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Retour sur la création du Domaine de Longchamp

 

On entend beaucoup parler ces temps-ci dans la culture et dans de nombreux secteurs de projets qui se fondent sur des « modèles hybrides ». Beaucoup en parlent mais très peu y sont parvenus de façon probante jusqu’à présent pour avoir le recul nécessaire. Mais parmi les projets les plus récents en pointe sur ce sujet, le Domaine de Longchamps en est un bien réel et abouti ; probablement celui qui a le plus et le mieux défriché cette question de l’hybridation. Petit retour sur la création du Domaine de Longchamp, à travers le témoignage d’un personnage clé de cette initiative remarquable : Thomas Sorrentino*.

 

Le projet de la Fondation Good Planet au domaine de Longchamp est pour le moins ambitieux, peux-tu nous en rappeler la genèse et les ambitions ?

Le Domaine de Longchamp est une propriété de trois hectares et de 4000m2 de bâti située dans le Bois de Boulogne et appartenant à la Mairie de Paris. Pendant une cinquantaine d’années le Domaine a hébergé le Centre International de l’Enfance, une structure parapublique travaillant sur les maladies infantiles. Quand cette structure a mis la clé sous la porte dans les années 90, la Mairie a souhaité que le Domaine continue dans le futur à être un lieu au service de l’intérêt général, et ne devienne pas un « pavillon de traiteur » comme on en trouve beaucoup dans le Bois.

Quand le WWF France a proposé de faire du Domaine un lieu pour parler à tous les publics de Développement Durable, la Mairie a été séduite et une concession de 40 ans a été signée en 2004. C’est à la même période que Yann Arthus-Bertrand et son agence photographique (la Fondation GoodPlanet n’existait pas encore) prennent des bureaux sur place en tant que « sous locataires », à l’invitation du WWF.

Malgré de nombreuses tentatives au cours des sept années qui suivirent, le projet du WWF ne se concrétisera pas, notamment pour des raisons financières. Yann Arthus-Bertrand et le Conseil d’Administration de sa Fondation apprennent fin 2012 que WWF s’apprête à jeter l’éponge et proposent alors à la Mairie de prendre la suite de la concession et de faire du Domaine un lieu ouvert à tous autour de l’Ecologie et de l’Humanisme.

Il s’agissait de réussir là où le WWF avait échoué, et notamment dans un premier temps de parvenir à réunir le budget conséquent nécessaire à la réhabilitation du site. Nous avons assez rapidement compris qu’il serait impossible de le faire reposer exclusivement sur du mécénat et avons dès lors cherché à identifier un partenaire commercial. Le chemin n’a pas été facile, mais quatre ans plus tard, le Domaine a finalement ouvert ses portes au public le 15 mai 2017.

 

Quelles actions et quelle programmation y sont proposées ?

La programmation du Domaine couvre un éventail très large. On y trouve un important volet artistique, puisque le bâtiment principal accueille pour les deux premières années une exposition vidéo tirée de Human, le dernier film de Yann Arthus-Bertrand. Une grande exposition photographique est par ailleurs proposée en extérieur, dans la lignée de celles qui ont été organisées dans le monde entier. Le Domaine a également pour vocation de devenir le lieu incontournable de toutes les structures qui s’engagent pour l’Homme et la Planète, notamment par le biais d’espaces événementiels de grande taille permettant d’accueillir toutes sortes de manifestations (conférences, salons, soirées culturelles…)

Il y a aussi une dimension pédagogique importante avec plusieurs circuits et animations en extérieur comme en intérieur, et  qui sera renforcée dans un an par l’ouverture d’un pavillon dédié à l’alimentation durable. Enfin, et c’est un complément essentiel d’un point de vue économique mais qui témoigne aussi d’un souci d’ouverture à tous, le Domaine accueille des soirées festives qui rassemblent un public jeune et nombreux le vendredi et samedi soir.

Le projet est également très original et se démarque fortement de ce que l’on a pu voir jusqu’à présent ici et ailleurs, quels sont selon toi ses spécificités et comment il entend toucher ses publics ?

La spécificité principale de Longchamp c’est d’être un des premiers lieu de grande taille qui s’est monté dès le départ dans une logique vraiment hybride. Le montage a été rendu possible grâce à un partenariat entre la Fondation et le groupe Noctis qui est un des leader de l’événementiel en France. Le principe est globalement simple : en contrepartie d’une contribution significative à la réhabilitation du Domaine et du paiement à GoodPlanet d’une redevance indexée sur l’activité, Noctis exploite les espaces événementiels du Domaine du lundi au vendredi… lesquels sont utilisés par la Fondation le week end pour accueillir gratuitement le grand public, notamment avec l’aide d’un grand nombre de bénévoles. Au delà de l’intérêt économique évident, ce partenariat est garant d’un dynamisme dans la programmation mais aussi d’un professionnalisme dans la gestion du lieu.

On a donc d’un côté une structure à but non lucratif qui a pour objectif de maximiser son utilité sociale mais qui a compris qu’il était nécessaire pour bien le faire de garantir une efficacité économique , et de l’autre un opérateur qui vise le profit et qui a simultanément saisi l’intérêt qu’il peut y avoir à travailler sur les thématique qui sont celles du Domaine… Noctis a à cet effet signé une charte éco-responsable qui l’engage fortement dans tous les aspects de son activité sur place (notamment l’alimentation).

Il faut enfin souligner que l’investissement de Noctis a été complété par plusieurs mécènes de la Fondation, qui se sont décidés à rejoindre la Fondation dans l’aventure une fois que la preuve d’un projet solide était apportée précisemment par ce montage hybride.

 

Quel bilan fais-tu depuis sa récente inauguration ?

Ce qui nous semble être le plus important c’est que globalement Longchamp ressemble fortement à ce dont nous rêvions depuis cinq ans avec Yann Arthus-Bertrand ! Le pari qui était de créer un lieu simple, sobre, où règne la bienveillance, est tenu. C’est du en grande partie à ceux qui ont été choisis pour redonner vie au lieu, je pense notamment aux architectes qui sont des émules de Patrick Bouchain, au paysagistes de l’agence Coloco…

Par ailleurs la cohabitation entre GoodPlanet et Noctis fonctionne plutôt bien. L’idée de passer en quelques heures chaque samedi et dimanche matin d’une soirée électro rassemblant 2000 jeunes à une journée pour les familles avec les expositions et les animations apparaissait comme risquée et pour l’instant nous n’avons pas rencontré de problème majeur.

Et puis… le succès semble être au rendez vous. Il y a eu 12000 personnes lors du week end d’inauguration, plusieurs milliers chaque week end suivant…

 

Le cadre contractuel juridique et financier du projet est également atypique, qu’est-ce qui a convaincu la Ville de Paris de lui octroyer cette concession ?

Le montage avec la Ville s’est fait en plusieurs étapes. Une grosse partie du travail avait été faite par le WWF en 2004, qui avait su convaincre la Mairie de la pertinence d’un lieu ouvert à tous sur le Développement Durable. GoodPlanet a repris la concession. Il n’y a pas eu de nouveau contrat, mais un simple avenant.

Le point sensible lorsque GoodPlanet a repris le dossier a été de convaincre la Mairie qu’il était possible d’intégrer un partenaire commercial sans pour autant compromettre l’esprit de l’accord initial. Cela a été un travail de longue haleine, mais le sérieux et la justesse du projet d’accord entre GoodPlanet et Noctis ont fini de convaincre les différents services de la Ville, qui étaient de manière générale extraordinairement ouverts et constructifs depuis le début. Il y avait une forte volonté de voir ce projet aboutir et cela a provoqué la souplesse nécessaire sur plusieurs plans : les modalités financières, les autorisations liées à l’aménagement et l’utilisation des espaces extérieurs…

Ce projet aura mis 13 ans à se concrétiser ! C’est très long, mais c’est aussi ce calendrier inhabituel qui a finalement décidé tout le monde à se mobiliser pour y arriver.

 

Quelles vertus et quelles limites vois-tu à cette hybridation ?

Cette hybridation était LA solution pour que cette idée d’un lieu de bienveillance, gratuit le week end pour le grand public, expérimental, puisse voir le jour. Pendant deux ans nous avons essayé de trouver le grand mécenne qui aurait tout pris en charge mais nous n’y sommes pas parvenus et c’est au final tant mieux. Certes nous serions parvenus à réhabiliter le site, mais quid du modèle économique sur le long terme et de la capacité de la Fondation à assurer seule une programmation régulière ?

En revanche, avec de telles alliances il y a un risque constant de grand écart entre deux structures, deux cultures, deux types d’objectifs parfois diamétralement opposés. Mal maîtrisée, cette collaboration pourrait faire perdre son âme à la Fondation.

 

Recommanderais-tu une telle démarche sur d’autres types de projets ailleurs et quelles sont selon toi les conditions préalables à remplir ?

Je suis persuadé que le modèle que nous avons développé à Longchamp peut être pertinent pour beaucoup de projets. C’est d’ailleurs une tendance grandissante, on retrouve des collaborations entre des acteurs complémentaires dans un nombre croissant de lieux.

Cela étant dit, cela nécessite d’avoir des parties prenantes qui sont culturellement et opérationnellement prêtes à créer de nouveaux modèles, tout en ayant les moyens de leurs ambitions. Ce n’est pas aussi répandu qu’on le croit. Par exemple, sur le champ de l’événementiel, Noctis nous est apparu comme le seul qui cochait toutes les cases…

Ensuite, il convient de s’assurer très en amont des motivations et de la vision réelle des uns et des autres. Et ne pas bâcler l’écriture du deal. C’est la chance que nous avons eu à Longchamp : élaborer le contrat n’a pas été une mince affaire, mais nous avons au final un accord qui envisage tous les scénario et prévoit des modalités justes pour chacun d’entre eux. Par ailleurs, les relations ont été très saines et honnête depuis le premier jour entre GoodPlanet et Noctis, et à tous les échelons de la hiérarchie. Le parti pris est de dire systématiquement les choses… et pour l’instant cela a plutôt bien fonctionné !

