Cultural Engineering Group

Services & Ressources en ingénierie culturelle

Les musées britanniques se réinventent

Au Royaume-Uni, la saison 2015/2016 a été une « année turbulente » selon Museum Association.

Pendant cette période, 24% des musées ont du faire face à une baisse de revenus publics, malgré le fait que les musées soient très populaires et très attractifs. La situation s’aggrave dans les régions du pays : 64% des musées gallois et 50% des musées écossais ont subi une baisse de dotations publiques.

Les budgets locaux alloués aux musées ont ainsi baissé de 31% en 2016. 15 musées ont du fermer leurs portes l’année passée.

Pour faire face à cette coupure de budget, la majorité des musées ont augmenté leurs revenus propres, grâce à la mise en place de boutiques, cafés, et événements. 37% des musées ont également vu leurs donations philanthropiques augmentées.

Pour consulter le rapport de Museum Association.

 

Publicités

Classé dans:Analyses, Financement de projet, Gouvernances, Ingénieries, Outils, Politiques culturelles, Ressources, , ,

Atlas régional de la culture 2017

L’Atlas régional de la culture a pour objectif de réunir dans un même ouvrage un vaste ensemble de données relatives à la culture disponibles au niveau national et permettant une exploitation territorialisée. Les données réunies, qui croisent de nombreuses sources statistiques, sont illustrées sous forme de cartes et graphiques.

À la suite de la réforme territoriale mise en œuvre au 1er janvier 2016, la question de l’équilibre entre les régions est plus que jamais présente et il était important de se doter des moyens de les comparer. Cet atlas y contribue.

Le chapitre inaugural présente les données nationales et met en lumière les points communs et les différences régionales. Les chapitres suivants sont consacrés aux treize nouvelles régions et aux départements d’outre-mer.

Dépenses de l’État et des collectivités territoriales pour la culture, entreprises culturelles, emploi et professions, équipements… les données sont déclinées pour chaque région et apportent des points de repère et de comparaison indispensables à la construction de politiques publiques.

Pour consulter l’Atlas, c’est ici.

Classé dans:Gouvernances, Outils, Politiques culturelles, Ressources, , , , ,

Les représentations de la culture dans la population française

culture-etudes

Que recouvre le terme de « culture » dans l’esprit des Français, quelles sont les représentations spontanées qui lui sont associées et à quels registres renvoient-elles ? Pour le savoir, et dans la perspective de la reconduite de l’enquête décennale sur les pratiques culturelles des Français réalisée depuis 1970 par le ministère de la Culture et de la Communication, le Département des études, de la prospective et des statistiques a mené, auprès d’un échantillon de 1 500 personnes représentatives de la population française, une étude sur les représentations et les valeurs associées à la culture.

Les évocations spontanées de mots et expressions pour référer à la culture peuvent être regroupées, selon leur proximité sémantique, en 28 registres. Le premier d’entre eux, mobilisé par 41 % des Français, fait référence au savoir et à la connaissance, le deuxième à la littérature et à la lecture et le troisième à la musique et à la danse. Si l’on observe un consensus autour du patrimoine et des arts, mais aussi des voyages, de la science et de la cuisine comme faisant partie de la culture dans tous les cas, des lignes communes de rejet se dessinent également, excluant du champ culturel les émissions de télé-réalité et les séries télévisées, les jeux vidéo ou les parcs d’attraction. Quatre grands types de conception de la culture se dégagent : le libéralisme culturel (tout est culturel), l’éclectisme critique (tout est potentiellement culturel, selon certains critères), le classicisme (le champ culturel n’est pas extensible) et l’attitude contestataire (la vraie culture est ailleurs). Si les jeunes (15-24 ans) incluent volontiers dans la culture des modes d’expression et des formes de culture médiatique, et les femmes un plus grand nombre de contenus et d’activités que les hommes, on observe globalement une faible influence des variables qui déterminent historiquement la participation culturelle, en particulier l’origine sociale. Tout se passe comme si une représentation commune de la culture assez extensive s’était imposée et traversait tous les groupes sociaux.
L’étude et sa synthèse sont téléchargeables. 

Classé dans:Analyses, Politiques culturelles, Ressources, , ,

L’hybridation des mondes

lydm_9791091336079_couv1

Nous souhaitons attirer l’attention sur la parution d’un ouvrage remarquable sur le thème « territoires et organisations à l’épreuve de l’hybridation ».

Nous pensons ouverts et féconds les chemins de l’hybridation aux frontières de la recherche et des pratiques professionnelles, des sciences du territoire et des autres disciplines.
Hybridation, croisement, mixage, métissage, inter-relations, créolisation…
Quelles sont les significations dans la pensée et la pratique scientifique ?
L’émergence de ce concept dans le champ des sciences du territoire traduit la nécessité de penser les articulations, les relations et les imbrications entre objets scientifiques.
Elle permet de revisiter ces objets aussi bien que les pratiques et les principes de catégorisation.
Dans le cadre d’une approche interdisciplinaire, les sciences du territoire ont besoin de s’approprier la richesse d’un terme, de réfléchir aux conséquences épistémologiques, de confronter les approches et les modes de construction de ces quasi-objets, de mesurer leur intérêt et de discuter de leur pertinence.
Qu’est-ce qu’un hybride ?
Quelles sont les hybridations à l’oeuvre ?
Peut-on parler d’hybridité ?
Quel intérêt du concept pour la géographie, l’urbanisme et l’aménagement du territoire ?
Comment s’en saisir ?

Auteur :
Editeur :
Collection :
Genre / Thème :
Public :
Date de parution :
Octobre 2016
Isbn :
9791091336079

L’ouvrage L’HYBRIDATION DES MONDES sera disponible à la commercialisation en librairie à partir du 7 octobre 2016 au prix public de vente de 20 € TTC.

L’HYBRIDATION DES MONDES est disponible en souscription au prix de 15 € TTC sur le site de l’éditeur pendant 30 jours à partir du 7 septembre 2016.

Classé dans:Ressources, , , ,

Google Arts and Culture : vers un nouveau « musée imaginaire » ?

illustration-article

Cela fait plusieurs années que le « vieux monde » du musée et la « nouvelle galaxie » du digital ne sont plus les frères ennemis qu’ils apparaissent à l’œil superficiel. Les musées ont saisi tout ce que pouvait leur apporter le digital, de la numérisation des collections pour les conservateurs à de nouvelles modalités de médiation et communication. Mais qu’en est-il quand un géant du web s’intéresse aux musées ? Créé en 2011, le Google Cultural Institute vise à offrir aux institutions culturelles du monde entier le mécénat de compétences de Google pour numériser (si ce n’est pas déjà fait), puis présenter leur collection sur la plateforme du Cultural Institute. Lors de l’installation de son « lab » à Paris, en 2013, Aurélie Filippetti, alors ministre de la Culture, avait refusé de se rendre à l’inauguration. Le conflit reste larvé, 63 musées et lieux de patrimoine français étant néanmoins partenaires (sur les 1000 institutions recensées sur la plateforme).

