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Les collectivités territoriales face aux grands enjeux culturels / 1

Première partie d’un texte inédit dont Jean-Michel Lucas nous fait l’amitié de nous autoriser la diffusion en guise de cadeau de fin d’année à nos lecteurs chaque mois plus nombreux. Comme à son habitude, il tranche dans le vif et n’épargne aucun camp. Quoi de mieux pour réveiller les consciences (les bonnes comme les mauvaises) dans la dangereuse torpeur ambiante ?

Pour juger sainement le présent, il faut se demander quel avenir il préfigure.

Pierre Mendes-France – La politique et la vérité.

Je pars du constat que la politique culturelle, des collectivités comme de l’Etat, a perdu beaucoup de sa force de conviction [1] et qu’il faut lui donner un nouveau souffle. Mais j’observe qu’elle est pour l’instant intouchable et j’en déduis qu’il est préférable d’ouvrir, d’abord sur le terrain local, des chantiers de « bonnes pratiques » pour nourrir le débat sur sa reconstruction.

I – Une fin de règne intouchable

A – Première observation : l’ambition civilisatrice initiale de la politique culturelle a été détournée en consommation culturelle pour un certain public.

1 – En terme quantitatif, la politique culturelle en France a donné de bons résultats, du moins en matière d’offres culturelles sur le territoire. Il y a effectivement plus de « clients » fréquentant des équipements culturels, eux mêmes de plus en plus nombreux. [2]

2 – Par contre, en terme de signification politique, la confusion est grande. Les élus continuent à justifier les interventions culturelles publiques par la nécessité  de « favoriser l’accès de tous à la culture » mais depuis que les statistiques sur les pratiques culturelles des français existent, la consommation des équipements est loin de concerner « tous les français » ; les « clients » sont globalement des « urbains » et des « diplômés ». Le message politique justifiant les dépenses culturelles par la nécessité de « réduire  les inégalités culturelles » ne convainc plus que ceux qui veulent y croire. [3]

3 – Pire surtout, 23% des français ont des pratiques culturelles qui ne croisent jamais les offres proposées par la politique culturelle et 29% n’ont qu’une fréquentation « exceptionnelle » des salles de spectacles et des lieux d’exposition. Comment les considérer ? Selon une tradition intellectuelle qui est parfaitement bien ancrée dans les partis de gauche, ces personnes sont présentées comme des « exclus de la culture », soumis aux manipulations de la culture de masse orchestrée par les multinationales. Ce sont des victimes sociales d’un « handicap culturel » qu’il faut guider vers la « vraie » culture. [4]

Mais, ce discours peut-il tenir longtemps en dehors du « cercle des initiés »? Les élus locaux savent bien que ces 53% de  français qui n’éprouvent aucun ou très peu d’intérêt pour l’offre de produits choisis par la politique culturelle sont des citoyens et des électeurs à part entière, totalement libres de leurs choix !

4 – Face à ces interrogations, la gauche culturelle a toujours répondu qu’il fallait renforcer le potentiel  d’intervention des institutions artistiques pour mieux soutenir  la « création » car l’offre d’œuvres de qualité est une condition de la civilisation et, par là, de la citoyenneté [5]. La politique publique de la culture se doit  par conséquent de garder la main sur la sélection des œuvres de référence (nomination des directeurs d’équipements, comités d’experts, opérations artistiques dans les quartiers, en milieu rural…). « Garder la main » signifie, en fait, contrôler aussi bien au niveau national qu’au niveau local, la désignation des responsables chargés de sélectionner les « bonnes » œuvres d’art, au mépris de toutes les règles de transparence que la gauche réclame en général pour les autres secteurs d’activité.

Cette position ne se discute pas. Elle est un dogme. Toute tentative de suggérer que plus de la moitié des français, dont les plus jeunes des nouvelles générations, pratiquant actifs des réseaux numériques, ont d’autres cultures que celles qui ont été sélectionnées par les spécialistes,  relève du « populisme ». Toute tentative de mettre en débat public les dispositifs confidentiels sinon secrets qui établissent les choix de la culture de référence relève de la « démagogie ».

La réflexion est aujourd’hui bloquée sur ce vieux logiciel du siècle dernier.

La première conséquence est que la discussion sur une autre politique culturelle est impossible : le propre du dogme est de savoir répondre à tout et, dans ce contexte très défensif du milieu artistique, [6] on ne peut que déconseiller toute initiative politique mettant en doute la pertinence du « soutien à la création pour renforcer l’accès à la culture » ! L’héritage des Lumières est intouchable, du moins dans les propos légitimants.

