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« Rien ne va plus » pour la Villa Méditerranée

La controverse autour du casino et de la Villa Méditerranée est finalement apparue pour ce qu’elle est : bidon. Pour autant, elle a soulevé, en creux la question de l’avenir des politiques internationales de la Région et de la crise des politiques méditerranéennes à Marseille.

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Ce mercredi, au micro de France Inter, Jean-Claude Gaudin a mis fin à dix jours de polémique sur le supposé projet de transformation de la Villa Méditerranée en casino. Reprenant un argument connu, et répété sur les bancs socialistes, le casino ne s’y fera pas « parce qu’il n’y a pas la place ».

Cette controverse autour du casino et de la Villa Méditerranée apparaît donc pour ce qu’elle est : bidon. Pour autant, elle a soulevé, en creux, une question qui m’est familière* : quel avenir pour la politique internationale de la Région ? Ou pourquoi les luttes autour de ce bâtiment sont révélatrices de la crise des politiques méditerranéennes à Marseille.

Retour sur une polémique. Le 17 septembre dernier, Jean-Claude Gaudin déclare à La Provence : 

« J’ai le sentiment que la Région, qui est propriétaire, serait favorable à ce que l’on transforme la Villa Méditerranée en casino ».

La position de la mairie n’est pas neuve. En mai 2015, elle évoquait la possibilité d’installer un casino sur le front de mer rénové par l’expérience de la Capitale européenne de la culture. Le site envisagé n’était alors pas la Villa Méditerranée, mais le J1. Slate expliquait alors que « le futur casino était le symbole de la transformation de la ville » Le résultat de l’appel à projet du Port concernant le J1 a donné les clés à la municipalité mais les réflexions sur le sujet sont toujours en cours.

La Villa Méditerranée sous le feu des critiques

Depuis, l’alternance à la présidence de la Région a redistribué les cartes. La Villa Méditerranée serait disponible. Le successeur de Michel Vauzelle (PS), Christian Estrosi (LR) qui avait lancé un audit (au passage, jamais rendu public) dès son entrée en fonction pour décider des futures orientations du bâtiment, se précipite sur l’occasion pour affirmer son souhait de « vendre ce bâtiment » et se délester des presque 4 millions d’euros annuel de frais de fonctionnement. Dépourvue de politique internationale, son ambition pour la Villa Méditerranée a au moins le mérite de la clarté : la rentabilité.

Et si elle ne passe pas par la location, il souhaite la vendre sans état d’âme. Le Président Estrosi désigne même un futur « acquéreur prioritaire » : la municipalité. Renaud Muselier, le premier vice-président « délégué à la coordination des politiques publiques » affirme dans un zeugma qui n’a apparemment rien d’ironique qu’…

« un casino amènerait de la vie et de l’argent ».

Les réactions se sont dès lors multipliées pour dénoncer ce projet de casino.  Benoit Payan, le président du groupe socialiste au conseil municipal demande ironiquement :

“Et pourquoi pas un bar-PMU dans une école maternelle ?”,

Un texte publié dans La Croix et signé par des élus et des intellectuels s’y oppose vigoureusement et dénonce :

«  Deux visions [qui] s’opposent là clairement. D’un côté le monde de l’argent facile, du jeu, du divertissement, de « l’entertainment » abrutissant, celui des casinos. De l’autre, une conception de l’action publique appuyée sur la réflexion, l’analyse, l’écoute des positions contradictoires, qui sont au fondement, depuis la Grèce antique, de toute démocratie. »

Sans surprise à droite, on défend le projet de casino, et on en profite pour attaquer la Villa Méditerranée. Selon Dominique Tian (LR), le premier adjoint du maire :

« Quant au choix de la Villa Méditerranée, j’écoute les opposants expliquer qu’ils refusent qu’on abandonne cet espace dit ‘culturel’. Mais dans les faits, ce site est tout sauf culturel ! C’est une véritable escroquerie intellectuelle de le qualifier ainsi ! On parle là d’un bâtiment extraordinairement coûteux, qui a été payé 60 millions d’euros par le contribuable et continue à coûter 7 millions d’€ par an pour rien ! Une somme qui pourrait être économisée s’il est loué au privé. Et oui, je trouve que cet endroit à La Joliette est idéalement placé pour un tel établissement »

Plus étonnant, à gauche, on trouve même parmi les opposants au projet de casino, une critique implicite de cet équipement. Si l’on suit Jean-Marc Coppola, chef de file du Front de gauche au conseil municipal et ancien président du comité régional du tourisme :

« Oui, bien sûr, on aurait dû et il faudrait démocratiser davantage ce bâtiment qui a coûté 70 millions d’euros, l’ouvrir au public et, pourquoi pas, le rendre culturellement complémentaire du MuCEM. »

Cette polémique puise ses racines dans une histoire déja longue de controverses autour de la Villa Méditerranée. Les critiques portent systématiquement sur son coût, sa construction (environ 70 millions d’euros) et son fonctionnement (3,7 millions d’euros par an environ, soit deux fois moins que ne le prétend Dominique Tian) ; et sa fonction, incertaine. Pour ceux qui travaillent dans les politiques internationales des collectivités territoriales ou réfléchissent à leurs enjeux, ce n’est pas évident, alors pour les autres…

Sur la question du coût, les 70 millions d’euros de construction imputés exclusivement au budget régional peuvent en effet paraître conséquents. Ramené aux dépenses d’investissement du conseil régional, (environ 500 millions d’euros en 2010), le coût de la Villa Méditerranée a représenté  14 %, et trois ans ont été nécessaires à sa construction. Si l’on se tourne vers les fameux frais de fonctionnement, les 3,7 millions d’euros représentent 0,4% environ des dépenses de fonctionnement (environ 970 millions d’euros en 2015). Certes, entre 2010 et 2012, le montant était plus proche des 7 millions d’euros que des 4, mais, dans le même temps, le budget consacré au fonctionnement était plus élevé (environ 1,3 milliards).

Reste la question du rôle et de la fonction de la Villa Méditerranée. Michel Vauzelle a sans doute fait preuve d’une pédagogie incertaine et n’a jamais réussi à articuler les deux dimensions de son ambition : offrir l’édifice à une introuvable « société civile » euro-méditerranéenne, au service d’un tout autant improbable « soft power » régional.

En avril 2013, j’avais consacré un billet de mon défunt blog (Marseille Internationale) à cette question : « la Villa, caprice dispendieux ou instrument de soft power ? ». À l’époque, déjà, la Villa faisait l’objet de moqueries. Elle était présentée dans la presse régionale et par les adversaires politiques du Président Vauzelle comme une dépense inutile et une institution fantôme, reflet de la mégalomanie de son fondateur. La « Villa Vauzellia » n’aura jamais su dépasser les critiques initiales.

Plusieurs facteurs peuvent l’expliquer. Tout d’abord, dès son origine, un discours d’institution de la Région à la fois vague et grandiloquent qui présentait cet équipement comme « un lieu de pouvoir de la société civile » et un instrument d’exercice de soft power régional dont l’enjeu était d’aider à « la paix et à la prospérité » en Méditerranée. Rien que ça. Avec un résultat, donc, pour le moins mitigé.

