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Retour sur la création du Domaine de Longchamp

 

On entend beaucoup parler ces temps-ci dans la culture et dans de nombreux secteurs de projets qui se fondent sur des « modèles hybrides ». Beaucoup en parlent mais très peu y sont parvenus de façon probante jusqu’à présent pour avoir le recul nécessaire. Mais parmi les projets les plus récents en pointe sur ce sujet, le Domaine de Longchamps en est un bien réel et abouti ; probablement celui qui a le plus et le mieux défriché cette question de l’hybridation. Petit retour sur la création du Domaine de Longchamp, à travers le témoignage d’un personnage clé de cette initiative remarquable : Thomas Sorrentino*.

 

Le projet de la Fondation Good Planet au domaine de Longchamp est pour le moins ambitieux, peux-tu nous en rappeler la genèse et les ambitions ?

Le Domaine de Longchamp est une propriété de trois hectares et de 4000m2 de bâti située dans le Bois de Boulogne et appartenant à la Mairie de Paris. Pendant une cinquantaine d’années le Domaine a hébergé le Centre International de l’Enfance, une structure parapublique travaillant sur les maladies infantiles. Quand cette structure a mis la clé sous la porte dans les années 90, la Mairie a souhaité que le Domaine continue dans le futur à être un lieu au service de l’intérêt général, et ne devienne pas un « pavillon de traiteur » comme on en trouve beaucoup dans le Bois.

Quand le WWF France a proposé de faire du Domaine un lieu pour parler à tous les publics de Développement Durable, la Mairie a été séduite et une concession de 40 ans a été signée en 2004. C’est à la même période que Yann Arthus-Bertrand et son agence photographique (la Fondation GoodPlanet n’existait pas encore) prennent des bureaux sur place en tant que « sous locataires », à l’invitation du WWF.

Malgré de nombreuses tentatives au cours des sept années qui suivirent, le projet du WWF ne se concrétisera pas, notamment pour des raisons financières. Yann Arthus-Bertrand et le Conseil d’Administration de sa Fondation apprennent fin 2012 que WWF s’apprête à jeter l’éponge et proposent alors à la Mairie de prendre la suite de la concession et de faire du Domaine un lieu ouvert à tous autour de l’Ecologie et de l’Humanisme.

Il s’agissait de réussir là où le WWF avait échoué, et notamment dans un premier temps de parvenir à réunir le budget conséquent nécessaire à la réhabilitation du site. Nous avons assez rapidement compris qu’il serait impossible de le faire reposer exclusivement sur du mécénat et avons dès lors cherché à identifier un partenaire commercial. Le chemin n’a pas été facile, mais quatre ans plus tard, le Domaine a finalement ouvert ses portes au public le 15 mai 2017.

 

Quelles actions et quelle programmation y sont proposées ?

La programmation du Domaine couvre un éventail très large. On y trouve un important volet artistique, puisque le bâtiment principal accueille pour les deux premières années une exposition vidéo tirée de Human, le dernier film de Yann Arthus-Bertrand. Une grande exposition photographique est par ailleurs proposée en extérieur, dans la lignée de celles qui ont été organisées dans le monde entier. Le Domaine a également pour vocation de devenir le lieu incontournable de toutes les structures qui s’engagent pour l’Homme et la Planète, notamment par le biais d’espaces événementiels de grande taille permettant d’accueillir toutes sortes de manifestations (conférences, salons, soirées culturelles…)

Il y a aussi une dimension pédagogique importante avec plusieurs circuits et animations en extérieur comme en intérieur, et  qui sera renforcée dans un an par l’ouverture d’un pavillon dédié à l’alimentation durable. Enfin, et c’est un complément essentiel d’un point de vue économique mais qui témoigne aussi d’un souci d’ouverture à tous, le Domaine accueille des soirées festives qui rassemblent un public jeune et nombreux le vendredi et samedi soir.

Le projet est également très original et se démarque fortement de ce que l’on a pu voir jusqu’à présent ici et ailleurs, quels sont selon toi ses spécificités et comment il entend toucher ses publics ?

La spécificité principale de Longchamp c’est d’être un des premiers lieu de grande taille qui s’est monté dès le départ dans une logique vraiment hybride. Le montage a été rendu possible grâce à un partenariat entre la Fondation et le groupe Noctis qui est un des leader de l’événementiel en France. Le principe est globalement simple : en contrepartie d’une contribution significative à la réhabilitation du Domaine et du paiement à GoodPlanet d’une redevance indexée sur l’activité, Noctis exploite les espaces événementiels du Domaine du lundi au vendredi… lesquels sont utilisés par la Fondation le week end pour accueillir gratuitement le grand public, notamment avec l’aide d’un grand nombre de bénévoles. Au delà de l’intérêt économique évident, ce partenariat est garant d’un dynamisme dans la programmation mais aussi d’un professionnalisme dans la gestion du lieu.

On a donc d’un côté une structure à but non lucratif qui a pour objectif de maximiser son utilité sociale mais qui a compris qu’il était nécessaire pour bien le faire de garantir une efficacité économique , et de l’autre un opérateur qui vise le profit et qui a simultanément saisi l’intérêt qu’il peut y avoir à travailler sur les thématique qui sont celles du Domaine… Noctis a à cet effet signé une charte éco-responsable qui l’engage fortement dans tous les aspects de son activité sur place (notamment l’alimentation).

Il faut enfin souligner que l’investissement de Noctis a été complété par plusieurs mécènes de la Fondation, qui se sont décidés à rejoindre la Fondation dans l’aventure une fois que la preuve d’un projet solide était apportée précisemment par ce montage hybride.

 

Quel bilan fais-tu depuis sa récente inauguration ?

Ce qui nous semble être le plus important c’est que globalement Longchamp ressemble fortement à ce dont nous rêvions depuis cinq ans avec Yann Arthus-Bertrand ! Le pari qui était de créer un lieu simple, sobre, où règne la bienveillance, est tenu. C’est du en grande partie à ceux qui ont été choisis pour redonner vie au lieu, je pense notamment aux architectes qui sont des émules de Patrick Bouchain, au paysagistes de l’agence Coloco…

Par ailleurs la cohabitation entre GoodPlanet et Noctis fonctionne plutôt bien. L’idée de passer en quelques heures chaque samedi et dimanche matin d’une soirée électro rassemblant 2000 jeunes à une journée pour les familles avec les expositions et les animations apparaissait comme risquée et pour l’instant nous n’avons pas rencontré de problème majeur.

Et puis… le succès semble être au rendez vous. Il y a eu 12000 personnes lors du week end d’inauguration, plusieurs milliers chaque week end suivant…

 

Le cadre contractuel juridique et financier du projet est également atypique, qu’est-ce qui a convaincu la Ville de Paris de lui octroyer cette concession ?

Le montage avec la Ville s’est fait en plusieurs étapes. Une grosse partie du travail avait été faite par le WWF en 2004, qui avait su convaincre la Mairie de la pertinence d’un lieu ouvert à tous sur le Développement Durable. GoodPlanet a repris la concession. Il n’y a pas eu de nouveau contrat, mais un simple avenant.

Le point sensible lorsque GoodPlanet a repris le dossier a été de convaincre la Mairie qu’il était possible d’intégrer un partenaire commercial sans pour autant compromettre l’esprit de l’accord initial. Cela a été un travail de longue haleine, mais le sérieux et la justesse du projet d’accord entre GoodPlanet et Noctis ont fini de convaincre les différents services de la Ville, qui étaient de manière générale extraordinairement ouverts et constructifs depuis le début. Il y avait une forte volonté de voir ce projet aboutir et cela a provoqué la souplesse nécessaire sur plusieurs plans : les modalités financières, les autorisations liées à l’aménagement et l’utilisation des espaces extérieurs…

Ce projet aura mis 13 ans à se concrétiser ! C’est très long, mais c’est aussi ce calendrier inhabituel qui a finalement décidé tout le monde à se mobiliser pour y arriver.

 

Quelles vertus et quelles limites vois-tu à cette hybridation ?

Cette hybridation était LA solution pour que cette idée d’un lieu de bienveillance, gratuit le week end pour le grand public, expérimental, puisse voir le jour. Pendant deux ans nous avons essayé de trouver le grand mécenne qui aurait tout pris en charge mais nous n’y sommes pas parvenus et c’est au final tant mieux. Certes nous serions parvenus à réhabiliter le site, mais quid du modèle économique sur le long terme et de la capacité de la Fondation à assurer seule une programmation régulière ?

En revanche, avec de telles alliances il y a un risque constant de grand écart entre deux structures, deux cultures, deux types d’objectifs parfois diamétralement opposés. Mal maîtrisée, cette collaboration pourrait faire perdre son âme à la Fondation.

