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La RSE Nord-Africaine

Ceci est le texte de l’allocution d’un de nos membres les plus émérites, René Villemure, présentée le 27 mars 2012  à Tunis lors du  1er Forum International sur la RSE en Tunisie.

La RSE et son importance dans le contexte mondial actuel

La RSE ? Certes. Mais quelle RSE ?

Il n’y a jamais eu, et il n’y aura jamais, de RSE sans réflexion.

Si cela va sans dire…cela ira encore mieux en le disant…

Bien que le sujet soit sur toutes les lèvres, on utilise la RSE et l’éthique plus souvent qu’autrement afin de justifier des normes.  Au lieu d’inspirer, on tente de contrôler le comportement en surveillant, en comparant les conduites avec des textes figés et en punissant, ce qui ne constitue pas, d’emblée, des gestes éthiques.  De fait, l’éthique et la RSE, malgré leur notoriété, demeurent mal connues et mal comprises.

Considérant que la notoriété du sujet n’égale pas sa connaissance, j’aimerais vous présenter, en quelque minutes, ce qu’est réellement l’éthique, ce qu’elle n’est pas, puis, enfin de faire le lien avec la RSE, tant la RSE « attendue » que la RSE à inventer dans le cadre de ce Forum.

Même si plusieurs abusent du terme « éthique » et si, en conséquence, celui-ci est de plus en plus « connu », posons la question : malgré sa notoriété, sait-on réellement ce qu’est l’éthique ou ne sommes-nous qu’en mesure d’en déplorer le manque?

L’éthique, et c’est curieux, est l’un de ces sujets que tous semblent vouloir s’approprier sans pour autant en comprendre les exigences ou la portée.  Écoutons les conversations et nous pourrons entendre parler de l’éthique du football et même de l’éthique de ceux qui travaillent fort…  Tout dire sans rien dire…

Ainsi, et c’est incontestable, le sujet de l’éthique est connu mais, s’y arrête-t-on vraiment ?

L’éthique n’a pas la vie facile, elle est souvent masquée par tout ce qui se prend pour elle…c’est la raison pour laquelle on entend plus souvent parler  de « codes d’éthique », c’est-à-dire d’impératifs à suivre absolument sous peine de sanctions.  La RSE « attendue » relève de la même logique, celle de la surveillance.  Cette conception, fort populaire, est cependant réductrice. Elle réduit le « Bien Faire » à l’obéissance…

Ces codes maladroitement appelés « codes d’éthique » relèvent, au sens strict, de la déontologie, c’est-à-dire d’un « discours sur le devoir ».  La déontologie est une pratique normative qui se penche sur son passé, que l’on croit immuable, et qui, souvent, n’aime point son présent.  C’est la raison pour laquelle elle propose d’ajuster le comportement présent au passé jugé « idéal ».  La RSE « classique » dit la même chose…

En situation de décision, le déontologue ou le spécialiste de la RSE « attendue » tentent patiemment de rapprocher rigoureusement la situation en présence du texte original afin de restituer à la situation actuelle la perfection du texte original sans nécessairement tenir compte du contexte ou de l’irrégularité de la situation.  La déontologie est une pratique patiente et mesurée de comparaison avec un texte figé…figé dans le passé, bien sur… La RSE « classique » aussi…

Enfin la déontologie, pour qui n’existent que les cas les plus fréquemment rencontrés, elle inspire par la crainte, elle définit ce qui est « mal », ce qui est interdit, elle recherche la faute par rapport à un texte fondateur jugé parfait. La RSE « attendue »  aussi…

L’éthique, de son côté, est une pratique évaluative fondée sur des valeurs en vue de l’atteinte d’une finalité jugée « bonne »; elle est plus soucieuse du « bien dans les circonstances » que de la conformité systématique à une règle figée.  L’éthique se soucie de la  décision à prendre avec justesse, dans un contexte irrégulier, malgré l’incertitude et tout en considérant que le juste, en soi, est une cible fuyante.  « Que nous incombe-t-il donc de faire dans les circonstances » demande l’éthique.

L’éthique doit être comprise comme étant un exercice réflexif qui résulte d’une certaine prise de conscience collective, d’un désir de faire autrement, d’un ambition de faire « mieux » au niveau moral.  On pourrait parler ici « d’articulation vertueuse » du développement durable par les entreprises.

L’éthique peut-être comparée à une œuvre d’art qui appartient à une époque ou à un peuple; une décision éthique appartiendra toujours à un contexte, à un moment spécifique dans l’espace et dans le temps.  Et tout comme dans le domaine de l’art où les « connaisseurs », nombreux, évaluent la technique, l’éthique a ses faux experts, tout aussi nombreux, qui rédigent des codes standardisés tout en n’ayant peu de souci pour l’éthique en soi ou pour le sentiment artistique de l’éthique. On parle alors « d’éthique irresponsable ».