Une nouvelle version de l’application mobile Google Arts and Culture, mettant à disposition 4,7 millions de pièces numérisées et 1500 expositions digitales thématiques est disponible depuis juillet 2016. Une information plus relayée par les blogs spécialisés en tech que par les médias culturels. Sans doute parce que Google est considéré, à tort, comme un facilitateur technologique et pas un acteur pouvant profondément modifier l’expérience muséale.

S’il convient de ne pas surestimer l’impact de cette nouvelle plateforme, notamment parce que Google ne publie pas les chiffres permettant de l’estimer (nombre de visiteurs uniques, pourcentage d’utilisateurs fréquents, temps de connexion moyen …), elle semble marquer la naissance d’un « musée universel en ligne ». A quoi ressemble-t-il ?

Afin de structurer son imposante base de données, Google multiplie les points d’entrées, de la recherche simple (par mot clé ou… couleur) aux mouvements artistiques, en passant par les œuvres mises en avant sur la page d’accueil. L’offre de contenu autour des œuvres, auparavant un des points faibles de Google, a été significativement augmentée, en partenariat avec les musées. Bien entendu, la firme américaine met aussi en avant son expertise technologique, proposant des visites « street views » sur le modèle de Google Maps, et même des déambulations en réalité virtuelle pour les possesseurs du Google Cardboard (des lunettes 3D à bas coût). Par contre, il est impossible de télécharger les images, pour des questions de droits, et le partage sur les réseaux sociaux est malaisé. Là où les sites des musées eux-mêmes, plus libres de leur politique de partage, peuvent, tel le Rijksmuseum, proposer en téléchargement des images de haute définition sous licence creative commons.

Quel bilan donc ? Si le design sobre qui est la marque de fabrique des produits Google met bien en valeur les œuvres, l’expérience de « déambulation » est encore relativement peu fluide. Face à la « guerre de l’attention » qui se livre sur le net, on peut s’interroger sur le temps et la concentration que les internautes sur-sollicités vont dédier à ce musée virtuel. Autre problématique, l’homogénéisation inhérente à tout projet de cette taille : cadre de présentation et langue imposée aux partenaires. On peut également questionner les motivations de Google, insatiable de données : partenaire précieux pour des institutions peu dotées en ressources numériques, ou prédateur cherchant à se donner un vernis culturel ? Le débat est plus idéologique que pratique, mais il est certainement pris en compte par les institutions, qui restent maitresses du discours autour de leur collection. Les propositions les plus intéressantes de Google Arts and Culture sont en effet celles réalisées en partenariat étroit avec les musées, tels le « Museum of the World » du British Museum ou le projet « Bruegel / Unseen Masterpieces ».

Attention cependant à ne pas reprendre la vieille opposition musée/digital : une visite en ligne ne remplacera jamais la présence physique face à l’œuvre, même si le digital peut indubitablement introduire une nouvelle façon d’appréhender les collections. La mission des musées est à la fois de conserver et présenter leur collection, et le digital, en permettant une expérience nouvelle d’un tableau (par le zoom, l’incorporation de médiation vidéo, et des modalités qui restent à inventer) peut être un outil précieux.

Le musée en ligne est par définition hors les murs, ouvert sur le monde et sans limites. Le musée virtuel de demain sera-t-il un gigantesque méta-musée où la mise en commun des collections des institutions et l’analyse des données personnelles créera une infinité de parcours ? Plus besoin de collecter patiemment les informations de différentes sources, l’intégration entre Google et les musées permettrait de taper « Ingres» ou « pommes » pour aboutir à une visite générée par algorithme, associant œuvres, informations, et éléments multimédia. On serait alors face au nouveau « musée imaginaire », où les rapprochements ne seraient plus effectués par critères esthétiques mais par mots-clés structurés. La présentation par écoles du musée traditionnel (l’exemple typique étant la Grande Galerie du Louvre) semble alors bien pauvre. La découverte prend un autre sens, le « hasard » numérique étant à la fois plus grisant par sa négation des distances et des époques, et moins poétique, puisqu’il fonctionne par indexation de termes clairement identifiables – il sera difficile de lancer une recherche avec le mot-clé « ineffable » …

Renée Zachariou*

* Jeune diplômée de Sciences Po/HEC, Renée Zachariou suit de près les innovations dans le secteur muséal. A l’intersection de l’histoire de l’art et du digital, elle est convaincue que les nouvelles technologies aident à (re)penser la culture. Pour contacter Renée Zachariou, cliquez ici.

Classé dans:Analyses, Expériences, Outils, Ressources, , , , ,

Le poids économique direct de la culture en 2014

CC-2016-1-couv_medium

En 2014, le poids économique direct de la culture, c’est-à-dire la valeur ajoutée de l’ensemble des branches culturelles, est de 44 milliards d’euros. La part de la culture dans l’ensemble de l’économie (2,3%) est en baisse et renoue avec son niveau de 1995, après avoir culminé à 2,6% en 2003. À titre de comparaison, la branche de l’industrie automobile réalisait une valeur ajoutée de 9,8 milliards d’euros en 2013.

À l’origine de cette baisse, la presse, l’architecture et le livre confirment, en 2014, leur déclin économique. Affecté par le poids croissant de l’offre numérique, le commerce de détail se stabilise, mais à un niveau très inférieur à celui de 2007, date à laquelle cette branche amorçait sa chute. L’audiovisuel, le spectacle vivant et le patrimoine connaissent une croissance continue depuis 1995, au point que le spectacle vivant est devenu, après l’audiovisuel, la deuxième branche culturelle en termes de poids économique – devant la presse qui occupait encore cette place au début des années 2000.

Accompagnant ce repli économique, l’emploi est en baisse (– 5%) par rapport à 2013 dans les branches culturelles, avec un repli des effectifs particulièrement marqué dans le livre et la presse. Totalisant 615 000 emplois en 2014, les branches culturelles représentent 2,4% de la population active en emploi.

Pour télécharger l’étude, cliquez ici.

Classé dans:Politiques culturelles, Ressources,

Cities: Living Labs for Culture? Case studies from Asia and Europe

A&E

‘Creative cities’ and ‘capitals of culture’ that have emerged across Asia and Europe attest to the growing importance of these dynamic new centres of arts and creativity. Looking at themes such as cultural and technological innovation, arts leadership, community engagement, and cultural policy at the city level, the Asia-Europe Foundation (ASEF) launched the publication Cities: Living Labs for Culture? Case Studies from Asia and Europe. The publication showcases 27 innovative examples of policy and practice drawing from the experiences of over 40 cities in Asia and Europe. The first four sections of the publication address the following themes: culture and policymaking in the city; role of cultural institutions in today’s cities; arts leadership; and capitals of culture. Each section begins with an introductory essay by a cultural expert. The essays set out the issues and challenges at hand, while also articulating ideas for policymakers and the sector. The essays are followed by six case studies, three each from Asia and Europe.

The fifth and last section of the publication focuses on case studies from Korea, the host of the 8th ASEF Public Forum on Creative Cities in Asia and Europe (24 November 2015, Asia Culture Center, Gwangju, Korea) and that of the upcoming 7th ASEM Culture Ministers’ Meeting – ASEM CMM7 (22 – 24 June 2016, Gwangju, Korea). The variety of cases in this publication offers good opportunities for knowledge exchange between cities in Asia and Europe and provides learning arenas for artists, arts managers, educators, urban planners as well as public sector representatives.