 

Recommanderais-tu une telle démarche sur d’autres types de projets ailleurs et quelles sont selon toi les conditions préalables à remplir ?

Je suis persuadé que le modèle que nous avons développé à Longchamp peut être pertinent pour beaucoup de projets. C’est d’ailleurs une tendance grandissante, on retrouve des collaborations entre des acteurs complémentaires dans un nombre croissant de lieux.

Cela étant dit, cela nécessite d’avoir des parties prenantes qui sont culturellement et opérationnellement prêtes à créer de nouveaux modèles, tout en ayant les moyens de leurs ambitions. Ce n’est pas aussi répandu qu’on le croit. Par exemple, sur le champ de l’événementiel, Noctis nous est apparu comme le seul qui cochait toutes les cases…

Ensuite, il convient de s’assurer très en amont des motivations et de la vision réelle des uns et des autres. Et ne pas bâcler l’écriture du deal. C’est la chance que nous avons eu à Longchamp : élaborer le contrat n’a pas été une mince affaire, mais nous avons au final un accord qui envisage tous les scénario et prévoit des modalités justes pour chacun d’entre eux. Par ailleurs, les relations ont été très saines et honnête depuis le premier jour entre GoodPlanet et Noctis, et à tous les échelons de la hiérarchie. Le parti pris est de dire systématiquement les choses… et pour l’instant cela a plutôt bien fonctionné !

 

Quelles perspectives entrevois-tu pour l’avenir et les développements du Domaine de Longchamp ?

Avec Longchamp la Fondation GoodPlanet a une opportunité extraordinaire, puisqu’alors même que l’écologie et l’humanisme sont des thématiques qui comptent de plus en plus dans nos sociétés il n’y avait pas de lieu pour les incarner… en tout cas pas à Paris. La perspective qui consiste pour Longchamp à devenir le lieu de référence pour tous ceux qui s’intéressent à ces thématiques est donc crédible, avec tout ce que cela implique comme possibles pour la programmation des trente ans à venir (la concession court jusqu’en 2044)

Après… à chaque jour suffit sa peine, et il convient pour le moment de bien négocier cette première saison ! Le week end d’ouverture  était extraordinaire, il faut maintenant attirer le public semaine après semaine, fidéliser, renouveller…  Rendez vous au printemps prochain pour un premier bilan !

 

Pour découvrir le site du Domaine de Longchamp, cliquez ici.

*Thomas Sorrentino, 39 ans, est diplômé de l’EDHEC. Après avoir été assistant de Yann Arthus-Bertrand, il crée le Comptoir Général en 2009 (premier espace événementiel dédié à la solidarité et au développement durable) puis l’Ancien Carmel de Condom en 2011 (un lieu de vie mêlant des personnes ne voulant plus vivre seules avec des vacanciers désirant vivre une expérience différente). En 2013 il rejoint Yann Arthus-Bertrand pour redonner vie au Domaine de Longchamp, qui après 4 ans de travail a ouvert ses portes le 15 mai 2017.

 

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Visitez des musées du monde entier grâce à Google et Street View

Il est désormais possible de visiter virtuellement certains musées grâce à Google Maps et d’obtenir des informations détaillées sur les œuvres d’art.

Les musées représentent une source de culture inépuisable mais encore faut-il pouvoir y aller. En particulier si le musée qui vous intéresse n’est pas dans votre ville ou se situe dans un autre pays. Google a décidé de venir en aide aux amateurs d’art en proposant des visites virtuelles de certains musées.

Pour s’y « rendre », il suffit de taper le nom du musée dans Google Maps et d’utiliser la fonction Street View en positionnant le célèbre petit bonhomme sur la position du musée. Si un entremêlement de ligne bleues apparaît, cela veut dire qu’une visite virtuelle est disponible. Lâchez alors le petit personnage et commencez votre visite.

Vous découvrirez alors l’intérieur du musée avec des indications sur les différentes œuvres. Selon Google, plus de 15 000 œuvres ont été identifiées et classées. Pour réussir ce travail, le géant américain a fait appel aux mêmes technologies d’apprentissage machine que celles utilisées dans Google Photos pour vous permettre de mener des recherches par personnes, lieux, etc.

Le résultat est impressionnant, hélas, ce mode n’est pas disponible pour tous les lieux. Ainsi, nous avons constaté qu’il est présent pour le Musée d’Orsay mais absent du Musée du Louvre.

Google facilite la recherche des œuvres culturelles

Google a également amélioré son système de recherche dans le domaine de l’art en associant les équipes de la division Arts & Culture aux ingénieurs de Google Search. Par exemple, une recherche sur l’artiste Gustav Klimt dans l’appli Google de son smartphone aboutit à un panneau interactif qui donne accès à ses œuvres référencées dans Google Arts & Culture, avec la possibilité d’effectuer un agrandissement pour voir des détails.

Source : blog google

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LIKE (R)evolution 2017: What Kind of Cooperation for Culture?

LIKE, a network committed to the development of cultural policies in Europe, is organising La Rencontre de Lisboa: What Kind of Cooperation for Culture, to be held in Lisbon, Portugal, on 24 – 26 May 2017. Cooperation is at the heart of the work of LIKE as a network.

The Lisbon event will be dedicated to getting an in-depth view of innovative models for cooperation, their potential impact on the face of the EU, and triggering non-linear European partnerships. The organizers invite local and regional authorities, cultural actors and operators from the arts as well as EU bodies and representatives to work together.

The following topics will be discussed: The future of cooperation in a multi-speed EU; Is territorial diversity an obstacle or an opportunity for EU cooperation? Are EU spaces of cooperation the new nuclei for a revitalized Europe? Cultural operators and actors of arts in EU programmes: strategies for survival; What is the urgency for cultural cooperation in Europe?

For more information, please visit: www.likeculture.eu/actualite/le-rendez-vous-de-lisboa

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The Future of Tourism in Europe

Promoting Competitiveness Through Sustainability and Digitisation 

The tourism industry is of great socio-economic importance for the European Union, accounting for 10% of EU GDP and employing about 12 million people (Eurostat, 2015). According to the latest report by the United Nations World Tourism Organization (UNTWO), a market share of 40.3% of the global international tourist arrivals are directed to the EU-28, making Europe the most sought-after destination in the world. Eurostat data published in January 2017, further confirms the good health of EU tourism, indicating that the number of nights spent in tourist accommodation establishments rose by 4% in 2015, totalling 2.8 billion.

In recognition of the industry’s significant role in driving pan-European job creation and economic growth, the European Commission has introduced various initiatives, particularly aimed at promoting sustainability, accessibility, culture, and at boosting low season and coastal tourism. The Virtual Tourism Observatory, the Digital Tourism Network, and the tourism managing tool, European Tourism Indicators System (ETIS), have been established to modernise European tourism and improve connectivity and competitiveness. In addition, the campaign ‘Europe. Wonder is all Around’ has provided an innovative platform for promoting a plethora of diverse, sustainable and high quality travel destinations across the continent.

As tourists become more independent, connected and conscious of sustainability issues, Europe needs to embrace, and adapt to, their changing profile and priorities, and become better at promoting so-called smart destinations. New technologies moreover offer challenges and opportunities for European tourism. Whilst businesses need to adopt the latest digital technologies to remain competitive, research demonstrates that the smaller the business, the lower the rate of adoption of digital technologies (Report of the Strategic Policy Forum on Digital Entrepreneurship, 2016). In addition to digitising the sector, Europe needs to take opportunities to integrate culture and technology in new and innovative ways, targeting strategic investment in areas where it can be a world leader, such as cultural tourism.

This symposium will provide delegates with an invaluable opportunity to analyse the strategic role for the tourism sector in supporting economic and employment growth in Europe, and consider how opportunities offered by cultural tourism can be capitalised upon. Attendees will also scrutinise the challenges and prospects associated with the digitalisation of the sector and explore how ICTs can be better integrated into tourism and travel related services. The symposium will promote the exchange of ideas and encourage delegates to engage in thought-provoking debate.

Delegates will:

  • Examine initiatives implemented by the EU to promote and support tourism
  • Consider the economic and non-economic challenges facing the European tourism industry
  • Discuss the challenges and opportunities presented by digitisation and reflect on its implications for competitiveness and job creation
  • Assess how to improve digital competency and foster digital literacy amongst operators within the sector
  • Learn from successful projects on how to positively implement sustainability indicators systems such as the ETIS
  • Analyse strategies to boost city tourism
  • Engage in interactive discussions with stakeholders and trendsetters in the field of tourism
  • Share best practice of successful innovation projects to increase tourism accessibility

For further details, please refer to the enclosed event brochure. Do feel free to circulate this information to relevant colleagues within your organisation.