La RSE qui doit être imaginée et conçue au cours de ce forum devra donc être une « RSE Nord-Africaine » et non pas la reproduction ou une adaptation facile de la RSE « attendue »  concept pensé par d’autres, pour d’autres.

* * *

Lorsqu’on évoque l’éthique dans le cadre d’une réflexion sur une RSE Nord-Africaine il faut savoir que l’éthique est affaire de culture, tant celle d’une organisation, d’une société, d’un mouvement ou d’un peuple.  Elle doit s’appuyer sur des valeurs communes qui devront être claires, praticables et partagées; ces valeurs devront éclairer et éviter de recouvrir ce qui doit être fait par ce qui peut être dit.

L’éthique et la RSE sont affaire de culture et il faut rappeler qu’une culture ne se change pas, elle ne peut que migrer. Lentement.

La migration culturelle, la migration éthique, ou la migration vers une RSE Nord-Africaine est la prise en compte d’un désir de transformation qui permettra de faire le lien entre « pas de RSE », la RSE « attendue », sans liens culturels réels et la RSE Nord-Africaine. C’est cette RSE Nord-Africaine qui permettra de faire le lien entre le durable et le court terme, la création de valeurs et le gaspillage, le collectif et l’individuel.

Il faut influencer la culture actuelle de vos environnements  vers une culture RSE Nord-Africaine parce qu’actuellement la culture de plusieurs organisation ou sociétés présente en Afrique du nord ne se démarque pas, ainsi, on ne la remarque pas… on n’en remarque que les manquements. Ce qui est déplorable et insuffisant pour permettre à vos environnements d’éclore sur le plan éthique.

Et ce sont ces mêmes manquements qui font que l’on ne parle d’éthique qu’en termes de conflits, de fraude ou d’abus; ce sont ces mêmes manquements qui font que l’on parle de RSE en termes de non-conformité, d’abus ou de problème.

Pas très inspirant, il faut l’avouer…

N’auriez-vous pas le goût que l’on fasse référence à la RSE  dans un contexte qui lui est propre plutôt qu’à titre de béquille destinée à surveiller et à punir ?  Bien Agir me semble plus inspirant que « ne pas mal faire ».

La RSE Nord-Africaine exigera de ses acteurs qu’ils puissent évoluer dans un cadre plus large, qu’ils puissent élever leur regard et apprécier la complexité d’un monde en changement.  Le réflexe traditionnel d’automatisme dans les gestes de gestion ou de gouvernance perdra de sa pertinence. Dans le monde de la RSE Nord-Africaine, Voir autrement et penser autrement ne seront plus des alternatives, ce seront des nécessités.

Dans cet effort, plusieurs dangers nous guettent. Je ferai mention du principal danger, celui de la récupération de la RSE par les opportunistes qui seront tentés d’en faire une « RSE de vitrine »… Une éthique de vitrine, une esthétique qui préfèrera le confort de Bien paraître aux exigences de Bien faire.  En matière d’éthique et de RSE Nord-Africaine, la vigilance sera de mise.

L’éthique et la RSE Nord-Africaine ne seront jamais l’aboutissement logique de bonnes intentions.  Elles seront le résultat de réflexion et de proposition fondées sur le sens et sur des valeurs telles la justesse, le respect et la vigilance.

Ces trois valeurs représentent un horizon moral souhaitable d’une RSE à visage humain, d’une RSE Nord-Africaine…

Les ingrédients mystères ? Le temps et la réflexion… ce que nous sommes à faire ici ce matin…

Nous sommes non ce que nous choisissons d’être une fois pour toutes mais ce que nous choisissons de faire à chaque instant

_______

Certains concepts nous suivent de si près que l’on oublie parfois, d’en préciser le sens…

Plusieurs d’entre vous m’ont écrit suite à la publication du Bulletin Réflexif « La RSE Nord-Africaine » afin de me demander ce qu’était la « RSE ».

Il est vrai que le terme est surtout utilisé en Europe, en Afrique et très peu au Québec.  Les pays anglo-saxons font référence au « CSR », « corporate social responsibility ».

Selon Wikipedia :

« La responsabilité sociétale (ou sociale) des entreprises (RSE) est un « concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales, et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire ».

Énoncé plus clairement et simplement, c’est « la contribution des entreprises aux enjeux du développement durable ». À noter qu’en 2010 le Ministère français de l’Ecologie, de l’Energie et du Développement Durable emploie le terme de responsabilité « sociétale », jugé plus large et plus pertinent que « responsabilité sociale ».

(…)

La RSE est donc la déclinaison pour l’entreprise des concepts de développement durable, qui intègrent les trois piliers environnementaux, sociaux, et économiques. Elle a été à l’ordre du jour du sommet de la Terre de Johannesburg en 2002, auquel ont participé de grandes entreprises, en particulier françaises, des secteurs de l’environnement et de l’énergie.

En Belgique, le terme responsabilité sociétale des entreprises est utilisé plutôt que responsabilité sociale des entreprises (traduction directe de l’anglais corporate social responsibility) qui pourrait omettre le pilier environnemental ».

