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La justice persiste : Chemetov ne peut s’opposer à la démolition de son « oeuvre » de Courcouronnes

Selon un arrêt de la cour d’appel de Paris, rendu public le 16 octobre, Paul Chemetov ne pourra pas s’opposer à la démolition de son immeuble construit en 1983 à Courcouronnes (Essonne). Entre l’intérêt général d’un projet de rénovation urbaine et l’œuvre caractéristique du « patrimoine du XXe siècle » de l’architecte de Bercy proclamé Grand Prix national de l’architecture en 1980, la justice a tranché. L’arrêt de la 1ere chambre civile stipule que le projet de démolition « répond à un motif légitime d’intérêt général proportionné au droit moral de l’architecte et ne procède pas d’un abus de droit du propriétaire ou d’un comportement fautif ». Une décision qui confirme le jugement du tribunal de grande instance de Paris du 13 juin, qui avait débouté Chemetov de sa demande « au nom du droit d’auteur » (voir notre article ci-contre du 17 juin). 
Les travaux de démolition commenceront en février, a annoncé Stéphane Beaudet, maire de Courcouronnes et premier vice-président de la Communauté d’agglomération Evry Centre Essonne pilote du projet Anru.

Source : AFP.

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Le séisme japonais vécu de l’intérieur de la médiathèque de Sendai

Il y a dix ans, la médiathèque de Sendai conçue par Toyo Ito faisait sensation avec sa structure parasismique censée résister à des tremblements de terre aussi violents que celui de Kobe en 1995 qui avait atteint 7,2 sur l’échelle de Richter. Le séisme qui s’est produit le 11 mars dernier était de magnitude 9 et la vidéo prise par un des utilisateurs de la médiathèque montre de manière particulièrement impressionnante la stabilité verticale et horizontale dont le bâtiment fait preuve grâce aux treize cylindres d’acier qui composent sa structure mais montre également de manière tout aussi impressionnante le calme de la personne qui filme et de son voisin.

Plus d’Images de la médiathèque sur le site Internet www.toyo-ito.co.jp

Source : Le Moniteur

Pour faire un don via la Croix-Rouge, cliquez ici.

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Innovation, management et architecture

Sur une idée originale de Jean-François Vandenabeele et de Françoise Bronner, le Club des Directeurs de l’Innovation, le groupe Saphyr, AOS Studley et le Crédit Agricole Immobilier vous invitent à une première à Paris, « L’Architecture du Savoir » par l’Architecte et Professeur Dr Gunter Henn : « Les interrelations entre les modes organisationnels et l’architecture dans les processus d’innovation ». Le Dr Gunter Henn présentera ses recherches sur le rôle de l’architecture dans les processus d’innovation, la création de connaissances et la transmission des savoirs. Il illustrera comment les dimensions managériales, organisationnelles et spatiales interagissent dans les processus d’innovation et la performance de l’entreprise. Sa vision des interrelations entre architecture, modes organisationnels et management sera illustrée par des exemples concrets tirés de ses réalisations (entre autres Project House du centre de recherche et développement de BMW, mais aussi bâtiments pour Audi, Novartis, Bugatti, l’université du Qatar, la Manufacture de verre de Volkswagen, Ecopolis, Dubaï Crystal ou encore China Life). Très connu  à l’étranger, il intervient pour la première fois à Paris.


Le professeur Marc Giget, titulaire de la chaire innovation du CNAM, exposera en première partie ses recherches sur les lieux où se produit l’innovation à travers l’histoire et le monde. Y a-t-il des lieux, des « chaudrons magiques » où se produit l’innovation à travers le monde et l’Histoire ?  Telles sont les questions auxquelles il répondra. En quelque sorte « Où rêver, échanger et créer ensemble ? » !

Cette conférence reçoit également le concours de la Fabrique du Futur et des sociétés Ahrend, Bisley, Interstuhl et Johnson Controls.