 

Quelles perspectives entrevois-tu pour l’avenir et les développements du Domaine de Longchamp ?

Avec Longchamp la Fondation GoodPlanet a une opportunité extraordinaire, puisqu’alors même que l’écologie et l’humanisme sont des thématiques qui comptent de plus en plus dans nos sociétés il n’y avait pas de lieu pour les incarner… en tout cas pas à Paris. La perspective qui consiste pour Longchamp à devenir le lieu de référence pour tous ceux qui s’intéressent à ces thématiques est donc crédible, avec tout ce que cela implique comme possibles pour la programmation des trente ans à venir (la concession court jusqu’en 2044)

Après… à chaque jour suffit sa peine, et il convient pour le moment de bien négocier cette première saison ! Le week end d’ouverture  était extraordinaire, il faut maintenant attirer le public semaine après semaine, fidéliser, renouveller…  Rendez vous au printemps prochain pour un premier bilan !

 

Pour découvrir le site du Domaine de Longchamp, cliquez ici.

*Thomas Sorrentino, 39 ans, est diplômé de l’EDHEC. Après avoir été assistant de Yann Arthus-Bertrand, il crée le Comptoir Général en 2009 (premier espace événementiel dédié à la solidarité et au développement durable) puis l’Ancien Carmel de Condom en 2011 (un lieu de vie mêlant des personnes ne voulant plus vivre seules avec des vacanciers désirant vivre une expérience différente). En 2013 il rejoint Yann Arthus-Bertrand pour redonner vie au Domaine de Longchamp, qui après 4 ans de travail a ouvert ses portes le 15 mai 2017.

 

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Visitez des musées du monde entier grâce à Google et Street View

Il est désormais possible de visiter virtuellement certains musées grâce à Google Maps et d’obtenir des informations détaillées sur les œuvres d’art.

Les musées représentent une source de culture inépuisable mais encore faut-il pouvoir y aller. En particulier si le musée qui vous intéresse n’est pas dans votre ville ou se situe dans un autre pays. Google a décidé de venir en aide aux amateurs d’art en proposant des visites virtuelles de certains musées.

Pour s’y « rendre », il suffit de taper le nom du musée dans Google Maps et d’utiliser la fonction Street View en positionnant le célèbre petit bonhomme sur la position du musée. Si un entremêlement de ligne bleues apparaît, cela veut dire qu’une visite virtuelle est disponible. Lâchez alors le petit personnage et commencez votre visite.

Vous découvrirez alors l’intérieur du musée avec des indications sur les différentes œuvres. Selon Google, plus de 15 000 œuvres ont été identifiées et classées. Pour réussir ce travail, le géant américain a fait appel aux mêmes technologies d’apprentissage machine que celles utilisées dans Google Photos pour vous permettre de mener des recherches par personnes, lieux, etc.

Le résultat est impressionnant, hélas, ce mode n’est pas disponible pour tous les lieux. Ainsi, nous avons constaté qu’il est présent pour le Musée d’Orsay mais absent du Musée du Louvre.

Google facilite la recherche des œuvres culturelles

Google a également amélioré son système de recherche dans le domaine de l’art en associant les équipes de la division Arts & Culture aux ingénieurs de Google Search. Par exemple, une recherche sur l’artiste Gustav Klimt dans l’appli Google de son smartphone aboutit à un panneau interactif qui donne accès à ses œuvres référencées dans Google Arts & Culture, avec la possibilité d’effectuer un agrandissement pour voir des détails.

Source : blog google

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Les musées britanniques se réinventent

Au Royaume-Uni, la saison 2015/2016 a été une « année turbulente » selon Museum Association.

Pendant cette période, 24% des musées ont du faire face à une baisse de revenus publics, malgré le fait que les musées soient très populaires et très attractifs. La situation s’aggrave dans les régions du pays : 64% des musées gallois et 50% des musées écossais ont subi une baisse de dotations publiques.

Les budgets locaux alloués aux musées ont ainsi baissé de 31% en 2016. 15 musées ont du fermer leurs portes l’année passée.

Pour faire face à cette coupure de budget, la majorité des musées ont augmenté leurs revenus propres, grâce à la mise en place de boutiques, cafés, et événements. 37% des musées ont également vu leurs donations philanthropiques augmentées.

Pour consulter le rapport de Museum Association.

 

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Atlas régional de la culture 2017

L’Atlas régional de la culture a pour objectif de réunir dans un même ouvrage un vaste ensemble de données relatives à la culture disponibles au niveau national et permettant une exploitation territorialisée. Les données réunies, qui croisent de nombreuses sources statistiques, sont illustrées sous forme de cartes et graphiques.

À la suite de la réforme territoriale mise en œuvre au 1er janvier 2016, la question de l’équilibre entre les régions est plus que jamais présente et il était important de se doter des moyens de les comparer. Cet atlas y contribue.

Le chapitre inaugural présente les données nationales et met en lumière les points communs et les différences régionales. Les chapitres suivants sont consacrés aux treize nouvelles régions et aux départements d’outre-mer.

Dépenses de l’État et des collectivités territoriales pour la culture, entreprises culturelles, emploi et professions, équipements… les données sont déclinées pour chaque région et apportent des points de repère et de comparaison indispensables à la construction de politiques publiques.

Pour consulter l’Atlas, c’est ici.

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LIKE (R)evolution 2017: What Kind of Cooperation for Culture?

LIKE, a network committed to the development of cultural policies in Europe, is organising La Rencontre de Lisboa: What Kind of Cooperation for Culture, to be held in Lisbon, Portugal, on 24 – 26 May 2017. Cooperation is at the heart of the work of LIKE as a network.

The Lisbon event will be dedicated to getting an in-depth view of innovative models for cooperation, their potential impact on the face of the EU, and triggering non-linear European partnerships. The organizers invite local and regional authorities, cultural actors and operators from the arts as well as EU bodies and representatives to work together.

The following topics will be discussed: The future of cooperation in a multi-speed EU; Is territorial diversity an obstacle or an opportunity for EU cooperation? Are EU spaces of cooperation the new nuclei for a revitalized Europe? Cultural operators and actors of arts in EU programmes: strategies for survival; What is the urgency for cultural cooperation in Europe?

For more information, please visit: www.likeculture.eu/actualite/le-rendez-vous-de-lisboa

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The Future of Tourism in Europe

Promoting Competitiveness Through Sustainability and Digitisation 

The tourism industry is of great socio-economic importance for the European Union, accounting for 10% of EU GDP and employing about 12 million people (Eurostat, 2015). According to the latest report by the United Nations World Tourism Organization (UNTWO), a market share of 40.3% of the global international tourist arrivals are directed to the EU-28, making Europe the most sought-after destination in the world. Eurostat data published in January 2017, further confirms the good health of EU tourism, indicating that the number of nights spent in tourist accommodation establishments rose by 4% in 2015, totalling 2.8 billion.

In recognition of the industry’s significant role in driving pan-European job creation and economic growth, the European Commission has introduced various initiatives, particularly aimed at promoting sustainability, accessibility, culture, and at boosting low season and coastal tourism. The Virtual Tourism Observatory, the Digital Tourism Network, and the tourism managing tool, European Tourism Indicators System (ETIS), have been established to modernise European tourism and improve connectivity and competitiveness. In addition, the campaign ‘Europe. Wonder is all Around’ has provided an innovative platform for promoting a plethora of diverse, sustainable and high quality travel destinations across the continent.

As tourists become more independent, connected and conscious of sustainability issues, Europe needs to embrace, and adapt to, their changing profile and priorities, and become better at promoting so-called smart destinations. New technologies moreover offer challenges and opportunities for European tourism. Whilst businesses need to adopt the latest digital technologies to remain competitive, research demonstrates that the smaller the business, the lower the rate of adoption of digital technologies (Report of the Strategic Policy Forum on Digital Entrepreneurship, 2016). In addition to digitising the sector, Europe needs to take opportunities to integrate culture and technology in new and innovative ways, targeting strategic investment in areas where it can be a world leader, such as cultural tourism.

This symposium will provide delegates with an invaluable opportunity to analyse the strategic role for the tourism sector in supporting economic and employment growth in Europe, and consider how opportunities offered by cultural tourism can be capitalised upon. Attendees will also scrutinise the challenges and prospects associated with the digitalisation of the sector and explore how ICTs can be better integrated into tourism and travel related services. The symposium will promote the exchange of ideas and encourage delegates to engage in thought-provoking debate.

Delegates will:

  • Examine initiatives implemented by the EU to promote and support tourism
  • Consider the economic and non-economic challenges facing the European tourism industry
  • Discuss the challenges and opportunities presented by digitisation and reflect on its implications for competitiveness and job creation
  • Assess how to improve digital competency and foster digital literacy amongst operators within the sector
  • Learn from successful projects on how to positively implement sustainability indicators systems such as the ETIS
  • Analyse strategies to boost city tourism
  • Engage in interactive discussions with stakeholders and trendsetters in the field of tourism
  • Share best practice of successful innovation projects to increase tourism accessibility

For further details, please refer to the enclosed event brochure. Do feel free to circulate this information to relevant colleagues within your organisation.

In the meantime, to ensure your organisation is represented, please book online or complete and return the registration form at your earliest convenience in order to secure your delegate place(s).

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Google Arts and Culture : vers un nouveau « musée imaginaire » ?