L’une des ambiguïtés originelles de l’équipement tient paradoxalement aux opportunités que lui avait offertes les festivités de la Capitale européenne de la Culture. Vauzelle le reconnait dans l’interview qu’il a accordé à La Provence pour défendre « son » bâtiment face à la menace du projet de casino :

« Et pendant cette année-là [2013, ndla], naturellement, la Villa, a été happée – et c’était notre devoir – par ce côté culturel. C’est pour cela qu’on a cru qu’à côté du Mucem, il y avait une annexe avec une forme un peu étrange qui était une sorte de petit Mucem. »

En effet, en menant nos enquêtes sur les publics et les pratiques culturelles dans MP2013 avec les collègues de l’Université Aix-Marseille, on s’était rendu compte qu’un certain nombre de touristes étaient surpris de constater qu’ils ne pouvaient pas rentrer dans la Villa Méditerranée avec leur billet estampillé MuCEM. De même, la programmation de cette première année à la Villa Méditerranée était sans doute trop marquée par des expositions et des conférences « culturelles ». Les parcours d’exposition, par ailleurs très coûteux, ont progressivement laissé la place à l’organisation de séminaires présentant les résultats de projets internationaux et pour lesquels la Villa Méditerranée devait servir de vitrine dans le but de faire de Marseille un lieu stratégique pour la coopération dans la région. Mais l’ambiguïté de départ n’a jamais été levée.

L’internationalisation des politiques régionales et la Villa Méditerranée

La « vocation » de la Villa Méditerranée était pourtant d’incarner l’internationalisation de la Région. Pour le dire autrement, le bâtiment, à l’architecture audacieuse, était supposé être adossé à la politique internationale de la Région et représenter physiquement l’existence et le dynamisme de cette action diplomatique menée par le Conseil régional. Depuis le début des années 2000, la Région avait  réorienté sa coopération décentralisée traditionnelle fondée sur l’aide au développement de partenaires du Sud au profit d’une intégration plus poussée de sa politique internationale dans les circuits européens et dans les enjeux diplomatiques.

A-t-on oublié qu’avant de prendre son nom à la tonalité « Médicis », l’équipement devait s’appeler , le « Centre régional pour la Méditerranée (CeReM) » ? Si l’on devait croire les présentations de l’époque, il serait devenu  :

« Le lieu de toutes les expressions du monde méditerranéen contemporain [et] le symbole du dialogue entre les cultures, du partage des connaissances et des techniques ».

En 2008 et en 2009, en amont du projet de construction de la Villa Méditerranée, la Région, sous l’impulsion du Président Vauzelle qui a fait des questions internationales, son « domaine réservé », vote deux délibérations : une « Stratégie internationale » et un « Plan d’action pour la Méditerranée ». Ces deux textes adaptaient les partenariats existants de la Région en Méditerranée au contexte géopolitique européen marqué par le lancement de l’Union pour la Méditerranée (UpM), la mise en place de l’Instrument européen de voisinage et de partenariat et plus généralement les négociations autour du cadre financier 2014-2020.

En avril 2014, enfin, un an après l’inauguration de la Villa Méditerranée, la Région adoptait un troisième texte, la « Nouvelle stratégie internationale » qui visait cette fois à prendre acte de l’échec de l’UpM et des crises, tant au Nord qu’au Sud. Sans rentrer dans les détails de ces documents, ils témoignent de la capacité d’adaptation de ce que j’appelle la « diplomatie décentralisée » face aux soubresauts des contextes et des déséquilibres internationaux.

Que vient faire la Villa Méditerranée dans cette affaire ? Premièrement, elle était sensée dépendre étroitement de cette politique internationale et offrir une vitrine à celle-ci, en rendant visible l’ambition de la Région. Parce que des politiques publiques s’ancrent matériellement dans des bâtiments qui les font exister, en partie. L’action publique prend toujours une dimension physique et sensible. C’est là, la première fonction de la Villa.

L’ex-Président Vauzellle justifie l’existence de sa Villa Méditerranée pour défendre la position du territoire marseillais dans la compétition internationale, mais aussi et surtout pour affirmer sa contribution possible dans la résolution des crises internationales. Une contribution qui pourrait être alternative aux mesures sécuritaires mises en oeuvre par les États :

« Dans une région de 5 millions d’habitants, cette cause noble le valait bien pour cesser ce complexe face à Barcelone. Face au terrorisme, aux réfugiés, au racisme, il faut peut-être arrêter de se dire qu’il faut se protéger avec des escadrons de gendarmerie et aller au contact du problème social et culturel. Notamment sur la description d’un islam qui choque les musulmans qui vivent ici et dans les pays du Maghreb. C’est le moment où la Villa doit servir à la paix en Méditerranée »

C’est ainsi, au sein de la Villa Méditerranée, que le Président Vauzelle accueillait depuis 2013, ses homologues euro-méditerranéens afin d’entretenir et de mettre en scène le dialogue politique entre les élus locaux et régionaux. Et celui-ci s’appuie comme tout acte diplomatique sur une parole. Dès lors, l’équipement est devenu progressivement un lieu dédié à des conférences. Un coup d’oeil à l’agenda actuel et on observe des réunions publiques sur les religions, la Turquie ou la Syrie.

Par ailleurs, ce dialogue ne se limitait pas à une coopération horizontale mais visait aussi, à partir d’une coordination transnationale, à exercer un lobby en direction des États et de la Commission européenne pour qu’ils infléchissent leur politique méditerranéenne, et au passage qu’ils augmentent leur financement. C’est dans ce cadre par exemple que se tiendra, au sein de la Villa Méditerranée, le 28 octobre prochain, le Dialogue 5+5 du nom de la réunion des Ministres des affaires étrangères des États d’Europe du Sud et d’Afrique du Nord.

On trouve ici le deuxième sens (davantage qu’une fonction ou qu’une utilité), de la Villa Méditerranée. Elle abrite en effet une agence qui travaille au cadrage, à la mise en œuvre et au suivi de ces politiques : l’Agence des villes et territoires méditerranéens durables (AViTeM). Or, cette agence ne vise pas seulement à monter des projets techniques de coopération internationale, mais aussi à contribuer à l’entretien d’un dialogue politique. En résumé, Vauzelle parlait de « diplomatie participative » voire de « diplomatie de proximité et de projets » dont la Villa Méditerranée devait fournir la vitrine.

Anticipant l’alternance politique, la Villa Méditerranée est en apparence sortie du strict giron de la Région pour rejoindre le 1er janvier 2015 le Groupement d’intérêt public (GIP) AViTeM. Cet accord se traduit par la mise à disposition de la Villa Méditerranée au sein de l’AViTeM, qui selon ses statuts :

« … vise à contribuer à la cohérence de la politique méditerranéenne de la France et à affirmer le rôle du territoire de Provence-Alpes-Côte d’Azur comme relais et acteur de cette politique. »

« En apparence », dans la mesure où la Région demeure l’unique contributeur financier du GIP. La Charte ne prévoit aucune participation de l’État qui se contente de mettre à disposition un fonctionnaire détaché du Ministère des Affaires étrangères (MAE). Si la Région devait cesser de financer l’AViTeM, l’Agence disparaitrait aussitôt.

La Villa Méditerranée, par le truchement de l’AViTeM, porte et manifeste l’ambition de bâtir une politique méditerranéenne nouvelle pour la France et l’Europe et qui serait portée à l’échelle des territoires régionaux, d’une part, et depuis Marseille, d’autre part. C’est ainsi que s’inscri(vai)t la volonté répétée de Michel Vauzelle de voir s’installer à Marseille, au sein de la Villa Méditerranée, la Délégation interministérielle à la Méditerranée (DiMed) afin de faire de cette ville « un pôle de projection de la politique de la France en Méditerranée ».

