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Palmarès des expositions 2008-2009 : le cas Banksy à Bristol / 1

Dans le palmarès récemment publié par The Art Newspaper des expositions les plus visitées dans le monde pour l’année 2008-2009, les chiffres de fréquentation montrent que les effets de la crise ne se sont pas fait sentir pour ces événements. Sur le plan interne, cela s’explique principalement par le fait que la plupart du temps ce type d’institutions ont une planification de programmation de leurs expositions à n-3 ou n-2, idem pour les mécènes/sponsors.

En externe, il a déjà été démontré à de très nombreuses reprises que la culture est une « valeur refuge » pour le public et pour les professionnels, on a notamment vu en 2009 les opérateurs économiques privés revenir vers ce qu’on appelle le segment institutionnel.

Bien entendu, cela ne vaut pas pour tout le monde ; c’est la limite de ce type d’exercice qui bien souvent ne permet pas de comparer les échantillons de manière suffisamment détaillée, et on sait déjà que la période 2009-2010 a été plus affectée, notamment pour ce qui est du « tassement » de la fréquentation touristique (avec des effets plus ou moins importants selon les territoires et selon les stratégies des opérateurs) et de la baisse du mécénat (8% en moyenne selon les études internationales qui ont été réalisées ces 6 derniers mois). The Art Newspaper (qui consacre également dans son numéro de mars un article très intéressant sur le 104 à Paris) indique déjà que pour 2009-2010 le nombre de mécènes/sponsors sur des grandes expositions a baissé (beaucoup ont tout simplement disparu) et que nécessairement cela se fera sentir sur les résultats de fréquentation.

Mais au sein de ce classement 2008-2009, une exposition qui s’est déroulée l’été dernier à Bristol en Angleterre figure de manière très surprenante à la trentième position, avec près de 4000 visiteurs par jour. Il s’agit de l’exposition du graffeur Banksy au Bristol City Museum.

Aucune exposition de graffeur (une mégastar en l’espèce) n’a jamais enregistré de tels chiffres sur des bassins de vie équivalents où que ce soit dans le monde, et la surprise vient aussi du fait qu’aucune promotion ou publicité n’a été faite pour cette exposition. Celle-ci a en effet été annoncée la veille de son ouverture et a été préparée dans le plus grand secret en parfaite entente entre l’artiste et la municipalité. Le musée a été fermé pendant tout le montage sans la moindre fuite (hormis deux musées concernés par les œuvres à acheminer étaient au courant). Sa directrice Kate Brindley avoue que cela fut très difficile de garder le secret depuis le mois d’octobre et reconnaît avoir fait un pari risqué pour son institution.

Avec de tels « handicaps », l’exposition obtient un résultat exceptionnel et parvient à battre l’exposition de LA star britannique de l’art contemporain Anish Kapoor à la Royal Academy of Arts de Londres, sur les douze semaines de l’exposition il a fallu attendre parfois jusqu’à 6 heures pour pouvoir entrer et l’exposition a pratiquement rapporté ce que le musée encaisse en une année.

Dans ces conditions qui défient toutes les logiques, comment ne pas s’interroger sur les recettes d’un tel succès ? Quels sont les ingrédients qui ont servi à concocter une telle réussite ? Ce sera l’objet de la deuxième partie de ce post.

Ci-dessous le top 10 publié par The Art Newspaper :

  1. Ashura and Masterpieces from Kohfukuji – Tokyo National Museum, 15,960 visitors per day
  2. 61st Annual Exhibition of Shoso-in Treasures – Nara National Museum, 14,965 visitors per day
  3. Treasures of the Imperial Collections – Tokyo National Museum, 9,473 visitors per day
  4. 17th Century Painting from the Louvre, National Museum of Western Art, Tokyo, 9,267 visitors per day
  5. 2nd Photoquai Biennale, Musee Quai Branly, Paris, 7,868 visitors per day
  6. Picasso and the Masters, Grand Palais, Paris, 7,270 visitors per day
  7. Kandinsky, Centre Pompidou, Paris, 6,553 visitors per day
  8. Joan Miro: Painting and Anti-Painting, Museum of Modern Art, New York, 6,299 visitors per day
  9. Pipilotti Rist: Pour Your Body Out, Museum of Modern Art, New York, 6,186 visitors per day
  10. Treasures of the Habsburg Monarcy, National Art Centre, Tokyo, 5,609 visitors per day

Sources : SMG, BBC, The Art Newspaper

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The Participatory Museum

In our last post about Nina Simon, we mentionned The Participatory Museum, a practical guide to working with community members and visitors to make cultural institutions more dynamic, relevant, essential places. It is now published. Our member Evelyne Lehalle (owner of NTC, author of THE touchstone of the blogs about cultural tourism and one of the best museum experts in France) informed the group about this publication.

In order to give you a glimpse of this amazing and rather essential book, here is what Elaine Heumann Gurian, leading international museum consultant and author of Civilizing the Museum has said about The Participatory Museum : « Nina Simon’s new book is essential for museum directors interested in experimenting with audience participation on the one hand and cautious about upending the tradition museum model on the other. The book is well written, interesting, well researched, and useful.  It will encourage and support those who wish to begin.  Simon dissects the process of participatory change, showing how to make choices that will augment, without overturning, the museum’s current programs or mission.  In concentrating on the practical, this book makes implementation possible in most museums.  More importantly, in describing the philosophy and rationale behind participatory activity, it makes clear that action does not always require new technology or machinery.  Museums need to change, are changing, and will change further in the future.  This book is a helpful and thoughtful road map for speeding such transformation ».

For more reviews of The Participatory Museum, clic here.

Nina Simon is an exhibit designer, museum consultant, and the author of the Museum 2.0 blog. Her book is available for purchase, perusal, and discussion.

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Culture augmentée

CultureClic, la culture augmentée sur mobile, était présentée officiellement le 18 février par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique, avec Bernard Benhamou, délégué aux Usages de l’Internet, dans le cadre de la présentation de Proxima Mobile, premier portail de services aux citoyens sur téléphone mobile. Cette application gratuite, disponible actuellement sur iPhone et Web mobile (prochainement sur les autres smartphones), est un guide, un espace de découverte, une boussole culturelle et bientôt un réseau social entièrement conçu pour un usage mobile autour de la culture, la littérature et la culture scientifique.
La réalité augmentée sur mobile permet à l’utilisateur une expérience totalement nouvelle. Grâce au catalogue de la Réunion des musées nationaux et aux archives Gallica de la Bibliothèque nationale de France, il peut découvrir des morceaux d’histoire avec des tableaux, révélant le lieu où il se trouve à travers cinq siècles : le Louvre, les premières photos au monde de Notre-Dame et de Montmartre en 1841, la construction du pont Neuf, la Place Royale de Bordeaux au XVIIIe siècle, le port de Marseille en 1900, et bien d’autres trésors. L’application permet également de trouver les 1 300 musées français géolocalisés, avec leurs informations pratiques (horaires, tarifs, billets…) et propose l’offre culturelle de proximité, avec plus de 600 événements culturels sur tout l’hexagone, extraits de l’agenda du Portail de la Culture (www.culture.fr), ainsi que le programme d’Universcience (Cité des sciences-Palais de la découverte).

Contact : Proxima Mobile (mobile@proximamobile.frwww.proximamobile.fr/?q=node/ )

Source : NTC/ ministère de la Culture et de la Communication.

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Le Grand Palais voit grand

Le Grand Palais fait partie de ces rares équipements qui entament aujourd’hui une mue pour le moins singulière en mettant à plat la question de son projet, de ses missions et de sa stratégie de développement. A nouveau projet, nouvel opérateur, nouvelle structure, c’est au fond un changement assez radical auquel tous les équipements culturels sont conforntés. Ils ont en effet ce « devoir moral » quasi consubstantiel d’évoluer, d’être en phase avec leur temps (voire de le devancer) et de renouveler leur offre pour être toujours en capacité de nous éclairer, de nous émouvoir,  de nous accueillir, de nous servir et de toujours nous proposer conjointement une part de ce que nous venons y chercher et une part insoupçonnée de nous-mêmes.