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Cela fait plusieurs années que le « vieux monde » du musée et la « nouvelle galaxie » du digital ne sont plus les frères ennemis qu’ils apparaissent à l’œil superficiel. Les musées ont saisi tout ce que pouvait leur apporter le digital, de la numérisation des collections pour les conservateurs à de nouvelles modalités de médiation et communication. Mais qu’en est-il quand un géant du web s’intéresse aux musées ? Créé en 2011, le Google Cultural Institute vise à offrir aux institutions culturelles du monde entier le mécénat de compétences de Google pour numériser (si ce n’est pas déjà fait), puis présenter leur collection sur la plateforme du Cultural Institute. Lors de l’installation de son « lab » à Paris, en 2013, Aurélie Filippetti, alors ministre de la Culture, avait refusé de se rendre à l’inauguration. Le conflit reste larvé, 63 musées et lieux de patrimoine français étant néanmoins partenaires (sur les 1000 institutions recensées sur la plateforme).

Une nouvelle version de l’application mobile Google Arts and Culture, mettant à disposition 4,7 millions de pièces numérisées et 1500 expositions digitales thématiques est disponible depuis juillet 2016. Une information plus relayée par les blogs spécialisés en tech que par les médias culturels. Sans doute parce que Google est considéré, à tort, comme un facilitateur technologique et pas un acteur pouvant profondément modifier l’expérience muséale.

S’il convient de ne pas surestimer l’impact de cette nouvelle plateforme, notamment parce que Google ne publie pas les chiffres permettant de l’estimer (nombre de visiteurs uniques, pourcentage d’utilisateurs fréquents, temps de connexion moyen …), elle semble marquer la naissance d’un « musée universel en ligne ». A quoi ressemble-t-il ?

Afin de structurer son imposante base de données, Google multiplie les points d’entrées, de la recherche simple (par mot clé ou… couleur) aux mouvements artistiques, en passant par les œuvres mises en avant sur la page d’accueil. L’offre de contenu autour des œuvres, auparavant un des points faibles de Google, a été significativement augmentée, en partenariat avec les musées. Bien entendu, la firme américaine met aussi en avant son expertise technologique, proposant des visites « street views » sur le modèle de Google Maps, et même des déambulations en réalité virtuelle pour les possesseurs du Google Cardboard (des lunettes 3D à bas coût). Par contre, il est impossible de télécharger les images, pour des questions de droits, et le partage sur les réseaux sociaux est malaisé. Là où les sites des musées eux-mêmes, plus libres de leur politique de partage, peuvent, tel le Rijksmuseum, proposer en téléchargement des images de haute définition sous licence creative commons.

Quel bilan donc ? Si le design sobre qui est la marque de fabrique des produits Google met bien en valeur les œuvres, l’expérience de « déambulation » est encore relativement peu fluide. Face à la « guerre de l’attention » qui se livre sur le net, on peut s’interroger sur le temps et la concentration que les internautes sur-sollicités vont dédier à ce musée virtuel. Autre problématique, l’homogénéisation inhérente à tout projet de cette taille : cadre de présentation et langue imposée aux partenaires. On peut également questionner les motivations de Google, insatiable de données : partenaire précieux pour des institutions peu dotées en ressources numériques, ou prédateur cherchant à se donner un vernis culturel ? Le débat est plus idéologique que pratique, mais il est certainement pris en compte par les institutions, qui restent maitresses du discours autour de leur collection. Les propositions les plus intéressantes de Google Arts and Culture sont en effet celles réalisées en partenariat étroit avec les musées, tels le « Museum of the World » du British Museum ou le projet « Bruegel / Unseen Masterpieces ».

Attention cependant à ne pas reprendre la vieille opposition musée/digital : une visite en ligne ne remplacera jamais la présence physique face à l’œuvre, même si le digital peut indubitablement introduire une nouvelle façon d’appréhender les collections. La mission des musées est à la fois de conserver et présenter leur collection, et le digital, en permettant une expérience nouvelle d’un tableau (par le zoom, l’incorporation de médiation vidéo, et des modalités qui restent à inventer) peut être un outil précieux.

Le musée en ligne est par définition hors les murs, ouvert sur le monde et sans limites. Le musée virtuel de demain sera-t-il un gigantesque méta-musée où la mise en commun des collections des institutions et l’analyse des données personnelles créera une infinité de parcours ? Plus besoin de collecter patiemment les informations de différentes sources, l’intégration entre Google et les musées permettrait de taper « Ingres» ou « pommes » pour aboutir à une visite générée par algorithme, associant œuvres, informations, et éléments multimédia. On serait alors face au nouveau « musée imaginaire », où les rapprochements ne seraient plus effectués par critères esthétiques mais par mots-clés structurés. La présentation par écoles du musée traditionnel (l’exemple typique étant la Grande Galerie du Louvre) semble alors bien pauvre. La découverte prend un autre sens, le « hasard » numérique étant à la fois plus grisant par sa négation des distances et des époques, et moins poétique, puisqu’il fonctionne par indexation de termes clairement identifiables – il sera difficile de lancer une recherche avec le mot-clé « ineffable » …

Renée Zachariou*

* Jeune diplômée de Sciences Po/HEC, Renée Zachariou suit de près les innovations dans le secteur muséal. A l’intersection de l’histoire de l’art et du digital, elle est convaincue que les nouvelles technologies aident à (re)penser la culture. Pour contacter Renée Zachariou, cliquez ici.

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Et si la culture s’emparait des nouveaux outils de la finance ?

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On parle beaucoup de la problématique des ressources financières dans le secteur culturel. On en parlait déjà à l’époque où la subvention était le modèle dominant, mais les verrous de l’économie administrée ayant sauté, on en parle bien plus depuis que ce modèle est entré en mutation, sur fond de révision des politiques publiques et de crise économique. La recherche de la soutenabilité est devenue aussi vitale pour le présent qu’elle est essentielle pour l’avenir.

Que ce soit pour le financement de projets d’action artistique ou culturelle, pour l’organisation d’événements, la coopération culturelle, la restauration et la valorisation du patrimoine, l’investissement, le fonctionnement et l’exploitation des équipements accueillant du public, le développement culturel ou l’animation des réseaux, etc. la recherche de ressources capables de maintenir les objectifs et les ambitions des missions vocatives consomme énormément d’énergie au sein des organisations.

Les nombreuses formes de mécénat et de crowdfunding, sont devenues des pratiques courantes et les investissements d’avenir (notamment dans l’innovation, le design, le tourisme, les industries culturelles et l’économie créative) redoublent d’ingéniosité et sont de formidables catalyseurs de projets qui viennent compléter les dispositifs habituels de financement de la culture.

Quand on parle un peu de la finance, c’est souvent pour brocarder à juste titre les pratiques de ce milieu jugé comme responsable de bien des maux et impropre à la culture. C’est tout simplement la relation entre le monde de la finance et l’économie réelle qui est en question et qui ne s’incarne qu’en temps de crise, sans pour autant que beaucoup de réponses aient pu faire leurs preuves.

En réalité, la finance et la culture sont les deux piliers de la société du XXIème siècle et sont loin d’être incompatibles, c’est même tout le contraire :

  • il y a une complémentarité évidente capable de fonctionner comme un véritable antidote aux effets négatifs de la mondialisation et la domination des modèles aseptisés, standardisés, uniformisés, opportunistes et agressifs ;
  • au sein de la sphère financière ; il y a des ressources à ce jour inexploitées, peu exploitées ou mal exploitées, capables de créer les conditions de la soutenabilité

On pense assez aisément au big data, au blockchain et autres innovations de rupture issues de la transformation digitale du monde, de l’économie et des organisations, mais le secteur culturel ne s’y penche pas encore suffisamment pour savoir comment bien se les approprier.

En revanche, on ne pense pas forcément à des outils plus récents qui pourraient permettre de faire mieux travailler et fructifier la trésorerie des organismes culturels. Par exemple, lorsque les projets sont longs et les financements acquis dès leur initiation, ou par tranches, il peut s’écouler des années avant que le principal des fonds soit effectivement dépensé. Cette « trésorerie » est stockée sur un compte courant attendant d’être employée. Au nom de craintes des marchés financiers, cet argent dort. Or, si des conditions d’investissement demeurent, comme l’interdiction de perte de capital pour certaines fondations, les fonds bien investis peuvent pourtant porter des fruits s’ils sont placés sur plusieurs années.

La vague des fintechs a apporté son lot de solutions pour exploiter au mieux cette « manne ». Quand il fallait hier se tourner vers la banque privée, gourmande en frais de gestion, avec des résultats parfois décevants, des plateformes proposent aujourd’hui des frais maîtrisés pour des solutions de gestion innovantes et co-pilotées par l’investisseur lui-même. Il n’est plus nécessaire de choisir entre un mandat coûteux et une autonomie dangereuse, il est maintenant possible de prendre le meilleur des deux mondes. La gestion autonome assistée par des outils professionnels, les portefeuilles modèles régis par des algorithmes qui battent le marché régulièrement ou des solutions hybrides permettant d’accéder à du conseil sur des produits spécifiques, ces plateformes permettent de choisir sa voie et de faire travailler son argent à son rythme. Dans certains cas, elle permettent également d’orienter ses investissements vers des secteurs porteurs de sens pour la culture : Investissement socialement responsable, Financement du cinéma (hors Sofica), etc.

Si ce secteur est encore jeune et encore peu balisé, certains acteurs sont associés à de nouveaux opérateurs et gagent du sérieux de leur démarche. Nous sommes au début d’un cycle nouveau et c’est pourquoi le développement de ces outils est à suivre dans un monde marqué par la fin des rendements élevés pour un risque faible.

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Si la culture s’appropriait pleinement les BIDs et passait à l’action ?

Cultural BIDs

Comme je l’évoquais dans mon précédent article, les Business Improvement Districts (BIDs) peuvent être des réponses très efficaces aux besoins locaux, complémentaires à l’action publique dans de très nombreux domaines.

En se demandant si la culture peut pleinement s’approprier le modèle, je voulais mettre en exergue le fait que l’écosystème culturel public et privé aurait beaucoup à y gagner.