In the meantime, to ensure your organisation is represented, please book online or complete and return the registration form at your earliest convenience in order to secure your delegate place(s).

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Rencontres culture numérique 2016

titrageLe ministère de la Culture et de la Communication, en partenariat avec le Forum des images, propose ses Rencontres Culture numérique sur le thème Éducation à l’image, aux médias et au numérique, les 12 et 13 octobre, à Paris.
Comme lors de sa première édition l’an dernier cette rencontre aura pour objectifs de valoriser et de partager expériences, projets et pratiques et de susciter réflexions et échanges. Elle présentera notamment un ensemble d’initiatives en cours de développement et de déploiement ayant bénéficié du soutien du Ministère de la culture et de la communication depuis 2015.
Le programme synthétique de la rencontre est téléchargeable.
Cette rencontre est accessible gratuitement, seule une inscription préalable en ligne est requise.
Comme pour les rencontres précédentes, celle-ci fera l’objet d’une captation vidéo intégrale, qui sera mise en ligne avec un ensemble de documents de restitution. 

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Creating the inclusive museum through storytelling

This presentation on creating the inclusive museum through storytelling was given at MuseumNext Indianapolis on 26th September 2015, by Matthew Solari, Creative Director, BRC Imagination Arts. In his presentation Matthew talks about how highly impactful inclusive museums tap into the power of authentic stories to create both communal and personal moments.

 

« One of the most important survival tools that we’ve developed is a story. Now, much has been written about the science of storytelling and its critical role in human evolution and what we’ve learned is that stories that deeply resonate and emotionally connect, matter. In many tribes the role of a storyteller is an important and sacred position, usually held by a priest. Stories build empathy for members of our immediate circle and strengthen the tribe, so organising people into groups comes naturally. It’s hard-wired. Us or them. Friend or foe. Republican, Democrat.

There are many story types but one of the more popular is the origin story. Origin stories tap into something fundamental to our nature. There is a reason that we crave stories about how Batman became the Dark Knight or how Wolverine became one of the x-men. Origin stories seek to answer timeless questions of who am I, where do I come from, is there a purpose to my life.

All cultures have an origin story. Throughout most of our existence much of the natural world was a sacred mystery. In creating and sharing myths and stories people were able to offer explanations about everyday natural occurrences as well as our own beginnings. For example, this composition depicts a Native American creation story about how a coyote and a flock of ducks created the lands out of mud in a world of water. As new scientific discoveries unlock some of the mysteries of the universe, a new image of our story is taking shape in the Big Bang.

Now most of us are familiar with the Judeo-Christina origin story. Actually it’s two stories. In the first story, creation took six days and man and women were created last after all the plants and animals. In the second story, creation takes one day: man is created first, then the plants and animals, and finally woman. What I find fascinating about most origin stories is they offer us a ‘how’ but rarely a ‘why’. As Elie Wiesel puts it, perhaps God made us because he loves stories. Every story should have a purpose. You need to know why you’re telling it.

See these altar boys up here, there’s a story here and the reason why I’m going to tell it to you. I grew up in a largely Roman Catholic suburb of Atlantic City, New Jersey. I went to Catholic school and I was an altar boy. I loved it. I loved the stories. They really resonated deeply with me and I seriously contemplated becoming a priest one day, so you can imagine how my world was rocked when I woke up one day and realised that I am gay!

Now my family was awesome but I suddenly found myself an outcast in my church. The stories that once made me feel included, now excluded me, put me on the outside. I was no longer welcome. And I could hide who I was and stay but that never really sat well with me, so plus I wasn’t just any gay – I was a subset of gay called a theatre queen, and theatre became my new church, my new religion, my new tribe.

So today – that’s me up there in a show in Miami about 20 years ago – today I’m a proud to be a member of the sacred tribe of priestly storytellers. My life’s work has been about telling stories that connect us, rather than divide us. It wasn’t apparent to me at the time but looking back on my life, I now see that through line, and stories have the power to change people. That change is why we tell stories, and we tell inclusive stories because it’s impossible to hate someone whose story you know.

As cultural storytellers, museums can be a powerful agent of change, but to do so, we need to tell inclusive stories that break through the barriers that divide us. So what are the keys to creating the inclusive museum? There are many but I’m going to share with you just about five of my favourites today. Before architecture, before collections, start at the heart. What is the change you want to create in your guest? Everything else follows from there. Make it universal.

Focus on the stories that we can all relate to regardless of age or language or culture and people have a hard time grasping large numbers and abstract concepts so keep it personal, keep it authentic. Authentic stories have real power. They’re like a talisman. They transport us to a new place. And make it emotional. We literally think with our gut. Facts inform but emotions persuade.

Now, let’s look at a few of the five keys in action. BRC collaborated with the new Museum of Liverpool to redefine the concept, not just of a city museum but the inclusive museum. Start at the heart. The Museum of Liverpool was to be the people’s museum that embraces economic and cultural diversity. They wanted guests to feel that their story was important and worthy of respect. Make it universal. We saw input from the broader Liverpool community and listened deeply to their stories. We incorporated community curated exhibits into the concept of the museum. Those old letters and photographs in your shoebox can join the other history defining stories that made Liverpool what it is. Reflecting those stories in the museum allows visitors to validate their stories and the values expressed by them as being museum-worthy.

Keep it personal. Nothing engages people like other people. Now recently, as an example, the Museum of Liverpool did an exhibit on April Ashley, a pioneer in the transgender community. They told her story in a very personal way. They used her story as a springboard to tell the stories of other less famous, non-famous transgender people. Now, by putting a face to the story we connect one-to-one. That connection makes us realise that the other is a human being as well, maybe someone we know, someone we love. That is true empathy.

And another recent exhibit was called ‘Black Hair’. These are deeply personal and authentic stories that explored how Black Hair has evolved and how they reflect wider social and political movements. This is true social vision. This is the people’s museum. Keep it emotional. Now people leave, perhaps knowing something about Liverpool, but more important they leave with the impactful heartfelt connections to the people whose stories that they’ve discovered.

This bold approach has been a huge success. In 2013 Museum of Liverpool was awarded the Council of European Museum prize for its role in promoting human rights. In its first year, over 1.1 million people walked through their doors, beating attendance predictions by over 30%, becoming the most attended British museum outside of London – and one of the best indicators of success, a 4.5 star rating on Trip Advisor.

Word of mouth is your best advertising. As you can see, these keys create real results but can these keys be applied to just any subject? I can tell you that we’re in the process of testing this theory on a brand new project right now so here’s what you know about me so far: my early tribe was the church. I left when I realised I was really gay, and I’ve devoted my life to telling inclusive stories that bring us together. The church, and religion in general, are so not a part of who I am anymore.

Now, imagine what’s going to go through my head when BRC got a call to help create a new museum based on one of the most controversial and divisive subjects of all time. It’s such a landmine that it is one of two topics you are told never to talk about lest it ruin a family dinner or result in all-out war. So here I am now, a gay, liberal, now atheist, being asked to work on the Museum of the Bible in Washington DC.

So I thought seriously about whether or not this is a story that I could tell, that I wanted to tell. Could I find a way to tell it in an inclusive way about a book that is often used to demonise, oppress and even condemn people like me? If nothing else, the Bible does show us the power of storytelling, and as someone said, with great power comes great responsibility.

Now, people attribute that to Voltaire but they equally attribute it to Ben Parker, uncle of Peter Parker so first, as storytellers we must use that power wisely and I can tell you, although the particulars of our motivation are different around the edges, the Museum of the Bible shares our goal in creating a truly inclusive museum that welcomes people of every faith, every persuasion or non-faith.

Now first, I want to give you a little context about the museum to understand where we’re going with this. BRC is one of several designers on the project. We each have a sort of a turf that we are working on. We have a [asked] task with creating an experience that immerses guests in the narrative of the bible – what’s its overarching story and what does it try to tell us? People have been trying to answer that question for thousands of years. I have come to realise it is not an easy task.

So the stories of the Bible experience is divided into two parts – the Hebrew Bible or the Christian Old Testament unfolds in a series of highly theatrical walk-through environments that put you in the middle of the physical and spiritual journey of the Hebrew people and their relationship with their God. The New Testament is an immersive cinematic experience that plunges you into the middle of the action at a time when the world stands on the cusp of monumental transformation, and together they make up the stories of the Bible experience.

Now, remember our five keys. I’ll walk through a few of the quick examples how we’re applying these to this monumental task. First, start at the heart. The DNA of the experience can be summed up on this passage from John: ‘This is my commandment – that you love one another as I have loved you’, so we chose our north star. That tells us everything we need to know as designers and storytellers; everything else that we choose will fall from this. This is our point of view as storytellers. Every story must have a purpose.

