Cultural Engineering Group Weblog

Services & Ressources en ingénierie culturelle

Bibliographie européenne des arts de la rue et des arts du cirque

Bibliographie Hors les mursHorsLesMurs et Circostrada Network viennent de publier une bibliographie européenne des arts de la rue, répertoriant les ouvrages les plus pertinents du secteur. La chercheuse Anne Gonon et la documentaliste Sophie Perrin proposent une sélection de publications classées selon qu‘elles délivrent des informations générales sur les arts de la rue, qu’elles présentent plus particulièrement des démarches d’artistes, qu’elles retracent l’engagement des festivals et lieux de diffusion. Cette bibliographie n’est bien sûr pas exhaustive et a pour objectif d’aider étudiants, chercheurs, journalistes et plus généralement le grand public à découvrir l es arts de la rue au travers d’ouvrages accessibles et de qualité.

Elle est téléchargeable gratuitement en anglais et en français depuis www.circostrada.org Télécharger la version française (pdf) Télécharger la version anglaise (pdf)

Classé dans:Ressources, , , ,

Politique de l’innovation en Europe : réussites et les difficultés

EUCes dernières années, l’UE et les États membres ont réalisé de grands progrès en matière d’innovation. Toutefois, davantage d’action est nécessaire d’urgence si l’UE souhaite devenir la première économie fondée sur la connaissance au monde. C’est le message principal émis dans une récente communication de la Commission, qui passe en revue les progrès effectués par l’UE en terme d’innovation et évoque les difficultés à venir. 

Au cours des dernières années, dans le cadre du partenariat de Lisbonne pour la croissance et l’emploi, l’UE a lancé de nombreuses politiques et initiatives visant à stimuler l’innovation en Europe. 

Comme on peut lire dans la communication, «l’innovation est la condition préalable à la création d’une économie de la connaissance et d’une économie qui génère peu d’émissions de carbone. Il est essentiel de réussir cette mutation pour rester compétitif dans un univers mondialisé et pour atteindre durablement des objectifs sociétaux plus vastes sous la pression des changements démographiques, des enjeux climatiques, de la raréfaction des ressources et des nouvelles menaces en matière de sécurité.» 

D’après la Commission, de grands progrès ont été effectués dans de nombreux domaines. La plupart des États membres ont amélioré leur performance en matière d’innovation et l’écart d’innovation entre l’UE et ses principaux concurrents, les États-Unis et le Japon, s’est resserré. 

Si l’on analyse ce que ces pays innovants ont en commun, on constate certaines caractéristiques marquantes. «Leurs dépenses en matière d’éducation, de formation et d’apprentissage tout au long de la vie sont habituellement supérieures à la moyenne, ils affichent le plus haut niveau de dépenses dans la R&D [recherche et développement] en proportion du PIB [produit intérieur brut] et disposent d’instruments leur permettant de soutenir l’introduction de nouvelles technologies et de nouveaux produits dans les secteurs public et privé», peut-on lire dans le rapport. «L’expérience montre également que ces pays sont mieux préparés pour tirer profit de l’échange des bonnes pratiques et apprendre d’autrui.» 

Au niveau communautaire, l’accès au marché unique a été facilité. Des législations telles que le «Small Business Act» et la directive «Services» devraient faciliter la vie des entreprises, notamment des petites et moyennes entreprises (PME). Par ailleurs, la modernisation des règles communautaires en matière d’aides publiques a permis aux États membres d’accorder différents types d’aides publiques aux activités d’innovation et de recherche. De nombreux pays ont également mis en place des régimes d’incitations fiscales, ce qui a eu des répercussions positives sur les investissements en R&D. 

Des financements européens pour la recherche sont désormais disponibles au titre d’une large gamme de ressources, dont le septième programme-cadre (7e PC), qui dispose d’un budget de 54 milliards d’euros, le programme-cadre pour la compétitivité et l’innovation (PCI), la politique de cohésion (qui consacre environ un quart de son budget à des activités d’innovation) et les fonds de développement rural de l’UE, dont quelque 337 millions d’euros sont consacrés au développement de nouveaux produits, processus et technologies dans les secteurs agricole, alimentaire et sylvicole. 

Par ailleurs, des initiatives telles que l’Espace européen de la recherche (EER), les initiatives technologiques conjointes (ITC) et l’Institut européen d’innovation et de technologie (EIT) aident à renforcer les liens entre les chercheurs des mondes de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’entreprise. 

Toutefois, beaucoup d’efforts restent encore à faire. Dans de nombreux pays, c’est un changement de l’état d’esprit qui est nécessaire. «L’innovation et l’esprit d’entreprise ne sont pas suffisamment reconnus comme valeurs partout en Europe, alors que l’échec qui en découle parfois continue d’être stigmatisé», fait remarquer le rapport. 

Du fait de l’échec de la mise en place d’un brevet communautaire, la protection de la propriété intellectuelle est plus coûteuse en Europe qu’aux États-Unis ou au Japon. «Il est grand temps de faire évoluer cette situation», peut-on lire dans la communication. Les autorités publiques doivent également jouer un rôle plus important pour renforcer l’innovation par le biais de marchés publics, par exemple. 

La Communication appelle également à une meilleure coordination des politiques visant à stimuler l’innovation aux niveaux régional, national et européen. Par ailleurs, malgré l’importance des fonds de l’UE attribués au soutien des activités de recherche et d’innovation, beaucoup de parties prenantes ne déposent pas de demande en raison de la bureaucratie impliquée. Les compagnies interrogées dans un récent sondage ont clairement émis leur désir de voir des procédures plus simples et plus rapides. 

