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Un nouveau cycle prometteur à Stereolux

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Stereolux est un lieu fantastique et épatant, beaucoup d’entre vous le savent et on ne le dira jamais assez. C’est un lieu aux multiples facettes installé au cœur de l’île de Nantes, au sein de La Fabrique. C’est un projet culturel et artistique porté par l’association Songo, orienté autour des musiques actuelles et des pratiques numériques. Situé sous les Nefs, à deux pas du centre ville, Stereolux s’anime aux côtés d’acteurs culturels, des établissements d’enseignement supérieur et des entreprises créatives et innovantes.

C’est un laboratoire « Arts & Techs » qui travaille l’innovation par la création numérique comme on en voit peu en France et qui inaugure en octobre un nouveau cycle très prometteurs sur le thème de les lumières de la ville. A ne pas manquer donc !

Ville, scénographie et usages sont les trois mots qui vont animer le dernier trimestre 2015 à Stereolux. D’un côté, lumière et ville, avec un hackathonune conférence et des démonstrations qui vont s’intéresser entre autres aux dispositifs urbains lumineux et leur rôle dans la thématique des « Smart Cities ». De l’autre, lumière, scénographie et interaction, avec un workshop s’intéressant au créative coding dans le spectacle vivant et une conférence.Pour vous mettre dans l e bain, Gwendal Le Ménahèze introduit la thématique dans cet article.

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Orléans objectif 2025

Orleans2025On peut toujours s’interroger sur le bien-fondé d’une prospective territoriale qui fait son exposition dans la dernière partie d’un mandat politique (surtout après l’exposition Orléans 2015 réalisée en 2006, l’effet miroir est saisissant) mais cela a un intérêt certain : articuler ce qui a déjà été réalisé, ce qui a été reporté, ce qui est en cours de réalisation, ce qui est programmé et ce qui s’esquisse pour le futur.

Peuvent alors se dégager en principe une vision, une stratégie, une perspective d’avenir pour tous.

Au-delà de la communication que ce genre d’exposition permet, cela fait aussi parfois office de concertation des usagers, de lieu d’échange privilégié avec les habitants et les acteurs du développement urbain (sans toutefois surestimer cette question du dialogue au-travers d’une exposition), mais c’est aussi l’occasion de faire un bilan et de comprendre (ou pas) la cohérence d’un projet politique à l’oeuvre pour le territoire.

Orléans a choisi de rendre compte des profondes mutations engagées et à venir pour lui dessiner son visage de demain, c’est en tout état de cause un exercice utile et nécessaire.

L’enjeu, ne nous y trompons pas, est d’abord de poursuivre les efforts d’investissement pour accroître l’attractivité de la ville et de son territoire car Orléans, comme de très nombreuses agglomérations, doit faire face dans le contexte difficile que nous connaissons à de nombreux défis territoriaux, démographiques, économiques et culturels, où les territoires qui auront structuré et mis en cohérence leur aménagement et leurs infrastructures avec les usagers et les besoins de ceux qui y vivent (et qui pourraient y vivre à l’avenir), seront en mesure de préserver la qualité de leur cadre de vie, leur attractivité et leur rayonnement mais aussi la soutenabilité de leur développement pour les générations futures.

En l’occurrence, la principale qualité de cette exposition est de tenter de faire la synthèse des dix dernières années et de la décennie à venir en démontrant que les grandes mutations régionales à venir permettront à Orléans de devenir un pôle d’attractivité important où la qualité de l’offre et du cadre de vie sera considérablement renforcée.

Il est en effet important qu’Orléans puisse tirer parti de sa position stratégique qui la place au premier rang des villes qui composent le grand système métropolitain du Bassin parisien, tout en étant capitale de Région.

Cette double identité est un atout, c’est indéniable. Mais en même temps, il est complexe de trouver un juste équilibre entre les deux et de parvenir à les concilier, même avec un patrimoine aussi riche et une place dans l’histoire nationale aussi exceptionnelle. On peut avoir toutes les visions d’architectes, d’urbanistes, d’infrastructures et d’équipements projetées, il convient de ne pas oublier que c’est la place donnée aux femmes et aux hommes qui vivront le territoire et aux acteurs qui feront vivre le territoire qui doit être la donnée centrale : c’est l’art de vivre le territoire et d’y vivre qui seront le liant de tout. Les équipements et les infrastructures oui, mais sans l’humain et sans être à l’échelle de l’humain, de ses besoins et de ses potentiels, c’est Brazil, c’est Playtime !