B-  Seconde observation : les mots de la politique culturelle ne servent plus aujourd’hui qu’à décorer un pragmatisme gestionnaire.

Chacun peut observer que, dans la pratique des élus comme du ministère, la politique culturelle ne s’embarrasse pourtant pas du dogme. Derrière le discours de façade sur la démocratisation de la culture, cela fait bien longtemps que le ministre comme les élus locaux sont devenus beaucoup plus pragmatiques. Les interventions culturelles publiques se contentent de gérer une offre de consommation culturelle.

Pour s’en convaincre, on peut prendre appui sur deux textes que connaissent bien les politiques : le projet annuel de performance (PAP) de la mission culture et le rapport du comité Balladur. Je ferai aussi référence aux politiques locales en faveur de « l’économie créative ».

1 – Les responsables de politiques culturelles et, en tout cas les députés et sénateurs, ont certainement lu le PAP 2010, par exemple le programme 131 relatif à la création artistique. Comme les années précédentes, ce document révèle aux parlementaires et aux citoyens que le ministère de la culture n’a plus que des préoccupations gestionnaires. Les lecteurs du PAP ont certainement fait cette observation : les indicateurs de la bonne performance portent sur le montant des recettes, les taux d’occupation des fauteuils, la circulation des spectacles…. [7] Plus étonnant encore l’Assemblée Nationale a accepté qu’un indicateur de performance porte sur la recette par place fixée à 48 euros pour 2010, comme le ferait n’importe quel producteur privé de spectacles ! Les indicateurs sont tous quantitatifs et calqués sur ceux d’une bonne gestion culturelle privée car la culture « coûte cher » au contribuable. Il faut donc attirer le client et les fameux publics de la culture deviennent de simples acheteurs /consommateurs qui doivent remplir les salles où sont présentés des  produits culturels un peu plus sophistiqués que ceux qui sont offerts sur le marché concurrentiel des loisirs.

Par contre, la valeur « artistique » ne fait l’objet d’aucun indicateur spécifique comme si cette évaluation de la « qualité » n’avait plus d’importance ou comme si elle devait être et rester ignorée des représentants des citoyens. L’hypocrisie est manifeste : dans le PAP, la politique culturelle de l’Etat évoque sa mission civilisatrice dans les trois premières lignes mais s’en moque bien ensuite, puisqu’elle la met totalement de coté. Dans le dur compromis entre la valeur d’intérêt général de la bonne gestion des fonds publics et la valeur d’intérêt général de l’art et de la culture, seul se bat sur le ring le comptable des deniers publics, les amateurs de sens ont disparu dans les coulisses en se plaignant en plus d’être mal traités !

2 – Le rapport du comité Balladur n’est pas plus concerné par la vocation citoyenne de la politique culturelle car, à bien le lire, il ne fait qu’entériner la dérive vers la gestion des offres publiques de produits culturels.

*) J’observe ainsi que dans le texte du rapport Balladur la valeur politique des interventions culturelles des collectivités n’apparaît nulle part. Aucune référence aux enjeux émancipateurs de la création artistique ou  de l’accès à la culture pour tous. Le seul enjeu évoqué par le comité est celui de la lourde gestion des charges de personnels et de  fonctionnement des bâtiments culturels [8]. Comme il faut bien assumer ces masses financières, le rapport maintient le principe des interventions croisées de toutes les collectivités pour soulager les villes et leurs dépenses de centralité essentiellement ! C’est dire que l’imbrication des responsabilités sera maintenue pour la culture alors que les objectifs du comité de Balladur étaient au contraire de clarifier la répartition des compétences entre les collectivités. La politique culturelle locale est sans importance stratégique pour la république décentralisée. Elle ne fait que coûter !

*) J’observe aussi que le rapport Balladur affirme clairement que la légitimité des collectivités tient à leur capacité à répondre aux  demandes de proximité de la population. « La société française a changé, elle éprouve des besoins nouveaux, des aspirations inédites, sa soif de proximité et de sécurité, son goût pour la démocratie locale sont justifiés par la globalisation du monde. Aussi est-il indispensable qu’un changement fondamental soit apporté au mode d’administration du territoire. C’est la condition d’un approfondissement de la démocratie locale et de l’amélioration des services rendus aux usagers des services publics, qui sont aussi des contribuables et, d’abord, des électeurs. »

Or, en matière culturelle, cet objectif de satisfaire les demandes des électeurs est contradictoire avec « l’accès à la culture pour tous » qui doit révéler, aux habitants, la culture de qualité qu’ils ne connaissent pas encore. Il ne s’agit surtout pas de sombrer dans les spectacles faciles et délassants.

