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Nesta calls for arts funding shake-up

Investment in R&D, venture funding, and crowdfunding are major missed opportunities for the arts sector, according to a new report.

Arts funders need to do more to support research and development (R&D) and bring the sector in line with the rest of the UK economy, according to a new report by Nesta. The research charity is calling on Arts Council England (ACE) to allocate at least 1% of its budget (£6m a year) towards R&D funding, to help organisations explore new operating models, audience engagement schemes, and ways of creating cultural value. The report predicts that this, along with a £10m a year pool for piloting venture funds, accelerators and supporting crowdfunding, could result in up to £72m in additional funding for the arts over three years.

Pointing out that the income profile of the UK’s main subsidised arts organisations – 40% funding, 50% earned income and 10% contributions – is little changed since the outset of the recession, the report claims that the arts funding system is no longer “adequate or sufficiently sustainable”. More needs to be done to “make public money work harder”, and capitalise on the arts’ ability to develop outputs with “substantial commercial potential” and engage investors “who want to combine financial, social and artistic impact”.

The UK spends 1% of its gross output on scientific and technological R&D and Nesta is calling on the arts sector to bring itself in line with this. Other recommendations include the establishment of an accelerator programme for the arts, to “develop the most promising ideas into new ventures”, and an impact fund, “to provide capital for the stage which comes after”. It also suggests that, in certain cases, public funding should be turned into investment, be it on a profit-share bases, or conversion into loans or equity, so that “some of the revenues can flow back into new grants”. To capitalise on the approximately £360m raised through crowdfunding in the UK last year, Nesta is calling on arts-funding bodies to pilot different models of matched–funded crowdfunding. However, it acknowledges that more research is needed in this area, to ensure adopted models do not unfairly favour particular groups, such as those with wealthy or technologically savvy networks.

In response to the report ACE Chief Executive Alan Davey pointed out that ACE is “already investing over £6m in R&D projects”, although this figure includes £5m given to the Digital R&D Fund, which is now closed. He added that ACE anticipates the launch of “a social investment programme to support arts activities which generate social impacts and outcomes” and is “exploring options for crowdfunding”, beyond its support for the National Funding Scheme.

The publication coincides with the launch of ACCELERATOR, a commission-free crowdfunding platform for creatives, run by IdeasTap. The charity will reward the “strongest” two projects – those that display “original ideas and strong pitches, backed up by a viable business model” – every month with a £500 grant.

By Frances Richens.

Source : Nesta.

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Reims, un temps d’avance

En matière financement de l’action publique, la conjoncture dans laquelle nous nous trouvons est désormais fortement impactante pour les collectivités territoriales. Tous les domaines d’intervention sont effectivement concernés et il faut dire et redire ici que si la crise est venu amplifier le phénomène, on ne peut lui faire porter la responsabilité de tous les maux. Les crédits publics diminuent depuis de longues années : réformes (et non réformes) de l’Etat, de la fiscalité locale et des collectivités et la réorientation des financements européens ont notamment modifié l’ingénierie financière des acteurs publics et leurs capacités à trouver les ressources nécessaires pour continuer à vivre au-dessus de leur moyens tout en maintenant leur capacité de financer leurs actions et leurs projets. Il est donc logique de voir désormais cette capacité évoluer, muter, s’adapter aux nouvelles réalités d’aujourd’hui.

Ce que certains appelaient de façon péremptoire l’économie du 100% subventions publiques est révolue et la relation de partenariat entre le public et le privé, entre le collectif et le particulier, est devenue essentielle pour favoriser, initier, développer et pérenniser bon nombre de projets.

Certains acteurs, dont certaines collectivités territoriales, ont pris les devants en recherchant de nouvelles modalités de cofinancement en explorant de nouvelles pistes, notamment à travers le mécénat, les services au public, le développement de recettes annexes, les fonds d’investissements, les fonds de dotation et autres outils qui sont désormais plus que jamais à leur disposition.

En matière de mécénat, si il faut se réjouir que le dispositif fiscal n’ait pas été revu à la baisse par l’Etat en 2012, il faut tout de même craindre que cela se produise en 2013 et la nécessité de s’adapter à l’évolution de ce domaine, évolution qui face à la baisse globale des dons, conduit les acteurs, les institutions et les services publics à miser sur de nouvelles approches qui se fondent notamment sur la relation de proximité. C’est là que des collectivités ou des villes comme Reims, au travers du rôle que la culture joue dans la qualité de son cadre de vie et de la place déterminante que tient le critère de qualité du cadre de vie dans le rayonnement et l’attractivité du territoire, tient un atout majeur et doit pouvoir en exploiter pleinement les potentiels.