Mais dans le cas du Grand Palais, définir les missions pour le futur opérateur qui regroupera le Grand Palais et la Réunion des Musées Nationaux pose la question de son projet culturel et scientifique, question qui cette fois-ci a été abordée d’une manière pour le moins inhabituelle.

Sur la méthode :

Trois groupes de réflexion ont été constitués par Jean-Paul Cluzel, président du Grand Palais et du conseil d’administration de la RMN, dans le cadre de la mission qui lui a été confiée par Nicolas Sarkozy et Frédéric Mitterrand. Ceux-ci vont se réunir lors de 2 sessions en février et mars prochains. Les trois groupes rassemblent ces 38 experts choisis parmi des personnalités issues d’horizons divers du monde de la culture (dirigeants d’institutions françaises et étrangères, commissaires indépendants, producteurs d’événements et de spectacles, organisateurs de salons, scientifiques, spécialistes des technologies numériques). L’objectif qui leur est assigné est d’échanger et de confronter des idées, des expériences et des désirs sur le projet Grand Palais/RMN. Le ministre de la Culture et de la Communication a confirmé sa présence la 1re réunion, c’est dire l’importance de l’enjeu. Jean-Paul Cluzel quant à lui remettra son rapport au président de la République le 31 mars 2010.

Sur le fond:

Longtemps cantonné dans sa mission historique, même l’esprit le plus chagrin est bien obligé de reconnaître aujourd’hui que le site fait preuve d’une certaine orginalité depuis la renaissance de sa grande nef et de sa verrière monumentale, le lieu est même devenu plus singulier que jamais en alliant grandes expositions classiques et contemporaines, performances, concerts et rencontres. Depuis, la verrière monumentale est devenue un lieu d’expérimentations pour la mode, la musique et l’art. Il faut dire que le Grand Palais propose une configuration et un cachet uniques, à la fois giganteste et modulable, qui permet  une commercialisation qui lui permet de s’autofinancer sans recevoir la moindre subvention. Avec un chiffre d’affaires de 7,4 millions d’euros prévu pour 2010 rien que pour la location de la Nef, c’est une manne financière qui fait rêver bon nombre d’établissements propriété de l’Etat.

C’est en effet d’abord grâce à son modèle économique de location d’espaces que le Grand Palais se donne les moyens de mettre en oeuvre sa mission vocative. Plus l’événement est « culturel », moins il coûte cher à la location et, donc, moins il rapporte au Grand Palais, et plus la manifestation est dite « commerciale », plus les tarifs sont élevés et plus elle rapporte. Organisé par le ministère de la Culture, le cycle « Monumenta », par exemple, ne génère quasiment pas de recettes au lieu mais quel apport de notoriété et de rayonnement ! Est-il possible d’imaginer un meilleur lieu pour « Monumenta » ? Ce modèle « centre de congrès et d’exposition » doté d’un projet scientifique et culturel que peu de lieux culturels osent véritablement mettre en place aurait-il des vertus insoupçonnées que le milieu culturel peut difficilement considérer ? Peut-être est-ce une affaire de « cible de clientèle » ? Il y a ici un paradoxe fort pour les défendeurs de la démocratisation de la culture que nous sommes tous, pour ne pas dire un tabou. L’écrasante majorité des lieux culturels ne bénéficie pas d’une telle situation ni d’un tel privilège , mais on voit bien, à la lumière des mutations du secteur de l’événementiel culturel, que la recherche de l’adéquation entre une politique de l’offre et une politique de la demande demeure complexe. Peut-être est-ce cette recherche d’adéquation qu’il faut abandonner et c’est ce que ce modèle économique du Grand Palais propose, même si avec le rapprochement du Grand Palais et des galeries nationales (qui dépendaient jusque-là de la réunion des musées nationaux, la RMN), ce mode de financement par la location d’espace devrait toutefois évoluer, et comporter une part de financement public. Cela paraîtra difficilement justifiable, d’autant que du point de vue du modèle proposé depuis 2005, il y a un niveau de maturité qui n’a pas encore été atteint. Mais il y a visiblement une volonté de poursuivre la mutation pour être en capacité de toujours surprendre et c’est peut-être là que ce situe la spécificité et l’exemplarité du Grand Palais.Voir grand, voir loin.

Les travaux engagés témoignent parfaitement de cela. Ils sont payés grâce à un emprunt contracté par l’établissement. Même si le lieu est en permanence en travaux depuis l’incident de 1993 qui avait conduit à sa fermeture jusqu’à 2005, il s’apprête cette année à engager une rénovation d’envergure : c’est au tour du salon d’honneur, de la galerie sud et des rotondes de la Reine et Alexandre III de subir un coup de jeune. Coût de l’opération : 23 millions d’euros. Les prochaines étapes augurent un nouveau changement d’échelle : Jean-Paul Cluzel, souhaite s’attaquer aux galeries encerclant la nef (Galeries nationales et Palais de la découverte), afin de constituer un vaste établissement « polyvalent et flexible ». Il doit d’ailleurs remettre des propositions en ce sens à Nicolas Sarkozy fin mars. La première phase de travaux sera livrée à l’automne 2010.

Avec une telle débauche de moyens, il faut espérer que l’originalité du lieu sera préservée car, à cette échelle, il y a peu d’équipements qui ont osé autant d’éclectisme et qui ont aussi bien réussi à se situer à équidistance de l’élitisme et du supermarché culturels.

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The Artvertiser

One of our members from Rhizome sent us some information about one of the most exciting improved reality project of public art I have ever seen : The Artvertiser, a urban, hand-held Improved Reality project exploring on-site substitution of advertising content for the purposes of exhibiting art. Some of you might have seen it during Berlin Transmediale 2010 last week but I can’t resist the temptation to share this great project with our audience.

The project was initiated by Julian Oliver in February 2008 and is being developed in collaboration with Clara Boj, Diego Diaz and Damian Stewart.

The Artvertiser considers Puerta del Sol Madrid, Times Square New York, Shibuya Tokyo and other sites dense with advertisements as potential exhibition space. An instrument of conversion and reclamation, The Artvertiser takes imagery seen by millions and re-purposes it as a surface for the presentation of art.

The best description of their work is an excerpt from their website : « the Artvertiser software is trained to recognise individual advertisements, each of which become a virtual ‘canvas’ on which an artist can exhibit images or video when viewed through the hand-held device.

After training, where ever the advertisement appears, the chosen art will appear instead when viewed live through the hand-held device. It doesn’t matter whether the advertisement is on a building, in a magazine or on the side of a vehicle.

If an internet connection is present at the site, the substitution can be immediately documented and published in on line galleries such as Flickr and YouTube.

While offering itself as a new platform for public art, The Artvertiser seeks to highlight the contradiction of Public Space in the context of what can and cannot be written on the surface of our cities. Neither graffiti or Fine Art, The Artvertiser exploits the inevitable redistribution of these surfaces in media such as digital film and photography, providing an alternative memory of the city.

By leveraging the internet as a redistribution mechanism, The Artvertiser supposes that an urban site dense with proprietary imagery can be re-purposed as an exhibition space for art and archived as such in turn. Similarly, on-site exhibitions can be held whereby pedestrians are invited to use the looking device to view an exhibition on the buildings around them. Finally, non-live video can also be used. This enables artists to substitute advertisements in film and video with alternative content and redistribute those movies with friends or using their favourite peer to peer network.

The Artvertiser has received development funding from Intermediae and is being developed in Madrid and Valencia, Spain.

Progress

The software is stable and working well though is not yet ready for distribution. Currently it runs only on The Artvertiser’s own digital binoculars and netbooks/laptops with webcams. We’re still working on a port for Android.

The Artvertiser targets three classes of device:

Billboard Intercept Prototype:
A set of urban and weather-proof digital binoculars have been built. This device guarantees high-quality immersive advertisement substitution and is be more performant for AR applications than any hand-held device currently available; equipped with a high-quality wide-angle lens, fast CPU and GPU, powerful wireless adaptor, long battery life and plenty of solid state storage space.

Smartphones:
We are currently porting the software to Google’s Android OS, now used on many smartphones worldwide. Following this we will target the Nokia N900 (Maemo 5) and (perhaps) the iPhone. These devices will have support for video and photo substitution modes at low resolutions. We hope to have an Android port available soon.

Standard Camera phones:
The great bulk of the world’s camera phones run the Symbian OS. We are currently authoring a version of The Artvertiser to provide ‘single shot’ photo substitution. 

