Cultural Engineering Group

Services & Ressources en ingénierie culturelle

The Future of Tourism in Europe

Promoting Competitiveness Through Sustainability and Digitisation 

The tourism industry is of great socio-economic importance for the European Union, accounting for 10% of EU GDP and employing about 12 million people (Eurostat, 2015). According to the latest report by the United Nations World Tourism Organization (UNTWO), a market share of 40.3% of the global international tourist arrivals are directed to the EU-28, making Europe the most sought-after destination in the world. Eurostat data published in January 2017, further confirms the good health of EU tourism, indicating that the number of nights spent in tourist accommodation establishments rose by 4% in 2015, totalling 2.8 billion.

In recognition of the industry’s significant role in driving pan-European job creation and economic growth, the European Commission has introduced various initiatives, particularly aimed at promoting sustainability, accessibility, culture, and at boosting low season and coastal tourism. The Virtual Tourism Observatory, the Digital Tourism Network, and the tourism managing tool, European Tourism Indicators System (ETIS), have been established to modernise European tourism and improve connectivity and competitiveness. In addition, the campaign ‘Europe. Wonder is all Around’ has provided an innovative platform for promoting a plethora of diverse, sustainable and high quality travel destinations across the continent.

As tourists become more independent, connected and conscious of sustainability issues, Europe needs to embrace, and adapt to, their changing profile and priorities, and become better at promoting so-called smart destinations. New technologies moreover offer challenges and opportunities for European tourism. Whilst businesses need to adopt the latest digital technologies to remain competitive, research demonstrates that the smaller the business, the lower the rate of adoption of digital technologies (Report of the Strategic Policy Forum on Digital Entrepreneurship, 2016). In addition to digitising the sector, Europe needs to take opportunities to integrate culture and technology in new and innovative ways, targeting strategic investment in areas where it can be a world leader, such as cultural tourism.

This symposium will provide delegates with an invaluable opportunity to analyse the strategic role for the tourism sector in supporting economic and employment growth in Europe, and consider how opportunities offered by cultural tourism can be capitalised upon. Attendees will also scrutinise the challenges and prospects associated with the digitalisation of the sector and explore how ICTs can be better integrated into tourism and travel related services. The symposium will promote the exchange of ideas and encourage delegates to engage in thought-provoking debate.

Delegates will:

  • Examine initiatives implemented by the EU to promote and support tourism
  • Consider the economic and non-economic challenges facing the European tourism industry
  • Discuss the challenges and opportunities presented by digitisation and reflect on its implications for competitiveness and job creation
  • Assess how to improve digital competency and foster digital literacy amongst operators within the sector
  • Learn from successful projects on how to positively implement sustainability indicators systems such as the ETIS
  • Analyse strategies to boost city tourism
  • Engage in interactive discussions with stakeholders and trendsetters in the field of tourism
  • Share best practice of successful innovation projects to increase tourism accessibility

For further details, please refer to the enclosed event brochure. Do feel free to circulate this information to relevant colleagues within your organisation.

In the meantime, to ensure your organisation is represented, please book online or complete and return the registration form at your earliest convenience in order to secure your delegate place(s).

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Si la culture s’appropriait pleinement les BIDs et passait à l’action ?

Cultural BIDs

Comme je l’évoquais dans mon précédent article, les Business Improvement Districts (BIDs) peuvent être des réponses très efficaces aux besoins locaux, complémentaires à l’action publique dans de très nombreux domaines.

En se demandant si la culture peut pleinement s’approprier le modèle, je voulais mettre en exergue le fait que l’écosystème culturel public et privé aurait beaucoup à y gagner.

Les BIDs sont souvent décriés pour leur approche néo-libérale, et si il est impossible d’éviter les questions éminemment dogmatiques qu’ils soulèvent, je ne vois pas pourquoi il en serait autrement pour la culture. Mais je suis convaincu que la culture plus que n’importe quel autre domaine peut fixer un cap bien plus profitable (au sens noble du terme) et bien moins dogmatique.

