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La richesse culturelle de la Bulgarie reste cachée

La plupart des touristes viennent en Bulgarie pour lézarder sur la plage et boire à outrance de l’alcool bon marché, critique le quotidien Standart qui demande que l’on montre plus d’intérêt pour les trésors culturels du pays : “Nous montrons toujours notre mauvais côté, le bon reste dans l’ombre. Nous avons sept sites classés par l’UNESCO. Nous avons la culture thrace qui est plus ancienne que la Grèce antique. Nous avons le plus vieil or d’Europe à la nécropole de Varna, des cités romaines, des châteaux du Moyen-Age et des monastères. … Tout cela reste, à quelques exceptions près, caché du monde. Cela ne permettrait pas seulement de faire apparaître la Bulgarie sous un nouveau jour, cela lui permettrait également de retirer les bénéfices d’un tourisme culturel. … La mer et les bars sont bien beaux mais il est temps aussi d’attirer des touristes exigeants. Nous sommes déjà assurés de voir ceux de troisième zone.”

Source : BpB

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Prague, un bijou historique multiculturel

La capitale tchèque a fait le week-end dernier la promotion des « Jours pragois », au cours desquels les visiteurs auront la possibilité de découvrir « l’héritage et le patrimoine tchèque ». Le quotidien conservateur Lidové noviny considère qu’il y a tromperie sur l’étiquette : « Prague – et ce qui la rend si belle et si unique – n’est pas l’œuvre d’une nation mais l’œuvre collective de personnes de langues différentes, qui sont venues ici, y ont vécu, s’y sont installées, sont reparties, et dont certaines ont finalement été chassées dans des conditions dramatiques. Mathieu d’Arras était français, Peter Parler était un Souabe de Gmünd, Malá Strana (en français ‘le petit côté’) et le quartier Hradschin sont italiens, les Dientzenhofer sont originaires de Bavière, etc. C’est une particularité propre aux Tchèques de s’approprier des choses qui ne sont pas à eux. Cela s’appelle du vol. »

Source : BpB

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Mesures Extraordinaires

Une nouvelle exposition d’art contemporain a débuté le 1er mai dernier et risque de faire fureur dans la région de Northumberland (Nord-Est de l’Angleterre) à Belsay Hall, tout près de Newcastle. « Extraordinary Measures », confiée à 7 artistes et architectes majeurs, parmi lesquels l’artiste internationalement reconnu  Ron Mueck, un des chefs de files du street art Slinkachu et un des anciens Young British Artists Mat Collishaw.

L’exposition place des pièces qui se jouent des échelles, notamment des miniatures, dans des situations où elles sont mises en rapport avec le site patrimonial, paysager et touristique exceptionnel de Belsay Hall, ses pièces, son château, ses jardins. Le décalage d’échelle permet d’opter pour un autre point de vue, de remettre au goût du jour la tension qui se crée dans notre rapport au monde, un rapport qui a tendance à croître dans la démesure de l’époque moderne, rapport qui à travers cette exposition nous replace à notre juste mesure.

Un remarquable mini film de promotion a été réalisé à cette occasion, vous pouvez le découvrir en cliquant ici.

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Nouvelle charte pour le mécénat culturel

Le 20 avril, Frédéric Mitterrand a signé avec Jean-François Bernardin, président de l’ACFCI (Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie), une nouvelle charte pour le développement du mécénat culturel. 
Prenant acte du développement important du mécénat culturel en France depuis la mise en œuvre de la loi du 1er août 2003 et soucieux de soutenir cette évolution, le ministère de la Culture et de la Communication et l’ACFCI ont décidé de signer, pour les cinq années à venir, une deuxième charte nationale pour le développement du mécénat culturel en poursuivant les actions déjà engagées et en développant de nouveaux objectifs.

Cette nouvelle charte prévoit notamment de relayer au plan régional et départemental le protocole national, de poursuivre la diffusion auprès des chefs d’entreprises des dispositifs incitatifs de la loi du 1er août 2003 et des avantages du mécénat culturel, de promouvoir le mécénat collectif, d’organiser des rencontres et des évènements de nature à favoriser la promotion du mécénat culturel et de sensibiliser au mécénat les réseaux d’écoles des CCI (Chambres de commerce et d’industrie).

Au regard 1) de la baisse du mécénat depuis 2008 et 2) du retour d’expérience sur l’introduction progressive du modèle de fonds de dotation, il serait utile que le ministère aille au-delà de cette nouvelle charte car elle ne répond qu’en partie à la réalité des besoins et des pratiques ; il convient de noter que si le marché de l’art repart de plus belle depuis 6 mois, l’approche du mécénat demeure toutefois très conventionnelle en France par rapport à d’autres pays. Les enjeux sont suffisamment fondamentaux pour ne pas se contenter de prolonger de manière plus étendue la charte initiale.

Vous pouvez télécharger La Charte mécénat et consulter le site de la Mission du mécénat.

Source : ministère de la Culture et de la Communication.

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De l’appropriation d’un objet culturel

L’appropriation est décrite comme un effort d’interprétation qui résulte d’une tension entre être affecté par l’expérience d’un objet et lui attribuer une signification. Il faut alors répondre à plusieurs questions. Quelles sont les conditions de l’appropriation ? Quelle logique en permet le déploiement ? Comment se déroule cet effort ? Quelle est la forme du résultat obtenu ? Est-ce qu’une connaissance peut s’en dégager ? Ce concept est à la base d’une école de pensée émergente au Québec, que l’on nomme les nouvelles théories de la lecture et de la « spectature ». Ces théories réactualisent le pragmatisme de Peirce et portent sur la logique au seuil de l’interprétation, ainsi que sur le résultat de l’interprétation (la figure) et sur le déroulement processuel de l’acte. Une dimension sociale leur est apportée en référant aux théories de Ian Hacking.

