Cultural Engineering Group

Services & Ressources en ingénierie culturelle

Et si la culture s’emparait des nouveaux outils de la finance ?

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On parle beaucoup de la problématique des ressources financières dans le secteur culturel. On en parlait déjà à l’époque où la subvention était le modèle dominant, mais les verrous de l’économie administrée ayant sauté, on en parle bien plus depuis que ce modèle est entré en mutation, sur fond de révision des politiques publiques et de crise économique. La recherche de la soutenabilité est devenue aussi vitale pour le présent qu’elle est essentielle pour l’avenir.

Que ce soit pour le financement de projets d’action artistique ou culturelle, pour l’organisation d’événements, la coopération culturelle, la restauration et la valorisation du patrimoine, l’investissement, le fonctionnement et l’exploitation des équipements accueillant du public, le développement culturel ou l’animation des réseaux, etc. la recherche de ressources capables de maintenir les objectifs et les ambitions des missions vocatives consomme énormément d’énergie au sein des organisations.

Les nombreuses formes de mécénat et de crowdfunding, sont devenues des pratiques courantes et les investissements d’avenir (notamment dans l’innovation, le design, le tourisme, les industries culturelles et l’économie créative) redoublent d’ingéniosité et sont de formidables catalyseurs de projets qui viennent compléter les dispositifs habituels de financement de la culture.

Quand on parle un peu de la finance, c’est souvent pour brocarder à juste titre les pratiques de ce milieu jugé comme responsable de bien des maux et impropre à la culture. C’est tout simplement la relation entre le monde de la finance et l’économie réelle qui est en question et qui ne s’incarne qu’en temps de crise, sans pour autant que beaucoup de réponses aient pu faire leurs preuves.

En réalité, la finance et la culture sont les deux piliers de la société du XXIème siècle et sont loin d’être incompatibles, c’est même tout le contraire :

  • il y a une complémentarité évidente capable de fonctionner comme un véritable antidote aux effets négatifs de la mondialisation et la domination des modèles aseptisés, standardisés, uniformisés, opportunistes et agressifs ;
  • au sein de la sphère financière ; il y a des ressources à ce jour inexploitées, peu exploitées ou mal exploitées, capables de créer les conditions de la soutenabilité

On pense assez aisément au big data, au blockchain et autres innovations de rupture issues de la transformation digitale du monde, de l’économie et des organisations, mais le secteur culturel ne s’y penche pas encore suffisamment pour savoir comment bien se les approprier.

En revanche, on ne pense pas forcément à des outils plus récents qui pourraient permettre de faire mieux travailler et fructifier la trésorerie des organismes culturels. Par exemple, lorsque les projets sont longs et les financements acquis dès leur initiation, ou par tranches, il peut s’écouler des années avant que le principal des fonds soit effectivement dépensé. Cette « trésorerie » est stockée sur un compte courant attendant d’être employée. Au nom de craintes des marchés financiers, cet argent dort. Or, si des conditions d’investissement demeurent, comme l’interdiction de perte de capital pour certaines fondations, les fonds bien investis peuvent pourtant porter des fruits s’ils sont placés sur plusieurs années.

La vague des fintechs a apporté son lot de solutions pour exploiter au mieux cette « manne ». Quand il fallait hier se tourner vers la banque privée, gourmande en frais de gestion, avec des résultats parfois décevants, des plateformes proposent aujourd’hui des frais maîtrisés pour des solutions de gestion innovantes et co-pilotées par l’investisseur lui-même. Il n’est plus nécessaire de choisir entre un mandat coûteux et une autonomie dangereuse, il est maintenant possible de prendre le meilleur des deux mondes. La gestion autonome assistée par des outils professionnels, les portefeuilles modèles régis par des algorithmes qui battent le marché régulièrement ou des solutions hybrides permettant d’accéder à du conseil sur des produits spécifiques, ces plateformes permettent de choisir sa voie et de faire travailler son argent à son rythme. Dans certains cas, elle permettent également d’orienter ses investissements vers des secteurs porteurs de sens pour la culture : Investissement socialement responsable, Financement du cinéma (hors Sofica), etc.

Si ce secteur est encore jeune et encore peu balisé, certains acteurs sont associés à de nouveaux opérateurs et gagent du sérieux de leur démarche. Nous sommes au début d’un cycle nouveau et c’est pourquoi le développement de ces outils est à suivre dans un monde marqué par la fin des rendements élevés pour un risque faible.

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Nesta calls for arts funding shake-up

Investment in R&D, venture funding, and crowdfunding are major missed opportunities for the arts sector, according to a new report.

Arts funders need to do more to support research and development (R&D) and bring the sector in line with the rest of the UK economy, according to a new report by Nesta. The research charity is calling on Arts Council England (ACE) to allocate at least 1% of its budget (£6m a year) towards R&D funding, to help organisations explore new operating models, audience engagement schemes, and ways of creating cultural value. The report predicts that this, along with a £10m a year pool for piloting venture funds, accelerators and supporting crowdfunding, could result in up to £72m in additional funding for the arts over three years.

