Cultural Engineering Group

Services & Ressources en ingénierie culturelle

Mapping the creative value chains – A study on the economy of culture in the digital age

The study maps the different value chains for visual arts, performing arts, cultural heritage, artistic crafts, book publishing, music, film, TV and broadcasting as well as multimedia.

The study also examines how the competitive position of CCS is affected by digitisation. From creation to consumption, all steps in the value chains have been influenced by new digital solutions. They have brought about new opportunities for innovative practices and new ways of interaction with audiences, but also challenges such as piracy and an increased pressure on existing models of remuneration and value creation. The study discusses aspects related to competitive dynamics, market imperfections, rights management, cultural diversity and other issues of importance to today’s cultural and creative sectors.

Based on the analysis and supported by an online crowdsourcing process with experts and stakeholders, the study puts forward recommendations to policy-makers on what is needed for the CCS in today’s digital world.

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Ecosystèmes de la culture et du diverstissement : préserver et assumer leur diversité

Ecosystèmes

« Un écosystème est un ensemble vivant formé par un groupement de différentes espèces en interrelations (nutrition, reproduction, prédation…), entre elles et avec leur environnement (minéraux, air, eau), sur une échelle spatiale donnée. L’écosystème regroupe des conditions particulières (physico-chimique, température, pH, humidité…) et permet le maintien de la vie. Et réciproquement, cette vie constitue et maintient l’écosystème.

Par leurs interactions entre elles et avec l’environnement, les espèces modèlent l’écosystème qui de ce fait évolue dans le temps. Il ne s’agit donc pas d’un élément figé, mais d’un système issu de la coévolution entre les différents êtres vivants et leurs habitats. De plus, il est très difficile de délimiter un écosystème – et on le fait souvent de manière arbitraire – car il ne possède pas toujours de frontières physiques.

A partir de cette définition, il devient possible de déterminer une quantité infinie d’écosystèmes. »

(Définition établie par le CNRS)

 

Comme Jacques Attali le décrivait en 2006 dans Une brève histoire de l’avenir, le futur semble nous conduire vers un hyperempire (un monde sans Etats, l’extension de la démocratie de marché avec ses règles impitoyables, allant jusqu’à la marchandisation du temps et du corps).

Si ce processus va jusqu’au bout sans rendre possible la construction d’une hyperdémocratie (construction positive et responsable de leur avenir par les humains, avec réseaux solidaires, démocratie participative, « entreprises relationnelles », ONG, micro-crédits, intelligence collective…), l’hyperempire pourrait bien conduire à l’hyperconflit (les anciennes frontières géographiques et nationales ressurgiront, les guerres entre religions et visions du monde reprendront avec toute leur force).

Dans ce monde futur, tout sera marchandise au profit de l’individu consommateur, y compris le temps libre et si on observe attentivement les écosystèmes d’affaires en marche aujourd’hui, cela se caractérise très concrètement par la montée en puissance de deux grands domaines d’activités qui élèvent et transforment la « matière première » (le capital humain) à un niveau industriel et transhumain.

Le premier domaine est constitué par les banques, les assurances et les agrégateurs de données, que Jacques Attali qualifie de « maîtres de demain ». Il est clair qu’ils ont façonné le nouvel ordre économique mondial en marche, et cela est très largement lié au fait qu’ils ont su évoluer et engager leur mue au changement de siècle et de millénaire. Ils sont maîtres de leur destinée, prescripteurs des usages de demain et se situent tout en haut de la chaîne alimentaire des écosystèmes.

Il n’est pas question de nier, d’excuser ou de minimiser le fait que ces « maîtres de demain » façonnent un monde multifacettes et de plus en plus complexe, qui est aussi celui d’un capitalisme prédateur et desctructeur de nature et d’humanité. Mas cela serait trop manichéen et loin de décrire avec objectivité la réalité, car ils contribuent aussi (parfois malgré eux) à la création des conditions qui favorisent le développement de ce qu’on appelle l’économie positive, capable de libérer des moyens et des énergies considérables pour une construction positive et responsable de l’avenir où l’intelligence collective joue un rôle essentiel. Il y a donc aussi dans ce capitalisme un enjeu éthique majeur, fondamentalement culturel et de responsabilité sociéatale, où le fait de cohabiter le monde peut conduire au pire et au meilleur, où la quête de sens devient une arme de destruction ou de reconstruction et qui démontre définitivement qu’il n’y a pas qu’un écosystème mais des écosytèmes qui, à l’image de la nature, créent une biodiversité dont l’évolution est le mouvement permanent.

Le second domaine qui ne cesse de monter en puissance est celui de l’ « entertainment », autrement dit en français au sens très large du terme, le divertissement. Il faut en effet prendre au sens le plus large possible ce terme car il recouvre en réalité de nombreuses activités qui produisent et participent à une économie (formelle et informelle) très dynamique, où la demande est toujours en forte croissance car elle se fonde sur la combinaison de l’expression d’aspirations humaines on ne peut plus naturelles avec des missions (publiques ou privées) ou des services (marchands ou non) supposés être le plus adéquation possible avec ces aspirations, ou mieux encore, en les anticipant.

Dans tous les cas, Il s’agit d’une chaîne de métiers à forte valeur ajoutée, symbolique, polémique et économique, qui au fil du temps a fini par recouvrir l’avant, le pendant et l’après de « l’expérience » en question.

Il s’agit d’un secteur d’avenir à l’échelle globale et mondiale qui est constamment en mouvement. Il a toujours connu la croissance, même en période de crise, et il nécessite en théorie des écosystèmes capables de combiner de la façon la plus harmonieuse possible des « lois naturelles » fondées sur les tensions entre initiative publique et initiative privée, dimensions individuelle et collective, le symbolique et l’anecdotique, le matériel et l’immatériel, le marchand et le non-marchand.

On retrouve dans ce grand « magma » : la culture, le tourisme, le sport, les loisirs, l’événementiel, etc. Impossible de boucler la liste tant ces écosystèmes s’adaptent et évoluent en quasi temps réel. A l’intérieur de chacun d’entre eux, on perçoit quantité de signaux faibles et forts qui témoignent des forces et des latences qui s’y exercent, générant des cycles qui se succèdent au fil de bouleversements ou d’évolutions sociétales.

  • Un exemple de succession de cycles : fait du prince, reproductibilité de l’œuvre d’art, révolution des industries culturelles (industrialisation, massification de la consommation et démocratisation des pratiques et des usages), révolution numérique, économie créative, transformation digitale.
  • Et les écosystèmes réagissent de façon adaptative : établissement et organisation de la chaîne alimentaire, maturation et reproduction des modèles, crise des modèles, recomposition de l’écosystème, modification de la chaîne alimentaire.

De la même façon que la marche humaine qui n’est possible que par la succession de déséquilibres, les écosystèmes s’adaptent de façon à toujours être en ordre de marche.

Bien entendu il n’est pas question ici d’occulter la dimension symbolique, sensible, solidaire et créative faisant appel à nos émotions et qui fait partie intégrante des droits humains fondamentaux, comme les droits culturels par exemple. Pas question d’occulter non plus l’inclusion sociale, l’innovation, l’amélioration du cadre de vie et le rayonnement des territoires. Cela serait là aussi trop manichéen et loin de décrire avec objectivité la réalité d’écosystèmes qui ne transforment pas tout en marchandise ou en bien monnayable. Mais la dichotomie qui oppose une certaine noblesse supposée peu rentable à une économie très performante et profitable est devenue la caricature du cycle actuel qui est entré dans une nouvelle phase de transformation, d’adaptation et de préparation d’un nouveau cycle.

Cette fois-ci le nouveau cycle voit les écosystèmes se réinventer et se renouveler différemment et de façon plus rapide et plus radicale, avec des phénomènes de compression de l’offre sous tension économique et de diversification de la demande rendant cette dernière très volatile.

Par conséquent, les modèles traditionnels souffrent et peinent à muter. En l’occurence, là où notre héritage institutionnel a longtemps fixé, régulé et tenu un certain cap pour le bien commun via l’initiative des politiques publiques, on perçoit depuis une dizaine d’années des préocupations et des bouleversements parmi les professionnels des secteurs composant les écosystèmes de l’entertainment :

  • d’un côté, des acteurs qui se développement à vitesse accelérée (par croissance externe notamment) qui laissent de moins en moins de place dans la partie supérieure de la chaîne alimentaire ;
  • de l’autre, des acteurs qui tracent leur propre voie par de nouvelles dynamiques d’entreprenariat et des positionnements alternatifs qui leur permettent de revendiquer d’autres modèles et d’autres formes de légitimité ;
  • entre les deux ? Les acteurs de la strate du milieu (ils sont encore très nombreux), pétrifiés par toute idée de changement ou d’évolution, trop affairés à préserver leur modèle de toujours, ne voyant pas les mutations en marche qui devraient les faire réagir et rebondir, forts de leur capital acquis au fil du temps.

Et nous sommes justement au moment de la vie du cycle où se situe la problématique la plus complexe pour les acteurs des écosystèmes : l’évolution. Il y a l’évolution naturelle, l’évolution légitime, l’évolution subie, l’évolution forcée, l’évolution souhaitée, l’évolution attendue, l’évolution refusée, l’évolution accompagnée, l’évolution visible de tous, l’évolution invisible pour certains. C’est la caractéristique même de l’adaptation d’un écosystème (les espèces, les organisations, les services, les technologies, les territoires, les groupes sociaux, les politiques, etc.).

Au fond, la vision de Jacques Attali que l’on pouvait légitimement considérer comme « macro » il y a 10 ans est également en train de se vérifier à l’échelle « micro », des opérateurs situés au plus haut de la chaîne alimentaire des écosystèmes à ceux qui sont les plus vulnérables, sans oublier ceux qui sont les plus agiles.

Mais cette fois-ci les bouleversements en cours sont tels qu’ils perturbent beaucoup plus fortement nos référentiels et nos habitudes. Ils nous engagent dans une période de transition qui n’a jamais été aussi incertaine et enthousiasmante à la fois, comme la découverte et l’exploration de nouvelles terres.

Qu’adviendra-t-il des écosystèmes et des leurs opérateurs économiques privés et publics à l’ère du ici et maintenant ? L’accélération de ces dernières années a peu à peu instauré une dictature du présent, de l’immédiateté et du court termisme. Il est grand temps de retrouver un minimum de vision prospective qui ne se contente pas de se situer par rapport à la notion de rupture, pour que les acteurs des écosystèmes renouvellent leur vision et trouvent les bons leviers pour leur développement.

Pour cela, il est donc essentiel de préserver et d’assumer la diversité des écosystèmes d’affaires par une régulation qui intègre parfaitement les dynamiques en jeu.