Voulant adopter un point de vue critique par rapport à d’autres théories de l’interprétation comme l’herméneutique et le structuralisme, l’auteur situe diverses conduites interprétatives sur deux axes de l’appropriation (excessive et insuffisante). La méthodologie inhérente à l’appropriation réside dans l’équilibre précaire entre ces deux axes. Une certaine sensibilité culturelle doit alors être acquise, ce qui implique qu’un sentiment de responsabilité accompagne les actions du spectateur soucieux de la pertinence de la figure élaborée au cours de son effort d’interprétation.

Au sommaire :

  1. Les conditions de possibilité de l’appropriation
  2. La connaissance de l’objet culturel
  3. Les nouvelles théories de la lecture et de la spectature
  4. La socialité de l’appropriation
  5. Les rapports appropriatifs et la tâche du spectateur
  6. Le contrôle des habitudes dans la sémiose culturelle

L’appropriation d’un objet culturel. Une réactualisation des théories de C.S. Peirce à propos de l’interprétation par Fabien Dumais.

Collection Communication / Editions PUQ (Presses de l’Université du Québec)

Janvier 2010 – 108 pages / 13.00 euros (format papier)

ISBN : 978-2-7605-2489-7

Source : Revue Espaces

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Ne pas céder le patrimoine culturel à Google

La numérisation du patrimoine culturel est considérée comme l’un des défis les plus importants de la politique culturelle de ces prochaines années. Cette mission ne doit pas être cédée uniquement au groupe Internet Google, demande Pekka Heikkinen, juriste auprès de la Bibliothèque nationale finlandaise, dans une tribune au quotidien Helsingin Sanomat : « Le fait que l’offre de numérisation de Google ait contraint les employés du secteur du livre à repenser leur comportement et leur collaboration, revêt une importance cruciale. Il convient désormais de développer des modèles pour le futur, pour lesquels Google a déjà une vision, en garantissant en même temps que le patrimoine culturel reste en mains propres. Le financement de la numérisation du patrimoine culturel nécessite la collaboration des secteurs public et privé. Pour empêcher l’enlisement juridique, il faut une disposition au compromis des détenteurs des droits et de leurs opinions, dans les possibilités économiques que la collaboration avec Google apportera au fil du temps ».

Source BpB

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La semaine du tourisme britannique met le Mur d’Hadrien à l’honneur

Le mur d’Hadrien, la fortification qui marquait, dans l’actuelle Grande-Bretagne, la frontière nord de l’empire romain, a été illuminé sur toute sa longueur samedi par des torches portées par 500 volontaires.

Tout au long du mur qui sur 135 km traverse l’Angleterre, de Wallsend au nord-est à Bowess-sur-Solway au nord-ouest, 500 torches ont été allumées pendant 30 minutes tous les 250 mètres alors que la nuit tombait pour former une ligne de lumière sur le sentier qui court le long du mur.

Cette célébration aura nécessité la collaboration des 120 propriétaires des terrains traversés par le mur (même si ces terres appartiennent en définitive à la Reine) et la participation de milliers de volontaires dont certains venaient du Canada et d’Australie.

L’événement entendait marquer la semaine du tourisme britannique et le 1.600ème anniversaire de la fin de l’empire romain en Grande-Bretagne, en 410 après JC.

Cette célébration fut sans aucun doute chargée d’émotion car outre le fait que les anglais (en particulier les habitants du nord du pays) sont très attachés au mur, elle fut immortalisée par les milliers de touristes présents. Nombreux sont celles et ceux qui ont dû regretter que cette illumination ne dure que 30 minutes mais l’événement a toutefois été filmé depuis un hélicoptère qui a survolé tout le parcours. Cette semaine du tourisme britannique ne pouvait pas mieux marquer les esprits avec une telle opération.

Le mur, aujourd’hui inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, avait été construit en 122 après JC sur ordre de l’empereur romain Hadrien, pour marquer la frontière nord de l’empire. C’est le monument de l’Antiquité le plus grand de l’Europe du nord.

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The Participatory Museum

In our last post about Nina Simon, we mentionned The Participatory Museum, a practical guide to working with community members and visitors to make cultural institutions more dynamic, relevant, essential places. It is now published. Our member Evelyne Lehalle (owner of NTC, author of THE touchstone of the blogs about cultural tourism and one of the best museum experts in France) informed the group about this publication.

In order to give you a glimpse of this amazing and rather essential book, here is what Elaine Heumann Gurian, leading international museum consultant and author of Civilizing the Museum has said about The Participatory Museum : « Nina Simon’s new book is essential for museum directors interested in experimenting with audience participation on the one hand and cautious about upending the tradition museum model on the other. The book is well written, interesting, well researched, and useful.  It will encourage and support those who wish to begin.  Simon dissects the process of participatory change, showing how to make choices that will augment, without overturning, the museum’s current programs or mission.  In concentrating on the practical, this book makes implementation possible in most museums.  More importantly, in describing the philosophy and rationale behind participatory activity, it makes clear that action does not always require new technology or machinery.  Museums need to change, are changing, and will change further in the future.  This book is a helpful and thoughtful road map for speeding such transformation ».

For more reviews of The Participatory Museum, clic here.

Nina Simon is an exhibit designer, museum consultant, and the author of the Museum 2.0 blog. Her book is available for purchase, perusal, and discussion.

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Culture augmentée

CultureClic, la culture augmentée sur mobile, était présentée officiellement le 18 février par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique, avec Bernard Benhamou, délégué aux Usages de l’Internet, dans le cadre de la présentation de Proxima Mobile, premier portail de services aux citoyens sur téléphone mobile. Cette application gratuite, disponible actuellement sur iPhone et Web mobile (prochainement sur les autres smartphones), est un guide, un espace de découverte, une boussole culturelle et bientôt un réseau social entièrement conçu pour un usage mobile autour de la culture, la littérature et la culture scientifique.
La réalité augmentée sur mobile permet à l’utilisateur une expérience totalement nouvelle. Grâce au catalogue de la Réunion des musées nationaux et aux archives Gallica de la Bibliothèque nationale de France, il peut découvrir des morceaux d’histoire avec des tableaux, révélant le lieu où il se trouve à travers cinq siècles : le Louvre, les premières photos au monde de Notre-Dame et de Montmartre en 1841, la construction du pont Neuf, la Place Royale de Bordeaux au XVIIIe siècle, le port de Marseille en 1900, et bien d’autres trésors. L’application permet également de trouver les 1 300 musées français géolocalisés, avec leurs informations pratiques (horaires, tarifs, billets…) et propose l’offre culturelle de proximité, avec plus de 600 événements culturels sur tout l’hexagone, extraits de l’agenda du Portail de la Culture (www.culture.fr), ainsi que le programme d’Universcience (Cité des sciences-Palais de la découverte).