Informations pratiques :

Mercredi 14 avril 2010 à partir de 18 h 15À l’auditorium du Crédit Agricole,
Campus Evergreen 50, boulevard Jean Jaurès à Montrouge.
Parking sur place (300 places) M 4 station Porte d’Orléans, M 13 station Chatillon Montrouge.
Renseignements & inscription: Françoise Bronner (06 82 49 37 01) ou par mail à info@visionlab-architekturexport.com.

Source : MPC

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Spatial City : An Architecture of Idealism

« Spatial City: An Architecture of Idealism » est la première présentation des collections des Fonds régionaux d’art contemporain (Frac) aux États-Unis. Associant l’ensemble des Frac, cette exposition circulera pendant toute l’année 2010 entre trois villes du Middle West : Milwaukee, Chicago et Détroit.

Elle a été conçue sur un principe de carte blanche confiée à Nicholas Frank, responsable des expositions au sein d’Inova (Institute of Visual Arts) à Milwaukee et commissaire général de Spatial City. Elle réunit un ensemble international et multi-générationnel d’artistes, en faisant la part belle à ceux vivant en France, avec une quarantaine d’oeuvres et une dizaine de programmations vidéos.

Artistes : Lida Abdul, Élisabeth Ballet, Yves Bélorgey, Berdaguer & Péjus, Katinka Bock, Monica Bonvicini, Jeff Carter, Maurizio Cattelan/Philippe Parreno, Jordi Colomer, François Dallegret, herman de vries, Peter Downsbrough, Philippe Durand, Jimmie Durham, Simon Faithfull, Cao Fei, Robert Filliou, Didier Fiuza Faustino, Élise Florenty, Yona Friedman, Dora García, Ben Hall, Séverine Hubard, Stefan Kern, Bertrand Lamarche, Vincent Lamouroux, Mark Leckey, Didier Marcel, François Morellet, Sarah Morris, Juan Muñoz, Stéphanie Nava, Philippe Ramette, Kristina Solomoukha, Tatiana Trouvé, Marie Voignier, Clemens von Wedemeyer, Stephen Wetzel, Raphaël Zarka.

Les trois étapes de Spatial City :

Conception de l’exposition et commissaire général : Nicholas Frank, curateur à Inova, Peck School of the Arts, University of Wisconsin, Milwaukee

Commissaires associés : Allison Peters Quinn, directrice des expositions au Hyde Park Art Center et Luis Croquer, directeur et curateur en chef du MOCAD

Commissaires associés pour les Frac : Eva González-Sancho (Frac Bourgogne) et Yannick Miloux (Frac Limousin)

Coordination générale et développement du projet : Marie-Cécile Burnichon, coordinatrice de Platform

Un catalogue restituant l’exposition et ses trois étapes sera publié en 2010. Édition bilingue anglais-français.

Initiés par le Service de coopération et d’action culturelle de Chicago, le projet Spatial City: An Architecture of Idealism et ses différentes étapes bénéficient du soutien de Culturesfrance, du ministère de la Culture et de la Communication / Direction Générale de la Création Artistique – Service des arts plastiques et du Service Culturel de l’Ambassade de France aux États-Unis.

Contact : CULTURESFRANCE (Corinne Henry) / PLATFORM (Marie-Cécile Burnichon)

Source : CULTURESFRANCE

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Raise The Cloud

Certains ou certaines d’entre vous ont peut-être vu dans un récent papier du journal Le Monde un diaporama montrant les visuels d’un projet pour le moins audacieux qu’une équipe d’architectes a dévoilé à Londres dans la perspective des JO de 2012. Ce projet est nommé « The Cloud » et a été présenté mi novembre parmi d’autres projets en lice et fait désormais partie des finalistes d’une compétition dont la ville de Londres est à l’initiative. Le projet a en apparence tout d’une folie comme Londres sait si souvent nous le réserver. Certes ce n’est pas le premier fait d’armes de LA global-city occidentale par excellence mais regardons d’un peu plus près en quoi ce projet n’a rien d’une folie et pourquoi.