Ceci constituerait une première étape pour permettre une dynamique capable d’enclencher un nouveau cycle avec une sérénité envers l’avenir enfin retrouvée. La pleine et entière compréhension par tous de ce qu’est un écosystème en est le préalable nécessaire.

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Art Basel lance Art Basel Cities

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Art Basel est LA manifestation majeure d’art contemporain qui se tient annuellement à Bâle en Suisse, à Miami aux États-Unis et à Hong Kong en Chine. A chaque édition, la manifestation fait de sa ville d’accueil la destination préférée des amateurs d’art du monde entier, démontrant d’une recette et d’un modèle des plus efficaces qui en font aujourd’hui la plus prestigieuse et la plus renommée des expositions internationales d’art.

Au delà de son impact sur le marché de l’art, la manifestation a un impact territorial grandissant et incontestable puisqu’à chaque fois c’est le cœur de toute une ville qui bat à son rythme et qui se mobilise tout particulièrement pour créer une atmosphère unique, une véritable expérience du territoire.

A titre d’exemple, à Miami, où la manifestation est installée depuis 2002, Art Basel estime son impact économique à 500 millions de dollars, contribution non négligeable à l’augmentation du rayonnement et à l’attractivité de la ville.

Forts de ce bilan dont la valeur ajoutée dans tous les domaines se vérifie un peu plus à chaque édition, les organisateurs de Art Basel ont décidé de lancer une nouvelle initiative, faisant le pari que d’autres villes pourraient tirer parti de ses formidables retours d’expérience.

Nommée Art Basel Cities, cette initiative très orientée « business » propose une offre de conseil visant à connecter et relier des villes partenaires sélectionnées par le réseau Art Basel pour développer un contenu culturel destiné à valoriser et enrichir le profil de chaque ville dans le monde de l’art.

Le paysage culturel des villes clientes sera évalué par Art Basel en étroite collaboration avec le cabinet de conseil international fondé par Richard Florida, Creative Class Group, comme autant d’actifs que de chaque ville pourra mettre à profit et générer du développement.

Florida, un des principaux théoriciens de la classe créative et des villes créatives, fait aussi partie de conseil consultatif de l’initiative, aux côtés des collecteurs Dennis Scholl, Füsun Eczacıbaşı, Patrizia Sandretto Re Rebaudengo et Uli Sigg, des architectes David Adjaye, Jacques Herzog et William Lim, du directeur Fondation Baseler Sam Keller, du financier Simon Mordant AM, de l’ancien directeur fondateur de la Tate Modern de Londres désormais à Hong Kong Lars Nittve, de la directrice du Brooklyn Museum Anne Pasternak et d’un ancien diplomate de Singapour qui dirige la Fondation pour les arts et l’entreprise sociale, Michael Tay.

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Premier panorama mondial de l’économie de la culture et de la création

Panorama

Avec des recettes d’un montant de 2 250 milliards de dollars, les secteurs culturels et créatifs représentent 3% du PIB mondial et emploient 29,5 millions de personnes (soit 1% de la population active mondiale).

Les secteurs culturels et créatifs (ICC) génèrent des revenus supérieurs à ceux des services de télécommunications au niveau mondial (2 250 milliards de dollars US contre 1 570 milliards de dollars US) et emploient plus de personnes que l’industrie automobile en Europe, au Japon et aux États-Unis réunis (29,5 millions contre 25 millions). Cette contribution majeure des secteurs culturels et créatifs à l’économie mondiale est l’objet d’une nouvelle étude réalisée par EY (auparavant Ernst & Young) et conjointement présentée ce jour par la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs (CISAC) et l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) au siège de l’UNESCO à Paris (France).

L’étude, première du genre au niveau mondial, conclut que pour bénéficier pleinement du potentiel économique des ICC, les créateurs doivent être équitablement rémunérés pour l’utilisation de leurs œuvres créatives, et ce afin qu’ils puissent continuer de contribuer à la culture et à l’économie. En ce qui concerne l’économie numérique plus particulièrement, les décideurs politiques doivent prêter attention à la question du transfert de la valeur qui favorise actuellement les intermédiaires techniques, afin de garantir que les auteurs et les secteurs culturels et créatifs soient rémunérés à leur juste valeur pour l’exploitation de leurs œuvres.

Pour la Directrice générale de l’UNESCO Irina Bokova

Les secteurs culturels et créatifs sont un moteur essentiel des économies des pays développés et en développement. Ils font en effet partie des secteurs qui connaissent la croissance la plus rapide et influencent la création de valeur, la création d’emplois et les recettes d’exportation. Ils peuvent contribuer à garantir un avenir meilleur dans de nombreux pays à travers le monde”

Les œuvres créatives sont un moteur essentiel de l’économie numérique

En 2013, les œuvres créatives ont contribué à hauteur de 200 milliards de dollars aux ventes numériques mondiales, augmentant considérablement les ventes d’appareils numériques et la demande de services de télécommunications à haut débit. Les ventes de biens culturels numériques ont généré 65 milliards de dollars, et 21,7 milliards de revenus publicitaires, pour les médias en ligne et les sites de streaming gratuit.

Premier panorama mondial de l’économie de la culture et de la création

L’étude fournit des données uniques dressant le panorama d’un monde créatif multipolaire. Elle reflète la diversité que défend la Convention de 2005 de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, et participe aux efforts de l’UNESCO au niveau mondial qui visent à fournir « plus de données et d’indicateurs pertinents sur le rôle de la culture dans le développement des sociétés »

Ce premier panorama mondial de l’économie de la culture et de la création montre que les créateurs du monde entier, dans tous les domaines artistiques, contribuent fortement à l’économie mondiale, tant en termes de revenus que d’emplois. Les créateurs doivent être en mesure de travailler dans un environnement qui protège leurs droits économiques et moraux afin de pouvoir poursuivre leur activité créative. Nous espérons que cette étude agira comme un révélateur pour les décideurs du monde entier : protéger les créateurs, c’est protéger l’économie. Nos secteurs culturels et créatifs contribuent à construire des économies durables, créent des emplois au niveau local, génèrent des revenus et des impôts, et permettent à des millions de personnes, en majorité des jeunes, de vivre de leur talent créatif”,

a souligné Jean-Michel Jarre, Président de la CISAC et Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO.

L’économie de la culture et de la création en chiffres

Le panorama mondial réalisé par EY « La culture dans le monde – Premier panorama mondial de l’économie des secteurs culturels et créatifs » analyse 11 secteurs* (CCI) en Asie-Pacifique, en Europe, en Amérique du Nord, en Amérique Latine, et en Afrique et au Moyen-Orient. Dans chaque région, les secteurs créatifs ont leurs propres forces.
Asie-Pacifique : 34 % des revenus des CCI au niveau mondial. 40 % des emplois avec la plus grande base de consommateurs et une classe moyenne en pleine expansion. Leader du jeu vidéo. Croissance rapide de l’industrie du livre et du cinéma.
Europe : 32 % des revenus des CCI au niveau mondial. 25 % des emplois. L’économie culturelle est ancrée dans l’histoire, soutenue par l’opinion publique, une population très instruite et une forte concentration de créateurs.
Amérique du Nord : 28 % des revenus des CCI au niveau mondial. 15 % des emplois. Forte influence internationale et leader dans les domaines du cinéma, de la télévision et du spectacle vivant.
Amérique Latine : 6% des revenus des CCI au niveau mondial. 16% des emplois. La télévision est reine. Les émissions de télévision d’Amérique Latine s’exportent dans le monde entier, de même que la musique et la danse.

Afrique et Moyen-Orient : 3 % des revenus des CCI au niveau mondial. 8 % des emplois. Opportunités dans la production de films, la télévision et la musique. L’économie informelle, par exemple les concerts de musique non officiels, représente une part significative de la scène culturelle et constitue un réservoir d’emplois.

  • Pour télécharger l’étude dans son intégralité (en anglais), cliquez ici.
  • Pour télécharger la synthèse (en français), cliquez ici.

* Publicité, architecture, livre, jeux vidéo, musique, cinéma, journaux/magazines, spectacle vivant, radio, télévision, arts visuels.

Contact Media
Cécile ROY – CISAC Director of Communications cecile.roy@cisac.org | +33 1 55 62 08 50

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Arts, culture et médias : comment évaluer les politiques publiques ?

DEPS_JECC7_frontA4Le Département des études, de la prospective et des statistiques (DEPS) du ministère de la Culture et de la Communication, le cluster de recherche « Industries créatives, culture, sport » de KEDGE Business School et le Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP) de Sciences Po organisaient les Septièmes journées d’économie de la culture et de la communication, à la Bibliothèque nationale de France, site François-Mitterrand, les jeudi 24 et vendredi 25 septembre derniers.

Cette septième édition des Journées d’économie de la culture et de la communication était consacrée à l’évaluation des politiques publiques du domaine des arts, de la culture et des médias. Elle a notamment été l’occasion pour des chercheurs de présenter et de discuter de nouveaux résultats d’évaluation sur l’impact de la tenue de festivals subventionnés, de la loi Hadopi, de politiques éducatives, des aides à la presse ou du droit d’auteur. Les échanges ont également porté sur le bilan des méthodes d’évaluation utilisées aujourd’hui. Un regard rétrospectif sur l’évaluation des politiques publiques et un examen d’expériences locales ont enfin été proposés. Une synthèse de l’édition sera prochainement proposée mais en attendant, vous pouvez revoir les diaporamas présentés lors de ces deux journées ici.

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A third space for creative arts and creative industries ?

Beyond the Campus: Connecting Knowledge and Creative Practice Communities across Higher Education and the Creative Economy  (call for papers)

This research network is funded as part of the AHRC Connected Communities programme, to explore the connections and exchanges across different communities, in particular the academic community and creative/cultural sector practitioners, in relation to the creative economy. It aims to enhance understanding of how collaborations, partnerships and exchanges are built and established and consider how they can have greater impact on the cultural capacity of different places. The network will provide a platform for academics and practitioners to reflect on their work, practice and the impact of their collaborations. Network activities will generate a collection of case studies, interviews and other resource materials to be collated in an open access knowledge bank designed to reach a broader range of people becoming a shared point of reference when establishing new collaborations.

 

Contributing to the seminar

As part of the call for papers we are looking for two different kinds of contributions:

  • Research papers (maximum of 4) : these papers will provide a theoretical perspective or present research outcomes which help us understand the dynamics of interaction between higher education and the arts and cultural sector. Selected speakers will be given 20 minutes to present their research followed by 10 minutes for Q&A Papers will be made available before or after the seminar on http://www.creative-campus.org.uk
  • Case studies or reflections from practitioners, academics or policy makers (maximum of 6) : these shorter presentations (10 minutes) aim to creative opportunities for discussion of best practice, case studies and reflecting on the current relationships and modes of interaction between higher education and the arts and cultural sector. The presentations will be organised in panels and will be followed by group discussions.