Contact : Proxima Mobile (mobile@proximamobile.frwww.proximamobile.fr/?q=node/ )

Source : NTC/ ministère de la Culture et de la Communication.

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Les fondations enrichissent l’Estonie

Il existe dans de nombreux pays du monde des fondations culturelles et de bienfaisance créées grâce aux legs de personnes riches. Le quotidien Eesti Päevaleht demande la même chose pour l’Estonie : « Un modèle tel que celui de [l'industriel allemand] Robert Bosch est bien entendu difficile à copier en Estonie car les conditions sont différentes. Il n’y a pas chez nous de fortune ancienne et nos millionnaires sont tous encore vivants. Mais il est tout de même possible de copier l’un ou d’autres. Il y a par exemple le nouveau musée des médias ‘Newseum’, dans le centre de Washington, qui a été construit uniquement grâce à des fonds privés, des dons faits par des entreprises des médias et leurs propriétaires. Pour soutenir le financement, de l’argent a été prélevé sur la construction d’immeubles d’habitation proches. On pourrait envisager un modèle de ce type pour Tallinn. La ville pourrait faire pression sur les développeurs de terrains particulièrement intéressants pour qu’ils y construisent autre chose, par exemple un musée ou une institution culturelle. »

Source : BpB

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Sommet DOCAM 2010

L’Alliance de recherche DOCAM (Documentation et conservation du patrimoine des arts médiatiques) vous invite au Sommet DOCAM 2010, qui couronne la fin de cinq années de travaux. DOCAM est une alliance internationale de recherche initiée par la fondation Daniel Langlois pour l’art, la science et la technologie. Son objectif principal est le développement de nouvelles méthodologies et d’outils adaptés aux enjeux de la conservation et de la documentation engendrés par les pratiques artistiques reposant sur l’emploi de technologies.

L’événement interdisciplinaire vise à réunir des artistes, des chercheurs, des étudiants et des praticiens de la muséologie (conservateurs, restaurateurs, commissaires, techniciens, etc.), afin de connaître les enjeux et les pistes de réflexion soulevés par des cas de recherche.

À cette occasion, DOCAM lancera son tout nouveau site Web présentant ses principaux résultats de recherche :

  • Un Guide de catalogage de collections nouveaux médias;
  • Un Guide de préservation des oeuvres à contenu technologique;
  • Le Glossaurus de DOCAM;
  • Le Modèle documentaire de DOCAM;
  • Une Ligne du temps des technologies.

Financé par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH), dans le cadre de son programme ARUC (Alliances de recherche universités-communautés), DOCAM compte parmi ses partenaires le Musée d’art contemporain de Montréal, le Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée des beaux-arts du Canada, le Centre Canadien d’Architecture, le Réseau canadien d’information sur le patrimoine, de même que plusieurs départements universitaires dont ceux de l’UQÀM, de l’Université de Montréal et de McGill. DOCAM tient à remercier Hexagram UQÀM pour sa collaboration pour la tenue de cet événement :

  • 3 mars 2010 : Ateliers professionnels de conservation / restauration et de catalogage (places limitées / inscription requise)
  • 4 et 5 mars 2010 : Conférences ouvertes au public (Agora Hydro-Québec, Coeur des sciences, 175, avenue du Président-Kennedy)
  • 4 mars 2010 (événement de soirée) : Lancement public du nouveau site Web de DOCAM (Chaufferie, Coeur des sciences, 175, avenue du Président-Kennedy)

Programme détaillé du Sommet :
http://www.docam.ca/docam2010/

L’entrée au Sommet est libre. Par contre, nous vous invitons à vous inscrire en partageant votre adresse courriel afin de faire partie de notre liste de diffusion DOCAM : 
http://www.docam.ca/docam2010/fr/contact.php

Pour toute question, écrivez à : 
info@docam.ca

Source : Fondation Daniel Langlois.

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On Museum 2.0 : five evaluation reports on participatory projects

Museum 2.0 is a great blog by Nina Simon but it’s also a design consultancy focused on creating participatory, dynamic, audience-centered museum spaces with institutions like the Smithsonian, the Chicago History Museum, The International Spy Museum in Washington D.C., the new Mint museum in San Francisco as well as local favorites like the Monterey Bay Aquarium and the Tech Museum in San Jose.

She recently shared a few evaluation and research studies that have greatly informed her work (and specifically, the development of The Participatory Museum, which is going to the printer this weekend). These are all downloads, which means when you click on the link it will ask you if you want to save a document.

  1. The Catalyst for Change social impact study from the Glasgow Open Museum. This report, published in 2002, chronicles the history and impact of an extraordinary institution founded in 1990 to make museum collections available for use by community members for their own purposes. As founder Julian Spaulding said, « The intention was to deliver what people wanted rather than what the museum thought they wanted or what the museum thought they ought to want. »
  2. The evaluation of the first Turkish Living Library, held in 2007 at the Rock for Peace festival in Istanbul. The folks who ran this event required every single participant to fill out an evaluation form, and this report demonstrates their overwhelming enthusiasm for the program as well as the tremendous social learning outcomes. The comically positive graph at the top of this post comes from this report.
  3. Dialogue in the Dark visitor and guide impact studies. This amazing « all dark » exhibition, which visitors experience in groups led by blind guides, has reached millions of people around the world. These impact studies demonstrate its incredible power both as a memorable visitor experience and as a positive impact on blind guides’ social and professional lives.
  4. Nina Simons also wants to honor the Exploratorium, which publishes all of their research studies for public download here. One of Nina’s favourite that she has frequently returned to is Sue Allen and Josh Gutwill’s 2004 paper, « Designing for Interactivity: Five Common Pitfalls. » The content is relevant to all kinds of museums, not just science centers.
  5. A paper on « Evaluating participatory, deliberative, and co-operative ways of working, » put out by the InterAct group in England. This useful and easy-to-understand paper spells out several considerations of planning evaluation for participatory projects. Most of the examples are from British civic projects, but there’s lots of useful information and frameworks for projects in any field.