Published by Asia-Europe Foundation (ASEF), 2015, 113 pages, ISBN: 978-981-09-7050-5

The publication is available online at: asef.org/images/docs/asef-living-labs-for-culture.pdf

 

Classé dans:Expériences, Gouvernances, Ingénieries, Ressources, , , , ,

Coopérer ou labelliser ? Telle est la question

ICC

Coopérer ou labelliser ? Telle est la question, ou comment considérer un Contrat d’Objectifs et de Moyens comme un contrat d’engagements réciproques utiles aux enjeux du territoire ?

Etude de cas : le Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) du Théâtre de l’Agora, Scène nationale d’Évry et de l’Essonne

Les séminaires de l’Institut de Coopération pour la Culture sont l’occasion d’explorer, de décrypter et d’analyser des projets. Avec les études de cas, nous nous appuyons sur des expériences concrètes pour alimenter nos réflexions à propos d’une question centrale : quelle action publique en faveur d’une culture humaniste ? Nous explorons un projet offrant la possibilité d’aborder un ensemble de facettes : artistique, culturelle, territoriale (y compris européenne), sociale, éducative, économique… Les thèmes centraux de l’Institut de Coopération pour la Culture s’articulent en 2014 et 2015 autour de la diversité culturelle, des singularités et du bien commun, des nouvelles modalités d’organisation et de gouvernance.

Voici la deuxième étude de cas consacrée à un établissement labellisé Scène nationale. Après Le Carreau de Forbach et de l’Est mosellan, nous nous sommes attachés à une exploration du Contrat d’Objectifs et de Moyens du Théâtre de l’Agora à Évry. Le travail réalisé avec le directeur, Christophe Blandin-Estournet, nous a permis de comprendre les difficultés à articuler la nécessaire formalisation d’un projet au plan politique et administratif et l’expérience vécue de ce même projet. Il y a comme une sorte de télescopage entre les réalités et enjeux d’un territoire, les tenants et aboutissants d’un projet artistique et culturel et les modalités de coopération entre les partenaires publics.

Au-delà des aspects administratifs que représente un Contrat d’Objectifs et de Moyens, ces situations impliquent des mutations de compétence et des évolutions de métier qui sont loin d’être minimes et faciles à intégrer dans les organisations actuelles.

Pour prendre connaissance de l’étude de cas dans son intégralité, cliquez ici.

Classé dans:Analyses, Expériences, Gouvernances, Ingénieries, Outils, Politiques culturelles, Ressources, , , ,

Regroupements coopératifs culturels et artistiques et dynamique des Pôles Territoriaux de Coopération Économique

Rapports et étudesAujourd’hui, une bonne dizaine de regroupements coopératifs, dont les membres développent d’abord des activités artistiques ou plus largement culturelles, se réfèrent à la dynamique des Pôles Territoriaux de Coopération Économique (PTCE). Il est donc intéressant d’évaluer, sur des cas concrets, la concordance entre les principes directeurs d’une démarche initiée par le Labo de l’Économie Sociale et Solidaire et les réalisations concrètes que l’on peut aujourd’hui observer. Dans cet esprit, le présent rapport d’étude, rédigé par Philippe Henry, approfondit la connaissance et la compréhension des PTCE culture et se situe dans le prolongement des travaux de recherche menés dès 2013 sur des PTCE de divers secteurs d’activité.

Pour consulter l’étude, cliquez ici.

Classé dans:Analyses, Expériences, Gouvernances, Ingénieries, Ressources, , ,

Cultural studies et économie politique de la communication

RES_192_L204« Les cultural studies, après leur éclosion au Royaume-Uni et leur diffusion à travers le monde dans le dernier quart du XXe siècle, ont tardé à être importées en France et surtout à être mobilisées en tant que telles dans les travaux français. […] En comparaison, l’économie politique de la communication (EPC) paraît beaucoup plus anciennement établie en France, plus exactement dans l’espace francophone.
Nous proposons ici d’envisager ces croisements possibles entre CS et EPC. Non pas pour simplement rendre compte de réflexions et d’expérimentations menées dans la littérature anglophone, dans ce qui serait un souci obsessionnel de « retard français » en la matière. Mais parce que nous sommes persuadés que ces deux traditions de recherche portant sur de mêmes objets, malgré leurs différences pour certaines difficilement dépassables, sont susceptibles de s’enrichir mutuellement et de contribuer plus globalement à la compréhension et à l’observation des pratiques médiatiques et culturelles. » 
Extrait de la présentation du dossier par Éric Maigret et Franck Rebillard.
La revue est accessible sur le site Cairn info.

Dossier coordonné par Éric Maigret et Franck Rebillard, Réseaux, n° 192, La Découverte, octobre 2015

 

Classé dans:Analyses, Expériences, Gouvernances, Ressources,

Élargir la participation à la vie culturelle : expériences françaises et étrangères

Etude OPCLes problématiques de l’accès et du rapport des populations à l’art et à la culture recoupent un ensemble de notions complexes aux sens multiples. Pour alimenter la réflexion des pouvoirs publics, France Stratégie a demandé à l’OPC de mener une étude sur l’identification et l’analyse d’initiatives réussies en matière de participation à la vie artistique et culturelle en France et à l’étranger. Cette étude a mis en exergue les dispositifs et les stratégies mobilisés dans une vingtaine d’initiatives pour alimenter en « bonnes pratiques » les politiques en matière de démocratisation de la culture à l’échelle des territoires.
L’étude 
et sa synthèse sont téléchargeables.
L’Observatoire 
propose également une infographie de cette étudeLe document offre un regard imagé et synthétique sur les 20 études de cas explorées par l’étude, il en résume les principaux constats, conclusions et recommandations.

Élargir la participation à la vie culturelle : expériences françaises et étrangères  (Lionel Arnaud, Vincent Guillon, Cécile Martin, avec les contributions de Charles Ambrosino, Jordi Baltà, Aurélie Guineberteau, Anne Gonon, Pierre Le Quéau, Per Mangset, Flaminia Paddeu, Nadège Pandraud, Samuel Périgois, Thomas Perrin, Jean-Pierre Saez, Mariette Sibertin-Blanc, Nur Yasemin Ural, Observatoire des politiques culturelles, hiver 2014).

Classé dans:Analyses, Expériences, Gouvernances, Ingénieries, Ressources, , ,

Investir en urgence dans des modèles économiques de la création artistique plus coopératifs et solidaires

ICC

Les séminaires de l’Institut de Coopération pour la Culture sont l’occasion d’explorer, de décrypter et d’analyser des projets. Avec les études de cas, nous pouvons nous appuyer sur des expériences concrètes pour alimenter nos réflexions sur une question centrale : quelle action publique en faveur d’une culture humaniste ? Nous explorons un projet offrant la possibilité d’aborder un ensemble de facettes : artistique, culturelle, territoriale (y compris européenne), sociale, éducative, économique… Les thèmes centraux de l’Institut de Coopération pour la Culture s’articulent en 2014 et 2015 autour de la diversité culturelle, des singularités et du bien commun, des nouvelles modalités d’organisation et de gouvernance.