More information here.

Birmingham City University – 6 November 2013

Deadline to submit your abstract: 3rd September 2013

Information: hecreativeconomy@gmail.com  or visit http://www.creative-campus.org.uk

 

Research Network Organisers: 

  • Dr. Roberta Comunian, Department for Culture, Media and Creative Industries, King’s College London
  • Dr. Abigail Gilmore, Centre for Arts Management and Cultural Policy at the University of Manchester

 

Local organisers

Dr. Paul Long, Reader in Media and Cultural History, Birmingham Centre for Media and Cultural Research

Birmingham School of Media, Birmingham City University

 

Source : Dr. Roberta Comunian, Department for Culture, Media and Creative Industries, King’s College London.

Dr. Roberta Comunian also published on CEG :

 

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A manifesto for the creative economy

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The UK’s creative economy is one of its great national strengths, historically deeply rooted and accounting for around one-tenth of the whole economy. It provides jobs for 2.5 million people – more than in financial services, advanced manufacturing or construction – and in recent years, this creative workforce has grown four times faster than the workforce as a whole.

But behind this success lies much disruption and business uncertainty, associated with digital technologies. Previously profitable business models have been swept away, young companies from outside the UK have dominated new internet markets, and some UK creative businesses have struggled to compete.

UK policymakers too have failed to keep pace with developments in North America and parts of Asia. But it is not too late to refresh tired policies. This manifesto sets out our 10-point plan to bolster one of the UK’s fastest growing sectors.

You can download the manifesto for the creative economy here.

Source : NESTA

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Indicators of Istanbul

“It’s no surprise that artists–always reliable indicators of a neighborhood beginning its transition—are leading the charge.” Is a quote from video journalist Gabriel Leigh in a recent short piece about the gentrification of the commercial neighborhood of Karaköy in Istanbul. 

In the piece, Leigh described the artist space, Caravansarai as, “A residency and studios for circus-style performance lessons.”  Aside from the not making any sense semantically, that statement is also not true.  Caravansarai is a creative production space and meeting point which houses a collective of two. Adding to the gentrification pedigree–we are also foreigners.

Not much longer in this incarnation. Not to be confused with the entities responsible for gentrification (corporations, government) we are the unfortunate indicators. I say ‘we’ because I am one half of Caravansarai.  We moved into the Perşembe Pazarı section of Karaköy two years ago after a long period of fetishizing it.    Full of wire and tubing and winches and gears and rubber stoppers,  Karaköy was inspirational ever since the first time I strolled through it nine years ago.  At that time I was a tightwire walker and the ease at which I could find materials with which to erect an entire circus excited me.  The neighborhood has existed like this for the past 30 or so years, but it does not have much longer in this incarnation.

Passing Patterns of Perşembe Pazarı. As a tribute and a nod to the transitional nature of the area, we have begun documenting it in non-standard ways:  When we moved in, we invited artists to take their cues from the 1,000 odd years of history of this port district and design pieces to be built into the space.  My associate, Julie Upmeyer’s personal visual work concentrates on the signage of Perşembe Pazarı.  And now, we add to this commemorative mission, a choreography project which will highlight the already existing movement of people, goods, and vehicles around the area—the Passing Patterns of Perşembe Pazarı (PPPP.)

While our love affair with Karaköy and Perşembe Pazarı is ongoing, we find ourselves at scale compared to the larger cultural institutions that are opening up around us.  SALT Galata, bankrolled by, well . . . a bank . . . has ample resources to conduct whatever project they conceive of, while we struggle to maintain our independence as artists while still trying to fund our projects.

Large insitutions are the real gentrifiers of Karaköy. PPPP has no financial backing except what we can gather from other people who get excited about the neighborhood, our ideas, Istanbul in general—especially those who want to sustain the work of individual artists and people as opposed to large institutions—the real gentrifiers of Karaköy.

Source : 2010LABtv.

The Passing Patterns of Perşembe Pazarı can be visited on Kickstarter.com where you can support it either financially or through social media ‘praise’.

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Why re.volution, and a theory of change as we set off

I’ve been lucky enough to work with Mission Models Money for some years now, in a number of ways –most recently as an associate. Their thinking has been instrumental in leading me to the considerations of cultural and broader ecologies that are reflected in my writing about adaptive resilience. Founder Clare Cooper is one of the most optimistic collapsitarians you are ever likely to meet, with energy to match her urgency.

So when I was asked to draw out the learning from the MMM pilot programme  ‘re-evolver’, and then to work on designing a peer learning network which could, ultimately, reconfigure the ways the sector meets its organisation development needs, I was pleased to get involved. It was absolutely what I’m up for: intellectually and politically challenging, as well as a stretching and stimulating creative task working with a great team of people,  – and with the potential for large-scale impact on the long-standing issues I felt I had grappled with during my time as a funder. How best to support people to be sustainable and culturally thrilling? How best to intervene? What’s best left to the sector itself?

The pilot programme brought 8 leaders together and worked through many creases in the idea of a network of leaders which would work on individual, organisational and sectoral issues through a spirit of mutuality – peers giving and getting. On one hand, it’s very simple, on the other, complex and rich but also deceptively hard to deliver.

The more we worked on it, the more I became convinced that re.volution, as it became known, has the power of a simple idea to tie together a number of MMM’s previous strands, including The People Theme and Capital Matters. The network has been designed to help people solve the problems of trying to do too much, with too little, too often on their own. It might, by doing that, just have the system wide effect we need.

Here’s our ‘theory of change’ in summary:

‘A peer learning network of leaders in the arts and cultural sector can develop the confidence, competencies, qualities and attributes needed to renew mission, reconfigure business model and revise approaches to money. They can provide, with appropriate experts from beyond the network, the insight to tackle urgent and long-term challenges, through learning opportunities including mentoring, peer support, on-line learning and face to face events. This will gradually build into a critical mass of leaders who will affect their own and other organisations and the sector as a whole, leading to measurable impact on reducing overextension and undercapitalisation across the sector and a radical, sustainable, reconfiguration of how business support and organisational development can be offered.’

Like all theories of change, it’s debatable and time (a long time for many aspects!) will tell how close reality sticks to it. Two bold funders have backed this vision so far, in the shape of Creative Scotland and Arts Council England. Not only have they invested in re.volution, they have been involved along the way in its co-design, given the importance of funder-behaviour to many of the aspects of the current and future ecology, so many thanks to them.

This is an experiment – as I say, time will tell to what extent it works, and we will of course adapt as we learn along the way. But we do need new ways of going at the wicked problems of over-extension and under-capitalisation in the cultural sector, so why not start with the people? It will be exciting finding out: as one peer in the pilot said  ‘It’s quite refreshing to do something that’s quite hard.’

Mark Robinson*

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*Mark Robinson runs Thinking Practice. He founded the company when he left Arts Council England after 10 years. Mark was Executive Director of Arts Council England, North East, from 2005-2010. Before that, he was Director, Arts & Development, having been Head of Film, Media and Literature at Northern Arts since 2000, where he was instrumental in the creation of Northern Film & Media. He writes regularly about arts strategy and policy on the Thinking Practice blog. This follows in the footsteps of his groundbreaking Arts Counselling blog. (Groundbreaking in that no one else from the Arts Council dared to write in that way.)

He was previously Director of Arts & Humanities at the Centre for Lifelong Learning, University of Durham (1999-2000) where he researched and published on poetry, literature and education, arts and health, and community development. As Director of Cleveland Arts (1993-99) he set up the Teesside Arts in Education agency, amongst a wide variety of initiatives. Prior to this he worked as a freelance writer, literature development worker, writer-in-residence in a prison, directed the Writearound Festival and was an award-winning Head Chef in vegetarian catering.

Mark is a Fellow of the Royal Society of Arts. He is also a widely published poet and critic. His most recent publication is A Balkan Exchange: 8 British and Bulgarian Poets (Arc 2007), the result of a long collaboration between North East England and Bulgaria. A Bulgarian translation of new work will appear in 2011. For 10 years he edited Scratch poetry magazine and press. In 2000 a film featuring one of his poems won a Regional Royal Television Society award.

 

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Retour sur le 1er Forum international de l’économie mauve

Le premier forum international pour l’économie mauve qui s’est tenu la semaine dernière à l’espace Pierre Cardin à Paris s’est achevé sur un succès porteur d’espoir. Nous y avons participé non sans une certaine excitation, notamment au regard des intentions affichées par le manifeste fondateur de ce concept dont nous nous étions fait l’écho il y a quelques semaines :

  • articulation vertueuse [entre culture et économie] qui ne se réduise pas à une pure instrumentalisation de la première et à une vaine stigmatisation de la seconde ;
  • reconnaissance et désormais construction d’une perspective où la culture est appréhendée et reconnue comme un écosystème hypersensible à l’action humaine, dont elle enregistre tous les impacts (directs et indirects) ;
  • œuvrer pour le durable contre le court terme, la création de valeur contre le gaspillage des ressources, la synergie contre le chacun-pour-soi, l’éthique contre l’irresponsabilité.

Autre raison de s’enthousiasmer : la qualité des interventions et des débats, dont on peut se réjouir qu’ils aient enfin à nouveau lieu à Paris car, il faut bien le dire, depuis les journées européennes de l’économie et de la culture en 2008 au Musée du Quai Branly, il ne s’est pas passé grand chose pour donner au public les clés de ce qui se joue lentement ici mais sûrement ailleurs dans la reconfiguration des territoires mondialisés de la diversité culturelle pensée comme un mode intégré d’action et de coopération, des industries créatives comme vecteur de rayonnement et de développement, de l’urgence de connecter et croiser plus fortement la culture avec les autres secteurs de l’activité humaine.

C’est en effet d’abord une affaire de contenu, au-delà du besoin de légitimer le concept de l’économie mauve par un corpus de pensée et la signature de grandes cautions publiques nationales et internationales. Il convient en effet de reconnaître que les contenus étaient au rendez-vous et que l’adhésion et l’engagement des intervenants créé un œcuménisme particulièrement fécond et prometteur qui va là aussi bien au-delà du simple syncrétisme de l’ère post-Florida, très à la mode aujourd’hui et que certains s’épuisent avec plus ou moins de bonheur à commenter ou recycler sans rien proposer.

