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Arts Council of England launches a Renaissance Strategic support fund for museums

Photographie : Dan Chung

Today we announce further details of our Renaissance Strategic support fund, which is part of our wider Renaissance programme for regional museums.

The funds will be invested in geographic locations not served by our Major partner funding, and will support specific areas of work that demonstrate innovation, resilience and sustainability, encouraging collaboration within the museums sector in England.

Funding in two stages

There will be two stages to the Renaissance Strategic support fund. In the first stage in 2012/13, there will be approximately £7 million available, and in the second stage, up to £15 million a year in both 2013/14 and 2014/15.

Alan Davey, Chief Executive, Arts Council England commented:

‘We have been supporting innovation, developing sustainability and encouraging collaboration through the various parts of the Renaissance programme since October 2011.

‘In announcing this final part of Renaissance, I hope that museums who have not already benefitted from the programme will be able to use these funds to help ensure a healthy future’.

Stage one

In 2012/13, we will commission bids in the East Midlands and South Yorkshire – both of which we have identified as geographic areas that would benefit from Renaissance strategic support.
During this first stage, we will work closely with national bodies such as the Association of Independent Museums and the Museums Association to ensure commissioned projects promote resilience in the sector as well as research around governance models and workforce.

The remaining funds in 2012/13 will also be offered to Accredited museums to meet other strategic and geographic gaps.

We will be announcing the full list of museums and organisations that will benefit from the Strategic support funds as part of stage one by September 2012.

Stage two

The second stage in 2013/14 and 2014/15 will be an open application process, with up to £15 million available in both years. Second stage awards will take place in two rounds – one beginning in September 2012 for activity starting in April 2013, and the other in September 2013 for activity starting in April 2014.

Strategic support in these years will be for specific activity that will contribute to the Arts Council’s goals, as laid out in Culture, knowledge and understanding: great museums and libraries, particularly demonstrating resilience, sustainability and innovation.

Any Accredited museums based in England (except Major partner museums and National museums) with more than 15,000 visitors per year will be able to apply for between approximately £50,000 and £500,000.

Wider Renaissance programme

Renaissance – the Arts Council’s £43 million investment in the development of regional museums between 2012 and 2015 – includes: Accreditation, Designation, the Designation development fund, PRISM, the provision of national security advice, Major partner museums, Museum development providers, Renaissance strategic support, and a suite of national programmes.

Source : Arts Council of England

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Center for world culture

It will capture millions of imaginations. Starting with yours.

A SYMBOL OF PRIDE, A SPARK OF INNOVATION

The King Abdulaziz Center for World Culture is a dynamic and state-of-the-art institution that inspires a passion for learning, creativity, volunteerism and cross-cultural engagement. The Center is the result of a monumental, forward-thinking Saudi Aramco initiative that exemplifies the company’s commitment to the Kingdom and its communities. Dedicated to honouring Arab heritage, connecting Saudis to their culture and bringing world cultures to the Kingdom, the Center aspires to be a powerful stimulus for developing new ideas, perspectives and relationships. The Center is being constructed atop the oil-rich Dammam Dome, making it both a national landmark that commemorates Saudi Arabia’s first discovery of oil and a leading educational and cultural institution. The Center will open to the public in 2012 with a full schedule of exhibits, programs and events.

PURPOSE AND VISION

The Center will offer an array of exhibits, events and learning tools that engage and educate students, adults and scholars. Individually, these experiences will enable visitors to develop their potential as human beings; collectively, they will help Saudi society to succeed in an increasingly globalized world. By educating visitors about yesterday’s challenges and achievements, and exciting them about tomorrow’s possibilities, the Center will enrich lives and accelerate future accomplishments.

Source : Saudi Aramco

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Le musée Guggenheim, positif pour la Finlande

Annonce de la construction d'un musée Guggenheim à Helsinki.

La municipalité de Helsinki prévoit de construire un musée Guggenheim. Dans une étude de faisabilité demandée par la ville, la fondation Guggenheim a proposé comme site le quartier portuaire. Dans le débat autour de ce projet de prestige, il convient de privilégier son importance pour la réputation de la Finlande, estime le quotidien libéral Kainuun Sanomat : « Bilbao en Espagne est un bon exemple de la manière dont un musée Guggenheim peut forger l’image d’une ville. Sans le musée, on connaîtrait à peine cette ville, de taille inférieure à Helsinki. Le bâtiment, d’une architecture originale, est une curiosité fascinante. … Espérons que ce nouveau projet rassemble un nombre suffisant de personnes qui n’y voient pas uniquement les avantages financiers. Un rôle important revient à la ville d’Helsinki. Il ne s’agit pas seulement d’un projet local. L’image d’Helsinki est un élément essentiel de la réputation de la Finlande, et son renforcement une mission nationale. L’utilisation de dotations de l’Etat pour le projet est importante, même si cela n’est pas possible dans les années à venir, du moins en quantités substantielles. »

Source : BpB

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Une expo participative au Château de Versailles

Seconde livraison et transmission sympathiques cette semaine en provenance d’Aude Mathey (Culture et Communication), un article sur la manière dont de nouvelles démarches de communication peuvent servir et renforcer les objectifs d’expositions dans les hauts lieux de patrimoine. 

Avec son exposition « Le XVIII au goût du jour« , le Château de Versailles a déployé les grands moyens : partenariat avec le musée de la mode Galliera, le magazine Vogue, l’Express, le Bon Marché Rive Gauche, organisation d’un carnaval exceptionnel le 9 juillet, mise en ligne d’un jeu-concours pour tous les fondus de mode…

La communication et le marketing autour de cette exposition montre que les structures culturelles françaises peuvent elles-aussi, quoiqu’avec un peu de retard sur certains de nos voisins européens (je pense aux britanniques en particulier), rassembler et rendre festive une exposition, qui jusque là ne présentait que des costumes et des artefacts de la mode du XVIIème siècle.

Jean-Paul Gauthier © DR

Il est vrai qu’avec ses dentelles, la mode de cette année pouvait rappeler certains aspects de celle du XVIIIème siècle. Et c’est le pari qu’a fait le Château de Versailles : tabler sur la mode du XVIIIè revue et corrigée par nos stylistes actuels, bref mise au goût du jour…et ce avec le musée Galliera, et son fonds quasi inépuisable de costumes, le tout pour redynamiser le Grand Trianon, qui avec ses 511 000 visiteurs annuels est bien moins fréquenté que son petit homologue ou que la Château.

Dans cette exposition, les véritables costumes du XVIIIème rivalisent également avec ceux de Jean-Paul Gauthier, Pierre Balmain, Christian Dior ou encore Christian Lacroix et Vivienne Westwood. C’est ainsi que la Château de Versailles a noué des partenariats avec l’Express Styles et Vogue, une façon astucieuse de nouer des liens et rencontrer un public qui n’est pas forcément un habitué des cartels mais plutôt des catwalks : les fashionistas.

Vivienne Westwood. © DR

Qui dit mode, dit festif et entre soi. Le Château a par conséquent organisé un magnifique carnaval le 9 juillet. Oui oui ce n’est pas vraiment la période, mais qui s’en soucie ?

L’entrée, payante (entre 50 et 250€), ne rebute pas le public, nombreux et habitué aux soirées sélectives. Grandes eaux nocturnes, spectacles burlesques, événements décalés et concerts grandioses, tout est là pour créer une féérie et un teaser magnifique pour l’exposition. Une seule exigence pour venir à la soirée : être costumé bien sûr :

Soyez royal(e), courtisan(e), doge vénitien, mousquetaire, archiduc de Russie, dame de compagnie ou princesse persanne, votre seule exigence sera d’être à la hauteur des exigences de la Cour. Quelques sans-culottes pourront se mêler aux convives, à leurs risques et périls…
Vous devrez rivaliser d’inventivité pour assortir jupons, corsets, bas, souliers, perruques, mouches et y ajouter votre touche décalée.