«L’analyse des progrès effectués ces dernières années montre que l’UE a identifié, à juste titre, l’innovation comme un facteur essentiel pour un avenir prospère», conclut la Communication. «Toutefois, faire de l’UE un espace dynamique en matière d’innovation nécessite une attention continue et réclame une meilleure exploitation du potentiel qui réside dans le partenariat entre l’Union et ses États membres par l’adoption d’actions plus ciblées et mieux coordonnées à tous les niveaux.» 

La Commission envisage de proposer aux États membres et aux autres parties prenantes, avant le printemps 2010, un nouveau texte de loi européen sur l’innovation.

Pour davantage d’informations et pour télécharger la Communication, cliquer ici

Source : Cordis.

Classé dans:Analyses, Gouvernances, Ingénieries, Politiques culturelles, Ressources, , ,

Nouvel appel Culture 2007/2013

EULe 3 juillet dernier, la Commission européenne a lancé un nouvel appel à propositions dans le cadre du programme Culture 2007/2013. Ce programme de coopération européenne vise les projets pluriannuels de coopération, les actions de coopération, les actions spéciales (à destination des pays tiers) et le soutien aux organismes actifs au niveau européen dans le domaine culturel. Plus précisément, ce programme a été créé pour mettre en valeur l’espace culturel partagé par les Européens et fondé sur un patrimoine culturel commun, grâce à la mise en place d’activités de coopération culturelle entre les opérateurs culturels des pays éligibles, en vue de favoriser l’émergence d’une citoyenneté européenne.

En pratique, le programme européen Culture soutient des projets, des organismes, des activités de promotion et de recherche dans tous les registres culturels (à l’exception de l’audiovisuel qui est couvert par un programme distinct appelé MEDIA). Tous les opérateurs culturels, y compris les entreprises culturelles, peuvent participer au programme Culture, dès lors qu’ils agissent dans le cadre d’une action à but non lucratif. Le présent appel à propositions, qui concerne les projets au titre de l’année 2010, couvre 5 volets du programme pour un montant global de 48 millions d’euros au niveau européen. Les dates de soumission des projets s’échelonnent, en fonction du volet concerné, du 1er octobre 2009 au 1er mai 2010. Ce programme est géré au niveau européen par l’Agence exécutive ” Éducation, audiovisuel et culture “.

Classé dans:Outils, Politiques culturelles, , ,

Sommet des collectivités locales

cop15Du 2 au 4 juin 2009 s’est tenu à Copenhague le sommet des collectivités locales sur le changement climatique qui a rassemblé environ 700 maires et représentants de collectivités territoriales du monde entier.

Ce sommet a  constitué un lieu  d’échange de bonnes pratiques énergétiques et climatiques entre les collectivités locales mais également un lieu de débat sur des sujets aussi variés que les énergies renouvelables, l’adaptation aux effets du changement climatique, la gestion des déchets ou encore les marchés publics verts.

Six élus français sont intervenus à cette occasion: Bertrand Delanoë, maire de Paris,  qui a prononcé le discours d’ouverture du sommet. Michel Delebarre, maire de Dunkerque et Vice-président du Comité des Régions s’est exprimé sur le « dialogue national-local » ; Pierre Schapira, adjoint au maire de Paris sur les « Gouvernements locaux et régionaux abordant ensemble le changement climatique » ; Denis Baupin, adjoint au maire de Paris, sur le « Défi de Paris sur les énergies renouvelables » ; Andrée Buchmann, vice-présidente de la communauté urbaine de Strasbourg, sur les «Besoins pour l’expansion des réseaux de transport dans les grandes villes en relation avec un objectif de réduction des émissions » et Ronan Dantec, vice-président de la communauté urbaine Nantes Métropole sur les « Défis et opportunités pour les autorités locales dans la réduction des gaz à effet de serre».

De nombreux élus de villes et intercommunalités ont également participé à ce Sommet marquant une forte implication des collectivités locales françaises notamment : Damien Carême, maire de la ville de Grande Synthe, Bruno Charles, vice-président de la communauté urbaine du Grand Lyon, Catherine Cullen, conseillère déléguée de Lille Métropole, Laure Curvale, vice-présidente de la communauté urbaine Bordeaux Métropole, Vincent Feltesse, maire de Blanquefort et président de la communauté urbaine Bordeaux Métropole, Hubert Julien Laferièrre, vice-président de la communauté urbaine du Grand Lyon, Louis Le Pensec, maire de Mellac et président de l’AFCCRE, Jacques Rocca-Serra, adjoint au maire de Marseille, Philippe Tostain, adjoint au maire de Lille.

Ce Sommet a ainsi été l’occasion pour les collectivités territoriales de réaffirmer le rôle fondamental qu’elles jouent dans la lutte contre le changement climatique et leur volonté d’engager un dialogue avec les gouvernements nationaux. Elles souhaitent être impliquées dans le processus de négociations afin d’avoir une place réelle dans le futur accord mondial sur le climat  post-Kyoto. Elles ont ainsi lancé un appel aux parties prenantes qui seront présentes à la  15ème Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, organisée en décembre prochain à Copenhague (COP15), dans lequel elles appellent à la reconnaissance de leur rôle face au défi du changement climatique.