Rien de cela ici, bien au contraire. C’est la reconnaissance de la nécessité de faire muter l’économie en lui donnant une couleur supplémentaire, comme ces dernières années avec l’économie verte, pour engager de nouvelles perspectives non pas de développement débridé, dérégulé ou dérèglementé, bien au contraire, mais d’action soutenable, d’action plus responsable, plus porteuse de sens, plus reconnaissante de notre capacité de créer, d’imaginer, d’innover et surtout de collaborer, de partager et d’habiter le monde.

Cette couleur, le mauve (créativité et imagination dans la symbolique des couleurs), viendrait donc se placer au centre du développement durable pris non plus comme un concept pour dire « la culture est le quatrième pilier du développement durable », une mode ou un cycle de marché mais comme une modalité d’action responsable sur l’ensemble des domaines qui participent et relèvent de notre écosystème. Et cette nouvelle modalité doit avoir ses propres outils et méthodes, une nouvelle ingénierie culturelle en quelque sorte.

A noter parmi les nombreuses interventions qui se sont succédées pendant 2 jours et demi, des témoignages qui se distinguent et montrent le chemin :

  • Cheikha Mai (ministre de la culture et de l’information du Bahrein), a permis de prendre pleinement conscience de ce que Frédéric Martel décrit dans « Mainstream » (la conquête des industries culturelles et notamment des médias en direction de publics qui partagent la même culture que les acteurs occidentaux négligent alors qu’elle constitue un immense marché).
  • Odile Quintin (ancienne directrice générale à la Commission Européenne) a souligné que sans  la prise en compte de la diversité culturelle les entreprises perdent en moyenne 10 points de compétitivité et que le poids gigantesque des industries créatives dans l’économie de l’Europe aujourd’hui doit inciter à aller plus loin dans la maison Europe pour favoriser partout des écosystèmes créatifs, innovants et dynamiques qui stimulent les territoires.
  • Bernard Ramanantsoa (directeur général d’HEC Paris), nous a rappelé que si nous vivons une crise économique, financière et sociale, elle coïncide avec une crise de la pensée, où la méconnaissance d’autrui, de sa culture, de ses traditions et de ses usages est alimentée par l’immédiateté de l’opinion toute faite et le déclin de la culture générale jusque dans l’enseignement supérieur.
  • Hubert Védrine (ancien ministre des affaires étrangères) a donné sa vision de l’urgence d’une Europe fédéraliste qui s’appuie sur la richesse culturelle et identitaire de chacun de ses membres pour exister face aux grandes puissances en devenir qui ont presque toutes un modèle fédéraliste avec plus d’états, plus de langues et des cultures et de croissance sur lesquelles il faudra non seulement compter mais probablement accepter la fin du modèle d’influence américain qu’elles commencent aujourd’hui à contester.
  • Caio de Carvalho (Président de Sao Paulo Turismo, ancien ministre et président de l’institut d’économie créative) a insisté sur le fait que le monde entier raffole de la beauté et de l’art de vivre de l’Europe mais que c’est grâce au numérique et aux industries créatives que le Brésil avance à très grande vitesse pour créer de nouveaux centres d’intérêt et de croissance où la culture et ses impacts directs et indirects sont considérés et évalués comme des points de croissance économique à part entière comme aucun pays d’Europe ne le fait aujourd’hui.
  • René Villemure (président de l’institut d’éthique du Québec) a développé l’idée que l’éthique et l’économie mauve ne seront jamais l’aboutissement logique de bonnes intentions.  Elles seront le résultat de réflexion et de proposition fondées sur le sens et sur des valeurs telles l’impartialité, le respect et la vigilance. Ces trois valeurs représentent un horizon moral souhaitable d’une mondialisation à visage humain.
  • Guillaume Kiossa (ancien conseil spécial de la présidence européenne française et président d’Europanova) a promu la nécessité  d’investir massivement dans des programmes qui visent à accueillir les talents du monde entier en Europe, comme les Etats-Unis l’ont fait chaque année depuis le début des années 1940 notamment pour accueillir les élites européennes qui fuyaient le nazisme, non seulement pour y découvrir la culture et les merveilles de l’Europe mais aussi pour ensuite y vivre et contribuer à renouveler le rayonnement et la dynamique en Europe.
  • Carlo Petrini (président-fondateur du mouvement Slow Food) défend comme toujours l’idée que le système actuel court à sa perte et qu’il faut le rebâtir sur les dynamiques locales authentiquement porteuses de culture, de savoirs et de respect entre les hommes, envers la nature et tout comme certaines villes se mettent à opter pour la philosophie « slow », ce sont les métropoles qui devraient restaurer le goût du mieux vivre au lieu de concentrer depuis toujours les gaspillages les plus criminels qui soient.
  • Daniel Maximin (commissaire de l’année française des Outre-mer) a insisté sur le fait que les peuples d’Outre-mer ont le respect de la terre au plus profond de leurs cultures et que si les territoires d’Outre-mer sont autant des paradis que des enfers qui nous fascinent et nous ont incité à les coloniser, le développement économique par l’exploitation des ressources naturelles et par le tourisme peuvent et doivent changer ici et maintenant radicalement d’optique et mieux s’appuyer sur la sagesse des ultra-marins.

A noter également la courageuse modération de Frédéric Martel qui a « osé » une fois de plus mener la vie dure à nos vieux réflexes franco-français qui nous font souvent dire que nous sommes les champions de la diversité culturelle alors qu’il n’en est rien. Ce qui est désormais une posture ou un discours d’apparence vis-à-vis de l’extérieur, qui rassure et donne bonne conscience teintée d’une certaine nostalgie pour notre impérialisme déchu qui ne dit pas son nom, ne résiste pas un instant à la réalité de la diversité culturelle issue des sociétés multiculturelles comme les Etats-Unis.

Face à l’urgence de refonder la manière dont la culture, les arts, l’innovation et la créativité pour soutenir un monde plus juste, la tâche est immense, vertigineuse et complexe car le temps n’est plus aux incantations. Même si bon nombre de nos élus et de nos gouvernants auront naturellement le réflexe de dire qu’ils font de l’économie mauve depuis des années sans jamais le dire, il faut bien reconnaître la nécessité de réviser le logiciel sociétal dont la gouvernance a été édifiée dans autre âge.

Au fond, ce qui est en cause ce situe à deux niveaux :

  • le modèle d’exploitation de la nature et des êtres humains pour pouvoir les exploiter toujours plus les êtres humains et la nature, la fuite en avant du développement privé de toute forme de responsabilité et de conscience de son impact,
  • les réticences de l’ordre établi face à la mutation des systèmes politiques et géopolitiques qui ont émergé et dont la coopération est aujourd’hui incontournable.

L’économie mauve cherche à mieux interagir avec la culture pour trouver les clés d’une croissance économique et d’un développement social conscient que nous vivons dans un monde limité (au sens où nos ressources ne sont pas illimitées). De là émerge une valeur ajoutée qui s’appuie sur la culture au cœur de la conception des biens matériels et immatériels et des services publics et privés.

A travers la recherche de la diversité et de l’enrichissement culturels, c’est un défi de sobriété qui est clairement proposé par l’économie mauve : replacer l’être humain au centre de notre écosystème grâce à sa dimension créative. La demande de culture toujours plus grande peut être un des supports structurels de cette économie porteuse de croissance qui pourrait faire coïncider la notion de richesse la sobriété d’un monde limité et l’humilité d’un écosystème conscient de son équilibre fragile.

La discussion et le mouvement sont désormais enclenchés avec les acteurs concernés pour trouver des solutions nouvelles.

Rendez-vous donc à Sao Paulo l’année prochaine pour poursuivre dans l’action ce que cette première édition du Forum international de l’économie mauve vient d’initier de la plus prometteuse des manières.

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L’économie mauve, par René Villemure

Ceci est le texte de l’allocution de René Villemure sur l’économie mauve, présentée le 11 octobre 2011 à l’Espace Pierre-Cardin à Paris dans le cadre du 1er Forum international sur l’économie mauve, événement pionnier et fondateur auquel nous participions et dont nous nous sommes déjà fait l’écho à plusieurs reprises.

Il n’y a jamais eu, et il n’y aura jamais, d’éthique sans réflexion.

Si cela va sans dire…cela ira encore mieux en le disant…

Bien que le sujet soit sur toutes les lèvres, on utilise l’éthique plus souvent qu’autrement afin de justifier des normes.  Au lieu d’inspirer, on tente de contrôler le comportement en surveillant en en punissant, ce qui ne constitue pas des gestes éthiques.  De fait, l’éthique est mal connue et mal comprise.

Considérant que la notoriété du sujet n’égale pas sa connaissance, j’aimerais vous présenter, en quelque minutes, ce qu’est réellement l’éthique, ce qu’elle n’est pas, puis, enfin de faire le lien avec les enjeux et les responsabilités de l’économie mauve.

Même si plusieurs abusent du terme « éthique » et si, en conséquence, celui-ci est de plus en plus « connu », posons la question : malgré sa notoriété, sait-on réellement ce qu’est l’éthique ou ne sommes-nous qu’en mesure d’en déplorer le manque ?

L’éthique, et c’est curieux, est l’un de ces sujets que tous semblent vouloir s’approprier sans pour autant en connaître le sens, en comprendre les exigences ou la portée.  Écoutons les conversations et nous pourrons entendre parler de l’éthique du football et même de l’éthique de ceux qui travaillent fort…  Tout dire sans rien dire…

Ainsi, et c’est incontestable, le sujet de l’éthique est connu mais, s’y arrête-t-on vraiment ? Je ne crois pas.

L’éthique n’a pas la vie facile, elle est souvent masquée par tout ce qui se prend pour elle… c’est la raison pour laquelle on entends plus souvent parler  de « codes d’éthique », c’est-à-dire d’impératifs à suivre absolument sous peine de sanctions.  Cette conception, fort populaire, est cependant réductrice. Elle réduit le « Bien Faire » à l’obéissance…

Ces codes maladroitement appelés « codes d’éthique » relèvent, au sens strict, de la déontologie, c’est-à-dire d’un « discours sur le devoir ».  La déontologie est une pratique normative qui se penche sur son passé, que l’on croit immuable, et qui, souvent, n’aime point son présent.  C’est la raison pour laquelle elle propose d’ajuster le comportement présent au passé jugé « idéal ».

En situation de décision, le déontologue tente patiemment de rapprocher rigoureusement la situation en présence du texte original afin de restituer à la situation actuelle la perfection du texte original sans nécessairement tenir compte du contexte ou de l’irrégularité de la situation.  La déontologie est une pratique patiente et mesurée de comparaison avec un texte figé…figé dans le passé, bien sur…

Enfin la déontologie, pour qui n’existent que les cas les plus fréquemment rencontrés, relève de la logique du « surveiller et punir », elle inspire par la crainte, elle définit ce qui est « mal », ce qui est interdit, elle recherche la faute par rapport à un texte fondateur jugé parfait.