Pointing out that the income profile of the UK’s main subsidised arts organisations – 40% funding, 50% earned income and 10% contributions – is little changed since the outset of the recession, the report claims that the arts funding system is no longer “adequate or sufficiently sustainable”. More needs to be done to “make public money work harder”, and capitalise on the arts’ ability to develop outputs with “substantial commercial potential” and engage investors “who want to combine financial, social and artistic impact”.

The UK spends 1% of its gross output on scientific and technological R&D and Nesta is calling on the arts sector to bring itself in line with this. Other recommendations include the establishment of an accelerator programme for the arts, to “develop the most promising ideas into new ventures”, and an impact fund, “to provide capital for the stage which comes after”. It also suggests that, in certain cases, public funding should be turned into investment, be it on a profit-share bases, or conversion into loans or equity, so that “some of the revenues can flow back into new grants”. To capitalise on the approximately £360m raised through crowdfunding in the UK last year, Nesta is calling on arts-funding bodies to pilot different models of matched–funded crowdfunding. However, it acknowledges that more research is needed in this area, to ensure adopted models do not unfairly favour particular groups, such as those with wealthy or technologically savvy networks.

In response to the report ACE Chief Executive Alan Davey pointed out that ACE is “already investing over £6m in R&D projects”, although this figure includes £5m given to the Digital R&D Fund, which is now closed. He added that ACE anticipates the launch of “a social investment programme to support arts activities which generate social impacts and outcomes” and is “exploring options for crowdfunding”, beyond its support for the National Funding Scheme.

The publication coincides with the launch of ACCELERATOR, a commission-free crowdfunding platform for creatives, run by IdeasTap. The charity will reward the “strongest” two projects – those that display “original ideas and strong pitches, backed up by a viable business model” – every month with a £500 grant.

By Frances Richens.

Source : Nesta.

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Subventionner les musées en Anatolie

newspaper_feed Le Conseil de l’Europe a décerné mardi le Prix européen du musée de l’année au Baksı Museum, situé à Bayburt, dans le Nord-Est de la Turquie. Le quotidien conservateur Hürriyet se réjouit de ce prix, mais réclame davantage de subventions publiques pour les petits musées situés hors agglomérations : « C’est une initiative exemplaire qui a donné aux habitants de la région une identité artistique, récompensée à l’étranger. … Dans les grandes villes, à Istanbul notamment, de grands musées privés ont ouvert. Ces initiatives n’ayant pas gagné l’Anatolie, on peut difficilement parler d’une culture des musées. L’Etat doit également soutenir les petits musées d’Anatolie. Il faut élaborer un potentiel créatif pour la région et pour les artistes qui y vivent. »

Source : BpB.

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A peer funding model for the arts?

A recent paper by five mathematical computer scientists at Indiana University (published in EMBO Reports, a forum for short papers in molecular biology) proposes a clever new model for science funding that makes use of collective allocation (peer-funding) rather than expert-panel-and-peer-review funding mechanisms. I want to consider whether this might also work for arts and cultural funding.

Public science and research funding in Australia, as in most of the world, is based on a process that has remained largely unchanged for 60 years. This begins with calls for submissions of reasonably detailed project proposals. These then pass through expert panels (e.g. the Australian Research Council) and then on to the peer review process in which carefully selected “peers” evaluate the proposals and write detailed reports, before passing these back to the panels for final judgement. The high-level of process and accountability makes this the gold standard for taxpayer-sourced public funding of research (philanthropic trust funding often mirrors this architecture).

But it is expensive to run, and onerous to all involved. Perhaps one in ten projects proposed will be funded. The amounts of time and effort invested by all those seeking funding will tend toward the expected value of the grants, meaning that once overhead costs to panels and reviewers are added in, these function to a considerable degree as a redistribution mechanism. Rob Brooks wrote about this on The Conversation last year.

The new model the computer scientists propose bypasses this expert-panel-and-peer-review system altogether by simply taking the whole public lump of funding, and allocating it unconditionally (yes, unconditionally) to all “eligible” scientific researchers. It would thus function like a kind of “basic income”.

They calculate that if the National Science Foundation budget in the US were divided among all who applied for funding, it would deliver about US$100,000 per scientist. The problem with this, apart from an expected blowout in the number of people who claim to be scientists, is that we’ve just lost oversight, accountability and peer review.

So here’s what the computer scientists propose: everyone who receives funding gives some fraction (say 50% of their previous year’s funding) to other scientists whose work they like or think particularly interesting and valuable. That fraction can be distributed among one or many. The idea is that this works as a collective-allocation mechanism that basically crowd-sources peer review, and with the added advantage that it funds people, not projects. It also gets the incentives right for scientists to concentrate on clear communication of their findings and the value of research.