Le sommet a ainsi marqué une étape importante de la feuille de route « de Bali à Copenhague » sur le climat pour les villes et gouvernements locaux. Les associations membres de la Maison européenne des pouvoirs locaux français encouragent la consultation et l’association des collectivités locales à ces négociations internationales. En effet, les collectivités locales sont des acteurs clés dans le domaine de la réduction des gaz à effet de serre et de la lutte contre le changement climatique par les politiques publiques qu’elles mettent en œuvre sur leur territoire.

Source : Carrefour local du Sénat

Classé dans:Evénements, Gouvernances, , , ,

L’Europe de la Culture

RECLe Relais Culture Europe (RCE) et ses partenaires organisent une conférence de presse le 12 juillet à Avignon (Vaucluse) sur le thème : Pour une Europe de la Culture.
Elle s’inscrit dans le cadre des débats sur la redéfinition des bases du projet européen, auxquels le secteur artistique et culturel entend participer. 
Si les enjeux culturels semblent plus présents aujourd’hui dans les débats européens, la place de la culture doit être renforcée et, plus largement, profondément repensée au regard de la définition d’un nouveau modèle économique, industriel et social européen. 
Et, au-delà, de la place constitutive de la culture dans la définition et la construction d’une Europe politique et citoyenne.
Le Relais Culture Europe et ses partenaires (six réseaux contributeurs) proposent, à partir d’un travail collectif engagé depuis avril, de mettre en débat ces enjeux auprès d’artistes, de professionnels, d’intellectuels et de politiques, nationaux comme européens, pour ouvrir un espace de réflexion et d’échange sur la place constitutive de la culture dans ce projet.
Animée par le journaliste Arnaud Laporte, elle réunira Catherine Lalumière, présidente de RCE, les réseaux partenaires, deux représentants du Parlement européen et Odile Quintin, directrice générale de la Direction générale éducation et culture de la Commission européenne.

Ouverte au public, sur inscription, dans la limite des places disponibles, elle se tiendra de 15h à 17h au Cloître Saint-Louis, 20, rue du Portail Boquier. Le bulletin d’inscription, téléchargeable, est à renvoyer avant le 3 juillet par courriel ou par fax.
Contacts : Laurence Barone, Agathe Fadier, Relais Culture Europe, 132, rue du faubourg Saint-Denis, 75010 Paris (01 53 40 95 10 – culture@relais-culture-europe.org – fax : 01 53 40 95 19 – www.relais-culture-europe.org )

Source : Ministère de la Culture et de la Communication.

Classé dans:Evénements, Politiques culturelles, , , ,

Plus d’Europe pour la culture

EUAvec les deux dernières décennies qui viennent de s’écouler, de la chute du mur de Berlin aux enjeux actuels de la mondialisation, la culture joue un rôle de plus en plus important et diffus dans la vie des citoyens européens.

Preuve de cette plus grande prégnance de la culture, l’adoption en 2007 par l’Union Européenne de l’ « agenda pour la culture à l’ère de la mondialisation ». Il s’agit pour l’Union de la première véritable démarche stratégique en direction de la culture, ce qui est loin d’être anodin.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas dans le détail l’histoire ou le fonctionnement des institutions européennes, l’adoption de cet agenda est une véritable innovation, au sens propre du terme. Ceci acte désormais en effet que la culture figure à part entière dans la catégorie des politiques prioritaires de la Communauté européenne, ce qui n’avait jamais été le cas à ce niveau.

Auparavant, la mécanique se résumait à des programmes thématiques, des appels à projets, à la prise en compte de la culture comme un critère, à une logique relativement classique de financements croisés. Pour résumer : de la technique de dossier mais pas d’ambition de politique culturelle. Peut-être est-ce à force de faire du bottom-up sans pleinement le réaliser via une logique de guichet, ou encore de voir les industries créatives et culturelles monter en puissance grâce à l’accélération des nouvelles technologies et entrainer des pans entiers de secteurs culturels, toujours est-il qu’un cadre beaucoup plus favorable et global a ainsi surgit en 2007.

Ce qui est d’autant plus inédit, c’est la manière dont cette stratégie se met en œuvre, notamment à travers la méthode dite « de coordination ouverte » (MOC). Nous aurons l’occasion d’y revenir prochainement dans le cadre d’un déplacement à la Commission, déplacement que nous retranscrirons sur CEG bien sûr.

Ce cadre, issu notamment de la stratégie de Lisbonne pour ce qui relève des aspects relatifs à la croissance, à l’emploi et à la société de la connaissance, s’accompagne de plusieurs actions communautaires pour la promotion de la culture comme l’actuel programme Culture (2007-2013), le programme « L’Europe pour les citoyens » (2007-2013) et le programme MEDIA.

Avec une volonté forte de mise en œuvre des mesures proposées fondée sur une coopération plus étroite entre les Etats membres et l’UE, un dialogue structuré est en marche avec le secteur culturel. Il n’est toutefois pas encore évident que cela ait pour autant simplifié la relation des opérateurs de la culture (publics comme privés) à l’Europe. L’effet de dynamique a été considérablement freiné par l’arrivée de la crise.

Le caractère très ambitieux des objectifs fixés pour 2010 par la stratégie de Lisbonne se révèlent en effet aujourd’hui en partie décalés des priorités et des réalités des territoires.

S’il est vrai que la stratégie de Lisbonne doit être repensée et redéfinie à la lumière de la crise financière, économique et sociale actuelle ainsi que des changements démographiques qui se profilent à moyen terme, un nouveau cadre européen d’action pour l’après 2010 qui prend plus encore en compte l’agenda est le seul moyen d’amplifier la construction d’une politique culturelle qui a tant fait défaut à l’Europe. L‘article 151, paragraphe 4, du traité de l’UE, disposant que l’Union européenne doit prendre en compte la culture dans toutes les actions qu’elle mène en est la meilleure preuve.

