique différente en favorisant les conversations. Les visiteurs peuvent ainsi garder leurs croquis comme souvenir de leurs visites. Ce format ne nécessite aucun savoir faire artistique particulier pour le médiateur, si ce n’est un intérêt et une envie de déployer ces techniques et de savoir instaurer une atmosphère où chacun des participants se sent libre de partager sa créativité.

Chacun de ces formats est adaptable en fonction des différents types de publics : enfants, scolaires ou individuels, adultes, familles et handicapés. En français, en anglais mais aussi en chinois, russe, espagnol, italien…

Dans le cadre de la mission, l’offre de « médiation 2.0 » devra être mise en place en collaboration avec les conférenciers : travailler ensemble pour garantir au visiteur une expérience mémorable.

Aurélie Henry est consultante en médiation culturelle. Elle a été chef de projet à la Smithsonian Institution pendant quatre ans. Après des études en histoire, histoire des arts et un DESS en Gestion des équipements touristiques et culturels, elle a travaillé pour une agence d’ingénierie culturelle à Paris, avant d’aller s’installer aux Etats-Unis. Au sein du service des publics du Smithsonian National Postal Museum, elle piloté des projets web et multimédia garantissant la qualité de l’accueil des visiteurs.

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Palmarès des expositions 2008-2009 : le cas Banksy à Bristol / 1

Dans le palmarès récemment publié par The Art Newspaper des expositions les plus visitées dans le monde pour l’année 2008-2009, les chiffres de fréquentation montrent que les effets de la crise ne se sont pas fait sentir pour ces événements. Sur le plan interne, cela s’explique principalement par le fait que la plupart du temps ce type d’institutions ont une planification de programmation de leurs expositions à n-3 ou n-2, idem pour les mécènes/sponsors.

En externe, il a déjà été démontré à de très nombreuses reprises que la culture est une « valeur refuge » pour le public et pour les professionnels, on a notamment vu en 2009 les opérateurs économiques privés revenir vers ce qu’on appelle le segment institutionnel.

Bien entendu, cela ne vaut pas pour tout le monde ; c’est la limite de ce type d’exercice qui bien souvent ne permet pas de comparer les échantillons de manière suffisamment détaillée, et on sait déjà que la période 2009-2010 a été plus affectée, notamment pour ce qui est du « tassement » de la fréquentation touristique (avec des effets plus ou moins importants selon les territoires et selon les stratégies des opérateurs) et de la baisse du mécénat (8% en moyenne selon les études internationales qui ont été réalisées ces 6 derniers mois). The Art Newspaper (qui consacre également dans son numéro de mars un article très intéressant sur le 104 à Paris) indique déjà que pour 2009-2010 le nombre de mécènes/sponsors sur des grandes expositions a baissé (beaucoup ont tout simplement disparu) et que nécessairement cela se fera sentir sur les résultats de fréquentation.

Mais au sein de ce classement 2008-2009, une exposition qui s’est déroulée l’été dernier à Bristol en Angleterre figure de manière très surprenante à la trentième position, avec près de 4000 visiteurs par jour. Il s’agit de l’exposition du graffeur Banksy au Bristol City Museum.

Aucune exposition de graffeur (une mégastar en l’espèce) n’a jamais enregistré de tels chiffres sur des bassins de vie équivalents où que ce soit dans le monde, et la surprise vient aussi du fait qu’aucune promotion ou publicité n’a été faite pour cette exposition. Celle-ci a en effet été annoncée la veille de son ouverture et a été préparée dans le plus grand secret en parfaite entente entre l’artiste et la municipalité. Le musée a été fermé pendant tout le montage sans la moindre fuite (hormis deux musées concernés par les œuvres à acheminer étaient au courant). Sa directrice Kate Brindley avoue que cela fut très difficile de garder le secret depuis le mois d’octobre et reconnaît avoir fait un pari risqué pour son institution.

Avec de tels « handicaps », l’exposition obtient un résultat exceptionnel et parvient à battre l’exposition de LA star britannique de l’art contemporain Anish Kapoor à la Royal Academy of Arts de Londres, sur les douze semaines de l’exposition il a fallu attendre parfois jusqu’à 6 heures pour pouvoir entrer et l’exposition a pratiquement rapporté ce que le musée encaisse en une année.