Le rapport connaît cette contradiction mais au lieu d’en débattre ouvertement, il la recouvre d’un voile pudique : il nous dit ainsi que la culture est une affaire « délicate », [9] sans autre précision. Ce langage diplomatique signifie que la politique culturelle doit régler ses problèmes dans son coin. Chaque élu à la culture fera donc comme il voudra, plutôt comme il pourra sur son territoire, avec ses créateurs et ses électeurs. Avec le rapport Balladur, la liberté culturelle signe la fin de l’ambition civilisatrice de l’intervention  culturelle publique. Elle  officialise l’organisation d’offres  publiques de loisirs plus ou moins pointues en réponse aux besoins exprimés par chaque groupe de consommateurs/électeurs. « L’accès à la culture pour tous » se trouve alors travesti en « accès de tous à sa culture ».

3 – Je noterai enfin que depuis une vingtaine d’années, beaucoup de collectivités ont renforcé leurs interventions culturelles.  Derrière le discours convenu sur la « démocratisation culturelle », leur préoccupation a surtout été de contribuer à l’attractivité de leur territoire : l’investissement culturel devient « utile » parce qu’il participe à la création d’emplois, valorise l’image de la ville ou accroît la fréquentation touristique.

La vogue actuelle est au soutien à « l’économie créative » [10]. L’idée est  simple : il s’agit pour les collectivités de soutenir des équipes qui font preuve d’imagination et de créativité dans tous les domaines intellectuels et esthétiques, tout en essayant de convaincre le tissu industriel qu’il devrait investir dans ces  dynamiques imaginatives. Il n’y a que des avantages semble-t-il à cette politique : les artistes y gagnent parce qu’ils n’ont plus besoin de tendre la sébile auprès des subventionneurs publics ; les entreprises y gagnent aussi car elles innovent plus, et surtout mieux. Quant aux territoires, ils empochent les gains d’une attractivité plus forte que celle de leurs voisins. Cette approche qui ouvre le champ de la culture aux milieux économiques a d’indéniables qualités mais  elle confirme l’abandon des enjeux politiques pour la culture dans notre démocratie : les « créatifs » sont là pour vendre leur savoir faire sur le marché concurrentiel,  sans autre mission d’intérêt général. Ils sont là pour approvisionner le marché  en produits et services et si leur « art » n’est pas rentabilisé, ils devront rendre leur tablier quel que soit l’intérêt culturel et artistique de leur production.

Au fond, les collectivités se placent dans la redoutable compétition entre les territoires : chaque chef territorial, même en pleine forme démocratique, devra engager des dépenses de « recherche / développement » en innovation artistique et culturelle pour asseoir sa domination culturelle sur les  territoires voisins ! Bordeaux plus fort que Marseille !!! L’Europe créative ?? Plus forte que tous les autres territoires du reste du monde ? Curieux destin des « œuvres capitales de l’Humanité » et de la création artistique que de servir d’armes pour s’imposer par rapport aux territoires concurrents ; comme si les acteurs culturels étaient devenus des munitions pour conduire la guerre culturelle « de tous contre tous ». Il n’y a plus ici de politique culturelle mais une politique publique d’attractivité du territoire qui se nourrit du professionnalisme des acteurs d’un secteur économique comme un autre : le secteur  culturel.

Il est de ce point de vue dommageable que le rapport du Sénat sur « l’organisation et l’évolution des collectivités territoriales » [11] confonde « politique culturelle » avec le financement d’acteurs culturels dont la seule légitimité consiste à être utiles à d’autres politiques publiques. Ainsi nous dit-on « la mission (du Sénat) est sensible à l’attachement des élus locaux, de tous niveaux de collectivités, à conserver une marge d’initiative et d’autonomie dans un domaine qui est un levier de cohésion sociale, d’expression d’une identité locale, d’attractivité, de rayonnement, de développement économique et touristique des territoires »  Beau slogan pour la culture : faut bien que ça serve à quelque chose ! La légitimité culturelle publique sera donc déterminée par les autres politiques publiques en fonction de l’utilité des acteurs sélectionnés en réponse aux appels d’offres, comme pour l’assainissement ; ça promet !

Ajoutons que dans ce rapport, la République ne semble pas avoir l’intention de fixer la moindre règle pour gérer ce grand fourre-tout au niveau local ; même pas des règles de méthode et encore moins d’exigences éthiques, un simple appel à la concertation entre territoires concurrents suffira !