Rappeler cela à quelques jours du scrutin des élections européennes nous paraît important dans la mesure où règne toujours un rapport complexe et ambigu entre les citoyens et l’Europe.

Ceci est principalement dû au manque de lisibilité des liens entre institutions de représentation nationale, institutions de gouvernement national et processus d’action de ces mêmes institutions à l’échelle européenne, à savoir le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne.

La Commission européenne étant le moteur de l’Union et son organe exécutif, il s’agit de faire en sorte qu’un schéma de gouvernance européenne se dessine pour que celle-ci puisse mettre en œuvre avec plus de pertinence et de lisibilité les actions et les mesures qui relèvent d’une politique culturelle.

Un ouvrage exceptionnellement clair sur ces questions est récemment paru, à recommander à tous les acteurs de la culture du secteur public et du secteur privé, qui espérons-le s’apprêtent tous à se rendre aux urnes.

Il s’agit de l’ouvrage du sociologue norvégien Hans Erik Naess intitulé « A New Agenda ? – The European Union in the Age of Culture », publié chez Alliance Publishing Trust.

L’ouvrage décortique le contenu de la stratégie culturelle européenne, ce qui y est nouveau, ce qui concerne les enjeux nationaux et supranationaux. Un outil idéal pour agrémenter sa réflexion professionnelle et citoyenne.

Classé dans:Analyses, Ingénieries, Politiques culturelles, , ,

Données culturelles

La nouvelle version en ligne du système d’information et de monitoring dédié aux politiques, aux secteurs et aux marchés de la culture en Europe vient de paraître. Le Compendium (son nom générique) est sans aucun doute l’instrument le plus détaillé que l’on puisse trouver lorsqu’on s’intéresse à ces sujets, dont la dimension européenne devient prépondérante pour les Etats membres.

Cette nouvelle version propose :

  • chaque mois un édito introduisant le débat sur un enjeu de politique culturelle. Le premier édito est signé Carla Bodo (vice-présidente de l’association italienne pour l’Economie de la culture et l’ancienne directrice de l’Observatoire pour les Arts Scéniques du Ministère de la Culture italien) plaide pour une nouvelle donne permettant d’inverser la tendance au déclin de l’emploi culturel en plein crise financière ;
  • un sondage a été lancé en ligne afin de permettre aux Internautes de participer et générer un retour éditorial. Ce mois-ci, la question est posée sur la nécessité de mettre en place un package incitative pour relancer l’emploi culturel. A ce jour, 61% des usagers approuvent, 27% pensent que l’intervention publique n’est pas la solution et 12% n’en sont pas certains ;
  • désignez l’acteur du mois dans le champ des politiques culturelles : le Compendium souhaite donner un coup de projecteur sur les acteurs qui amènent de nouvelles idées et conduisent d’importantes démarches de changement dans leur pays ou à un niveau européen ;
  • un synthèse des données majeures est proposée en introduction de chaque pays, permettant ainsi que connaître en un clin d’œil la situation et les spécificités du pays recherché ;
  • les statistiques constituent toujours le cœur du Compendium et plus que jamais : de nouvelles rubriques permettent de compiler des tableaux et graphes comparatifs sur la population, les marchés, la consommation, les fréquentations, les financements publics, etc. L’indice culturel des biens et des services a même été enrichi des données de la base des PPP de l’OCDE ;
  • en plus des outils de comparaison et de croisements statistiques, une nouvelle rubrique compile les articles sur les méthodes comparées et relient recherche et politique développement ;
  • monitoring : le Compendium est engagé dans plusieurs démarches de suivi de l’implémentation des instruments dits « standards » dans le secteur culturel et continue d’explorer les perspectives de nouveaux développement pour les appareils législatif et politique nationaux ;
  • un nouvel espace de recherche transversale permettant à partir de sujets prioritaires et majeurs de politique culturelle de croiser les disciplines, les thèmes, les méthodes, les auteurs et les chercheurs spécialisés dans la diversité culturelle, le dialogue interculturel, le statut des artistes, la coopération culturelle internationale et la mobilité. Un nouvel espace transversal vient d’être développé pour relier éthique, droits de l’Homme et politique culturelle.

A suivre chaque mois de près, vous l’aurez compris, en cliquant ici.

Classé dans:Ingénieries, Outils, Politiques culturelles, Ressources, , ,

Sostenuto

Relais-Culture-Europe organise, le 19 mai, à Bruxelles, une conférence de presse pour le lancement du projet Sostenuto (penser la culture comme facteur d’innovation économique et sociale).


Comment renforcer les capacités d’innovation du secteur culturel dans l’espace méditerranéen ? Comment accompagner sa mutation vers de nouveaux modèles économiques et sociaux ? Comment encourager la prise en compte de ses capacités d’innovation par les décideurs, aménageurs et financeurs ?