Le Premier forum international sur la RSE en Tunisie a fait l’objet d’une importante couverture média, tant électroniques qu’écrits.  Parmi les articles intéressants :

Tunisie : Qu’en est-il de la responsabilité sociétale des entreprises?

Tunisie : Vers la création d’un label « Responsabilité sociale des entreprises ».

Je remercie tous ceux qui ont pris le temps de me demander ces précisions.

René Villemure

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Retrouvez sur Cultural Engineering Group les billets réflexifs de René Villemure, éthicien, conférencier, président fondateur de l’Institut québécois
d’éthique appliquée notamment aux domaines de l’innovation, de la culture, de la gouvernance et de la communication.

Billets réflexifs précédents publiés sur CEG :

Toutes les publications, les actualités et  les activités de René Villemure en cliquant ici.

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Culture et développement durable : il est temps d’organiser la palabre…

Quelle belle manière de finir 2011 et d’entrer en matière pour 2012 ! Il nous l’avait promis et il l’a fait : l’inénarrable Jean-Michel Lucas (alias Doc Kasimir Bisou) vient de publier via l’IRMA la version désormais achevée du texte dont nous faisions déjà état il y a plus d’un an sur le thème « culture et le développement durable ».

Cette contribution majeure pose les fondements d’une nouvelle action en matière culturelle et matière de politique culturelle mais bien entendu avant cela, comme l’indique l’IRMA dans sa présentation de l’ouvrage, l’auteur révèle les incohérences d’un secteur culturel qui se soumet aux lois du marché, et tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur les écueils de la démocratisation de la culture et propose d’autres pistes de réflexion et de perspective politique sur la « volonté collective de déterminer les bonnes attitudes culturelles nécessaires pour construire un avenir commun à l’humanité durable ». Alors, la culture doit-elle contribuer au développement durable humain ou en être une condition ? Jean-Michel Lucas pousse son analyse jusqu’à proposer une nouvelle écriture de l’Agenda 21 de la culture qui assumerait des dispositifs de débats « libres, ouverts et documentés », en lien avec des dispositifs d’action publique notamment au niveau européen.Avec l’approfondissement de la crise économique, la « culture » a changé de rôle : elle est devenue espoir d’un futur meilleur, au point d’être considérée comme le quatrième pilier du développement durable pour l’Agenda 21. Certes, sous le chapeau des industries culturelles et créatives, l’illusion semble parfaite puisque la culture générerait plus de 600 milliards d’euros et représenterait 14 millions d’emplois dans l’union européenne. Mais, face à ce constat, Jean-Michel Lucas pointe la perte de sens de ce nouveau rôle attribué au secteur culturel. Après avoir analysée la place qui lui est accordée dans les textes fondateurs du développent durable humain (de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement de Rio en 1992 jusqu’à l’Agenda 21 de la culture), il montre l’impasse dans laquelle se trouvent actuellement les professionnels de la culture qui n’ont plus qu’une position de « fournisseurs de services » et troquent leur public fidèle contre de bons clients. L’auteur s’emploie à démontrer qu’une autre perspective politique, ouverte initialement par Jon Hawkes, est nécessaire et possible ; elle prend acte des accords internationaux sur la diversité culturelle et affirme la primauté des enjeux de reconnaissance de la dignité des personnes dans leur identité culturelle toujours mouvante. La culture, dans l’esprit de la Déclaration de Fribourg sur les droits culturels, n’est plus un chiffre d’affaires de champions nationaux, mais une éthique, pour faire ensemble société, ou mieux encore, faire humanité commune et durable. L’auteur préconise de réécrire, en ce sens, l’Agenda 21 en estimant qu’il est vraiment temps d’organiser la palabre !

L’auteur, Jean Michel Lucas, universitaire, est engagé de longue date dans l’action culturelle et particulièrement la valorisation des musiques actuelles. Il a occupé des fonctions de responsabilité dans l’administration culturelle (Drac et conseiller de Jack Lang). Ses travaux de recherche portent sur la critique des politiques culturelles et, sous le pseudonyme du Doc Kasimir Bisou, il plaide pour la prise en compte des enjeux éthiques dans la conduite des politiques de la culture.

Nous attendons avec impatience la version anglaise car cela ne fait aucun doute que ce texte va faire le tour de la planète.

Références de l’ouvrage : 

Titre « Culture et développement durable. Il est temps d’organiser la palabre… » • Éditeur : Irma, collection ®evolutic • Édition : Janvier 2012 • Format : 15 x 20 cm • Pagination : 128 pages •

Pour plus d’informations et commander l’ouvrage, cliquez ici.