C’est en effet toute la diversité des sources et des ressources qui sont désormais mobilisables, conduisant ainsi les acteurs à considérer de manière précise le recours à des formes de financement privé pour accompagner le financement public et non s’y substituer. C’est l’inévitable recentrage de la mission de service public sur ses cœurs de métiers et ses missions régaliennes qui s’opère, la droite comme la gauche l’appellent de leurs vœux, chacun à sa manière. En abandonnant de vastes étendues de domaines de compétences sans véritable cohérence de traitement dans accompagnement de transition, de transfert, de compensation ou d’indemnisation selon les secteurs d’action concernés, les collectivités territoriales et locales se retrouvent dans une situation qui est lourde d’ambigüités. Pour faire face à ces ambigüités, il faut beaucoup de discernement et de courage politique.

Cette nécessité incite donc à imaginer toutes les ressources possibles dans leur grande diversité. Cette diversité conduit également à ne plus simplement rechercher la sollicitation ponctuelle au partenaire mais à s’inscrire dans une relation sur la durée. Pour qu’il y ait relation il faut qu’il y ait sens à mutuellement s’investir dans une démarche qui doit être « gagnant-gagnant » comme on dit communément, qui doit être sécurisée au plan juridique et financier et qui produit de la valeur ajoutée pour le projet, son public et ses acteurs.

C’est donc désormais la question des nouveaux outils de gestion et des supports de ces formes de financement qui doit être développée par ceux qui souhaitent avoir recours à ces nouvelles ressources. De nombreuses solutions proviennent de la finance elle-même ou du secteur bancaire comme les produits d’investissement, d’autres proviennent du monde des assureurs mais aussi des acteurs du terrain eux mêmes comme l’épargne solidaire, la participation au capital d’un financeur culturel, le mécénat de compétences, le financement participatif, etc.

On trouve également des formes importantes de cofinancement par le biais de recettes dites « annexes » basées sur des services au public développés par le partenaire qui viennent étendre la capacité des acteurs publics et préservent la mission de service public.

Dans tous les cas, il s’agit là aussi d’une ingénierie spécifique qu’il convient d’étudier.

Face à la multiplication des besoins, des modalités et des ressources, l’objectif est donc d’adopter les outils et la gestion les plus pertinents et structurants pour la soutenabilité de l’action publique et les collectivités ne sont pas en reste en la matière, bien au contraire, elles sont souvent pionnières !

Reims figure parmi celles-ci, avec une singularité très signifiante : la création en 2010 d’une mission mécénat directement initialement intégrée à la Direction des Affaires Culturelles. Cette mission mécénat est ensuite « remontée » dans l’organigramme des services de la municipalité pour être désormais rattachée à la direction générale, ce qui constitue en soit un fort niveau de prise en compte de l’intérêt de la relation partenariale aux opérateurs économiques dans tous les domaines et champs de compétence de l’action publique. De nombreux projets peuvent être ainsi accompagnés pour partie et complément par une ingénierie, des outils et des démarches maîtrisés, ce qui est une assurance supplémentaire et réciproque pour les partenaires.

Parmi ses outils, le fonds de dotation figure en bonne place. En effet, au regard des expériences de fonds de dotation existant en France ou des dispositifs similaires en place à l’étranger, il apparaît intéressant de se pencher sur leur pertinence et leur intérêt. C’est en tout cas ce que plusieurs collectivités étudient, comme Reims actuellement.

A titre d’exemple, au risque de surprendre, il faut bien reconnaître que Reims a un temps d’avance sur un territoire comme Lyon, pourtant très à la pointe et pionnière dans de très nombreux domaines. La Communauté Urbaine de Lyon n’a jusqu’à présent songé au fonds de dotation que de façon ponctuelle, sans parvenir à structurer ses démarches de mécénat comme le fait déjà Reims. On pourrait dire la même chose d’autres métropoles réputées dynamiques et créatives comme Nantes, Bordeaux ou Paris, qui n’ont pas encore songé à structurer leurs démarches comme le fait déjà Reims. Celles-ci n’utilisent le fonds de dotation que dans sa définition la plus stricte et n’ont pas encore cherché à l’appréhender de la façon la plus large possible.

Le fonds de dotation a été créé par la loi de modernisation économique du 4 août 2008. Il est une personne morale de droit privé à but non lucratif qui capitalise les dons en vue de la réalisation d’une œuvre d’intérêt général. Cette notion d’intérêt général est essentielle, notamment au regard de son acceptation au sens du droit communautaire. Cela permet de préfigurer les outils de développement de l’action publique.

Nos voisins britanniques et néerlandais, ou encore les canadiens, pourtant très coutumiers du partenariat public privé, semblent particulièrement intéressés par le fonds de dotation et étudient en ce moment les modalités qui permettent de l’ « agenciariser », voire de l’ « institutitonnaliser ».