Keep it universal. The New Testament is a story told from the perspective of Luke. Previously in our story you had to be a Jew to be God’s people, and as a gentile, he was an outsider to the family of Israel. Most of us can identify with being an outsider at one point in our lives. We have empathy for Luke. His story is our story as the message expands to include all humankind. We recognise our shared humanity and the desire that everyone, no matter their identity or belief, is welcome.

Make it personal. The story of Abraham: this one was a tough one! Yes, Abraham’s the cornerstone of three world religions but his story’s also filled with genocide, rape, slavery, and the condemnation of homosexuality. Now, how we dealt with this is we focussed again on our storyline from the heart. We narrow our lens to focus on Abraham’s personal journey in a way that most people can relate to: the desire for a family to call his own and for children to whom he can pass down his blessings.

Effective storytelling means holding close to your target and not being distracted. Keep it authentic. The subject matter is monumentally complicated and dense and we are led by a team of some of the world’s most accomplished and respected biblical scholars. The result is an approach that is stripped of theology and it’s routed in academic consensus based on history and the archaeological record. This has the dual effect of creating a universal framework that avoids dogma and the nuances of religious interpretation and it’s a pretty interesting distinction there, which even to this day, for two and a half years on the project, I’m still learning those distinctions every day.

Keep it emotional. Imagine the night of the first Passover – the fear, the anticipation of freedom; you were there on that night, experiencing it for yourself. When we can tap into someone else’s emotions, that’s the beginning of true empathy, and empathy is what it’s all about. It’s the red thread that runs through all the keys, as Richard Solomon wrote: increased empathy is often a precondition of political acceptance and the engine of reform. True freedom and equality requires acknowledging our shared humanity and replacing prejudice with empathy.

These techniques have powerful applications in the real worlds as well, as recently proven by the success of the Irish Marriage Equality referendum. Now, proponents of marriage equality broke through the tribal boundaries by presenting their case in a very strategic story-driven way. Using all forms of media they appealed to their fellow citizens by advocating for the traditional Irish values of family and civil rights. They shared their individual dreams of equality for loved ones and neighbours no matter their sexual orientation. They told true and authentic stories that were heartfelt and deeply emotional and personal.

An overwhelming majority of voters understood the commonality of these true heartfelt and personal stories and made history at the polls. In a largely Catholic country, for the first time in world history, marriage equality was granted to homosexuals through a popular vote. The results weren’t even close.

The shortest distance between truth and a human being is a story. Stories are the greatest tools for fostering empathy. As spiritual descendants of the priestly tribe of storytellers, museums can serve as powerful agents of change. We have momentum at our backs and the tools to create true inclusivity and change millions of people’s lives each year. We can help guide our communities to the understanding of the traits and experiences that we share are far greater than any differences we perceive.

What will you do with your power ? »

 

This presentation on creating the inclusive museum through storytelling was given at MuseumNext Indianapolis on 26th September 2015, by Matthew Solari, Creative Director, BRC Imagination Arts. To stay informed about our International Museum Conferences, join our mailing list, follow MuseumNext on Twitter or like MuseumNext on Facebook.

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Casino à la Villa Méditerranée : reculer pour mieux sauter ?

C’était mercredi sur France Inter, à la 7ème minute de l’interview de Jean-Claude Gaudin : un rétropédalage qui en dit long sur la portée possible de l’affaire de la Villa Méditerranée, Villa que la Région veut vendre et que la ville de Marseille aurait  (au conditionnel…) bien aimé transformer en casino.

 

Un rétropédalage qui se garde bien de résoudre la question du devenir et de la mission de la Villa et qui en définitive met bien plus en évidence la prise en otage de la Villa dans la confrontation entre la droite et la gauche à la Ville comme à la Région.

Ce premier round laisse perplexe compte-tenu de la quantité de coups reçus par la Villa mais qui malgré tout n’est pas K.O. Le second round est incertain.

Même si cela ne pouvait assurément pas se faire à l’unanimité, le GIP portant le projet de la Villa aurait dû immédiatement opter pour une position commune plutôt que de lancer il y a quelques mois un énième audit du projet.

Quand on dit GIP, Groupement d’Intérêt Public, on pense nécessairement à une structure d’une certaine stature, d’un certain poids, une gouvernance en ordre de marche, avec la hauteur de vue nécessaire et le souci de servir la vocation et les missions de la Villa. Le GIP n’est pas un statut qu’on choisi à la légère et qui engage, quelles que soient les alternances et équilibres politiques issus des mandats désignant les personnes publiques qui y siègent. C’est notamment là que le bas blesse.

Des solutions issues de la vocation même de la Villa Méditerranée existent et elles ont soit à peine été regardées, soit été écartées, soit volontairement occultées pour maintenir la Villa dans la pire des positions, entre le marteau et l’enclume. C’est la stratégie du pourrissement des dossiers ou pour le dire autrement, du fruit qu’on laisse volontairement murir sur la branche pour qu’il tombe de lui-même. Difficile de faire plus irresponsable et au fond, tout cela n’a rien de typiquement marseillais, car partout on a vu des équipements publics nécessiter des investissements importants mais dont on ne s’est pas suffisamment soucié de leur fonctionnement, y compris au plan bâtimentaire.

Curiosité de la chose : un pouvoir adjudicateur demande toujours aux opérateurs privés de monter des business plans avec le plus haut niveau de robustesse financière possible sous peine de l’application de clauses contractuelles qui sanctionnent lourdement les titulaires de ces contrats, y compris lorsque l’équilibre économique du contrat est menacé par les actes, les décisions (ou leur absence) côté personne publique. Pourquoi ne pas s’appliquer à soi-même ce que l’on exige des autres ?

Un GIP ça se maintient, ça se réoriente, ça se réforme, ça se transforme, ça se dissout.

La question du casino est un foulard qu’on agite. La Provence parle de « rétropédalage » de Monsieur Gaudin sur la question de la Villa Méditerranée. C’est du rétropédalage en apparence. En fait c’est reculer pour mieux sauter.

Il est grand temps de siffler la fin de la récréation et il ne faut pas attendre les prochaines élections pour cela, ne serait-ce que par respect pour les personnels de la Villa qui sont aujourd’hui à bout, malgré toute l’énergie, le talent et l’abnégation dont ils ont fait preuve jusqu’à présent.

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De l’avenir de la Villa Méditerranée

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C’est un des feuilletons marseillais de l’été qui fera moins d’audience que « Plus Belle La Vie », hélas…

Depuis des années, la Villa Méditerranée pose question. Principal sujet : son coût de fonctionnement au regard de son « utilité ». Posé en ces termes, on situe le débat au niveau du café du commerce mais il faut bien admettre que cela n’a jamais volé beaucoup plus haut depuis la campagne des élections régionales de 2015.

Jusqu’à relativement récemment pourtant, le café du commerce faisait partie de la culture populaire, un débat politique citoyen qu’on regarde depuis l’étranger avec une ironie et curiosité, teintées d’une certaine envie. Cela ne pouvait pas faire de mal et au fond c’est la démocratie qui tourne à plein tube dans notre tradition révolutionnaire d’un peuple supposé « éclairé » par un recul historique suffisant pour savoir bien de se garder de verser dans le populisme.

Jusque-là, Marseille était Marseille, avec sa propre histoire, sa propre identité, tellement incroyable, si passionnée et si passionnante. Cela ne pouvait pas faire de mal de s’entendre dire au quotidien « ah mais tu comprends à Marseille, c’est particulier, on fait pas comme ailleurs, ici c’est Marseille ». Cette fierté fait au fond partie de l’identité de Marseille dans laquelle chacun peut se reconnaître avant même tout parti-pris.

Mais depuis la reconfiguration issue des dernières élections régionales où les planètes s’alignent à droite sur fond de cache-cache plus que malsain avec le Front National, la situation de la Villa Méditerranée s’est progressivement et de plus en plus fortement tendue, écrivant à l’encre la plus acide qui soit, une histoire bien différente de l’idée originale.

Le dernier épisode de cette histoire bat son plein depuis cet été, période pendant laquelle les rumeurs d’entente entre la région et la ville sur le devenir de la Villa se sont faites persistantes, faisant monter la tension et la pression d’un cran. Septembre aura été le mois révélant publiquement le souhait de vendre la Villa Méditerranée et d’en faire… un casino, oui vous ne rêvez pas, un casino.

Si vous n’êtes pas Marseillais ou de la région, vous en avez à peine entendu parlé. A cette heure, c’est-à-dire pratiquement trois semaines après la parution de l’article dans La Provence qui annonçait le sort qui serait réservé à la Villa, l’absence de débat est sidérante. Tout semble aller dans un seul et même sens, avec le Front National qui se pose en arbitre (!) et même un Jean Viard qui y voit une « idée stimulante ».  Bref, on nage en plein cauchemar.