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1er forum international de l’économie mauve | 1st International Forum of Purple Economy

(FR) Sous le patronage de l’UNESCO, de la Commission et du Parlement européen, Paris accueillera les 11, 12 et 13 octobre 2011 le 1er forum international de l’économie mauve, pendant culturel de l’économie verte  (www.economie-mauve.org).
Cet évènement réunira 400 décideurs des sphères publiques et privées du monde entier, avec pour objectifs :

  • La prise de conscience collective et la sensibilisation à l’importance de la dimension culturelle dans le développement de nos sociétés ;
  • La réalisation d’un état des lieux et le partage des expériences ;
  • L’échange et la confrontation autour des bonnes pratiques, la mise en lumière des acteurs et des innovations.

En vertu d’un partenariat, les membres du Cultural Engineering Group bénéficient d’une réduction de 25 % pour toute inscription enregistrée avant le mardi 4 octobre 2011 à 8 heures  (heure de Paris).
Pour recevoir le code partenariat, veuillez contacter info@diversum.net

(EN) Under the patronage of UNESCO, of the European Parliament and of the European Commission, on the 11th, 12th and 13th October 2011, Paris will host the world’s first international forum of purple economy, the cultural counterpart of the green economy (www.purple-economy.org).

This event will gather 400 leaders from the public and private sectors worldwide, aiming:

  • To raise collective awareness of the importance of cultural aspects for the development of our societies;
  • To carry out an inventory of the current situation, and encourage story-sharing;
  • To promote exchange and debate on best practice, and to showcase key players and innovative approaches.

Under a partnership, members of the Cultural Engineering Group receive a 25% discount for registrations recorded before Tuesday, October 4, 2011 at 8 am (Paris time).
To receive the partnership code, please contact info@diversum.net

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L’économie mauve, une nouvelle alliance entre culture et économie

Dans notre souci d’apporter des contributions et des regards nouveaux sur l’avenir de la culture et les politiques culturelles dans notre société, et dans le cas où vous auriez manqué sa diffusion sur lemonde.fr il y a quelques semaines, nous souhaitons (re)porter à votre attention le manifeste pour l’économie mauve. Ce texte propose une approche qui milite clairement pour faire de la culture le quatrième pilier du développement durable. Mais contrairement à de nombreux textes issus du secteur culturel, cette initiative propose un angle de vue totalement neuf à travers la notion d’empreinte culturelle. A méditer et sans aucun doute à débattre !

En ce début de XXIe siècle, le monde bouge, plus vite et plus fort que prévu, l’histoire se remet en marche. Les vieilles structures craquent, les équilibres anciens se rompent sous l’effet conjugué des mutations géopolitiques, démographiques, technologiques et des aspirations toujours renaissantes des peuples à la liberté et au bien-être. La richesse moyenne des nations progresse, même si persistent d’immenses poches de misère. L’éducation et la connaissance se diffusent, même si subsistent trop de zones déshéritées. On ne peut pas penser ce monde-là, qui émerge sous nos yeux, avec les seuls concepts d’hier. On ne peut pas y agir efficacement avec les seules méthodes de nos pères.

C’est à la lumière de ces bouleversements que la relation culture/économie doit être revisitée. La culture a cessé d’être un luxe de riches ou un divertissement d’oisifs. Elle irrigue tous les processus de production modernes. Elle comble le besoin de sens qui habite la communauté humaine. La culture telle que nous l’entendons, c’est à la fois un levier pour l’action et un écosystème vital. Elle constitue un outil sans pareil de déchiffrage d’un monde complexe et d’adaptation à un environnement volatil. Pas de vraie créativité, qu’elle soit artistique, économique voire politique, sans un vrai substrat culturel.

Elle est aussi un écosystème hypersensible à l’action humaine, dont elle enregistre tous les impacts. À l’ère technologique, cette activité foisonnante peut affecter les équilibres délicats qui font la richesse culturelle : unité et diversité, matériel et immatériel, patrimoine et création, avant-gardes et grand public.

Il est temps d’inventer, entre ces deux activités fondamentales que sont la culture et l’économie, une articulation vertueuse qui ne se réduise pas à une pure instrumentalisation de la première et à une vaine stigmatisation de la seconde.

Il est temps de proposer un discours de la méthode grâce auquel toutes les potentialités agissantes de la culture seront valorisées et toutes les valeurs humaines de l’économie seront privilégiées.

Il est temps de jouer le durable contre le court terme, la création de valeur contre le gaspillage des ressources, la synergie contre le chacun-pour-soi, l’éthique contre l’irresponsabilité.

C’est ce territoire en friche, celui d’une mondialisation à visage humain et enracinée, que se propose d’explorer l’économie mauve.

Mauve, couleur de la créativité et de l’imaginaire, dont les nuances signent le reflet d’une adaptation aux spécificités de chacun, pour autant qu’elles respectent les libertés fondamentales.

De chaque opération de l’homme découle une empreinte culturelle, c’est-à-dire un impact qui façonne l’environnement culturel.