Sources : NTC, la blogosphère muséale and Museum 2.0.

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Vinci reprend le chantier du musée des Confluences

Paru dans le Moniteur du 15 janvier dernier, le chantier du musée des Confluences à Lyon a été finalement confié à Vinci. Le projet, qui a subi des retards importants et dont le chantier était à l’arrêt depuis 18 mois, est donc aujourd’hui bel et bien relancé. Sur la confluence du Rhône et de la Saône, était sensée se dresser fin 2009 une forme architecturale futuriste imaginée par les autrichiens de Coop Himmelb(l) au pour abriter un musée des sciences et des sociétés. Baptisé Cristal Cloud, ce bâtiment dual est campé sur un socle – le « le nuage’ » drapé d’une peau métallique et le « cristal » – un savant complexe verrier à la morphologie arachnéenne -, conçu comme un forum urbain pour marquer le point d’entrée des visiteurs.

Vinci, qui était en concurrence avec Léon Grosse, a remporté le second appel d’offres pour l’achèvement du musée des Confluences à Lyon, dont le chantier est à l’arrêt depuis dix-huit mois. Le leader mondial du BTP prend la suite de Bec frères qui avait jeté l’éponge devant les difficultés à élaborer des plans validés par les assurances. La proposition de Vinci était plus chère de 4,5 millions d’euros que celle de Léon Grosse, mais le conseil général du Rhône a choisi de jouer la carte de la prudence, le dossier de Vinci étant considéré comme plus sûr en cas de nouveau contretemps. Un choix qui s’explique vu les difficultés qu’accumule ce chantier depuis son lancement.

Source : Patrimoine en blog.

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Le Languedoc-Roussillon aura son musée de la romanité

La région Languedoc-Roussillon, en accord avec la ville de Narbonne et la Drac, programme la création d’un «musée de la romanité» dans la principale ville du littoral audois. Première colonie romaine en Gaule, fondée en 118 avant J.-C. sous le nom de Narbo Martius, Narbonne fut la capitale de la Gaule Narbonnaise. La préfiguration du futur établissement public culturel et commercial (EPCC) démarre : la région fait réaliser jusqu’en juin 2010 par l’Amicale Laïque un inventaire des collections archéologiques de Narbonne (éléments lapidaires et collections du Clos de la Lombarde). Parallèlement, elle a signé le 8 janvier 2010 un partenariat avec la Drac et le CNRS pour réaliser de 2010 à 2013 des fouilles subaquatiques des ports antiques de Narbonne. Ces fouilles représentent un budget de 2,65 millions d’euros (1,65 million de l’État et 1 million de la région).

Pour définir les collections et le projet scientifique et culturel du futur musée, un conservateur général vient d’être recruté par la région au sein de son service patrimoine. Ambroise Lassalle, ancien conservateur de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image à Angoulême, ex-directeur du musée des Antiquités de Rouen, prendra ses fonctions en mars 2010. Au premier semestre 2010, la région Languedoc-Roussillon lancera les études de programmation architecturale du musée de la romanité. L’architecte sera choisi en 2012 et la première pierre posée en 2013. Le musée devrait ouvrir en 2014. Selon la région, les musées archéologiques d’Agde, de Nîmes et de Lattes réfléchissent de leur côté à des projets d’extension et de modernisation, en lien avec la création du nouveau musée de Narbonne.

Source : la Gazette des Communes.

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Régions créatives : patrimoine, création et tourisme

La chaire Arts, Culture et Management en Europe BEM-Bordeaux Management School organise le troisième International ACME Workshop. La chaire ACME poursuit ses workshops internationaux, réunissant chercheurs et professionnels, avec une série de trois rendez-vous thématiques sur les régions créatives en 2009, 2010 et 2011.
Les régions créatives sont caractérisées par une identité culturelle portée par des infrastructures sociales et économiques propres. Elles se développent sous différentes conditions structurelles, économiques, politiques, organisationnelles, sociales.
Dans chaque workshop, cette question de recherche sera abordée à chaque fois sous l’angle d’un thème particulier, pertinent pour l’Aquitaine. L’édition 2009 aborde le triptyque « Patrimoine, Création et Tourisme », classique et toujours complexe.

THÈMES
Quels sont les rôles du patrimoine (matériel et immatériel), de la création et du tourisme, dans les stratégies de développement régional ? Comment ce triptyque construit-il l’identité des régions créatives ? Comment génère-t-il un processus de croissance ? Quels sont les différents modèles de régions créatives fondées sur ce triptyque ?
Quelles relations entre patrimoine et création, patrimoine et tourisme, création et tourisme dans les régions aujourd’hui ? Comment les interactions entre ces trois domaines d’activités, à la fois concurrents et complémentaires, contribuent-elles au développement des régions créatives ? Comment dépasser leurs antagonismes classiques et créer leur synergie ? Quel rôle les régions jouent-elles dans le processus de valorisation du patrimoine, de la création et du tourisme ? Quelles sont leurs politiques ? Quelles stratégies spécifiques, qui favorisent le développement de leur région, les organisations du patrimoine, de la création et du tourisme mettent-elles en oeuvre ? En quoi sont-elles nécessaires à une démarche de marketing territorial ?