C’est une des pistes qui est en cours d’exploration à Reims. Nous aurons l’occasion d’y revenir une fois ces travaux et réflexions aboutis mais il est clair qu’en cherchant à se doter d’un véritable outil de développement du territoire et d’accompagnement de l’action publique, la Ville de Reims et sa mission mécénat sont probablement en train de montrer le chemin.

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United we stand? Arts funding and the limits of loyalty

Our united front might be jeapordising the future of funding, says Rachel Briscoe. Photograph: Stuwdamdorp / Alamy/Alamy

A year ago, Arts Council England (ACE) went through a process of deciding which cultural organisations would continue to receive funding and which would not. A friend and I joked about sending anonymous parcels to ACE each containing a pair of scissors (safe children’s scissors to avoid being hauled in on terrorism charges) with a label attached, bearing the name of an organisation that we felt did not deserve to receive any more funding.

We joked about setting up a website called RFOslash.co.uk where people could vote, X-Factor style, on which organisations to get rid of. In the end we didn’t send any scissors or set up a website. There were winners and losers when ACE made its decisions and the people affected were either happy or unemployed.

I want to be very clear that this blog levels no criticism at ACE. I’ve always found its staff to be helpful and straightforward, doing a difficult job well. It sends assessors to see the work of organisations they fund. These assessors are often artists themselves, able to inform their feedback with a genuine understanding of artistic practice. Through this and other mechanisms, it seems to me that ACE try very hard to have a dialogue with artists and listen to informed opinions. Yet, we, the artistic community, don’t make it easy for them.

The theatre community is the sub sector of the community that I’m most familiar with. I run a company called fanSHEN, which is funded on a project-to-project basis – I also work with other organisations, some regularly funded by ACE, as a director and/or producer. From where I’m standing, all elements of the theatre ecology seem incredibly loyal. Even in the face of this year’s savage cuts, we presented a Spartacus-like united front.

No one did propose that anyone else should be cut and this loyalty is something to celebrate. In an environment where support for arts funding is not as unconditional as it is in perhaps Germany or France, we would be doing our sector’s public image no favours by backstabbing and infighting. United we stand. Divided we jeopardise the future of arts funding.

Except I’m not sure. ACE receives its funding from the National Lottery and the Department of Culture, Media and Sport (DCMS). This is public money which comes from taxes paid by all adults earning over the £7,475 annual threshold. So by protecting members of our community who receive public money, then make improper use of these funds, we are sanctioning the misuse of taxpayers’ money. We are allowing a small handful of irresponsible organisations to steal money from ordinary people.

I’m not engaging with the …but is it art? debate here. All art is subjective. There are organisations that produce work a million miles from my own personal taste, but whose appeal to others I appreciate. What concerns me is organisations that spend disproportionate amounts of public funding on people who don’t do their jobs properly and on things they don’t need. If these were private companies dependent on a business model for survival, they would be going into liquidation.

Let me be clear: these organisations are in the minority. The cultural sector is not full of bad apples but they do exist – ask any arts professional off the record and they should be able to give you a top three. But only off the record. So why does this happen?

Firstly, whistle-blowers endanger their future employment prospects and secondly, nobody wants to live in a surveillance state, constantly worrying that the marketing intern or the finance assistant is filing reports to Big Brother. A breakdown of trust is hardly conducive to exploration and creativity: how could organisations take risks if they were paralysed by the fear of someone reporting them to the Arts Council for misuse of public funds?

And then there’s reason number three.

With the complex patchwork of freelance, part-time, fixed term and full-time work that characterises the income stream of many of us who work in the arts, how many of us can honestly say that we’ve never worked for a publicly funded organisation that misuses their funding? Maybe we have even profited directly from this misuse. We don’t say anything about these organisations because if we did, we wouldn’t get paid.

I don’t have any answers. I don’t know how we do the unthinkable and break ranks, or even if it would be helpful in the long run. But I know that through our complicity, we’re playing into the hands of those who argue that all cultural funding is a waste of public money. It only takes one complacent, lazy or irresponsible organisation to discredit a productive, hard-working and vibrant arts community – why take that risk, especially at a time when the government are actively looking for spending areas to cut?

Something has to be done. It has to be more sensitive and more of a dialogue than RFOslash.co.uk or mailing Crayola scissors to Alan Davey. It also has to be something which protects the individual against the negative repercussions of speaking out. I don’t know what it is but I do know that united in this way, we stand for dishonesty, fear and stagnation, not the dynamism and capacity to ask questions that originally drew me to the arts sector.

Rachel Briscoe is creative director of fanSHEN – fanSHEN works in live performance, telling stories of real people exploring big ideas. Follow them on Twitter @fanshentheatre

Source : The Guardian

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