L’économie mauve représente la part des activités humaines qui concourent à améliorer cette empreinte, afin de favoriser en toute chose la richesse et la diversité culturelles. Cette économie est transversale et, relevant surtout de l’immatériel, s’avère peu consommatrice de ressources naturelles.

Elle porte les germes d’une nouvelle croissance, liée à une meilleure adaptation des entreprises au marché et à une plus grande efficacité dans leur fonctionnement, par la compréhension des ressorts des gens pour lesquels et avec lesquels on travaille.

Parce que nous avons tous intérêt à valoriser ce potentiel économique, il convient d’organiser dès maintenant la révolution mauve.

Signataires

  • Jean-Jacques Aillagon, président de l’établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles
  • Bruno Bourg-Broc, président de la Fédération des maires de villes moyennes
  • Bernard Cerquiglini, recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie
  • Gilles Ciment, directeur général de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image
  • José Luís Dicenta, secrétaire général de l’Union Latine
  • Renaud Donnedieu de Vabres, ancien ministre
  • Mercedes Erra, présidente d’Euro RSCG Monde et directrice générale d’Havas
  • Pierre-Antoine Gailly, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris
  • Joëlle Garriaud-Maylam, sénateur membre de la Commission française pour l’UNESCO
  • Jérôme Gouadain, secrétaire général et fondateur de diversum
  • Claudie Haigneré, présidente d’Universcience (Cité des sciences et de l’industrie et Palais de la Découverte)
  • Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes
  • Jean Musitelli, ancien ambassadeur de France auprès de l’UNESCO
  • Alain Dominique Perrin, président de la Fondation Cartier pour l’art contemporain
  • Jean-Jack Queyranne, président de la région Rhône-Alpes
  • Odile Quintin, ancien directeur général à la Commission européenne
  • Bernard Ramanantsoa, directeur général d’HEC Paris
  • Jean-François Rial, président-directeur général de Voyageurs du monde
  • Pierre Simon, président de Paris-Île-de-France Capitale Économique

Pour plus d’informations, cliquez ici.

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Art and Sustainability: Connecting Patterns for a Culture of Complexity

We are delighted to announce the publication of our member Sacha Kagan’s* new book « Art and Sustainability: Connecting Patterns for a Culture of Complexity ». This publication is the outcome of his PhD Thesis at Leuphana University. The book proposes an understanding of “culture(s) of sustainability”, “aesthetics of sustainability” and “art and sustainability”,  based on an in-depth theoretical elaboration and a critical discussion of several artists.

What is the cultural dimension of sustainability? This book offers a thought-provoking answer, with a theoretical synthesis on »cultures of sustainability«. Describing how modernity degenerated into a culture of unsustainability, to which the arts are contributing, Sacha Kagan engages us in a fundamental rethinking of our ways of knowing and seeing the world. We must learn not to be afraid of complexity, and to re-awaken a sensibility to patterns that connect. With an overview of ecological art over the past 40 years, and a discussion of art and social change, the book assesses the potential role of art in a much needed transformation process.

A4 flyer with the table of contents: PDF file

Links: Book page on the publisher’s website / Pre-Order page on the publisher’s website (besides, I noticed that pre-order seems to be also possible on amazon.de and amazon.co.uk)

Art and Sustainability: Connecting Patterns for a Culture of Complexity. Will be available in July 2011, ca. 476 p., ca. 39,80 € –ISBN 978-3-8376-1803-7

*Sacha Kagan is :

Sacha also published here :

 

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ANON Studios for Art & Ecology Call for Actions

There has been a lot of rhetoric recently about the importance of  action and awareness on recycling and sustainability issues. At the present time, we in this country produce garbage far in excess of anything else materially constructed here. Also, it is appropriate and useful to start considering people as a resource rather than consumers. These are spiritual societal issues that can begin to be cleaned up and healed through art processes and access to a life in art for all. Issues of waste management may be addressed through art processes. The spiritual hunger that is responsible for so much waste creation in the first place may be addressed through access to art and its realms for all.

Artists are masters of using whatever is available to them to create with. The late great Rauschenberg broke into his fame using garbage to make “combines” in the 60s. Many artists are still making work created from cast offs and discards .

Paper is a whopping 18% of waste streams, so why not have local paper making workshops? Mosaic walls made of discarded and broken glass and pottery? There are other possibilities using textiles and other waste goods. Some recycle centers do not take styrofoam, yet there are artists that feature this material in their constructions. It is a good time to expand the processes of art and design to serve purposes of of waste reclamation and transformation. The effectiveness of these alchemical processes will require a commitment of space and material acknowledgements of the value of these processes.

Of course, everyone reading this has a compost pile, at best for gardening and at least to cut down on reeking landfills, right?

I recently heard a horror story of a ship container of “donations” going to a third world country that ended up in a landfill, because it was garbage. We must develop a more “closed loop” method of dealing with our waste. Nature does not produce vast quantities of useless junk and neither should we. The alchemical processes of  working with garbage has morphed from an obscure cultural practice to a dire necessity. There are many methods and possibilities for this, using the tools and practices of art.