C’était le sens de l’une des propositions de son rapport sur la « Méditerranée des projets » remis au Président de la République en octobre 2013. En négociation fin 2013 et début 2014, le projet de délocalisation de la DIMed échouera lorsque le MAE parviendra à rapatrier dans le périmètre de son administration cette structure qui perd, de fait, son statut interministériel. Or, il ne sera jamais question pour Laurent Fabius de délocaliser une partie de son Ministère bien arrimé au Quai d’Orsay. De ce point de vue, l’impasse dans laquelle est plongée la Villa Méditerranée n’est pas sans lien avec l’effondrement de la politique méditerranéenne de la France et plus largement de la coopération euro-méditerranéenne qui n’est pas parvenue à accompagner les Révolutions arabes du printemps 2011.

Mais si la Villa Méditerranée n’était pas indexée à la politique méditerranéenne du MAE, elle n’avait de sens qu’en étant solidement ancrée à la politique méditerranéenne du Conseil régional.

Et c’est ce qui devrait interpeller encore davantage que la chimère du casino. Où est la politique internationale de la Région PACA depuis l’alternance ? Qu’en est-il des ambitions méditerranéennes portées par Christian Estrosi et son exécutif ? Sait-on que le vice-président délégué à l’international est le député Bernard Deflesselles (LR) qui n’a jamais pris une quelconque position sur les questions méditerranéennes ? N’y a-t-il pas, face à la seule opposition frontiste, une voix à porter en direction de cet espace ?

En mai 2014, lors du débat portant sur l’adoption de la Nouvelle stratégie internationale, la prise de position de la droite laissait entrevoir son opposition à l’ambition méditerranéenne de la Région version Vauzelle. L’un des orateurs la réduisait à une « priorité de communication » pour critiquer le choix des territoires de coopération ; pour mémoire, la Région avait noué des partenariats sur la rive Sud de la Méditerranée avec la Région de Tanger-Tétouan (Maroc) laWilaya d’Alger (Algérie), les Gouvernorats de Tunis et de Kasserine (Tunisie), celui d’Alexandrie (Egypte), les Unions des municipalités de Tyr (Liban) et de Jezzine (Liban), le Gouvernorat d’Hébron (Palestine) et la Ville d’Haïfa (Israël).

Daniel Sperling concluait son intervention en proposant de substituer les partenariats avec des « pays qui n’en finissent plus d’émerger » par des liens avec des pays riches, en particulier les « pays d’Amérique du Nord ».

On n’imaginait pas alors qu’il songeait à Las Vegas.

* Entre 2007 et 2012, j’ai mené une enquête doctorale sur l’internationalisation du territoire marseillais : Maisetti N., Marseille en Méditerranée : récit politique territorial et sociologie politique de l’action publique locale internationale, Université Paris 1, 2012. Un ouvrage issu de la thèse est en cours de publication aux éditions Karthala.

Crédit Photo : @EricBesatti

Un grand merci à Nicolas Maisetti pour nous autoriser la diffusion de son excellent article paru sur le nom moins excellent  site Marsactu.

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2015 Annual Conference on Cultural Diplomacy

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The Annual Conference on Cultural Diplomacy is the world’s leading event in the field of cultural diplomacy, hosted and organized by the Institute for Cultural Diplomacy (ICD) in partnership with other leading institutions at the end of each year. The 2015 Annual Conference on Cultural Diplomacy: Building Bridges of Peace and Reconciliation in Times of Greater Global Insecurity, to be held in Berlin, Germany, on 10-13 December 2015, aims to present all practices that the field of cultural diplomacy has to offer to the international community for their application to try to remedy and solve the growing global challenges. The conference will bring together leading politicians, religious leaders, senior academics and celebrated artists together with representatives from areas of conflict in order to establish new institutions and initiatives that will help with these challenges using the practice of cultural diplomacy together with other practices and means.

Participation in the conference is open to governmental and diplomatic officials, academics, artists, journalists, civil society practitioners, private sector representatives, young professionals and students as well as other interested individuals from across the world. The Conference Committee encourages academic research and analysis of issues related to the goals of the Conference. The Conference Committee would therefore like to welcome the participants of the conference to submit a paper they would like to be considered for presentation at the conference as well as being included in the proposal document that will be issued following the conference and will be sent to all governments and leaders of the international community worldwide.

Contact: Institute for Cultural Diplomacy, Genthiner Str. 20, 10785 Berlin, Germany; e-mail: info@culturaldiplomacy.org.

For more information please visit www.culturaldiplomacy.org

Source : Culturelink

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La culture rapproche Wallons et Flamands

Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé, mardi à Namur, un accord de coopération culturelle avec la Flandre. Un accord historique entre les deux régions belges divisées, commente le quotidien libéral Le Soir : « Dans ce pays compliqué, et dans le contexte qu’on sait, c’est un pas fondamental et peu banal qui a été franchi. … Le côté historique tient à sa caractéristique peu banale dans un pays où il est souvent question de séparer plus que de réunir, mais il est dû aussi au fait qu’il a été négocié par d’autres, sans jamais aboutir. Les deux ministres ont … écouté un secteur où, quel que soit l’art concerné, les artistes n’ont pas attendu que le politique coopère pour travailler ensemble, échanger acteurs, salles, pièces, œuvres et pour démontrer avec panache que, de ces coopérations et échanges, naissaient des productions internationalement remarquées et qui tissent désormais une véritable légende des artistes belges, flamands ou francophones, à l’étranger. »

Source : BpB 

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Influence and attraction : culture and the race for soft power in the 21st century

Culture and the race of sof power

The British Council has published a report on the changing status of cultural diplomacy and so-called « soft power » in the world. It describes the shift of cultural influence from Western centres in North America and Europe toward BRIC countries and other emerging economies. While countries such as the United Kingdom are scaling back their cultural programmes aimed toward influencing an international audience (for example, the British Council), countries such as Brazil and China are rapidly expanding their own equivalent programmes. China has transformed itself from having no international cultural institutions in 2004, to having over 322 Confucius Institutes worldwide in 2011 and surpassing former leading countries such as France, Britain and Germany.

The report stresses the importance of culture in modern diplomacy, but also discusses its changing nature. Cultural diplomacy is currently shifting from the old government-dominated system to a system where the leading roles are taken by NGO’s, foundations and individual citizens. Social media and popular culture are also seeping into the cultural diplomacy field, and events which would be regarded as trivial and insignificant before now influence global politics (the report gives the example of Gordon Brown’s official visit to India during which he had to respond to allegations of racism in the British Big Brother television show). The report predicts that in the future the direct involvement of governments in cultural diplomacy will diminish and that the role of NGO’s and peer-to-peer contact will increase.

By John Holden, edited by Mona Lotten. British Council, 2013, 42 pages

To view the report, please visit:

 www.britishcouncil.org/sites/default/files/documents/influence-and-attraction-report.pdf

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Atlas de l’influence française au XXIe siècle

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L’Institut français et les éditions Robert Laffont publient l’Atlas de l’influence française au XXIe siècle. 55 personnalités du monde diplomatique, de la recherche ou de la culture ont apporté leur contribution à cet ouvrage de géopolitique qui comprend 48 cartes.