Source : http://www.chateauversailles-spectacles.fr/le-carnaval-de-versailles-91.html

Et surtout masqué !

Source : www.thecherryblossomgirl.com/

 

Sources: leblogdelamechante.frwww.thecherryblossomgirl.com / www.misspandora.com 

Mais ne vous inquiétez pas, la fête continue ! Pour ceux que cela tente, il est toujours possible de continuer à se déguiser, se costumer, se pomponer pour participer au Concours de Styles… A la clef, un shooting de l’Express Styles, des bons d’achat, un appareil photo…

Inutile de vous rappeler que pour être incollable sur le XVIIIème siècle et ses accessoires, il faut aller faire un saut jusqu’au Grand Trianon… jusqu’au 9 octobre 2011 !

Page d’accueil du jeu-concours

Aude Mathey (Culture et Communication)

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Préfigurations du Centre Pompidou Virtuel

Voulant en savoir plus sur le Centre Pompidou Virtuel, Culture et Communication a enquêté et a interrogé Gonzague Gauthier, le webmestre et Community manager du Centre Pompidou et nous a très sympathiquement transmis cet interview exclusive.

Bonjour Gonzague. Parlez-nous un peu de vous. D’où venez-vous ? Qu’est-ce qui vous a amené au Centre Pompidou ?

Je viens du monde des études culturelles et de l’art plastique. A ce titre, mes recherches ont tenté de comprendre au prisme de la théorie institutionnelle des arts les formes d’art Queer – ce qui regroupait des thématiques de communauté, de pouvoir, d’esthétique, de communication, etc. Travaillant alors sur l’histoire de l’art féministe dans les institutions françaises, j’ai obtenu un stage pour elles@centrepompidou ; il s’agissait d’alimenter le site en contenu surtout… eh oui, un stage, c’est court !

Sur la base de mes propositions pour développer une vraie communauté autour de l’exposition, et à l’occasion d’une vacation de poste au sein du service multimédia, j’ai intégré le Centre Pompidou. Depuis, les besoins en terme de présence sur les réseaux sociaux des institutions culturelles évoluant, je fais évoluer la réponse du Centre. Je suis aidé dans cette démarche par une extraordinaire dynamique au sein du Centre Pompidou, portée par ce projet phare qu’est le Centre Pompidou Virtuel mais aussi par chacun des agents gardant en tête l’ADN du Centre (le contact avec ses publics et la recherche d’innovation dans la médiation).

En quoi consiste le métier de webmaster au Centre Pompidou ?

Je dois dire que je suis plus à l’aise avec la dénomination de Community Manager, même si elle apparaît à l’heure actuelle en règle générale un peu fourre tout – je suis persuadé qu’elle évoluera au fil des années. Cependant, le site internet est un outil collaboratif ! Un outil de mise à disposition des contenus aux publics : et à ce titre, mon intervention est moindre puisqu’il existe une partie de l’équipe dédiée à cette organisation. Un outil d’ouverture des contenus : à ce titre, chaque agent participe dans la mesure de son travail à cette expérience. Un outil qui possède une complexité technique gérée à l’heure actuelle dans le cadre d’un mécénat de compétence et dont les services informatiques du Centre Pompidou se saisissent en partie. Mon intervention en tant que Community Manager consiste à venir en soutien de la chef de projet actuelle, et concrètement à mettre en ligne du contenu et à assurer la pérennité du site actuel, à la faire vivre encore pendant quelques mois. Sur le Centre Pompidou Virtuel, il s’agira là aussi d’agencer une partie des contenus, notamment institutionnels.

Mais surtout, ce sera l’évolution de l’espace personnel, la mise en place d’un écosystème, de nouveaux usages, déjà constitué par de nombreux projets satellites et qui intégreront le site petit à petit. Il s’agit de penser non plus le site en soi, mais comme un élément cohérent avec un écosystème d’ensemble.

La réponse est un peu complexe, mais un projet tel que le CPV (Centre Pompidou Virtuel [ndlr]) fait véritablement évoluer les lignes de chaque métier…

Venons-en maintenant au Centre Pompidou Virtuel. Pouvez-vous nous en dire un peu là-dessus ? Nous avons entendu M. Seban parler de numérisation des collections, des contenus… Mais sur votre fond, cela va prendre un temps incroyable, à quand la première version du Centre Pompidou Virtuel ? Allez-vous attendre d’avoir tout numérisé, d’avoir abouti le projet ou alors allez-vous le lancer à mi-parcours ?

Nous sommes sans cesse à mi parcours entre le début de l’aventure du Centre Pompidou et  la suite de ce que nous voulons mettre en place. Nos fonds sont incomplets de toutes les productions artistiques et culturelles qui n’ont pas encore été produites. C’est un peu pareil pour le Centre Pompidou Virtuel : il est sans cesse en évolution. Il ne s’agit pas de s’arrêter sur un objectif de mise en ligne qui de toute façon évolue aussi vite qu’évoluent nos fonds. Il s’agit d’avoir comme ligne d’horizon la meilleure offre possible. Cela passe par la mise en place d’outils performants qui accueilleront indifféremment des quantités de ressources  numériques croissantes. Oui, la numérisation va prendre beaucoup de temps ! D’autant qu’elle s’accompagne d’une négociation importante sur la libération des droits, afin que le Centre Pompidou puisse rendre accessible des conférences, des reproductions d’œuvres… un maximum de sa production des 35 dernières années au plus large public possible. Nous mettrons donc tout cela en ligne progressivement. L’ouverture à la fin de l’automne du Centre Pompidou Virtuel sera l’ouverture d’une interface, d’un centre de ressource, et non d’un fonds figé. D’autant qu’au-delà des contenus, l’outil lui-même évoluera.

Quelles seront les avancées proprement technologiques de ce projet (mis à part sa complexité) ?

Je pense que la complexité n’est pas une avancée en soi… il faut faire avec. On ne fait pas un projet pour se frotter à la complexité qu’il recèle – en tout cas, nous n’avions pas cette volonté sur le Centre Pompidou Virtuel. De même pour les technologies, elles ne sont pas un but. Il est vrai que lorsque le président Alain Seban a désiré mettre en place ce projet stratégique, il avait l’ambition que le Centre Pompidou ne se laisse pas dépasser au niveau technologique dans les prochaines années, et même qu’il innove. Cela a très vite engendré la nécessité de structurer notre centre de ressource de manière sémantique – d’autant qu’il était nécessaire de guider l’internaute dans la masse des informations qui sera mise en ligne.

Avec notre partenaire Logica, une réflexion sur la technologie utile, au service des ressources, a donc été mise en place. Elle se continue d’ailleurs avec une phase de test auprès des utilisateurs (La possibilité de candidater est offerte à chacun encore pour quelques jours ).

L’autre point fort de l’aspect technologique du Centre Pompidou Virtuel, c’est sa conception en technologies libres. Il faut que le CPV fédère une communauté, y compris technique : ce n’est pas que le média soit prépondérant dans le message, mais il est une partie essentielle de celui-ci. Nous voulons que le Centre Pompidou agisse comme le média des évolutions de notre société, et pour ce faire qu’il puisse évoluer avec elle.

Quelles réflexions avez-vous porté sur les nouveaux médias ? Le Centre Pompidou Virtuel ne sera-t-il qu’un site web de musée supplémentaire ? Allez-vous développer de nouvelles applications ?