A départ, le projet prévoit de construire une tour-spirale, par laquelle on pourra accéder, à pied ou à vélo, à un nuage de bulles transparentes et gonflables en ETFE (éthylène-tétrafluoréthylène), créant un espace en trois dimensions en plein ciel. Un nuage de lampes LED connecté au Web diffusera des informations et des images en temps réel. S’il est construit à proximité des sites olympiques, il permettra de suivre des les bulles les compétitions sportives des JO ainsi que de contempler la ville.

Ce « nuage » se veut un modèle d’économie d’énergie : un ascenseur transformant l’énergie cinétique en électricité lors de la descente des visiteurs, associé à l’énergie solaire collectée par des cellules photovoltaïques, permettra au bâtiment d’être autosuffisant énergétiquement. Un jeu subtil sur la transparence, une utilisation réduite de matériaux, un volume maximal rendu par les sphères suspendues ; le tout reposant sur des colonnes très fines, tenues par un câble et formant ainsi « nuage ».

Bref, sur le plan formel, The Cloud a tout pour déchaîner les passions et faire débat. Mais sur le fond, il est intéressant de regarder ce qui fait tout l’intérêt d’un tel projet à savoir, sa finalité, son usage. A l’origine du projet, Carlo Ratti, directeur du laboratoire SENSEable Cities (le groupe de recherche sur les nouvelles villes du MIT), évoque  « une nouvelle forme d’expression et d’expérience collectives, le symbole d’une nouvelle ère en train de voir le jour ». Cette expression collective érigée en monument (y compris au niveau de son équipe de conception puisqu’en plus du MIT, on participé au projet l’artiste argentin Thomas Saraceno, spécialiste des structures flottantes, l’ingénier allemand Jörg Schlaich, l’agence française de paysagisme Ter, ainsi que l’écrivain italien Umberto Eco) verra le jour quel que soit le résultat final du concours organisé par la ville. En effet, le projet n’attend pas de financements publics. Il compte sur les dons individuels et a même lancé un programme de microdonations via Facebook et Twitter.

La légèreté de la structure et sa simplicité de déploiement augure de nouveaux espaces publics où l’intelligence collective prend forme au cœur des usages sociétaux du moment.

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Monument au Monde en Mutation

MMMLa galerie est un espace d’exposition intégré à une agence de conseil en environnement du bâti, l’agence Le Sommer Environnement, où l’expertise pointue de Michel Le Sommer et de son équipe est enrichie par un souci permanent de montrer comment d’autres disciplines et d’autres secteurs s’approprient les principes ou les techniques issus du HQE. Après une exposition sur le travail remarquable d’Ecosistema Urbano en février, Michel Le Sommer et son agence présentent depuis le 30 septembre un projet de Stefan Shankland en collaboration avec RaumLaborBerlin, réalisé dans le cadre du programme TRANS305, un prototype emblématique de la démarche HQAC – Haute Qualité Artistique et Culturelle (nous aurons l’occasion de revenir sur ce terme qui commence à faire son chemin) expérimenté sur le chantier de la ZAC du Plateau à Ivry-sur-Seine.

MMM (Monument au Monde en Mutation) est un projet multifacettes qui propose à travers une architecture en processus, une machine à transformer la matière usée, une plateforme pour pratiques artistiques intégrées aux chantiers urbains et une sculpture monumentale en mouvement. MMM sera installé début 2010 pour une durée de deux ans sur le chantier de la ZAC du Plateau, dans le cadre du programme TRANS305. 
Un projet à suivre sur www.trans305.org

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Musées futurs, futur des musées / 1

SIMESITEMFIMFVous vous souvenez peut-être que cette année s’est tenu en marge du SIMESITEM, le premier Forum International des Musées Futurs, au Carrousel du Louvre du 27 au 29 janvier 2009. Ce rendez-vous jusqu’alors incontournable des professionnels du secteur culturel, des équipements culturels et plus particulièrement des musées, a proposé pour cette édition 2009 une formule combinant le SITEM traditionnel à ce nouvel événement. Le programme du FIMF était alléchant puisqu’il s’agissait d’échanger et de débattre sur les besoins futurs de cinq grands projets de nouveaux musées : le Centre Pompidou à Metz, Confluences à Lyon, Le Louvre-Lens, le Mucem de Marseille et le musée Soulages à Rodez.