En effet, on reproche notamment à certains BIDs de créer des déséquilibres dans les quartiers, de renforcer les plus forts au détriment des plus faibles et de dénaturer certains quartiers en les « boboïsant ». Cette question ne peut être éludée mais la meilleure réponse se trouve dans la compréhension de ce qui différencie un BID (et des adaptations qu’on peut en faire) des phénomènes déjà bien établis de gentrification.

A la différence de la gentrification, où c’est d’abord la dimension immobilière qui est le principal moteur dé-régulateur et excluant qui prend le pas sur le vivre ensemble, les BIDs sont des dispositifs qui peuvent être régulés et qui dépendent d’abord de celles et ceux qui vivent au présent sur le territoire (et pas ceux qu’on veut y installer, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, au détriment des autres). Ils peuvent donc être bien plus inclusifs !

Le territoire concerné par un BID part de son tissu socio-économique existant en vue de le renforcer et de le dynamiser dans une logique d’amélioration du cadre de vie.

C’est là que la culture a plus que son mot à dire et a en réalité tout à y gagner. En effet, les BIDs sont une opportunité quasi unique pour la culture de conduire l’économique et non pas l’inverse.

L’action culturelle se fonde sur les droits culturels, des droits humains fondamentaux, et ne peut par essence exclure quiconque. Dans ces conditions, faire en sorte que la culture s’approprie pleinement le modèle des BIDs et en fasse sa propre déclinaison constitue une alternative plus qu’opportune 1) à la clusterisation plus ou moins heureuse des territoires 2) aux tentatives plus ou moins réussies de marketing territorial et 3) au pire visage de la gentrification.

Définir une stratégie culturelle pour conduire l’économie d’un territoire (c’est-à-dire le contraire de ce qui est généralement fait) a au moins quatre principaux avantages :

  • façonner le profil et la croissance soutenable du territoire concerné ;
  • replacer l’humain et le bien commun au centre des préoccupations ;
  • créer de la valeur ajoutée matérielle et immatérielle pour tous, sans discrimination ;
  • libérer la culture son instrumentalisation et de son cloisonnement habituels.

Si la culture s’appropriait pleinement le modèle et le détournait à dessein en se fondant sur les principes des droits culturels, c’est une autre relation entre le public et le privé qui pourrait voir le jour autour d’une approche renouvelée de l’espace public et du bien commun, par opposition à la privatisation de l’espace public et de la prédominance des intérêts particuliers qui sont les causes de bien des inégalités.

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Et si la culture s’appropriait pleinement les BIDs ?

BID

Les BIDs (Business Improvement Districts) existent depuis les années 60 aux Etats-Unis et au Canada et depuis une dizaine d’années ils se développement en Afrique du Sud, en Allemagne, au Japon, en Nouvelle-Zélande, en Australie et en Grande-Bretagne.

Les retours d’expérience démontrent qu’ils ont atteint un niveau supplémentaire de maturité ces dix dernières années (crise oblige) et s’avèrent des réponses très efficaces aux besoins locaux, complémentaires à l’action publique dans de très nombreux domaines. Et si la culture s’en appropriait le modèle ?

De quoi s’agit-il ? Un Business Improvement District est un modèle de développement dédié à l’amélioration du cadre de vie sur un territoire défini, quelle que soit sa taille. Sa pérennité et sa soutenabilité reposent sur la mise en place d’un fond collecté auprès des acteurs privés présents sur ce territoire (entreprises, artisans, associations, etc.) et le mécanisme pour cela est simple : chaque acteur verse un faible pourcentage de sa valeur imposable (généralement 1% mais selon les territoires ce pourcentage peut être plus élevé) et les fonds recueillis sont utilisés, gérés et évalués de façon très stricte (avec une comptabilité séparée) pour contribuer à l’amélioration du cadre de vie du territoire, en finançant des infrastructures et des services.

Les détracteurs des BIDs les considèrent ni plus ni moins comme de nouveaux impôts locaux, taxant directement ceux qui le sont déjà suffisamment assez. Il suffirait de défiscaliser 100% de la contribution pour calmer les ardeurs des esprits chagrins. Le débat sur cette question est loin d’être refermé mais il faut surtout comprendre que ce n’est ni plus ni moins qu’une forme très concrète d’engagement dans la cité par, pour et avec les citoyens.