This method replicates the good parts of the previous model: those with higher peer regard will receive more funding; and those same people will have a larger say in the overall allocation (the pledge is a fixed fraction of the previous year’s funding). There would, obviously, still need to be confidentiality and conflict-of-interest avoiding mechanisms, along with careful monitoring to ensure that circular funding schemes are identified and punished.

But it also avoids the bad parts: in providing a guaranteed basic income, it liberates researchers from continual wasteful cycles of grant-writing by furnishing autonomy and stability of funding; it avoids the overheads associated with process and review; it enables a continual updating of funding to reflect the preferences and priorities of the scientific community, without getting caught in legacy priorities or political cycles.

Now might this also work for public funding of arts and culture? The main reason to think it might is that the same inefficiency arguments apply in arts and culture as they do in science: namely that those seeking grants spend considerable time and effort writing and preparing grants; face high uncertainty about funding outcomes; proposals tend toward conservative trend-following of agency preferences; projects, not people, are funded; and all the while arts funding bodies and panels (and the peer review process) consume sizable overhead.

On the flip-side, it’s not as neatly obvious who would be eligible. Research scientists can be reliably identified by the high-hurdle of having PhDs, prior publications, and full-time appointments at accredited institutes. But let’s suppose we can come up with an acceptable solution to that long-list problem. (I’m not suggesting this is trivial; just that that’s not what I want to focus on here.)

I think that this would, potentially, be a substantial step towards a more open and effective funding model (peer driven, not bureaucratically or politically driven). It would enable creative resources to be more directly spent on artistic production and public communication, with less time and effort wasted on endless rounds of grant-writing and reviewing.

And while still some distance from a decentralised and fully-incentivised market ideal of “consumers voting with their own dollars”, it is at least closer to that model in reflecting the preferences and judgements of the actual community of practising producers of culture (which is not always identical to appointed “expert” panels). Like the Oscars, in a way.

Might collective allocation of arts and cultural funding be superior to expert-panel based solutions? What do we think: crazy or not?

Jason Potts, Professor of Economics at RMIT University.

Source : The conversation

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Lottery cash spares English arts groups from big cuts

Alan Davey, chief executive of Arts Council England. Photograph: Eamonn McCabe for the Guardian

Alan Davey, chief executive of Arts Council England. Photograph: Eamonn McCabe for the Guardian

Public money available to England’s arts organisations in 2015 will fall by 2.24% – far less than expected because it includes a substantial increase in lottery cash that will, for the first time, be used as regular funding.

The application process to be part of Arts Council England‘s national portfolio in 2015-18 opened at noon on Tuesday.

Organisations from big opera houses to small theatres now have 10 weeks to apply for the money from a £334m pot that will be available in 2015.

The organisation’s chief executive, Alan Davey, said they recognised « that these remain austere times. » He added: « We must continue to invest in a way that ensures a healthy cultural ecology all over the country.

« We must keep the sector resilient and ensure art and culture retain their central place in this country’s way of life, and continue to enhance the quality of life for all. »

ACE is managing to avoid dramatic reductions because of a big increase in lottery money which had previously been diverted from the arts to the Olympics.

It will now go directly to fund arts organisations, a move that represents a big change of approach.

For example in 2014/15, £327.5m grant in aid went to arts organisations and £28.3m lottery money went to touring and children and young people projects.

In 2015/16 there will be a total budget of £334m – that includes a dramatically reduced £271m of grant in aid and £62.5m lottery money.

ACE acknowledges that some arts organisations will be funded totally by the lottery and some by grant in aid.

The question is whether that breaches the « additionality principle » established in 1992 which says lottery money has to be for things which would not happen without the additional support. ACE says it does not believe the principle is breached.

Davey said there had been an ongoing debate as to what the principle is and how to test it.

« We have listened to the current debate and we are confident that the approach we’re taking does not breach the additionality principle.

« The biggest proportion of our portfolio funding will still come from grant in aid. In using lottery funds to support additional activity, we believe we adhere to the principle that government funding should be maintained and is an essential part of a mixed funding model. »

In opening the application process, arts organisations were warned that funding can only be confirmed for 2015/16 with the following two years dependent on the settlement reached with government.

Source : The Guardian

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Who Should Pay for the Arts?

Should the federal government subsidize the arts? Dancer Nora Younkin thinks so. In the Huffington Post recently, she argued that the societal benefits of arts such as dance are not only cultural and educational, but economic as well. “It is well documented that dance and the arts generate revenue for local economies,” she wrote. “The performing arts also create jobs. And I don’t mean just the jobs of dancemakers and performers. The technical crew, the artistic collaborators, the venues, the technical equipment rentals or purchases, the restaurant down the street from the venue, even the taxi driver that got you to a performance. Those are all real jobs from which people take home a paycheck and go on to spend buying groceries or clothes.” But assuming that all federal funding reaches struggling artists—and that art subsidies indeed “trickle down” to a local economy—is a mistake.