There are several models existing for starting to do this in this country and there are those working a changing cultural paradigm around the world.  I came across material this morning on the Cultural Engineering blog, that states the paradigm change from “competitive and globally controlled” to one of “more ecological-social-cultural engagements”, is  required concerning “shifts in policy” regarding “sustainability” and the “role of the arts”.

So what does this mean? It means a shift from consuming the cheap products made in third world factories that are literally work prisons operated by a competitive corporate elite whose operations are made possible and profitable by a corrupt and unworkable value system that values product and ignores spirit.  It means taking the one product we create an abundance of, garbage, and doing something different with it. It means the creation of new art actions that involve community and space and time allocations by the community to make this possible. It requires belief in something other than instant gratification and awareness of  good stewardship of our children’s future,  and a shift away from, or at least a balancing of, preoccupations with instant returns on material investments.

A new functional social architecture, that uses long term valuation structures, with concrete consideration of the fates of our children is essential. In part, this may be designed using the methods and practices of art to transform our vast quantities of garbage into something else.

Virginia Bryant*

*Virginia Bryant is an artist, designer and environmental advocate.

http://virginiabryant.tumblr.com/

Her most recent design project is the ANON couture portfolio purse.

http://www.etsy.com/shop/anonstudio

She can be reached here.

 


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Organiser un Forum ouvert et préparer une concertation nationale sur les enjeux culturels du développement durable

En préalable d’une grande concertation nationale organisée en novembre 2011 par Culture O Centre, Réseau Culture 21, l’Observatoire des politiques culturelles et la Plate-forme interrégionale sur la question de la contribution de la culture à un développement durable, une formation-action est proposée les 1er et 2 avril 2011 à Evry (France) pour préparer cette concertation.
L’ambition est d’impulser une dynamique coopérative et transversale en y associant, outre la sphère culturelle, la société civile, le monde de l’éducation, le secteur social, urbanistique, etc. Il s’agira de visualiser les étapes et les moyens nécessaires à la mise en œuvre d’un Forum Ouvert, décoder les enjeux, les risques et les opportunités d’un tel événement, mettre en relation des personnes, préparer les équipes et les territoires à l’organisation de ces forums, initier une réflexion collective élargie sur la question de la contribution de la culture à un développement durable.
La formation s’adresse aux équipes organisatrices de forums territorialisés, quelle que soit leur fonction ainsi qu’à tous les acteurs intéressés : élus, personnel des collectivités territoriales, salariés des entreprises du secteur culturel, de l’éducation, du secteur social, du développement durable, de l’urbanisme… 
Pré-inscription pour prise en charge formation continue (Uniformation) avant le 20 janvier 2011.

Coût par participant : 550 € (nombre de places limité)

Informations et bulletin d’inscription

> Contact Plate-forme Interrégionale – Stéphane Grosclaude : Tél. +33 6 73 73 84 53 – contact@pfi-culture.org

Source : Banlieues d’Europe

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Monument au Monde en Mutation

MMMLa galerie est un espace d’exposition intégré à une agence de conseil en environnement du bâti, l’agence Le Sommer Environnement, où l’expertise pointue de Michel Le Sommer et de son équipe est enrichie par un souci permanent de montrer comment d’autres disciplines et d’autres secteurs s’approprient les principes ou les techniques issus du HQE. Après une exposition sur le travail remarquable d’Ecosistema Urbano en février, Michel Le Sommer et son agence présentent depuis le 30 septembre un projet de Stefan Shankland en collaboration avec RaumLaborBerlin, réalisé dans le cadre du programme TRANS305, un prototype emblématique de la démarche HQAC – Haute Qualité Artistique et Culturelle (nous aurons l’occasion de revenir sur ce terme qui commence à faire son chemin) expérimenté sur le chantier de la ZAC du Plateau à Ivry-sur-Seine.

MMM (Monument au Monde en Mutation) est un projet multifacettes qui propose à travers une architecture en processus, une machine à transformer la matière usée, une plateforme pour pratiques artistiques intégrées aux chantiers urbains et une sculpture monumentale en mouvement. MMM sera installé début 2010 pour une durée de deux ans sur le chantier de la ZAC du Plateau, dans le cadre du programme TRANS305. 
Un projet à suivre sur www.trans305.org

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Culture et développement durable II

AreneL’Arene (agence régionale de l’environnement et des nouvelles énergies) prépare une publication qui présentera les réalisations les plus inspirantes et innovantes en Ile-de-France et annonce son initiative de la manière suivante :

Tandis que le développement durable paraît impliquer un changement de civilisation, nous voyons le monde de la culture s’emparer de ses thématiques, de ses valeurs et de ses interrogations. Prenant acte de cette prise de conscience et de ce bouillonnement d’initiatives, l’Arene Ile-de-France a tenu ses Utopiades 2008/2009 sur les thèmes croisés de la culture et du développement durable.