Deux séminaires auront été consacrés au thème de l’économie, ou plutôt des économies des biens symboliques. Nous sommes cependant loin du compte ! Ce thème demande une maîtrise de nombreux concepts et oblige d’aller au-delà d’une vision simpliste (scolaire) de la « science économique ». Cette exploration de la socioéconomie des biens symboliques nous aura permis une première appropriation de ces problématiques trop souvent réservées à des experts1.

Par ce travail, nous aurons au moins compris l’importance de reconnecter le sens, les valeurs et l’économie en considérant que les problèmes financiers que connaît aujourd’hui le secteur culturel ne sont pas seulement liés à une restriction budgétaire. Prendre le temps d’explorer le thème des économies encastrées conduit à intégrer la notion de chaine globale de valeur qui ne peut en aucun cas se résumer à la seule gestion financière et comptable.

Pour lire l’intégralité de la septième contribution de l’Institut, cliquez ici.

Classé dans:Analyses, Expériences, Gouvernances, Ingénieries, Outils, Politiques culturelles, Ressources, , , , ,

2015 Annual Conference on Cultural Diplomacy

images

The Annual Conference on Cultural Diplomacy is the world’s leading event in the field of cultural diplomacy, hosted and organized by the Institute for Cultural Diplomacy (ICD) in partnership with other leading institutions at the end of each year. The 2015 Annual Conference on Cultural Diplomacy: Building Bridges of Peace and Reconciliation in Times of Greater Global Insecurity, to be held in Berlin, Germany, on 10-13 December 2015, aims to present all practices that the field of cultural diplomacy has to offer to the international community for their application to try to remedy and solve the growing global challenges. The conference will bring together leading politicians, religious leaders, senior academics and celebrated artists together with representatives from areas of conflict in order to establish new institutions and initiatives that will help with these challenges using the practice of cultural diplomacy together with other practices and means.

Participation in the conference is open to governmental and diplomatic officials, academics, artists, journalists, civil society practitioners, private sector representatives, young professionals and students as well as other interested individuals from across the world. The Conference Committee encourages academic research and analysis of issues related to the goals of the Conference. The Conference Committee would therefore like to welcome the participants of the conference to submit a paper they would like to be considered for presentation at the conference as well as being included in the proposal document that will be issued following the conference and will be sent to all governments and leaders of the international community worldwide.

Contact: Institute for Cultural Diplomacy, Genthiner Str. 20, 10785 Berlin, Germany; e-mail: info@culturaldiplomacy.org.

For more information please visit www.culturaldiplomacy.org

Source : Culturelink

Classé dans:Evénements, Expériences, Gouvernances, Politiques culturelles, Ressources, , ,

Arts, culture et médias : comment évaluer les politiques publiques ?

DEPS_JECC7_frontA4Le Département des études, de la prospective et des statistiques (DEPS) du ministère de la Culture et de la Communication, le cluster de recherche « Industries créatives, culture, sport » de KEDGE Business School et le Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP) de Sciences Po organisaient les Septièmes journées d’économie de la culture et de la communication, à la Bibliothèque nationale de France, site François-Mitterrand, les jeudi 24 et vendredi 25 septembre derniers.

Cette septième édition des Journées d’économie de la culture et de la communication était consacrée à l’évaluation des politiques publiques du domaine des arts, de la culture et des médias. Elle a notamment été l’occasion pour des chercheurs de présenter et de discuter de nouveaux résultats d’évaluation sur l’impact de la tenue de festivals subventionnés, de la loi Hadopi, de politiques éducatives, des aides à la presse ou du droit d’auteur. Les échanges ont également porté sur le bilan des méthodes d’évaluation utilisées aujourd’hui. Un regard rétrospectif sur l’évaluation des politiques publiques et un examen d’expériences locales ont enfin été proposés. Une synthèse de l’édition sera prochainement proposée mais en attendant, vous pouvez revoir les diaporamas présentés lors de ces deux journées ici.

Classé dans:Evénements, Expériences, Gouvernances, Ingénieries, Politiques culturelles, Ressources, , , , ,

CULTURALLIA 2015 is about to start !

logo

CULTURALLIA 2015, the international B2B forum, will be held on 14th, 15th and 16th October 2015 as part of Mons 2015 – European Capital of Culture.

CULTUR@LLIA 2015 is a special version of FUTURALLIA (an international B2B forum that has been running for over 20 years) focusing on creative & cultural Industry and ICT, in keeping with the theme of Mons 2015 – Where technology meets culture.

The concept is simple : companies add their profiles to an online catalogue and enjoy the benefits of a timetable of pre-planned business meetings with other participants over the course of 2 days dedicated to partnership.

The Walloon partnership group (HAINAUT DEVELOPPEMENTSPICCILB et BEP) is the official partner of the FUTURALLIA network for Wallonia, and is organising CULTUR@LLIA 2015 in partnership with the Mons 2015 Foundation, the City of Mons and the Walloon Agency for Export and Foreign Investment (AWEX).

The goal is to bring together 500 Belgian and foreign companies from all sectors involved in culture and ITC.

The event is promoted among businesses via extensive networks of international partners (FUTURALLIA, AWEXEnterprise Europe Network, specific culture/ITC networks).

The forum will be held in the Mons Conference Centre and in the Lotto Mons Expo.

Please click here to find out about the program.

Classé dans:Evénements, Ressources, , , , , ,

The new manager – possible approaches from the arts

FullSizeRender_RWhat is the importance of the manager in companies right now? Is the role of the manager the same as in the middle of 20Th century? So why is the prototype of the manager the same? Departing from “The Five Minds of a Manager” (2003) of Gosling and Mintzberg (the reflective mind-set; the analytical mind-set; the worldly mind-set; the collaborative mind-set and the action mind-set) we intend to construct an approach of where art dynamics can help shaping the new mind frame that managers need to act in the 21st century business context. Applying a workart (Barry and Meisiek: 2010) program can help enterprises, and the managing board, to shift from an Weberian (DiMaggio 2001) paradigm to the new economic model, focusing on the experience and promoting the creativity and innovation along the organization.

What does a workart program mean? It means a program that is a social, individual or community process that emerges from the friction between a set of previous knowledge and the acquisition of new knowledge through an art process, which, for its uniqueness and strangeness, has the ability to provoke conceptual breakthroughs, to form an art mind cognition, where managers can be as agile and creative as artists and as focused and practical as engineers.

How this can help managers to be more prepared to rule the 21st century company? After the mass production, the dot.coms and the web 3.0, we are in a world where selling products is not enough, it is needed to sell experiences, dreams and participation, the consumer has to feel the buying experience as a process where he is the centre and an active actor. This is what art has been doing since ever, bringing the experience close to the public and asking them to take part of the process, to let the passive attitude at the door.

Why are the five mind-sets important? Alongside the changes in the market, we had dramatic changes in the companies. The language of the arts has been taking over the business world, we never talked so much about labour agility, creativity, innovation, flexibility, symbolic capital and aesthetics design. These terms are spread in the organizations and impact every single person that interacts with the enterprises. The five mind-sets allow managers to take these changes into account, the complexity of the organization model, the consumer demands and the different markets specifications, and to act in a more proactive and informed way amplifying the success of the company to every stakeholder and allowing it to change and evolve.