Ce fut une déception et ce pour plusieurs raisons. D’abord deux raisons purement factuelles : le prix faramineux pour accéder au FIMF et la très faible fréquentation qui a contraint les organisateurs à laisser l’entrée libre au second jour. Mais Il faut dire aussi que la grève générale du 29 janvier aura sûrement créé des difficultés par anticipation et cela n’a certes pas arrangé les choses.

Dans la mesure où le public cible est avant tout professionnel, le coût d’accès à un tel événement aurait dû être contrebalancé par une réelle utilité à découvrir en profondeur ces projets au regard des réalités et des évolutions du secteur. Ces derniers étant déjà connus et ayant déjà fait l’objet d’annonces, de reportages et de communications, le faible nombre de participants a créé une frustration qui fut bien difficile à occulter : peu de densité dans les débats, peu de rencontres.

Deux raisons de fond viennent également selon nous s’ajouter à ce bilan en demi-teinte.

La première est que les projets de musées présentés comme les musées futurs constituent un panel trop petit qui n’a pas été élargi pendant les conférences et les débats. Le Forum aurait pu traiter les positionnements, les politiques des publics et des collections, les modèles économiques, les stratégies de marketing et de fidélisation, la place des TIC et du multimédia, de la soutenabilité, des ressources locales, des formes de gouvenances, des partenariats, des recettes annexes, des relations au territoire et aux autres secteurs contributeurs…ne serait-ce qu’à titre comparatif, d’une bonne vingtaine de projets témoins emblématiques de l’avenir des musées dans le monde.

La seconde est que le thème « les musées futurs » constitue également une intéressante manière d’interroger le futur des musées, d’autant que, comme nous le rappellerons dans le deuxième volet à venir de ce post, les musées futurs ne sont pas que des gestes architecturaux futuristes, modernes ou contemporains, loin de là. Mais ce futur ne fut pas débattu. En tout cas nous pouvons espérer que la seconde édition du FIMF annoncée du 26 au 28 janvier 2010, avec le SimeSitem, également au Carrousel du Louvre à Paris, sera l’occasion d’aller plus en profondeur sur un sujet qui est hautement stratégique : « A la recherche des publics » et son sous-titre,  « culture en ville et attrait touristique ». Avec un tel sujet, on ne peut que vouloir en être.

Heureusement, Batiactu a proposé quelques compléments le 18 août dernier, interrogeant Jean-François Grunfeld, le commissaire du Forum. On y apprend que les rencontres ont permis de dégager plusieurs tendances : ces institutions ont un véritable impact sur le développement local que ce soit sur le plan économique que sur l’attraction et la valorisation d’une ville, d’une région… «Mais cela peut dépasser le simple plan territorial puisqu’aujourd’hui les musées visent l’échelle nationale voire internationale», explique Jean-François Grunfeld, commissaire du Forum.

Ce constat se confirme un peu partout dans le monde. Que ce soit le musée du Louvre d’Abou Dhabi, le Guggenheim de Vilnius en Lituanie… Tous veulent se distinguer et tirer leur épingle du jeu. Pour cela, ils n’hésitent pas à faire appel à ceux que l’on surnomme les «Starchitectes» pour imaginer leur enveloppe. «Chacun de ces musées cherchent à s’exprimer et à se démarquer autant, si ce n’est pas plus, par leur architecture que par leurs collections», précise le commissaire du Forum.