C’est peut-être là aussi un des points faibles de l’exposition, à moins que cette fois-ci il s’agisse d’un processus plus pro-actif pour impliquer plus fortement les citoyens et les acteurs à la construction et à l’animation d’Orléans dans les années à venir, une base pour un mode plus collaboratif et coopératif en somme ?

Ce qui est certain c’est qu’à Orléans peut-être plus qu’ailleurs la logique d’aménagement et de rénovation du territoire urbain ne peut pas se contenter de s’inspirer de ce qui se fait ailleurs et de lui donner une couleur locale.

En l’occurrence, le tissu culturel au sens large (particulièrement dynamique à Orléans) est un atout considérable sur lequel il conviendrait de miser plus dans cette exposition mais surtout à l’avenir. On peut notamment regretter deux choses :

  • que l’accent ne soit pas suffisamment mis sur ce qui constitue au fond une véritable « rambla » sur le mail qui relie la gare au site de la future Arena ;
  • que la ZAC Carmes Madeleine ne mise pas encore suffisamment sur son potentiel de pôle culturel, éducatif et créatif. Sa situation et sa taille sont en effet idéales pour imaginer en plein cœur de ville une opération où l’économie de la culture, de la créativité, de l’innovation et de la connaissance peut exprimer tout son potentiel pour la ville et bien au-delà.

Heureusement, tout n’est pas encore programmé et figé pour l’avenir, des projets peuvent surgir et certains d’entre eux pourront très probablement y trouver leur place. C’est en tout cas ce que cette exposition permet d’espérer : la prospective territoriale se construit au présent, il faut en être les acteurs et quels que soient les mandats politiques et leur durée, elle n’est ni une route tout droite, ni un long fleuve tranquille.

L’exposition d’urbanisme Orléans en 2025 est conçue par la Mairie d’Orléans et est présentée au Musée des Beaux-Arts jusqu’au 10 février 2013.

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Indicators of Istanbul

“It’s no surprise that artists–always reliable indicators of a neighborhood beginning its transition—are leading the charge.” Is a quote from video journalist Gabriel Leigh in a recent short piece about the gentrification of the commercial neighborhood of Karaköy in Istanbul. 

In the piece, Leigh described the artist space, Caravansarai as, “A residency and studios for circus-style performance lessons.”  Aside from the not making any sense semantically, that statement is also not true.  Caravansarai is a creative production space and meeting point which houses a collective of two. Adding to the gentrification pedigree–we are also foreigners.

Not much longer in this incarnation. Not to be confused with the entities responsible for gentrification (corporations, government) we are the unfortunate indicators. I say ‘we’ because I am one half of Caravansarai.  We moved into the Perşembe Pazarı section of Karaköy two years ago after a long period of fetishizing it.    Full of wire and tubing and winches and gears and rubber stoppers,  Karaköy was inspirational ever since the first time I strolled through it nine years ago.  At that time I was a tightwire walker and the ease at which I could find materials with which to erect an entire circus excited me.  The neighborhood has existed like this for the past 30 or so years, but it does not have much longer in this incarnation.

Passing Patterns of Perşembe Pazarı. As a tribute and a nod to the transitional nature of the area, we have begun documenting it in non-standard ways:  When we moved in, we invited artists to take their cues from the 1,000 odd years of history of this port district and design pieces to be built into the space.  My associate, Julie Upmeyer’s personal visual work concentrates on the signage of Perşembe Pazarı.  And now, we add to this commemorative mission, a choreography project which will highlight the already existing movement of people, goods, and vehicles around the area—the Passing Patterns of Perşembe Pazarı (PPPP.)

While our love affair with Karaköy and Perşembe Pazarı is ongoing, we find ourselves at scale compared to the larger cultural institutions that are opening up around us.  SALT Galata, bankrolled by, well . . . a bank . . . has ample resources to conduct whatever project they conceive of, while we struggle to maintain our independence as artists while still trying to fund our projects.

Large insitutions are the real gentrifiers of Karaköy. PPPP has no financial backing except what we can gather from other people who get excited about the neighborhood, our ideas, Istanbul in general—especially those who want to sustain the work of individual artists and people as opposed to large institutions—the real gentrifiers of Karaköy.

Source : 2010LABtv.

The Passing Patterns of Perşembe Pazarı can be visited on Kickstarter.com where you can support it either financially or through social media ‘praise’.

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