Les BIDs sont souvent décriés pour leur approche néo-libérale, et si il est impossible d’éviter les questions éminemment dogmatiques qu’ils soulèvent, je ne vois pas pourquoi il en serait autrement pour la culture. Mais je suis convaincu que la culture plus que n’importe quel autre domaine peut fixer un cap bien plus profitable (au sens noble du terme) et bien moins dogmatique.

En effet, on reproche notamment à certains BIDs de créer des déséquilibres dans les quartiers, de renforcer les plus forts au détriment des plus faibles et de dénaturer certains quartiers en les « boboïsant ». Cette question ne peut être éludée mais la meilleure réponse se trouve dans la compréhension de ce qui différencie un BID (et des adaptations qu’on peut en faire) des phénomènes déjà bien établis de gentrification.

A la différence de la gentrification, où c’est d’abord la dimension immobilière qui est le principal moteur dé-régulateur et excluant qui prend le pas sur le vivre ensemble, les BIDs sont des dispositifs qui peuvent être régulés et qui dépendent d’abord de celles et ceux qui vivent au présent sur le territoire (et pas ceux qu’on veut y installer, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, au détriment des autres). Ils peuvent donc être bien plus inclusifs !

Le territoire concerné par un BID part de son tissu socio-économique existant en vue de le renforcer et de le dynamiser dans une logique d’amélioration du cadre de vie.

C’est là que la culture a plus que son mot à dire et a en réalité tout à y gagner. En effet, les BIDs sont une opportunité quasi unique pour la culture de conduire l’économique et non pas l’inverse.

L’action culturelle se fonde sur les droits culturels, des droits humains fondamentaux, et ne peut par essence exclure quiconque. Dans ces conditions, faire en sorte que la culture s’approprie pleinement le modèle des BIDs et en fasse sa propre déclinaison constitue une alternative plus qu’opportune 1) à la clusterisation plus ou moins heureuse des territoires 2) aux tentatives plus ou moins réussies de marketing territorial et 3) au pire visage de la gentrification.

Définir une stratégie culturelle pour conduire l’économie d’un territoire (c’est-à-dire le contraire de ce qui est généralement fait) a au moins quatre principaux avantages :

  • façonner le profil et la croissance soutenable du territoire concerné ;
  • replacer l’humain et le bien commun au centre des préoccupations ;
  • créer de la valeur ajoutée matérielle et immatérielle pour tous, sans discrimination ;
  • libérer la culture son instrumentalisation et de son cloisonnement habituels.

Si la culture s’appropriait pleinement le modèle et le détournait à dessein en se fondant sur les principes des droits culturels, c’est une autre relation entre le public et le privé qui pourrait voir le jour autour d’une approche renouvelée de l’espace public et du bien commun, par opposition à la privatisation de l’espace public et de la prédominance des intérêts particuliers qui sont les causes de bien des inégalités.

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Premier panorama mondial de l’économie de la culture et de la création

Panorama

Avec des recettes d’un montant de 2 250 milliards de dollars, les secteurs culturels et créatifs représentent 3% du PIB mondial et emploient 29,5 millions de personnes (soit 1% de la population active mondiale).

Les secteurs culturels et créatifs (ICC) génèrent des revenus supérieurs à ceux des services de télécommunications au niveau mondial (2 250 milliards de dollars US contre 1 570 milliards de dollars US) et emploient plus de personnes que l’industrie automobile en Europe, au Japon et aux États-Unis réunis (29,5 millions contre 25 millions). Cette contribution majeure des secteurs culturels et créatifs à l’économie mondiale est l’objet d’une nouvelle étude réalisée par EY (auparavant Ernst & Young) et conjointement présentée ce jour par la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs (CISAC) et l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) au siège de l’UNESCO à Paris (France).

L’étude, première du genre au niveau mondial, conclut que pour bénéficier pleinement du potentiel économique des ICC, les créateurs doivent être équitablement rémunérés pour l’utilisation de leurs œuvres créatives, et ce afin qu’ils puissent continuer de contribuer à la culture et à l’économie. En ce qui concerne l’économie numérique plus particulièrement, les décideurs politiques doivent prêter attention à la question du transfert de la valeur qui favorise actuellement les intermédiaires techniques, afin de garantir que les auteurs et les secteurs culturels et créatifs soient rémunérés à leur juste valeur pour l’exploitation de leurs œuvres.

Pour la Directrice générale de l’UNESCO Irina Bokova

Les secteurs culturels et créatifs sont un moteur essentiel des économies des pays développés et en développement. Ils font en effet partie des secteurs qui connaissent la croissance la plus rapide et influencent la création de valeur, la création d’emplois et les recettes d’exportation. Ils peuvent contribuer à garantir un avenir meilleur dans de nombreux pays à travers le monde”

Les œuvres créatives sont un moteur essentiel de l’économie numérique

En 2013, les œuvres créatives ont contribué à hauteur de 200 milliards de dollars aux ventes numériques mondiales, augmentant considérablement les ventes d’appareils numériques et la demande de services de télécommunications à haut débit. Les ventes de biens culturels numériques ont généré 65 milliards de dollars, et 21,7 milliards de revenus publicitaires, pour les médias en ligne et les sites de streaming gratuit.

Premier panorama mondial de l’économie de la culture et de la création

L’étude fournit des données uniques dressant le panorama d’un monde créatif multipolaire. Elle reflète la diversité que défend la Convention de 2005 de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, et participe aux efforts de l’UNESCO au niveau mondial qui visent à fournir « plus de données et d’indicateurs pertinents sur le rôle de la culture dans le développement des sociétés »

Ce premier panorama mondial de l’économie de la culture et de la création montre que les créateurs du monde entier, dans tous les domaines artistiques, contribuent fortement à l’économie mondiale, tant en termes de revenus que d’emplois. Les créateurs doivent être en mesure de travailler dans un environnement qui protège leurs droits économiques et moraux afin de pouvoir poursuivre leur activité créative. Nous espérons que cette étude agira comme un révélateur pour les décideurs du monde entier : protéger les créateurs, c’est protéger l’économie. Nos secteurs culturels et créatifs contribuent à construire des économies durables, créent des emplois au niveau local, génèrent des revenus et des impôts, et permettent à des millions de personnes, en majorité des jeunes, de vivre de leur talent créatif”,

a souligné Jean-Michel Jarre, Président de la CISAC et Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO.

L’économie de la culture et de la création en chiffres

Le panorama mondial réalisé par EY « La culture dans le monde – Premier panorama mondial de l’économie des secteurs culturels et créatifs » analyse 11 secteurs* (CCI) en Asie-Pacifique, en Europe, en Amérique du Nord, en Amérique Latine, et en Afrique et au Moyen-Orient. Dans chaque région, les secteurs créatifs ont leurs propres forces.
Asie-Pacifique : 34 % des revenus des CCI au niveau mondial. 40 % des emplois avec la plus grande base de consommateurs et une classe moyenne en pleine expansion. Leader du jeu vidéo. Croissance rapide de l’industrie du livre et du cinéma.
Europe : 32 % des revenus des CCI au niveau mondial. 25 % des emplois. L’économie culturelle est ancrée dans l’histoire, soutenue par l’opinion publique, une population très instruite et une forte concentration de créateurs.
Amérique du Nord : 28 % des revenus des CCI au niveau mondial. 15 % des emplois. Forte influence internationale et leader dans les domaines du cinéma, de la télévision et du spectacle vivant.
Amérique Latine : 6% des revenus des CCI au niveau mondial. 16% des emplois. La télévision est reine. Les émissions de télévision d’Amérique Latine s’exportent dans le monde entier, de même que la musique et la danse.

Afrique et Moyen-Orient : 3 % des revenus des CCI au niveau mondial. 8 % des emplois. Opportunités dans la production de films, la télévision et la musique. L’économie informelle, par exemple les concerts de musique non officiels, représente une part significative de la scène culturelle et constitue un réservoir d’emplois.

  • Pour télécharger l’étude dans son intégralité (en anglais), cliquez ici.
  • Pour télécharger la synthèse (en français), cliquez ici.

* Publicité, architecture, livre, jeux vidéo, musique, cinéma, journaux/magazines, spectacle vivant, radio, télévision, arts visuels.

Contact Media
Cécile ROY – CISAC Director of Communications cecile.roy@cisac.org | +33 1 55 62 08 50

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Coopérer ou labelliser ? Telle est la question

ICC

Coopérer ou labelliser ? Telle est la question, ou comment considérer un Contrat d’Objectifs et de Moyens comme un contrat d’engagements réciproques utiles aux enjeux du territoire ?

Etude de cas : le Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) du Théâtre de l’Agora, Scène nationale d’Évry et de l’Essonne

Les séminaires de l’Institut de Coopération pour la Culture sont l’occasion d’explorer, de décrypter et d’analyser des projets. Avec les études de cas, nous nous appuyons sur des expériences concrètes pour alimenter nos réflexions à propos d’une question centrale : quelle action publique en faveur d’une culture humaniste ? Nous explorons un projet offrant la possibilité d’aborder un ensemble de facettes : artistique, culturelle, territoriale (y compris européenne), sociale, éducative, économique… Les thèmes centraux de l’Institut de Coopération pour la Culture s’articulent en 2014 et 2015 autour de la diversité culturelle, des singularités et du bien commun, des nouvelles modalités d’organisation et de gouvernance.

Voici la deuxième étude de cas consacrée à un établissement labellisé Scène nationale. Après Le Carreau de Forbach et de l’Est mosellan, nous nous sommes attachés à une exploration du Contrat d’Objectifs et de Moyens du Théâtre de l’Agora à Évry. Le travail réalisé avec le directeur, Christophe Blandin-Estournet, nous a permis de comprendre les difficultés à articuler la nécessaire formalisation d’un projet au plan politique et administratif et l’expérience vécue de ce même projet. Il y a comme une sorte de télescopage entre les réalités et enjeux d’un territoire, les tenants et aboutissants d’un projet artistique et culturel et les modalités de coopération entre les partenaires publics.