Government cannot create economic value out of thin air. Federal funding for the arts is not an economic gain, but rather a forced reallocation of economic productivity—from private spending to public spending. Subsidies add nothing to economic output on the whole—on the contrary, they detract from it, through transaction costs and inefficiencies. So when Younkin claims that the arts benefit local economies by generating tax revenue and creating jobs, she’s only looking at the immediate, obvious effects of subsidies: money in the artists’ pockets that can be spent buying, say, groceries and clothes. She fails to account for where the money comes from in the first place: namely, taxes. She cites a recent Arts & Economic Prosperity report that claims the arts created $135 billion in economic activity, $22.3 billion in tax revenue, and 4 million jobs in the United States in 2010. She attributes this “damn good return on investment” to the $168 million appropriated to the National Endowment for the Arts that year. But in addition to federal government funding, private sources donated more than $4.5 billion to the arts in 2010. It’s absurd to credit all those economic gains to the less than 5 percent of financial arts support from federal subsidies.

Furthermore, research by Americans for the Arts has shown that increased public funding does not mean greater public participation in the arts. Even the Arts & Economic Prosperity report states, “As people lost their jobs and houses, arts attendance—like tourism, attendance to sporting events, and leisure travel—declined as well.” To increase consumer participation in the arts, the government must first address the tepid economic recovery. Otherwise, there will be no audience even for well-funded artists.

Federal funding for the arts rose an inflation-adjusted 24 percent from 2005 to 2010. Yet, the immediate economic effects associated with the arts fell by an inflation-adjusted 10 percent over that period, due to the financial crisis and ensuing recession. A growing, prosperous private sector is the lifeblood of artistic expression. The arts cannot hope to be stimulated in long-lasting, meaningful ways without donations from private individuals. Many successful businesspeople are passionate supporters of the arts. With donations totaling $50 million, private equity financer David Rubenstein is the main supporter of the Kennedy Center’s expansion project. Last year, billionaire David Koch gave $65 million to the Metropolitan Museum of Art. He also donated $100 million to the American Ballet Theater in 2008.

While these are undoubtedly large gifts, in 2011, donors like Rubinstein and Koch—among the top 5 percent of income earners—paid an average effective federal income tax rate of over 20 percent. If that rate were lower, imagine how much more these generous individuals could afford to donate to the arts. Instead of penalizing the productivity of those most likely to support the arts by taxing their income and redistributing it, the federal government should spur economic growth so that more people can afford to donate to arts organizations.

Younkin’s other concern is that poor people, especially the young, won’t be able to afford admission to dance productions, plays, exhibits, and concerts. But the private foundations and individuals that sponsor museums, galleries, and theaters make many efforts to engage the whole community. The clothing outlet Uniqlo sponsors free admission Friday nights at New York’s Museum of Modern Art. Broadway theaters have discounted ticket prices for students and those under age 35. The Washington Opera gives free performances at Nationals Park. And so on.

Younkin somehow fails to see that opposing federal funding for an industry isn’t the same thing as opposing that industry. Many critics of federal arts funding have high regard for art and artists, but they understand the economics of subsidies and believe artistic patronage should be voluntary. Just because art isn’t subsidized doesn’t mean that it lacks support.

JARED MEYER, City journal

Jared Meyer is a policy analyst at Economics21, a center of the Manhattan Institute for Policy Research.

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Les casinos pour financer la culture en Lettonie ?

En Lettonie, la ministre de la Culture a proposé de financer la culture grâce aux taxes sur les jeux de hasard, le tabac et l’alcool. Le quotidien Diena fait part de son scepticisme : « Le souhait de la ministre de la Culture se comprend tout à fait. Elle veut assurer la sécurité financière de la culture, et éviter que son subventionnement ne soit tributaire des aléas de la politique. Pour l’opinion publique, sa proposition est très plausible : mettre les fumeurs, les joueurs et les buveurs à contribution pour financer la culture. Subventionner la culture par une consommation qui dégrade l’intellect, quoi de plus logique ? … Mais dans le même temps, la ministre de la culture se confond en contradictions : veut-elle vraiment que le peuple letton boive et fume davantage, et passe plus de temps dans les salles de jeux à l’avenir ? »

Source : BpB

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Kensington Palace : a happy marriage of arts and heritage ambition

When Historic Royal Palaces invited theatre company Coney to play at Kensington Palace, neither party predicted the outcome.

Kensington Palace: ‘Is there another way?’

Storytelling is key for Historic Royal Palaces (HRP). But to draw in the widest possible visitor base to our five historic sites, we need to tell those stories in imaginative ways. Monarchs over many generations have employed artists, architects and craftsmen to decorate and furnish the state apartments at Kensington Palace, and in this spirit, we continue to encourage the use of the palace as inspiration for talented artists of our generation.