A possible path is traced, not an easy or cloudless one, but an exciting and new one. At the same time, the developing of these intersections could have an impact in the ways business looks at arts and at the growth of the creative industries, with more resources being allocated to it while the benefits are more clear and spread around the other activities and, therefore, appropriated. More experiences are needed to see through the clouds and measure the real potential of this approach, since we are facing complex contexts and making bridges between fields that only recently have shown proximity and are willing to work together, but for uncertain times probably the best source of solution does not lie in typical management methods prescribed by consultants and applied by MBA graduates, but in the fields that enterprises emulate to conduct their organizations into a more dynamic and aesthetic way to operate.

Ricardo Moreira*.

*Ricardo Moreira is an economist, with an innovation masters (Porto University) and doing a business PhD (Barcelona University), specialization in organizations theory and human resources management, crossing arts and business that, for the last 10 years, have done management and consultant work for small to big cultural entities, private and public, and have designed and implemented a wide range of events and business creative programs. In the last 3 years he has co-ordinated 3 national studies for the Portuguese Government (Independent Arts and Cultural Heritage) and for the Portuguese contemporary dance network. Since 2007 he has been invited by the main Portuguese Universities to teach master classes on the subjects of arts management, cultural markets, intersections between arts and business, and creativity in the business context.

The entire article is in the process of journal publishing.

To know more about Ricardo Moreira, please click here. You can also contact him here.

Classé dans:Analyses, Expériences, Gouvernances, Ingénieries, Ressources, , , , , ,

Prendre enfin en compte l’hétérogénéité culturelle et l’historicité des territoires dans la définition des politiques publiques

ICC

Les séminaires de l’Institut de Coopération pour la Culture sont l’occasion d’explorer, de décrypter et d’analyser des projets. Avec les études de cas, nous pouvons nous appuyer sur des expériences concrètes pour alimenter nos réflexions sur une question centrale : quelle action publique en faveur d’une culture humaniste ? Nous explorons un projet offrant la possibilité d’aborder un ensemble de facettes : artistique, culturelle, territoriale (y compris européenne), sociale, éducative, économique… Les thèmes centraux de l’Institut de Coopération pour la Culture s’articulent en 2014 et 2015 autour de la diversité culturelle, des singularités et du bien commun, des nouvelles modalités d’organisation et de gouvernance.

En introduction, une présentation synthétique de l’expérience du Carreau, Scène nationale de Forbach et de l’Est mosellan, apporte les principaux points de repère à partir desquels nous avons construit ce temps d’exploration.

Par la suite, Christophe BLANDIN-ESTOURNET, Thierry BLOUET, Philippe HENRY, Jean Claude POMPOUGNAC, Pascale de ROZARIO et Didier SALZGEBER nous livrent sur des registres différents leurs analyses. La richesse de ces contributions démontre qu’il est possible, malgré les contraintes d’agenda, de créer un espace collectif de réflexion et de mise en sens des expériences.

Enfin, le texte des membres de l’Institut mentionné en fin de document, ouvre sur une problématisation et sur les propositions utiles plus globalement à la gouvernance des équipements culturels et artistiques.

Parce qu’elle interroge une même expérience – ici, celle du Carreau – cette publication #6 engendre, à partir de sept contributions, de nouveaux éléments de la réalité de la Scène nationale et pourrait devenir un nouvel objet à étudier.

Pour lire l’intégralité de la sixième contribution de l’Institut, cliquez ici.

 

Classé dans:Analyses, Expériences, Gouvernances, Ingénieries, Outils, Politiques culturelles, Ressources, , , , ,

Faire de l’action publique en faveur de la culture un levier de l’innovation sociale et politique

ICC

Passer du processus de mobilisation des usagers à une participation stratégique des citoyens.

Avec ce 8ème séminaire, l’Institut de Coopération pour la Culture poursuit l’exploration des problématiques autour des bibliothèques et médiathèques, en les considérant comme des équipements emblématiques des politiques culturelles publiques depuis plusieurs décennies. Ces lieux se sont résolument engagés dans un réexamen de leur place et de leur rôle dans l’espace public. Le numérique, dans toutes ses dimensions, a créé une situation relativement inédite obligeant les acteurs professionnels et politiques à réinterroger leurs pratiques.

Comme l’illustre le projet de la médiathèque de la Communauté de Communes entre Dore et Allier (Puy-de-Dôme), à Lezoux, la mise en place d’un processus collectif avec les futurs usagers de l’établissement ouvre de nouvelles perspectives dans la manière de penser la médiathèque de demain. La méthodologie utilisée et initiée par la 27e Région se situe en amont de la création effective de la médiathèque, et se propose d’apporter une vision générale de la médiathèque à partir des usages.

Le principe d’une résidence constitue au plan méthodologique l’élément central de cette démarche animée par une équipe pluridisciplinaire. L’analyse de cette expérience nous a conduit à poser un certain nombre de questions. Sur le processus proprement dit : en quoi l’exploration de ce projet est-elle différente des méthodes habituelles ? Le temps de résidence permet-il d’observer un déplacement du système d’acteurs ? Ce processus débouche-t-il sur de nouvelles modalités de décision politique et opérationnelle ? Cet investissement public très en amont de la construction effective de la médiathèque ouvre-t-il des perspectives nouvelles en termes d’ingénierie de coopération politique ? Sur la méthode : en quoi permet-elle effectivement d’envisager cet espace public d’une autre manière ? Quels enseignements pouvons-nous tirer de cette expérience qui puissent être utiles à d’autres territoires et d’autres secteurs culturels ? C’est toute la question du transfert d’expérience et des conditions à réunir pour une généralisation de la méthode.

Pour lire l’intégralité de la cinquième contribution de l’Institut, cliquez ici.

Classé dans:Analyses, Expériences, Gouvernances, Ingénieries, Outils, Politiques culturelles, Ressources, , , , ,

Capital of Culture : What is the impact of arts and cultural clustering on local productivity ?

3188348052_97b2973eb7_b

This is the summary of a paper that was included in a National Endowment for the Arts/Brookings Institution volume published last year. We just uplodaded it to the Nesta working paper series – you can download the paper here.

In recent years, academics and consultants have argued that the arts and cultural sector can boost productivity in other sectors of the local economy, through two main mechanisms.

  • By creating urban environments that attract professionals with high levels of human capital and their innovative, high-growth employers.
  • By supplying other parts of the local economy – in particular, commercial creative firms – with new ideas and skills that enhance innovation.

Although these arguments have justified policies for creative place making, urban branding, and public investments in signature buildings and dedicated cultural districts, the evidence base underpinning them is still sparse, and mostly confined to the US. Additionally, little is known about the relative importance of different mechanisms and types of cultural clustering (occupational or industrial) in boosting local productivity.
 
In Capital of Culture, we seek to address these gaps in the literature by building an econometric model exploring the impact of cultural clusters on the productivity of English cities. In doing this, we draw on a well-established body of literature on urban wage premiums and human capital externalities.