Au-delà des aspects administratifs que représente un Contrat d’Objectifs et de Moyens, ces situations impliquent des mutations de compétence et des évolutions de métier qui sont loin d’être minimes et faciles à intégrer dans les organisations actuelles.

Pour prendre connaissance de l’étude de cas dans son intégralité, cliquez ici.

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Aux Candidats Franciliens, élections régionales : adresse pour créer un observatoire citoyen des politiques culturelles

 « Adresse aux candidats Rédigée par un ensemble de citoyens passionnés, regroupés dans un espace de dialogue pour la création d’un observatoire des politiques culturelles franciliennes. Un conte populaire moral, politique et culturel sur une idée de Charles Perrault… … Ne vois-tu rien venir ? L’échéance électorale approche à grands pas. A ce jour, nous artistes, hommes et femmes des arts et de la culture, du haut de notre observatoire, inquiets du sort qui nous sera réservé ainsi qu’au public avec qui avons mission de travailer, jour après jour, ne voyons rien venir. Et pour paraphraser la célèbre réplique de sœur Anne de Barbe bleue, « nous ne voyons rien que le soleil des communicants qui poudroie, et l’herbe des médias qui verdoie ». Pas de programme culturel à l’horizon. Ce silence, cette absence, cet oubli apparent, inquiétant, laissent présager le pire. Ceux qui, par contrat républicain, vont se présenter à nos suffrages, ont semble-t-il, omis de se pencher sur le sort d’une part active et vivante de leur électorat et de lui proposer dans un dialogue espéré, des solutions concrètes en matière d’art et de culture à l’horizon de leur mandat. Serait-il donc question de nous enfermer dans une tour d’ivoire ? De nous laisser dévorer à petit feu par l’ogre du mercantilisme galopant et de la comptabilité sans âme sans tenir compte de nos cris et de la qualité de nos voix et de nos paroles ? Il n’est pas question pour nous d’attendre, sans mot dire et sans agir, la fatale échéance de ce silence qui corrobore le danger évident qui guette la culture au vu des orientations envisagées dans le cadre de la réforme territoriale et des baisses de dotations des collectivités qui se poursuivent. C’est pour cette raison que nous appelons artistes, publics, électeurs et élus à un dialogue constructif permanent sur ces questions qui nous paraissent avoir une valeur démocratique primordiale. Aux urnes Citoyens A l’heure où les régions, instances de gouvernance de la nation déléguées sur des territoires de la république, vont se doter d’une nouvelle présidence et d’une gestion renouvelée, il nous semble urgent de se poser cette question : Peut-on on construire et développer une république laïque basée sur les exigences de la liberté, de l’égalité et de la fraternité sans prendre en compte la nécessité première de développer, renforcer, soutenir une culture commune ? Peut-on construire une maison avec toute la diversité des matériaux qui la constituent sans prendre un soin particulier au ciment qui les lient. Compte-tenu du fait que dans une république laïque, ce qui relie n’est pas la religion (religare= lier, relier), mais une culture commune permettant un vivre ensemble malgré les différences sociales, économiques, philosophiques, coutumières, politiques et cultuelles, n’est-il pas de la plus haute importance de renforcer ce lien de la culture ? Nous, artistes et gens de culture, citoyens actifs au cœur de la république, affirmons avec force cette nécessité. Et cette conviction loin d’être le fruit d’une vision abstraite, s’inscrit de par nos expériences concrètes et notre savoir-faire, dans le constat fait tous les jours dans notre travail en relation avec le public dans sa diversité économique et sociale et dans ses différents quartiers. Metaphora mobilis Si un des axes centraux du développement d’une région s’inscrit dans le déploiement de ses transports intra et extrarégionaux, nous, artistes et gens de culture affirmons qu’aucun moyen de communication ne peut se faire de manière heureuse sans ce transport en commun que les grecs appelaient metaphora. La métaphore, domaine des arts et de la culture est bien ce véhicule d’imaginaire permettant le transport (au sens réel et spirituel) en commun. Il n’est d’ailleurs pas fortuit, voir l’actualité récente, que ceux qui en veulent à notre république et ses valeurs communes, sa culture, s’en prennent d’abord aux transports en commun. Res publica Vous, hommes politiques à qui nous nous adressons et à qui les électeurs vont confier leur mandat de parole et d’action, avez aussi la charge de la métaphore. C’est pourquoi en cette heure cruciale, nous ouvriers de l’image visuelle, auditive, mentale, sensible, nous rapprochons de vous afin que soit pris en compte, réellement, sincèrement, dans un langage et une action commune, ce besoin de culture et de création artistique qui est fondamentalement politique : il renforce et appartient à la chose publique (res publica). C’est en tant que citoyens, électeurs et porte-parole de nos publics que nous nous rapprochons de vous afin que dans vos propositions électorales soit prise en compte de manière concrète, constructive et efficiente, la part de l’art et de la culture. Elle ne doit pas être traitée de manière périphérique, mais de manière centrale. En ce sens, nous venons vers vous avec un ensemble de propositions liées à notre savoir-faire et notre expérience, susceptibles d’aider à l’établissement d’une politique culturelle inscrite de manière organique à votre politique globale. Nous avons bien compris que l’urgence de vos décisions s’inscrit dans la temporalité électorale. Mais l’art et la culture ont aussi leur temps, temps politique qui est aussi une part de la vie de la cité, s’inscrivant à la fois dans l’immédiat et le long terme. Il nous apparaît d’une absolue nécessité que le politique prenne en considération ce temps structurant et le considère dans sa dynamique propre et son autonomie. Un temps qui n’est pas celui de l’argent et des prises de pouvoir, mais qui a son utilité évidente dans la dimension de l’émancipation des individus et du progrès social. Ce temps spécifique qui fut au cœur de la réflexion des assises culturelles de 2004, a permis la mise en place par la Région du dispositif d’aide à la permanence artistique qui a un effet social, artistique et culturel structurant et durable, consacrant 87% de son budget à l’emploi. Dispositif novateur en matière de politique culturelle dont il nous apparaît de la plus haute importance de pérenniser l’esprit et d’en déployer les effets positifs tout en imaginant d’autres moyens de faire fructifier le champ culturel dans sa diversité pour le plus grand bien de tous, en employant à bon escient l’énergie propre du temps artistique. L’observatoire citoyen Du haut de cet observatoire culturel dont nous avons posé les premières pierres, nous cherchons à scruter au plus loin de l’horizon immédiat, au-delà du « soleil qui poudroie », afin de construire ensemble un chemin où l’art, la culture et la politique vont d’un même pas et dans le même sens : celui de l’émancipation et du bien-être citoyen. La construction de ce chemin, ouvert en multiples sentiers irriguant la région, a un coût, et il doit être une part non négligeable du budget global (bien supérieure aux 2,1% actuels) de ce vivre-ensemble régional, car il est bien le chemin de métaphore, celui du « transport en commun » qui renforce l’unité sociale, économique et politique d’une région et d’une nation. «La culture, c’est tout ce que l’homme a inventé pour rendre le monde vivable et la mort affrontable» Aimé Césaire Premier signataires : Barbara Bouley, Agnès Bourgeois, Gaelle Brynhole, Delphine Cammal, Samuel Churin, Mathilde Fischer, Alain Foix, Lancelot Hamelin Françoise Lepoix, Jacques-philippe Michel, Mirabelle Rousseau, Marie Stutz…Rébecca Dereims, Kastriot GJONI,
Chabot Clyde, Michel Simonot, Maud Morin, PARNY Francis, Marie
Collins, Joly Sable, GAYARD Fanny, Florence Cabaret, BERNHARDT
Claude,… Nous vous invitons à signer cette adresse et à la diffuser auprès de vos réseaux.Si vous souhaitez nous rejoindre, et participer à l’espace
de dialogue ou avoir plus d’informations sur les premières propositions avancées, contactez-nous : observatoire.citoyens.culture(at)gmail.com« 

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Investir en urgence dans des modèles économiques de la création artistique plus coopératifs et solidaires

ICC

Les séminaires de l’Institut de Coopération pour la Culture sont l’occasion d’explorer, de décrypter et d’analyser des projets. Avec les études de cas, nous pouvons nous appuyer sur des expériences concrètes pour alimenter nos réflexions sur une question centrale : quelle action publique en faveur d’une culture humaniste ? Nous explorons un projet offrant la possibilité d’aborder un ensemble de facettes : artistique, culturelle, territoriale (y compris européenne), sociale, éducative, économique… Les thèmes centraux de l’Institut de Coopération pour la Culture s’articulent en 2014 et 2015 autour de la diversité culturelle, des singularités et du bien commun, des nouvelles modalités d’organisation et de gouvernance.

Deux séminaires auront été consacrés au thème de l’économie, ou plutôt des économies des biens symboliques. Nous sommes cependant loin du compte ! Ce thème demande une maîtrise de nombreux concepts et oblige d’aller au-delà d’une vision simpliste (scolaire) de la « science économique ». Cette exploration de la socioéconomie des biens symboliques nous aura permis une première appropriation de ces problématiques trop souvent réservées à des experts1.

Par ce travail, nous aurons au moins compris l’importance de reconnecter le sens, les valeurs et l’économie en considérant que les problèmes financiers que connaît aujourd’hui le secteur culturel ne sont pas seulement liés à une restriction budgétaire. Prendre le temps d’explorer le thème des économies encastrées conduit à intégrer la notion de chaine globale de valeur qui ne peut en aucun cas se résumer à la seule gestion financière et comptable.

Pour lire l’intégralité de la septième contribution de l’Institut, cliquez ici.