Le projet Sostenuto propose d’expérimenter des pratiques innovantes dans le secteur culturel.
Quatre laboratoires appliqueront, dans le secteur culturel, quatre modes innovants d’organisation et de gestion : une couveuse d’activités et d’entreprises culturelles (Marseille, France) proposera à des entrepreneurs culturels de développer leurs projets en partageant des services et en bénéficiant d’un accompagnement à la structuration et la pérennisation de leurs structures ; un cluster regroupant des entreprises dans le domaine des métiers d’art (Chiusi, Italie) stimulera le développement de leurs compétences et de leurs activités économiques ; un système d’échange local non monétaire (Ljubljana, Slovénie) permettra l’échange de savoir-faire, services et compétences entre habitants, associations et institutions d’un quartier ; la mise en place de nouveaux modes de gouvernance (Kotor, Monténégro et Ligurie, Italie) soutiendra une meilleure prise en compte par les pouvoirs publics du secteur culturel dans leurs stratégies de développement.
Sur la base de ces expérimentations seront élaborés des scénarios sur les conditions d’émergence de nouvelles formes d’organisations économiques et sociales dans le secteur culturel. Les résultats en seront diffusés au travers notamment d’un site internet, de trois conférences transnationales et d’un Livre vert.
Les partenaires engagés sur ce projet sont : AMI, centre de développement pour les musiques actuelles (France), Bunker, production/formation dans le domaine des arts du spectacle (Slovénie), Citema, cité européenne des métiers d’art (Italie), Expeditio, centre pour le développement territorial durable (Monténégro), Relais Culture Europe, centre de ressources sur l’Europe et la culture (France), Université de Valence (Espagne) et Zunino e Partner, bureau d’études et cabinet d’architecture (Italie).


Contacts : Fabienne Trotte, Sylvine Bois-Choussy, Relais Culture Europe (01 53 40 95 79 – sostenuto@relais-culture-europe.org )

Source : Relais Culture Europe.

Classé dans:Expériences, Ingénieries, Politiques culturelles, , , , ,

EUROMEDINCULTURE

Partant de l’Agenda européen pour la Culture à l’ère de la mondialisation, le projet EUROMEDINCULTURE Citoyenneté propose aux citoyens européens du Nord, du Sud et de l’Est, de s’exprimer sur un sujet commun : la place de la Culture dans l’Europe de demain.

Ouvrant à des contributions, à des rencontres interrégionales et à un grand forum européen, le projet, grâce à la mobilisation de compétences scientifiques, permettra ainsi la parole d’européens et leur expression structurée auprès des institutions européennes mais aussi nationales et régionales.

Plus concrètement, chaque partenaire, sur la base d’une démarche commune élaborée en comité de pilotage, ouvre largement aux citoyens un appel à contribution relative aux trois axes de l’agenda européen et plaçant la Culture comme facteur de construction de l’Union européenne. Par la suite, trois larges débats seront organisés, au niveau interrégional, selon une logique géographique. Enfin, un grand forum européen sera proposé pour organiser un débat ouvert et constructif.

La finalité de la démarche est d’aboutir à un document synthétique représentant la parole des citoyens sur le sujet de la Culture. Ce document sera remis aux institutions communautaires mais également aux décideurs et à tous les relais d’opinion?

Durée : de janvier à octobre 2009


Pays partenaires : France, Allemagne, Belgique, Espagne, Grèce, Malte, Portugal, Royaume-Uni


Pays associé : Tunisie

Pour consulter “L’Agenda européen de la Culture à l’ère de la mondialisation” dans les langues du partenariat, cliquer ici

Classé dans:Ingénieries, Politiques culturelles, , ,

La priorité culturelle

Selon les responsables politiques, les représentants de l’UE et les experts culturels réunis à Prague pour le Forum pour une Europe créative les 26 et 27 mars 2009, les arts et la culture peuvent jouer un rôle clé dans la relance de l’économie européenne. La conférence était l’un des évènements clé de l’Année européenne de la créativité et de l’innovation, lancée en vue de promouvoir la pensée créative en Europe et d’aider l’UE à rattraper son retard par rapport aux Etats-Unis, considérés comme leader en matière d’innovation.

En 2006, la Commission européenne a publié une étude sur le potentiel économique de la culture pour atteindre les objectifs de la stratégie de Lisbonne pour la croissance et l’emploi. Cette dernière a montré que les industries créatives sont à l’origine de 2,5 % des créations d’emplois et croient plus rapidement que les secteurs industriels traditionnels. Les conclusions ont été intégrées dans l’Agenda européen de la culture à l’ère de la mondialisation, soulignant l’importance de la créativité pour les innovations technologiques et sociales, la croissance et la création d’emplois.

Lors du Forum de Prague acteurs politiques et experts ont insisté sur le fait que le potentiel économique des arts et de la culture devait être exploité en temps de crise actuelle. Les industries culturelles stimulent le marketing, la communication, les ressources humaines et le développement de nouveaux produits, a expliqué le ministre tchèque de la Culture Václav Jehlička. Pour Odile Quintin, directrice générale à l’éducation et la culture à la Commission européenne, innovation et créativité peuvent représenter un nouveau modèle de croissance dans un monde globalisé. L’économiste canadien Richard Florida pense lui aussi que l’économie future dépendra de la pensée créative et de l’innovation. 

En effet, la Finlande, qui dans les années 1990 a drastiquement augmenté ses dépenses en recherche, développement et innovation, est aujourd’hui une des économies les plus compétitives du monde. Parmi les pays leaders de la capitalisation du potentiel économique et social de la culture en Europe figurent le Royaume-Uni, les pays scandinaves et les Pays-Bas ; les états d’Europe centrale et orientale affichent quelque retard, la culture ne représentant toujours pas une priorité politique.

La Suède, reprenant la présidence européenne en juillet, a choisi de mettre l’accent sur l’encouragement des compétences créatives des enfants et des jeunes. Quant à la Commission européenne elle prévoit de publier en automne 2009 des recommandations politiques sur la base des études en cours sur le potentiel économique des industries créatives.