Plus précisément :

  • Quel est le rôle du patrimoine matériel et immatériel dans le fonctionnement des clusters et districts créatifs ? Dans le développement de la création en général ?
  • Quel est le rôle de la création et plus largement des industries créatives dans la promotion du patrimoine des régions ?
  • Pourquoi le patrimoine peut-il être défini comme une industrie créative ? Comment est-il relié aux autres industries créatives ? La notion de « patrimoine du futur » a-t-elle un sens ?
  • Quelle place occupe le patrimoine dans les stratégies des acteurs publics et privés du tourisme ?
  • Quels sont les déterminants de l’offre et de la demande de tourisme patrimonial dans les régions créatives ?
  • Comment la création est-elle facteur de tourisme ?
  • Comment les créateurs et les acteurs du tourisme peuvent-ils davantage coopérer au sein d’un territoire ?
  • Comment les artistes et la population de ces régions créatives participent-ils à leur développement ?
  • Quelles sont les stratégies marketing permettant la synergie du patrimoine, de la création et du tourisme ?

Les workshops ACME sont des espaces de dialogue privilégié entre chercheurs et professionnels. Ils mêlent la communication d’expérience de différents acteurs du patrimoine, de la création et du tourisme avec des présentations de travaux scientifiques, issus de différentes disciplines en sciences sociales – sciences de gestion, économie, science politique, sociologie…
• En savoir plus : http://www.bem.edu/fr/Zones-contextuelles/Actualites/2009/Novembre-Dec…
• Document associé :Bulletin-inscription-workshop.pdf

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Le transfert des monuments vers les collectivités soumis au Parlement

Paru récemment dans le toujours aussi bien informé Journal des arts, un article sur l’adoption pour le moins discrète d’une modification dans le projet de loi de finances pour 2010 qui permet de se passer de l’avis du ministère de la Culture pour transférer les monuments historiques protégés appartenant à l’Etat aux collectivités locales qui en feront la demande. Cette modification de l’article 52 du projet de loi déclenche de vives réactions et les déclarations du ministre de la Culture n’ont pas convaincu, c’est le moins qu’on puisse dire.

C’est en effet un article ajouté en catimini au projet de loi de finances pour 2010, à la demande du Premier ministre, sur lequel Frédéric Mitterrand s’est bien gardé de communiquer. Lors de son audition à l’Assemblée nationale, le 3 novembre, le ministre de la Culture a pourtant pu constater que la méthode n’avait guère été appréciée. Plusieurs députés ont protesté contre ce désormais fameux article 52. Dans son rapport établi au nom de la commission des finances, le député Nicolas Perruchot (NC) a notamment déploré que « le gouvernement n’ait pas informé plus en amont le Parlement de son intention ». L’exposé des motifs de cet article est sans ambiguïté. Il vise à modifier « le régime relatif aux transferts du patrimoine de l’État et de ses établissements publics (et non plus du seul Centre des monuments nationaux) au profit d’une méthode ouverte : celle d’un appel généralisé et sans limite temporelle au volontariat des collectivités locales ». Le gouvernement, inspiré par une proposition de loi présentée en octobre 2008 par le sénateur Philippe Richert (UMP), entend donc passer à la vitesse supérieure pour décentraliser les monuments historiques, en supprimant les garde-fous posés par la loi du 13 août 2004. La possibilité de demande de transfert, limitée dans le temps, concernait alors 176 monuments figurant sur une liste établie par une commission réunie autour de l’historien René Rémond. Celle-ci excluait notamment le transfert de lieux de mémoire nationale ou d’anciens biens de la Couronne. 65 sites ont ainsi été dévolus, 56 conventions étant d’ores et déjà signées. Des chiffres insuffisants pour la Cour des comptes, qui juge « ce bilan décevant » dans un rapport consacré à la décentralisation. Cela alors qu’aucun bilan économique et qualitatif n’a encore été établi.

Pour accélérer la cadence, le nouveau texte prévoit que tous les monuments historiques protégés appartenant à l’État – entiers ou par partie, mais aussi des « objets » – seront désormais susceptibles d’être transférés à une collectivité locale. Le Musée du Louvre ou l’Arc de triomphe, mais aussi la cathédrale de Chartres pourraient faire l’objet d’une demande. Et dans la mouture actuelle du texte, seul le préfet est habilité à donner son accord, le texte initial ne prévoyant aucune consultation des services du ministère de la Culture. Interpellé sur ce sujet, Frédéric Mitterrand a joué les bons soldats : « Oui à la dévolution voulue par le gouvernement, oui à l’activation locale lorsqu’elle peut donner à ces monuments et à ces lieux une vie nouvelle pour le bien de tous. » Des arguments qui n’ont guère convaincu les députés présents. Plusieurs amendements au texte ont été déposés par la commission des affaires culturelles, dont l’un de suppression pure et simple de la part de Marcel Rogemont (SRC). Ils devaient être discutés lors du vote du budget en séance, le 12 novembre. « Au détour de la loi de finances, on change radicalement les données », déplore Marcel Rogemont qui réclame l’ouverture d’un vrai débat sur cet article, mais aussi une étude d’impact pour le Centre des monuments nationaux (CMN). Car il ne fait nul doute que les seuls monuments qui intéresseront les collectivités, déjà étranglées par les transferts et la réforme de la taxe professionnelle, sont les plus rentables. Isabelle Lemesle, présidente du CMN, s’inquiète, elle, pour l’avenir de son institution : « Le système de péréquation entre les monuments sur lequel repose le CMN, qui s’autofinance à 85 %, risque d’être mis en péril par cette nouvelle vague de décentralisation. Car, sur les 96 monuments que nous gérons, 6 sont bénéficiaires en fonctionnement et nous permettent d’ouvrir les autres au public. » Les conséquences économiques de l’opération sont peu évidentes. La première vague de décentralisation avait eu un coût significatif pour l’État, qui a dû compenser par une subvention la perte de recettes pour le CMN, mais aussi financer, souvent à hauteur de 50 %, les travaux menés sur ces monuments décentralisés. Marcel Rogemont y voit aussi un autre risque, pour les élus cette fois-ci : « Face à un monument appartenant à l’État qui serait en situation de péril, la population risque d’exiger des collectivités qu’elles en demandent le transfert pour en assurer la sauvegarde puisqu’elles en auront désormais le droit. » Autant de questions dont Matignon a tenté de faire l’économie.