Sans faire de démagogie, je pense que la meilleure réflexion qu’on puisse porter sur les nouveaux médias, justement, c’est de ne pas les considérer à part. Pour filer l’idée précédente, je pense qu’il est important de faire du cross média, de se dire que l’ensemble des dispositifs de transmission et de communication du Centre Pompidou constituent un média en soi. Il ne faut pas déconnecter les uns des autres, tout en gardant à l’esprit leur spécificité. Le CPV ne sera pas un site web de musée supplémentaire pour cette raison qu’il est une plateforme en lui-même, certes, mais qu’il crée sans cesse du lien avec les autres médias au sens très large du terme. Il crée aussi le lien avec la réalité de musée, des spectacles vivants, des conférences, des fonds des deux bibliothèques, des recherches de l’Ircam…

Quant à savoir si nous allons développer de nouvelles applications, je crois que cette rapide présentation du projet rend la réponse évidente ! Nous avons vocation à évoluer avec les besoins et les envies de nos publics, mais aussi de ceux qui n’en font pas encore partie. Je pense que la mutation profonde qu’ont opérée art et culture au XXème siècle rend cette évolutivité nécessaire d’autant que cela s’accélère avec le XXIème siècle. Il s’agit donc d’une double contrainte de créer de nouvelles applications qui répondent à la volonté de valorisation des fonds, d’accès aux contenus et aux savoirs, mais aussi de répondre à l’évolution des formes d’accès. L’apparition du web mobile par exemple est une question cruciale que nous prenons à bras le corps, dans une réflexion globale.

Sur ce projet, comment allez-vous travailler avec la Bpi ? Va-t-il y avoir un rapprochement des deux entités comme dans le bâtiment ?

Le Centre Pompidou et la Bpi travaillent ensemble sur de nombreux sujet. Nous avons par exemple mis en place au niveau de nos identités numériques des passerelles. Car il est vrai que l’identité du Centre Pompidou lui-même doit se baser sur un travail d’identités thématiques – un axe porté par la Bpi, mais aussi par les autres programmateurs tels que ceux du DDC (qui organise les conférences du Centre, les spectacles vivants, les cycles cinémas), l’Ircam, etc.

Ce rapport devrait se renforcer dans les prochains temps avec, nous l’espérons, la construction de certains outils communs. Que ce soit la Bpi ou le Centre Pompidou plus largement, nous avons le souci des intérêts de nos visiteurs ; des visiteurs qui sont parfois différents et parfois les mêmes. Lors de sa création en 1977, le Centre Pompidou avait pour but de constituer une offre complète de la culture contemporaine : c’est cet esprit que nous perpétuons conjointement avec la Bpi.

Plus concrètement, si le site de la Bpi reste évidemment en place, ses contenus seront accessibles au sein du CPV ; le but étant de créer du lien entre tous les contenus et de valoriser ceux-ci.

Est-ce que ce nouveau site va également permettre de mettre sur pied un nouveau modèle économique ? Si oui en quoi consiste-t-il ?

Justement, c’est une partie de mon travail. Notamment car ce site est pensé comme un écosystème complet (à terme d’ailleurs, une exposition des données, une API, etc… seront mis en place pour que l’écosystème soit encore plus large). Le modèle a été pensé dès le début et sur un principe de base simple : le Centre national d’art et de culture Georges Pompidou appartient à tous les français, son accès sera donc entièrement gratuit. Aucune raison de faire payer les internautes pour ses contenus ! Tout ce qui sera présent dans le centre de ressource sera accessible de manière gratuite et non éditoriale, mais rendu lisible par la structuration sémantique. C’est le reste de l’écosystème qui portera l’échange commercial : achat de billets en ligne, boutique en ligne, livres numériques… Une économie du service en rapport direct avec nos ressources numériques, une économie du lien aussi avec nos partenaires. Le but est de rendre l’expérience utilisateur la plus complète possible et d’articuler cela avec la culture inaliénable du gratuit sur le web.

Avez-vous des premières images à nous fournir pour nos lecteurs ?

Malheureusement pour le moment, nous ne dévoilons pas de premières images… désolé ! Nous savons qu’un ou deux écrans circulent sur le web, mais ils ne sont pas ceux qui ont été retenus finalement. La raison est simple : nous organisons encore des beta-test qui sont susceptibles de faire évoluer l’ergonomie du site ; une avant-première pourrait induire les futurs internautes en erreur – ce serait dommage.

Mais on peut déjà dire que le design devrait surprendre. Comme je le disais, il est en constante évolution, comme le reste du projet, pour être en accord avec les impératifs du site, des contenus, des visiteurs… mais son esprit reste intact : c’est cet esprit radical qui nous a plu lors de la consultation, cet esprit radical que vous devriez découvrir lors de la mise en ligne du site !

Entretien réalisé par Aude Mathey (Culture et Communication).

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Pour mémoire, l’entretien d’Alain Seban invité du Buzz Média Orange – Le Figaro en mai dernier.

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Le futur des musées repose toujours plus sur leur capacité « en ligne »

Le British Museum de Londres. Photographie : Graeme Robertson

Au début du mois de juillet de l’année dernière s’était tenue une rencontre à Londres où Neil MacGregor, directeur du British Museum, et Sir Nicholas Serota, directeur de la Tate, avaient débattu parfois de manière tout à fait croustillante à la très prestigieuse London School of Economics and Political Science de la question du musée au XXIème siècle lors d’un événement co-organisé avec Thames & Hudson pour les 60 ans de la prestigieuse école londonienne.

Un podcast a été mis en ligne permettant ainsi d’écouter l’intégralité des échanges et, pour celles et ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’y participer, Conxa Rodà, (chef de projet au Musée Picasso de Barcelone) nous mentionnait les 5 principaux enseignements à retenir, extraits parmi les publications du Guardian et de Social media and Communication, et que nous résumons ainsi :

  • La relation entre les médias et les musées s’est transformée : on voit de plus en plus les musées figurer dans les rubriques « News » et plus seulement dans les rubriques « Arts », c’est un nouvel espace de conquête et de développement pour l’avenir.
  • Le futur des musées reposera toujours plus sur l’Internet : la relation entre les institutions et leurs publics sera transformée plus encore avec Internet et les musées dans leur organisation deviendront plus proches d’organisations multimédia.
  • Les musées auront une audience mondiale et seront les lieux où les personnes du monde entier pourront échanger. Les institutions qui prendront cette problématique à bras le corps, le plus tôt et le plus loin possible, seront celles qui dans l’avenir feront autorité.
  • L’avenir verra les musées devenir des éditeurs et des diffuseurs de programmes en soi et nous verrons leurs équipes travailler de plus en plus en ligne pour plus d’efficacité  en utilisant et déployant plus de ressources mises en ligne.
  • Le défi qui devient de plus en plus important repose donc sur la capacité des équipes de travailler autant en ligne que dans les salles car un des enjeux est bel et bien la possibilité d’une meilleure et plus importante communication entre les conservateurs et les visiteurs.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Nous vous proposons de rassembler vos contributions et de faire le point ces mutations importantes dans le monde des musées. Parfois souhaitées ou parfois subies ces mutations bousculent les habitudes et réinterrogent les métiers, mais jusqu’à quel point ? A vos claviers !

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L’Estonie a besoin de son musée national

Depuis des années, l’Estonie prévoit l’aggrandissement de son musée national. Le quotidien Postimees critique les lenteurs du processus : « Il ne s’agit pas d’une chose banale et son utilité ne peut pas être quantifiée par des concepts quotidiens. Nous ne nous y rendrons certainement pas tous les ans non plus. Mais rien que le fait de savoir qu’il existe une telle institution est d’une valeur inestimable. L’histoire spécifique du petit peuple estonien tourne autour de son existence – ou non. Cette incertitude constante et les doutes personnels sont notre essence. Pour cette raison, toute étape qui nous rapproche, qui nous aide à surmonter nos doutes et qui contribue à nous prendre au sérieux, est la bienvenue. De ce point de vue, le musée national fait parti des bastions les plus solides que l’on puisse imaginer et doit ainsi être un projet particulièrement important pour tous les citoyens estoniens. Le scandale autour du monument de la liberté ne portait pas sur son apparence finale, mais sur le temps nécessaire à sa construction. Le musée national ne doit pas subir le même sort. »

Source : BpB

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Le rôle social du musée, agir ensemble et créer des solidarités

Publié par l’Ocim, en partenariat avec la Fédération des écomusées et des musées de société, cet ouvrage explore deux champs de réflexion : la question de l’exclusion sociale comme objet d’étude et de collecte dans le champ patrimonial et l’exclusion de fait, de certains publics, dans les musées.