L’éthique, de son côté, est une pratique évaluative fondée sur des valeurs en vue de l’atteinte d’une finalité jugée « bonne »; elle est plus soucieuse du « bien dans les circonstances » que de la conformité à une règle figée. L’éthique se soucie de la décision à prendre avec justesse, dans un contexte irrégulier, malgré l’incertitude et tout en considérant que le juste, en soi, est une cible fuyante.  « Que nous incombe-t-il donc de faire dans les circonstances » demande l’éthique.

L’éthique doit être comprise comme étant un exercice réflexif qui résulte d’une certaine prise de conscience collective, d’un désir de faire autrement, d’un ambition de faire « mieux » au niveau moral.  L’économie mauve parle ici « d’articulation vertueuse ».

L’éthique peut-être comparée à une œuvre d’art qui appartient à une époque ou à un peuple; une décision éthique appartiendra toujours à un contexte, à un moment spécifique dans l’espace et dans le temps.  Et tout comme dans le domaine de l’art où les « connaisseurs », nombreux, évaluent la technique, l’éthique a ses faux experts, tout aussi nombreux, qui rédigent des codes standardisés tout en n’ayant peu de souci pour l’éthique en soi, pour le sentiment artistique de l’éthique. On parle alors « d’éthique irresponsable ».

Lorsqu’on évoque l’éthique dans le cadre de l’économie mauve, il faut savoir que l’éthique est affaire de culture, tant celle d’une organisation, d’une société, d’un mouvement ou d’un peuple.  Elle doit s’appuyer sur des valeurs communes qui devront être claires, praticables et partagées; ces valeurs devront éclairer et éviter de recouvrir ce qui doit être fait par ce qui peut être dit.

L’éthique est affaire de culture et il faut rappeler qu’une culture ne se change pas, elle migre. Lentement.

La migration culturelle, la migration éthique, ou la migration vers une économie mauve est la prise en compte d’un désir de transformation qui permettra de faire le lien entre « pas d’éthique », l’éthique déontologique et l’éthique en soi; qui permettra de faire le lien entre « le durable et le court terme, la création de valeurs et le gaspillage, le collectif et l’individuel, l’éthique et l’irresponsabilité ».

Il faut influencer la culture vers une culture « éthique plus » (ou une culture plus mauve) parce qu’actuellement la culture de plusieurs organisation, sociétés mouvements ou peuples ne se démarque pas, ainsi, on ne la remarque pas… on n’en remarque que les manquements. Ce qui est déplorable.

Et ce sont ces mêmes manquements qui font que l’on ne parle d’éthique qu’en termes de conflits, de fraude ou d’abus.  Pas très inspirant, il faut l’avouer…

N’auriez-vous pas le goût que l’on fasse référence à l’éthique dans un contexte qui lui est propre plutôt qu’à titre de béquille destinée à surveiller et à punir ?  Bien Agir me semble plus inspirant que « ne pas mal faire ».

Cessons d’écouter les faiseurs de règles, les faiseurs d’images et les faiseurs tout court et réfléchissons sincèrement à l’éthique et aux valeurs; cessons de fonctionner par l’absurde en appelant « éthique » ce qui ne l’est pas.  Faisons un effort afin de mieux connaître ce qu’est l’éthique, l’appréciation éthique, le développement durable éthique, la RSE éthique, les choix éthiques… et l’économie mauve éthique…

La société de l’économie mauve exigera de ses acteurs qu’ils puissent évoluer dans un cadre plus large, qu’ils puissent élever leur regard et apprécier la complexité d’un monde en changement.  Le réflexe traditionnel d’automatisme dans les gestes de gestion ou de gouvernance perdra de sa pertinence. Dans le monde de l’Économie mauve, Voir autrement et penser autrement ne seront plus des alternatives, ce seront des nécessités.

Dans cet effort, plusieurs dangers nous guettent. Je ferai mention du principal danger, celui de la récupération de l’économie mauve par les opportunistes qui seront tentés d’en faire une « économie mauve pâle »… Une éthique de vitrine, une esthétique qui préférera le confort de Bien paraître aux exigences de Bien faire.  En matière d’éthique et d’économie mauve, la vigilance est de mise.

L’éthique et l’économie mauve ne seront jamais l’aboutissement logique de bonnes intentions.  Elles seront le résultat de réflexion et de proposition fondées sur le sens et sur des valeurs telles l’impartialité, le respect et la vigilance.

Ces trois valeurs représentent un horizon moral souhaitable d’une mondialisation à visage humain.


Les ingrédients mystères ? Le temps et la réflexion… ce que nous sommes à faire ici ce soir…

Nous sommes non ce que nous choisissons d’être une fois pour toutes mais ce que nous choisissons de faire à chaque instant

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Retrouvez sur Cultural Engineering Group les billets réflexifs de René Villemure, éthicien, conférencier, président fondateur de l’Institut québécois
d’éthique appliquée notamment aux domaines de l’innovation, de la culture et de la communication.

Billets réflexifs précédents publiés sur CEG :

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Une création transmédia ou un concept indéfinissable

Depuis quelques mois nous avons progressé dans la compréhension du terme transmédia. Ceci étant dit il reste un long travail à faire au niveau des valeurs qu’il transporte dans son univers non seulement de création, mais de communautés de l’Internet. A la base : la rencontre de créations, de créateurs, d’industries, et un nombre considérable de discussions dans les réseaux sur le web, à travers des groupes et lors d’évènements privés ou publics, mais aussi des fils de discussions tant sur des plateformes ludiques, sociales que professionnelles.

La narration transmédia existe lorsque certaines conditions sont remplies et je vais m’en expliquer. Mais la narration transmédia, il me semble, est plus forte et plus durable si elle englobe des valeurs nécessaires aux bonnes pratiques de production, d’une part, et aux bonnes pratiques de la communauté au sens large, incluant le public et les usagers, qu’il s’agisse d’une audience passive, active, voire pro-active ou re-active.

Un récit est transporté et transformé. J’utilise à bon escient le mot transformation de façon à ce que les destinataires de mes messages aient dans leur esprit ce mot qui est aussi un synonyme du mot ouverture. Et non arrivons donc à la notion d’ouverture d’esprit.

Si votre récit est large et complexe il peut, grâce à la multiplicité des plateformes, des médias, s’étaler partout et se transformer en fonction du médium où l’histoire se déroule et en fonction des interactions qui vont en découler. Tout est possible. Tout reste à inventer.

Ce qu’on appelle dans les métiers des médias, le « storytelling », n’est en fait que le terme qui désigne la notion de récit, d’histoire dans le sens du conte. Ce qu’on appelle le « social media » est la forme de communication qui englobe les fonctions de l’Internet et qui est multiple dans le sens où cette communication fait appel à beaucoup de sens en même temps pour un être devenu « connecté ».

Peut importe les termes et les actions, ce qui ressort de cette imbroglio médiatique c’est que, comme d’habitude, chacun voit midi à sa porte. Les professionnels du marketing sont les plus rapides. Les industriels, vendeurs de matériel et services, mettent vite des moyens financiers et stratégies de marketing en place pour utiliser toutes les nouvelles techniques et astuces possibles pour mettre en avant leur marque. Logique. Les professionnels des industries culturelles reprennent le flambeau pour faire valoir leur talent et leur voix citoyenne. Légitime. Et les artistes arrivent en clamant leur indépendance et rappelant à tout va qu’ils avaient eu les idées avant en ressortant des dates et des études de cas, tout à fait compréhensible. Ne parlons même pas des chercheurs qui, entre temps, sont aller voir ailleurs pour être plus en phase avec leur idées (fuite des cerveaux).

En effet, ce qui a changé avec Internet, ce n’est pas seulement la totalité de nos relations et nos comportements, mais aussi la façon dont nous pouvons protéger nos valeurs et mettre en avant nos idées. Aller communiquer sur Internet est une démarche individuelle qui remet l’humain au centre de la vie sociale, politique, communicationnelle, certains diraient cognitive, et par conséquent culturelle.

 La culture EST, du verbe être, elle n’a pas besoin de se dire exceptionnelle.

Le terme transmédia existe depuis bien longtemps et on s’est amusé sur le web en fouillant et en partageant à son sujet. Soit. Il fait référence à l’étude des médias, à la théorie de la communication. Il renvoi à des notions conceptuelles et non techniques. Il est toujours difficile pour des apprenants à absorber des concepts. Alors les postulats et la maïeutique peuvent aider. Poser des postulats permet de réfléchir et de discuter. La Maïeutique nous vient des philosophies grecques (encore eux) et redonne à l’humain sa valeur en l’amenant à trouver des solutions par lui-même et en étant dans une phase d’apprentissage qui le grandit.

Le fait que la technologie du 21ème siècle soit arrivée si vite dans les mains de tous les confortables citoyens des pays forts développés, a donné l’occasion au concept transmédia de démarrer une nouvelle carrière ! En effet dans les industries du cinéma et du jeu – jeu vidéo, jeu sur Internet et sur mobile – voire aussi maintenant dans l’industrie littéraire, ce terme renvoi à des notions de récit étendu sur plusieurs média qui donnent à l’histoire et à ses personnages plus d’envergure, qui donnent aux créateurs plus de possibilités de lecture, et qui actionnent les alarmes de la production et distribution de produits culturels qui génèrent des revenus.

L’utilisation du terme dans les réseaux des industries culturelles fait vite des adeptes, mais aussi rapidement des réactions vives qui invitent à une réflexion sur tous les sujets délicats : visite du droit d’auteur, modèle économique, gestion de communautés, comportements et usages du public, nouveaux métiers des médias et de la culture, transformation des modèles traditionnels, incorporation des domaines liés tels que l’éducation et la citoyenneté… Il y a une dimension politique qui émane de la création transmédia et c’est aussi ce dont parle le Professeur Henry Jenkins dans « Convergence Culture » qui devrait être traduit en français actuellement.

La narration transmédia telle que possible avec les arts et la culture, est bien plus puissante qu’une opération marketing qui veut tenter un nouveau modèle économique pour continuer à atteindre un public cible, ou qui veut expérimenter avec les usages des audiences dispersées sur les plateformes de diffusion. Elle fait appel à la reconsidération de la manière dont les créateurs travaillent ensemble ou non, avec ou pour leur public, à la manière dont les égos se reconsidèrent pour non seulement créer, faire passer un message, et atteindre un public, ou encore, faire que leur œuvre soit durable et qu’elle ne soit pas noyée dans la masse de contenus créatifs que nous avons formée. Et quand bien même j’ai pu rencontrer des créateurs qui revendiquent la création transmédia, lorsque vient le moment de la concrétisation, l’égo surchargé empêche souvent la co-création et l’anticipation sur la non-possession de l’œuvre du point de vue artistique et intellectuel.