Source : Le Journal des Arts, n°313, 13/11/09

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Une convention Culture et Tourisme très attendue

Albi-illustrationFrédéric MITTERRAND, ministre de la Culture et de la Communication, et Hervé NOVELLI, secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services et de la Consommation, ont donné le 6 novembre le coup d’envoi d’une nouvelle politique visant à développer le potentiel économique et touristique du patrimoine culturel français.

La culture de la France, par son histoire, son art de vivre, son patrimoine est une source d’attractivité exceptionnelle. En effet, grâce à ses musées, ses monuments, ses festivals, ses évènements culturels, le tourisme culturel tient une place particulière en France, tant dans l’activité économique que dans le rayonnement de notre pays. Ils drainent chaque année des millions de visiteurs français et étrangers. Face à un intérêt croissant de visiteurs venant du monde entier, Frédéric Mitterrand et Hervé Novelli ont voulu engager une action commune et concrète pour répondre à cette attente. Ainsi, ils ont signé, le 6 novembre, une convention cadre « culture-tourisme » qui fixe un objectif prioritaire : favoriser l’innovation et les pratiques de valorisation touristique portant sur le patrimoine monumental, en encourageant des opérations pouvant conduire dans le respect de la conservation de ce patrimoine à la création d’activités touristiques d’affaires, d’hébergement ou de création d’évènements dans les sites.

Le ministère de la culture et de la communication proposera une liste de sites placés sous sa responsabilité ou celle de ses établissements publics, dans lesquels l’expérimentation de la valorisation des lieux par l’installation d’une activité économique (restauration, hôtellerie, séminaires, etc.) lui apparaîtra envisageable au regard de leur qualité et de leur conservation patrimoniales. Il appartiendra à Atout France, l’agence de développement touristique de la France, d’engager avec les responsables des sites concernés, les contacts nécessaires à la mise en place de cette expérimentation.

Les autres objectifs consistent à :

  • œuvrer conjointement au développement de grands projets événementiels, en conjuguant leurs efforts pour favoriser le développement d’événements susceptibles de donner de l’ampleur aux politiques touristiques et culturelles des territoires.
  • élaborer un outil partagé pour la connaissance de la fréquentation touristique des sites et évènements culturels, en mobilisant leurs moyens financiers pour continuer le travail d’amélioration de la connaissance et de la diffusion des fréquentations touristiques des lieux culturels,
  • promouvoir le tourisme culturel auprès des clientèles françaises et internationales qui, pour ces dernières affirment à plus de 50% établir leur choix de séjours en France sur la découverte du patrimoine culturel,
  • développer la marque « Qualité-Tourisme », en valorisant cette démarche qualité participant à l’amélioration de l’accueil et la satisfaction des visiteurs, en la faisant connaître à tous les organismes et établissements publics en charge de lieux de visite culturelle dont le Ministère de la Culture et de la Communication a la tutelle,
  • promouvoir la politique « culture et handicap », en amplifiant leur collaboration afin de généraliser et de mettre en valeur la mise en accessibilité du patrimoine et de l’expression culturelle qui contribuent à l’attrait de l’offre touristique française,
  • renforcer le lien entre tourisme et cinéma, en mobilisant les énergies en liaison avec les collectivités territoriales afin de favoriser le tournage de grandes productions internationales en France,
  • valoriser les itinéraires culturels européens comme vecteur de tourisme responsable, en soutenant le développement en France des « Itinéraires culturels européens » comme exemples d’un véritable tourisme culturel durable et réservant des moyens financiers spécifiques à leur développement,
  • œuvrer conjointement au niveau européen et international, en s’appuyant sur la charte pour le tourisme culturel de l’Unesco et la convention pour la promotion et la protection de la diversité des expressions culturelles pour promouvoir un modèle de tourisme appuyé sur des valeurs humanistes partagées , avec une attention particulière aux projets qui seront développés dans le cadre de « l’union pour la méditerranée ».

La convention cadre « culture-tourisme » concrétise la collaboration entre les services du ministère de la Culture et de la Communication, et du secrétariat d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services et de la Consommation et donne le coup d’envoi d’une nouvelle et ambitieuse politique de tourisme culturel.

Le texte de la convention

Source : portail du ministère de l’Economie et de l’Emploi.

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L’interview que (ne) nous a (pas) accordée Frédéric Mitterrand

DidierRyknerDidier Rykner de La Tribune de l’Art nous fait l’amitié de nous autoriser à diffuser dans son intégralité une interview un peu particulière de Frédéric Mitterrand. Il s’agit d’une interview qui n’a pas encore eu lieu mais qui a le mérite de poser des questions qui témoignent des préoccupations et des menaces qui pèsent aujourd’hui et plus que jamais sur le patrimoine, au moment où le tout récent ministre de la culture tente de retrouver un peu de sérénité après une rentrée pour le moins agitée, rentrée qui n’aura servi ni la politique culturelle, ni le ministère.