Sommaire

Avant-propos (Julie Guiyot-Corteville et Louis-Jean Gachet)

1. Musée, société, exclusion : approches culturelle et socio-économique

  • Le rôle social du musée (Élisabeth Caillet)
  • Le musée des trous de mémoire : collecte autour de l’exclusion (Julie Guiyot-Corteville)
  • Aux marches du musée (Philippe Mairot)
  • Exclusion et lien social (Gilles Ferréol)
  • Nouvelle approche de la richesse des exclus (Jean Gadrey)

2. Décloisonner le musée : mise en lumière d’actions de médiation adaptée

  • L’action culturelle en direction des publics dits du champ social : objectifs et enjeux (Michèle Protoyerides)
  • L’exclusion économique : l’exemple de l’écomusée de l’Avesnois (Anne-Marie Stiévenart)
  • Les actions hors les murs menées autour de l’exposition Le Roi Arthur, une légende en devenir aux Champs Libres à Rennes (Yves-Marie Guivarch)
  • L’accompagnement culturel des personnes en parcours d’insertion : créer des liens structurels et adopter de nouvelles postures (Éric Ferron)
  • L’exclusion des thématiques muséales : l’exemple de l’écomusée du Val-de-Bièvre (Alexandre Delarge)

3. Développer des partenariats : regards croisés de professionnels de la culture et du champ social

  • Vers un apprivoisement mutuel (Cécilia de Varine)
  • Franchir les portes des musées, c’est partager notre patrimoine commun et s’y inscrire en tant qu’individus et citoyens à part entière (Dominique Longueville)
  • Le décloisonnement social : des actions culturelles et artistiques à l’hôpital psychiatrique (Madeleine Abassade)

Collectif (sous la direction de Angèle Fourès, Delphine Grisot, Serge Lochot)

Collection Les Dossiers de l’Ocim

Editions OCIM (Office de Coopération et d’Informations Muséographiques)

Mars 2011 – 190 pages

15.00 euros (format papier)

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Plus d’autonomie aux grands établissements publics museaux et patrimoniaux…mais malgré tout des subventions croissantes et des recettes propres insuffisantes

Deux rapports de la cour des comptes, un sur les musées nationaux sur la période 2000-2010, l’autre sur le Centre des Monuments Nationaux pour le Sénat sur une période plus courte 2004-2009, éclairent d’un jour nouveau la problématique d’autonomie des grands établissements publics muséaux et patrimoniaux au regard des objectifs d’augmentation de leurs ressources propres. En effet, ces deux rapports montrent  que nonobstant l’autonomie laissée à ces structures, l’Etat n’a pas diminué au contraire le soutien, sous formes de subventions, dotations et personnels mis à disposition, à celles-ci.

Qu’on en juge sur la période 2000-2010 les musées nationaux ont vu les dépenses budgétaires de l’Etat (subventions de fonctionnement et d’investissement, crédits de personnel) augmenter de 58% de 334M€ à 528M€, soit bien plus que le budget du ministère de la culture qui n’a progressé que de 32% sur cette période. Si une partie de cette augmentation s’explique par un nouvel établissement (le quai Branly) très budgétivore (52M€ de subventions annuelles) et quatre musées rénovés, cela ne saurait expliquer la totalité de cette progression.

Les deux rapports mettent le doigt sur la problématique des personnels payés par l’Etat (Ministère de la Culture) et qui ne figurent pas dans le budget des opérateurs à la notable exception du Louvre, de Beaubourg et du quai Branly, qui rémunèrent tous leurs personnels. Pour des établissements comme Orsay, Versailles ou le Centre des Monuments Nationaux, ces personnels représentent respectivement 2/3, 70% et 36% des personnels travaillant pour ces établissements.

Ainsi, en réintégrant les personnels au prorata des emplois concernés dans les contributions de l’Etat à ces opérateurs, les taux d’autofinancement (c’est-à-dire le ratio des ressources propres sur les dépenses) baissent considérablement à Versailles, Orsay et au Centre des Monuments Nationaux.

  • A Versailles, le taux de subventions de 12% triple, menant à un taux d’autofinancement de seulement 60% à 2/3 (bien loin de la quasi-autonomie revendiquée par le président de l’établissement)
  • Orsay se retrouve dans la norme des musées avec un taux d’autofinancement d’un peu plus de 35% (et non plus 66%)
  • Le Centre des Monuments Nationaux dont le taux d’autofinancement sans prise en compte des personnels payés par l’Etat, s’est effondré de 92% à 77% en 3 ans de 2007 à 2009, se rapproche de la barre des 50% en intégrant les personnels rémunérés par l’Etat.

Parmi ceux qui intègrent leurs personnels en totalité, seuls le Louvre et les arts décoratifs tirent leur épingle du jeu avec pour le 1er 45% d’autofinancement (en forte progression sur la période, de moins de 30 % à 45 %), 42% pour le second, « les mauvais élèves de la classe » étant Beaubourg et le quai Branly avec respectivement 22% et 25% d’autofinancement, malgré des fréquentations élevées (respectivement 3,5 et 1,5 millions d’entrées en 2009).

Le rapport sur les musées reconnaît d’ailleurs que le taux d’autofinancement « cible » des musées nationaux déterminé par la LOLF fixé en 2003 à 43%, réajusté à ce même taux en 2008, est désormais fixé en baisse de 4 points à 39% pour 2011.

Comment expliquer dès lors que dans une conjoncture porteuse (augmentation de fréquentation, inflation de tarif générateur de ressources) ces établissements aient eu recours à plus de subventions, alors que le contraire aurait dû se passer ?

La réponse tient dans plusieurs facteurs :

  • Tout d’abord, l’inflation des personnels des Etablissements Publics Muséaux  avec plus de 1300 Equivalents Temps Plein supplémentaires sur 10 ans dus à 4 établissements publics (Le Louvre, Beaubourg, Quai Branly, Versailles) dont la moitié sur Le Louvre (674 emplois). Si ces emplois sont en partie justifiés par le déploiement de ces établissements, l’exemple du Louvre montre qu’une augmentation de 15 points du taux d’ouverture des salles (de 75% à 90%), soit 20% de progression, a généré une hausse des emplois correspondants de 37%, soit presque le double. L’Etat a donc bien fait d’appliquer la règle de non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite à ces opérateurs nonobstant leur protestation.
  • En second lieu, l’augmentation des dépenses de fonctionnement qui, si elle est peu détaillée par le rapport sur les musées nationaux, est clairement pointée du doigt dans le cas du Centre des Monuments Nationaux, avec une augmentation des personnels du siège, qui prennent 3 points d’augmentation à plus de 25% du total, ainsi qu’une croissance considérable des dépenses de communication par rapport à 2007 en 2008-2009 (+60 % des rémunérations d’intermédiaires et honoraires soit + 0,3 M euros et surtout + 24 % des charges externes diverses soit + 1,4 M euros)
  • Enfin, l’Etat « se tirant une balle dans le pied » avec les nouvelles mesures de gratuité sur les 18-25 ans, qui ont nécessité de nouvelles subventions, diminuant ainsi les ressources propres, sans compter que les calculs de compensation de cette gratuité ont dégagé des sur-subventions évidemment non rétrocédées (cas du Centre des Monuments Nationaux avec 1M€ d’écart, 4M€ de subventions alors que la perte de recettes n’a été de fait que de 3M€)

Ainsi, au Louvre, les subventions et dotations de fonctionnement, comme le révèle l’annexe 2 du rapport, ont quasiment triplé de 2000 à 2010 de 43M€ à 115M€ et à Beaubourg, elles ont progressé de 10M€ de 69M€ à 79M€, quand, sur une période plus courte  (2006-2009),  les subventions du Centre des Monuments Nationaux augmentaient elles de 10M€ (passant de 8 à 18M€).