Si une œuvre transmédia est large et complexe, même si elle peut être faite avec toutes sortes de budgets et contraintes, elle demande une association d’expertises qui doivent être conduites par un chef d’orchestre. Chacun jouant de son instrument dans une œuvre symphonique qui sera appréciée à chaque fois différemment par son public. Pour que l’œuvre puisse trouver son modèle communautaire et économique, il faut que les interprètes, les co-créateurs, soient tous associés dés le départ et que la transparence règne. C’est très difficile à faire pour des créateurs qui se sont formés au droit d’auteur et au marketing de soi-même.

Le langage utilisé par la communauté internationale de praticiens transmédia est déjà polémique en anglais, alors on peut comprendre qu’il soit tâtonnant en français. Mais lorsque l’on prend la peine d’ouvrir son esprit comme l’on ouvre un livre dans lequel tout peut arriver, on devrait être capable d’arrêter la polémique et de prendre une position progressiste d’apprenant qui ensuite nous amène vers la co-création.

Il y a certes des pré requis que nous avons, au fur et à mesure des siècles, identifiés pour pouvoir non seulement vivre en communauté, mais surtout créer en communauté, et c’est avec les médias et les pratiques numériques que tout cela prend encore plus d’ampleur. Le créateur qui sait s’ouvrir aux pratiques numériques dans toute leur fonctions et leur amplitude, peut devenir un praticien transmédia certes, mais il serait intéressant qu’il puisse aussi revenir aux traditions socioculturelles qui prennent en compte tous les médias, et pas seulement ceux qui génèrent des revenus auprès des fournisseurs d’accès à Internet.

Etant donné qu’une création transmédia est forcément plus porteuse avec au moins deux langues, et que nous avons intégré dans notre vie courante la globalisation, il va de soit que les ressources les plus abouties et intéressantes demeurent dans la langue anglaise de façon à partager avec plusieurs territoires et cultures. Il serait idiot de penser qu’il y a une prédominance américaine car, en effet, non seulement les penseurs anglophones sont souvent inspirés par des penseurs européens, voire français, mais il y aussi beaucoup d’échanges entres experts, chercheurs et praticiens de tous pays.

Karine Halpern

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Karine Halpern est consultante en communication culturelle et numérique. Elle a créé des contenus crossmedia pour des agences gouvernementales et des institutions, conduit des travaux expérimentaux indépendants depuis les années 90, et a produit et réalisé des contenus créatifs de tous formats. Elle a débuté sa carrière dans le cinéma en sillonnant les festivals et marchés internationaux du film et de la télévision, travaillant dans la production, la vente et le marketing de programmes. Elle a fondé et dirigé des associations dédiées aux projets cinématographiques et multimédia. Cette année elle a conçu le jeu des « 7 Familles Transmédia » utilisé pour la créativité et le développement de projets. Karine détient un Master en Communication Publique et Politique en France et en Europe, ainsi qu’une certification en Médiation Culturelle du CNAM. Son concept @TransmediaReady a pour mission de plaider pour un « réseau de réseaux » et un processus d’apprentissage créatif. Karine intervient en conférences, anime et co-organise des ateliers de travail collaboratifs. Suivez son actualité sur ses blogs en français et en anglais.

TWITTER : @KHenthuZiasm // @TransmediaReady

BLOGS  : http://transmedia.owni.fr  //  www.khgoblog.com

PROJET:  www.transmediaready.com

FaceBook Karine Halpern http://facebook.com/KH2010

Postulats et accès à une série de liens et documentation (anglais) : http://www.slideshare.net/KHwork/transmedia-ready-masterclass-san-sebastian-film-festival-2011-bis

Au sujet de Henry Jenkins : http://www.henryjenkins.org/ // http://www.fastcompany.com/1745746/seven-myths-about-transmedia-storytelling-debunked

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THE VITALITY INDEX™ Ranking of 35 U.S. Cities Executive Report

WHAT IT IS

The Vitality Index™ is a cultural impact study that models the human experience of the city at its heart.  In practice, it is a ranking and assessment which applies the same level of rigor to qualitative factors as it does quantitative ones.  It brings to life a city’s human strengths as it respects its complexities: a vibrant downtown, an engaged populace, educational opportunity, economic sustainability, good transport, diversity of population and opportunity, and a citizenry that embraces its history and culture.

This VI ranking is composed of data on both quantitative and qualitative factors – through cultural and demographic research, online surveys with citizens and questionnaires to city officials – to analyze and assess each city’s assets and what is distinctive and interesting about it.  Rather than focusing on what doesn’t work, the VI emphasizes what does.  We wanted to know what residents liked and felt was “special” about their community.  The Index serves as a tool to translate residents’ desires into civic action, in the tradition of urban sociologist William Whyte.  Using data garnered from surveys and direct mail, the VI is a unique instrument to gauge civic vitality.  We want to understand the relationship of how people actually live and participate in a city as crucial to its greatness.

Our objective is to reflect a sense of the city from the perspective of the people who live there, the “inner tourists” who are the first and most important actors in any city’s present and future.  Their commitment, loyalty, and participation in all aspects of urban living hold the key to a city’s future sustainability.  Their appreciation or dissatisfaction with their city will greatly determine the level of interest or attraction the city holds for visitors looking for places to travel and for businesses looking to invest.

WHAT WE LOOKED FOR AND WHAT WE FOUND

Small Things Matter: These are the experiences that create the texture of daily life and come to form the feel of the city.  We wanted to know more about how people really used their city.  We added to our online survey measuring what people liked and what they thought would attract people to their city an open ended question:  What are your three favorite places and why? in order to hear from them directly about where they go, what they do, and what they value in their city.

Bottom Up:  We looked for people-oriented projects and initiatives that were embraced by city government, i.e. plans to revitalize downtown growth and density, fund public art, improve public transportation, build on neighborhood initiatives, support community aspirations, or sometimes where citizens managed to do it themselves.

“Fayetteville Street:  Reborn from a dead pedestrian mall just a few years ago.”  (Raleigh)  “Guadalupe River Park, with a great potential to connect our city to perhaps the only natural asset in our urban area.”  (San Jose)  “…once a shopping area for the well to do, the area [NE Columbus] fell into disrepair in the ‘90s and has been ‘repurposed’ by various different immigrant communities.  Great food, great cross-cultural experiences.  (Columbus)

Public Access:  It is not surprising that where there are interesting things to do in a city, e.g. rivers, parks, lively neighborhoods, arts activities and events, people want access  to them.  Here we valued – because participants did – both the quality of the public spaces and events, and the public’s access to them.

“Olympic Sculpture Park-a beautiful marriage of nature and art, at a huge scale, right on our most beautiful natural asset, the waterfront!”  (Seattle)  “I’d go to a lot more events there [Ohio Theatre] if the rest of downtown weren’t so desolate at night.”  (Columbus)  “Miami Design District/Wynwood since these areas provide great support an accessibility for arts and culture)  (Miami)  “Founder’s Hall – a great gathering space”  (Philadelphia)  “lakefront-it’s uniquely ours’  (Chicago)

Parks, Public Spaces, Waterfronts:  These need their own category because in nearly every city, residents in 27 of the 35 cities we studied, or 77%, rate them second only to the arts in what they like most about their city.  Parks are particularly important as a way to relax yet still be around people in the midst of the city.  For example:

“Springwater Trail [and] Mt. Tabor Park.  Why?  Fairly distinctive places, lots of energy due to lots of people.”  (Portland)  “Guthrie/riverfront, both the cultural opportunities and the beauty” (Minneapolis)  “public parks because of there are wonderful opportunities for recreation”  (Phoenix)  “Central Park for giving New Yorkers a backyard to play in”  (New York City)  “Wade Oval: especially “parade the circle” event, location of Ingenuity Festival”  (Cleveland)

Cultural institutions: All the cities we studied are rich in cultural resources, which citizens value.  We noted a tendency for older residents to value institutional culture more than younger ones who valued outdoor assets for recreation, art galleries, and those activities that can sometimes include both such as art walks.

Desire for Connection/Street Life:  It sounds like an oversimplification but needs stating:  People generally like to be with each other and want places where they can get together, whether public plazas, streets, cafes, restaurants, art festivals, etc.  They find ways to create community even when cities do not make that easy.  Where good public transportation is not readily available they are willing to “drive to walk” in parks or livelier neighborhoods than their own.  We noted especially when residents commented that the city had made attempts to help them make connections either with better transportation like the new streetcar in Atlanta or by joining up cultural assets like the River Walk in San Antonio or the Plaza District in Oklahoma City.

“Downtown cultural district; very vibrant and affordable”  (Pittsburgh)  “The Central West End and the Delmar Loop are two great neighborhoods and remind me of what downtown could become”  (St Louis)  “Echo Park, Silver Lake, Downtown.  They feel like actual neighborhoods, with places I like to go and people I know or might want to know.”  (Los Angeles)

Sense of Place:  We noted where residents showed particular enthusiasm for their city, its assets, and its story, e.g.  Jacksonville, Indianapolis, St. Louis, and Detroit.  They note their history but also how their cities maintain a feeling of authenticity:

“independent local restaurants” as opposed to chains (Indianapolis), “small local businesses” (Riverside, Jacksonville), “no other neighborhood better tells the story of this city” (Old North St. Louis),  “great market and great place to see neighbors and other Detroiters” (Eastern Market, Detroit)  “there are so many little [independent] coffee shops, each with their own ambience, regulars and charm” (Minneapolis)  “Regent Square – variety of shops and restaurants that attract people but does not lose its neighborhood feel”  (Pittsburgh)  “Downtown…the growth is exciting.”  (Tulsa)  “Silverlake sunset junction area for its neighborhood feel and an active commercial area that has remained independent and lively”  (Los Angeles)

Lively Neighborhoods and Rubbing Shoulders:  Respondents placed a strong emphasis on lively and authentic neighborhoods, those that had the feel of a “real city.”  They are willing to drive distances to reach them for their energy and variety of people.  These are sometimes designated art districts but also places where the arts have emerged spontaneously bringing with them restaurants, bars etc.  Respondents note the energy and diversity they find there in people and activities:

“It’s great to see more activity and people living downtown.” (Kansas City)  “So much going on steps from my home.” (Downtown, Memphis)  “Midtown Market…it helped integrate the many cultures who live, work, and enjoy that part of town.” (Minneapolis)  “Harvard Square for the access to free lectures and other opportunities to learn.”  (Boston/Cambridge)

“Downtown (anywhere) because it is walkable and because food and entertainment are easily accessible.”  (Raleigh)  “Capitol Hill-It feels urban, there are people walking at night, businesses are open, it is lively.”  (Seattle)  “Sugarhouse has a happening local scene although it has diminished since a large block was torn down”  (Salt Lake City)  “Cherry Street-unique bars and restaurants, great farmer’s market in the summer”  (Tulsa)  “Common Market-sense of community among patrons”  (Charlotte)

Joint Cultural/Community Projects:  This rated high from respondents in about half the cities we studied.  It seemed surprising at first that what seemed like the most elusive and complex choice to achieve for “what would make your city better” was so popular.   This could mean that citizens believe that a “joined-up” approach would better serve the city as a whole because they have seen such projects already at work or that they share a sense that partnerships provide better benefits as a whole.  Perhaps cultural institutions might strive to be more visible in their communities or share resources with other non-profits in innovative and creative ways.