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Nous avons salué en son temps la nomination de Frédéric Mitterrand (voir brève du 23/6/09). Momus aussi, dont on connaît la dent dure et l’absence de compromission. Nous sommes d’ailleurs en complet accord avec l’éditorial que l’association vient de consacrer à ce sujet.
 Le ministre travaille beaucoup, comme en témoigne l’emploi du temps que son service de presse nous envoie toutes les semaines. On l’a cependant fort peu entendu sur le patrimoine et les musées. Depuis sa nomination, nous avons à plusieurs reprises cherché à l’interviewer. Il fallait attendre. Attendre la rentrée puisqu’il devait prendre connaissance des dossiers. Attendre la présentation du budget puisqu’il devait savoir de quels moyens il disposerait.
 Le budget est venu, un budget plutôt sérieux et où le patrimoine est mieux pris en compte que d’habitude. Mais l’interview, elle, est repoussée à une date non précisée. Pas pour l’instant nous est-il répondu. Nous ne sommes d’ailleurs pas seuls dans ce cas, tout entretien demandé par les grands médias, dès lors qu’il ne s’agit pas de généralités ou de la loi Hadopi est également systématiquement refusé. Or, nous avons beaucoup de questions pour le ministre tant les problèmes sont nombreux et urgents. S’il ne veut pas, pour le moment, s’exprimer, nous pouvons toujours les lui poser. Nous sommes à sa disposition pour publier ses réponses, le jour où il acceptera de s’exprimer devant les 6000 visiteurs quotidiens de La Tribune de l’Art.

Vous avez créé une commission chargée de se prononcer sur la suppression de l’avis conforme des ABF dans les ZPPAUP (voir article). Quelle est votre opinion à ce sujet ? Partagez-vous l’opinion du sénateur Yves Dauge, et de beaucoup d’observateurs et de parlementaires, que des intérêts particuliers avaient prévalu (il citait le cas de la ZPPAUP de Provins) ?

Les éoliennes se multiplient de manière anarchique dans le pays, menaçant de nombreux paysages et monuments historiques, jusqu’au Mont-Saint-Michel. Quelle est votre position sur ce sujet et que comptez-vous faire ?

Grâce au plan de relance, on se rapprochera en 2010 du budget minimum nécessaire pour la restauration des monuments historiques (400 millions d’euros). Qu’allez-vous faire pour pérenniser ces ressources avec lesquelles on a joué au yoyo depuis quelques années ? Où en est-on de l’idée d’un loto consacré au patrimoine, ou d’une taxe sur les jeux existants ?

L’Etat, dans une course désespérée à l’argent, se sépare de nombreux bâtiments classés ou inscrits monuments historiques. L’un des cas les plus graves et les plus emblématiques est l’Hôtel de la Marine (voir article) pour lequel il est prévu un bail emphytéotique et dont on ne sait pas ce que deviendra le mobilier qu’il renferme. Quelle est votre position à ce sujet ?

Beaucoup d’églises de petites communes ne sont plus entretenues et certaines sont menacées de démolition (voir article). Que comptez-vous faire pour aider le patrimoine non protégé ?

L’argent n’est pas tout : si certains chantiers menés par les monuments historiques sont de belles réussites (citons récemment la cour vitrée de l’Ecole des Beaux-Arts à laquelle nous allons consacrer un article), d’autres sont très critiquées par les historiens de l’art : rénovation trop poussée (château des ducs de Bretagne à Nantes), restitutions hasardeuses (Versailles), voire pire (Quartier Henri IV à Fontainebleau - voir article) . Quelle est votre position à ce sujet ? Les contrôles sont-ils suffisants ? Le ministère de la Culture ne devrait-il pas engager un grand débat à ce sujet ?

Pour l’Hôtel Lambert, la justice a tranché une première fois. Pourquoi le ministère de la Culture s’acharne-t-il alors qu’on se trouve assez proche d’une solution de compromis (voir éditorial) ? Y-a-t-il une honte à discuter avec les historiens de l’art et à négocier avec les associations de protection du patrimoine ? Ne peut-on sortir de ce dossier par le haut ?

Le Palais de la Porte Dorée va être affublé l’année prochaine d’une construction de Tadashi Kawamata qui va dénaturer sa façade et cacher une partie des sculptures d’Alfred Janniot (voir brève du 4/10/09). Pourtant, ce monument est entièrement classé. A quoi sert une telle protection, et à quoi sert la Commission nationale des monuments historiques lorsqu’elle autorise ce type de vandalisme ? Quelle est votre opinion à ce sujet, sachant que les promoteurs de ce projet ont fait croire qu’il était temporaire, alors qu’il était en réalité pérenne ?

La Tribune de l’Art a dénoncé une action de vandalisme d’une mairie (à Wintzenheim) sur un monument inscrit (la chapelle Herzog) et a démontré que les règlements n’avaient pas été respectés (voir article). Pourquoi le ministère de la Culture (via la DRAC) ne prend-il aucune sanction et ne porte-t-il pas plainte dans un cas comme celui-ci (voir article) ? Y-a-t-il une impunité des élus lorsqu’il ne respectent pas le patrimoine ?

La législation de l’affichage publicitaire à proximité des monuments historiques n’est pas respecté dans de très nombreuses villes, dont Paris ? Les préfets ferment les yeux. Comptez-vous agir pour faire simplement respecter la loi dans ce domaine ?

Plus globalement, trouvez-vous normal que les défenseurs du patrimoine aient le sentiment que le plus grand adversaire du patrimoine est l’Etat et les collectivités locales ? Soit directement, soit par laisser-faire ?

La Direction des Musées de France et la Direction du Patrimoine vont être regroupées en une seule direction, suite à la réorganisation du ministère dont vous n’êtes pas à l’origine, mais que vous avez approuvée. Comment comptez-vous donner de véritables moyens d’action à cette nouvelle Direction ?

L’Agence France-Muséums, chargée du Louvre Abou-Dhabi et composée de conservateurs français sous la direction du président du Musée du Louvre, achète des œuvres pour un musée étranger, parfois contre l’intérêt des musées français (tentative d’achat d’un tableau de Géricault qui pouvait intéresser le musée de Lyon - voir brève du 3/4/09, achat d’une fibule wisigothique que le Louvre avait longtemps souhaité acheter – voir brève du 8/6/09- …). Trouvez-vous cela normal ?

Le ministère de la Culture revendique un fragment du Jubé de la Cathédrale de Chartres appartenant à un antiquaire parisien (voir article). Cet objet avait disparu depuis la Révolution. Soit l’Etat perd et l’objet est définitivement perdu pour la France, soit l’Etat gagne, et l’on imagine les conséquences sur les pour les musées dont les collections se sont en partie constituées sur les confiscations révolutionnaires. Vous n’êtes pas responsable de cette action qui a été entamée avant votre arrivée. Quelle est votre position à ce sujet ? Ne serait-il pas plus prudent – et surtout plus juste – de retirer cette demande ?