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Prendre enfin en compte l’hétérogénéité culturelle et l’historicité des territoires dans la définition des politiques publiques

ICC

Les séminaires de l’Institut de Coopération pour la Culture sont l’occasion d’explorer, de décrypter et d’analyser des projets. Avec les études de cas, nous pouvons nous appuyer sur des expériences concrètes pour alimenter nos réflexions sur une question centrale : quelle action publique en faveur d’une culture humaniste ? Nous explorons un projet offrant la possibilité d’aborder un ensemble de facettes : artistique, culturelle, territoriale (y compris européenne), sociale, éducative, économique… Les thèmes centraux de l’Institut de Coopération pour la Culture s’articulent en 2014 et 2015 autour de la diversité culturelle, des singularités et du bien commun, des nouvelles modalités d’organisation et de gouvernance.

En introduction, une présentation synthétique de l’expérience du Carreau, Scène nationale de Forbach et de l’Est mosellan, apporte les principaux points de repère à partir desquels nous avons construit ce temps d’exploration.

Par la suite, Christophe BLANDIN-ESTOURNET, Thierry BLOUET, Philippe HENRY, Jean Claude POMPOUGNAC, Pascale de ROZARIO et Didier SALZGEBER nous livrent sur des registres différents leurs analyses. La richesse de ces contributions démontre qu’il est possible, malgré les contraintes d’agenda, de créer un espace collectif de réflexion et de mise en sens des expériences.

Enfin, le texte des membres de l’Institut mentionné en fin de document, ouvre sur une problématisation et sur les propositions utiles plus globalement à la gouvernance des équipements culturels et artistiques.

Parce qu’elle interroge une même expérience – ici, celle du Carreau – cette publication #6 engendre, à partir de sept contributions, de nouveaux éléments de la réalité de la Scène nationale et pourrait devenir un nouvel objet à étudier.

Pour lire l’intégralité de la sixième contribution de l’Institut, cliquez ici.

 

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Faire de l’action publique en faveur de la culture un levier de l’innovation sociale et politique

ICC

Passer du processus de mobilisation des usagers à une participation stratégique des citoyens.

Avec ce 8ème séminaire, l’Institut de Coopération pour la Culture poursuit l’exploration des problématiques autour des bibliothèques et médiathèques, en les considérant comme des équipements emblématiques des politiques culturelles publiques depuis plusieurs décennies. Ces lieux se sont résolument engagés dans un réexamen de leur place et de leur rôle dans l’espace public. Le numérique, dans toutes ses dimensions, a créé une situation relativement inédite obligeant les acteurs professionnels et politiques à réinterroger leurs pratiques.

Comme l’illustre le projet de la médiathèque de la Communauté de Communes entre Dore et Allier (Puy-de-Dôme), à Lezoux, la mise en place d’un processus collectif avec les futurs usagers de l’établissement ouvre de nouvelles perspectives dans la manière de penser la médiathèque de demain. La méthodologie utilisée et initiée par la 27e Région se situe en amont de la création effective de la médiathèque, et se propose d’apporter une vision générale de la médiathèque à partir des usages.

Le principe d’une résidence constitue au plan méthodologique l’élément central de cette démarche animée par une équipe pluridisciplinaire. L’analyse de cette expérience nous a conduit à poser un certain nombre de questions. Sur le processus proprement dit : en quoi l’exploration de ce projet est-elle différente des méthodes habituelles ? Le temps de résidence permet-il d’observer un déplacement du système d’acteurs ? Ce processus débouche-t-il sur de nouvelles modalités de décision politique et opérationnelle ? Cet investissement public très en amont de la construction effective de la médiathèque ouvre-t-il des perspectives nouvelles en termes d’ingénierie de coopération politique ? Sur la méthode : en quoi permet-elle effectivement d’envisager cet espace public d’une autre manière ? Quels enseignements pouvons-nous tirer de cette expérience qui puissent être utiles à d’autres territoires et d’autres secteurs culturels ? C’est toute la question du transfert d’expérience et des conditions à réunir pour une généralisation de la méthode.

Pour lire l’intégralité de la cinquième contribution de l’Institut, cliquez ici.

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Nesta calls for arts funding shake-up

Investment in R&D, venture funding, and crowdfunding are major missed opportunities for the arts sector, according to a new report.

Arts funders need to do more to support research and development (R&D) and bring the sector in line with the rest of the UK economy, according to a new report by Nesta. The research charity is calling on Arts Council England (ACE) to allocate at least 1% of its budget (£6m a year) towards R&D funding, to help organisations explore new operating models, audience engagement schemes, and ways of creating cultural value. The report predicts that this, along with a £10m a year pool for piloting venture funds, accelerators and supporting crowdfunding, could result in up to £72m in additional funding for the arts over three years.

Pointing out that the income profile of the UK’s main subsidised arts organisations – 40% funding, 50% earned income and 10% contributions – is little changed since the outset of the recession, the report claims that the arts funding system is no longer “adequate or sufficiently sustainable”. More needs to be done to “make public money work harder”, and capitalise on the arts’ ability to develop outputs with “substantial commercial potential” and engage investors “who want to combine financial, social and artistic impact”.

The UK spends 1% of its gross output on scientific and technological R&D and Nesta is calling on the arts sector to bring itself in line with this. Other recommendations include the establishment of an accelerator programme for the arts, to “develop the most promising ideas into new ventures”, and an impact fund, “to provide capital for the stage which comes after”. It also suggests that, in certain cases, public funding should be turned into investment, be it on a profit-share bases, or conversion into loans or equity, so that “some of the revenues can flow back into new grants”. To capitalise on the approximately £360m raised through crowdfunding in the UK last year, Nesta is calling on arts-funding bodies to pilot different models of matched–funded crowdfunding. However, it acknowledges that more research is needed in this area, to ensure adopted models do not unfairly favour particular groups, such as those with wealthy or technologically savvy networks.

In response to the report ACE Chief Executive Alan Davey pointed out that ACE is “already investing over £6m in R&D projects”, although this figure includes £5m given to the Digital R&D Fund, which is now closed. He added that ACE anticipates the launch of “a social investment programme to support arts activities which generate social impacts and outcomes” and is “exploring options for crowdfunding”, beyond its support for the National Funding Scheme.

The publication coincides with the launch of ACCELERATOR, a commission-free crowdfunding platform for creatives, run by IdeasTap. The charity will reward the “strongest” two projects – those that display “original ideas and strong pitches, backed up by a viable business model” – every month with a £500 grant.

By Frances Richens.

Source : Nesta.

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Appel à propositions Coopération européenne

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L’Agence exécutive Education,Audiovisuel et Culture de la Commission européenne vient de publier un nouvel appel à propositions Europe créative pour des projets de Coopération. L’e-form n’est, à ce jour, pas encore publié.

Attention: la date de dépôt limite est maintenue au 1er octobre à midi. 

Vous trouverez l’appel, les lignes directrices et le guide des participants grâce aux liens suivants (en français):

L’appel à proposition pour les projets de Traduction Littéraire a été reporté et devrait être publié dans le courant du mois d’août.

Pour plus d’informations, suivez ce lien vers le site de l’agence:

http://eacea.ec.europa.eu/creative-europe/actions/culture_en

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Evaluation of Cultural Policies and EU-Funded Programmes as Promoters of Cultural Diversity and Intercultural Dialogue in the Balkans/Southeast Europe

The two-year project entitled Evaluation of Cultural Policies and EU-Funded Programmes as Promoters of Cultural Diversity and Intercultural Dialogue in the Balkans/Southeast Europe (SEE) aimed to evaluate the impact of national and local cultural policies and EU funded programmes in the countries of the Western Balkans in promoting cultural diversity and intercultural dialogue as a part of the EU integration process. The project is implemented in partnership with Österreichische kulturdokumentation, Internationales archiv für kulturanalysen, Vienna, Austria and Udruženje građana Akcija, Sarajevo, Bosnia and Herzegovina.

One can say that some of the Balkan countries have started to recognise that cultural diversity has become a starting point for the development and organisation of cultural relations, influencing and even defining the social positions of different groups and individuals. Intercultural dialogue, on the other hand, acknowledges the communication and the general interaction between different cultures as well as all types of exchanges taking place between them. The different interpretations or intonations do not prevent the basic comprehension of the term ‘interculturalism’ as a set of developed concepts and policies concerning the understanding and managing of cultural diversities. It is therefore necessary to analyse and discuss the dynamic change of cultural identities, not only globally but also in the context of cultural variety and cultural diversities which need to be managed in an overall democratic and modernising context.

The evaluation report tries to evaluate the cultural policies and EU-funded programmes in the countries of the Western Balkans which promote cultural diversity and intercultural dialogue as part of the EU integration process, as well as to give some positive examples from the EU in this regard. In this respect, the goal of the Evaluation Report is to enhance the regional impact of cultural policies and programs on promoting cultural diversity and intercultural dialogue in five countries of the Balkans/SEE (Bosnia and Herzegovina, Croatia, Macedonia, Montenegro and Serbia) and to present EU practices. The results of this research could serve as a resource of practical knowledge and experiences within the cultural sector in the process of re-thinking cultural policies and developing and enhancing the internal capacities of the cultural sector in the field of cultural diversity and intercultural dialogue in the Balkan/SEE countries.

The intention of the project partners was to produce an evaluation report which ultimately would produce recommendations for a more coordinated and EU-oriented policy making approach in the field of culture in the region as well as some recommendations for EU policy makers in the field of culture. The project can be seen as both a process and an output. Definitely, one of the products that came out of this particular project is the final report. The project`s web knowledge portal entitled kulturlogue.org/ explores the possibilities and capacities through which the impact of cultural policies on promoting cultural diversity and intercultural dialogue can be enhanced via a more systematic and comprehensive analysis and sharing of the existing data on cultural policies and programmes. The provided knowledge includes texts, analyses and evaluations on the impact of cultural policies and programmes on diversity and dialogue.