The Artvertiser is a free software project and will be released under the copyright terms of the General Public License v3.0 when completed. It is developed on the Linux platform.

Team

Project Lead: Julian Oliver

Computer Programming: Julian Oliver and Damian Stewart

Binoculars: Julian Oliver, Clara Boj and Diego Diaz

Julian Oliver, Damian Stewart, Clara Boj and Diego Diaz are experienced artists working in the vein of Augmented Reality, computer vision and computer graphics. Between them they share 30 years of practice across these areas, having worked with the technology in both research and fine-arts settings.

Their work has been exhibited in major museums and electronic art-festivals in Europe, Asia and North America and has received many awards and commissions ».

Source : Rhizome and The Artvertiser.

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MW 2010 Best of the Web needs your nominations

Rohn Jay Miller, (AlphaBeta LLC, USA) recently informed our group that MW 2010 Best of the Web nomminations are now open and will be accepted untill February 21st. All sites nominated will be reviewed by a the Best of the Web panel and awards offered in a number of categories. In addition, users of this site will choose one site as the People’s Choice in April.

Please review the Nomination Process. For further background, see the contest details.

Recognizing achievement in heritage Web site design, a committee of museum professionals selects the Best of the Web each year.

Categories : museum web sites from around the world can be nominated, provided they have been launched or significantly updated in 2009. For more details, see Eligibility,

Nominations are now open on the conference community site.

Sites will be reviewed by an independent panel of judges. The Process and Categories for 2010 are now under review:

The Best of the Web panel will consider Web sites nominated in the following categories:

Awards will be given in each of the categories above, and in the following general areas:

Be sure to review the category definitions carefully before suggesting a site. Sites do much better when they are considered in the right context.

Nomination

Sites are put forward for the Best of the Web in an open nomination process. Anyone registered at http://conference.archimuse.com can nominate one site.

Nominations will be made through the conference community site, and will be publicly available for review and comment. Nominations of sites other than your own are encouraged.

Sites from anywhere in the world are eligible, provided they have been launched or significantly updated in 2009.

Sources : Rohn Jay Miller, (AlphaBeta LLC, USA) / Archimuse.

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On Museum 2.0 : five evaluation reports on participatory projects

Museum 2.0 is a great blog by Nina Simon but it’s also a design consultancy focused on creating participatory, dynamic, audience-centered museum spaces with institutions like the Smithsonian, the Chicago History Museum, The International Spy Museum in Washington D.C., the new Mint museum in San Francisco as well as local favorites like the Monterey Bay Aquarium and the Tech Museum in San Jose.

She recently shared a few evaluation and research studies that have greatly informed her work (and specifically, the development of The Participatory Museum, which is going to the printer this weekend). These are all downloads, which means when you click on the link it will ask you if you want to save a document.

  1. The Catalyst for Change social impact study from the Glasgow Open Museum. This report, published in 2002, chronicles the history and impact of an extraordinary institution founded in 1990 to make museum collections available for use by community members for their own purposes. As founder Julian Spaulding said, « The intention was to deliver what people wanted rather than what the museum thought they wanted or what the museum thought they ought to want. »
  2. The evaluation of the first Turkish Living Library, held in 2007 at the Rock for Peace festival in Istanbul. The folks who ran this event required every single participant to fill out an evaluation form, and this report demonstrates their overwhelming enthusiasm for the program as well as the tremendous social learning outcomes. The comically positive graph at the top of this post comes from this report.
  3. Dialogue in the Dark visitor and guide impact studies. This amazing « all dark » exhibition, which visitors experience in groups led by blind guides, has reached millions of people around the world. These impact studies demonstrate its incredible power both as a memorable visitor experience and as a positive impact on blind guides’ social and professional lives.
  4. Nina Simons also wants to honor the Exploratorium, which publishes all of their research studies for public download here. One of Nina’s favourite that she has frequently returned to is Sue Allen and Josh Gutwill’s 2004 paper, « Designing for Interactivity: Five Common Pitfalls. » The content is relevant to all kinds of museums, not just science centers.
  5. A paper on « Evaluating participatory, deliberative, and co-operative ways of working, » put out by the InterAct group in England. This useful and easy-to-understand paper spells out several considerations of planning evaluation for participatory projects. Most of the examples are from British civic projects, but there’s lots of useful information and frameworks for projects in any field.

Sources : NTC, la blogosphère muséale and Museum 2.0.

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La Corée du Sud veut être dans le top 10 mondial de la culture

Le minitre de la culture sud coréen Yu In-chon a fortement marqué les esprits lors de son discours des vœux pour 2010, en affirmant que son ministère allait désormais travailler d’arrache-pied pour le développement de l’industrie du tourisme. « Visit Korea 2010-2012 » est le slogan de la campagne qui vient d’être lancée et qui vise à faire de la Corée du Sud un des 10 pays les plus développés sur le plan culturel au monde.

Cette campagne a pour objectif de valoriser et promouvoir, grâce à la création de nouveaux sites, de nouvelles destinations et de nouveaux événements culturels dans l’année qui vient, de manière à « attirer les amis du monde entier » a déclarré le ministre.

Avec l’accueil du prochain sommet du G20, les nouveaux musées nationaux, les galeries et les centres d’arts seront les vitrines de l’histoire et de la culture sud coréenne et le ministre veut profiter de l’opportunité de novembre prochain pour considérablement améliorer de l’image du pays et renforcer son attractivité touristique. Pour ce faire, la campagne « Visit Korea 2010-2012 » s’articulera autour de trois thématiques (2010 : « City and Style », 2011 : »Nature and People », 2012 : »Blue Ocean »). Chaque année s’appuiera notamment sur des événements d’ambition internationale autour des thèmes de la gastronomie, de l’éducation, du sport, de la culture :

  • 2010 est l’année de Séoul capitale mondiale du design, où la culture populaire sud-est asiatique, le tourisme urbain, la culture et la mode (secteurs en pleine explosion là-bas) seront à l’honneur ;
  • 2011 sera l’année pendant laquelle les championnats du monde d’athlétisme se dérouleront à Daegu et l’accent sera mis sur le tourisme vert ;
  • 2012 sera l’année de l’exposition internationale de Yeosu, année pendant laquelle les projecteurs seront braqués sur les technologies de l’information et de la communication, le tourisme maritime et balnéaire.

Au cours de chaque année, de nombreux événements seront organisés et rien que les trois événements mentionnés ci-dessous visent à eux seuls 8,5 millions de visiteurs étrangers. Il convient de noter que selon un rapport publié début janvier par la KTO (Korea Tourism Organization), 7,8 millions d’étrangers ont visité le pays, dont 56% de Japonais et de Chinois, ceci permet de mesurer l’ambition visée par le ministre.

Or cet objectif n’a rien une vue de l’esprit et n’a rien non plus d’un pari totalement fou puisque le ministère de la culture (qui a également le tourisme et le sport dans son portefeuille) poursuit la mise en œuvre d’une stratégie sans précédent pour le pays depuis près de trois ans, stratégie que nous avons évoquée à plusieurs reprises (notamment ici et ). Cette stratégie vise à trouver la bonne adéquation entre infrastructures et événéments, à mettre en ordre de marche les professionnels des secteurs de la culture et du tourisme (non sans une certaine autorité d’ailleurs) et à placer au rang de priorité nationale le rayonnement culturel du pays dans sa zone régionale mais aussi au niveau mondial. Il est vrai que la notion de culture a toujours été abordée de manière très spécifique en Corée du Sud, mise très en avant et au service de laquelle chacun se doit de contribuer.

Le tourisme culturel est pris très au sérieux par le gouvernement, et on mesure le poids des investissements réalisés lorsque la KTO évalue l’impulsion économique de cette politique à près de 2 points de PIB sur les deux dernières années. A l’échelle géographique et démographique du pays et dans le contexte économique, ceci constitue un effort considérable et sans équivalent.

Pour plus d’informations, visitez le site officiel du tourisme sud coréen.