But too often in the past, these projects, if exciting, were transient. The moment to be bolder came in 2010 when the palace embarked on a two-year building project. We had a dilemma: did we shut the palace to visitors, or was there another way? The team devised a plan to keep the state apartments accessible using the skills of theatre-makers WildWorks, who created a magical, multi-stranded experience, Enchanted Palace, which ran through 2010 and 2011.

Our experience with WildWorks showed us that with the right theatre-maker partner we could transform the visitor from passive observer to active participant. So when the palace opened again in 2012, we chose Coney, a young theatre company with a reputation for making clever games, to help us in our next interpretive adventure.

Coney employed a team of artists and designers to make a series of installations in the 17th-century queen’s apartments to tell the melancholy tale of the end of the Stuart dynasty that played out in those very rooms. And in the grand king’s apartments they made a game that allowed visitors to explore what it took to become an 18th-century courtier. Coney’s work has made things that might appear ordinary become mythic, and the extraordinary, human.

What’s more, their surprising and dispassionate questioning of our traditional ways of working have made us thoughtful and critical of some of our conventions. They have been a powerful agent for change in our organisational culture – having drawn everyone into the making of their work, each of us has become its passionate advocate. Our front-of-house teams have blossomed under the tutelage of theatre practitioners. Their talents, hidden in the ‘silent palace’ world dominated by the audio-tour, have blossomed and they now confidently hold participatory ‘salons’, debating the hot topics of the 18th-century court with as many of our visitors as are game.

But while many may be delighted by this new experience, for others it is unwelcome. For those visitors our ‘palaceness’ – a quiet, contemplative environment in which to view great works of art – is sacrosanct, and they see any change as disrespectful. Can you please all people all of the time? We have tried to find ways of smoothing the way for visitors who found new ways of experiencing the palace unfamiliar.

Coney’s work, too, has changed and developed massively over 18 months to react to new circumstances. How do you deal with more visitors than you planned for, or when those visitors take your props home with them? The company has addressed each twist and turn with interest. We would never call our great adventure plain-sailing and we have dealt creatively with a good number of unexpected outcomes along the way. And so the adventure continues.

Dr Joanna Marschner is senior curator at Kensington Palace – follow Historic Royal Palaces on Twitter @HRP_palaces

Coney: ‘As artists, we respond to the why’

Coney’s House of Cards installation. Photograph: Paul Blakemore

Entering Kensington Palace to present our ideas was an intimidating prospect at first. It felt like a terra nova for our company. Coney makes immersive theatre and story-worlds to engage audiences in play; we weave together theatre and game design to create dynamic shows and experiences. We had worked with museums before, but we had never worked with a palace.

Of course we were taken in by its architecture, but the real excitement lay in uncovering its social tapestry. In early exploratory visits, we were dazzled and baffled by the knowledge and stories of the palace teams. The broader HRP community, including audiences and community groups, are also rich in expertise and we wanted to include as much of it as possible.

So when the time came, we proposed a process rather than a grand artistic vision. And from that process we created House of Cards, a playful theatrical installation and interactive performance contrasting the splendour of the court’s public face with the secret intrigues and hidden intimacies of its private lives.

Working in a complex environment like the palace – a building that has to balance lots of agendas, stakeholders, audiences and expectations – brings a complex set of problems. In theatre you make work for an audience that chooses to come and be taken on a journey. In the palace, work is found, almost stumbled upon. This unexpected nature thrills many but you have to make clear to the audience how they can interact very early on. We’ve learned that framing is everything when creating unexpected work. Even now, I occasionally wish I could start again with that knowledge informing our creative choices from the beginning.

We encouraged a mutual openness about any problems that arose and kept an honest dialogue with the palace about audience response and any bottlenecks. All of Coney’s projects are responsive and developed through dialogue, including playtests, sharings and conversations with audiences and experts. In working with the palace this process became more important than ever.

If we have not always agreed, everyone at least took the time to explain why they had reached a certain position. As artists, we could then respond to the why: the reason behind a need for change. That allowed us to come up with alternative, interesting solutions that were theatrical and in keeping with the artistic vision.

That process we initially proposed has never really ended; the project has continued to evolve. We have worked with visiting artists to incorporate new commissions and created special scenes and content around Lucy Worsley’s BBC TV series, Fit to Rule. Our production team is on site every week to respond to the daily ebbs and flows of a palace – everything from the installation of priceless historical objects to security issues around real-life royals.

And in the week that another young family move into the palace, Coney bid it farewell in the knowledge that change and flexibility at the core of this collaboration have proved its true strength too.