Aucune réaction audible ou presque, Elisabeth Guigou et Michel Vauzelle sont parmi les rares personnalités à faire entendre leur voix haut et fort mais à ce jour, même pas une pétition pour se mobiliser contre l’idée du Casino et contre la façon dont se déroule cette chronique d’une mort annoncée.

Personne ou presque pour se soucier du devenir de la mission de diplomatie économique sensée faire de Marseille une capitale majeure de l’Union pour la Méditerranée, dont la mission touche pourtant à tous les domaines d’activités sur un espace et un territoire de rayonnement où la France est pourtant sensée être parmi les leaders, si ce n’est le leader.

Peut-on se satisfaire de voir un tel niveau de résignation, pour ne pas dire d’entente droitière pour exploiter plus encore le populisme ambiant ? Certainement pas mais c’est avant tout à la gouvernance du GIP qui porte la Villa Méditerranée de tout faire pour ne pas finir en Casino, même si l’on sait que de nombreux obstacles techniques et juridiques entravent assurément une telle entreprise (mais pendant combien de temps ?).

En attendant, les plus optimistes diront que c’est dans les moments de crise que nous sommes les plus créatifs et imaginatifs mais peu osent prendre la parole publiquement, peu osent dire qu’à tout le moins deux pistes peuvent être envisagées : une nouvelle dynamique ou une nouvelle vocation.

  • Une nouvelle dynamique signifierait que l’on sache vraiment comment relancer la machine, et des solutions existent !
  • Une nouvelle vocation signifierait des usages en lien avec des pratiques et des besoins avérés tout en trouvant les conditions de poursuite de la mission originelle sous une autre forme.

Dans tous les cas, il faut sauver le soldat Villa Méditerranée de cette prise en otage absolument insupportable. Elle a un avenir.

 

 

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Art Basel lance Art Basel Cities

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Art Basel est LA manifestation majeure d’art contemporain qui se tient annuellement à Bâle en Suisse, à Miami aux États-Unis et à Hong Kong en Chine. A chaque édition, la manifestation fait de sa ville d’accueil la destination préférée des amateurs d’art du monde entier, démontrant d’une recette et d’un modèle des plus efficaces qui en font aujourd’hui la plus prestigieuse et la plus renommée des expositions internationales d’art.

Au delà de son impact sur le marché de l’art, la manifestation a un impact territorial grandissant et incontestable puisqu’à chaque fois c’est le cœur de toute une ville qui bat à son rythme et qui se mobilise tout particulièrement pour créer une atmosphère unique, une véritable expérience du territoire.

A titre d’exemple, à Miami, où la manifestation est installée depuis 2002, Art Basel estime son impact économique à 500 millions de dollars, contribution non négligeable à l’augmentation du rayonnement et à l’attractivité de la ville.

Forts de ce bilan dont la valeur ajoutée dans tous les domaines se vérifie un peu plus à chaque édition, les organisateurs de Art Basel ont décidé de lancer une nouvelle initiative, faisant le pari que d’autres villes pourraient tirer parti de ses formidables retours d’expérience.

Nommée Art Basel Cities, cette initiative très orientée « business » propose une offre de conseil visant à connecter et relier des villes partenaires sélectionnées par le réseau Art Basel pour développer un contenu culturel destiné à valoriser et enrichir le profil de chaque ville dans le monde de l’art.

Le paysage culturel des villes clientes sera évalué par Art Basel en étroite collaboration avec le cabinet de conseil international fondé par Richard Florida, Creative Class Group, comme autant d’actifs que de chaque ville pourra mettre à profit et générer du développement.

Florida, un des principaux théoriciens de la classe créative et des villes créatives, fait aussi partie de conseil consultatif de l’initiative, aux côtés des collecteurs Dennis Scholl, Füsun Eczacıbaşı, Patrizia Sandretto Re Rebaudengo et Uli Sigg, des architectes David Adjaye, Jacques Herzog et William Lim, du directeur Fondation Baseler Sam Keller, du financier Simon Mordant AM, de l’ancien directeur fondateur de la Tate Modern de Londres désormais à Hong Kong Lars Nittve, de la directrice du Brooklyn Museum Anne Pasternak et d’un ancien diplomate de Singapour qui dirige la Fondation pour les arts et l’entreprise sociale, Michael Tay.

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Jeux Olympiques 2024, exposition universelle 2025 : un Paris au bon niveau ?

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L’hypothèse des JO 2024 ET de l’exposition universelle 2025 à Paris fait de plus en plus sens et il est difficile d’imaginer de perspective porteuse d’un meilleur avenir pour la petite décennie qui nous en sépare.

On le sait depuis peu, il n’est plus question de choisir l’une ou l’autre des manifestations, il faut obtenir les deux et grâce à la dynamique qu’elles peuvent créer, il faut faire en sorte que Paris se projette sur les 50 prochaines années, ce dont la ville a cruellement besoin.

Dans ces conditions, comment ne pas imaginer profiter de ce formidable « alignement de planètes » pour faire que Paris prenne un temps d’avance dans tous les domaines ? Facile à dire. Mais comment ne pas imaginer d’en profiter pour tourner le dos à des pratiques, des processus et des modèles organisationnels d’un autre siècle ?

Ce ne sont pas les chiffres vertigineux (23 milliards d’euros de retombées pour l’exposition universelle et faire au moins aussi bien que les 14,5 milliards d’euros des JO Londres) qui doivent motiver ce type d’initiative. Ils en sont la conséquence, le résultat, si l’immense volume de travail à accomplir est parfaitement pensé, organisé et réalisé.

Ces très grands événements sont des accélérateurs dans la valorisation des territoires qui engendrent des mutations profondes sur le cadre de vie et sur le vivre ensemble mais les bénéfices attendus peuvent s’avérer de dangereuses chimères après lesquelles nos politiques ont tendance à courir un peu trop vite, principalement parce que les modèles d’organisation et de gouvernance datent toujours du XXème siècle.

En effet, comme cela arrive bien trop souvent dans l’organisation de ces grandes manifestations, un temps précieux (plusieurs années) est perdu et n’est pas mis à profit pour mettre en œuvre une planification stratégique et opérationnelle bien plus pertinentes que celles qui sont généralement faites dans les 2 années qui précèdent l’événement où tout le monde se réveille en faisant mine que tout cela est parfaitement normal et sous contrôle.

Le risque se situe aussi dans ce que Jean-Jacques Gouguet et Jean-François BROCARD évoquent dans un article paru dans Futuribles en 2014 : « … l’accueil de grands événements sportifs ne contribue pas nécessairement à l’amélioration du bien-être des pays concernés. La décision d’accueil n’est pas toujours prise de façon démocratique, mais le plus souvent par les parties prenantes qui ont des intérêts dans l’événement ».

De la décision d’accueil jusqu’à la passation des marchés et au suivi de leur exécution, ce risque est permanent et là encore on ne parle jamais suffisamment du caractère vital de la clarté et de l’efficacité dans la planification stratégique et opérationnelle. C’est un modèle ultra performant qui doit être mis en place et les cultures organisationnelles d’un pays à l’autre contiennent un ADN bien différent.

En l’occurrence, que dit l’ADN de l’organisation à la française ? Il est vertical et autocrate. Plus il y a de complexité et d’enjeux, plus il y a de verticalité et d’autocratie ; elles s’ajoutent les unes aux autres ce qui multiplie les risques de dérapages en tout genre, de temps et d’argent perdus.

Quoi de mieux donc pour Paris que de prendre le taureau par les cornes en refusant de reproduire le modèle et les erreurs habituelles ?

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Supporting Cultural and Creative Industries in Europe: Towards Smart, Sustainable and Inclusive Growth

Cultural Policy Exchange

According to the European Commission, cultural and creative industries (CCI) are responsible for around 3.5% of all EU products and services annually, and employ 6.7 million people, or 3% of the European workforce. They represent a significant part of Europe’s identity and growth, by offering a key source of creativity and innovation, as well as contributing significantly to social cohesion and well-being.

Furthermore, given the constant evolution of the cultural and creative sectors, there is also a need to develop the skills of people active in these industries through education and training as well as to facilitate mobility for cultural professionals.

This international symposium will offer the opportunity to discuss potential solutions for the development of cultural and creative industries in the EU. The conference will also examine how cross-sector and cross-border collaborations can lead to a stronger and more competitive cultural sector, fostering European identity and social cohesion.