Dans une telle conjoncture, que les subventions de fonctionnement (hors personnel) de ces établissements soient amputés de 5% cette année est donc tout à fait légitime, les établissements devant trouver dans l’augmentation des ressources propres et pas seulement dans les recettes billetterie (c’est-à-dire les entrées), de nouvelles marges de manœuvre.

Le rapport, en agrégeant les résultats de la Réunion des Musées Nationaux qui gère les boutiques des grands établissements aux recettes des musées nationaux, dans un graphique page 54 ne fait que survoler la question des ressources commerciales hors billetterie et notamment boutique, dont on apprend qu’elles représentent 11% à 81M€ des ressources de fonctionnement  du système agrégé musées nationaux + Réunion des Musées Nationaux, les recettes propres des musées en représentant 23% à 178M€.

Or plutôt que comme dans un récent rapport (rapport Benhamou – Thesmar « valoriser le patrimoine culturel français ») mettre l’accent sur les hausses de tarif en arguant que les musées nationaux ne sont pas assez chers par rapport à la concurrence internationale et que leur clientèle étrangère « captive » absorberait cette hausse (18 euros au Louvre est évoqué dans ce rapport, contre un tarif actuel de 10 euros, générant 25 M euros de recettes), thèse que récuse à juste titre la cour des comptes, il vaudrait mieux améliorer la rentabilité des boutiques et des autres espaces commerciaux, où d’importantes marges de manœuvre subsistent.

On apprend ainsi dans le rapport du Sénat / Cour des Comptes sur le Centre des Monuments Nationaux que, malgré une belle progression du chiffre d’affaires commercial des 64 points de vente du Centre des Monuments Nationaux de 8,3M€ à 11,1M€ de 2004 à 2009, soit de 1€ par visiteur à 1,5€ par visiteur, 80% des points de vente sont déficitaires à coût complet ! Ce qui montre les possibilités d’accroissement de ressources, puisqu’on considère qu’un musée ou un monument « bien managé » peut aujourd’hui, à condition d’avoir les leviers sur les recettes commerciales (ce qui n’est pas le cas des musées nationaux avec la Réunion des Musées Nationaux) générer 50% de recettes propres en billetterie et l’autre moitié en boutique / restaurant.

Enfin en conclusion, et même si les investissements et c’est heureux sont de plus en plus financés par l’autofinancement des musées et surtout le mécénat, en complément des subventions d’investissement, on peut comme la cour des comptes se montrer inquiet de l’impact de plus de 700M€ de grands projets programmés dans les années à venir (contre 500M€ sur 2000-2010) sur le fonctionnement de ces établissements et, par voie de conséquence, sur l’augmentation des subventions de l’Etat aux musées.

Or, aucune simulation n’est donnée sur ce point, si ce n’est la certitude que « le MUCEM pourrait impacter le budget du Ministère de la Culture à partir de 2013 dans des proportions comparables à celles du musée du quai Branly, dans le milieu des années 2000 » ! On aurait souhaité un pilotage de l’Etat plus fort sur le système muséal, pour anticiper les années à venir, grief principal que relève la cour des comptes à plusieurs reprises dans ces deux rapports.

Jean-Michel Puydebat*

Du même auteur :

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*Jean-Michel Puydebat est directeur de PV2D, consultant spécialisé dans l’exploitation et le marketing des équipements touristico-culturels

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Les musées français ont besoin de mécènes

Selon un rapport de la Cour des comptes publié mercredi, les musées publics français ont reçu au cours des dix dernières années 60 pour cent de fonds en plus. L’institution déplore toutefois une utilisation inefficace de ces moyens. En considérant le flot des visiteurs, le journal économique les Échos rejette cette critique et demande que les mécènes soutiennent davantage les musées: « Entretenir cette muséomanie nationale, qui est une richesse économique autant que culturelle, implique de donner plus de moyens privés à nos musées publics. Attendre d’eux des gains de productivité, comme le fait la Cour des comptes, est sans doute nécessaire mais insuffisant face à l’explosion continue de la fréquentation. Quant au mécénat, dont l’essor est jugé incontrôlé, il permet, en échange de concessions vénielles, de restaurer notre patrimoine, de l’enrichir d’acquisitions et, au final, de servir l’intérêt du public. La Cour des comptes a une vision trop conservatrice du musée.

Source : BpB

 

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Save the date | Nuit de l’Image

Vendredi 24 juin, RETIENS LA NUIT ! Venez fêter l’image dans les jardins de l’Elysée.

Dans l’esprit des Nuits de la Photo qui sont restées dans la mémoire collective, la Nuit de l’Image décloisonne les genres.

Installés comme autant de théâtres de verdure dans les vastes jardins de l’Elysée, les six écrans de la Nuit de l’Image offriront à toutes et à tous le plaisir d’une déambulation nocturne, conviviale et festive. Création contemporaine, musique et découvertes inédites seront au programme. Le temps d’une soirée, les images fixes vont côtoyer les images animées en mêlant photographie, vidéo, et cinéma. Le 24 juin, retenez votre nuit !

Le programme détaillé sera disponible dès la fin mai sur le site www.elysee.ch La Nuit de l’Image – Elysée Lausanne est organisée en partenariat avec la Cinémathèque suisse, elle reçoit le soutien de la Loterie Romande, de la Ville de Lausanne et de Retraites Populaires.

PHOTOGRAPHY NIGHT FEVER, FRIDAY JUNE 24! COME CELEBRATE PHOTOGRAPHY IN THE ELYSEE GARDENS

In the spirit of the Nuits de la Photo, of which many keep fond memories, the Nuit de l’image will tackle all genres of photography.

Six screens will be installed in the vast gardens of the Elysee to create theaters of greenery and offer an occasion to enjoy a friendly early summer night stream. The festive programme includes contemporary art, music and many suprises. The gardens will be illuminated by still and moving images through the combination of photography, video and cinema. June 24, a night to remember!

A detailed programme will be available on the website www.elysee.ch towards the end of May. The Nuit de l’image – Elysee Lausanne is organised in partnership with the Swiss Film Archive and receives support from the Loterie Romande, the City of Lausanne and Retraites Populaires.

Source : Musée de l’Elysée Lausanne.

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Relationship between Museums and Municipalities: White Paper released!

Which benefits derive from the relationship between museums and municipalities?  How can the existing partnerships be enhanced? Do museums and local municipalities face the same challenges?   Which mechanisms are required to make these relations more efficient?

These are some of the questions which the White Paper on the “Relationship between Museums and Municipalities in Europe” sought to address. Prepared and written by Anne Krebs (Musée du Louvre) and Xavier Greffe (Université Paris I Sorbonne), this White Paper is the main outcome of the activities organized by the “Museums and Municipalities”, a European Policy Analysis Group initiated by ENCATC members in April 2010 and supported by the European Commission under the Culture Programme.  The document underscores the synergies and differences relating to the analysis of the museums’ missions and to the shared expectations of museums and municipalities.

The relationship between museums and municipalities has greatly evolved due to numerous factors: Municipalities have gradually acquired numerous collections which they entrust to museums; Local authorities are taking on greater responsibilities as a result of decentralization; The financial crisis has caused the State to reduce contributions to museums, and both museums and municipalities have started to look at each other as potential partners in a quest to achieve sustainable development. Whether museums are public or private, for‐profit or non‐profit, they are weaving closer and closer ties with corresponding municipalities and are becoming more aware of their role in contributing to social and economic development.  In light of such transformations, this European Policy Analysis Group focused its activities in 2010 on the analysis of the relations between museums and municipalities in Europe.