Our model tests the impact of cultural agglomeration on worker wages (which act as a proxy for productivity) at the city level. We use three measures of cultural clustering (cultural sector employment, cultural occupations and cultural institutions), constructed from official labour force and business registry survey data, and a unique dataset of almost 5,000 UK cultural institutions from Culture 24. We control for important individual and city level characteristics.

What are our findings?

There is evidence that skilled workers sacrifice higher wages to locate in areas with strong cultural clustering

Our findings confirm that there is a positive relationship between cultural clustering and average wages in English cities: English cities in the 90th percentile of cultural employment clustering have average hourly wages of £12.48, £1.11 higher than the average wage for cities in the 10th percentile. However, once we control for individual characteristics (particularly skills as proxied by an individual’s qualifications), the coefficients for two out of our three measures of cultural clustering in our wage equations (cultural employment and institutions) become significantly negative, while the cultural occupations coefficient becomes insignificant.

This ‘negative cultural urban wage premium’ is consistent with there being a compensating differential. In other words, workers may, other things equal, be willing to take a wage cut to reside in cities with relatively more cultural amenities, as these contribute to its quality of life – its ‘livability’, and ‘lovability’.

Creative cities seem to be more productive

We also use our econometric model to examine the relationship between worker wages and measures of creative clustering (focusing on employment and occupations in commercial creative industries as compared to the arts and culture). In this case, we find evidence of a positive wage premium in ‘creative cities’ even after controlling for individual skills – this is particularly the case for cities with strong creative occupational clustering. Although caution is advised in the interpretation of this finding given the obvious potential for reverse causality (affluent cities attract creative industries), it lends support to those who advocate targeting occupations instead of industies to support urban development.

The is evidence of innovation spillovers from cultural clusters into the commercial creative economy

Finally, we test the impact of cultural clustering on the wages of workers in the local ‘commercial’ creative industries, bearing in mind the literature’s emphasis on knowledge spillovers across related – rather than distant – industrial domains. Here, we find some evidence that creative workers in cities with high levels of cultural clustering enjoy a wage premium, which suggests that not-for-profit arts and cultural sectors may generate knowledge spillovers for the commercial creative economy. Once again, these results should be seen as indicative at best, as the causality could work in the opposite direction (a vibrant arts and cultural scene may emerge in places with more productive creative clusters).

Our conclusions 

The preliminary conclusion from our analysis is that, although English data support the view that there is a relationship between cultural clustering and urban development, that relationship appears to be subtler than is generally acknowledged. In particular, the economic impact of public investments in urban arts and cultural infrastructure may be manifest in improvements in the productivity (and wages) of creative professionals, and may not be associated with higher wages in the wider economy if cultural activities serve as a compensating differential.

Image credit: Handover of the European Capital of Culture from Liverpool to Vilnius and Linz via Eric The Fish at Flickr.

Classé dans:Analyses, Evénements, Expériences, Gouvernances, Politiques culturelles, Ressources, , , , ,

Património e Território, a study to comprise an analysis and assessment of the state of Portuguese Heritage assets

Patrimonio e territorioThis study aims to « underlie and monitor the measures which came to be outlined for investment in projects with cultural component in the programming of the Structural Funds 2014-2020 », and respecting two basic assumptions that, directly, shape the work to develop and encompass their scope. Primlarily, it tries to give an answer to the questions contained in the specifications: a) identify the lack of intervention in Portuguese Heritage assets under public management; b) Diagnose and appraise the state of Conservation of Portuguese Heritage assets; c) Prioritize the needs for intervention, signalling and valorization; d) Evaluate the importance of the Heritage in job creation and in structuring the Portuguese tourism demand; e) Formulate recommendations of strategic and operational nature intervention on the Patrimony, to implement in the new programming cycle of Structural Funds. Secondly, it is inscribed in the research and the lines of work carried out in Portugal over the last two decades, which has been reflected on the sector of culture and heritage to contribute for monitoring of public policy in this sphere. The proposal invests, thereby, in the mobilization of research experiences and in the capitalization of the heap of knowledge produced upon the cultural sector with a view to better understand their dynamics, mutations and possibilities. To this framework of knowledge, joins the existence of a diverse experience at European level that will serve as a counterpoint and touchstone for the construction of conceptual proposals.

In this field of assumptions, matters to allude, to the instruments of HIA (Heritage Impact Assessment), which has been used in many cases of patrimony dimension, with particular relevance to the cases of classification by UNESCO. This research will seek to adapt to a national and regional reality the methodological principles of HIA, aiming to propose a referential framework of analysis that enables the constant monitoring of the processes of classification, preservation and intervention in heritage. The universe of reference for the study are the 3836[1] Public Heritage assets included in the three existing degrees of the Portuguese classification: National Monument, of Public Interest and of Municipal Interest, regulated, in terms of supervision, accompaniment and intervention by the various state organisms: the four Regional Offices – North, Centre, Alentejo and Algarve – and the General Directorate of Cultural Heritage. The analytical corpus for this study is consisted by the set of support documentation and process collected from the Regional Directions of Culture, Committees for Coordination and Regional Development, General Directorate of Cultural Heritage and private entities, including, among others: a) legislation of reference; b) application documents (forms, decisions of juries, contracts and, when applicable, supplements of contracts – CCDR); c) reports of the state of conservation and registration (DGPC and DRC); d) activity and financial reports, when applicable. To complement the additional encoded information 5 case studies and a seminar were held, for more than inform, to shape this study towards the Portuguese operational reality and the level of current good practices in use in Portugal. Due to the high number of heritage assets that constitute the universe, both the case studies and the information gathered from stakeholders, or the one resulted from the seminar will not be used individually. Similarly, no specific analysis of each case will be made, as this would not be representative for the universe of national heritage, given the disparity of types found in the universe. All information has been treated so as to constitute a global comprehensive analysis of the classified heritage in Portugal.

Not being able to treat the Heritage sector without analysing the legal framework that marks it out and allows it to be put into practice, the Basic Law of Heritage, arising from the Constitution of the Portuguese Republic and the successive changes that it has undergone over time, defines a conceptual and institutional framework for the regulation and performance of both private and public entities, to which the management, classification, safeguarding and development concern. The Title II of the same law specifies administrative procedures, rights and duties for private and public entities, as well as its scope of intervention in partnership with the state, to obtain the goals previously cited. The DL (decree-laws) n.º 114/2012 and n.º 115/2012, both from the 25th of May, extinguish the Regional Direction of Culture of Lisbon and Tejo Valley, and redefine the allocation of assets under its management to the General Direction of Cultural Heritage, redefining, also the list of patrimony assets that are under the protection of this organism, as well as the existing Regional Offices – North, Centre, Alentejo and Algarve. Arising from the execution of the decree-laws, as well as the restructuration of the organizations with interests in the area of heritage belonging to the Central State, follows a dual role of the General Directorate of Cultural Heritage: if at a given level it has the same powers and obligations as the Regional Directions of Culture, on the other hand it assumes the role of regulator, or executor, depending on the ownership of the patrimony, the works of intervention in heritage, and evaluator of regional plans for priority intervention, as well as the programs and projects for the conservation, restoration and valorisation, in which has a monitoring role, as in sub-paragraphs d) and c) of the art. n.º 2 of the Decree-Law n º 115/2012. Although the analysis of the specific legislation that regulates the heritage is important per se, it is nonetheless illustrator of multiple layers of skills that organisms occupy, arising from mergers and register changes over the past few years in the organisms of guardianship, which is desirable from this point to build a stable macro structure, to become more efficient, with smaller degrees of overlap.