L’Agence souhaite aujourd’hui, dans la continuité de ces débats, aller plus loin et explorer les expériences franciliennes se réclamant de ce croisement Culture / Développement durable, pour pouvoir faire école, permettre leur appropriation et susciter une dynamique d’initiatives au niveau régional. Et cela en recherchant – d’où qu’elles émanent, collectivités locales, scènes et institutions culturelles… – la plus grande diversité possible d’expériences : événements culturels éco-responsables, expériences artistiques s’inspirant du DD, agendas 21 pour la culture, etc.

Développement durable

A travers un bref questionnaire, l’Arene vous invite à nous signaler les acteurs et les expériences que vous avez identifiées et à faire connaître le cas échéant, celles que vous menez vous-même en ce domaine.

Un jury constitué autour de l’Arene étudiera les actions portées à sa connaissance, et instruira le dossier des plus significatives, afin que soient présentées dans le détail les plus novatrices et porteuses de sens.

Que vous soyez le porteur de projet ou l’organisme qui le soutient, faites-vous connaître en remplissant un bref questionnaire. Répondez d’ici le 15 septembre 2009.

Pour remplir le questionnaire en ligne. Cliquez ici.

Source : Arène Idf

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Sommet des collectivités locales

cop15Du 2 au 4 juin 2009 s’est tenu à Copenhague le sommet des collectivités locales sur le changement climatique qui a rassemblé environ 700 maires et représentants de collectivités territoriales du monde entier.

Ce sommet a  constitué un lieu  d’échange de bonnes pratiques énergétiques et climatiques entre les collectivités locales mais également un lieu de débat sur des sujets aussi variés que les énergies renouvelables, l’adaptation aux effets du changement climatique, la gestion des déchets ou encore les marchés publics verts.

Six élus français sont intervenus à cette occasion: Bertrand Delanoë, maire de Paris,  qui a prononcé le discours d’ouverture du sommet. Michel Delebarre, maire de Dunkerque et Vice-président du Comité des Régions s’est exprimé sur le « dialogue national-local » ; Pierre Schapira, adjoint au maire de Paris sur les « Gouvernements locaux et régionaux abordant ensemble le changement climatique » ; Denis Baupin, adjoint au maire de Paris, sur le « Défi de Paris sur les énergies renouvelables » ; Andrée Buchmann, vice-présidente de la communauté urbaine de Strasbourg, sur les «Besoins pour l’expansion des réseaux de transport dans les grandes villes en relation avec un objectif de réduction des émissions » et Ronan Dantec, vice-président de la communauté urbaine Nantes Métropole sur les « Défis et opportunités pour les autorités locales dans la réduction des gaz à effet de serre».

De nombreux élus de villes et intercommunalités ont également participé à ce Sommet marquant une forte implication des collectivités locales françaises notamment : Damien Carême, maire de la ville de Grande Synthe, Bruno Charles, vice-président de la communauté urbaine du Grand Lyon, Catherine Cullen, conseillère déléguée de Lille Métropole, Laure Curvale, vice-présidente de la communauté urbaine Bordeaux Métropole, Vincent Feltesse, maire de Blanquefort et président de la communauté urbaine Bordeaux Métropole, Hubert Julien Laferièrre, vice-président de la communauté urbaine du Grand Lyon, Louis Le Pensec, maire de Mellac et président de l’AFCCRE, Jacques Rocca-Serra, adjoint au maire de Marseille, Philippe Tostain, adjoint au maire de Lille.

Ce Sommet a ainsi été l’occasion pour les collectivités territoriales de réaffirmer le rôle fondamental qu’elles jouent dans la lutte contre le changement climatique et leur volonté d’engager un dialogue avec les gouvernements nationaux. Elles souhaitent être impliquées dans le processus de négociations afin d’avoir une place réelle dans le futur accord mondial sur le climat  post-Kyoto. Elles ont ainsi lancé un appel aux parties prenantes qui seront présentes à la  15ème Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, organisée en décembre prochain à Copenhague (COP15), dans lequel elles appellent à la reconnaissance de leur rôle face au défi du changement climatique.

Le sommet a ainsi marqué une étape importante de la feuille de route « de Bali à Copenhague » sur le climat pour les villes et gouvernements locaux. Les associations membres de la Maison européenne des pouvoirs locaux français encouragent la consultation et l’association des collectivités locales à ces négociations internationales. En effet, les collectivités locales sont des acteurs clés dans le domaine de la réduction des gaz à effet de serre et de la lutte contre le changement climatique par les politiques publiques qu’elles mettent en œuvre sur leur territoire.

Source : Carrefour local du Sénat

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Retour sur Transit City / 2

global  cityDans son film Metropolis, Fritz Lang a donné corps en 1927 à une vision futuriste de la ville du XXIème siècle, la méga-cité ; en 1939, le pavillon « futurama » de General Motors offrait lors de l’exposition de New-York une grille de lecture appliquée de la vie et de la ville modernes. Deux « événements » à dimension culturelle majeure qui influencent encore aujourd’hui la réflexion ethnocentrée de la plupart des architectes, des urbanistes, des aménageurs et des politiques.