Dans ces conditions qui défient toutes les logiques, comment ne pas s’interroger sur les recettes d’un tel succès ? Quels sont les ingrédients qui ont servi à concocter une telle réussite ? Ce sera l’objet de la deuxième partie de ce post.

Ci-dessous le top 10 publié par The Art Newspaper :

  1. Ashura and Masterpieces from Kohfukuji – Tokyo National Museum, 15,960 visitors per day
  2. 61st Annual Exhibition of Shoso-in Treasures – Nara National Museum, 14,965 visitors per day
  3. Treasures of the Imperial Collections – Tokyo National Museum, 9,473 visitors per day
  4. 17th Century Painting from the Louvre, National Museum of Western Art, Tokyo, 9,267 visitors per day
  5. 2nd Photoquai Biennale, Musee Quai Branly, Paris, 7,868 visitors per day
  6. Picasso and the Masters, Grand Palais, Paris, 7,270 visitors per day
  7. Kandinsky, Centre Pompidou, Paris, 6,553 visitors per day
  8. Joan Miro: Painting and Anti-Painting, Museum of Modern Art, New York, 6,299 visitors per day
  9. Pipilotti Rist: Pour Your Body Out, Museum of Modern Art, New York, 6,186 visitors per day
  10. Treasures of the Habsburg Monarcy, National Art Centre, Tokyo, 5,609 visitors per day

Sources : SMG, BBC, The Art Newspaper

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Repenser la médiation, l’exemple de la Smithsonian Institution / 1

Aurélie Henry*, nous propose une série inédite en trois parties sur la médiation dans les musées. La première sur l’importance de la mission pour soutenir l’offre de médiation et les deux suivantes sur les détails de l’offre de médiation en examinant d’abord la médiation humaine puis la médiation mobile et technologique (application iPhone, Smartphone, guides multimédia, tables multitouch, etc.)

La visite d’un musée est une expérience esthétique intime entre le visiteur et les œuvres,  un enrichissement personnel au contact des objets.  Mais elle peut parfois être frustrante. Le musée sans médiation ressemble à un buffet sans couverts : certains audacieux vont manger à pleines mains mais la plupart ne vont pas oser y goûter et vont être frustrés devant tant de plats appétissants hors de leur portée.
Les outils de médiation doivent fournir les couverts : les informations nécessaires à une expérience agréable et enrichissante.

La médiation doit évoluer, les visites guidées, les ateliers et audioguides instaurent une relation verticale entre l’institution et ses visiteurs. Ces formats doivent maintenant répondre aux attentes de publics avides de relations horizontales et décentralisées, en devenant plus souples et plus participatifs. Internet, les réseaux sociaux et l’offre multimédia permettent de créer et d’entretenir une relation différente avec les publics. L’utilisation de ces outils doit être au service d’une politique articulée autour d’objectifs clairement définis par l’institution. Cette méthode a déjà porté ses fruits et la plupart des musées américains ont une mission précise et accessible à tous.

Répondre à ces attentes représente un défi pour les musées. Le manque de temps, de moyens ou de personnels qualifiés sont des obstacles et c’est souvent l’offre de médiation dans son ensemble qu’il faut repenser. Il ne s’agit pas de tout changer : certaines initiatives, comme les visites contées ou les ateliers en famille sont excellentes, mais leur agrégation ne constitue pas une offre de médiation cohérente.

Il est donc nécessaire de réfléchir plus largement à l’expérience du visiteur en commençant en amont : préparation de la visite grâce au site Internet du musée, réservation en ligne, déplacement jusqu’au musée ; mais aussi en aval, en trouvant des moyens de prolonger le contact après que la visiteur a quitté le musée.

Une connaissance intime de ses publics permet au médiateur de développer une offre cohérente et adaptée à son institution. Du site Internet au guide multimédia, en passant par les bornes d’information et la signalétique, la billetterie et la boutique : et si nous regardions nos musées à travers les yeux de nos visiteurs ?

Pour cela, les institutions américaines et notamment les musées de la Smithsonian Institution répondent d’abord aux questions suivantes :

  • Qui sommes nous ?
  • Quelle est notre mission ?
  • Quel est le message que l’on veut que chaque visiteur retienne après sa visite du musée et/ou de notre site Internet ?