Annette Mees is co-director of Coney – follow the company on Twitter @agencyofconey and Annette @AnnetteMees

Source : The Guardian Culture Profesionals Network

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L’Egypte sauve de précieux ouvrages de la destruction

A Amsterdam, le prestigieux Institut Royal des Tropiques doit fermer les portes de son ancienne bibliothèque, les subventions qui la financent ayant été supprimées. Mercredi, l’administration de la bibliothèque d’Alexandrie s’est dite disposée à héberger la collection. Le quotidien de centre-gauche De Volkskrant salue ce geste généreux des Egyptiens, qui devrait faire honte aux Pays-Bas : « L’Egypte a quelques petits problèmes : instabilité politique, revers économiques, querelles religieuses. Mais quand les Egyptiens ont eu vent de ce pauvre pays lointain, où la culture est si mal en point qu’on veut se débarrasser de sept kilomètres de livres – une collection unique constituée au fil de 230 années – ils ont vite oublié leurs propres soucis. Ils savaient que ce pauvre pays était en proie à la crise, mais tant que ça ? Les Néerlandais sont-ils affamés au point de manger du papier ? … L’Institut a eu l’immense malchance de cumuler deux choses qui inspirent une profonde aversion au gouvernement de droite : la culture et l’étranger. »

Source : BpB

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Quelles seront les conséquences de la réglementation européenne pour le financement des services culturels ?

dba11acbe7La Nacre, avec la participation du TNP de Villeurbanne., organise une rencontre intitulée Quelles seront les conséquences de la réglementation européenne pour le financement des services culturels ? Etat des lieux et perspectives, le 12 septembre, de 9h à 12h30, salle Jean Bouise au Petit Théâtre du TNP de Villeurbanne (Rhône).

Malgré la réaffirmation du caractère spécifique de la culture par la convention de l’Unesco et dans la négociation actuelle de l’ouverture d’un marché libre UE/EUA, le droit communautaire considère que les opérateurs culturels sont opérateurs économiques au sein du marché commun. Ce droit vient très récemment de connaître de nouvelles orientations susceptibles d’impacter le secteur culturel, concernant les conditions dans lesquelles les pouvoirs publics nationaux et locaux, peuvent accorder des compensations pour la fourniture de SIEG (« paquet Almunia-Barnier »). 
La NACRE propose d’y voir plus clair entre « services d’intérêt général », « services d’intérêt économique général », et sur les incidences de l’entrée en vigueur en 2014, après celle du « paquet Almunia », des nouvelles directives Marchés publics et concessions sur la relation entretenue entre les collectivités publiques et les opérateurs culturels publics, sous délégation, ou associatifs et privés.

L’inscription se fait en ligne.

Contact : NACRe Rhône-Alpes, 33, cours de la Liberté, 69003 Lyon (04 26 20 55 55 – www.la-nacre.org/services/contact/ )

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En Espagne, la crise frappe durement la culture

Démonstration dans les rues de Bilbao, près du Musée Guggenheim, du collectif basque Berri-Otxoak contre les politiques d’austérité, lundi 27 mai. La baisse des subventions publiques se révèle la première cause des difficultés du secteur culturel en Espagne

Démonstration dans les rues de Bilbao, près du Musée Guggenheim, du collectif basque Berri-Otxoak contre les politiques d’austérité, lundi 27 mai. La baisse des subventions publiques se révèle la première cause des difficultés du secteur culturel en Espagne

Dans la capitale madrilène, le milieu culturel tente de faire face aux baisses des subventions publiques.

Tous les secteurs artistiques sont touchés, et de multiples institutions régionales sont en grande difficulté.

À Madrid, dans son café littéraire du quartier de Chueca, réputé pour sa vie nocturne, Julian Herrais Martinez a du vague à l’âme. Avant la crise, ce lieu qui propose une riche programmation de concerts, de soirées poétiques et de contes, était très prisé. Mais ce vendredi soir, devant le comptoir décoré d’azulejos, les tables peinent à se remplir. « Autrefois, la ville était pleine de monde, tous les soirs. Aujourd’hui la plupart des rues sont vides, déplore-t-il. Nous avons perdu un tiers de nos clients, surtout des jeunes. »

Pour tenir, Julian Herrais Martinez a réduit le cachet des artistes d’environ 25 %. Il a licencié un de ses cinq salariés et sacrifié ses marges. « Je vis avec moins, c’est tout. Que puis-je faire d’autre ? Il faut bien essayer de continuer », confie-t-il stoïquement.

Essayer de continuer : face à la crise économique qui frappe le pays depuis 2008, c’est le leitmotiv de la scène culturelle madrilène. Première cause des difficultés, la baisse des subventions publiques imposées par les politiques d’austérité. « En six ans de crise, nous avons perdu 30 % de nos aides publiques », décrit Gabriele Finaldi, directeur adjoint du célèbreMusée du Prado, pour qui l’année passée « est la pire que nous ayons connue ».

