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Ecosystèmes de la culture et du diverstissement : préserver et assumer leur diversité

Ecosystèmes

« Un écosystème est un ensemble vivant formé par un groupement de différentes espèces en interrelations (nutrition, reproduction, prédation…), entre elles et avec leur environnement (minéraux, air, eau), sur une échelle spatiale donnée. L’écosystème regroupe des conditions particulières (physico-chimique, température, pH, humidité…) et permet le maintien de la vie. Et réciproquement, cette vie constitue et maintient l’écosystème.

Par leurs interactions entre elles et avec l’environnement, les espèces modèlent l’écosystème qui de ce fait évolue dans le temps. Il ne s’agit donc pas d’un élément figé, mais d’un système issu de la coévolution entre les différents êtres vivants et leurs habitats. De plus, il est très difficile de délimiter un écosystème – et on le fait souvent de manière arbitraire – car il ne possède pas toujours de frontières physiques.

A partir de cette définition, il devient possible de déterminer une quantité infinie d’écosystèmes. »

(Définition établie par le CNRS)

 

Comme Jacques Attali le décrivait en 2006 dans Une brève histoire de l’avenir, le futur semble nous conduire vers un hyperempire (un monde sans Etats, l’extension de la démocratie de marché avec ses règles impitoyables, allant jusqu’à la marchandisation du temps et du corps).

Si ce processus va jusqu’au bout sans rendre possible la construction d’une hyperdémocratie (construction positive et responsable de leur avenir par les humains, avec réseaux solidaires, démocratie participative, « entreprises relationnelles », ONG, micro-crédits, intelligence collective…), l’hyperempire pourrait bien conduire à l’hyperconflit (les anciennes frontières géographiques et nationales ressurgiront, les guerres entre religions et visions du monde reprendront avec toute leur force).

Dans ce monde futur, tout sera marchandise au profit de l’individu consommateur, y compris le temps libre et si on observe attentivement les écosystèmes d’affaires en marche aujourd’hui, cela se caractérise très concrètement par la montée en puissance de deux grands domaines d’activités qui élèvent et transforment la « matière première » (le capital humain) à un niveau industriel et transhumain.

Le premier domaine est constitué par les banques, les assurances et les agrégateurs de données, que Jacques Attali qualifie de « maîtres de demain ». Il est clair qu’ils ont façonné le nouvel ordre économique mondial en marche, et cela est très largement lié au fait qu’ils ont su évoluer et engager leur mue au changement de siècle et de millénaire. Ils sont maîtres de leur destinée, prescripteurs des usages de demain et se situent tout en haut de la chaîne alimentaire des écosystèmes.

Il n’est pas question de nier, d’excuser ou de minimiser le fait que ces « maîtres de demain » façonnent un monde multifacettes et de plus en plus complexe, qui est aussi celui d’un capitalisme prédateur et desctructeur de nature et d’humanité. Mas cela serait trop manichéen et loin de décrire avec objectivité la réalité, car ils contribuent aussi (parfois malgré eux) à la création des conditions qui favorisent le développement de ce qu’on appelle l’économie positive, capable de libérer des moyens et des énergies considérables pour une construction positive et responsable de l’avenir où l’intelligence collective joue un rôle essentiel. Il y a donc aussi dans ce capitalisme un enjeu éthique majeur, fondamentalement culturel et de responsabilité sociéatale, où le fait de cohabiter le monde peut conduire au pire et au meilleur, où la quête de sens devient une arme de destruction ou de reconstruction et qui démontre définitivement qu’il n’y a pas qu’un écosystème mais des écosytèmes qui, à l’image de la nature, créent une biodiversité dont l’évolution est le mouvement permanent.

Le second domaine qui ne cesse de monter en puissance est celui de l’ « entertainment », autrement dit en français au sens très large du terme, le divertissement. Il faut en effet prendre au sens le plus large possible ce terme car il recouvre en réalité de nombreuses activités qui produisent et participent à une économie (formelle et informelle) très dynamique, où la demande est toujours en forte croissance car elle se fonde sur la combinaison de l’expression d’aspirations humaines on ne peut plus naturelles avec des missions (publiques ou privées) ou des services (marchands ou non) supposés être le plus adéquation possible avec ces aspirations, ou mieux encore, en les anticipant.