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Pécs rivalise avec Budapest

La ville de Pécs, au sud de la Hongrie, vient de débuter son année de capitale européenne de la culture 2010, et cela ne fait que raviver un peu plus la rivalité existant entre Budapest et les villes de province, écrit le portail d’informations Hírszerző : « Les expériences des dernières semaines nous montrent que deux capitales, dont l’une culturelle, ne suffisent pas pour pouvoir se sentir vraiment européens. … Ces derniers jours, la contradiction entre Budapest et la province s’est de nouveau révélée dans toute son ampleur. … C’est une vieille histoire : celle de la rivalité mesquine entre les villes provinciales, comme Pécs, et Budapest, la capitale qui fait de l’ombre au reste du pays. … . Le couronnement de Pécs en 2005 en tant que capitale européenne de la culture avait justement pour but de montrer à l’Europe qu’il existe aussi, en dehors de Budapest, une vie culturelle passionnante et digne d’intérêt. Il reste à espérer que cela se vérifiera au cours de l’année de la capitale européenne de la culture. »

Source : BpB

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Marseille Provence 2013 : bientôt une marque ?

Dans le milieu effervescent du design, ruiz+company s’est récemment fait remarquer pour ces propositions de packaging de gammes de produits sériés et signés à l’attention des villes. Ces dernières, dont le marketing et les stratégies de différenciation sont de plus en plus abouties, cherchent à être reconnues immédiatement durablement pour leur identité, leur offre, leur imaginaire, leur authenticité et leur dynamique.

Elles tentent donc de marquer le conscient et l’inconscient individuels et collectifs par une marque claire, un message fort, des valeurs sûres, un signe et une image spécifiques, et pourquoi pas, comme c’est le cas dans les très grandes opérations médiatiques et populaires (on pense évidemment aux expositions universelles, aux grands événements sportifs comme les jeux olympiques), travaillent toutes une gamme de produits dérivés qui génèrent, au-delà de recettes substantielles, une adhésion à leur image de marque, une empathie naturelle pour leur offre en termes de qualité de vie, d’infrastructures, de services et d’activités, qui créent les conditions d’une meilleure durabilité des retombées dudit événement.

Les capitales européennes de la culture n’échappent pas à la règle, même si jusqu’à présent les tentatives ont été plutôt timides sur cette question. Marseille 2013 a en revanche déterminé il y a plus d’un an un cahier des charges pour mettre en œuvre tous les moyens d’adhésion à la manifestation. Mais certains s’inquiètent de ne rien voir venir jusqu’à présent car le temps presse, malgré un concours fin septembre 2009 pour le logo et la charte.  Il faut dire que la progressivité de la mobilisation et de la mise à disposition des moyens financiers ne facilite pas la réalisation des objectifs stratégiques qui eux nécessitent le travail le plus en amont possible. En général tout le monde commence à s’affoler 2 ans avant la date fatidique et le véritable branle-bas de combat n’est sonné que dans l’année qui la précède. C’est une mécanique complexe à mettre en œuvre, certes. Mais à la différence de la plupart des autres grands événements médiatiques, les moyens financiers n’arrivent en fait que très tardivement. Une coupe du monde ou un championnat d’Europe de football par exemple déclenche la libération de financements colossaux dès la désignation du pays hôte, dès la qualification des équipes, des la signature des droits télévisuels, etc.

Certains diront que la culture est loin, même dans le cadre d’une capitale européenne de la culture, de représenter un intérêt financier du niveau de celui d’un événement sportif.  Ceux-ci sont toutefois de moins en moins nombreux car on commence à mesurer les retombées directes et indirectes des opérations culturelles sur un territoire avec plus de précision. A ce titre, les chiffres de Lille 2004 et Liverpool 2008 sont assez éloquents et c’est probablement ce qui a contribué à un certain renouveau dans l’opération « capitales européennes de la culture », opération dont il convient de rappeler qu’il se chuchotait au début des années 2000 qu’elle serait abandonnée. Au fond tout arrive au bon moment comme dirait l’autre, mais dans le contexte de crise financière, économique et sociale des deux dernières années, il semble encore plus difficile de faire converger tous les moyens au bon moment.

Le caractère ultra diffus et ultra diversifié de la culture dans nos sociétés n’en facilite pas une médiatisation massive identique à celle que connaît le sport. Mais depuis Lille 2004 et Liverpool 2008, le retour d’expérience est beaucoup plus renseigné et outillé, ce qui laisse entrevoir que les difficultés rencontrées par Marseille 2013 sont plus d’ordre politique et organisationnel. Ces difficultés ont déjà pris des tournures de foire d’empoigne entre la Ville de Marseille et les autres collectivités (n’oublions pas que c’est Marseille Provence 2013 qui est capitale européenne de la culture) ce qui ne facilite ni le portage politique de l’opération, ni son financement, ni, par voie de conséquence, sa mise en œuvre et son management. Il est clair que c’est une capitale européenne de la culture qui nécessite un modèle de gouvernance que la Ville de Marseille n’a pas facilité en lançant un certain nombre d’appels d’offres en son propre nom depuis la victoire du scrutin.

En attendant que ces difficultés auxquelles nous sommes finalement hélas trop habitués en France se résolvent (c’est pour bientôt, car on approche de l’année n-2), la communication et le marketing de 2013 devraient se saisir de démarches comme celles de ruiz+compagny, car elles contribuent à un branding qui devrait être prêt depuis longtemps (n’oublions pas que le premier appel d’offres sur cette question remonte à fin 2008 et qu’il contenait tous les objectifs d’implication, de participation, de fierté et d’appartenance à l’événement nécessaires à la mise au point de la marque).

Sans stratégie et branding calés suffisamment en amont et au fil de sa mise en œuvre, la capitale européenne de la culture mais aussi la culture tout court ne poursuivront pas l’ascension populaire, médiatique et touristique dont elles ont besoin pour contribuer positivement et économiquement à l’avenir du territoire (les deux ne sont pas incompatibles mais ce n’est pas systématique, et cela doit rester ainsi car la culture n’est pas qu’une affaire de chiffres). En tout état de cause, le cercle vertueux à propos duquel nombreux s’époumonent a un prix et ce prix est d’abord celui du changement de nos approches de la gouvernance culturelle de nos territoires. C’est de ce point de vue que nous pouvons mesurer le chemin parcouru mais aussi le chemin qu’il reste à parcourir.

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France Télévisions partenaire du Louvre

Le Musée du Louvre et France Télévisions on signé un partenariat pour une période de quatre ans visant à « favoriser l’appropriation de l’art et de la culture par un large public ». L’objectif de ce partenariat vise notamment à mieux faire connaître la richesse de la programmation du musée et de promouvoir l’éducation culturelle et artistique sur les diverses antennes du groupe public. France Télévisions a également indiqué qu’il envisageait d’autres accords avec les grandes institutions culturelles françaises. Cet accord fonde de nombreux espoirs car il est le signe d’une tentative de réponse à une demande récurrente de la part des lieux culturels. Nous sommes encore loin de ce que la BBC propose depuis longtemps déjà mais ce pas supplémentaire de la télévision publique en direction de la culture permet à cette dernière de faire un pas supplémentaire et positif vers le grand public.

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Banks, Money and Culture

hsbc Hong Kong

Mafalda Arias est consultante dans le domaine de l’interculturel. Cette discipline encore peu développée en France par rapport à l’étranger si ce n’est sous l’angle de l’accompagnement au changement, consiste à étudier et utiliser les interactions culturelles qui se jouent dans le monde de l’économie au regard des référentiels culturels de chacun, personnes comme entreprises ou organisations professionnelles. En réalité les aspects culturels y jouent un rôle éminemment stratégique qui par ailleurs éclaire notre relation à l’altérité. Mafalda tient un blog où nos idiosyncrasies et nos habitus sont analysés sous l’angle sociétal et économique. Tout serait-il affaire de culture ? Au final, oui, comme le montre un de ses derniers post qu’elle nous a sympathiquement autorisé à diffuser sur CEG. Elle montre que banques, argent et culture sont intimement connectés et qu’au final, si le fait culturel est central dans notre économie mondialisée, il est la clé de la compréhension des marchés de demain.

When I was growing up, I remember hearing my father’s business conversations about banking stories and experiences. It seems that in those days, banks used to work closely with their clients and therefore understood their needs. Since then, the interaction and dynamics are different, a bank transaction seems distant, quick and impersonal; a cookie cutter service that fits all. What is the reason for this detachment? How can we have business isolation in a globalized world? How businesses could exist without understanding the client’s needs? Is this a perception or is this a sign of a cultural gap?