Batiactu rappelle que si ce phénomène n’est pas nouveau, il a tendance à s’accélérer ces derniers temps, notamment avec les projets fous du Moyen-Orient.

Toutefois, les clés de la réussite d’un musée restent les mêmes avec, en tête de liste, «une belle collection et la capacité de ses responsables à la faire vivre», tient à rappeler Jean-François Grunfeld. Mais qu’en est-il alors de l’avenir des musées ?

Si la gratuité pour les moins de 26 ans vient d’être annoncée par le gouvernement français, pour Jean-François Grunfeld, cette mesure doit faire partie d’un programme complet.

Concernant l’évolution physique des bâtiments, l’informatique qui a envahi les salles depuis plusieurs années déjà, a transformé le visage des musées. Images, écrans, interactivité font désormais partie intégrante des sites. Autre grand changement : les services au public. Boutiques, restaurants, librairies… se multiplient dans les enceintes culturelles. «Aujourd’hui, l’obsession des musées, c’est de savoir comment augmenter, séduire et garder le public. C’est pourquoi ils doivent être en permanence en capacité de production. On est entré dans ce que l’on appelle l’économie culturelle», conclut Jean-François Grunfeld.

L’entretien s’arrête là et nous laisse vraiment sur notre faim (pour ceux qui connaissent Jean-François Grunfeld, on aurait pu s’attendre à ce qu’il soit plus prolixe).

Batiactu termine son dossier en présentant avec une série de dix musées représentatifs de ces nouvelles tendances, comme suit  :

Louvre_abou-dhabiLouvre Abou Dhabi

L’agence NC Nathalie Crinière a remporté la conception du design du musée du Louvre, qui verra le jour sur une île d’Abou Dhabi en 2012. Dessiné par l’architecte Jean Nouvel, il abritera dans un premier temps des collections prêtées par le Louvre et d’autres musées publics français tels que le Château de Versailles ou le Musée Rodin

Guggenheim_vilniusGuggenheim Vilnius

La fondation Guggenheim a dévoilé le 8 avril 2008 les plans de son septième musée. Il sera édifié sur 13.000 m2 à Vilnius, en Lituanie, d’après les plans de Zaha Hadid.

Yellow_Lost_Dog

The yellow lost dog

The Yellow Lost Dog est une construction en forme de chien signée François Scali, qui abritera le futur musée de la ville Perdue et des cités Englouties de Shanghai.

fondationvuitton

Fondation Vuitton

La Fondation Louis Vuitton, projet présenté le 2 octobre 2006, prendra la forme d’un nuage de verre et s’étendra sur 4.300 mètres carrés. Plus de cinquante maquettes d’études réalisées par l’agence Gehry Partners, pour la première fois rassemblées, racontent la complexité de ce projet. La Fondation mise sur la transparence grâce à des ouvertures sur l’extérieur. Le bâtiment se cale sur l’environnement du bois de Boulogne.

centrepompidoumetz

Centre Pompidou Metz

Architectes : Shigeru Ban Architects associé à Jean de Gastines /Localisation : Metz, France / Désignation : Musée d’art moderne / Maître d’ouvrage : CA2M (Communauté d’agglomération de Metz métropole) / Conception : 2003-2005 / Réalisation : 2006-2008 / Budget : 35,5 millions d’euros

Description : La toiture est un tour de force sculptural. Sa structure est faite de six couches superposées de bois lamellé collé. Elle est ainsi constituée d’une série d’éléments modulaires hexagonaux dont le maillage permet de franchir des portées de 40 mètres et de faire de la toiture un élément autoportant qui repose sur quelques appuis seulement.

L’ensemble de la structure est en train d’être recouvert d’une membrane blanche en fibres de verre et téflon, qui assurera une étanchéité à l’eau.