Input into this document was provided through an important questionnaire widely disseminated thanks to ENCATC, Eurocities, the Assembly of European Regions, AER, the Network of European Museums Organisations, NEMO, and the Direction Générale des Patrimoines (French Ministry of Culture and Communication) to museum managers, curators, local authorities, researchers and experts throughout Europe, in which over 200 museums and 50 municipalities took part (http://encatc.org/questionnaires/?l=en).  An international conference organized by ENCATC in Brussels on December 10th 2010 which brought together over 100 participants also provided the opportunity to review and debate the contributions received and to consolidate the audience’s concrete proposals and best practices into the drafting of the White Paper (www.encatc.org/pages/index.php?id=189). Included in the electronic appendices to the White Paper  (available in both English and French) are 14 case studies of the relationship between museums and municipalities in countries and cities across Europe and beyond: Germany, Lyon, Portugal, Venice, Italy, Bilbao, Split, Japan, Paris, Dunkerque, Sweden, United Kingdom, Rouen and Antwerp.

Initiated by ENCATC Members, the European Policy Analysis Group was made up of a core group composed of the Louvre Museum, the Manchester Museum (The University of Manchester), the municipality of Split and ENCATC and coordinated by the University Paris I Sorbonne.  The group aims to continue to stimulate discussions, conduct research and build partnerships between European Heritage, museums and galleries, municipalities and regions through ENCATC’s Thematic Area “Museums in Europe”.

 

More information

  • The electronic version of the White Paper is available on the ENCATC site: www.encatc.org.
  • For additional information and to contribute to the debate about Museums and Municipalities in Europe, please consult the blog of ENCATC’s Museums in Europe Thematic Area: www.encatc.org/museums-in-europe/?page_id=2

Source : ENCATC

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Publication du Livre blanc sur les relations entre les musées et les municipalités

Quels avantages peut-on retirer de la relation entre les musées et les municipalités ? Comment les partenariats existants peuvent-ils être améliorés ? Les musées et les municipalités locales font-ils face à des défis similaires ? Quels sont les mécanismes nécessaires pour rendre ces relations plus efficaces ?

Voici quelques-unes des questions auxquelles le Livre blanc sur « Les relations entre les musées et les municipalités en Europe » essaye de répondre. Préparé et rédigé par Anne Krebs (musée du Louvre) et Xavier Greffe (Université Paris I Sorbonne), ce Livre blanc est le principal résultat des activités organisées par « Museums et Municipalities », un groupement européen d’analyse politique né de l’initiative des membres de l’ENCATC en avril 2010 et soutenu par la Commission européenne dans le cadre du programme Culture. Le document met en évidence les synergies et les différences relatives à l’analyse de la mission des musées et aux attentes mutuelles des musées et des municipalités.

La relation entre musées et municipalités a considérablement évolué en raison de nombreux facteurs : les municipalités ont progressivement acquis maintes collections qu’elles ont confiées aux musées ; à la suite de la décentralisation, on a conféré des responsabilités accrues aux autorités locales ; la crise financière a obligé les États à réduire leurs engagements auprès des musées ; enfin musées et municipalités ont été conduits à se considérer mutuellement comme partenaires potentiels dans leur quête pour atteindre un développement soutenable. Que les musées soit publics ou privés, à but lucratif ou non lucratif, ils tissent aujourd’hui des liens variés avec les municipalités correspondantes et deviennent davantage conscients du rôle qu’ils jouent dans le cadre du développement économique et social. À la lumières de telles transformations, ce groupement européen d’analyse politique a centré ses activités en 2010 autour de l’analyse de la relation entre musées et municipalités en Europe.

Les données présentes dans ce document proviennent d’un important questionnaire qui a été largement diffusé avec l’aide de l’ENCATC, d’Eurocities, de l’Assemblée des Régions d’Europe, AER, du Réseau des organisations de musées européens, NEMO, de la Direction Générale des patrimoines (ministère français de la Culture et de la Communication), auprès des gestionnaires de musées, des conservateurs, des autorités locales, des chercheurs et experts à travers l’Europe et pour lequel plus de 200 musées et 50 municipalités ont pris part (http://encatc.org/questionnaires/?l=fr). Une conférence internationale organisée par l’ENCATC à Bruxelles le 10 décembre 2010 ayant rassemblé plus de 100 personnes a également été l’occasion d’examiner et de débattre des contributions reçues et de réunir les propositions concrètes et les meilleures pratiques du public dans l’élaboration du Livre blanc www.encatc.org/pages/index.php?id=189. Quatorze études de cas sont incluses dans les annexes électroniques du Livre blanc (disponible en anglais et en français). Celles-ci traitent de la relation entre musées et municipalités dans des pays tels que l’Allemagne, le Portugal, l’Italie,  le Japon, la Suède et le Royaume-Uni ou des villes comme Lyon, Venise, Bilbao, Split, Paris, Dunkerque, Rouen et Anvers.

Né de l’initiative des membres de l’ENCATC, le groupement européen d’analyse politique était constitué du musée du Louvre, du Manchester Museum (l’Université de Manchester), de la municipalité de Split, de l’ENCATC et était coordonné par l’Université Paris I Sorbonne. Le groupe maintient pour objectif de stimuler les discussions, mener des recherches et établir des liens entre le patrimoine européen, les musées et galeries, les municipalités et les régions par le biais du groupe de travail de l’ENCATC « Museums in Europe ».

Plus d’ informations

  • La version électronique du Livre blanc est disponible sur le site de l’ENCATC : www.encatc.org.
  • Pour davantage d’informations et afin de contribuer au débat sur les musées et les municipalités, veuillez consulter le blog du Thematic Area « Museums in Europe » :  www.encatc.org/museums-in-europe/?page_id=2

Source : ENCATC.

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La soirée au musée

Un rapport commandé par Bertrand Delanoë en 2010 sur le statut des musées révèle toute la lourdeur des musées municipaux. Leur lourdeur administrative est telle qu’elle étouffe les opérations de communication autour des grandes expositions, empêche toute flexibilité (notamment au niveau des horaires d’ouverture), génère du manque à gagner aussi bien en billetterie qu’en catalogues et rebute les mécènes qui ont peur de voir leur financement attribué à une autre ligne d’investissement que celle précédemment choisie…

Bref, les musées de la Ville de Paris semblent inadaptés à la visite du public. En effet, alors que ce dernier réclame des horaires plus en adéquation avec les heures de bureau, le principe du volontariat et le statut-même de ces musées empêchent toute réactivité de l’administration.

Ainsi, pour l’exposition Yves Saint Laurent au Petit Palais, les caisses fermaient à 17h15 et il n’y eut qu’une nocturne exceptionnelle le 28 août. Cependant, d’autres musées, également municipaux, comme le musée des Beaux-Arts de Lyon organisent des nocturnes une fois par mois et le statut est le même que les musées de la Ville de Paris. Alors d’où vient la différence ?

L’expérience du MBA de Lyon

Nous avons interviewé Nathalie Falgon-Defay, responsable du service culturel du Musée des beaux-arts de Lyon, à ce sujet.

L’idée des nocturnes date de la rentrée 2009. Le service culturel souhaitait à l’époque cibler les jeunes actifs et les familles d’une façon différente, de manière à ce qu’ils puissent pleinement vivre et découvrir les collections du musée tout en étant détendus. Le musée avait déjà tenté précédemment des nocturnes avec une ouverture simple des expositions, c’est-à-dire sans animation spécifique. Malheureusement, ce fut un échec. Le public se déplaçait pas ou peu.