The project is financially supported by the EU Community Programme Culture 2007-2013, the Ministry of Culture of Macedonia, Open Society Foundation – Macedonia, and the Swiss Cultural Program for Western Balkan.

All inquiries should be sent to Lea Linin at lea@multimedia.org.mk

More information can be obtained from Violeta Simjanovska, Executive manager, PAC MULTIMEDIA, DTC MAVROVKA, lamela C 1/1, 1000 Skopje, Macedonia; tel./fax: + 389 23 111 570; www.multimedia.org.mk, kulturlogue.org/

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Património e Território, a study to comprise an analysis and assessment of the state of Portuguese Heritage assets

Patrimonio e territorioThis study aims to « underlie and monitor the measures which came to be outlined for investment in projects with cultural component in the programming of the Structural Funds 2014-2020 », and respecting two basic assumptions that, directly, shape the work to develop and encompass their scope. Primlarily, it tries to give an answer to the questions contained in the specifications: a) identify the lack of intervention in Portuguese Heritage assets under public management; b) Diagnose and appraise the state of Conservation of Portuguese Heritage assets; c) Prioritize the needs for intervention, signalling and valorization; d) Evaluate the importance of the Heritage in job creation and in structuring the Portuguese tourism demand; e) Formulate recommendations of strategic and operational nature intervention on the Patrimony, to implement in the new programming cycle of Structural Funds. Secondly, it is inscribed in the research and the lines of work carried out in Portugal over the last two decades, which has been reflected on the sector of culture and heritage to contribute for monitoring of public policy in this sphere. The proposal invests, thereby, in the mobilization of research experiences and in the capitalization of the heap of knowledge produced upon the cultural sector with a view to better understand their dynamics, mutations and possibilities. To this framework of knowledge, joins the existence of a diverse experience at European level that will serve as a counterpoint and touchstone for the construction of conceptual proposals.

In this field of assumptions, matters to allude, to the instruments of HIA (Heritage Impact Assessment), which has been used in many cases of patrimony dimension, with particular relevance to the cases of classification by UNESCO. This research will seek to adapt to a national and regional reality the methodological principles of HIA, aiming to propose a referential framework of analysis that enables the constant monitoring of the processes of classification, preservation and intervention in heritage. The universe of reference for the study are the 3836[1] Public Heritage assets included in the three existing degrees of the Portuguese classification: National Monument, of Public Interest and of Municipal Interest, regulated, in terms of supervision, accompaniment and intervention by the various state organisms: the four Regional Offices – North, Centre, Alentejo and Algarve – and the General Directorate of Cultural Heritage. The analytical corpus for this study is consisted by the set of support documentation and process collected from the Regional Directions of Culture, Committees for Coordination and Regional Development, General Directorate of Cultural Heritage and private entities, including, among others: a) legislation of reference; b) application documents (forms, decisions of juries, contracts and, when applicable, supplements of contracts – CCDR); c) reports of the state of conservation and registration (DGPC and DRC); d) activity and financial reports, when applicable. To complement the additional encoded information 5 case studies and a seminar were held, for more than inform, to shape this study towards the Portuguese operational reality and the level of current good practices in use in Portugal. Due to the high number of heritage assets that constitute the universe, both the case studies and the information gathered from stakeholders, or the one resulted from the seminar will not be used individually. Similarly, no specific analysis of each case will be made, as this would not be representative for the universe of national heritage, given the disparity of types found in the universe. All information has been treated so as to constitute a global comprehensive analysis of the classified heritage in Portugal.

Not being able to treat the Heritage sector without analysing the legal framework that marks it out and allows it to be put into practice, the Basic Law of Heritage, arising from the Constitution of the Portuguese Republic and the successive changes that it has undergone over time, defines a conceptual and institutional framework for the regulation and performance of both private and public entities, to which the management, classification, safeguarding and development concern. The Title II of the same law specifies administrative procedures, rights and duties for private and public entities, as well as its scope of intervention in partnership with the state, to obtain the goals previously cited. The DL (decree-laws) n.º 114/2012 and n.º 115/2012, both from the 25th of May, extinguish the Regional Direction of Culture of Lisbon and Tejo Valley, and redefine the allocation of assets under its management to the General Direction of Cultural Heritage, redefining, also the list of patrimony assets that are under the protection of this organism, as well as the existing Regional Offices – North, Centre, Alentejo and Algarve. Arising from the execution of the decree-laws, as well as the restructuration of the organizations with interests in the area of heritage belonging to the Central State, follows a dual role of the General Directorate of Cultural Heritage: if at a given level it has the same powers and obligations as the Regional Directions of Culture, on the other hand it assumes the role of regulator, or executor, depending on the ownership of the patrimony, the works of intervention in heritage, and evaluator of regional plans for priority intervention, as well as the programs and projects for the conservation, restoration and valorisation, in which has a monitoring role, as in sub-paragraphs d) and c) of the art. n.º 2 of the Decree-Law n º 115/2012. Although the analysis of the specific legislation that regulates the heritage is important per se, it is nonetheless illustrator of multiple layers of skills that organisms occupy, arising from mergers and register changes over the past few years in the organisms of guardianship, which is desirable from this point to build a stable macro structure, to become more efficient, with smaller degrees of overlap.

In International, European terms, and focusing on cases of England, the UK as a whole has its own systems for each nation, in France, Italy and Spain the legislative system resembles, in terms of organization, to the Portuguese system, where a general legislative document from foundation by the name of « code or act », provides the guiding principles by which state agencies and private organisms should govern themselves. The classification processes range from more complex cases, such as Spain and Italy, and simpler cases, such as France and England, ranging from two to three classification categories. Whilst, in terms of number of assets, are the simplest cases that reveal it progressively more and more standardization and, in a more explicitly way, the role of privates when it comes to management, qualification and heritage conservation. Occurs for the same cases a process of greater transparency, with the data related to heritage listed and classification instruments and management, available for direct consultation and, therefore, not mediated by an organism, Italy being the paradigmatic opposite case where neither the list of assets is public domain – despite being the country with the largest number of UNESCO’s ratings – neither the governing rules for the sector are explicit, presenting a constant overlapping of items and exclusions dependent on technical deliberations of bodies of guardianship or the respective ministries.

In terms of general characterization of the existing Heritage listed – 3836 heritage property, in the continental Portuguese territory – focuses on the percentage of 61% in the North and Lisbon and Tejo Valley, with an impressive range of regional variation, counting North, the highest number, with 1324 assets (35%), and the Algarve, the less representative, with only 149 assets (4%), making a variation of almost 900%. On the set of ratings on a national scale, « National Monument » and « Public Interest », represent about 87% and 76% of those classified as « Public Interest », leaving 13% for the assets classified as « Municipal Interest ». To these must be added 13 monuments or sites (the Alto Douro wine region, Cultural Landscape of Sintra, Border City and Garrison of Elvas and its Fortifications, Historic Centres of Porto, Guimarães and Évora, Coimbra University, Alta and Sofia) with the UNESCO classification has World Heritage Site. This distribution of ratings occurs on Portuguese territory on a semi stable way, with the Centre and Algarve regions registering parities of 84% -16% and Lisbon and Tejo Valley assuming values of 82% -18%, existing a bias in favour of assets classified as national category in the northern regions (93% -7%) and Alentejo (92% – 8%).

Being the classification process an administrative act that empowers certain asset of inestimable cultural value, and being this process the result of an analysis of specific amounts of the characteristics of the heritage properties, it should be noted that 55% of listed heritage is representative of the « modern era », with the « Medieval Islamic and Christian », « contemporary », « prehistory » and « classical antiquity » eras occupying the following positions with 16%, 12%, 8% and 5%, respectively. If the date or era of construction are decisive for the attribution of historical, aesthetic and scientific values, so too is the use, in most cases conditioned by architectural typology, with « civil architecture » to assume greater importance with 44% of expression, followed by « religious architecture » with 32% and with the typologies « archaeology », « military », « industrial » and « mixed » occupying the remaining seats, with 13%, 7%, 1% and 1% of expression, respectively.

Regards to the monuments directly affected to central government organisms, these are distributed, as mentioned above, by the four Regional Offices of Culture and the General Directorate of Cultural Heritage[2] .The General Directorate of Cultural Heritage tutors 41 heritage assets, of which 1 of them does not have national classification and 2 are transferred to other entities, and therefore not affect, and corresponding to the classification of World Heritage of UNESCO, of which 22 recorded conditional entries. Of the 40 monuments classified as national scale, 28 are classified as « National Monument » and 12 as « Public Interest ». The number of visitors to the monuments with entry control reaches to, approximately, 2,920 million people, with the monuments located in Lisbon and Tejo Valley accounting for 2.286 million of entries. To these entries corresponds a revenue – including ticketing, gift shop income and space rental – close to 8 million euros, being the Jerónimos Monastery and Belém Tower together responsible for 47% of this value. In terms of net income[3] the General Directorate of Cultural Heritage presents, to the monuments with a conditional entry, a positive income in the order of 1.1 million euros, of which the quoted records set a value of 3.3 million euros of positive income. The values, substantially higher than all other directions, find a bias for classification with 4 monuments of UNESCO affected to this direction, all with surplus, balancing the insignificant or negative results of the other affected monuments. Regarding the Algarve reality, the Regional Direction of Culture of the Algarve is responsible for 8 monuments, of which only 5 are under the exclusive management of the organism, with the other 3 having a shared management with the local authority where they are situated. Of the 8 monuments 6 are classified as « National Monument » and 2 as « Public Interest ». The entries recorded to these monuments reach the value of 280 thousand persons, corresponding to a recipe – which includes other incomes such as stores and rental from spaces – of around 620 000 euros, being the Fortress of Sagres responsible for 93% of this value. The monuments provide, a net income of, approximately, negative 50 thousand euros, and the Fortress de Sagres is the only monument with a positive income, around 15 thousand euros. In the Centre region it states that the Regional Direction of Cultural of the Centre is in charge of 33 heritage assets, which 2 of them have no classification nationwide, and only 8 register conditioned entries. From the 31 buildings affected with the national order classification, 22 of them are registered as « National Monument » and 9 as « Public Interest ». In buildings with conditioned entrance, there were 130,000 visitors, representing total revenue of 190 000 euros, rummaging the Monastery of Santa Clara-a-Velha as the most significant, with about 45% of this value. In terms of net income it is impossible for us to present any results for the 8 assets here quoted, since the charges of 7 of them were supported by the General Directorate of Cultural Heritage. To the Monastery of Santa Clara-a-Velha the net income will be negative in approximately 137 000 euros. Regard to the Alentejo region, the Regional Direction of Culture of Alentejo has 41 heritage assets under its responsibility, 31 of them corresponding to the classification of « National Monument » and 7 to « Public Interest ». In the 16 monuments with controlled entry there were 60 000 visitors to the base year, corresponding to a revenue value of around 72 000 euros, with the Museum of Évora being responsible for 40% of this value. The net income in the case of this region is more difficult to assess, since only 7 of the 16 monuments with conditioned entry present values of costs, being incomplete, it is possible to infer a negative net income of around 32 000 euros per monument. The northern region that has the largest number of public heritage assets, 61, being 1 of them not listed, 40 classified as « National Monument » and 20 has « Public Interest ». In the 27 monuments with controlled entry, including 6 museums, the number of entries for 2012 was 1.5 million, with Paço dos Duques de Bragança being responsible for 1/3 of that number. This number of entries was reflected in a total revenue of, approximately, 1 million and 190 thousand euros, with a contribution of the museums near to 1 million, being Paço dos Duques de Bragança responsible for 88% of this value, and showing a net income, together with Museu Alberto Sampaio, of 300 000 euros. In spite of this value, the net income for the region, on average, and disregarding the museums, is, approximately, 31 000 euros negative per ward’s monument..