Les réponses à ces questions simples ne sont pas toujours évidentes. Elles constituent cependant la base du travail et doivent ensuite être traduite en objectifs. A chaque nouveau projet l’équipe de développement se réfère à la mission et avant de finaliser toute décision financière, les administrateurs de la Smithsonian Institution demandent comment le projet s’inscrit dans la mission de l’institution. Le médiateur peut alors s’y appuyer pour créer une offre de médiation complète et offrir aux publics un choix de visites, ateliers et guides multimédia adaptés. Chacun de ces éléments sera, pour reprendre la métaphore du buffet, le couteau ou l’assiette nécessaire à une expérience satisfaisante dans nos institutions.

Aurélie Henry est consultante en médiation culturelle. Elle a été chef de projet à la Smithsonian Institution pendant quatre ans. Après des études en histoire, histoire des arts et un DESS en Gestion des équipements touristiques et culturels, elle a travaillé pour une agence d’ingénierie culturelle à Paris, avant d’aller s’installer aux Etats-Unis. Au sein du service des publics du Smithsonian National Postal Museum, elle piloté des projets web et multimédia garantissant la qualité de l’accueil des visiteurs.

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Symposium sur la gestion des risques dans le financement de la culture

Organisé dans le cadre des activités menées par l’UNESCO sur les liens entre la culture et le développement, ce symposium a pour but d’analyser et de mettre en question la perception des risques liés au financement du secteur culturel et créatif dans les pays en développement.

  • Concept : malgré le potentiel reconnu des filières culturelles pour le développement socio-économique et la réduction de la pauvreté, celles-ci sont marginalisées dans les politiques et programmes de développement. De plus, ce secteur souffre d’un manque récurrent d’accès au financement, notamment dans les pays en développement, causé par la perception des risques liés à de tels investissements. En savoir plus
  • Programme : institutions financières, agences de coopération et organisations multilatérales partageront leur expérience dans la gestion de risque et dans l’élaboration d’approches innovantes. A venir
  • Message : Mme. Françoise Rivière, Sous-directrice générale pour la culture, partage sa vision. En savoir plus
  • Discussion en ligne : précédant le symposium, l’UNESCO organise une discussion en ligne dédié au thème de « La gestion des risques dans le financement de la culture », qui examine les points clés du symposium. En savoir plus

Liens externes :

La Financière des Entreprises Culturelles (FIDEC)

Fonds de Garantie pour le Financement des Industries Culturelles

Fonds d’investissement de la culture et des communications (FICC)

Fonds de garantie des industries culturelles (FGIC)

Institut pour le Financement du Cinéma et des Industries Culturelles (IFCIC)

Contact: Si vous désirez de plus amples informations concernant ce symposium, veuillez contacter cet email.

Source : Unesco

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The Participatory Museum

In our last post about Nina Simon, we mentionned The Participatory Museum, a practical guide to working with community members and visitors to make cultural institutions more dynamic, relevant, essential places. It is now published. Our member Evelyne Lehalle (owner of NTC, author of THE touchstone of the blogs about cultural tourism and one of the best museum experts in France) informed the group about this publication.

In order to give you a glimpse of this amazing and rather essential book, here is what Elaine Heumann Gurian, leading international museum consultant and author of Civilizing the Museum has said about The Participatory Museum : « Nina Simon’s new book is essential for museum directors interested in experimenting with audience participation on the one hand and cautious about upending the tradition museum model on the other. The book is well written, interesting, well researched, and useful.  It will encourage and support those who wish to begin.  Simon dissects the process of participatory change, showing how to make choices that will augment, without overturning, the museum’s current programs or mission.  In concentrating on the practical, this book makes implementation possible in most museums.  More importantly, in describing the philosophy and rationale behind participatory activity, it makes clear that action does not always require new technology or machinery.  Museums need to change, are changing, and will change further in the future.  This book is a helpful and thoughtful road map for speeding such transformation ».

For more reviews of The Participatory Museum, clic here.

Nina Simon is an exhibit designer, museum consultant, and the author of the Museum 2.0 blog. Her book is available for purchase, perusal, and discussion.