Delegates will also:

  • Explore the measures in place to promote and safeguard cultural and creative industries at the European level
  • Asses the economic potential of Cultural and Creative Industries
  • Discuss and support solutions to encourage talent and skills development within CCI
  • Examine the innovative and social contribution  of digital cultural heritage

For further details, please refer to the enclosed event brochure. Do feel free to circulate this information to relevant colleagues within your organisation.

In the meantime, to ensure your organisation is represented, please book online or complete and return the registration form at your earliest convenience in order to secure your delegate place(s).

More details here.

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Aux Candidats Franciliens, élections régionales : adresse pour créer un observatoire citoyen des politiques culturelles

 « Adresse aux candidats Rédigée par un ensemble de citoyens passionnés, regroupés dans un espace de dialogue pour la création d’un observatoire des politiques culturelles franciliennes. Un conte populaire moral, politique et culturel sur une idée de Charles Perrault… … Ne vois-tu rien venir ? L’échéance électorale approche à grands pas. A ce jour, nous artistes, hommes et femmes des arts et de la culture, du haut de notre observatoire, inquiets du sort qui nous sera réservé ainsi qu’au public avec qui avons mission de travailer, jour après jour, ne voyons rien venir. Et pour paraphraser la célèbre réplique de sœur Anne de Barbe bleue, « nous ne voyons rien que le soleil des communicants qui poudroie, et l’herbe des médias qui verdoie ». Pas de programme culturel à l’horizon. Ce silence, cette absence, cet oubli apparent, inquiétant, laissent présager le pire. Ceux qui, par contrat républicain, vont se présenter à nos suffrages, ont semble-t-il, omis de se pencher sur le sort d’une part active et vivante de leur électorat et de lui proposer dans un dialogue espéré, des solutions concrètes en matière d’art et de culture à l’horizon de leur mandat. Serait-il donc question de nous enfermer dans une tour d’ivoire ? De nous laisser dévorer à petit feu par l’ogre du mercantilisme galopant et de la comptabilité sans âme sans tenir compte de nos cris et de la qualité de nos voix et de nos paroles ? Il n’est pas question pour nous d’attendre, sans mot dire et sans agir, la fatale échéance de ce silence qui corrobore le danger évident qui guette la culture au vu des orientations envisagées dans le cadre de la réforme territoriale et des baisses de dotations des collectivités qui se poursuivent. C’est pour cette raison que nous appelons artistes, publics, électeurs et élus à un dialogue constructif permanent sur ces questions qui nous paraissent avoir une valeur démocratique primordiale. Aux urnes Citoyens A l’heure où les régions, instances de gouvernance de la nation déléguées sur des territoires de la république, vont se doter d’une nouvelle présidence et d’une gestion renouvelée, il nous semble urgent de se poser cette question : Peut-on on construire et développer une république laïque basée sur les exigences de la liberté, de l’égalité et de la fraternité sans prendre en compte la nécessité première de développer, renforcer, soutenir une culture commune ? Peut-on construire une maison avec toute la diversité des matériaux qui la constituent sans prendre un soin particulier au ciment qui les lient. Compte-tenu du fait que dans une république laïque, ce qui relie n’est pas la religion (religare= lier, relier), mais une culture commune permettant un vivre ensemble malgré les différences sociales, économiques, philosophiques, coutumières, politiques et cultuelles, n’est-il pas de la plus haute importance de renforcer ce lien de la culture ? Nous, artistes et gens de culture, citoyens actifs au cœur de la république, affirmons avec force cette nécessité. Et cette conviction loin d’être le fruit d’une vision abstraite, s’inscrit de par nos expériences concrètes et notre savoir-faire, dans le constat fait tous les jours dans notre travail en relation avec le public dans sa diversité économique et sociale et dans ses différents quartiers. Metaphora mobilis Si un des axes centraux du développement d’une région s’inscrit dans le déploiement de ses transports intra et extrarégionaux, nous, artistes et gens de culture affirmons qu’aucun moyen de communication ne peut se faire de manière heureuse sans ce transport en commun que les grecs appelaient metaphora. La métaphore, domaine des arts et de la culture est bien ce véhicule d’imaginaire permettant le transport (au sens réel et spirituel) en commun. Il n’est d’ailleurs pas fortuit, voir l’actualité récente, que ceux qui en veulent à notre république et ses valeurs communes, sa culture, s’en prennent d’abord aux transports en commun. Res publica Vous, hommes politiques à qui nous nous adressons et à qui les électeurs vont confier leur mandat de parole et d’action, avez aussi la charge de la métaphore. C’est pourquoi en cette heure cruciale, nous ouvriers de l’image visuelle, auditive, mentale, sensible, nous rapprochons de vous afin que soit pris en compte, réellement, sincèrement, dans un langage et une action commune, ce besoin de culture et de création artistique qui est fondamentalement politique : il renforce et appartient à la chose publique (res publica). C’est en tant que citoyens, électeurs et porte-parole de nos publics que nous nous rapprochons de vous afin que dans vos propositions électorales soit prise en compte de manière concrète, constructive et efficiente, la part de l’art et de la culture. Elle ne doit pas être traitée de manière périphérique, mais de manière centrale. En ce sens, nous venons vers vous avec un ensemble de propositions liées à notre savoir-faire et notre expérience, susceptibles d’aider à l’établissement d’une politique culturelle inscrite de manière organique à votre politique globale. Nous avons bien compris que l’urgence de vos décisions s’inscrit dans la temporalité électorale. Mais l’art et la culture ont aussi leur temps, temps politique qui est aussi une part de la vie de la cité, s’inscrivant à la fois dans l’immédiat et le long terme. Il nous apparaît d’une absolue nécessité que le politique prenne en considération ce temps structurant et le considère dans sa dynamique propre et son autonomie. Un temps qui n’est pas celui de l’argent et des prises de pouvoir, mais qui a son utilité évidente dans la dimension de l’émancipation des individus et du progrès social. Ce temps spécifique qui fut au cœur de la réflexion des assises culturelles de 2004, a permis la mise en place par la Région du dispositif d’aide à la permanence artistique qui a un effet social, artistique et culturel structurant et durable, consacrant 87% de son budget à l’emploi. Dispositif novateur en matière de politique culturelle dont il nous apparaît de la plus haute importance de pérenniser l’esprit et d’en déployer les effets positifs tout en imaginant d’autres moyens de faire fructifier le champ culturel dans sa diversité pour le plus grand bien de tous, en employant à bon escient l’énergie propre du temps artistique. L’observatoire citoyen Du haut de cet observatoire culturel dont nous avons posé les premières pierres, nous cherchons à scruter au plus loin de l’horizon immédiat, au-delà du « soleil qui poudroie », afin de construire ensemble un chemin où l’art, la culture et la politique vont d’un même pas et dans le même sens : celui de l’émancipation et du bien-être citoyen. La construction de ce chemin, ouvert en multiples sentiers irriguant la région, a un coût, et il doit être une part non négligeable du budget global (bien supérieure aux 2,1% actuels) de ce vivre-ensemble régional, car il est bien le chemin de métaphore, celui du « transport en commun » qui renforce l’unité sociale, économique et politique d’une région et d’une nation. «La culture, c’est tout ce que l’homme a inventé pour rendre le monde vivable et la mort affrontable» Aimé Césaire Premier signataires : Barbara Bouley, Agnès Bourgeois, Gaelle Brynhole, Delphine Cammal, Samuel Churin, Mathilde Fischer, Alain Foix, Lancelot Hamelin Françoise Lepoix, Jacques-philippe Michel, Mirabelle Rousseau, Marie Stutz…Rébecca Dereims, Kastriot GJONI,
Chabot Clyde, Michel Simonot, Maud Morin, PARNY Francis, Marie
Collins, Joly Sable, GAYARD Fanny, Florence Cabaret, BERNHARDT
Claude,… Nous vous invitons à signer cette adresse et à la diffuser auprès de vos réseaux.Si vous souhaitez nous rejoindre, et participer à l’espace
de dialogue ou avoir plus d’informations sur les premières propositions avancées, contactez-nous : observatoire.citoyens.culture(at)gmail.com« 

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Forum de l’innovation culturelle

agenda_8912045 : Retour vers notre futur

Pour sa 6e édition, le Forum de l’Innovation Culturelle aura lieu le mardi 1 décembre 2015 au Musée Départemental de l’Arles Antique. Il se déroulera cette année sous l’angle « 2045 : Retour vers notre futur » en abordant les évolutions des usages et des pratiques culturelles grâce à des techniques de prospective.
En 1989, le réalisateur américain Robert Zemekis tournait la suite de Retour vers le Futur, un film de science-fiction dont l’action se déroule en 2015. Ce deuxième volet de la trilogie, qui a beaucoup marqué les adolescents de l’époque, est un élément de questionnement actuel sur les réseaux sociaux.
Dans quelle mesure ce qui était présenté en 1989 serait réel 30 ans plus tard ? Aujourd’hui certaines inventions présentées dans ce film sont en passe d’être commercialisées. La vision futuriste de Zemeckis est en revanche très loin de la réalité actuelle. Ce périple dans l’imaginaire nous interroge quant à notre capacité à nous projeter dans l’avenir. Comment interroger le futur et nos pratiques culturelles d’après-demain ?
Une dizaine d’intervenants viendront partager leur expérience et donner leur avis sur les évolutions des modèles et des acteurs de la culture, en traitant notamment des notions de prospectives et d’évaluation des situations actuelles pour appréhender demain.
Ces échanges et retours d’expérience seront suivis d’une présentation d’un travail prospectif d’étudiants (Université d’Aix-Marseille – IUP Administration des Institutions Culturelles, Ecole MOPA, Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse – Masters Médiations de la culture et du patrimoine et Publics de la culture et communication) sur les pratiques culturelles d’après-demain.
Essayons de comprendre comment nous projeter à l’aide des outils de prospective pour inventer l’avenir de nos pratiques culturelles et rendez-vous dans 20 ans pour faire le point !