Conduire, dans un monde devenu multipolaire, une politique d’influence ambitieuse et cohérente suppose de comprendre les ressorts et les voies de la circulation des idées, des œuvres et des hommes. C’est à ce défi lancé à la diplomatie française, comme à tous ceux dont l’activité contribue au rôle international de la France, qu’entend répondre l’Atlas de l’influence française au XXIe siècle, dirigé par Michel Foucher.

Initiée par le ministère des Affaires étrangères et l’Institut français dans le sillage du colloque « Diplomatie française – un atout pour la France dans un monde en mouvement », organisé en 2011 au Collège de France, la réalisation de cette somme ambitieuse a mobilisé le réseau diplomatique, des spécialistes et des experts, conviés à recueillir de nombreuses données et à contribuer directement à sa rédaction.

Du cinéma à l’enseignement, de la gastronomie aux entreprises et aux grands groupes, de la coopération scientifique aux Français établis hors de l’Hexagone, 48 cartes dressent le tableau d’une influence dont les registres et les relais sont autant de leviers pour donner à la France toute sa place dans la mondialisation.

Présenté en avant-première lors de la XXIe conférence des ambassadeurs en août 2013, l’Atlas sera diffusé par l’Institut français au sein du réseau diplomatique et culturel.

Une version numérique, actuellement en préparation, sera disponible d’ici quelques mois.

Atlas de l’influence française au XXIe siècle, sous la direction de Michel Foucher, co-édition Robert Laffont / Institut français, 2013, 179 p.

Les auteurs

Michel Foucher est géographe, diplomate et grand voyageur. Professeur à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, il est notamment l’auteur du classique Fronts et frontières, un tour du monde géopolitique (Fayard), de La République européenne (Belin) et dernièrement de l’atlas La Bataille des cartes (François Bourin).

Pascal Orcier, cartographe, est normalien, agrégé et docteur en géographie. Il enseigne à l’université Jean-Moulin-Lyon-III.

Sommaire

Introduction : Puissance et influence, repère et référence

Partie 1 : Les fondamentaux de l’influence

Partie 2 : Style, savoir-faire et coopérations

Partie 3 : Culture, idées et savoirs

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Le British Council met la culture au coeur de la « puissance douce »

influence and attractrionEn plein débat sur l’exception culturelle un rapport du British Council rappelle l’objectif de son intégration aux traités commerciaux et à la convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité culturelle : les biens et services culturels contiennent des valeurs, une identité et un sens qui vont au delà de toute considération commerciale. Ce rapport, qui a pour thématique la course au pouvoir d’influence au 21ème siècle (Culture and the race for soft power in the 21st century), présente la culture comme partie prenante des relations internationales. William Hague, Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères précise que la politique étrangère n’est plus l’apanage des gouvernements mais de tous les individus.

La force des relations culturelles réside à la fois dans son but (une politique étrangère forte et un désir de véhiculer une image positive autour du monde) et ses ressources (un héritage unique, une idéologie, un langage, des atouts culturels, …). L’identité « British » est également au cœur de ce rapport. Nous sommes nombreux à avoir constaté des exemples d’échecs du multiculturalisme. Mais le rapport s’appuie sur le succès de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Londres en 2012. Autour d’un événement fédérateur, les citoyens ont pu constater « la richesse » et « la diversité » de leur pays. Mais c’est avant tout une fenêtre sur le reste du monde. Un moyen de rappeler que James Bond, Tim Berners-Lee – l’inventeur du World Wide Web – et M. Bean font tous partie du Royaume-Uni.

Le rapport propose également une typologie construite des relations culturelles internationales par pays :

  • Pays importants avec une culture diffuse comme le Royaume-Uni ou la France. Les budgets relatifs à la culture sont en baisse, et notamment du fait des difficultés de mesurer l’impact de la culture.
  • Pays importants avec un profil culturel émergent comme la Chine. L’expansion rapide des Instituts Confucius en est l’exemple type.
  • Pays plus petits avec des profils culturels établis comme la Norvège ou le Portugal mais également la Thaïlande ou la Jamaïque qui bénéficient tous d’une aura internationale.
  • Pays plus petits avec des profils culturels émergents. Ces cultures peuvent être fragiles face aux cultures dominantes et l’homogénéisation des effets de la culture commerciale étrangère.

L’internationalisation de la culture se justifie également par des raisons économiques. Celles-ci relèvent tout d’abord de principes utilitaristes : améliorer la compréhension entre cultures réduit les conflits, la culture engendre du tourisme et donc crée des emplois et des nouveaux revenus, les industries créatives ont de plus en plus d’importance économique, les relations culturelles favorisent la confiance et donc le commerce, … Les externalités sont tout aussi importantes puisqu’il est rappelé que les échanges culturels aident à innover, développent la coopération sociale et économique et favorisent l’émergence de sociétés dynamiques et ouvertes.

Des recommandations sont également proposées : les gouvernements doivent créer les conditions pour garantir l’échange entre individus, collaborer avec des entreprises pour encourager l’innovation et faire face à la baisse des fonds publics, faire autant attention aux problèmes intérieurs qu’extérieurs. Si Hu Jintao, ancien Président de la Chine atteste dans un essai que la culture internationale de l’Occident est forte alors que celle des chinois est faible, cela démontre que la culture reste un enjeu pour l’ensemble des pays et un outil de développement international.

Rebecca Amsellem*

Du même auteur

  • International Touring Exibitions : Towards a Profitable Business Model ?

A propos de l’auteur

Rebecca Amsellem est doctorante à l’Université Paris I – Sorbonne en économie de la culture et vient de créer une entreprise dédiée à l’internationalisation des projets culturels. Française et canadienne, elle est diplômée de Sciences Po Toulouse en “Affaires internationales et stratégies d’entreprise” et de la Sorbonne en “économie et gestion des projets culturels”. 2010 à 2013, elle était chargée de mission au Forum d’Avignon, laboratoire d’idée à la culture et à l’économie où elle était notamment en charge du budget, des groupes de travail, de la communication, des publications et de la coordination générale de l’événement annuel.

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Cultures croisées

Quand, dans les États européens, les questions de politique culturelle parviennent à dépasser le cercle des seuls professionnels et des spécialistes pour être traitées dans des débats publics à l’échelle nationale, il est encore bien rare que ces derniers aient une répercussion significative au-delà des frontières nationales, alors même qu’ils portent bien souvent sur des problématiques similaires, voire identiques, d’un contexte national à un autre. Partant de ce constat simple, à l’occasion des 50 ans du Traité de l’Élysée, le Goethe Institut et le département des études et de la prospective (DEPS) du ministère français de la Culture et de la Communication proposent une mise en discussion , au vu des recherches les plus récentes, de quelques grands sujets concernant nos politiques culturelles de part et d’autre du Rhin. À terme, ces débats ont pour vocation de s’ouvrir à nos partenaires européens.

Réservation conseillée : 01 44 43 92 30 /// Goethe Institut ///  Bibliothèque /// 17, avenue d’Iéna /// 75016 PARIS

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Scots-Chinese cultural agreement

A Memorandum of Understanding on Culture between China and Scotland has been signed today, committing the governments in Beijing and Edinburgh to supporting greater exchange and collaboration across the arts, creative industries, heritage and national collections – one of three major cultural agreements sealing links between the two nations.