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Tendances et défis des politiques culturelles

« Tendances et défis des politiques culturelles » est paru en tout début d’année sous la direction de Claudine Audet et Diane Saint-Pierre. L’ouvrage est absolument remarquable et propose des analyses et des témoignages très pertinents à l’heure où les pays occidentaux font face au défi d’actualiser les principes de leurs interventions et leurs modes d’action publique dans le domaine de la culture, influencés en cela par de nombreux enjeux.

Issu du Colloque international sur les tendances et les défis des politiques culturelles dans les pays occidentaux (Québec, 2008), cet ouvrage présente un ensemble de réflexions sur le rôle et les capacités d’action des États nationaux, mais aussi sur ceux des territoires, tant locaux, régionaux que transnationaux, face à des problématiques qui dépassent de nos jours leur cadre traditionnel d’intervention. Qu’il suffise d’évoquer au passage des sujets tels que la diversité culturelle, la propriété intellectuelle, l’interculturalisme, l’action des régions et des villes, l’imbrication croissante de problématiques sociales, économiques, environnementales et culturelles, la remise en question du « primat » artistique et de la démocratisation culturelle, l’émergence de nouveaux modes de gouvernance de la culture et l’entrecroisement des niveaux gouvernementaux d’intervention et des systèmes d’acteurs. Voilà des sujets parmi nombre d’autres abordés par les auteurs.

Avec la participation de Claudine Audet, Ivan Bernier, Marie J. Bouchard, Simon Brault, Biserka Cvjeticanin, Yvan Gauthier, Jean-Louis Genard, Gérald Grandmont, Hamid Kaddouri, Pierre Lucier, Thomas Perrin, Anne Robineau, Damien Rousselière, Diane Saint-Pierre, Françoise Taliano-des Garets, Philippe Teillet, Jean-Claude Wallach, Alain de Wasseige

Claudine Audet

Claudine Audet est chargée de recherche au ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. Elle codirige avec Diane Saint-Pierre le présent ouvrage, issu d’un colloque, ainsi qu’un second sur des cas nationaux (à paraître dans la même collection). Ses recherches portent sur l’analyse des politiques culturelles dans une perspective comparative, notamment avec la France, le rôle des organisations internationales en culture et l’évolution des politiques du livre et de la lecture.

Diane Saint-Pierre

Diane Saint-Pierre est professeure à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) et responsable de l’axe « Politiques culturelles » de la Chaire Fernand-Dumont sur la culture. Outre la codirection avec Claudine Audet du présent ouvrage, issu d’un colloque, et d’un second sur des cas nationaux (à paraître dans la même collection), ses recherches des dernières années ont porté sur l’évolution des politiques culturelles, notamment dans des perspectives comparatives, sur les groupes d’intérêt en ce domaine et sur le rôle et la place de la culture dans la politique de développement de la ville.

Télécharger la table des matières (PDF)

ISBN : 978-2-7637-8948-4 / Presses de l’Université de Laval / Pour commander l’ouvrage, cliquez ici.

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PRACTICS

Practis. See Mobile See Practical lance un appel à contributions sur la mobilité dans le secteur culturel. PRACTICS est un projet triennal coordonné par le Centre d’information finlandais pour le théâtre qui s’est rapproché de dix organisations culturelles de six pays européens dans l’optique de faciliter l’apport d’information sur la mobilité européenne transfrontalière dans le secteur culturel.
PRACTICS est à la recherche d’histoires et d’expériences de mobilité, qui pourraient servir d’exemples pour d’autres artistes et professionnels culturels souhaitant être mobiles en Europe. Une sélection de bonnes pratiques sera publiée sur son site.
Un questionnaire en anglais est accessible sur www.practics.org.
Le projet PRACTICS est l’un des quatre projets sélectionnés par la Commission européenne pour la mise en réseau de structures favorisant la mobilité dans le secteur culturel. Les trois autres projets sont E-Mobility, piloté par les Pépinières européennes pour jeunes artistes (France), Changing Room, piloté par Trans Europe Halles et co-organisé par Sibelius Academy (Finlande) et Melkweg Amsterdam (Pays-Bas), et SPACE piloté par l’Office national de diffusion artistique (France).

Source : ministère de la Culture et de la Communication.