Source : EurActiv

Classé dans:Evénements, Politiques culturelles, , ,

Europe et patrimoine culturel

La Commission européenne et le Conseil de l’UE définissent, avec le consentement du Parlement européen, des consignes obligatoires pour un bon nombre de décrets et directives entrant dans la législation nationale des 27 pays membres de l’Union. Ces consignes exigent notamment des conditions de concurrence harmonieuses dans le domaine économique.

Souvent les conséquences sont considérables pour le patrimoine culturel, les monuments archéologiques et les paysages culturels. Malheureusement elles ne sont généralement reconnues que lors de la mise en pratique.

La Deutsche Gesellschaft für Ur- und Frühgeschichte (DGUF) [Société allemande de la pré- et protohistoire] et la Stiftung Preußischer Kulturbesitz [Fondation du patrimoine culturel Prusse] invitent des représentants du Parlement européen à débattre autour du sujet «L’Union européenne et ses conséquences pour le patrimoine culturel de l’Europe » le 20 avril 2009 au Musée Pergamon à Berlin. Les participants discuteront des conséquences ainsi que des objectifs et des possibilités d’une prise en compte à temps du patrimoine culturel dans la législation.

Plus d’informations sont disponibles [ ici ]

Source : OCPE

Classé dans:Politiques culturelles, , ,

L’Europe a voté

Le Parlement européen a voté la semaine dernière en faveur d’une proposition de directive sur la prolongation du délai de protection des droits des artistes et des enregistrements sonores et pour la mise en place de mesures complémentaires pour les artistes dans le secteur musical.

La proposition étend la durée de protection des performances et enregistrements musicaux de 50 à 70 ans afin d’éviter que les artistes perdent leurs droits alors qu’ils sont toujours en vie et dépendent financièrement des recettes de leurs droits de propriété intellectuelle. De plus la proposition met en place un certain nombre de mesures pour renforcer la position des artistes dans les négociations avec les producteurs musicaux et pour favoriser une valorisation du travail des artistes et de leur contribution créative sur le marché de la musique.

L’Association of European Performers’ Organisations AEPO-ARTIS, qui représente 28 sociétés européennes de gestion des droits d’auteur et compte 350.000 membres (musiciens, chanteurs, danseurs, acteurs, etc.), salue le vote comme un signal fort et positif. Néanmoins l’AEPO-ARTIS estime que la proposition ne répond pas à tous les besoins des artistes européens. Elle demande de plus amples études et des propositions concrètes au niveau européen en particulier en ce qui concerne les droits des artistes du secteur audiovisuel et la reconnaissance du travail créatif des artistes dans l’environnement numérique.


Source: AEPO-ARTIS, Communiqué de presse, 23.04.2009 / OCPE

Classé dans:Politiques culturelles, , , ,

Un nouveau livre blanc

Du 23 au 25 avril, à l’invitation de la ville de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), l’association Les Rencontres organise une réunion consacrée à la finalisation du Livre Blanc des politiques culturelles des collectivités territoriales en Europe, en vue de sa présentation officielle à Bruxelles le 27 mai.
Principalement réservée aux membres de l’association, les séances de travail seront consacrées aux discussions finales des différents articles ainsi qu’aux meilleures pratiques et insertions artistiques qui figureront dans la publication.
Ce 
Livre Blanc se veut porteur des expériences et aspirations des élus locaux et des professionnels afin de fournir des réflexions et des propositions pour les politiques culturelles et programmes européens futurs.
Le programme et le bulletin ainsi que toutes les informations pratiques sont téléchargeables sur le 
site des Rencontres.
Contact : Rafael Mandujano, Les Rencontres, Association des villes et régions de la grande Europe pour la culture, 8, villa d’Alésia, 75014 Paris (01 56 54 26 36 -rafael.mandujano@lesrencontres.eu – livreblanc@lesrencontres.eu - www.lesrencontres.eu )

Classé dans:Ingénieries, Outils, Politiques culturelles, Ressources, , ,

Echec pour les droits d’auteur

La proposition de la présidence tchèque de prolonger le délai de protection des droits des artistes musiciens à 70 ans au lieu de 95 ans a été rejetée vendredi dernier au Conseil de l’UE. Voilà plus d’un an que la Commission européenne avait offert d’allonger la période de protection des droits d’auteur des musiciens et chanteurs de 50 à 95 ans. Selon les détracteurs une telle prolongation ne profiterait qu’à un très petit nombre de labels et aux pop stars approchant l’âge de la retraite ; l’industrie musicale dans son ensemble en serait affaiblie. Sur ce Prague avait avancé une proposition de compromis, une prolongation des droits d’auteur à 70 ans qui ne s’appliquerait qu’aux artistes dont les œuvres se trouveraient déjà sur le marché lors de l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation.
Après ce premier échec au Conseil de l’UE les maisons de disques et les sociétés de gestion des droits d’auteur craignent que la réforme du droit d’auteur ne prenne un retard important. La Musicians Union, le syndicat des musiciens britanniques, a demandé à son gouvernement  d’agir pour aboutir à un accord avant la fin de l’actuelle présidence européenne. Autrement les négociations reprendraient probablement à zéro à la suite des élections du Parlement européen cet été. Le ministre britannique David Lammy en charge des droits de propriété intellectuelle ainsi que le ministre de la culture Andy Burnham veulent également s’assurer que la prolongation profite autant aux futurs titres de musique.

Source : Heise online.