First Minister Alex Salmond signed the MoU along with China’s Minister of Culture Mr Cai Wu at a ceremony in Beijing.

The intergovernmental MoU commits to closer ties across four key areas: cultural collaboration; best practice; educational outreach; and networking opportunities. It follows discussions between the First Minister and His Excellency Cai Wu on July 9 2010 in Beijing on the opportunities for building on the already significant cultural exchanges and ties between China and Scotland.

Immediately following the MoU signing, the First Minister then witnessed the signing of a Memorandum of Understanding, between Edinburgh International Festival and the China International Culture Association to further expand artistic dialogue. This was signed by Jonathan Mills, Edinburgh International Festival Director.

In the same ceremony at China’s Ministry of Culture, a formal agreement was also signed between Historic Scotland and the State Administration of Cultural Heritage to incorporate into the ‘Scottish 10’ digital mapping project, the Eastern Qing Tombs, east of Beijing in the Hebei Province – which Mr Salmond visited yesterday (Sunday).

Examples of Sino-Scots cultural exchange in recent years include performances by both the National Ballet of China and Shanghai Peking Opera Troupe at this year’s Edinburgh International Festival, a 2009 tour in China by Scottish Ballet and collaborations between the National Museum of Scotland and both the National Geological Museum of China and the Chinese Aviation Museum. Last week a nine-person delegation of museum directors from China were in Scotland to view some of most popular museums, including the Kelvingrove Art Gallery and Museum in Glasgow and the National Museum of Scotland in Edinburgh.

In October Mr Salmond opened the Confucius Institute at the University of Glasgow, a partnership with Nankai University supported by the Chinese Ministry of Education’s Office for Chinese Language (Hanban) to build on long-standing research collaborations between the two universities and promote greater understanding of Chinese society and culture.

At a reception held this evening to celebrate the new MoU on Culture, Scottish Opera and nearly 50 students from Beijing No 4 School performed ‘Tale o’ Tam’, an opera based on Robert Burns’ epic poem, Tam O’Shanter. Scottish Opera, which also performed at the Beijing Caledonian Society St Andrew’s Day Ball on Saturday, have been rehearsing with the school pupils for the last week. This follows a similar Scottish Opera outreach workshop and performance in September, with the English Schools Foundation, of Bizet’s Carmen, at Hong Kong Academy for Performing Arts.

The First Minister said: « Since I met Mr Cai last year, the opportunities for increasing the scope and level of cultural exchanges between our two nations have multiplied. Across a wide range of cultural and heritage activities, doors are swinging open, enabling people in both countries to discover more about our respective cultures. These links add value to educational, scientific and business activities that can bring lasting benefits to Scotland and to China. Just hours after my visit yesterday to the famous Eastern Qing Tombs that will be digitally documented by our pioneering ‘Scottish Ten’ heritage project, China’s wonderful gift of two Giant Pandas arrived at Edinburgh Zoo as part of a collaborative effort to safeguard the future of these endangered creatures.

« Such examples of cultural exchange help to enhance mutual understanding between countries, creating an atmosphere of respect, trust and celebration. That is why I am pleased to welcome not only the new inter-governmental MoU between Scotland and China, but the two other partnerships agreed today. Taken together, these underline the rich, varied and blossoming cultural dialogue and understanding between our two nations. »

Jonathan Mills, Edinburgh International Festival Director, commented: « Having introduced Festival audiences in Edinburgh to the stunning, astonishing and articulate performances of the National Ballet of China and the Shanghai Peking Opera Troupe in Festival 2011, we wish to maintain artistic links with China and deepen our relationship with this incredibly rich, diverse and profoundly important culture. »

Scottish Opera’s General Director Alex Reedijk added; « Our work with No. 4 School this week is a great illustration of the cultural collaboration our countries aspire to. We’ve been able to share our best practice in arts education, built up over 40 years, and have been impressed by the pupils’ commitment to achieving so much in such a short period of time. It’s also wonderful to have the opportunity while we are in China to showcase young Scottish talent as an inspirational example of where arts education can lead. »

The Memorandum of Understanding between the Scottish Government and the Ministry of Culture of the People’s Republic of China covers all performing and visual arts, museums and collections, literature, publishing, film, crafts, built heritage and creative industries.

Last week, the First Minister declared that Scotland’s cultural heritage had undergone a « renaissance » following the opening of four newly-refurbished national cultural institutions – the National Museum of Scotland and the Scottish National Portrait Gallery in Edinburgh, Stirling Castle’s Royal Palace and the Robert Burns Birthplace Museum in Ayrshire – and a major new Museum of Transport & Travel in Glasgow, all within twelve months.

The agreement signed today between Historic Scotland and the State Administration of Cultural Heritage will see the Eastern Qing Tombs, which mark the final resting place of some of China’s best known emperors, digitally documented under the ‘Scottish 10’ project which will see all five UNESCO World Heritage Sites in Scotland and five international sites captured in 3-dimensional detail using cutting-edge laser scanning technology. These records can be used to monitor structural changes and provide source material for remote access and educational programmes.

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Retour sur le 1er Forum international de l’économie mauve

Le premier forum international pour l’économie mauve qui s’est tenu la semaine dernière à l’espace Pierre Cardin à Paris s’est achevé sur un succès porteur d’espoir. Nous y avons participé non sans une certaine excitation, notamment au regard des intentions affichées par le manifeste fondateur de ce concept dont nous nous étions fait l’écho il y a quelques semaines :

  • articulation vertueuse [entre culture et économie] qui ne se réduise pas à une pure instrumentalisation de la première et à une vaine stigmatisation de la seconde ;
  • reconnaissance et désormais construction d’une perspective où la culture est appréhendée et reconnue comme un écosystème hypersensible à l’action humaine, dont elle enregistre tous les impacts (directs et indirects) ;
  • œuvrer pour le durable contre le court terme, la création de valeur contre le gaspillage des ressources, la synergie contre le chacun-pour-soi, l’éthique contre l’irresponsabilité.

Autre raison de s’enthousiasmer : la qualité des interventions et des débats, dont on peut se réjouir qu’ils aient enfin à nouveau lieu à Paris car, il faut bien le dire, depuis les journées européennes de l’économie et de la culture en 2008 au Musée du Quai Branly, il ne s’est pas passé grand chose pour donner au public les clés de ce qui se joue lentement ici mais sûrement ailleurs dans la reconfiguration des territoires mondialisés de la diversité culturelle pensée comme un mode intégré d’action et de coopération, des industries créatives comme vecteur de rayonnement et de développement, de l’urgence de connecter et croiser plus fortement la culture avec les autres secteurs de l’activité humaine.

C’est en effet d’abord une affaire de contenu, au-delà du besoin de légitimer le concept de l’économie mauve par un corpus de pensée et la signature de grandes cautions publiques nationales et internationales. Il convient en effet de reconnaître que les contenus étaient au rendez-vous et que l’adhésion et l’engagement des intervenants créé un œcuménisme particulièrement fécond et prometteur qui va là aussi bien au-delà du simple syncrétisme de l’ère post-Florida, très à la mode aujourd’hui et que certains s’épuisent avec plus ou moins de bonheur à commenter ou recycler sans rien proposer.