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Culture augmentée

CultureClic, la culture augmentée sur mobile, était présentée officiellement le 18 février par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique, avec Bernard Benhamou, délégué aux Usages de l’Internet, dans le cadre de la présentation de Proxima Mobile, premier portail de services aux citoyens sur téléphone mobile. Cette application gratuite, disponible actuellement sur iPhone et Web mobile (prochainement sur les autres smartphones), est un guide, un espace de découverte, une boussole culturelle et bientôt un réseau social entièrement conçu pour un usage mobile autour de la culture, la littérature et la culture scientifique.
La réalité augmentée sur mobile permet à l’utilisateur une expérience totalement nouvelle. Grâce au catalogue de la Réunion des musées nationaux et aux archives Gallica de la Bibliothèque nationale de France, il peut découvrir des morceaux d’histoire avec des tableaux, révélant le lieu où il se trouve à travers cinq siècles : le Louvre, les premières photos au monde de Notre-Dame et de Montmartre en 1841, la construction du pont Neuf, la Place Royale de Bordeaux au XVIIIe siècle, le port de Marseille en 1900, et bien d’autres trésors. L’application permet également de trouver les 1 300 musées français géolocalisés, avec leurs informations pratiques (horaires, tarifs, billets…) et propose l’offre culturelle de proximité, avec plus de 600 événements culturels sur tout l’hexagone, extraits de l’agenda du Portail de la Culture (www.culture.fr), ainsi que le programme d’Universcience (Cité des sciences-Palais de la découverte).

Contact : Proxima Mobile (mobile@proximamobile.frwww.proximamobile.fr/?q=node/ )

Source : NTC/ ministère de la Culture et de la Communication.

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Du diagnostic au projet culturel de territoires

La prochaine rencontre technique organisée par le Club Culture & Patrimoine et le Réseau Action Culturelle aura lieu le 30 mars au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). Thème : Du diagnostic au projet culturel de territoires.
Au programme : Définition et objectif d’un projet culturel de territoire ; Réalisation du diagnostic culturel de la ville de Courbevoie ; L’offre d’ingénierie culturelle : de l’évaluation à la mise en place de nouveaux dispositifs ; La vie de la communauté ; L’observatoire de la lecture publique du conseil général du Finistère : outil d’évaluation au service du développement de la lecture publique ; La politique de soutien au développement des projets culturels de Loire-Atlantique ; Conception et communication du projet culturel 2009-2014 de la ville de Caen.

Le programme et le bulletin d’inscription, à retourner avant le 26 mars, sont téléchargeables. Contact : Julien Bourak, Club Culture & Patrimoine/Réseau Action Culturelle, 93, avenue de Fontainebleau, 94276 Le Kremlin-Bicêtre cedex (01 45 15 08 53 – j.bourak@idealconnaissances.comwww.clubculturepatrimoine.net)

Source : le Club Culture et Patrimoine.

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Les fondations enrichissent l’Estonie

Il existe dans de nombreux pays du monde des fondations culturelles et de bienfaisance créées grâce aux legs de personnes riches. Le quotidien Eesti Päevaleht demande la même chose pour l’Estonie : “Un modèle tel que celui de [l'industriel allemand] Robert Bosch est bien entendu difficile à copier en Estonie car les conditions sont différentes. Il n’y a pas chez nous de fortune ancienne et nos millionnaires sont tous encore vivants. Mais il est tout de même possible de copier l’un ou d’autres. Il y a par exemple le nouveau musée des médias ‘Newseum’, dans le centre de Washington, qui a été construit uniquement grâce à des fonds privés, des dons faits par des entreprises des médias et leurs propriétaires. Pour soutenir le financement, de l’argent a été prélevé sur la construction d’immeubles d’habitation proches. On pourrait envisager un modèle de ce type pour Tallinn. La ville pourrait faire pression sur les développeurs de terrains particulièrement intéressants pour qu’ils y construisent autre chose, par exemple un musée ou une institution culturelle.”

Source : BpB

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Vancouver 2010 : programme de commandes publiques

En tant que ville d’accueil des Jeux olympiques d’hiver 2010 la ville de Vancouver (Canada) a lancé un ambitieux programme de commandes d’art public qui comprend des installations temporaires et des oeuvres permanentes lesquelles viennent magnifier des lieux ou des bâtiments emblématiques comme l’Hôtel de ville (photo), Stanley Park ou encore la Bibliothèque centrale.

Le programme d’art public de la ville de Vancouver pour les J.O. d’hiver 2010

Source : Art Public, premier portail européen sur l’art public

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