Kunsthaus Graz

Kunsthaus Graz am Landesmuseum Joanneum

Architecte : Spacelab Cook – Fournier GmbH / Localisation : Graz, Autriche / Désignation : musée d’art contemporain / Maître d’ouvrage: Ville de Graz/Kunsthaus Graz AG / Conception : 2000 / Réalisation : 2002-2003 / Budget : 40 millions d’euros

Description : La Kunsthaus dispose d’une géométrie biomorphique frappante et d’une peau bleue acrylique, établit un contraste délibéré avec le tissu de la ville inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco.

La nouvelle structure est reliée par deux ponts à la Eiseneshaus, un bâtiment en fonte du 19ème siècle, rénové et transformé pour accueillir la boutique du musée, une médiathèque, l’administration et une galerie photos.

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Musée des Confluences de Lyon

Architecte : Coop Himmelb(l)au / Localisation : Lyon, France / Désignation : Musée de sciences et de sociétés / Maître d’ouvrage : Département du Rhône

Conception : 2001-2002 / Réalisation : 2006-2009 / Budget : 152 millions d’euros

Description : L’idée de lier deux unités architecturales est engendrée par le site de construction, la confluence du Rhône et de la Saône, elle-même lieu de jonction. Zone d’accueil du public, le cristal qui s’élève du côté de la ville a été conçu comme un forum urbain. Sous ses 40 mètres de verrière, il offre à tous un nouveau lieu de rencontres et d’échanges. Le nuage, drapé d’une peau métallique, repose quant à lui sur trois supports de béton appuyés sur le socle. À l’intérieur s’imbriquent les espaces d’expositions, les auditoriums et les locaux administratifs.

the-corcoran

The Corcoran Gallery of Art

Architecte : Franck O. Gehry / Localisation : Washington, Etats-Unis / Désignation : Musée d’art et école d’art / Maître d’ouvrage : The Corcoran Gallery of Art / Conception : 1999-2003 / Réalisation : suspendue / Budget : 170 millions de dollars américains (environ 131,5 millions d’euros)

Description : The Corcoran Gallery of Art est aujourd’hui constitué de bâtiments conçus par Ernest Flagg et Charles Platt, ouverts respectivement en 1897 et 1928. Ces espaces ne pouvant répondre efficacement à l’enrichissement des collections et à l’augmentation du nombre d’étudiants, pour une ultime extension. Un concours international met en avant la création d’une nouvelle entrée qui mène à l’atrium central, point de jonction entre l’ancien et le nouveau bâtiment. Aux galeries de format traditionnel s’ajoutent des espaces plus monumentaux, déployés à l’intérieur des trois volumes spectaculaires qui animent la nouvelle façade. Un second atrium a par ailleurs été construit.

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Eyebeam

Architecte : Diller Scofidio + Renfro / Localisation : New York, Etats-Unis / Désignation : Musée d’art / Maître d’ouvrage : Eyebeam Museum of Art and Technology / Conception : 2001 / Réalisation : suspendue / Budget : 60 millions de dollars américains (environ 46,4 millions d’euros)

Description : La logique spatiale du bâtiment proposé se fonde sur un principe simple : un ruban flexible dessine les niveaux et répartit les différents espaces. Ce ruban ondule d’un côté à l’autre et suit un mouvement ascensionnel au départ de la rue. Le sol devient alors mur, redevient sol puis mur, etc. À chaque changement de direction, le ruban enveloppe alternativement un espace de production ou de présentation. L’union des programmes permet aussi la rencontre des publics, qu’ils soient résidents (étudiants, artistes et services) ou utilisateurs (visiteurs et spectateurs).

A venir, la deuxième partie de ce post.

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Retour sur Transit City / 2

global  cityDans son film Metropolis, Fritz Lang a donné corps en 1927 à une vision futuriste de la ville du XXIème siècle, la méga-cité ; en 1939, le pavillon « futurama » de General Motors offrait lors de l’exposition de New-York une grille de lecture appliquée de la vie et de la ville modernes. Deux « événements » à dimension culturelle majeure qui influencent encore aujourd’hui la réflexion ethnocentrée de la plupart des architectes, des urbanistes, des aménageurs et des politiques.