L’ensemble de ces constats ne rassure pas sur la possibilité de redonner du sens à la politique culturelle. Il faut pourtant y parvenir car les enjeux culturels dépassent de loin les seules préoccupations utilitaires.

Fin de la première partie. Pour lire la seconde, cliquez ici.

[1] En ce qui concerne l’Etat, je partage intégralement le jugement du secrétariat à la culture du PS : « Le ministère de la Culture célèbre cette année son cinquantenaire. Triste anniversaire en réalité. Quiconque entre au contact de son administration est frappé par la démoralisation de ses agents, la paupérisation de ses moyens, son atonie et l’absence de tout projet politique global d’envergure, alors que c’est précisément son existence qui donnait sens et enthousiasme à ce ministère jadis audacieux, conquérant et dynamique. »

[2] En 1973, 88% des français n’avaient pas été au théâtre joué par des professionnels au cours de l’année,  ils ne sont plus que 81 % en 2008 ! 7 points de gagnés en 35 ans , mais  encore 81 points à conquérir avant le théâtre pour tous !

[3] Enquête 2009 sur les pratiques culturelles des français : 47 français sur 100 ayant un diplôme Bac plus 4, sont allés une fois au théâtre dans les douze derniers mois ; ils ne sont plus que 29 sur 100 pour ceux qui ont bac plus 2 ou 3… Par contre, sur 100 français n’ayant pas de diplôme, 9 seulement ont été au théâtre dans les douze derniers mois. En 1988, les chiffres étaient de 39 % pour les  diplômés du supérieur et de 7 % pour les sans diplôme. En 2009, pour 100 habitants de Paris intra muros, 56 d’entre eux sont allés au théâtre une fois au moins dans l’année, et pour 100 personnes résidant dans une ville de moins de 20 000 habitants,  ils ne sont que 12. En 1989, le chiffre est de 43 % pour les parisiens intra muros (13 points en moins) et 10 % pour les habitants des villes de moins de 20 000 habitants (2 % en moins). Les chiffres augmentent pour chaque catégorie mais les écarts entre les catégories se sont creusés !!

[4] Dans la récente enquête sur les pratiques culturelles des français, on peut lire que les personnes qui ne sont allés ni au cinéma ni dans une bibliothèque, n’ont assisté à aucune spectacle vivant et n’ont visité aucun lieu d’exposition ou de patrimoine, « pour la plupart d’entre eux cumulent tous les handicaps en matière d’accès à la culture.. » (page 8 des éléments de synthèse).

[5] Voir par exemple les interventions des députés de gauche à l’Assemblée Nationale lors d’un des rares débats (sans suite) sur la politique culturelle, le 4 décembre 2004 ; par exemple Jean Marc Ayrault : « C’était le rêve de Jean Vilar, de Malraux et, plus près de nous, de Jack Lang : mettre les arts a la portée de tous, y forger une conscience citoyenne. » ou Michel Françaix : « Gambetta disait : Il ne suffit pas de décréter des citoyens, il faut en faire. Pas de citoyen sans émancipation des servitudes de l’ignorance, sans commerce avec les œuvres de l’esprit. Pas de citoyen sans culture. »

[6] On comprend très bien cette attitude défensive si l’on prend en compte le traitement infligé aux salariés  intermittents de la culture.

[7] Exemples : nombre de fauteuils mis à la vente dans l’indicateur 1.2, recette moyenne par place offerte dans l’indicateur 2.1, rapport des charges fixes sur total des charges des établissement culturels dans l’indicateur 2.1, part de la masse salariale dans l’indicateur 2.2, nombre de clients dans l’indicateur 3.1, pourcentage de places vendues par rapport à la jauge dans l’indicateur 3.1, nombre de représentations (de ventes donc) par spectacle produit, etc.

[8] Par exemple, en référence aux enjeux de péréquations entre collectivités on peut lire « le tourisme et la culture, par exemple, trouveraient à l’échelon départemental un niveau de péréquation idoine, compte tenu de la taille des projets en cause et des moyens humains et financiers qu’ils nécessitent ».

[9] On lit plus précisément dans le rapport : « Pour ce qui concerne la culture, la diversité des missions en cause rend particulièrement délicat  l’attribution de cette compétence à un seul  niveau d’administration ».

[10] Voir  surtout  le  rapport  de  la  cnuced.

[11] RAPPORT D’INFORMATION fait  au nom de la mission temporaire sur l’organisation et l’évolution des collectivités territoriales  présidée par M. Belot, par M. Yves KRATTINGER et Mme Jacqueline GOURAULT, juin 2009.

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