In International, European terms, and focusing on cases of England, the UK as a whole has its own systems for each nation, in France, Italy and Spain the legislative system resembles, in terms of organization, to the Portuguese system, where a general legislative document from foundation by the name of « code or act », provides the guiding principles by which state agencies and private organisms should govern themselves. The classification processes range from more complex cases, such as Spain and Italy, and simpler cases, such as France and England, ranging from two to three classification categories. Whilst, in terms of number of assets, are the simplest cases that reveal it progressively more and more standardization and, in a more explicitly way, the role of privates when it comes to management, qualification and heritage conservation. Occurs for the same cases a process of greater transparency, with the data related to heritage listed and classification instruments and management, available for direct consultation and, therefore, not mediated by an organism, Italy being the paradigmatic opposite case where neither the list of assets is public domain – despite being the country with the largest number of UNESCO’s ratings – neither the governing rules for the sector are explicit, presenting a constant overlapping of items and exclusions dependent on technical deliberations of bodies of guardianship or the respective ministries.

In terms of general characterization of the existing Heritage listed – 3836 heritage property, in the continental Portuguese territory – focuses on the percentage of 61% in the North and Lisbon and Tejo Valley, with an impressive range of regional variation, counting North, the highest number, with 1324 assets (35%), and the Algarve, the less representative, with only 149 assets (4%), making a variation of almost 900%. On the set of ratings on a national scale, « National Monument » and « Public Interest », represent about 87% and 76% of those classified as « Public Interest », leaving 13% for the assets classified as « Municipal Interest ». To these must be added 13 monuments or sites (the Alto Douro wine region, Cultural Landscape of Sintra, Border City and Garrison of Elvas and its Fortifications, Historic Centres of Porto, Guimarães and Évora, Coimbra University, Alta and Sofia) with the UNESCO classification has World Heritage Site. This distribution of ratings occurs on Portuguese territory on a semi stable way, with the Centre and Algarve regions registering parities of 84% -16% and Lisbon and Tejo Valley assuming values of 82% -18%, existing a bias in favour of assets classified as national category in the northern regions (93% -7%) and Alentejo (92% – 8%).

Being the classification process an administrative act that empowers certain asset of inestimable cultural value, and being this process the result of an analysis of specific amounts of the characteristics of the heritage properties, it should be noted that 55% of listed heritage is representative of the « modern era », with the « Medieval Islamic and Christian », « contemporary », « prehistory » and « classical antiquity » eras occupying the following positions with 16%, 12%, 8% and 5%, respectively. If the date or era of construction are decisive for the attribution of historical, aesthetic and scientific values, so too is the use, in most cases conditioned by architectural typology, with « civil architecture » to assume greater importance with 44% of expression, followed by « religious architecture » with 32% and with the typologies « archaeology », « military », « industrial » and « mixed » occupying the remaining seats, with 13%, 7%, 1% and 1% of expression, respectively.

Regards to the monuments directly affected to central government organisms, these are distributed, as mentioned above, by the four Regional Offices of Culture and the General Directorate of Cultural Heritage[2] .The General Directorate of Cultural Heritage tutors 41 heritage assets, of which 1 of them does not have national classification and 2 are transferred to other entities, and therefore not affect, and corresponding to the classification of World Heritage of UNESCO, of which 22 recorded conditional entries. Of the 40 monuments classified as national scale, 28 are classified as « National Monument » and 12 as « Public Interest ». The number of visitors to the monuments with entry control reaches to, approximately, 2,920 million people, with the monuments located in Lisbon and Tejo Valley accounting for 2.286 million of entries. To these entries corresponds a revenue – including ticketing, gift shop income and space rental – close to 8 million euros, being the Jerónimos Monastery and Belém Tower together responsible for 47% of this value. In terms of net income[3] the General Directorate of Cultural Heritage presents, to the monuments with a conditional entry, a positive income in the order of 1.1 million euros, of which the quoted records set a value of 3.3 million euros of positive income. The values, substantially higher than all other directions, find a bias for classification with 4 monuments of UNESCO affected to this direction, all with surplus, balancing the insignificant or negative results of the other affected monuments. Regarding the Algarve reality, the Regional Direction of Culture of the Algarve is responsible for 8 monuments, of which only 5 are under the exclusive management of the organism, with the other 3 having a shared management with the local authority where they are situated. Of the 8 monuments 6 are classified as « National Monument » and 2 as « Public Interest ». The entries recorded to these monuments reach the value of 280 thousand persons, corresponding to a recipe – which includes other incomes such as stores and rental from spaces – of around 620 000 euros, being the Fortress of Sagres responsible for 93% of this value. The monuments provide, a net income of, approximately, negative 50 thousand euros, and the Fortress de Sagres is the only monument with a positive income, around 15 thousand euros. In the Centre region it states that the Regional Direction of Cultural of the Centre is in charge of 33 heritage assets, which 2 of them have no classification nationwide, and only 8 register conditioned entries. From the 31 buildings affected with the national order classification, 22 of them are registered as « National Monument » and 9 as « Public Interest ». In buildings with conditioned entrance, there were 130,000 visitors, representing total revenue of 190 000 euros, rummaging the Monastery of Santa Clara-a-Velha as the most significant, with about 45% of this value. In terms of net income it is impossible for us to present any results for the 8 assets here quoted, since the charges of 7 of them were supported by the General Directorate of Cultural Heritage. To the Monastery of Santa Clara-a-Velha the net income will be negative in approximately 137 000 euros. Regard to the Alentejo region, the Regional Direction of Culture of Alentejo has 41 heritage assets under its responsibility, 31 of them corresponding to the classification of « National Monument » and 7 to « Public Interest ». In the 16 monuments with controlled entry there were 60 000 visitors to the base year, corresponding to a revenue value of around 72 000 euros, with the Museum of Évora being responsible for 40% of this value. The net income in the case of this region is more difficult to assess, since only 7 of the 16 monuments with conditioned entry present values of costs, being incomplete, it is possible to infer a negative net income of around 32 000 euros per monument. The northern region that has the largest number of public heritage assets, 61, being 1 of them not listed, 40 classified as « National Monument » and 20 has « Public Interest ». In the 27 monuments with controlled entry, including 6 museums, the number of entries for 2012 was 1.5 million, with Paço dos Duques de Bragança being responsible for 1/3 of that number. This number of entries was reflected in a total revenue of, approximately, 1 million and 190 thousand euros, with a contribution of the museums near to 1 million, being Paço dos Duques de Bragança responsible for 88% of this value, and showing a net income, together with Museu Alberto Sampaio, of 300 000 euros. In spite of this value, the net income for the region, on average, and disregarding the museums, is, approximately, 31 000 euros negative per ward’s monument..