Or l’heure de « The end of Suburbia », l’heure d’une société humaine où toute la chaine de production est structurée par les énergies fossiles a sonné son glas depuis longtemps. Il est grand temps que se préparent les alternatives aux modèles de prospective issus de nos héritages persistants.

C’est ce que François Bellanger est venu présenter à Paris le 29 juin dernier lors de l’atelier de synthèse du tour du monde de Transit City, le think-tank dédié aux réflexions prospectives sur la ville et les modes de vie.

Dans un Pavillon de l’Arsenal bouillant, au sens propre comme au sens figuré, François Bellanger s’est attaché pendant près de 2 heures à dresser le bilan des voyages, des rencontres et des réflexions conduits depuis deux ans.

Même pour ceux qui ont participé à l’ensemble ou à quelques-uns des ateliers passés, ce ne fut pas une synthèse linéaire mais une démarche salutaire de remise en perspective, une analyse comparée hérissée par l’urgence d’agir et de s’engager dans la voie du renouvellement de nos modèles, de nos imaginaires, de notre volonté d’être au monde.

Nous vous renverrons vers le compte-rendu de cette rencontre exceptionnelle sur le blog du think tank, qui lorsqu’il sera publié vous donnera le détail des exemples, des expériences et des nouveautés en gestation.

En revanche, ce qui nous intéresse ici, c’est le regard critique porté en direction de nos penseurs, de nos décideurs et de nos réalisateurs de l’aménagement du territoire. Car la démonstration, dont le caractère percutant a fait en partie la réputation d’empêcheur de tourner en rond de François Bellanger, était cette fois-ci d’une puissance démultipliée du fait du retour d’expérience de ces deux années à parcourir le monde. Et ce « là-bas si j’y suis » crée un malaise difficilement dissimulable, même avec la meilleure des volontés.

En effet, toutes ces démarches repérées là-bas à l’étranger nous amènent à nous interroger sur la situation ici en France.

L’instauration du processus Grand Paris et des projets qui ont été proposés par les architectes admis à concourir a créé un faux prisme, un « sentiment » de modernité (après le sentiment d’insécurité…), l’idée qui en quelque sorte nous déculpabilise de notre complexe de supériorité bien français, comme si on en avait encore besoin.

Le sempiternel refrain du « on n’a peut-être pas de pétrole mais on a des idées ». Le problème c’est que du pétrole nous en avons surconsommé jusqu’à la lie, comme des américains moyens (pour mémoire, jusqu’à l’arrivée de la crise financière, nous étions sur une courbe qui rattrape proportionnellement celle des Etats-Unis) et que les idées, si nous en avons, se perdent, s’épuisent et se diluent dans les méandres de notre politique d’aménagement du territoire.

Alors oui, on dira :« Grenelle de l’environnement ». Une étape incontournable qui aurait dû être mise en œuvre dès les années 1970 car à ce moment-là, la plupart des innovations et des solutions qui sont proposées aujourd’hui étaient bien présentes et prêtes (avec le Grenelle de l’environnement, on redécouvre le solaire, l’éolien, la biomasse, la géothermie, etc).

Il faudrait bien réaliser et soutenir plus fortement les démarches d’innovation sociale, car c’est là qu’aurait pu se tisser le lien qui aurait permis au Grenelle d’aller beaucoup plus loin. Les processus d’innovation sociale sont intégrés dans des expérimentations magistrales mais qui souffrent en effet du manque de leviers supplémentaires pour passer à la vitesse supérieure.

Lorsque François Bellanger parle de la consultation des habitants de San Francisco sur l’avenir de leur ville qui débouche sur l’expression d’un imaginaire et une volonté tellement à l’opposée des référentiels des architectes et des urbanistes, pourquoi ne pas parler des expériences similaires conduites à différentes échelles en France et pourquoi ne pas dénoncer le phénomène contraire en jeu dans l’ « opération » du Grand Paris ? La réponse se situe bien entendu au niveau politique, mais lequel ?