Les musées de province ont un budget d’acquisition très réduit et les œuvres d’art importantes continuent à sortir de France. L’Etat ne pourrait-il pas être plus généreux envers ces musées de province ? Tous les chefs-d’œuvre doivent-ils finir dans les musées parisiens ?

Les procédures d’acquisition sont très longues et il n’est pas possible pour les musées d’acquérir rapidement une œuvre réapparue et passant aux enchères. Ne faudrait-il pas prévoir un fonds de roulement qui permettrait d’acheter rapidement pour les musées ?

La Tribune de l’Art a démontré, dans une longue enquête (voir article), que les dépôts des musées nationaux hors des musées, dans des bâtiments officiels, étaient illégaux et nombreux. Comment le ministère de la Culture peut-il accepter une telle situation. La loi n’est-elle valable que pour les particuliers ?

Propos (non) recueillis par Didier Rykner

© La Tribune de l’Art

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Museum’s Blog

CollectionsSignalons la récente création d’un nouveau blog dans le domaine du patrimoine et des musées intitulé « Museum’s Blog ». Conçu comme une plate-forme d’échanges sur les nouveaux processus organisationnels des institutions muséales, le blog présente les grandes lignes d’une méthode d’audit conçue en 2007 qui a déjà fait ses preuves et qui permet de dynamiser le fonctionnement et les missions des musées. Pour celles et ceux qui connaissent déjà le contenu original de son approche, on prend immédiatement conscience de son utilité, surtout lorsqu’on songe aux difficultés rencontrées par les professionnels des musées dans leurs missions scientifique et culturelle. Cette méthode ne se contente pas d’une mise à plat, d’une stigmatisation des besoins et des manques pour ensuite recommander de manière passive (ou dynamique) des axes de progrès comme on peut classiquement le voir. Non, il s’agit là d’une expertise métiers qui n’hésite pas à aller au fond des choses pour accompagner le changement une fois ses véritables conditions créées. Le changement est en effet trop souvent et uniquement perçu comme sectoriel, descendant ou transversal et donc déshumanisé, désincarné voire préprogrammé. Rien de cela ici, bien au contraire.

Si on voit de plus en plus apparaître de nouvelles approches, c’est que quelque part le malaise est grand dans les institutions muséales, en particulier en France où cela ne date pas d’hier. En effet, la partie émergée de l’iceberg est celle d’un patrimoine à l’attractivité et à la valeur exceptionnelles que la planète nous envie, d’un fonctionnement rodé, solidement ancré dans sa dimension institutionnelle, une profusion savoir-faire et de dynamiques fantastiques. Mais tout cela étouffe peu à peu de ne pouvoir totalement accomplir les principes malruciens faute d’avoir pris en compte le moment venu les changements de paradigmes. Les enjeux ont en effet considérablement muté et il faut saluer les établissements qui ont eu le courage d’expérimenter cette méthode. Espérons qu’il y en aura pléthores car l’enjeu est de taille. Concilier l’offre et la demande sans abandonner la politique de l’offre à la faveur de la politique de la demande n’est pas une mince affaire et caractérise un dilemme qui n’est pas insurmontable. On peut en effet gérer, préserver et valoriser un patrimoine et des collections tout en prenant en compte le visiteur, ses attentes, ses pratiques, ce qu’il véhicule ce qu’il rend possible. C’est au fond tout l’enjeu des musées d’aujourd’hui et de demain.

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PSC : méthodes et études de cas

ocim-logoLe n°124 de La lettre de l’Ocim paru cet été est une publication utile pour mieux appréhender les problématiques liées au PSC (Projet Scientifique et Culturel) et mérite qu’on s’y attarde quelques instants.
L’éditorial rappelle le caractère obsédant, pour les conservateurs et leurs équipes, du PSC et évoque les journées d’étude sur La notion de projet dans les musées, organisées par l’Institut Denis Diderot, les 4 et 5 décembre dernier, à Dijon (Côte d’Or) dont ce dossier est en quelques sortes le prolongement. 
Établir un document d’orientation est devenu une étape essentielle pour la conduite d’une politique d’établissement où la question des publics est essentielle.

Depuis le début des années 90, et pour pallier ce qui était souvent une absence de projet, la Direction des musées de France a mis en place une méthodologie dans le monde des musées : écrire son projet culturel et scientifique (PCS) ou scientifique et culturel (PSC) est un passage obligé pour un site.

Un premier article rappelle l’histoire et la définition du PSC conçu par la Direction des musées de France dans le contexte de développement que les musées ont connu dans les années 1980-1990. Cet outil de réflexion permet l’élaboration d’un projet global ou sélectif fondée sur un état des lieux exhaustif et la détermination d’objectifs stratégiques. Un recul de près de vingt ans permet actuellement de mieux apprécier son utilité. Les articles suivants explorent, à partir d’exemples concrets, des considérations sur les avantages et inconvénients de ce document d’orientation maintenant indispensable et aussi le sens qui s’en dégage.
Au sommaire :

  • Le projet scientifique et culturel a-t-il de l’avenir ?
  • Le projet de musée : inutile pensum ou outil salvateur ?
  • De la domination et de la soumission : la sujétion du musée à l’autorité de l’État ;
  • Projet de développement d’un équipement : le Document d’Orientation ;
  • Un PSC à l’épreuve de la rénovation : accomplissement et dépassement ;
  • Pratiques et enjeux du PSC au sein d’une conservation départementale ;
  • Une histoire de la Préhistoire pour une nouvelle lecture des collections archéologiques ;
  • Musée municipal d’Hyères : quel PSC au regard des collections ?

Source : ministère de la Culture et de la Communication / Office de coopération et d’information muséographiques (www.ocim.fr/ )

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