Rien de cela ici, bien au contraire. C’est la reconnaissance de la nécessité de faire muter l’économie en lui donnant une couleur supplémentaire, comme ces dernières années avec l’économie verte, pour engager de nouvelles perspectives non pas de développement débridé, dérégulé ou dérèglementé, bien au contraire, mais d’action soutenable, d’action plus responsable, plus porteuse de sens, plus reconnaissante de notre capacité de créer, d’imaginer, d’innover et surtout de collaborer, de partager et d’habiter le monde.

Cette couleur, le mauve (créativité et imagination dans la symbolique des couleurs), viendrait donc se placer au centre du développement durable pris non plus comme un concept pour dire « la culture est le quatrième pilier du développement durable », une mode ou un cycle de marché mais comme une modalité d’action responsable sur l’ensemble des domaines qui participent et relèvent de notre écosystème. Et cette nouvelle modalité doit avoir ses propres outils et méthodes, une nouvelle ingénierie culturelle en quelque sorte.

A noter parmi les nombreuses interventions qui se sont succédées pendant 2 jours et demi, des témoignages qui se distinguent et montrent le chemin :

  • Cheikha Mai (ministre de la culture et de l’information du Bahrein), a permis de prendre pleinement conscience de ce que Frédéric Martel décrit dans « Mainstream » (la conquête des industries culturelles et notamment des médias en direction de publics qui partagent la même culture que les acteurs occidentaux négligent alors qu’elle constitue un immense marché).
  • Odile Quintin (ancienne directrice générale à la Commission Européenne) a souligné que sans  la prise en compte de la diversité culturelle les entreprises perdent en moyenne 10 points de compétitivité et que le poids gigantesque des industries créatives dans l’économie de l’Europe aujourd’hui doit inciter à aller plus loin dans la maison Europe pour favoriser partout des écosystèmes créatifs, innovants et dynamiques qui stimulent les territoires.
  • Bernard Ramanantsoa (directeur général d’HEC Paris), nous a rappelé que si nous vivons une crise économique, financière et sociale, elle coïncide avec une crise de la pensée, où la méconnaissance d’autrui, de sa culture, de ses traditions et de ses usages est alimentée par l’immédiateté de l’opinion toute faite et le déclin de la culture générale jusque dans l’enseignement supérieur.
  • Hubert Védrine (ancien ministre des affaires étrangères) a donné sa vision de l’urgence d’une Europe fédéraliste qui s’appuie sur la richesse culturelle et identitaire de chacun de ses membres pour exister face aux grandes puissances en devenir qui ont presque toutes un modèle fédéraliste avec plus d’états, plus de langues et des cultures et de croissance sur lesquelles il faudra non seulement compter mais probablement accepter la fin du modèle d’influence américain qu’elles commencent aujourd’hui à contester.
  • Caio de Carvalho (Président de Sao Paulo Turismo, ancien ministre et président de l’institut d’économie créative) a insisté sur le fait que le monde entier raffole de la beauté et de l’art de vivre de l’Europe mais que c’est grâce au numérique et aux industries créatives que le Brésil avance à très grande vitesse pour créer de nouveaux centres d’intérêt et de croissance où la culture et ses impacts directs et indirects sont considérés et évalués comme des points de croissance économique à part entière comme aucun pays d’Europe ne le fait aujourd’hui.
  • René Villemure (président de l’institut d’éthique du Québec) a développé l’idée que l’éthique et l’économie mauve ne seront jamais l’aboutissement logique de bonnes intentions.  Elles seront le résultat de réflexion et de proposition fondées sur le sens et sur des valeurs telles l’impartialité, le respect et la vigilance. Ces trois valeurs représentent un horizon moral souhaitable d’une mondialisation à visage humain.
  • Guillaume Kiossa (ancien conseil spécial de la présidence européenne française et président d’Europanova) a promu la nécessité  d’investir massivement dans des programmes qui visent à accueillir les talents du monde entier en Europe, comme les Etats-Unis l’ont fait chaque année depuis le début des années 1940 notamment pour accueillir les élites européennes qui fuyaient le nazisme, non seulement pour y découvrir la culture et les merveilles de l’Europe mais aussi pour ensuite y vivre et contribuer à renouveler le rayonnement et la dynamique en Europe.
  • Carlo Petrini (président-fondateur du mouvement Slow Food) défend comme toujours l’idée que le système actuel court à sa perte et qu’il faut le rebâtir sur les dynamiques locales authentiquement porteuses de culture, de savoirs et de respect entre les hommes, envers la nature et tout comme certaines villes se mettent à opter pour la philosophie « slow », ce sont les métropoles qui devraient restaurer le goût du mieux vivre au lieu de concentrer depuis toujours les gaspillages les plus criminels qui soient.
  • Daniel Maximin (commissaire de l’année française des Outre-mer) a insisté sur le fait que les peuples d’Outre-mer ont le respect de la terre au plus profond de leurs cultures et que si les territoires d’Outre-mer sont autant des paradis que des enfers qui nous fascinent et nous ont incité à les coloniser, le développement économique par l’exploitation des ressources naturelles et par le tourisme peuvent et doivent changer ici et maintenant radicalement d’optique et mieux s’appuyer sur la sagesse des ultra-marins.

A noter également la courageuse modération de Frédéric Martel qui a « osé » une fois de plus mener la vie dure à nos vieux réflexes franco-français qui nous font souvent dire que nous sommes les champions de la diversité culturelle alors qu’il n’en est rien. Ce qui est désormais une posture ou un discours d’apparence vis-à-vis de l’extérieur, qui rassure et donne bonne conscience teintée d’une certaine nostalgie pour notre impérialisme déchu qui ne dit pas son nom, ne résiste pas un instant à la réalité de la diversité culturelle issue des sociétés multiculturelles comme les Etats-Unis.

Face à l’urgence de refonder la manière dont la culture, les arts, l’innovation et la créativité pour soutenir un monde plus juste, la tâche est immense, vertigineuse et complexe car le temps n’est plus aux incantations. Même si bon nombre de nos élus et de nos gouvernants auront naturellement le réflexe de dire qu’ils font de l’économie mauve depuis des années sans jamais le dire, il faut bien reconnaître la nécessité de réviser le logiciel sociétal dont la gouvernance a été édifiée dans autre âge.

Au fond, ce qui est en cause ce situe à deux niveaux :

  • le modèle d’exploitation de la nature et des êtres humains pour pouvoir les exploiter toujours plus les êtres humains et la nature, la fuite en avant du développement privé de toute forme de responsabilité et de conscience de son impact,
  • les réticences de l’ordre établi face à la mutation des systèmes politiques et géopolitiques qui ont émergé et dont la coopération est aujourd’hui incontournable.

L’économie mauve cherche à mieux interagir avec la culture pour trouver les clés d’une croissance économique et d’un développement social conscient que nous vivons dans un monde limité (au sens où nos ressources ne sont pas illimitées). De là émerge une valeur ajoutée qui s’appuie sur la culture au cœur de la conception des biens matériels et immatériels et des services publics et privés.

A travers la recherche de la diversité et de l’enrichissement culturels, c’est un défi de sobriété qui est clairement proposé par l’économie mauve : replacer l’être humain au centre de notre écosystème grâce à sa dimension créative. La demande de culture toujours plus grande peut être un des supports structurels de cette économie porteuse de croissance qui pourrait faire coïncider la notion de richesse la sobriété d’un monde limité et l’humilité d’un écosystème conscient de son équilibre fragile.