Dans tous les cas, Il s’agit d’une chaîne de métiers à forte valeur ajoutée, symbolique, polémique et économique, qui au fil du temps a fini par recouvrir l’avant, le pendant et l’après de « l’expérience » en question.

Il s’agit d’un secteur d’avenir à l’échelle globale et mondiale qui est constamment en mouvement. Il a toujours connu la croissance, même en période de crise, et il nécessite en théorie des écosystèmes capables de combiner de la façon la plus harmonieuse possible des « lois naturelles » fondées sur les tensions entre initiative publique et initiative privée, dimensions individuelle et collective, le symbolique et l’anecdotique, le matériel et l’immatériel, le marchand et le non-marchand.

On retrouve dans ce grand « magma » : la culture, le tourisme, le sport, les loisirs, l’événementiel, etc. Impossible de boucler la liste tant ces écosystèmes s’adaptent et évoluent en quasi temps réel. A l’intérieur de chacun d’entre eux, on perçoit quantité de signaux faibles et forts qui témoignent des forces et des latences qui s’y exercent, générant des cycles qui se succèdent au fil de bouleversements ou d’évolutions sociétales.

  • Un exemple de succession de cycles : fait du prince, reproductibilité de l’œuvre d’art, révolution des industries culturelles (industrialisation, massification de la consommation et démocratisation des pratiques et des usages), révolution numérique, économie créative, transformation digitale.
  • Et les écosystèmes réagissent de façon adaptative : établissement et organisation de la chaîne alimentaire, maturation et reproduction des modèles, crise des modèles, recomposition de l’écosystème, modification de la chaîne alimentaire.

De la même façon que la marche humaine qui n’est possible que par la succession de déséquilibres, les écosystèmes s’adaptent de façon à toujours être en ordre de marche.

Bien entendu il n’est pas question ici d’occulter la dimension symbolique, sensible, solidaire et créative faisant appel à nos émotions et qui fait partie intégrante des droits humains fondamentaux, comme les droits culturels par exemple. Pas question d’occulter non plus l’inclusion sociale, l’innovation, l’amélioration du cadre de vie et le rayonnement des territoires. Cela serait là aussi trop manichéen et loin de décrire avec objectivité la réalité d’écosystèmes qui ne transforment pas tout en marchandise ou en bien monnayable. Mais la dichotomie qui oppose une certaine noblesse supposée peu rentable à une économie très performante et profitable est devenue la caricature du cycle actuel qui est entré dans une nouvelle phase de transformation, d’adaptation et de préparation d’un nouveau cycle.

Cette fois-ci le nouveau cycle voit les écosystèmes se réinventer et se renouveler différemment et de façon plus rapide et plus radicale, avec des phénomènes de compression de l’offre sous tension économique et de diversification de la demande rendant cette dernière très volatile.

Par conséquent, les modèles traditionnels souffrent et peinent à muter. En l’occurence, là où notre héritage institutionnel a longtemps fixé, régulé et tenu un certain cap pour le bien commun via l’initiative des politiques publiques, on perçoit depuis une dizaine d’années des préocupations et des bouleversements parmi les professionnels des secteurs composant les écosystèmes de l’entertainment :

  • d’un côté, des acteurs qui se développement à vitesse accelérée (par croissance externe notamment) qui laissent de moins en moins de place dans la partie supérieure de la chaîne alimentaire ;
  • de l’autre, des acteurs qui tracent leur propre voie par de nouvelles dynamiques d’entreprenariat et des positionnements alternatifs qui leur permettent de revendiquer d’autres modèles et d’autres formes de légitimité ;
  • entre les deux ? Les acteurs de la strate du milieu (ils sont encore très nombreux), pétrifiés par toute idée de changement ou d’évolution, trop affairés à préserver leur modèle de toujours, ne voyant pas les mutations en marche qui devraient les faire réagir et rebondir, forts de leur capital acquis au fil du temps.