Lately I have been gladly surprised by various news paper articles across Canada about the ways banks are connecting with new clients, specifically immigrants. In addition, not too many weeks ago, walking through an airport I passed an advertisement that impacted me. Its images and message, made me stop and reflect on the meaning behind this bank’s poster. Let me explain. “Multicultural Banking” or “New Canadian Markets” are some examples of the new marketing language used by local banks when they refer to connecting with the needs of a multicultural group, a new market niche. This new market niche has its own needs, is culture specific and has unique behaviours. Regardless of the term used, the important and refreshing message behind, is that banks have realized the importance of cultural differences and the power of understanding those differences in order to connect with their clients and assist them with their unique banking needs. I believe this is a milestone, a sign of social change and transformation. In today’s globalized world, intercultural awareness is the way to remain effective and stay competitive.

Canadian examples

Banks are using an intercultural approach to doing business; they recognized the needs of their immigrant clientele, have adapted and created additional products and services to offer. For instance, banks are changing loan approval standards for new comers who do not have Canadian credit history, they are targeting potential immigrants by advertising their services in other countries and adding languages, not only on their ATM machines but also at their branches, some branches have staff members with skills for over 30 languages. In addition, they offer arrival orientation, such as education about banking and neighbourhood, realtor, doctor and school recommendations.

Scotiabank offers to their immigrant clientele a program called StarRight; free day to day banking for one year, a no fee Scotia Moneyback Visa card to built credit history and the use of a free safety deposit box. HSBC Bank of Canada establishes accounts and credit facilities to immigrant customers before they land. BMO Bank of Montreal offers for the Portuguese-Canadian community the BMO Luso Mosaik MasterCard to collect Air Miles Reward Miles, as well as remittances to Portugal via telephone or online banking. RBC offers twelve $3,500 scholarships to support new Canadians graduating from Canadian high schools moving into post-secondary institutions. Furthermore, in order to attend to this new market niche, most banks now have positions responsible for this new market niche, such as director of cultural markets, director of specialty markets, vice-president of multicultural banking or vice-president global branding.

The intercultural transformation and understanding is now coming from within the bank. This inward shift in attitude, the realization that we are not the same, that we all have different experiences with banks, that our needs, perceptions and cultural imprints with respect to the meaning of money, investment, savings, credit card, cheques and spending are unique; this is pivotal to a bank success. This insight will capture the essence of culture and will transform banks to become agents of change, the corporate social responsible way in banking.

The cultural connection

So, is there a connection between banks, money and culture? Of course there is! Culture is a group of learned and shared values, beliefs and behaviour in a community of interactive people. Culture is the way we organize our perception, and that is in every aspect of human behaviour: verbal and non-verbal behaviour, our communication style, the way we process things and our values. Perception is everything, according to our perception, each of us will have a different experience; our experiences are powerful and frame our minds. Interculturally speaking, understanding this is vital.

People choose a bank and define money differently. The differences are based on our own individual cultural identity. Our attitudes, believes, values and ideas about money will reflect our cultural money imprint. For example, people from India most likely will make a decision with respect to an investment in a collective way, as family unit; while Canadians will decide individually. In individualistic societies, like Canada, every person is supposed to take care of oneself; in collective societies, like India, who are born into extended families, the group -the family- protects its members.

Another example of this could be in the way we choose a bank. People from Philippines would most likely choose a bank based on the bank portfolio and the size of its assets. In contrast, somebody from Austria may look for small and intimate bank. Cultures view power distance differently and will put either more emphasis in social status like Philippines or less like the Austrians. Another example for choosing a bank could be somebody from Hong Kong, who may decide based on the advice of a group (family, family, friends), once the selection is made, this person or group will not switch bank easily. Hong Kong is a highly collective society that values loyalty in exchange of protection of their investments.

Intercultural as strategy

Understanding the value of culture is strategically important. Intercultural competency provides the ability to tap into a market segment that could have been otherwise not perceived. It will also allow you to understand and satisfy your client needs. This awareness is the base to engage and build client relationships as it fosters trust.

Cultural sensitivity and awareness must come accompanied by strong leadership, a great deal of flexibility for continuous culture evolution and training. Otherwise, there is a risk for cultural misunderstandings, language barriers and translation problems, different expectations, different styles to make decisions and manage conflicts; would be imminent. Investment in education, development of intercultural skills and cross cultural training is paramount for banks.

Conclusion

Competition urges banks to think outside the box, to shift their codes, try new tools and look at the value of culture to get to know their clients, adapt their product, expand their portfolio, identify opportunities and serve customers in a different way. I see intercultural, cross cultural or multicultural–choose your preferred term- as a powerful customer focus tool to create social change and evolution, make a difference, allow growth, generate success and prosperity; the latest innovation in a competitive business world to understand and serve multicultural clients and markets.

Mafalda Arias

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Bangkok, à la recherche de l’effet Guggenheim

BangkokLa Thaïlande fait probablement partie des pays où les contrastes entre tradition et modernité sont les plus prononcés. La grande prégnance de la culture traditionnelle et du patrimoine religieux y côtoie en effet l’accélération économique de ces 30 dernières années et ses conséquences qui parfois dépassent l’entendement. Signe qu’un certain niveau de maturité a malgré tout été atteint, le tourisme n’est plus la bouée de sauvetage qui avait conduit à « tolérer » certaines pratiques sociétales et environnementales (pour dire les choses gentiment) au profit de l’économie nationale. En effet, le pays a su engager une mutation qui commence aujourd’hui à porter ses fruits même si, ne nous y trompons pas, le tourisme sexuel n’est toutefois pas éradiqué pour autant et même si l’industrialisation du littoral et l’exploitation des ressources naturelles ne sont pas suffisamment contrôlées.

De notre point de vue, les signes de cette maturité se trouvent notamment dans les choix stratégiques de ces dernières années en direction de la culture et de l’économie culturelle. Cultural Engineering Group  évoque régulièrement les évolutions des politiques culturelles des pays d’Asie du Sud-Est et d’Extrême-Orient, témoignant de la très grande vitalité d’initiatives politiques sans complexes et toujours plus tournées vers une contribution multisectorielle de la culture et si nous nous intéressons cette fois-ci à Bangkok, c’est que la ville qui est en train de se préparer à passer à la vitesse supérieure en termes de rayonnement et d’investissement dans la culture.

La capitale thaïlandaise recherche une nouvelle dynamique de projet depuis plusieurs années, forte d’une vie multiculturelle et d’une offre patrimoniale au niveau élevé. Désormais, le ministère de la culture souhaite porter un projet dont l’ambition vise à créer les conditions qui permettent de capitaliser sur le fameux « effet Guggenheim ».

Pour résumer, on qualifie d’ « effet Guggenheim » la montée en gamme d’un territoire grâce à l’implantation d’un équipement culturel d’envergure en se basant sur le niveau des retombées proportionnellement équivalent à celles obtenues par Bilbao depuis la construction de son musée Guggenheim en 1997.

GuggenheimBilbaoLa plupart des grandes institutions culturelles dans le monde se sont penchées à un moment ou un autre sur cette expérience riche en enseignements pour « caler » leurs propres projets de créations, d’extensions, d’annexes, de délocalisation, de « franchisation » de leurs espaces, de leurs collections patrimoniales ou de leur nom.

Calquer en effet une ambition pour son projet sur l’expérience de Bilbao peut sembler « gadget » mais il s’agit avant tout d’un effet catalyseur qui est recherché à travers cette référence (à condition d’en avoir les moyens car ce type d’opération est du même ordre qu’un investissement industriel). Le retour sur investissement n’est pas forcément le même à Rio de Janeiro, Guadalajara, Shanghai, Taichung ou Abou Dhabi.

Il faut dire que l’effet Bilbao donne d’abord le tournis à tout porteur de projet, en quelques chiffres  :

  • la dépense des visiteurs sur place atteint le coût de la construction en à peine trois ans,
  • une fréquentation en moyenne 5 fois supérieure à la fréquentation moyenne d’un musée national,
  • 2 fois plus d’hôtels en 10 ans,
  • 85% de la fréquentation touristique de la ville motivée par le site,
  • une dynamique de requalification urbaine qui permet de renouveler la grande majorité des infrastructures,
  • + 4800 emplois induits en post impact local,
  • une moyenne de 6500 articles de presse par an,
  • 184 millions d’euros de retombées annuelles,
  • 1,54 milliards d’euros de PIB générés sur une période de 10 ans
  • etc.