La discussion et le mouvement sont désormais enclenchés avec les acteurs concernés pour trouver des solutions nouvelles.

Rendez-vous donc à Sao Paulo l’année prochaine pour poursuivre dans l’action ce que cette première édition du Forum international de l’économie mauve vient d’initier de la plus prometteuse des manières.

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“Culture is recovering from neoliberalism”

Culture’s contribution to GDP has reached a new record and federal policies are consolidating this. Therefore, the Head of the Secretaría de Cultura stated that there has been a recovery after several years of economic and social crisis. “We are going uphill with great effort”, Coscia assured. The Culture Secretary, Jorge Coscia, highlighted that Argentina is going through a recovery process in terms of increasing cultural goods consumption and quality. He considered that it is fundamental to continue deepening the political model that allowed for such growth and to counteract the consequences of the neoliberal project that governed the country.

“Argentina is a great culture consuming country with a high level of education. Many have reflected about the quality of this education that does not focus just on teaching reading and writing, but that is a result of the cultural condition of the country where people read a lot, watch loads of films and consume good music. In this regards, we are living in a good moment”, pointed out Coscia when he was interviewed by A24.

He made clear, along this same line, that “Argentinean society comes from 50 years of economic and social downturn, as a result of unemployment and devastating policies that caused material damage, which is, no doubt, the cruellest, and cultural damage. A society that reaches very high levels of unemployment, like those reached by Argentina in the year 2001, cannot come through unscathed.

Thus, and while a raise in culture’s contribution to the total GDP is being experienced, the Head of Argentina’ Culture Secretariat considers that “Argentina is going uphill with great effort”. He also highlighted the importance of working horizontally in public administration to consolidate the federal cultural project.

“Education cannot be separated from culture because culture touches everything” affirmed Coscia. In relation to the recreational activities carried out during the summer season, he explained: “We do not see culture as isolated and that is why we have been working with several ministries that have to do with social welfare and health”.

He asked his fellow Argentineans to support the Government’s candidates with all resources available in this year’s elections for President, as a result of realizing that it is necessary to “continue redistributing wealth, achieve social justice, reduce poverty and create job opportunities”.

Source : SMG

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La Berlinale renforce la contestation en Iran

Le film dramatique iranien Nader et Simin, une séparation du réalisateur Asghar Farhadi, a reçu l’Ours d’Or au festival du film de Berlin. L’attention accordée à l’Iran lors de la Berlinale de cette année revêt une dimension politique, estime le quotidien de gauche tageszeitung : « Le film d’Asghar Farhadi Nader et Simin, une séparation récompensé par l’Ours d’Or, montre la diversité d’une société assoiffée de liberté et d’autonomie, qui livre une résistance vivante et créative à l’oppression et à la tutelle permanentes. Le régime de Téhéran aura une nouvelle fois l’occasion de se voir confirmer l’échec de sa tentative désormais plus que trentenaire d’islamiser le pays et d’imposer au peuple sa propre version de la vie et de la morale. … On comprend aussi progressivement en Iran l’importance du rôle que jouent la littérature, l’art et la culture. … Le peuple iranien a besoin d’un soutien de l’étranger. L’attention accordée aux réalisateurs lors de la Berlinale encouragera certainement les milieux culturels à poursuivre leur travail en Iran. »

Source : BPB

 

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1ères rencontres de la culture et de la coopération décentralisée

Dans le cadre d’une réflexion menée sur les contenus des coopérations décentralisées, Cités Unies France cherche depuis plusieurs années à mettre en valeur les pratiques comportant une forte « valeur ajoutée » aussi bien pour les collectivités partenaires que pour les collectivités françaises. La culture, activité historique de la coopération décentralisée est un de ces thèmes « fédérateurs » du fait des projets qu’elle concerne – formation, éduction artistique, ingénierie, patrimoine, livre, arts de la scène, cinéma – et des populations qu’elle touche au Nord comme au Sud.

Souhaitant faire le point sur ce thème, Cités Unies France et la Mairie de Toulouse organisent la première édition des rencontres de la culture et de la coopération décentralisée qui se déroulera les 1er et 2 juillet 2010 
au Palais des congrès de Toulouse.

Ces journées, placées sous le signe de l’échange et du débat, seront l’occasion d’instaurer le dialogue entre des personnalités concernées : élus aux relations internationales et aux affaires culturelles, opérateurs culturels, représentants de l’Etat, experts, journalistes…

Pour plus d’informations : Laure Blaise-Lyon, chargée de mission

Documents à télécharger : Programme des rencontres

Source : Cités Unies France

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L’art et la culture dans les philosophies de la mondialisation

Dans le cadre du cycle Art, culture et mondialisation, La Nacre propose une conférence d’André Tosel, philosophe, intitulée L’art et la culture dans les philosophies de la mondialisation, le 25 mai, de 14 à 17h, à Lyon (Rhône). La mondialisation semble aujourd’hui être un mouvement non régulé sans pilotage politique. Elle s’accélère sous l’influence, notamment, de la mondialisation des échanges, la financiarisation de l’économie et la place grandissante des nouveaux outils de communication. 
Si elle favorise les échanges culturels, le brassage des populations, les rencontres et les dialogues, elle rend aussi visibles les disparités économiques et véhicule une forte incompréhension. À quels enjeux les artistes et les professionnels de la culture sont ils confrontés ? 
La conférence est prévue dans les locaux de NACRe mais un changement de lieu reste possible en fonction du nombre d’inscrits. 
Contact : NACRe Rhône-Alpes, 8, rue du Griffon, 69001 Lyon (04 78 39 01 05 – s.belalem@la-nacre.org )

Source : ministère de la Culture et de la Communication

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Palais de Tokyo / 3

On en sait désormais un peu plus sur le devenir du Palais de Tokyo. Nous évoquions en juin dernier les enjeux de la méthode fixée par Christine Albanel début 2009 pour ce lieu en quête d’une nouvelle dynamique et d’une nouvelle envergure. C’est un travail considérable qui a été accompli par Olivier Kaeppelin et ses équipes, pour que dans deux ans un nouveau Palais de Tokyo ouvre ses portes au public. Depuis l’installation du « Site de création contemporaine » en 2002 au premier niveau du Palais de Tokyo, un manque se faisait sentir, tout particulièrement pour la scène française : il fallait un nouveau lieu pour mieux rendre compte et montrer au public la diversité, la vitalité et la maturité de la création en France dans sa dimension cosmopolite, sans distinction de génération, de genre ou de notoriété. Fini donc le tiraillement permanent entre création « émergente » et marché de l’art ? C’est en tout cas un des paris que le nouveau Palais de Tokyo ambitionne de remporter et tous les ingrédients semblent avoir été réunis cette fois-ci.

Le projet d’Olivier Kaeppelin est un modèle d’opiniâtreté (il y songe depuis son arrivée à la DAP), avec une approche d’une pertinence rare à cette échelle d’équipement culturel. Mais c’est l’adéquation entre le projet et le programme architectural qui est sans aucun doute la première des conditions de réussite de l’opération. La consultation des architectes est en cours, trois équipes vont être retenues jusqu’en mai 2010, moment où sera désignée l’équipe lauréate. Les travaux devraient débuter fin 2010 pour une ouverture prévue fin 2011.

