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Corée du Sud : un hub culturel interrégional en ligne de mire

A peine six mois après avoir pris la direction du ministère sud coréen de la Culture, des Sports et du Tourisme, Yu In-chon vient d’annoncer que la nouvelle administration va inciter à impulser un hub culturel de premier rang en créant et finançant des projets interrégionaux pour que la Corée du Sud affirme plus encore son statut de carrefour de l’Asie du Nord-Est. Ces projets doivent impérativement être mis en lien, interagir et contribuer au renforcement d’un rayonnement culturel à plus forte valeur ajoutée.

Le ministre a également confirmé ce que plusieurs études évoquaient depuis quelques temps à savoir la relocalisation du Musée d’Art Contemporain de Gwacheon (Gyeonggi, province de Séoul). Un des sites candidats est l’actuel centre de Commande de Sécurité et de Défense situé en plein centre de Séoul.

Mais si cette décision « centralisatrice » est justifiée par le souci de faciliter l’accès du public au musée et de favoriser son développement, le ministère vient d’engager une politique de décentralisation qui prendra effet dès l’année prochaine.

Son premier acte de décentralisation, le fonds de soutien à la création et aux arts hitherto pour qu’il déploie plus fortement son action en régions. Le ratio d’intervention entre les régions et la capitale sera considérablement modifié et rééquilibré en faveur des régions avec comme axe principal le développement culturel.

En ce qui concerne les établissements publics, le ministère se concentrera plus fortement désormais sur une politique qualitative en appuyant la création d’un dispositif permettant d’en faire de véritables « usines » créatives, dans un processus d’incubation de trois ans de l’excellence artistique sud coréenne (cette année le dispositif se concentrera sur la musique et la littérature). Ces trois années seront volontairement déconnectées du marché de l’art mais les performances artistiques feront l’objet d’une importante promotion de la part du ministère.

En effet, le ministère a entrepris un importante stratégie marketing pour promouvoir et valoriser le patrimoine coréen ainsi que pour impulser plus d’échanges culturels internationaux.

Cette politique est voulue dans l’esprit du « pragmatisme créatif » impulsé par le président Lee Myung-bak. Au-delà des considérations politiques, il apparaît que la mise en adéquation de la politique de décentralisation, d’une stratégie globale de soutien et de promotion, de la mise en place d’un hub culturel interrégional et du renforcement des échanges culturels témoigne d’une prise de conscience de la place tenue par la culture dans de nombreux domaines et territoires des économies du pays et plus largement de la région. Cette notion de hub territorial (qui est en fait interrégional, au sens continental du terme) fournit ainsi un vecteur et un levier de développement conjoint à la culture et au tourisme.

Les premiers résultats de cette nouvelle politique seront à étudier de près car si les quarante dernières années de l’histoire économique et politique du pays ont été particulièrement mouvementées et si la société a connu de nombreuses mutations, celle-ci a su conserver une relative stabilité. Cette stabilité est le fruit d’une coordination étroite entre l’Etat qui oriente et finance et la société privée, acteur final et décisif de la production dans tous les domaines.

Les accélérations qui viennent de s’engager malgré les secousses des multiples crises politiques depuis 1987 et des difficultés économiques (plus particulièrement depuis 2004) ont établi un contexte qui pourrait devenir plus vite qu’il n’y paraît assez similaire à celui que l’Europe connaît aujourd’hui.

Malgré tout, avec une telle stratégie et compte-tenu de l’état de la géopolitique régionale, la décentralisation culturelle sud coréenne pourrait bien engager une dynamique qui, si elle sait mettre en place les partenariats adéquats, renforcerait le rayonnement culturel la zone Asie du Nord-Est.

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Digital concierge

digital conciergeParmi les dernières innovations en matière de tourisme et de nouvelles technologies, Digital concierge constitue une réelle avancée.

Le programme Digital concierge, fruit de la coopération entre IDA (Infocomm Development Authority of Singapore) et le STB (Singapore Tourism Board), a été lancé en avril dernier à Singapour.

Ce programme a pour objectif d’aider à transformer le secteur dit « THR » (Tourism, Hospitality and Retail) et de promouvoir via l’utilisation des nouvelles technologies l’attractivité de Singapour.

Il permet d’obtenir des recommandations en temps réel sur les activités et les lieux touristiques de la ville, ainsi que des services et des informations personnalisés pour les visiteurs.

Actuellement en phase d’expérimentation, une étude complète de l’impact du programme sera fournie dans le courant de l’année et permettra de généraliser le dispositif à plus grande échelle.

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L’état du tourisme en France

Si la France affiche le meilleur résultat mondial en termes d’arrivées de visiteurs étrangers (82 millions pour 2007, selon la Direction du Tourisme), elle occupe seulement, selon des chiffres de l’Organisation Mondiale du Tourisme, la troisième place en terme de recettes (46,3 milliards d’euros en 2006), derrière les Etats-Unis (85,7 milliards d’euros) et l’Espagne (51,1 milliards d’euros). Jean-Michel Couve, Député du Var, s’est vu confier par le Premier ministre, une mission sur le tourisme en France, axée autour de trois thèmes : l’organisation territoriale, l’observation statistique et les accords bilatéraux de la France dans le domaine du tourisme. L’auteur appelle tout d’abord à revoir la définition et la répartition des compétences entre l’Etat, les régions, les départements, les communes et leurs communautés. Il émet ensuite des réserves sur l’interprétation qui est faite des données statistiques sur le tourisme (affichage du nombre annuel de visiteurs au détriment des recettes engendrées) et préconise de se doter d’outils statistiques plus performants. Il se penche enfin sur les relations de la France avec les pays étrangers dans le domaine du tourisme (accords bilatéraux, coopérations décentralisées, coopérations interuniversitaires) et en identifie les lacunes (très grande diversité des actions engagées, caractère souvent flou des limites entre les intentions, les projets et les réalisations ; manque de coordination entre les différents acteurs publics français, etc.). Il avance plusieurs propositions pour conforter les accords bilatéraux et dynamiser les échanges internationaux, dont la constitution d’une plateforme « France Tourisme International ».

Source : La documentation française

Consulter le rapport en ligne

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