From the perspective of human resources employed in the heritage sector these are characterized by a specialization in technical areas related to the heritage tout court, lacking the professionals referents sector to other areas, such as management and communication, which leads to a multifaceted employment with skilled resources, since these, either by position or by practical knowledge, have to overcome the technical functions missing. On a medium and long term dimension, the heritage sector may struggle with the phenomenon of emptying the specific knowledge of each heritage asset, due to the hiring freeze in the public sector that makes it more difficult to pass along tacit knowledge. At the private level, and excluding individual cases, the economic size of holding an heritage asset does not allow to establish a well balanced team of human resources containing all the necessary areas to its fully profitability at medium-term, to which the choice between hiring resources with specific patrimonial knowledge and resources with knowledge of management and communication jeopardizes the average duration of the projects, thus, increasing the widespread perception that the heritage cannot have a private operating and that the private have no interest in doing so.

Regarding the dimension of the analysis of the state of heritage conservation in Portugal, there is a lack of systemic and structured data, tool enshrined in the legislation – Regional Plans of Priority Intervention (RPPI) – without which it becomes difficult to go beyond the sensory dimension about the same. However, not forgetting the programmatic interventions undertaken by the Estado Novo (dictatorial regime) and later, the arising of a new impetus given by the functions of the regime that succeeded it, the situation concerning the state of conservation of listed properties, although far from ideal, notes some significant changes. The allocation of EU funds for restoration works on monuments – even under the framework « tourism and culture » and although they hold a minority or, have been determined without any heritage policy framework consistently – allowed the opening of a new horizon and a more responsible, participatory and effective posture. Although it seems that the condition, in general form and according to the testimonies collected from players in the sector, it is admittedly fragile and the heritage affected to the State is relatively better, it becomes extremely onerous, if not impossible, wanting to generalize or particularize. At this level, we must offer expedited evaluation methodologies, such as the Evaluation Method of the State of Conservation, presented under the New Legal Regime of Urban Lease Law n.º 31/2012, of August 14th, method that could be introduced, albeit in processed form, in the analysis of the state of conservation of heritage, as well as the methodologies of the HIA. In an attempt to operationalize these methods, and including other contributions, we propose a frame of a methodology of evaluation and monitoring that could serve as a working basis for future field implementation of a new model which informs the RPPI’s and is able to provide an updated and reliable source of data. After analysing the only complete existing RPPI, of the Algarve, we note that from 67 assets that are registered, 46 are in need of intervention, of greater or less depth, 33 of which are public, with a budget of intervention of around 17 million euros. It is not for us, here, to extrapolate from these data a projection for the 3836 heritage assets listed of classified monuments, presenting the Algarve example only as an illustrator pointing scenario of what might be the national reality.

From an economic standpoint the Heritage is an absolute competitive advantage, for its difficulty to be replicated in another region with the same attributes, and as such is an important ally in regional development strategies, and its effect may be felt in multiple sectors, from tourism to contemporary creation, passing through Architecture and Cinema. We wonder if, without the rich heritage bequeathed by our ancestors and policies of conservation, would be possible for a country the size of Portugal to have two Pritzker awards, namely, aren’t the Portuguese architectural styles in some way dependent on the heritage that Portugal holds? In terms of measuring the economic dimension of heritage a calculation for the 3836 monuments is impossible for us to provide, due to the lack of data for all elements, or for a representative set of these that could allow an estimate that is not empty. Internationally, the value generated by the heritage sector lies in a duplicity that only between 10% and 30% of this value is directly related, worn or produced in the sector itself, the rest staying, between 90% and 70% of the value, in the adjacent or related sectors. For Portugal, we estimate that this value is situated on an equitable division, 50% – 50%, through the various state sectors of maturity, both from heritage as well from the sectors which are normally included in these categories of value appropriation. As an example, see the poor utilization of heritage assets to create products (tourist or not) and, almost, the absence of exploitation of the benefits that this can bring to corporate images. This division, in which a high percentage is not suitable for heritage, makes clear the need for State intervention, since the social optimum, which is always greater than these values generated, will only be achieved with adequate investment and, the private, for not being able to take ownership of most of the generated income, have a lower incentive to achieve this level of investment. To this factor joins the dimension of public heritage, non-exclusive and non-rival, and its inter-generational feature, which recommends its revenues and costs to be shared over time, something that a private body doesn’t have the possibility of doing. In terms of estimated value we can say that the state monuments, which provide elements of financial flow, may have an annual economic impact in a range between 18 and 108 million euros, and that the Internal Return Rate of a structured investment in a heritage asset with national public importance lies between the values of 10 and 16% for the appropriated income and between 15.5 and 26.9% for the overall value generated.

From the social point of view, the role of interposition between the present and the past, between history and heritage, it is undeniable, establishing itself as an important asset in forming a Portuguese identity and the construction of the European project that cannot, and should not, be straying from the specificities of the people who constitute it. On top of this, the training potential, of transmission of knowledge and culture, in short citizenship training, emanating from the legacy that constitutes the heritage assets.

As conclusion allow us to strengthen the urgent need for a reliable, systematic and systematized production of data in all of the dimensions addressed, as well as to improve the mechanisms of internal and external communication, which will value the central dimension of the heritage guaranteed authenticity and thus ensures a differentiator and active central factor in economic growth , in the context of a peer strategy as the European reality shows us nowadays.

[1] Date of consult of the database of the Directorate General of Cultural Heritage: 23/12/2013

[2] All data presented comprises the year 2012, except when a different year is refereed, and are approximate figures, many of them derived from financial calculation assumptions.

[3] Here, Net Income is equivalent to the Operating Income, by similarity of values and specificities of affected monuments.

Classé dans:Expériences, Outils, Politiques culturelles, Ressources

Audience stats (year nine)

  • 394,154 page views

Network map today : 3020 experts members and contributors

Rejoignez 3 745 autres abonnés

Themes

Action artistique et culturelle Aménagement du territoire Architecture Art dans la ville Art et espace public Arts sciences et technologies Billets réflexifs Capitales européennes de la culture Coopération culturelle Coopération internationale Creative cities Création contemporaine Création numérique Cultural Engineering Group Culture et développement territorial Culture et innovation Dialogue interculturel Diversité culturelle Démocratisation de la culture Développement culturel Développement des territoires Développement durable Développement soutenable Economie créative Economie de la culture Equipements publics Ethique Europe Evaluation des politiques culturelles Financement de la culture Finances publiques Gouvernance culturelle Industries créatives Industries créatives et design Industries culturelles Ingénierie culturelle Ingénierie de la connaissance Ingénierie touristique Innovation Innovation sociale Interculturel Marché de l'art Marketing culturel Marketing des territoires Musées Musées et nouvelles technologies Mécénat Métropoles créatives Nouveaux médias Nouvelles gouvernances Nouvelles technologies Patrimoine Patrimoine numérique Politique culturelle Politique des territoires Politique européenne Politiques culturelles Politiques de l'innovation Politiques des territoires Politiques européennes Politiques publiques Politiques publiques et PPP Polémiques Prospective RGPP Réforme de l'Etat Réforme des collectivités territoriales Réformes Soft power Soutenabilité Tourisme Tourisme culturel Tourisme culturel et nouvelles technologies UNESCO Urban planning

Member of The Internet Defense League