Ensuite, il conviendra de mettre à l’épreuve l’idée d’un lieu dédié à la scène française comme garant de la diversité et de la liberté face à l’uniformisation de la mondialisation culturelle, mondialisation face à laquelle de nombreux pays ont opté pour cette même posture (notamment en Allemagne, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Inde, Chine, Brésil, Pakistan, Thaïlande et Corée du Sud) en créant des institutions dédiées à leur scène nationale.

Un des atouts du projet d’Olivier Kaeppelin pour éviter toute forme de chauvinisme, d’art national et ne pas perpétuer la défense de l’exception culturelle française à l’ancienne, c’est sa logique d’assimilation à la scène française des artistes étrangers qui sont venus vivre et travailler en France à un moment donné. C’est la reconnaissance d’une réalité qui ne plaît peut-être pas à tout le monde mais qui est parfaitement justifiée. C’est la reconnaissance d’un modèle français qui ne cherche plus à affirmer d’abord ses principes ou ses valeurs mais sa maturité, ses évolutions, sa mixité, sa réalité multiculturelle d’hier et d’aujourd’hui qui au fond a bien souvent été reléguée au rang des sujets qui divisent alors que dans d’autres pays on assume pleinement ce qui unit une société dans toutes ses composantes, dans toute sa diversité et bien au-delà des discours sur la diversité culturelle.

Dans ces conditions, c’est un tout autre discours sur l’art contemporain qui est ENFIN possible.

Côté modèle de gestion, l’association actuellement chargée de porter la préfiguration du projet (qui rassemble notamment, excusez du peu, Marc-Olivier Wahler, Mark Alizart et Pierre Cornette de Saint-Cyr son président) tient par-dessus tout à ce que le nouvel équipement soit un seul ensemble architectural qui permette de construire des offres multiples et non pas une cohabitation entre plusieurs espaces et plusieurs entités. C’est pourquoi le « Site de création contemporaine » originel sera totalement intégré, jusque dans l’entité juridique qui portera l’ensemble.

Pour cela, une SAS présidée par Olivier Kaepplin (avec Marc-Olivier Wahler comme directeur, Mark Alizart comme directeur délégué et Pierre Cornette de Saint-Cyr comme président du conseil d’administration) permettra de consolider les missions et les équipes du « Site de création contemporaine » tout en bénéficiant d’une grande souplesse de gestion. Ce statut également choisi pour la Salle Pleyel, l’agence France-Museum ou Versailles-spectacles, permet aussi de bénéficier des mesures fiscales favorables au mécénat et de développer des synergies public/privé qui font de ces équipements de vrais atouts pour un rayonnement culturel français qui a plus que besoin d’un second souffle. Au Palais de Tokyo, on se dirige donc vers un équipement performant en tout point. A l’heure où de nouvelles places fortes naissent sur le marché de l’art contemporain, comme Dubaï récemment, il est de bon ton de se douter des outils qui malgré la crise créent les conditions d’une dynamique de développement porteuse de perspectives pour la scène artistique française et notre fameux « soft power ».

Philippe Gimet

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Cinquième édition du festival Croisements

La France organise ce mois-ci en Chine son plus grand festival culturel dans le monde, a annoncé jeudi son ambassadeur à Pékin, évoquant les manifestations multidisciplinaires qui vont être présentées au public chinois pendant deux mois dans le cadre de « Croisements ». Cette 5e édition du festival Croisements doit être inaugurée le 15 avril pour se clore le 21 juin à Shanghai, lors de la Journée France qui tombera le jour de la Fête de la musique sur le site de l’exposition universelle dans la métropole de l’est de la Chine, a expliqué Hervé Ladsous. « Cette année ce sont 200 manifestations qui vont se dérouler dans 27 villes chinoises, contre 150 l’an dernier dans 21 villes », a expliqué M. Ladsous, « le festival Croisements est devenu le plus gros festival français dans le monde ». Le cinéma français sera représenté par 13 longs métrages et 12 courts métrages alors que la France tente d’élargir la diffusion de ses films sur l’immense marché chinois, encore peu ouvert. Des acteurs comme Vincent Perez et Josiane Balasko sont attendus en Chine pour la projection de « Demain dès l’aube » (Denis Dercourt) et « Le hérisson » (Mona Achache). Pour la première fois, les Rencontres d’Arles de la Photographie participeront à Croisements. Des expositions comme « Abysses », de Claire Nouvian, qui explore les grands fonds, seront présentées. Côté musique, le chanteur-compositeur de rock M, ou Matthieu Chedid, doit donner un concert le 21 juin à Shanghai, le jour où la France « fera une magnifique fête de la musique, la première à Shanghai », a dit M. Ladsous. Izia, fille de Jacques Higelin, chantera également en Chine. Pour la danse classique, trois grands ballets où se retrouvent danseurs et chorégraphes français et chinois seront sur scène. Les Chinois de Pékin, Shanghai ou Canton curieux de danse contemporaine pourront voir notamment « Blanche Neige » de la compagnie Angelin Preljocaj, ballet pour lequel les costumes sont signés du couturier Jean-Paul Gaultier. Des expositions de peinture figurent aussi au menu de Croisements, de même que des pièces de théâtre, des ateliers avec des écrivains français et des concerts de musique classique. « Il y en aura pour tous les goûts et tous les publics », a dit M. Ladsous, « c’est la richesse de la création artistique française que nous voulons montrer à tous les publics ». L’édition 2009 de Croisements avait été fréquentée par 250.000 Chinois, généralement des citadins aisés.

Source : AFP

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La Slovaquie oublie l’Exposition Universelle

La Slovaquie risque un fiasco lors de la prochaine exposition universelle à Shanghai, critique le président de l’association des architectes du pays, Ján Bahna. Il s’explique dans une tribune au quotidien progressiste Sme : « Nous n’avons rien appris des précédentes expositions universelles. D’un point de vue historique, même les présentations de la Tchécoslovaquie socialiste avaient plus de succès que celles de la Slovaquie indépendante. Nous estimons qu’il n’est pas nécessaire d’organiser un concours architectural ni d’engager des pointures pour la préparation de notre contribution. Le potentiel intellectuel de notre peuple reste ainsi inutilisé. Un nouvel Etat jeune doit cependant avoir la culture le présentant au monde. Mais nous vivons notre vie. Le monde ne nous intéresse pas. »

Source : BpB

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Propositions pour une stratégie du livre français à l’étranger

RapportLe présent rapport, réalisé par émet des propositions pour une action publique homogène en faveur de la diffusion du livre français à l’étranger et s’attache à établir un état des lieux, poser un diagnostic et élaborer des pistes d’action concrètes. Ces propositions doivent prendre en compte, d’une part, les problématiques de l’ensemble de la chaîne de diffusion du livre et de la création littéraire français à l’étranger (l’exportation et la diffusion physique du livre ; la traduction en langues étrangères et les traducteurs ; la présence des auteurs et éditeurs français à l’étranger ), d’autre part, les différentes zones géographiques, dans leur spécificité (le maintien de la présence du livre français dans la francophonie du nord et du sud ; le rayonnement du livre français et de la création littéraire française dans les pays non francophones, qu’il s’agisse de l’Europe, de l’Amérique latine, de l’Asie ou des Etats-Unis).

Par POIVRE D’ARVOR Olivier et WAGNER Marc-André , FRANCE. Ministère de la culture et de la communication

Pour télécharger le rapport, cliquez ici.

Source : La Documentation Française.

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