DIMINUTION D’UN TIERS DES SUBVENTIONS DE L’ÉTAT

Chez son voisin, le Musée national Reine Sofia, dédié à l’art du XXe siècle, la situation est comparable. « Ces trois dernières années, notre budget a diminué de 45 % du fait du retrait de l’État, indique Manuel Borja-Villel, directeur du musée. Nous n’avons plus aucun budget d’acquisition. »

Au-delà de ces deux fleurons de la capitale, tout le secteur est touché.« Les subventions de l’État aux musées ont baissé de 35 % ces deux dernières années », confirme Jesus Prieto, directeur du département musées et bibliothèques au secrétariat d’État à la culture. Le théâtre, la danse, la musique ont été confrontés à des restrictions comparables,« mais nous n’avons procédé à aucun licenciement, ni à des baisses de salaire », précise Miguel Angel Recio, autre directeur chargé de ce secteur.

Si la situation est rude à Madrid, où l’offre culturelle est l’une des plus riches du pays, la ville est cependant moins durement touchée que le reste de l’Espagne. Ailleurs, de nombreuses institutions culturelles régionales et municipales sont en grande difficulté, dans un pays où la culture est essentiellement soutenue par les collectivités locales. « Nous avons vécu vingt ans dans une bulle culturelle. Toutes les villes, toutes les régions voulaient leur grand centre d’exposition, leur auditorium, leur musée, leur théâtre…, rappelle Enrique Subiela, agent d’artistes et organisateur de tournées dans le domaine de la musique classique. L’Espagne a inauguré une multitude d’institutions sans penser à la pérennité de cette offre, reposant uniquement sur l’argent public. »

L’illusion de cette situation apparaît. « Partout des festivals disparaissent, des musées régionaux sont quasi vides. C’est le cas à Saint-Jacques-de-Compostelle, à Leon… », déplore Enrique Subiela. De nombreux auditoriums locaux n’ont plus l’argent pour faire venir des orchestres d’un niveau international.

RECOURS AU PRIVÉ POUR RENFLOUER LES CAISSES

Pour aider les théâtres municipaux, qui représentent 90 % de l’offre théâtrale en Espagne, le gouvernement prévoit de lancer un programme de soutien. Mais cette aide ne se fera pas sans contrepartie. « En échange, nous leur demandons de changer leurs mentalités, explique Miguel Angel Recio. Nous souhaitons désormais que le prix des places intègre davantage le coût réel des représentations. Il faut passer à une gestion plus moderne, plus proche du vrai marché. »

Le recours au privé fait partie des réponses privilégiées pour renflouer les caisses. Dernièrement, le Prado a élargi son cercle de financeurs privés. Le Musée Reine Sofia envisage de créer une fondation de mécènes.« Qu’importe d’où vient l’argent aujourd’hui, si nous pouvons maintenir un service public de la culture », reconnaît Manuel Borja-Villel, directeur du Musée Reine Sofia. Ces pratiques sont neuves en Espagne et les outils fiscaux manquent encore pour inciter les entreprises à la générosité.

 « Depuis des années, on parle de voter une loi sur le mécénat qui n’existe toujours pas chez nous », soupire Enrique Subiela. Le secteur culturel sait aussi que ce nouveau modèle de financement ne pourra remplacer le soutien public et qu’il accroîtra les inégalités. « Pour les grands musées, il est facile de trouver des sponsors, mais ce n’est pas le cas des petites structures, avertit Manuel Borja-Villel. Il faudra imaginer un réseau de solidarité. »

TAXER LA CULTURE À 21 %, « UNE DÉCISION LAMENTABLE »

L’heure est partout aux économies. Au Teatro Real, l’opéra national de Madrid, qui a perdu plus de la moitié de ses subventions publiques cette année, le directeur Gérard Mortier a coupé dans les frais fixes en se séparant de 25 techniciens. Il a aussi diminué de 30 % son budget de production, en réduisant sévèrement l’enveloppe pour les décors et les costumes.

Face à cette situation inédite, le directeur de la prestigieuse institution a développé une « philosophie de vie ». « Dans un univers de consommation permanente, cette obligation de réduire nos dépenses n’est pas un exercice complètement négatif », souligne-t-il. Comme de plus en plus de musées et de théâtres, il se tourne davantage vers la coproduction. « Il est décadent de multiplier les productions des mêmes opéras, chaque théâtre voulant, par exemple, “sa” Traviata pour l’année Verdi, juge-t-il. Il vaut mieux coopérer à trois ou quatre maisons pour monter une magnifique Traviata. »

Si le secteur culturel préfère se mobiliser plutôt que de se lamenter face à la crise, il juge sévèrement la politique du gouvernement espagnol, notamment la décision, prise en 2012, de taxer la culture comme les autres biens de consommation, qui a fait bondir la TVA de 8 % à 21 %.« C’était une décision lamentable, il n’y a pas d’autre mot, s’indigne Gérard Mortier. On ne doit pas frapper l’art et la culture, car c’est grâce à eux que l’on sortira de cette crise qui n’est pas d’abord une crise d’argent mais une crise des valeurs. »