Classé dans:Politiques culturelles, , ,

Des Villes et des Régions

Organisé par le Comité des Régions et la Présidence tchèque du Conseil de l’Union européenne, ce Sommet s’est déroulé les 5 et 6 mars à Prague.

Luc Van den Brande, Président du Comité des Régions a affirmé, à propos de la crise financière et économique, que les villes et les régions avaient clairement pris position contre toute forme de protectionnisme national. Il a également insisté sur la nécessité d’associer les collectivités locales et régionales aux différents plans de relance, la centralisation ne pouvant être, selon ses termes, le fondement d’une Europe dynamique et efficace. Les conclusions du Sommet sur ce point seront remises aux Chefs d’Etat et de gouvernements lors du prochain Conseil européen de printemps.

Danuta Hübner, Commissaire en charge de la politique régionale a évoqué l’avenir de la politique régionale. Elle a également présenté les premiers résultats de la consultation sur le Livre Vert sur la cohésion territoriale. La plupart des contributions donneraient à la cohésion territoriale un objectif de mobilisation des potentiels de développement et pas uniquement un objectif de compensation des handicaps.

Une consultation publique sur le thème de la croissance durable après 2010 a été ouverte aux collectivités locales européennes et aux associations qui les représentent. La date limite d’envoi des contributions est fixée au 20 avril 2009. La synthèse des réponses reçues sera présentée aux 27 Chefs d’Etat et de gouvernement lors du Conseil européen de printemps. Les résultats seront également discutés lors de l’édition 2009 des Open Days, en octobre prochain, puis intégrés à l’avis du Comité des Régions sur l’avenir de la stratégie de Lisbonne qui sera rédigé par Christine Chapman (UK/PSE).

Plus d’informations sur la consultation, cliquez ici.

Pour les conclusions du Sommet de Prague, cliquez ici.

 

Source MEPLF

Classé dans:Evénements, Politiques culturelles, ,

Entropa

Seuls les eurosceptiques rient de l’installation “Entropa”. L’hebdomadaire Dilema Veche revient sur l’installation controversée de l’artiste tchèque David Cerny, “Entropa”. “Les réactions à son oeuvre ‘Entropa’ ont été différentes en fonction des comportements culturels. Les autorités bulgares se sont senties blessées et ont déclaré que cela ne correspondait pas à l’image de leur pays, tandis que les Britanniques ont pris avec humour le fait que Cerny représente leur pays par un emplacement vide, illustrant leurs réserves traditionnelles concernant l’UE. … L’art ou la provocation de Cerny a légèrement secoué l’aura unanime et solennelle des institutions européennes et montre que tout ce qui constitue le symbole d’une identité, ce qui appartient à l’image qu’un peuple se fait de lui-même, reste un sujet sensible. Une unification européenne de l’humour est manifestement impossible et seuls les Britanniques peuvent rire de telles attaques sur l’identité nationale ‘mettant l’Etat en péril’. Justement eux, les eurosceptiques.”

Source : OCPE

Classé dans:Analyses, Evénements, Expériences, Politiques culturelles,

Coopération décentralisée

Suite au rapport d’initiative de Pierre Schapira, député européen membre de la commission du développement, la Commission européenne a mis en place des financements en faveur de la coopération décentralisée. 
Les fonds alloués à ce programme destiné à co financer des projets menés par des ONG ou des collectivités territoriales sont encore peu utilisés à l’heure actuelle par les collectivités territoriales, qui ne connaissent pas encore bien les possibilités offertes par ces lignes de financement.
Pour 2007-2010, le programme est doté de 903 millions d’euros. Il est organisé autour de trois axes :

  1. promotion d’une société basée sur l’intégration et l’autonomie dans les pays partenaires. 82% du montant financier est consacré à cet axe
  2. sensibilisation  et éducation en Europe. 14% du montant total
  3. coordination et création de réseaux. 2% du montant total
De nouveaux appels à propositions ont été lancés. Des appels concernant des projets de développement dans le Sud sont déconcentrés, c’est à dire qu’ils sont disponibles en ligne, sur les sites Internet des délégations de la commission européenne dans les Etats du sud concernés. 
Pour un panorama des appels à projets pays par pays, cliquez ici.
Pour répondre à ces appels, une note succincte doit être envoyée avant le 10/02/2009. D’autres appels à propositions concernent aussi des actions de sensibilisation et de coordination sont centralisées 
Les dates limites de soumission de notes succinctes sont respectivement les 17/02/2009 et 31/03/2009.
Toutefois, ce n’est pas le seul programme européen qui peut financer des actions de coopération décentralisée, les collectivités peuvent aussi répondre à des appels à projets de programmes thématiques, comme sur l’eau par exemple. 
La Maison européenne des pouvoirs locaux français avait largement encouragé l’adoption de ce programme destiné à co financer des actions de coopération décentralisée, seul programme européen spécifiquement dédié aux collectivités locales.
Par ailleurs, l’importance des collectivités locales dans le développement a été soulignée par la Commission européenne dans sa communication intitulée : «  le rôle des autorités locales dans le développement » à laquelle est annexée une charte européenne de la gouvernance locale adoptée lors des dernières journées européennes du développement à Strasbourg.
Cette communication a un double objectif : reconnaître dans un document spécifique le poids et le potentiel des autorités locales dans le développement. En Europe, plus de 71 000 municipalités, plus de cent régions…sont concernées et les montants financiers consacrés à ce type d’action sont importants et en constante augmentation : 700 millions d’euros en Allemagne en 2006, 442 millions d’euros en Espagne en 2006,  plus de 30% d’augmentation de l’aide en France depuis 30 ans. La communication reconnaît aussi l’expertise dont disposent les collectivités dans de nombreux domaines (déchets, urbanisme, santé…). Les défis de cette communication étaient le manque de données globales et la multiplicité des acteurs. La Commission propose entre autres de :