Et nous sommes justement au moment de la vie du cycle où se situe la problématique la plus complexe pour les acteurs des écosystèmes : l’évolution. Il y a l’évolution naturelle, l’évolution légitime, l’évolution subie, l’évolution forcée, l’évolution souhaitée, l’évolution attendue, l’évolution refusée, l’évolution accompagnée, l’évolution visible de tous, l’évolution invisible pour certains. C’est la caractéristique même de l’adaptation d’un écosystème (les espèces, les organisations, les services, les technologies, les territoires, les groupes sociaux, les politiques, etc.).

Au fond, la vision de Jacques Attali que l’on pouvait légitimement considérer comme « macro » il y a 10 ans est également en train de se vérifier à l’échelle « micro », des opérateurs situés au plus haut de la chaîne alimentaire des écosystèmes à ceux qui sont les plus vulnérables, sans oublier ceux qui sont les plus agiles.

Mais cette fois-ci les bouleversements en cours sont tels qu’ils perturbent beaucoup plus fortement nos référentiels et nos habitudes. Ils nous engagent dans une période de transition qui n’a jamais été aussi incertaine et enthousiasmante à la fois, comme la découverte et l’exploration de nouvelles terres.

Qu’adviendra-t-il des écosystèmes et des leurs opérateurs économiques privés et publics à l’ère du ici et maintenant ? L’accélération de ces dernières années a peu à peu instauré une dictature du présent, de l’immédiateté et du court termisme. Il est grand temps de retrouver un minimum de vision prospective qui ne se contente pas de se situer par rapport à la notion de rupture, pour que les acteurs des écosystèmes renouvellent leur vision et trouvent les bons leviers pour leur développement.

Pour cela, il est donc essentiel de préserver et d’assumer la diversité des écosystèmes d’affaires par une régulation qui intègre parfaitement les dynamiques en jeu.

Ceci constituerait une première étape pour permettre une dynamique capable d’enclencher un nouveau cycle avec une sérénité envers l’avenir enfin retrouvée. La pleine et entière compréhension par tous de ce qu’est un écosystème en est le préalable nécessaire.

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  1. […] Comme Jacques Attali le décrivait, le futur semble nous conduire vers un hyperempire (un monde sans Etats, l’extension de la démocratie de marché avec ses règles impitoyables, allant jusqu’à la marchandisation du temps et du corps)…  […]

  2. […] « Un écosystème est un ensemble vivant formé par un groupement de différentes espèces en interrelations (nutrition, reproduction, prédation…), entre elles et avec leur environnement (minéraux, air, eau), sur une échelle spatiale donnée. L’écosystème regroupe des conditions particulières (physico-chimique, température, pH, humidité…) et permet le maintien de la vie. Et réciproquement, cette vie constitue et maintient…  […]