La liste pourrait être longue mais il est évident que l’effet escompté ne peut être reproduit à l’identique, même avec un tel exemple d’accélération du renouveau d’une ville. Il convient d’avoir d’abord un environnement propice à la levée de fonds et dans le cas de Rio de Janeiro, de Guadalajara, de Shanghai et Taichung, la tentative a été avortée très vite.

L’approche consiste donc à ne pas reproduire à l’identique un modèle précis mais à s’appuyer sur les ressorts et les caractéristiques de l’effet pour les modélisations à projeter sur les ambitions d’un projet.

Il est par ailleurs difficile d’intégrer une importante part d’incertitude dans les projections, incertitude liée au jeu d’acteurs, aux difficultés de coordination, à la maîtrise des coûts et des procédures, comme dans le cas du musée des Confluences, du Louvre-Lens et du MUCEM. Rappelons que dans le cas de Bilbao, ce sont tout de même 8 années qui se sont écoulées entre l’inscription du projet dans le plan de rénovation de la ville et l’inauguration du musée.

L’avenir de telles opérations est-il en train de se déplacer vers l’Asie après avoir conquis les Emirats ? Deux éléments de réponse :

La première : une réunion s’est tenue récemment entre l’Asian Art Advisory Council et la Fondation Solomon R. Guggenheim, d’où il ressort que la crise économique qui touche aussi les musées, le marché de l’art, les galeries, les artistes et les mécènes, ne fournit pas un contexte si différent de celui que connaissait Bilbao à la fin des années 80. Relativiser la réflexion sur la maîtrise des risques et des incertitudes économiques ne peut pas faire de mal, d’autant que ce type de pari ne se fait pas à l’échelle un d’un seul mandat politique. Retrouver le sens des initiatives de gouvernance est donc essentiel. C’est toujours une vision dans la gouvernance qui a permis aux grandes métropoles créatives dans le monde d’occuper leur place actuelle. Lorsqu’on sait par exemple que le court terme pour Montréal se situe aux alentours de 2025, cela devrait inspirer plus d’une ville en France. On était déjà très loin du Grand Paris à Londres, à Los Angeles, Barcelone, Berlin ou Copenhague mais on l’est encore plus à Singapour, à Shanghai et y compris à Bangkok.

La seconde : le cas de Bangkok en tant que tel donne un signe fort et porte un éclairage tout à fait intéressant sur la question. Le projet consiste à doter Bangkok et le pays d’un équipement culturel de niveau international pour créer une dynamique au-delà du site proprement dit.

MBKLa construction en plein centre ville de la National Contemporary Art Gallery est en effet sur le point de débuter juste à côté du Thailand Cultural Center et du MBK (centre commercial ultra populaire de plus de 400m de long sur 9 étages, on ne fait pas les choses à moitié en Asie !). Il s’agit de créer un gigantesque complexe incluant théâtres, hôtels, cinémas, salles de concerts, auditorium, boutiques d’arts et restaurants entièrement dédiés à la culture, au divertissement, à l’éducation et aux loisirs. Cette dualité entre culture et économie est le meilleur atout du pays. Le projet est désormais en marche et le point de non retour a été franchi.

L’effet Guggenheim recherché et souhaité par Bangkok ne repose pas uniquement sur la poussée de ce complexe culturel et commercial dans un des quartiers les plus vivants de la capitale, l’idée du gouvernement et de la Bangkok Metropolitan Administration est de propulser sur la scène internationale l’ensemble du secteur de l’économie créative du pays (ce qui n’était pas le cas au départ de Bilbao) en y intégrant pleinement l’art contemporain. Mais ceci passe par une remise à plat du Bangkok Art and Culture Center, dont le manque d’efficience devenait un handicap certain pour la globalité du projet. Le gouvernement cherche à faire entrer le BACC dans le schéma qu’il a bâti pour les arts contemporains et l’économie créative,  schéma qualifié de « grandiose » par la plupart des observateurs du pays, y compris étrangers (!).

BACCLe BACC va donc être « reprogrammé » stratégiquement et assaini financièrement afin de s’intégrer dans les plans du gouvernement et de la BMA. Et c’est là que le modèle du Guggenheim de Bilbao est également repris : il permet de caractériser tous les axes de progrès à engager par le BACC et guident l’ensemble du schéma gouvernemental. L’avenir nous dira si ces choix forts de gouvernance se font au détriment de la très grande diversité créative du pays, mais il s’agit bel et bien du projet culturel le plus ambitieux de la décennie qui vient d’être mis sur les rails. Un projet exceptionnel pour Bangkok et la Thaïlande, dans une zone du monde en pleine mutation de son économie culturelle et créative, voisine du triangle Singapour, Taiwan Séoul.

En tout cas avec un tel projet Bangkok vient d’engager une nouvelle phase de son développement qui va faire d’elle plus encore une capitale qui compte dans les flux économiques, touristiques et culturels.

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L’Ermitage à Amsterdam

ErmitageUne filiale du célèbre musée d’art de Saint-Pétersbourg, a ouvert ses portes la semaine dernière à Amsterdam en présence du président russe et de la reine des Pays-Bas.

Les commentaires vont bon train sur cette initiative et ne manquent pas de relancer la polémique sur le poids de l’administration publique sur les dynamiques culturelles. Mais cette fois-ci, on est un peu surpris car c’est le quotidien progressiste de gauche De Volkskrant qui écrit : « une brillante performance de l’esprit d’entreprise hollandais à l’ancienne pour qu’un nain puisse convaincre un géant de lui faire ouvrir ses dépôts et d’y emprunter par petites quantités. … Le fait que [le directeur de musée néerlandais Ernst] Veen soit parvenu en quelques années seulement à rassembler sponsors et argent public, pour transformer totalement l’ancienne maison de retraite mais aussi réaliser cela dans le cadre du budget prévu et des délais impartis, constitue également l’exemple d’un radical esprit d’entreprise. Cela montre de nouveau qu’il ne faut pas confier de telles choses aux fonctionnaires, conseils municipaux, ministres, commissions, ou à d’autres personnes faisant de bien peu compétents directeurs de musée. »

Source : BpB

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Pas de photos pour Tintin

L’interdiction de photographier est présomptueuse 

En juin, un musée ouvrira en l’honneur du plus célèbre dessinateur belge de bandes dessinées Hergé (‘Tintin’) dans sa ville natale de Louvain. Ce musée a été présenté lundi aux journalistes qui n’étaient cependant autorisés ni à photographier ni à filmer. Le quotidien Le Soir critique cette décision dans son éditorial : « C’est que l’intérêt pour les musées a crû, depuis plusieurs années. Dans une société où l’on n’a plus une notion claire du futur, on recherche son identité dans le passé et dans la production artistique, qui donne relief et fierté à notre présent. C’est aussi – surtout ? – que, depuis l’ouverture du Musée Guggenheim de Bilbao en 1997, les villes et les États se sont rendu compte que le musée n’était pas un luxe superfétatoire mais le fer de lance d’une relance touristique, c’est-à-dire économique. Au Musée Hergé, où les journalistes d’image furent bannis, on croit que les noms de Hergé et de Tintin … suffiront à attirer la foule des touristes culturels internationaux. C’est une posture présomptueuse. Dommage. »

Source : BpB

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Un guide à suivre

Events arts councilL’Art Council d’Irlande du Nord vient de lancer un guide événementiel en ligne d’une simplicité qui en est presque insultante lorsqu’on sait la complexité et le manque de lisibilité des outils que les institutions culturelles nationales emploient généralement.

C’est là toute la réussite de la démarche. L’outil permet à toute institution et à tout citoyen de soumettre en ligne un événement géo-indexé. Déjà en ligne, le site est sur le point d’être lancé officiellement via un vaste plan de promotion qui démontre qu’en Irlande on a parfaitement conscience que le tourisme est une ressource précieuse.