Pour Enrique Subiela, cette décision est caractéristique d’un état d’esprit qui réduit la culture à « un divertissement », selon les mots du ministre des finances espagnol. « En Espagne, l’idée que la culture doit être protégée disparaît, au même titre que la santé et l’éducation. C’est inquiétant. »

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 Le public face à la crise

Depuis le début de la crise, la fréquentation des musées, soutenue par une politique de gratuité, est en hausse. À Madrid, le Musée Reine Sofia a doublé le nombre de ses visiteurs en cinq ans, passant de 1,5 à 3 millions de visiteurs. À Matadero, centre dédié à la création contemporaine à la périphérie de Madrid, la fréquentation a doublé depuis 2010. La situation est plus inquiétante dans le secteur des arts vivants.  « Le nombre de spectateurs a diminué de 10 à 20 % dans le théâtre et la musique »,  indique Miguel Angel Recio, directeur de ce département au secrétariat d’État à la culture.

D’autres observateurs évoquent des baisses plus fortes pouvant atteindre 25 %. Pour Enrique Subiela, agent d’artistes, il existe une  « vraie crise de la demande culturelle en Espagne. Elle a été artificiellement soutenue par des prix très bas, liées aux subventions publiques. Mais l’on n’a pas mené de politiques éducatives suffisantes pour la consolider. » 

 Source : La Croix – ÉLODIE MAUROT (à Madrid)

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Le financement participatif est un outil à part entière, pas une tendance !

Des institutions et des acteurs de la culture ont désormais recours au financement participatif, le « crowdfunding ». Son développement coïncidant avec la baisse des financements publics de la culture et du mécénat d’entreprise, on pourrait aisément considérer qu’il s’agit d’une tentative désespérée pour préserver ce qui peut l’être. Bien au contraire, le financement participatif est tout sauf une nouvelle forme de charité.

En fait, le modèle économique de la culture est menacé depuis longtemps (ou en mutation, diront d’autres) et il ne faut pas faire mine de découvrir les très grandes disparités entre ceux qui parviennent à tirer leur épingle du jeu (que penser en effet du budget de fonctionnement de l’association de préfiguration de la Philharmonique de Paris qui passe de 170 millions à 386,5 millions d’euros selon un récent rapport du Sénat ?) et un système qui a depuis longtemps reposé sur le rôle majeur de l’état central, des collectivités et des élus mais aussi, disons-le tout net, sur une économie de la précarité, sur la courtisanerie, sur l’opportunisme, l’entre-soi, le fait du prince, le système D, la concurrence à mots à peine couverts.

Au milieu de tout cela, les acteurs culturels tentent, avec un professionnalisme qui n’est pas assez connu et reconnu, de gérer, donner accès, promouvoir, expérimenter et développer des actions et des missions culturelles dont l’intérêt général ne doit pas être  remis en cause (même si c’est hélas de plus en plus le cas). Ils sont les premiers à prouver au quotidien que de nombreuses pistes peuvent être explorées pour renouveler de façon soutenable le modèle économique de la culture.

Parmi ces pistes, nous y reviendrons dans un prochain article à propos de l’expérience de Reims, de nombreuses solutions proviennent de la finance elle-même ou du secteur bancaire comme les produits d’investissement ou encore plus récemment du monde des assurances, d’autres proviennent des acteurs du terrain eux mêmes comme l’épargne solidaire, la participation au capital d’un financeur culturel, le mécénat de compétences, le mécénat en industrie, les fonds de dotation, etc. On trouve également des formes importantes de cofinancement par le biais de recettes dites « annexes » basées sur des services au public développés par le partenaire qui viennent étendre la capacité des acteurs et préservent la mission de service public.

Le financement participatif fait partie de ces « nouveaux leviers ». En réalité, cela ne date pas d’hier mais quand on dit crowdfunding cela fait tellement plus tendance, exotique et nouveau ! Le financement participatif se développe (même si il reste encore marginal en France notamment en raison de son coût en communication et marketing) parce qu’il a démontré sa viabilité dans les domaines de l’innovation ouverte et du financement de projet par le biais de l’Internet et des réseaux sociaux et qu’il répond de façon très concrète et efficace aux aspirations citoyennes grâce à sa très grande capacité d’initiative individuelle et collective.

On pourrait véritablement parler de nouveauté si nous considérions l’intégration du financement participatif comme un outil à part entière de la gestion culturelle en faisant en sorte de répondre à des besoins ponctuels, des projets spécifiques mais également à la constitution des moyens nécessaires à la conduite de la mission culturelle. En ce sens, même si il règne un certain flou juridique et que des pratiques très hétéroclites se multiplient, les processus, les outils et les méthodes employés dans le financement participatif mériteraient plus d’attention.

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