From the perspective of human resources employed in the heritage sector these are characterized by a specialization in technical areas related to the heritage tout court, lacking the professionals referents sector to other areas, such as management and communication, which leads to a multifaceted employment with skilled resources, since these, either by position or by practical knowledge, have to overcome the technical functions missing. On a medium and long term dimension, the heritage sector may struggle with the phenomenon of emptying the specific knowledge of each heritage asset, due to the hiring freeze in the public sector that makes it more difficult to pass along tacit knowledge. At the private level, and excluding individual cases, the economic size of holding an heritage asset does not allow to establish a well balanced team of human resources containing all the necessary areas to its fully profitability at medium-term, to which the choice between hiring resources with specific patrimonial knowledge and resources with knowledge of management and communication jeopardizes the average duration of the projects, thus, increasing the widespread perception that the heritage cannot have a private operating and that the private have no interest in doing so.

Regarding the dimension of the analysis of the state of heritage conservation in Portugal, there is a lack of systemic and structured data, tool enshrined in the legislation – Regional Plans of Priority Intervention (RPPI) – without which it becomes difficult to go beyond the sensory dimension about the same. However, not forgetting the programmatic interventions undertaken by the Estado Novo (dictatorial regime) and later, the arising of a new impetus given by the functions of the regime that succeeded it, the situation concerning the state of conservation of listed properties, although far from ideal, notes some significant changes. The allocation of EU funds for restoration works on monuments – even under the framework « tourism and culture » and although they hold a minority or, have been determined without any heritage policy framework consistently – allowed the opening of a new horizon and a more responsible, participatory and effective posture. Although it seems that the condition, in general form and according to the testimonies collected from players in the sector, it is admittedly fragile and the heritage affected to the State is relatively better, it becomes extremely onerous, if not impossible, wanting to generalize or particularize. At this level, we must offer expedited evaluation methodologies, such as the Evaluation Method of the State of Conservation, presented under the New Legal Regime of Urban Lease Law n.º 31/2012, of August 14th, method that could be introduced, albeit in processed form, in the analysis of the state of conservation of heritage, as well as the methodologies of the HIA. In an attempt to operationalize these methods, and including other contributions, we propose a frame of a methodology of evaluation and monitoring that could serve as a working basis for future field implementation of a new model which informs the RPPI’s and is able to provide an updated and reliable source of data. After analysing the only complete existing RPPI, of the Algarve, we note that from 67 assets that are registered, 46 are in need of intervention, of greater or less depth, 33 of which are public, with a budget of intervention of around 17 million euros. It is not for us, here, to extrapolate from these data a projection for the 3836 heritage assets listed of classified monuments, presenting the Algarve example only as an illustrator pointing scenario of what might be the national reality.

From an economic standpoint the Heritage is an absolute competitive advantage, for its difficulty to be replicated in another region with the same attributes, and as such is an important ally in regional development strategies, and its effect may be felt in multiple sectors, from tourism to contemporary creation, passing through Architecture and Cinema. We wonder if, without the rich heritage bequeathed by our ancestors and policies of conservation, would be possible for a country the size of Portugal to have two Pritzker awards, namely, aren’t the Portuguese architectural styles in some way dependent on the heritage that Portugal holds? In terms of measuring the economic dimension of heritage a calculation for the 3836 monuments is impossible for us to provide, due to the lack of data for all elements, or for a representative set of these that could allow an estimate that is not empty. Internationally, the value generated by the heritage sector lies in a duplicity that only between 10% and 30% of this value is directly related, worn or produced in the sector itself, the rest staying, between 90% and 70% of the value, in the adjacent or related sectors. For Portugal, we estimate that this value is situated on an equitable division, 50% – 50%, through the various state sectors of maturity, both from heritage as well from the sectors which are normally included in these categories of value appropriation. As an example, see the poor utilization of heritage assets to create products (tourist or not) and, almost, the absence of exploitation of the benefits that this can bring to corporate images. This division, in which a high percentage is not suitable for heritage, makes clear the need for State intervention, since the social optimum, which is always greater than these values generated, will only be achieved with adequate investment and, the private, for not being able to take ownership of most of the generated income, have a lower incentive to achieve this level of investment. To this factor joins the dimension of public heritage, non-exclusive and non-rival, and its inter-generational feature, which recommends its revenues and costs to be shared over time, something that a private body doesn’t have the possibility of doing. In terms of estimated value we can say that the state monuments, which provide elements of financial flow, may have an annual economic impact in a range between 18 and 108 million euros, and that the Internal Return Rate of a structured investment in a heritage asset with national public importance lies between the values of 10 and 16% for the appropriated income and between 15.5 and 26.9% for the overall value generated.

From the social point of view, the role of interposition between the present and the past, between history and heritage, it is undeniable, establishing itself as an important asset in forming a Portuguese identity and the construction of the European project that cannot, and should not, be straying from the specificities of the people who constitute it. On top of this, the training potential, of transmission of knowledge and culture, in short citizenship training, emanating from the legacy that constitutes the heritage assets.

As conclusion allow us to strengthen the urgent need for a reliable, systematic and systematized production of data in all of the dimensions addressed, as well as to improve the mechanisms of internal and external communication, which will value the central dimension of the heritage guaranteed authenticity and thus ensures a differentiator and active central factor in economic growth , in the context of a peer strategy as the European reality shows us nowadays.

[1] Date of consult of the database of the Directorate General of Cultural Heritage: 23/12/2013

[2] All data presented comprises the year 2012, except when a different year is refereed, and are approximate figures, many of them derived from financial calculation assumptions.

[3] Here, Net Income is equivalent to the Operating Income, by similarity of values and specificities of affected monuments.

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Património e Território

Patrimonio e territorio

The present study is to comprise an analysis and assessment of the state of Portuguese Heritage assets, from national level in Portugal, based on inventories and data produced by the entities that oversee them. The study is commissioned by the Office of Strategy, Planning and Cultural Evaluation (GEPAC), with the higher coordination of the Office of the Secretary of State for Culture – under the ERDF Operational Programme of Technical Assistance – priority axis « Strategic Coordination and Monitoring of the NSRF « – Heritage and Territory.

This study aims to « underlie and monitor the measures which came to be outlined for investment in projects with cultural component in the programming of the Structural Funds 2014-2020 », and respecting two basic assumptions that, directly, shape the work to develop and encompass their scope. Primlarily, it tries to give an answer to the questions contained in the specifications: a) identify the lack of intervention in Portuguese Heritage assets under public management; b) Diagnose and appraise the state of Conservation of Portuguese Heritage assets; c) Prioritize the needs for intervention, signalling and valorization; d) Evaluate the importance of the Heritage in job creation and in structuring the Portuguese tourism demand; e) Formulate recommendations of strategic and operational nature intervention on the Patrimony, to implement in the new programming cycle of Structural Funds. Secondly, it is inscribed in the research and the lines of work carried out in Portugal over the last two decades, which has been reflected on the sector of culture and heritage to contribute for monitoring of public policy in this sphere. The proposal invests, thereby, in the mobilization of research experiences and in the capitalization of the heap of knowledge produced upon the cultural sector with a view to better understand their dynamics, mutations and possibilities. To this framework of knowledge, joins the existence of a diverse experience at European level that will serve as a counterpoint and touchstone for the construction of conceptual proposals.

Thanks to our member Ricardo Moreira*, the abstract of this study will be published on cultural-engineering.com very shortly. 

*Ricardo Moreira is an economist, with an innovation masters and doing a PhD crossing arts and business, that from an early stage in his career has focus his work in the cultural sector. He has done consultant work for small to big cultural entities, from art associations to national museums, creative industries companies and cultural heritage institutions and has done master classes in the major Portuguese universities regarding arts and business. Simultaneous he has taking part in research projects in the same field studying the impact of management in the cultural sector and the impact of art mind cognition in business. At a national level Ricardo Moreira has coordinate three national studies, two for the national government and one for the Portuguese dance network, in the fields of contemporary art and cultural heritage.

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