A destination du grand public, ce guide en ligne a été conçu pour faire la démonstration de la qualité et de la quantité de l’offre événementielle artistique du pays et pour encourage le public à y participer.

Chaque utilisateur peut cliquer sur le comté de son choix et obtient instantanément la liste des événements locaux accessibles.  La recherche peut bien entendu se faire en combinant plusieurs critères mais ce qui fait la performance de l’outil c’est qu’un clic suffit pour prendre connaissance de l’offre au niveau local comme au niveau national.

Comme cela sera probablement expliqué lors du tout prochain lancement de l’outil, il est clair que l’objectif revendiqué est triple :

  • une démarche constante d’amélioration du service au public pour que celui-ci puisse accéder à la culture et y contribuer,
  • booster la fréquentation des événements pour renforcer plus encore l’offre touristique nationale et locale,
  • encourager le tourisme culturel comme levier économique supplémentaire, capable de faire plus fortement fructifier les investissements et les financements dans les domaines culturels et artistiques.

En tout état de cause, il faut bien reconnaître qu’avec la démarche d’intégration de l’outil au sein des différentes stratégies touristiques, culturelles et territoriales du pays, c’est un pas supplémentaire vers la mutualisation utile, décomplexée de tout discours, concrête et opérationnelle. Prenons-en de la graine…

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Communicating Museum

Plus de 270 musées représentant 29 pays se sont rassemblés en juin dernier à Venise pour discuter des meilleures pratiques et des nouvelles perspectives de stratégie de communication.

La prochaine édition de Communicating Museum vient tout juste d’être dévoilée, elle se déroulera du 24 au 27 juin 2009 à Malaga en Espagne. Le thème général de cette année sera « Personal and Digital Networking: making the most of the connected world ». De nombreux enjeux seront traités, notamment :

  • que signifie travailler en réseau aujourd’hui ?
  • comment se connecter, comment connecter les institutions dans les réseaux numériques locaux et nationaux ?
  • comment identifier et utiliser les principales plate-formes socio-professionnelles ?

Pour plus d’informations, cliquez ici.

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Villes et événements

Lille2004Le 6 décembre dernier s’est tenu à l’Institut de Géographie de Paris un séminaire scientifique intitulé « l’événementiel et les villes touristiques », sous la coordination et la direction d’Edith Fagnoni (Maître de conférence – Université Paris 4, IUFM) et de Jérôme Lageiste (Maître de conférence – Université d’Artois).

Cette journée était fondée sur la question de l’événement comme valorisation de la ville, partant du constat que l’événementiel dans les politiques urbaines est un enjeu majeur de l’attractivité des territoires et devient un outil à part entière de leur développement.

En attendant la publication des actes de cette journée particulièrement dense, nous revenons sur quelques points et enseignements qui visent en cette période de crise à donner des perspectives, perspectives qui ont généralement tendance à s’effacer devant l’urgence et la gestion du court terme. En effet, si par définition l’événement relève de l’éphémère (même récurrent), son inscription dans les territoires dépend désormais d’une gestion qui ne peut être à court terme si l’on veut développer une offre culturelle et touristique qui soit non seulement structurante et durable mais également efficiente.

Si l’événementiel renvoie aujourd’hui de plus en plus à une compétition entre les villes, voire une concurrence, la recherche de l’inscription de ces événements dans la durée conduit à structurer autrement les stratégies urbaines et les politiques d’image des villes. La journée a témoigné très largement de ces aspects en s’appuyant sur des exemples de manifestations éphémères et pérennes pour tenter, à travers différentes approches catégorielles, de construire une réflexion sur les effets sociaux, spatiaux et temporels de la dynamique urbaine.

Nous avons souhaité revenir sur l’exemple de Montréal car cette métropole démontre depuis les années 60 qu’on peut conjuguer des préoccupations très différentes à partir d’une stratégie globale d’image à l’international qui fixe des objectifs et favorise une synergie d’acteurs essentiels à l’amélioration du cadre de vie de la ville.

Jusque dans les années 1960, Montréal était la plus importante ville canadienne. Mais avec la réorientation progressive de l’économie nationale vers les États-Unis et le déplacement du centre démographique canadien vers l’ouest, Toronto était mieux placée pour un développement rapide. Pour retrouver une dynamique de développement, il fallait concevoir un axe fort de valorisation et de promotion de manière à attirer l’investissement, imaginer des projets ambitieux et consensuels et aménager la ville pour qu’elle crée de meilleures conditions d’accueil, de croissance et de qualité de vie.

À ce titre, Montréal est un exemple frappant de volonté politique. Le maire de l’époque, Jean Drapeau, a effet eu un impact très fort sur la ville, en mettant en œuvre dès son élection un programme visant à développer l’image de Montréal comme ville internationale. Le pari était audacieux : faire de Montréal en 10 ans une ville qui compte parmi les grandes métropoles d’envergure internationale. En l’espace de 10 ans, le pari fut réussi, ce qui constitue un véritable tour de force. Et les événements y ont joué un rôle déterminant.

À partir du milieu des années 60, comme le rappelle dans son introduction Florence Smits (maître de conférence à l’Université Paul Verlaine de Metz), Montréal a fortement axé sa promotion touristique et son image sur les événements, qu’il s’agisse de manifestations de grande ampleur (Exposition Universelle 1967, Jeux Olympiques 1976) ou de festivals et événements ponctuels plus ou moins renommés (Grand Prix du Canada, FrancoFolies, Montréal en lumières, pour n’en citer que quelques-uns).

Cette double stratégie basée sur la conjugaison du tourisme et de l’événementiel s’est traduite par une évolution certaine du paysage urbain et de l’image de la ville, des retombées économiques fortes et une pratique urbaine qui utilise largement les espaces publics.

Les retombées sont inégales mais les enseignements de cette stratégie sont triples :

  • une image et une économie dynamisées, à travers une inscription forte sur la carte du monde en tant que ville ouverte, festive et accueillante, relayée par des initiatives fortes pour attirer les investisseurs étrangers,
  • un paysage urbain modifié (voir l’histoire des réaménagements de l’île Saint Hélène et l’île Notre Dame par exemple),
  • des espaces publics propices aux manifestations, intégrés dans une certaine pensée de la gestion de la ville, avec des pratiques urbaines uniques, donnant l’image d’une ville en fête soucieuse de permettre la cohabitation entre événements et vie quotidienne.

Hélas, cette période structurante de développement qui a débuté dans les années 60 donne des signes de fragilité. En effet, si le calendrier des événements de la ville est désormais très complet tout au long de l’année, son financement, son renouvellement et sa pérennisation ont un coût important qui ne peut être négligé et qui doit être pris en compte. Le grand prix du Canada n’aura pas lieu cette saison par exemple car la contribution de la ville est insuffisante de 30 millions de dollars environ (sur un coût total de 135 millions). La perte d’un événement de cette taille a des répercussions importantes en termes d’image et de présence de partenaires internationaux. Lorsque la politique d’image d’une ville s’appuie fortement sur des événements de cette dimension, elle en est fragilisée si elle ne parvient pas très vite à trouver de nouveaux moyens de capter les flux qui compenseront le manque à gagner. En termes d’image, une ville ne peut se permettre de régresser.

Paris par exemple a connu un accroissement considérable de sa notoriété et de son patrimoine urbanistique au fil des quelque 8 expositions universelles qu’elle a organisé en près d’un siècle (ville record en la matière). On peut également prendre deux exemples contradictoires pour Paris : l’effet de la coupe du monde 1998 et la non-obtention des jeux olympiques de 2012. On voit parfaitement que ces grands événements sont de formidables atouts et opportunités dont le revers de la médaille est constitué de périodes plus ou moins longues de perte d’attractivité qui nécessitent de nouvelles dynamiques d’investissement pour être atténuées et surmontées.

La perte d’attractivité de Montréal se mesure bien entendu au regard de la concurrence des autres grandes destinations de la planète. Cette concurrence est en effet plus sévère et s’élargit dans un espace qui est toujours plus mondialisé, avec un public de plus en plus exigeant et une certaine unicité proposée des produits et des offres.

Si aujourd’hui cette politique semble montrer les limites dont témoigne la perte d’attractivité de Montréal, ceci oblige les acteurs montréalais à repenser leur stratégie, notamment en termes de choix de programmation, de politiques d’accompagnement du développement et de politique d’aménagement, car le contexte évolue.