Pour plus d’informations, cliquez ici.

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Un nouveau cycle prometteur à Stereolux

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Stereolux est un lieu fantastique et épatant, beaucoup d’entre vous le savent et on ne le dira jamais assez. C’est un lieu aux multiples facettes installé au cœur de l’île de Nantes, au sein de La Fabrique. C’est un projet culturel et artistique porté par l’association Songo, orienté autour des musiques actuelles et des pratiques numériques. Situé sous les Nefs, à deux pas du centre ville, Stereolux s’anime aux côtés d’acteurs culturels, des établissements d’enseignement supérieur et des entreprises créatives et innovantes.

C’est un laboratoire « Arts & Techs » qui travaille l’innovation par la création numérique comme on en voit peu en France et qui inaugure en octobre un nouveau cycle très prometteurs sur le thème de les lumières de la ville. A ne pas manquer donc !

Ville, scénographie et usages sont les trois mots qui vont animer le dernier trimestre 2015 à Stereolux. D’un côté, lumière et ville, avec un hackathonune conférence et des démonstrations qui vont s’intéresser entre autres aux dispositifs urbains lumineux et leur rôle dans la thématique des « Smart Cities ». De l’autre, lumière, scénographie et interaction, avec un workshop s’intéressant au créative coding dans le spectacle vivant et une conférence.Pour vous mettre dans l e bain, Gwendal Le Ménahèze introduit la thématique dans cet article.

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2015 Annual Conference on Cultural Diplomacy

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The Annual Conference on Cultural Diplomacy is the world’s leading event in the field of cultural diplomacy, hosted and organized by the Institute for Cultural Diplomacy (ICD) in partnership with other leading institutions at the end of each year. The 2015 Annual Conference on Cultural Diplomacy: Building Bridges of Peace and Reconciliation in Times of Greater Global Insecurity, to be held in Berlin, Germany, on 10-13 December 2015, aims to present all practices that the field of cultural diplomacy has to offer to the international community for their application to try to remedy and solve the growing global challenges. The conference will bring together leading politicians, religious leaders, senior academics and celebrated artists together with representatives from areas of conflict in order to establish new institutions and initiatives that will help with these challenges using the practice of cultural diplomacy together with other practices and means.

Participation in the conference is open to governmental and diplomatic officials, academics, artists, journalists, civil society practitioners, private sector representatives, young professionals and students as well as other interested individuals from across the world. The Conference Committee encourages academic research and analysis of issues related to the goals of the Conference. The Conference Committee would therefore like to welcome the participants of the conference to submit a paper they would like to be considered for presentation at the conference as well as being included in the proposal document that will be issued following the conference and will be sent to all governments and leaders of the international community worldwide.

Contact: Institute for Cultural Diplomacy, Genthiner Str. 20, 10785 Berlin, Germany; e-mail: info@culturaldiplomacy.org.

For more information please visit www.culturaldiplomacy.org

Source : Culturelink

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Arts, culture et médias : comment évaluer les politiques publiques ?

DEPS_JECC7_frontA4Le Département des études, de la prospective et des statistiques (DEPS) du ministère de la Culture et de la Communication, le cluster de recherche « Industries créatives, culture, sport » de KEDGE Business School et le Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP) de Sciences Po organisaient les Septièmes journées d’économie de la culture et de la communication, à la Bibliothèque nationale de France, site François-Mitterrand, les jeudi 24 et vendredi 25 septembre derniers.

Cette septième édition des Journées d’économie de la culture et de la communication était consacrée à l’évaluation des politiques publiques du domaine des arts, de la culture et des médias. Elle a notamment été l’occasion pour des chercheurs de présenter et de discuter de nouveaux résultats d’évaluation sur l’impact de la tenue de festivals subventionnés, de la loi Hadopi, de politiques éducatives, des aides à la presse ou du droit d’auteur. Les échanges ont également porté sur le bilan des méthodes d’évaluation utilisées aujourd’hui. Un regard rétrospectif sur l’évaluation des politiques publiques et un examen d’expériences locales ont enfin été proposés. Une synthèse de l’édition sera prochainement proposée mais en attendant, vous pouvez revoir les diaporamas présentés lors de ces deux journées ici.

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CULTURALLIA 2015 is about to start !

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CULTURALLIA 2015, the international B2B forum, will be held on 14th, 15th and 16th October 2015 as part of Mons 2015 – European Capital of Culture.

CULTUR@LLIA 2015 is a special version of FUTURALLIA (an international B2B forum that has been running for over 20 years) focusing on creative & cultural Industry and ICT, in keeping with the theme of Mons 2015 – Where technology meets culture.

The concept is simple : companies add their profiles to an online catalogue and enjoy the benefits of a timetable of pre-planned business meetings with other participants over the course of 2 days dedicated to partnership.

The Walloon partnership group (HAINAUT DEVELOPPEMENTSPICCILB et BEP) is the official partner of the FUTURALLIA network for Wallonia, and is organising CULTUR@LLIA 2015 in partnership with the Mons 2015 Foundation, the City of Mons and the Walloon Agency for Export and Foreign Investment (AWEX).

The goal is to bring together 500 Belgian and foreign companies from all sectors involved in culture and ITC.

The event is promoted among businesses via extensive networks of international partners (FUTURALLIA, AWEXEnterprise Europe Network, specific culture/ITC networks).

The forum will be held in the Mons Conference Centre and in the Lotto Mons Expo.

Please click here to find out about the program.

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Capital of Culture : What is the impact of arts and cultural clustering on local productivity ?

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This is the summary of a paper that was included in a National Endowment for the Arts/Brookings Institution volume published last year. We just uplodaded it to the Nesta working paper series – you can download the paper here.

In recent years, academics and consultants have argued that the arts and cultural sector can boost productivity in other sectors of the local economy, through two main mechanisms.

  • By creating urban environments that attract professionals with high levels of human capital and their innovative, high-growth employers.
  • By supplying other parts of the local economy – in particular, commercial creative firms – with new ideas and skills that enhance innovation.

Although these arguments have justified policies for creative place making, urban branding, and public investments in signature buildings and dedicated cultural districts, the evidence base underpinning them is still sparse, and mostly confined to the US. Additionally, little is known about the relative importance of different mechanisms and types of cultural clustering (occupational or industrial) in boosting local productivity.
 
In Capital of Culture, we seek to address these gaps in the literature by building an econometric model exploring the impact of cultural clusters on the productivity of English cities. In doing this, we draw on a well-established body of literature on urban wage premiums and human capital externalities.

Our model tests the impact of cultural agglomeration on worker wages (which act as a proxy for productivity) at the city level. We use three measures of cultural clustering (cultural sector employment, cultural occupations and cultural institutions), constructed from official labour force and business registry survey data, and a unique dataset of almost 5,000 UK cultural institutions from Culture 24. We control for important individual and city level characteristics.

What are our findings?

There is evidence that skilled workers sacrifice higher wages to locate in areas with strong cultural clustering

Our findings confirm that there is a positive relationship between cultural clustering and average wages in English cities: English cities in the 90th percentile of cultural employment clustering have average hourly wages of £12.48, £1.11 higher than the average wage for cities in the 10th percentile. However, once we control for individual characteristics (particularly skills as proxied by an individual’s qualifications), the coefficients for two out of our three measures of cultural clustering in our wage equations (cultural employment and institutions) become significantly negative, while the cultural occupations coefficient becomes insignificant.

This ‘negative cultural urban wage premium’ is consistent with there being a compensating differential. In other words, workers may, other things equal, be willing to take a wage cut to reside in cities with relatively more cultural amenities, as these contribute to its quality of life – its ‘livability’, and ‘lovability’.