Du fait de l’animation actuelle des expositions, le visiteur est complètement pris en main par l’équipe du musée. Les animations se succèdent. Deux horaires sont prévus le vendredi soir : 18 et 22h de façon à aider à la circulation du public, le dernier nocturne a en effet vu se déplacer 500 personnes !

Comment se déroulent ces soirées au musées ?


Chaque nocturne a pour but de faire découvrir une partie de la collection du musée. Le public est par conséquent concentré dans un espace (en gros 1/3 ou 1/4 du musée). Les galeries ouvertes au public pour chaque soirée obéissent à une cohérence chronologique, notamment, cohérence que l’on retrouve dans le fil conducteur des animations via la lecture de contes ou encore l’intervention d’artistes. Ces soirées amènent le public à découvrir la collection et la valoriser autrement.

Par exemple, le département des objets d’arts et du médailler, un département très peu visité et connu du grand public, a fait l’objet d’un nocturne dernièrement, le fameux où 500 personnes se sont déplacées !! La thématique menait le visiteur sur les chemins d’Orient. Comme quoi l’invitation au rêve et au voyage déplace les foules !

L’entrée est à tarif unique : 5€ (sauf pour les publics bénéficiant de la gratuité). Il n’y a aucune réservation préalable, suite aux lourdeurs de gestion en amont lors des précédentes expériences. Les interventions et les animations sont brèves : pas plus de 30 minutes de façon à ce que les visiteurs puissent visiter les collections sans s’appesantir.

Il y a toujours un intervenant extérieur au musée (musicien, comédien, conteur, spécialiste de l’histoire de la photographie…) ainsi que deux médiateurs-conférenciers du service des publics. Chacun d’eux choisit une oeuvre autour de la thématique préalablement définie, qu’il commente. Chaque intervention est bien entendu une interaction avec le public qui participe, pose des questions… Et enfin, de temps en temps, le conservateur en charge du département concerné présente son métier et sa collection au public.

Comment gérer ces nocturnes ?

Comme pour les musées de la Ville de Paris, le Musée des beaux-arts de Lyon est un établissement municipal à caractère culturel. La mobilisation du personnel se fait par conséquent sur le volontariat des agents du patrimoine titulaires. Par conséquent, pour chaque soirée, une dizaine de personnes entre la sécurité, la médiation et la billetterie est présente pour l’accueil du public.

Le public étant particulièrement détendu lors de ces soirées, l’ambiance est tout de suite plus conviviale, plus familiale. Selon Nathalie Falgon-Defay, cette ambiance valorise de fait les agents, le public s’intéresse autrement à la collection, s’interroge et échange avec le personnel. Par conséquent, en plus d’un objectif de développement des public atteint, les soirées participent à la communication interne et à une certaine fierté d’être agent du patrimoine au MBA.

Selon madame Falgon-Defay, « le musée devient un lieu de vie ».

Aude Mathey*

*Après plusieurs expériences en communication culturelle, Aude Mathey est aujourd’hui chef de publicité grands-comptes au Groupe Progrès. Auteure d’un ouvrage sur les musées virtuels, elle est passionnée par les domaines de la communication, du marketing et du mécénat appliqués au secteur culturel.

Retrouvez les publications d’Aude Mathey sur Culture et Communication (C&C)

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Google Art Project

Google a lancé mardi à Londres une plate-forme permettant aux amateurs d’art de se promener virtuellement dans 17 des plus grands musées du monde, dont le MoMA de New York et le Château de Versailles, grâce à sa technologie Street View. L’outil, familier des utilisateurs du site de cartes « Google Maps » est entré à l’intérieur de chacun des 17 musées pour prendre des vues à 360 degrés, permettant une navigation fluide dans quelque 385 pièces des galeries d’art.

Le site (googleartproject.com) permet de visiter depuis chez soi non seulement Versailles et le Museum of Modern Art (MoMA), mais aussi la National Gallery de Londres, le Rijksmuseum d’Amsterdam, l’Hermitage de Saint Pétersbourg etc. Plus d’un millier d’oeuvres ont été photographiées et sont accessibles en un clic, avec la possibilité de zoomer pour plus de détails.

Source : Le JDD

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Le musée Guggenheim, une chance pour Helsinki

La ville d’Helsinki espère obtenir son propre musée Guggenheim. Elle étudiera au cours des douze prochains mois avec la Fondation Solomon R. Guggenheim la viabilité du projet. Celui-ci offre à Helsinki une chance exceptionnelle mais comporte également des risques, estime le quotidien libéral Helsingin Sanomat : « Le projet de musée est une grande opportunité pour la culture d’Helsinki, la région de la capitale et la Finlande. S’il est réalisé, il offrira à la culture finlandaise en pleine évolution un forum renommé de l’art contemporain, avec un réseau international. … Helsinki et les Finlandais doivent convaincre la fondation artistique internationale qu’on peut construire ici quelque chose de totalement nouveau et d’important sur le plan mondial. … Ce projet est une opportunité fantastique, mais aussi un risque. S’il devait aller de travers, cela aurait des répercussions négatives sur l’image d’Helsinki et de la Finlande dans le monde, ainsi que sur notre perception de nos propres possibilités. Il ne faut pas détruire cette chance en attisant la défiance ou les disputes partisanes ».

Source : BPB.

Sur le même sujet, cliquez ici.

 

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Museums & Municipalities in Europe: working relationships, perspectives and management

The policy analysis group, “Museums and Municipalities” will hold its final conference in Brussels on December 9-10, 2010. This international conference aims to present and discuss with museum managers and curators, local authorities, researchers and experts the results of one year of activity focused on the analysis of the relations between museums and municipalities, the benefits derived from this relationship; the existing partnerships between museums and local municipalities; the mechanisms required to make these relations more efficient (among others: objectives, indicators, institutional relationships).

This event is one of the outcomes of the “European Policy Grouping “Museums and Municipalities” [the core group is made of the University Paris I Sorbonne, the Louvre Museum, the Manchester Museum (The University of Manchester), the municipality of Split and ENCATC], who, throughout 2010 has been organising meetings, research studies and an important enquiry, with more than 200 museums and 50 municipalities having been so far consulted.

The Conference has also the ambition to identify concrete proposals and best practices as well as to collect as many contributions as possible for the White paper on “Museums and Local Authorities” to be published by the policy group at the beginning of next year. Having this in mind, it will be organised as an interactive dialogue which will bring together 100 representatives from museums and local authorities in Europe and beyond. Four plenary sessions will be successively organised: Why the relations between museums and municipalities should be analysed; The challenge from the museums’ perspective; The challenge from the municipalities’ perspective; What can be the most relevant relations between museums and municipalities. Each session will begin with the results of the enquiry and case studies, and will open the discussion with museum managers and curators, local authorities and the audience participants. This approach aims to give each participant the opportunity to contribute to the final recommendations. The participants will be introduced to additional input on the issues under discussion provided by experts.

ENCATC
Brussels, Belgium
09 December 2010 to 10 December 2010

More information here.

 

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Musées, villes et tourisme

L’Équipe Interdisciplinaire de REcherche Sur le Tourisme (EIREST), l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne et la Chaire UNESCO Culture, Tourisme, Développement organisent un colloque sur le thème Nouveaux musées, nouvelles ères urbaines, nouvelles mobilités touristiques, les 20 et 21 janvier 2011, à la Société de Géographie, à Paris.