Le 12 juin dernier nous étions à Barcelone pour le séminaire « Culture, développement durable et pouvoir locaux : quels enjeux pour la prochaine décennie ? ». Nous reviendrons dans un autre post sur l’intégralité de cette journée mais ce qu’il apparaît intéressant de mettre en évidence ici, c’est que tout le monde a l’impression de faire de l’agenda 21, du développement durable, (les effets de communication sont passés par là) mais pour ce qui concerne la démarche structurée (impliquant tous les secteurs) et l’outil en tant que tel, le chemin à parcourir est encore long. La culture est une réponse possible, s’il on observe notamment le tout dernier plan d’action pour le développement durable 2009-2013 du Québec… nous y reviendrons aussi.

Sur la question des politiques du développement durable, on observe que les initiatives vis-à-vis du politique ne jouent pas dans les mêmes catégories.

Les villes risquent en effet d’être les grandes oubliées des négociations à venir de Copehnague. Le mot « ville » est absent de tous les textes préparatoires. Cités et Gouvernements Locaux Unis aura à lutter fermement pour que l’après Kyoto ne se négocie pas de gouvernement à gouvernement, d’autant que sans l’échelon local il est impossible de maîtriser une politique de développement durable. N’oublions pas que la grande majorité de la population mondiale est aujourd’hui dans les villes et le sera encore pour un moment.

Petite éclaircie qui pourrait amener à penser que la cause des villes n’est pas totalement perdue, la Banque Mondiale vient de modifier substantiellement sa stratégie urbaine. La rencontre qui s’y tient depuis le 28 juin et qui se termine ce soir au palais du Pharo à Marseille a pour thème « Villes face au changement climatique : répondre à un agenda urgent ».

Ce symposium est en effet un moment important puisque la Banque révise sa politique urbaine pour y intégrer la dimension du climat. Prévue en septembre, la nouvelle stratégie devrait donner un coup d’accélérateur à la recherche urbaine, recherche aujourd’hui très faible.

Cette faiblesse a été parfaitement pointée par François Bellanger, celui-ci mettant en évidence le « décrochage » de l’Occident, la fin de la modernité urbaine du modèle occidental. Le basculement de référentiel qui s’est opéré et a déjà été largement commenté (voir « Nylonkong » notamment) appelle de nouveaux arbitrages de l’esprit car les mentalités et les usages ont changé. L’accélération du changement de ces deux dernières années a été brillamment synthétisée hier et nous ne manquerons pas d’y revenir car l’ensemble des données collectées est capital pour comprendre ce qu’il nous reste encore à accomplir.

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Guide du 1% artistique

Le ministère de la Culture vient de sortir une brochure sur le 1% artistique, un dispositif favorisant l’art lors de la construction ou la réhabilitation d’un bâtiment public. L’occasion de revenir sur le cadre d’application et le fonctionnement de ce procédé.

Dans le détail, le 1% artistique oblige les constructions publiques à soutenir l’art (peinture, sculpture, design, création sonore…) lors de la construction, la réhabilitation ou l’extension d’un bâtiment. Objectif : sensibiliser le public à l’art contemporain. 

Depuis 1951, l’Etat et ses établissements sont donc soumis à l’obligation du 1% artistique mais aussi les collectivités territoriales dans la limite des compétences transférées par la loi de décentralisation. Concernant le financement, les maîtres d’ouvrages publics doivent consacrer 1% du coût des travaux à la réalisation ou l’acquisition d’une ou plusieurs œuvres d’art. Et le montant est plafonné à deux millions d’euros.

Enfin, le choix de l’artiste s’effectue via un comité artistique composé du maître d’ouvrage, de l’architecte, d’un utilisateur du bâtiment, du directeur régional des affaires culturelles et de personnalités du monde des arts visuels.

Source : site du ministère de la culture

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