  3. […] Ecosystèmes de la culture et du diverstissement : préserver et assumer leur diversité « Un écosystème est un ensemble vivant formé par un groupement de différentes espèces en interrelations (nutrition, reproduction, prédation…), entre elles et avec leur environnement (minéraux, air, eau), sur une échelle spatiale donnée. L’écosystème regroupe des conditions particulières (physico-chimique, température, pH, humidité…) et permet le maintien de la vie. Et réciproquement, cette vie constitue et maintient l’écosystème. Par leurs interactions entre elles et avec l’environnement, les espèces modèlent l’écosystème qui de ce fait évolue dans le temps. Il ne s’agit donc pas d’un élément figé, mais d’un système issu de la coévolution entre les différents êtres vivants et leurs habitats. De plus, il est très difficile de délimiter un écosystème – et on le fait souvent de manière arbitraire – car il ne possède pas toujours de frontières physiques. A partir de cette définition, il devient possible de déterminer une quantité infinie d’écosystèmes. » (Définition établie par le CNRS) Comme Jacques Attali le décrivait en 2006 dans Une brève histoire de l’avenir, le futur semble nous conduire vers un hyperempire (un monde sans Etats, l’extension de la démocratie de marché avec ses règles impitoyables, allant jusqu’à la marchandisation du temps et du corps). Si ce processus va jusqu’au bout sans rendre possible la construction d’une hyperdémocratie (construction positive et responsable de leur avenir par les humains, avec réseaux solidaires, démocratie participative, « entreprises relationnelles », ONG, micro-crédits, intelligence collective…), l’hyperempire pourrait bien conduire à l’hyperconflit (les anciennes frontières géographiques et nationales ressurgiront, les guerres entre religions et visions du monde reprendront avec toute leur force). Dans ce monde futur, tout sera marchandise au profit de l’individu consommateur, y compris le temps libre et si on observe attentivement les écosystèmes d’affaires en marche aujourd’hui, cela se caractérise très concrètement par la montée en puissance de deux grands domaines d’activités qui élèvent et transforment la « matière première » (le capital humain) à un niveau industriel et transhumain. Le premier domaine est constitué par les banques, les assurances et les agrégateurs de données, que Jacques Attali qualifie de « maîtres de demain ». Il est clair qu’ils ont façonné le nouvel ordre économique mondial en marche, et cela est très largement lié au fait qu’ils ont su évoluer et engager leur mue au changement de siècle et de millénaire. Ils sont maîtres de leur destinée, prescripteurs des usages de demain et se situent tout en haut de la chaîne alimentaire des écosystèmes. Il n’est pas question de nier, d’excuser ou de minimiser le fait que ces « maîtres de demain » façonnent un monde multifacettes et de plus en plus complexe, qui est aussi celui d’un capitalisme prédateur et desctructeur de nature et d’humanité. Mas cela serait trop manichéen et loin de décrire avec objectivité la réalité, car ils contribuent aussi (parfois malgré eux) à la création des conditions qui favorisent le développement de ce qu’on appelle l’économie positive, capable de libérer des moyens et des énergies considérables pour une construction positive et responsable de l’avenir où l’intelligence collective joue un rôle essentiel. Il y a donc aussi dans ce capitalisme un enjeu éthique majeur, fondamentalement culturel et de responsabilité sociéatale, où le fait de cohabiter le monde peut conduire au pire et au meilleur, où la quête de sens devient une arme de destruction ou de reconstruction et qui démontre définitivement qu’il n’y a pas qu’un écosystème mais des écosytèmes qui, à l’image de la nature, créent une biodiversité dont l’évolution est le mouvement permanent. Le second domaine qui ne cesse de monter en puissance est celui de l’ « entertainment », autrement dit en français au sens très large du terme, le divertissement. Il faut en effet prendre au sens le plus large possible ce terme car il recouvre en réalité de nombreuses activités qui produisent et participent à une économie (formelle et informelle) très dynamique, où la demande est toujours en forte croissance car elle se fonde sur la combinaison de l’expression d’aspirations humaines on ne peut plus naturelles avec des missions (publiques ou privées) ou des services (marchands ou non) supposés être le plus adéquation possible avec ces aspirations, ou mieux encore, en les anticipant. Dans tous les cas, Il s’agit d’une chaîne de métiers à forte valeur ajoutée, symbolique, polémique et économique, qui au fil du temps a fini par recouvrir l’avant, le pendant et l’après de « l’expérience » en question. Il s’agit d’un secteur d’avenir à l’échelle globale et mondiale qui est constamment en mouvement. Il a toujours connu la croissance, même en période de crise, et il nécessite en théorie des écosystèmes capables de combiner de la façon la plus harmonieuse possible des « lois naturelles » fondées sur les tensions entre initiative publique et initiative privée, dimensions individuelle et collective, le symbolique et l’anecdotique, le matériel et l’immatériel, le marchand et le non-marchand. On retrouve dans ce grand « magma » : la culture, le tourisme, le sport, les loisirs, l’événementiel, etc. Impossible de boucler la liste tant ces écosystèmes