“LACMA because it is the people’s museum, although sometimes they forget.”  (Los Angeles)  “Harwelden Mansion, a great English gothic mansion near downtown, now home to the Arts and Humanities of Tulsa”  (Tulsa)  (Pinball Hall of Fame, one of the largest collections of functioning pinball machines in the world.  It’s a non-profit that gives most of its proceeds to charity”  (Las Vegas)  “Mint Museum Uptown – cultural activities, free concerts, interesting collection of exhibits, good for tourists”  (Charlotte)

It’s Not About the Buildings:  People do comment on good architecture in their cities but not nearly as much as we might expect.  Their overwhelming connection is to natural assets where they are in abundance (Minneapolis, Salt Lake City, Portland, for example) and to public spaces where they can meet up, e.g. parks, or enjoy the feel of urban density, lively neighborhoods.  When they do make mention of buildings, those places primarily house the arts.

The Unexpected:  Great cities have a sense of the unexpected.  Great cities have a sense of the unexpected. People voice their pleasure at finding the new and undiscovered: a great bakery or cafe, a club. art gallery, or an exciting neighborhood that seems to be the result of spontaneous combustion. These “events” need room to happen.

“Ludivine because they integrate local farmers into all of their food and no one would expect it to be in OKC.” —Oklahoma City

“Cherokee Street – an unstable coalition of Mexican immigrants, anarchists, and artists that has managed to revive a once forgotten commercial strip.”—St. Louis

“Area Fifteen – An old warehouse that has been converted to an arts and small business incubator.” —Charlotte

“…the Beat Coffeehouse which is an independent cafe that recently opened…” —Las Vegas

“Big Truck Tacos – best burrito in the city, and open late.” —Oklahoma City

 

THE RANKING

Good Messiness at The Top  

The vitality of a creative city distinguishes it from just any urban environment.  The exemplar creative city is full of energy, opportunities and interesting people combined with a bit of edginess.  That creative tension, which is the result of an entrepreneurial spirit combined with restless talent wanting the city to be more remarkable or provide better outlets for their ideas and energy equals what we call “good messiness.”  It is the energy we find in exciting places that is difficult to define but immediately felt.  (And just as readily felt when it isn’t there.)

Good messiness depends, however, on many of the factors in the quantitative side of this index.  Safe streets and economic stability, a sound infrastructure of good transportation, education, and healthcare all make it possible to have good messiness and not bad.  This is the environment in which new ideas and businesses, culture and commerce can thrive.

It is not surprising then that the cities that ranked high did so.  The assets of New York, Chicago, Seattle, and Los Angeles are well established both economically and culturally.  They are in flux, which is a good thing, buoyed by changing economic forces and migrations of residents in and out of the city, leading to a kind of instability that is creative and dynamic.  They are cities with a rich past and a powerful present.  But no city can assume that its present will be its future without attention to many of the factors we assessed in this ranking.

THE SPECIFIC AND UNIQUE

All cities have something wonderful about them.  But great cities big or small are open to ideas from anywhere.  They make room for spontaneity.  They are receptive to the best talents wherever those may come from, which in turn fosters creativity and innovation.  When they are on the rise, tradition and new ideas interact.  We want to highlight some of the cities that caught our attention.

  • Detroit : a big city diminished by economic hardship now appears to be reinventing itself as one of the most interesting urban experiments in the country.
  • New Orleans, Memphis : neighborhoods!  These cities are full of diversity, nightlife, and interesting neighborhoods.  They allow for spontaneity.  The enthusiasm of their residents grabs you.
  • Tulsa, Oklahoma City, Pittsburgh : these places are strong in cultural institutions and heritage.  How they continue to maintain a vibrant edge will be worth watching.
  • Charlotte, Raleigh : residents seem fine as they are, but we detect from respondents a sense that their cities may not have quite caught up to the aspirations of their citizens.  They can do more, particularly as their economies, demographics, and aspirations are rapidly changing.
  • Minneapolis, Portland : cities are about possibility.  Those that invest in theme parks, shopping malls, stadiums and convention centers are foreclosing possibilities not creating them.  Respondents in these cities cite the wonderful natural resources, good access to them, and a cultural life happening at street level.  You get the feeling that Minneapolis and Portland are attentive to what its residents want from their city.

 

HOW TO USE THE VITALITY INDEX™

It is our hope that the Vitality Index™ ranking will give guidance to cities to continue to support programs and policies that are clearly – and verifiably – enriching the lives of their citizens in economic and cultural ways and also give them pause about pursuing policies that don’t or won’t.  The real value of the VI is in its usefulness as a means of improving the quality of life for the residents of the city by staying in touch with their desires and aspirations.

The Creative Cities approach, with the help of the VI, is customized to cities’ needs and requirements.  It provides measurements and analysis that can also serve as a persuasive means of moving ideas and vision into the public realm of policy and responsible decision-making because what is missing in most analyses is crucial:  the intentions and values of the community.

Fully activated, it is divided into three levels:

  • gathering of data such as demographics, trends, costs and measures of typical and creative infrastructure modeled to produce a ranking that benchmarks the city against competitor cities;
  • surveys and focus groups with residents and other stakeholders that examine people’s habits, how they actually live their lives, where they go, what they do, their concerns, and their aspirations.  This provides additional analysis, refined recommendations, risks and opportunities, and essential indicators of what people want and care about;
  • high-level rigorous analysis from a cultural point of view.

  

HOW TO USE THE VI FOR FUTURE PROJECTS

The VI can help to ensure that the planned design of an area makes a positive contribution to the community and the city by taking into account – and valuing – what isn’t usually considered.  With this information, a city can pose a question about a goal or project.  If a city wishes to attract business by enhancing its business climate or its amenities, by altering its tax and zoning laws, etc., those values can be reflected in the factors the VI chooses to review and the analysis can point to the city’s objectives.

Another city might want to attract cultural tourism as a boon to economic regeneration and sustainability.  How art and cultural activities contribute to the current state of the city and how they might be enhanced would certainly be a major priority of the analysis.  In both cases, the cultural assessment evaluates the information from the VI on the basis of the project goals and the values the city thinks it has or wishes to enhance or attain.  It is an analysis that has the ability to change with increasingly complex goals or ones that change radically.

Or perhaps the city’s goals are less clear or its problems more profound.  For cities under more serious stress, changing zoning laws or building a cultural center will not be enough to make a dramatic difference in their future.  Even large infusions of cash won’t matter if they still lack that vitality, energy or “good messiness” that are critical to a city’s economic and cultural viability.  Here, the VI can examine what is already working and why, e.g. its street life, the marketplace, and its complex mix of people.   Identifying what is specific and interesting to the area is a first step in building confidence among residents and attracting commercial investment.

Finding answers to what seem intractable problems requires an analysis and understanding of a city’s culture from the bottom up and a focus for planning, design and economic regeneration rooted in a city’s uniqueness.

METHODOLOGY

The Vitality Index™ is produced using a mixed methodological approach.  It begins with quantitative factors including trends, costs, services, and measures of creative infrastructure.  It then combines key informant insights and survey data.  Government and civic leaders in a variety of positions responded to open-ended survey questions to offer judgments on the key attributes and liabilities of their cities, with attention paid to cultural and athletic attractions, night life, street life, educational opportunities, café society, and general creative dynamism.  At the same time, a survey was administered to several thousand individuals in the rated cities of the index to gain anonymous feedback on similar topics. The two approaches, together, offer both quantitative rigor and qualitative subtlety in our ability to actually produce a rating for each city, while allowing us the opportunity to offer disquisitive insights into specific attractions.

 

WHO WE ARE

We are a global team of the most dynamic and experienced practitioners in culture and urban planning, market and financial analysis, architecture, transportation and the creative industries.  We believe that for cities, large or small, to be brilliant, they must use all their resources: economic, political, and most of all, cultural.  There is a risk of failure in neglecting the creative and cultural potential in urban projects and city life.  The successful project is one that has understood the history the situation, and the market, and engenders goodwill in as many people as possible.

Contact:

Linda Lees, PhD. Director

Creative Cities International, LLC / info@creativecities.com

 

You can also download the pdf version of The Vitality Index™ here and here and in our box ressources.

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Consultation Culture & Médias 2030

Culture & Médias 2030, prospective de politiques culturelles est un Rapport public. L’ouvrage sous forme papier peut être acheté sur le site de la Documentation Française.

Culture & Médias 2030, prospective de politiques culturelles forme un ensemble d’outils d’analyse (fiches des facteurs, diagnostic, scénarios, défis, enjeux) mis à disposition des acteurs et du public pour une mise en réflexion collective enrichie par une consultation publique du 8 avril au 8 juillet 2011.

Cet ensemble d’outils appelle une consultation ouverte aux acteurs culturels au sens le plus large : institutions publiques, collectivité, syndicats, organisations professionnelles, acteurs culturels, citoyens, etc. La consultation n’a pas pour objet de recueillir les préférences pour tel ou tel scénario, mais pour objectifs :

  • d’enrichir et de préciser les analyses relatives au diagnostic, aux facteurs ;
  • de mettre en discussion l’identification des défis et des enjeux ;
  • de préciser et compléter les enjeux notamment pour tenir compte des différences propres à chaque domaine culturel ou thème retenu ;
  • de proposer d’autres défis et enjeux, notamment à travers des exemples de bonnes pratiques ;
  • de rendre publiques la diversité des intérêts, points de vue, orientations, perceptions du devenir culturel et politiques culturelles à venir.