Dans le cas de la culture, ce mécanisme serait d’autant plus utile que les acteurs culturels étant confrontés à la baisse de leurs ressources et de leurs financements en provenance de l’Etat, des Collectivités ou des mécènes, la mission culturelle doit avoir les moyens de ses ambitions pour ne pas dépérir.

Quand on voit que depuis le 31 mars, Telsa a réussi à lever plus de 13 milliards de dollars directement auprès des potentiels acheteurs d’une voiture électrique qui n’existera pas avant 2018 à 35 000 dollars en entrée de gamme, on se dit qu’il y a du pain sur la planche pour construire des modèles alternatifs performants de levée de fonds pour la culture et l’innovation culturelle…. En voulant être toujours plus à part, on risque de disparaître si on ne trouve pas d’alternatives crédibles pour défendre une exception toujours plus menacée.

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Paris a des progrès à faire pour garder son rang

Même si ce type de classement est toujours sujet à caution méthodologique, les résultats de la dernière enquête du site international TripAdvisor.com, présentée le 13 décembre, devraient faire réfléchir tous les responsables du tourisme parisien. Ces résultats sont en effet particulièrement mauvais pour ce qui demeure la première destination touristique mondiale.
Le site international TripAdvisor, qui recueille les avis, conseils et photos de tous les voyageurs, a en effet dépouillé et analysé les avis et les commentaires de 75.000 de ses utilisateurs. Objectif : établir un classement des 40 principales villes touristiques du monde les plus appréciées des touristes. Les villes ont été notées et classées sur la base de neuf critères touchant principalement à la qualité de l’accueil et à l’impression immédiate laissée aux visiteurs : l’amabilité des habitants, celle des chauffeurs de taxis, les meilleurs services de taxis, la propreté des rues, la facilité à se promener, la qualité des transports publics, le rapport qualité-prix, le meilleur « shopping » et les villes les plus sûres.
Personne ne s’étonnera du mauvais classement des taxis parisiens en termes d’amabilité (30e sur 40). Petite consolation toutefois pour ces derniers : l’amabilité des Parisiens est encore plus mal notée que la leur, puisqu’elle figure au 33e rang sur 40 !… Et une petite consolation pour les Parisiens : leurs vieux rivaux londoniens sont 39e… Les résultats parisiens sont médiocres également sur le rapport qualité-prix (31e), sur l’offre de taxis (29e), sur la propreté des rues (24e) et sur la sécurité (22e). Les seuls classements honorables concernent les transports en commun (10e), la facilité à de promener (11e) et le shopping (11e). Si TripAdvisor n’établit pas de classement général, il ressort très clairement que la ville préférée des touristes internationaux est Tokyo, qui occupe cinq fois le premier rang sur les neuf critères étudiés. Ainsi que l’exprime sobrement le communiqué de TripAdvisor France, « malgré sa réputation de Ville Lumière, Paris a encore beaucoup à faire pour séduire les voyageurs du monde entier et faire un sans-faute sur certains des aspects pour lesquels ils ont le plus d’exigence ».
On pourrait certes contester certains aspects du classement (quel rapport entre Paris et Punta Cana ou Charm el-Cheikh ?) et se dire que la capitale s’en sortirait mieux si l’enquête avait également pris en compte la richesse du patrimoine et l’offre de culture et de loisirs. Mais il reste que la médiocrité de l’accueil des touristes est désormais un fait établi par de multiples enquêtes. Plusieurs rapports officiels se sont d’ailleurs penchés sur la question. Une charte « Qualité de l’accueil en France : une ambition partagée » a même été signée entre l’Etat et les acteurs du tourisme en mars 2011, avec huit engagements déclinés en 24 « actions opérationnelles » (voir nos articles ci-contre du 2 mars et du 1er décembre 2011). Le moins qu’on puisse dire, au vu de l’étude de TripAdvisor, est que les résultats laissent encore à désirer..

Jean-Noël Escudié

Source : Localtis

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