Depuis une trentaine d’années, la transformation des musées est accentuée par le phénomène de la métropolisation : la ville produit des musées et du tourisme, mais réciproquement, le musée et le tourisme produisent de la ville. L’objectif de ces rencontres est d’étudier cette relation complexe entre musée, tourismes, et villes, selon les « modèles » de musées, les contextes, et les époques. Ce colloque portera sur les liens entre grands musées et tourisme, les mutations des musées, du point de vue de leur rénovation, de leur impact territorial, de leur prise en compte du tourisme, des mutations muséologiques et des nouvelles pratiques touristiques qui y sont associées. Cinq axes majeurs structureront les ateliers mis en place : L’articulation mutations urbaines, musées et tourisme ; Le Musée et ses échelles d’inscription, entre icône urbaine et moteur de développement territorial ; L’évolution de la pratique touristique, renvoyant à l’horizon hypermoderne de la mixité des pratiques et la combinaison des différences ; Le touriste au musée ; Le tourisme, une dimension cachée du musée ? La présentation du colloque, le programme et la fiche d’inscription sont en ligne.

Contact : Maria Gravari-Barbas, Édith Fagnoni, Eirest, Centre Albert Châtelet, 6, rue Jean Calvin, 75005 Paris (maria.gravari-barbas@wanadoo.fr ; e.fagnoni@wanadoo.fr)

Source : ministère de la Culture et de la Communication.

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Plan-musées, la révolte gronde…

Frédéric Mitterrand présente le plan-musées

Le Plan-musées, annoncé le 9 septembre 2010, a déçu les conservateurs de collections publiques, qui espéraient une vision stratégique de la part de l’Etat. Les professionnels s’apprêtent à publier un «Livre blanc des musées»

Comment, en période de crise, bouder une enveloppe de 70 millions d’euros ? Nul professionnel des musées ne se risquera à dénigrer l’initiative du ministre de la culture : avec son Plan-musées 2011-2013, annoncé le 9 septembre, Frédéric Mitterrand marque son intérêt pour les collections publiques et va permettre à 79 équipements de voir le jour ou de se moderniser.
De nombreux musées verront les conditions de conservation de leurs collections améliorées, avec, notamment, l’aménagement de leurs réserves, sujet auquel nous attachons beaucoup d’importance, se félicite Christophe Vital, président de l’Association générale des conservateurs de collections publiques (AGCCPF).

1 million d’euros par projet

Mais, là s’arrête le satisfecit.
Car les conservateurs ont pris leur calculette : en moyenne, l’enveloppe annoncée représente un million d’euros par projet. C’est peu, lorsqu’il s’agit d’investissements lourds pour les collectivités, calcule l’AGCCPF dans son communiqué du 15 septembre. Une estimation partagée par Jean-Michel Tobelem, directeur d’Option Culture et professeur à l’Ecole du Louvre.
Autre motif de déception : 1/3 des équipements sélectionnés par le Plan-musées font déjà l’objet d’un financement dans le cadre des contrats de projets Etat-régions 2007-2013, et plusieurs figurent aussi dans le Plan de relance. S’agit-il de crédits supplémentaires ?, s’interroge Christophe Vital. Le ministère de la culture n’a rien précisé.
De même, nul ne sait si les 1.130 équipements non sélectionnés par le Plan-musées pourront bénéficier d’autres crédits.
Enfin, le président de l’AGCCPF regrette l’impasse faite sur les muséums, qui relèvent pourtant des musées de France, même s’ils sont sous la tutelle du ministère de l’Education nationale, et qui ont un grand besoin de rénovation.

Faiblesse du plan de politique publique

Plus globalement, la profession déplore la faiblesse du plan en termes de politique publique : ce plan ne revêt pas véritablement de caractère stratégique, pointe l’AGCCPF.
Or, la situation et le devenir des musées de France soulèvent actuellement bien des interrogations. Le plan n’aborde pas certaines questions de fond, confirme Jean-Michel Tobelem. Et de détailler les motifs d’inquiétude : la démographie du corps des conservateurs, le risque de « décrochage » de certains musées et de fermeture à venir de petits établissements, le devenir de la Réunion des musées nationaux (RMN), la conciliation entre autonomie des grands établissements et nécessaire coopération à l’intérieur du système des « musées de France », les hausses tarifaires, l’adaptation de l’Institut national du patrimoine (INP) aux mutations du monde patrimonial….

Villes petites et moyennes : des difficultés budgétaires

Autant de problèmes structurels, qui pourraient obscurcir l’avenir des musées. La situation n’est pas aussi brillante qu’on le dit, observe Christophe Vital. D’un côté, il y a environ 200 musées-phares, dont on parle beaucoup. De l’autre, il y a les équipements des villes petites et moyennes. Leurs collections sont souvent importantes, mais les collectivités qui financent ces musées rencontrent de plus en plus de difficultés budgétaires. Nous redoutons qu’une fracture s’établisse entre ces deux univers. L’Etat doit continuer à soutenir ces musées. De même, il faut maintenir les financements croisés. Sans eux, nous n’aurions pas le réseau de musées que nous avons aujourd’hui. Par ailleurs, la profession se trouve face à un problème de gestion des emplois et des effectifs. Les équipes sont vieillissantes et nous nous attendons à une véritable hémorragie dans les années à venir sous l’effet des départs en retraite, tant dans la FPT que dans la fonction publique d’Etat. Or on ne pourra pas remplacer tout le monde.
Pour sa part, Jean-Michel Tobelem formule déjà quelques propositions, qu’il souhaite mettre en débat. Pourquoi ne pas constituer ce que l’on pourrait appeler des « musées municipaux ou intercommunaux à vocation régionale », qui auraient un rôle d’accompagnement auprès de structures plus modestes ? La mutualisation des moyens de plusieurs équipements au sein de « pôles territoriaux » permettrait aussi d’atteindre une véritable masse critique. Autre piste envisageable : la création d’un organisme public chargé de concevoir, créer et faire circuler des expositions temporaires dans le réseau des musées.

Livre blanc des musées

Autant de pistes qui seront bientôt mises en perspective avec celles que l’AGCCPF s’apprête à publier en février prochain. L’association met, en effet, la dernière main à un « Livre blanc des musées », sur lequel elle travaille depuis environ deux ans. Il s’agira d’un rapport d’une centaine de pages, qui dressera l’état des lieux et fera des préconisations pour faire bouger le monde des musées, précise Christophe Vital.
La présentation de ce document donnera lieu à un débat qui devrait réunir les professionnels, avec le ministre de la culture, des parlementaires et des élus locaux.

Source : NTC, La Gazette des Communes.

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Sustainable museums: strategies for the 21st century

Written by sustainability expert Rachel Madan – who as the Director of Greener Museums has worked with many US and UK organizations including Tate, the (UK Government’s) Department of Culture Media & Sport, National Museums Liverpool and the National Library of Scotland – Sustainable Museums will provide a system which enables museum professionals to start making changes that are both transformational and lasting. Its approach aims to help create museums which are resilient, confident and secure in their approach to sustainability.

We wish to include a range of international case studies in this publication and welcome submissions including, but not limited to, the following issues/themes, especially where these reflect new, innovative and successful practice:

  • Leadership on sustainability from senior management, including the Director and Trustees.
  • The ability of staff members to influence policy on sustainability.
  • The activities of « green champions ».
  • How sustainability is effectively managed within the museum.
  • How sustainability performance is assessed, and data collected and reported.
  • How your museum’s sustainability strategy was developed.
  • How your museum has set and achieved targets and milestones related to sustainability.
  • How your museum has created policies and plans to support your efforts to improve sustainability.
  • How your museum effectively communicates internally on sustainability.
  • How your museum effectively communicates externally on sustainability.
  • Other successful and innovative initiatives in the field of sustainability.

Please initially submit an abstract (up to 300 words) and a biographical note (up to 150 words) by 12 September 2010 to both the undersigned. Invitations for full case studies will be notified by 17 September.

Final case studies should be between 500 – 750 words and may include images. The deadline date for submission will be 10 October 2010.

All submissions should be sent to support(at)greenermuseums.org.

Rachel Madan
Director, Greener Museums – support(at)greenermuseums.org

Graeme Farnell
Publisher, MuseumsEtc Ltd – graeme(at)museumsetc.com

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