Les contributions sous forme de textes peuvent être transmises par voie électronique à l’adresse suivante : Ministère de la Culture et de la Communication
 Secrétariat général
 Département des Etudes, de la prospective et des statistiques (DEPS)
 Consultation à Culture&Médias 2030
, 182 rue Saint Honoré / 75001 Paris Cedex 01.

Elles peuvent également être transmises à l’adresse suivante : 
 culture&medias2030@culture.gouv.fr

Source : DEPS.

 

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Cultural Policy & Industries

Cultural industries are as old as human society. They are one of the roots of today’s creative economy. When ancient traditions of cultural work and cultural industry- designing, making, decorating and performing – began to be woven together with a wider range of modern economic activities – advertising, design, fashion and moving-image media – and, even more importantly, began to be given much greater reach through the power of digital technology – that was the moment when the ‘creative economy’ was truly born. 

British Council arranged on Saturday the 19th of February, a lecture by Pro. Kate Oakley. BC was looking to develop and apply such new terms and social activities in Syria and to encourage the investment at the cultural sector.

The lecture aimed to draw the attention of policy makers, cultural managers at every level, and people working, or intending to work, in the creative industries – artists, musicians, writers, designers, performers, arts students.

Pro. Kate Oakley; is a writer and policy analyst, specialising in the cultural industries, cultural policy and regional development; focused in her lecture at the cultural role and basis at any social or industrial development.

Pro. Oakley firstly lectured about Creative Economy and Culture Policy along with Cultural Industries terms in definition. She shed lights at UK programme which had been applied in Europe & UK and show how this contributed at giving a space to many of Cultural Activists, such as Artists, Musicians and Designers, to be part of industry and economy at their own society and basically to support their own living; even though they were so confused about what they are going to do and how to invest their talents.

Pro. Oakley explained how we can push many social activities (Visual Arts, Music, Movies, Media, Local Heritage…) and enroll them to be facilitated as Industries. She also focused at the role of such creative economy and industries to support Educational prospects and social development.

Many students, cultural managers and people attended the lecture and made a discussion with Pro. Oakley. Questions scanned and debated some issues related to Creative Economy and Industries, in addition to Local Heritage and Globalization crisis.

All issues all over the lecture were supported and pushed by quotas from similar social activities, which were hold by the British Council in UK, India, Australia and other Commonwealth countries.

This lecture was part of three days workshop, which was basically part of the British Councils’ ongoing large scale programme “Creative and Cultural Economy”.

This was the second visit for Pro. Oakley to Syria, and the first as a visited professor to the British Council in Damascus. She expressed joy and admire at Syrian Cultural Heritage.

DP interviewed Pro. Kate Oakley along with Ms. Alma Salem (Assistant Director at British Council in Damascus) to talk about “The Creative Economy” workshop and programme in Syria.

Source  : British Council.

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Le Portugal manque de tradition culturelle

Il faut au Portugal plus de talent, de créativité et de rêves et moins de ronds-points et de photos de poignées de main lors de l’inauguration de bâtiments publics, estime l’auteur et journaliste José Jorge Letria dans le quotidien Público : « C’est une erreur pitoyable de s’obstiner à considérer la culture comme un simple ornement lors de campagnes électorales, comme une manie de l’élite et comme un élément peu significatif pour le développement de notre pays. L’importance de l’économie de la culture dans la croissance économique nationale et mondiale dépasse de beaucoup celle de l’industrie du football. La culture nécessite des investissements stratégiques et une planification programmée car elle crée des emplois, une richesse matérielle et intellectuelle, des recettes fiscales et une cohésion nationale, et procure en outre un prestige international. Nier cet état de fait, c’est nier la réalité. … Mais il ne suffit pas de planifier des manifestations culturelles. Il faut développer une véritable politique culturelle, durable, prenant en compte des facteurs multiples. … Malheureusement, le Portugal n’a aucune tradition dans ce domaine. »

Source : BPB

 

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Cities driving the development of the creative industries

Despite the digital shift, cities are still at the heart of the European cultural and creative industries. And we now know that they have an important role in generating innovation too, as acknowledged by Innovation Union, and so it’s important understand what policymakers can do to help this process.

Berlin’s creative industries success has been built on a young, diverse population. Big, cheap buildings and a lively scene have helped the cities 24,000 cultural and creative businesses. But there has also been a big role for government. Small businesses are aided by a project helping them win EU regional funds, for example. In other parts of Europe, we see different approaches. The City of Zaragoza has launched its own observatory, to facilitate and guide the design of cultural policies in the city – but also to promote its work internationally. More here. In Westminster in the UK, heart of the UK creative sector, the local government now funds training, international business trips and cabling infrastructure. More here.

Aside from these business support initiatives, there are also flagwaving ones. The UNESCO Creative City award can be as big or as small a badge as the city makes of it. Some make a lot – Dublin had its ‘UNESCO City of Literature’ website up within hours of being awarded it – whereas Edinburgh only got bad press and controversy. European title holders include Ghent, Seville, Glasgow and Bologna, all Creative Cities of Music, Berlin (Design), Lyon (Media Arts), and Bradford (Film). This approach often focuses on encouraging tourism, but cities often try to benefit local businesses by involving them in the process.

Our own year as Capital of Culture has received great reviews and been a popular success but like everyone we want to know what the real impact has been. This has always been an academic preoccupation, but there are signs that policymakers are also getting interested. This summer saw the launch of the European Capitals of Culture: an international framework in research, which aims to help cities evaluate their activities in the spotlight. Most importantly, it should be a comparable framework allowing different approaches to be compared. The framework emerged from the Liverpool Impact’s 08 programme, and has the involvement of Ruhr.2010 so we admit an interest, but believe that it’s a pragmatic and suitable measure. More here. The framework is a broad brush approach, but there is also a lot to learn from the in-depth analysis of specific or unique strands of these programmes. So congratulations to Claire Bullen, who has won the Cultural Policy Research Award, receiving funding for her research project on “European Capitals of Culture and everyday cultural diversity: Comparing social relations and cultural policies in Liverpool and Marseille”. Essentially, she’ll be seeing if it makes the difference that it claims to – and how it affects ordinary people living in the cities.

And while we have one eye on our legacy, there is still a lot to come from Ruhr.2010 and the european centre for creative economy as we help to develop the creative industries in our own cities. Stay tuned for new announcements !

Source : Ecce, European centre for creative economy.

 

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XV Plenary session of the Cultural Sector Conference in Santiago de Compostela

The Minister of Culture, Ángeles González-Sinde, presided at the Hostal de los Reyes Católicos in Santiago de Compostela, the XV Plenary Meeting of the Cultural Sector, which brings together officials from the Ministry of Culture and representatives for culture from all the Autonomous Communities in Spain and the autonomous cities of Ceuta and Melilla.

At the beginning of the meeting, the General Director of Policy and Cultural Industries and the Minister of Culture and Tourism of Extremadura reported on developments from the Board of Education, Youth and Culture held on 18 and 19 November, which addressed a digital strategy for Europe (cultural / audiovisual). Conclusions were also adopted on the Work Plan for Culture (2011-2014), the role of culture in the fight against poverty and social exclusion, European film heritage and the challenges of the digital age and European cinema in the digital age.

Also, the General Director of Policy and Cultural Industries reported on the results of the pre-selection of candidates for the European Capital of Culture for 2016. Cities that have passed into the final selection stage are Burgos, Córdoba, Donostia / San Sebastian, Las Palmas de Gran Canaria, Segovia and Zaragoza.

Plenary Agreements
The study on cultural infrastructure management, shows that both in new cultural facilities and in regard to the proper maintenance and use of existing infrastructure, there needs to be laid clear actions and management models to deal with those susceptible in the current context of the need for optimization of existing resources. Therefore, the House has approved the creation, within the framework of the Sector Conference on Culture and according to Article 12 of its Rules, a Working Group to study and make proposals concerning a new management model for cultural infrastructure.

In addition, a new uniform criteria for all calls has been adopted, as has an agreement to appoint three independent representatives to the assessment committee for grant calls from the Ministry of Culture for the year 2011.

Finally, the House has approved the renewal of the Second Vice President of the Cultural Sector Conference. In 2011 the post will be given to the Minister of Culture and Tourism of the Autonomous Community of Asturias.

 

Source : Ministerio de Cultura.

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Engagement with arts and culture online

The report, by MTM London, was commissioned by the Arts Council in partnership with the Museums, Libraries and Archives Council and Arts and Business. It uses the results of a substantial survey that explores how people engage with arts and culture online, and their attitudes towards this. It also identifies five distinct audience groups and looks at how the cultural sector can use these groupings, and better knowledge about people’s online arts and cultural activities, to expand and deepen their relationships with the public.

The report is part of the digital opportunities programme.

Read Digital audiences: engagement with arts and culture online

Source : Arts Council of England

Photo : Dan Chung.

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Tough times, difficult decisions, fresh thinking / Arts, heritage and sport funding boost

Jeremy Hunt, UK Secretary of State for Culture, Olympics, Media and Sport : his first keynote speech.

He intends to place an order before Parliament in September that could see arts, heritage and sport each receiving an extra £50 million a year.

Read a full transcript of the speech.

Watch video highlights on YouTube

Proposals

Under the order, the share of money going to each of the arts, heritage and sport good causes will increase to 20% and the Big Lottery Fund will receive the remaining 40%. He also proposes that the Big Lottery Fund will focus its support exclusively on the voluntary and community sectors.

“I want to get the Lottery back to how it was originally conceived,” he said. “The lottery was set up to fund grassroots initiatives, not as a pot of money for Ministers to dip into.”

Principles

Mr Hunt said three key principles would underpin future policy:

  • a mixed economy of public and  private support for the arts, with stronger incentives to promote philanthropy
  • access to high quality arts for as many people as possible, through continued free admission to national museums and galleries and continued education programmes
  • a reaffirmation of the arm’s length principle, with no politicisation of funding decisions

Philanthropy

The Culture Secretary also said that he wanted to make private giving to arts and culture easier by:

  • reforming Gift Aid
  • building on the successful Acceptance-in-lieu Scheme to make it possible for donors to give works of art to the nation during their lifetimes
  • rewarding high-performing arts organisations through longer-term funding deals, so reassuring sponsors and donors that their support would complement public investment

Passion

“I am totally passionate about the arts and culture in this country,” Mr Hunt explained. “For me culture is not just about the jobs in the creative industries, not just about its economic impact, and not just about the thing that’s enjoyed by the millions who go to the cinema, theatre and concerts every week, or visit our museums and galleries.

“Rather, it’s what defines us as a civilised nation. It helps us understand the world around us, explain it and sometimes escape from it – and we are all the better for it.”

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