s’adaptent et évoluent en quasi temps réel. A l’intérieur de chacun d’entre eux, on perçoit quantité de signaux faibles et forts qui témoignent des forces et des latences qui s’y exercent, générant des cycles qui se succèdent au fil de bouleversements ou d’évolutions sociétales. Un exemple de succession de cycles : fait du prince, reproductibilité de l’œuvre d’art, révolution des industries culturelles (industrialisation, massification de la consommation et démocratisation des pratiques et des usages), révolution numérique, économie créative, transformation digitale. Et les écosystèmes réagissent de façon adaptative : établissement et organisation de la chaîne alimentaire, maturation et reproduction des modèles, crise des modèles, recomposition de l’écosystème, modification de la chaîne alimentaire. De la même façon que la marche humaine qui n’est possible que par la succession de déséquilibres, les écosystèmes s’adaptent de façon à toujours être en ordre de marche. Bien entendu il n’est pas question ici d’occulter la dimension symbolique, sensible, solidaire et créative faisant appel à nos émotions et qui fait partie intégrante des droits humains fondamentaux, comme les droits culturels par exemple. Pas question d’occulter non plus l’inclusion sociale, l’innovation, l’amélioration du cadre de vie et le rayonnement des territoires. Cela serait là aussi trop manichéen et loin de décrire avec objectivité la réalité d’écosystèmes qui ne transforment pas tout en marchandise ou en bien monnayable. Mais la dichotomie qui oppose une certaine noblesse supposée peu rentable à une économie très performante et profitable est devenue la caricature du cycle actuel qui est entré dans une nouvelle phase de transformation, d’adaptation et de préparation d’un nouveau cycle. Cette fois-ci le nouveau cycle voit les écosystèmes se réinventer et se renouveler différemment et de façon plus rapide et plus radicale, avec des phénomènes de compression de l’offre sous tension économique et de diversification de la demande rendant cette dernière très volatile. Par conséquent, les modèles traditionnels souffrent et peinent à muter. En l’occurence, là où notre héritage institutionnel a longtemps fixé, régulé et tenu un certain cap pour le bien commun via l’initiative des politiques publiques, on perçoit depuis une dizaine d’années des préocupations et des bouleversements parmi les professionnels des secteurs composant les écosystèmes de l’entertainment : d’un côté, des acteurs qui se développement à vitesse accelérée (par croissance externe notamment) qui laissent de moins en moins de place dans la partie supérieure de la chaîne alimentaire ; de l’autre, des acteurs qui tracent leur propre voie par de nouvelles dynamiques d’entreprenariat et des positionnements alternatifs qui leur permettent de revendiquer d’autres modèles et d’autres formes de légitimité ; entre les deux ? Les acteurs de la strate du milieu (ils sont encore très nombreux), pétrifiés par toute idée de changement ou d’évolution, trop affairés à préserver leur modèle de toujours, ne voyant pas les mutations en marche qui devraient les faire réagir et rebondir, forts de leur capital acquis au fil du temps. Et nous sommes justement au moment de la vie du cycle où se situe la problématique la plus complexe pour les acteurs des écosystèmes : l’évolution. Il y a l’évolution naturelle, l’évolution légitime, l’évolution subie, l’évolution forcée, l’évolution souhaitée, l’évolution attendue, l’évolution refusée, l’évolution accompagnée, l’évolution visible de tous, l’évolution invisible pour certains. C’est la caractéristique même de l’adaptation d’un écosystème (les espèces, les organisations, les services, les technologies, les territoires, les groupes sociaux, les politiques, etc.). Au fond, la vision de Jacques Attali que l’on pouvait légitimement considérer comme « macro » il y a 10 ans est également en train de se vérifier à l’échelle « micro », des opérateurs situés au plus haut de la chaîne alimentaire des écosystèmes à ceux qui sont les plus vulnérables, sans oublier ceux qui sont les plus agiles. Mais cette fois-ci les bouleversements en cours sont tels qu’ils perturbent beaucoup plus fortement nos référentiels et nos habitudes. Ils nous engagent dans une période de transition qui n’a jamais été aussi incertaine et enthousiasmante à la fois, comme la découverte et l’exploration de nouvelles terres. Qu’adviendra-t-il des écosystèmes et des leurs opérateurs économiques privés et publics à l’ère du ici et maintenant ? L’accélération de ces dernières années a peu à peu instauré une dictature du présent, de l’immédiateté et du court termisme. Il est grand temps de retrouver un minimum de vision prospective qui ne se contente pas de se situer par rapport à la notion de rupture, pour que les acteurs des écosystèmes renouvellent leur vision et trouvent les bons leviers pour leur développement. Pour cela, il est donc essentiel de préserver et d’assumer la diversité des écosystèmes d’affaires par une régulation qui intègre parfaitement les dynamiques en jeu. Ceci constituerait une première étape pour permettre une dynamique capable d’enclencher un nouveau cycle avec une sérénité envers l’avenir enfin retrouvée. La pleine et entière compréhension par tous de ce qu’est un écosystème en est le préalable nécessaire.  […]

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