  • organiser des assises annuelles de la coopération décentralisée.
  • établir un atlas de la coopération décentralisée mettre en place des mécanismes permettant de mieux cerner l’action. 
  • mettre en place des bourses à la coopération décentralisée (exemple : outil informatique qui permettrait de faire coïncider l’offre et la demande)
  • contribuer à la mise en place d’une plate-forme européenne des autorités locales et régionales pour le développement. Cette dernière a été lancée à l’occasion des journées européennes du développement et doit permettre, à l’image de Concord pour les ONG, des échanges de bonnes pratiques afin de renforcer le rôle des collectivités dans la coopération internationale.

Source : MEPLF

Classé dans:Analyses, Ingénieries, Politiques culturelles, Ressources, , ,

“Imaginer, Créer, Innover”

L’année européenne du dialogue interculturel tire à sa fin ; le moment est venu pour la Commission européenne d’annoncer pour 2009 l’année européenne de la créativité et de l’innovation avec le slogan « Imaginer. Créer. Innover ». 
L’année européenne de la créativité et de l’innovation a pour objectif de mettre en évidence l’importance de la créativité et de l’innovation en tant que compétences clé du développement des individus et de la société entière ainsi que de l’économie. 
Gouvernements, entreprises et société civile sont invités à entamer une discussion sur les transformations nécessaires pour que l’Union européenne reste compétitive sur la scène internationale sans cesser d’être une société solidaire, unie dans sa diversité, comme l’a exprimé Ján Figel, Commissaire européen pour l’éducation, la culture et la jeunesse. 
Pour la Commission européenne il s’agit de renforcer les capacités novatrices et créatives de l’Europe pour des raisons tant sociales qu’économiques. L’année européenne vise ainsi à promouvoir les approches novatrices et créatives dans différents domaines de l’activité humaine et à contribuer à mieux équiper l’Union européenne pour relever les défis de la mondialisation. 
L’année de la créativité et de l’innovation est une initiative qui englobe les politiques de l’éducation et de la culture ainsi que les secteurs de l’économie, des médias, de la recherche, les politiques régionales et de développement rural. 
Le lancement officiel aura lieu le 7 janvier 2009 à Prague. Parmi les nombreuses activités réalisées notons l’organisation de six débats publics sur les thèmes clés de la créativité et de l’innovation à Bruxelles. Ces derniers porteront sur la diversité culturelle, le secteur public, l’éducation et culture, la société du savoir, le développement durable et les industries créatives. 

L’Union européenne a instauré un site internet pour l’année européenne 2009 [ ici ]
Plus d’informations sont disponibles en français [ ici ]

Classé dans:Analyses, Evénements, Politiques culturelles, , , , , ,

Conseil culturel de l’UEM

Le décret n°2008-1277 du 8 décembre 2008 portant création du Conseil culturel de l’Union pour la Méditerranée, est paru au Journal Officiel du 9 décembre (NOR : PRMX0828773D). Il entrera en vigueur le 1er janvier 2009.

Créé pour une durée de cinq ans, ce conseil a pour mission « de susciter et d’encourager toutes initiatives publiques et privées permettant de promouvoir la dimension culturelle de la politique méditerranéenne de la France, notamment dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée et de la manifestation Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture, en favorisant la cohérence des différentes actions engagées dans ce cadre, notamment celles conduites par l’État et les collectivités territoriales ».

Classé dans:Outils, Politiques culturelles, Ressources, , ,

Développement durable et patrimoine

Le Conseil de l’Europe vient de publier un rapport qui propose une vue d’ensemble des stratégies de développement durable dans le domaine patrimonial qui se concentre plus particulièrement sur le Sud-Est de l’Europe.

Le Plan de Construction de la Capacité Institutionnelle est le premier des trois éléments du Programme Régional pour la Culture et le Patrimoine Naturel du Sud-Est de l’Europe, progamme lancé en 2003. Dans ce cadre, un débat et une concertation entre les Etats membres de cette région de l’Europe ont notamment permis de constituer une série de trois ouvrages publiés dans la collection “European Heritage”. Il s’agit d’un cadre fertile pour la politique à mener en matière de patrimoine. Le premier volume concerne la législation et les politiques en cours, le second traite des outils pour un management intégré de la culture et du patrimoine naturel (au sens large, c’est-à-dire de l’environnement culturel) et le troisième volume qui vient de paraître  examine les conditions et les moyens du renforcement de ce patrimoine pour l’implémentation de projets de développement durable.

Les retours des participants et la présentation des meilleures pratiques européennes devraient selon toute vraisemblance inspirer les institutions dans la définition de règles et de process permettant de structurer leurs politiques patrimoniales de sorte qu’elles contribuent également aux stratégies de développement local et régional.

Pour commander l’ouvrage, cliquez ici.

Contact: Council of Europe Publishing, Palais de l’Europe, 67075 Strasbourg Cedex, France; tel.: +33 (0)3 88 41 25 81; fax: +33 (0)3 88 41 39 10; e-mail : publishing@coe.intbook.coe.int

Classé dans:Analyses, Expériences, Ingénieries, Politiques culturelles, Ressources, , , , , ,

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 133 followers