Faut-il créer et/ou accueillir de nouvelles formes d’événements d’envergure internationale pour relancer la dynamique ? Faut-il rénover voire repenser l’image de la ville ? Le maire actuel Géral Tremblay a par exemple mené des initiatives fortes dans le domaine de la coopération inter-métropoles (Paris figure parmi les grands axes de coopération).

La grande réussite de Montréal a reposé sur des investissements importants pour mener conjointement une stratégie d’influence et de rayonnement culturel de loisirs grand public avec une politique d’infrastructures et d’accompagnement des événements afférents.

La crise est là pour nous rappeler que sans investissement pour soutenir les infrastructures actuelles, celles qui sont en projet, l’activité sectorielle et les activités rassemblant certains secteurs porteurs (notamment les grappes économiques), les restrictions qui se mettent en place fragilisent bien des schémas.

Ces quatre dernières années, Montréal a su montrer sa capacité d’investissement dans des secteurs de pointe comme le multimédia, l’image, les TIC en agrégeant un cluster certes encore fragile mais parmi les tous premiers au monde. Les événements et les acteurs basés à Montréal dans ces domaines sont particulièrement actifs et il y a fort à parier que ce qui peut être réussi dans des domaines aussi pointus des industries créatives peut également s’appliquer à une plus grande échelle de public pour constituer de nouveaux produits touristiques d’appel.

Le niveau de maturité du Canada dans le domaine des partenariats public-privé permet par exemple d’envisager (dans un contexte de politique nationale et régionale certes très tendu) de nouveaux grands projets structurants (nous aurons l’occasion d’en parler dans un prochain article).

Une politique basée sur l’événementiel de renommée mondiale repose sur l’investissement des structures pour un impact touristique durable. En revanche, l’événementiel même à caractère régulier ne suffit pas à construire une image ni à faire une politique. Il y a donc des corrélations à établir pour construire des flux touristiques qui cohabitent parfaitement avec la qualité de vie dans la conception de la politique de la ville.

Il serait intéressant par exemple de comparer la conception et la mise en œuvre de Montréal en lumières ou de son Quartier des spectacles avec d’autres quartiers de grandes métropoles qui sont concernés par des grands événements réguliers. On verrait assez aisément que dans le premier cas il y a une tentative de créer un tissu territorial et un espace public intégrant des activités qui proposent entre autres de l’événementiel aboutissant à des quartiers mixtes particulièrement vivants, et dans le deuxième cas (prenons l’exemple de Paris avec Nuit Blanche ou Paris Plage) nous observons ce qu’Edith Fragnoni appelle un urbanisme d’image.

En France, de nombreux festivals sont confrontés à la difficulté de leur inscription pérenne dans leur territoire. De nouveaux projets parisiens, nantais, marseillais, lyonnais et bordelais en cours de conception sont toutefois en train de générer des espoirs importants dans la manière d’occuper et irriguer le territoire tout en participant à une offre culturelle et touristique qui peut s’intégrer dans le marketing d’image de ces villes. Nous en parlerons sur CEG dès la rentrée.

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Marketing culturel des villes

Le centre des médias maltais organise à Valeta du 8 au 12 avril 2009 une conférence internationale dédiée aux nouveaux opérateurs culturels et touristiques qui participent à l’image de marque des villes artistiques / métropoles créatives. 

Ces rencontres seront plus particulièrement dédiées à l’analyse des produits et services en développement dans les nouvelles formes de tourisme dans les villes qui possèdent un patrimoine artistique et culturel d’envergure internationale sans être pour autant considérées comme capitales artistiques. Il s’agit de la première initiative rassemblant des villes qui, pour des raisons économiques conjoncturelles ou structurelles notamment, n’ont pas encore exploité pleinement la valeur ajoutée de l’art, de la culture et des créateurs pour leur tourisme et le marketing de leur image de marque.

À noter que les citoyens et ressortissants des pays de l’Union Européenne peuvent solliciter via le programme Grundtvig III une aide à la prise en charge des frais de voyage, de séjour et d’inscription.

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Havana-Cultura

Havana-Cultura est un nouveau portail sur l’art cubain, une fenêtre ouverte sur une culture à l’état pur. Nous en avions brièvement parlé au début de l’éte mais voici un peu plus d’information parmi les parutions sur le net, histoire de réchauffer l’ambiance de cet automne glacial.

Lancé au printemps 2007, Havan Cultura est le portail délivrant le contenu mécénat du groupe Havana Club International SA (joint-venture franco-cubaine créée en 1993 entre la société cubaine Cuba Ron SA et le groupe français Pernod Ricard), visant à valoriser la culture contemporaine cubaine.

Dès la première visite, on note que la singularité de ce site ne va pas seulement tenir à la qualité et à l’originalité de son contenu. L’interface qui a été conçue propose et intègre les modes actuels des différents sites de médias sur Internet. La conception du site en full flash est d’ailleurs un atout remarquable pour mettre en valeur le contenu. L’impression d’être « à l’intérieur » du média affranchi l’Internaute du média en tant que tel. Cette belle réalisation a reçu le Cyber Grand Prix au festival de la publicité de Méribel.

En coulisses, c’est une équipe de production TV, des photographes, des journalistes et des experts en communication qui voyagent à Cuba à la recherche de sujets intéressants. Sur ce site, vous y découvrirez de jeunes musiciens, des sculpteurs, stylistes, écrivains et danseurs qui vivent à la Havane.

Dans une ambiance festive, le site Havana-cultura regorge d’informations sur l’art cubain. Ce site ovni a débarqué dans un Cuba où la culture si riche et intense est dans une situation chaotique et manque d’initiatives soutenues et encouragées par du partenariat. Loin des clichés habituels, ce portail régulièrement mis à jour valorise le Cuba qu’on a envie de découvrir, loin des sentiers battus, où la culture et la création y retrouvent leur place historique et fondatrice.

 

Le site est une initiative de la marque de distillerie Havana Club. Pour autant, la marque se fait très discrète et tout l’accent est mis sur la découverte de l’art cubain. Un parti pris intéressant quand on sait que la marque a mis un point d’honneur à proposer aux internautes une vision originale sur Cuba et plus particulièrement la Havane.

« Nous ne vendons rien directement sur ce site. Ils ont pour unique but de donner aux gens l’envie de découvrir la marque et Cuba », signale François Renié, directeur de la communication de Havana Club International.

 

Havana-cultura.com a été construit en flash, technologie généralisée aujourd’hui mais qui n’optimise pas le référencement d’un site web. « Il a fallu mettre en place un procédé technique spécifique afin d’indexer les pages sur les moteurs via un système de calques », indique Bertrand Hamelin, executive SEO (Search Engine Optimisation : référencement naturel) chez LSF Interactive. Un système composé de calques flash, accessibles par l’internaute, et de calques html pour que les moteurs en comprennent le contenu.

Aucune action promotionnelle n’a été élaborée pour le lancement du site Havana-cultura. En faisant appel dans un premier temps à la communauté cubaine anglophone, Havana Club a choisi le bouche-à-oreille. En collaboration avec BuzzParadise, Havana Club communique en ce moment avec les blogueurs d’Europe (France, Espagne, Italie, Allemagne) pour diffuser l’information à un plus large public. Aussi, leur ingénieuse stratégie de référencement leur permet d’attirer la moitié du trafic.

La démarche est suffisamment singulière pour qu’elle soit notée et remarquée. Maintenant, il s’agit de nous en dire plus sur le rôle et l’engagement du média Havana-cultura.com sur le terrain et dans la durée. Peut-on se saisir d’un tel outil pour contribuer à la vie culturelle d’un territoire a fortiori Cuba où l’expression culturelle est encore fortement « cadrée » ? Quelles sont l’audience et les profils d’utilisateurs ? Quels sont les premiers impacts depuis le lancement ? Comment le site peut-il aller plus loin dans le soutien et la valorisation de la création et de la culture cubaine contemporaine ? Cet outil préfigure-t-il de nouveaux types partenariats ? La marque Havana Club entend-elle développer son implication ? On aimerait en savoir plus… Du coup, nous allons poser nos questions. A suivre donc.

Source:  www.journaldunet.com 

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