Creative cities seem to be more productive

We also use our econometric model to examine the relationship between worker wages and measures of creative clustering (focusing on employment and occupations in commercial creative industries as compared to the arts and culture). In this case, we find evidence of a positive wage premium in ‘creative cities’ even after controlling for individual skills – this is particularly the case for cities with strong creative occupational clustering. Although caution is advised in the interpretation of this finding given the obvious potential for reverse causality (affluent cities attract creative industries), it lends support to those who advocate targeting occupations instead of industies to support urban development.

The is evidence of innovation spillovers from cultural clusters into the commercial creative economy

Finally, we test the impact of cultural clustering on the wages of workers in the local ‘commercial’ creative industries, bearing in mind the literature’s emphasis on knowledge spillovers across related – rather than distant – industrial domains. Here, we find some evidence that creative workers in cities with high levels of cultural clustering enjoy a wage premium, which suggests that not-for-profit arts and cultural sectors may generate knowledge spillovers for the commercial creative economy. Once again, these results should be seen as indicative at best, as the causality could work in the opposite direction (a vibrant arts and cultural scene may emerge in places with more productive creative clusters).

Our conclusions 

The preliminary conclusion from our analysis is that, although English data support the view that there is a relationship between cultural clustering and urban development, that relationship appears to be subtler than is generally acknowledged. In particular, the economic impact of public investments in urban arts and cultural infrastructure may be manifest in improvements in the productivity (and wages) of creative professionals, and may not be associated with higher wages in the wider economy if cultural activities serve as a compensating differential.

Image credit: Handover of the European Capital of Culture from Liverpool to Vilnius and Linz via Eric The Fish at Flickr.

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Barcelona Olympic facilities to host a 66.000 m2 sports theme park in 2015

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In 2015, Barcelona Olympic Ring will become the home of Open Camp Sportainment, the first theme park in the world entirely dedicated to sports. According to Open Camp S.L., the company responsible for the project, the 66.000 m2 theme park will offer a « unique » show involving technology, family and sports. The new attraction will occupy the current Olympic Stadium, the Palau Sant Jordi sports hall, the Olympic and Sports Museum Juan Antonio Samaranch, the Bernat Picornell swimming pool, the telecommunications tower designed by Santiago Calatrava and the INEFC sports faculty, which will only be accessed during the summer break when there are no classes. All these facilities will combine their regular activities with those of the theme park, which will be open from April to October, some 250 days per year. The regular entry will cost €28; one of the « cheapest » prices for a theme park in Europe said Barcelona Deputy Mayor for Economy, Enterprise and Employment, Sònia Recasens. The project expects 7,000 visitors per day and an annual economic impact for Barcelona of 52.8 million euros. It will also generate approximately 240 jobs, contributing for the local employment rates.

In 2012, Open Camp S.L. started promoting the Open Camp Sportainment; a business, scientific and technological initiative aimed to offer to millions of fans worldwide entertainment experiences related to sports, localized in specialized settings such as parks, stadiums, hotels and restaurants.

After analyzing different alternatives across Europe, Open Camp S.L. considered Barcelona to be one of the « best » destinations to base the first theme park in the world exclusively dedicated to sports. According to the project’s General Director, Francesc Medina, the infrastructure of the Barcelona Olympic Ring is « perfectly preserved » comparing to other Olympic infrastructures around the world. Yet, an investment of over 20 million euros will be made in order to rehabilitate and modernize the Ring for the future usage.

Open Camp Sportainment is expected to open in 2015 in the Olympic Ring, on top of Montjuïc hill. The public will be able to visit the Olympic Stadium, the Palau Sant Jordi sports hall, the Communications Tower designed by Santiago Calatrava, the Bernal Picornell swimming pool and the area surrounding all these facilities. The park will be opened from April to October and, during summer time, visitors will also be also to access the installations of the National Institute of Physical Education (INEFC).

According to Francesc Medina, « the main approach is to create a new category from sports tourism and entertainment and from trends that underlie the project, such as the viewer being the only protagonist. » Open Camp Sportainment aims to become a benchmark for innovation related to sport, allying it with technology. An example is the exclusive mobile application that will guide the visitor throughout the entire visit.

The park will include different areas such as, the Open Museum which will offer interactive sporting experiences and, the Open Play, where visitors will be able to experience the collective side of sports and the media coverage of many different sporting events. Francesc Medina emphasized that these areas « comprise » a proposal of « sports culture » with activities and attractions associated with elements such as the system of media coverage.

The project expects 7,000 visitors per day and an economic impact for the city of 52.8 million euros per year. It will create approximately 240 jobs, contributing for the local employment rates. The regular ticket will cost 28 euros; one of the cheapest prices in Europe for theme parks, said Barcelona Deputy Mayor for Economy, Enterprise and Employment of the City Council, Sònia Recasens. However, a range of different tickets will be available.

Source : VilaWeb / News from Catalonia.

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Creative Transition towards Sustainability

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3-day Interdisciplinary PhD Workshop from 3rd – 5th of November 2014 Design – Architecture – Engineering – Natural, Social and Cultural Sciences.

Sustainability is the main challenge of this century. How to deal with global crises like climate change, energy- and resource scarcity or related social conflicts? How is a good life possible for all people on a finite planet? Technological/industrial innovations or economic growth are not by themselves sufficient answers to such questions. What we need is a holistic and systemic approach in combination with a fundamental change of our production/consumption structures and behavioural patterns.

In a three day workshop, experts and PhD students from different European countries and disciplines will come together for an intensive exchange about strategies and specific possibilities of societal transformation towards more sustainable lifestyles. Through a dialogue between observers and analysts of the transformation on the one hand, and designers of the transformation on the other hand, the workshop promotes an intensive relationship between theory and praxis. The PhD Workshop therefore addresses different disciplines e.g. social, economic and cultural scientists, architects, product-designers, engineers. Best practice projects (e.g. living labs in Barcelona) will be presented and examined from an interdisciplinary perspective.

As the behaviour of individuals is strongly influenced by the design of the world we live in, the transformation of lifestyles needs a corresponding transformation of design, architecture and engineering together with a comprehensive re-definition of the concepts of ‚service‘ and of the production and ‚consumption system‘. Modern design is often object-oriented and underestimates the ecological, social and cultural environment. In contrast, this workshop looks for the complex interconnections between designed objects, products and services and their contribution to a creative transformation towards sustainability.

Call for abstracts:

We invite PhD students (and possibly some advanced Master students) from all disciplines conducting research related to the workshop theme „Creative transition towards sustainability“ and with a strong interest in scientific work, to submit an abstract in order to be selected for participation in this transdisciplinary event.
As the goal is to hand in the final paper to a scientific peer-reviewed journal, the applicants are expected to have informed themselves about possibilities for publishing their paper drafts.

Venue

UPC- Barcelona Tech is the second biggest university in Spain. The ETSAV School of Architecture at Sant Cugat del Vallés (www.etsav.upc.edu) is a well recognized centre in the field of sustainable architecture and urbanism with a wide range of initiatives. This includes for example its Living Lab for Sustainable Architecture and Lifestyle (www.livinglab-low3.blogspot.com), which will also be the main venue of the workshop.

Applications:

Applicants should send an abstract (max. 500 characters) about their on-going research work together with a letter of application/motivation and a short CV. An expert committee will select the most suitable contributions according to their quality in relation to the workshop topic.
A general explanation of the abstract and paper are included as an annex.

Methodology:

The workshop will combine theoretical sessions (presentations of research work, experts input, round table sessions) with practical work (living lab exploration, co-creation activities, group work) in order to create a lively atmosphere for a productive interdisciplinary exchange.

Expected outcomes:

Experts will assess participants in their research work to enable discussing specific aspects in small groups. The publication of papers will be prepared.

Recognition:

The Summer School committee will issue a certificate of successful attendance.

Deadlines:

Submission of abstracts and application letter: 15th of September 2014 Notice of acceptance: 30th of September 2014.
Submission of full paper (draft) or presentation: 1st of October 2014

(see also template for paper and abstract).

Fee:

280€Euro (includes 3-day workshop, 3 coffee breaks, 3 lunches and 3 dinners). Not included are: Flight, accommodation, breakfast and further travel costs.

Accommodation:

Accommodation in Barcelona centre can be found individually e.g. through the following websites: http://www.booking.com, http://www.apartmentbarcelona.com, http://www.bcn-stay.com or similar.
Student apartments might be available on short notice at the campus for 35€/night in a double room. Please contact us for further information.

Contact:

For all applications and contacts please write to: sustainablesummerschoolbcn@gmail.com

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