Or l’heure de « The end of Suburbia », l’heure d’une société humaine où toute la chaine de production est structurée par les énergies fossiles a sonné son glas depuis longtemps. Il est grand temps que se préparent les alternatives aux modèles de prospective issus de nos héritages persistants.

C’est ce que François Bellanger est venu présenter à Paris le 29 juin dernier lors de l’atelier de synthèse du tour du monde de Transit City, le think-tank dédié aux réflexions prospectives sur la ville et les modes de vie.

Dans un Pavillon de l’Arsenal bouillant, au sens propre comme au sens figuré, François Bellanger s’est attaché pendant près de 2 heures à dresser le bilan des voyages, des rencontres et des réflexions conduits depuis deux ans.

Même pour ceux qui ont participé à l’ensemble ou à quelques-uns des ateliers passés, ce ne fut pas une synthèse linéaire mais une démarche salutaire de remise en perspective, une analyse comparée hérissée par l’urgence d’agir et de s’engager dans la voie du renouvellement de nos modèles, de nos imaginaires, de notre volonté d’être au monde.

Nous vous renverrons vers le compte-rendu de cette rencontre exceptionnelle sur le blog du think tank, qui lorsqu’il sera publié vous donnera le détail des exemples, des expériences et des nouveautés en gestation.

En revanche, ce qui nous intéresse ici, c’est le regard critique porté en direction de nos penseurs, de nos décideurs et de nos réalisateurs de l’aménagement du territoire. Car la démonstration, dont le caractère percutant a fait en partie la réputation d’empêcheur de tourner en rond de François Bellanger, était cette fois-ci d’une puissance démultipliée du fait du retour d’expérience de ces deux années à parcourir le monde. Et ce « là-bas si j’y suis » crée un malaise difficilement dissimulable, même avec la meilleure des volontés.

En effet, toutes ces démarches repérées là-bas à l’étranger nous amènent à nous interroger sur la situation ici en France.

L’instauration du processus Grand Paris et des projets qui ont été proposés par les architectes admis à concourir a créé un faux prisme, un « sentiment » de modernité (après le sentiment d’insécurité…), l’idée qui en quelque sorte nous déculpabilise de notre complexe de supériorité bien français, comme si on en avait encore besoin.

Le sempiternel refrain du « on n’a peut-être pas de pétrole mais on a des idées ». Le problème c’est que du pétrole nous en avons surconsommé jusqu’à la lie, comme des américains moyens (pour mémoire, jusqu’à l’arrivée de la crise financière, nous étions sur une courbe qui rattrape proportionnellement celle des Etats-Unis) et que les idées, si nous en avons, se perdent, s’épuisent et se diluent dans les méandres de notre politique d’aménagement du territoire.

Alors oui, on dira :« Grenelle de l’environnement ». Une étape incontournable qui aurait dû être mise en œuvre dès les années 1970 car à ce moment-là, la plupart des innovations et des solutions qui sont proposées aujourd’hui étaient bien présentes et prêtes (avec le Grenelle de l’environnement, on redécouvre le solaire, l’éolien, la biomasse, la géothermie, etc).

Il faudrait bien réaliser et soutenir plus fortement les démarches d’innovation sociale, car c’est là qu’aurait pu se tisser le lien qui aurait permis au Grenelle d’aller beaucoup plus loin. Les processus d’innovation sociale sont intégrés dans des expérimentations magistrales mais qui souffrent en effet du manque de leviers supplémentaires pour passer à la vitesse supérieure.

Lorsque François Bellanger parle de la consultation des habitants de San Francisco sur l’avenir de leur ville qui débouche sur l’expression d’un imaginaire et une volonté tellement à l’opposée des référentiels des architectes et des urbanistes, pourquoi ne pas parler des expériences similaires conduites à différentes échelles en France et pourquoi ne pas dénoncer le phénomène contraire en jeu dans l’ « opération » du Grand Paris ? La réponse se situe bien entendu au niveau politique, mais lequel ?

Le 12 juin dernier nous étions à Barcelone pour le séminaire « Culture, développement durable et pouvoir locaux : quels enjeux pour la prochaine décennie ? ». Nous reviendrons dans un autre post sur l’intégralité de cette journée mais ce qu’il apparaît intéressant de mettre en évidence ici, c’est que tout le monde a l’impression de faire de l’agenda 21, du développement durable, (les effets de communication sont passés par là) mais pour ce qui concerne la démarche structurée (impliquant tous les secteurs) et l’outil en tant que tel, le chemin à parcourir est encore long. La culture est une réponse possible, s’il on observe notamment le tout dernier plan d’action pour le développement durable 2009-2013 du Québec… nous y reviendrons aussi.

Sur la question des politiques du développement durable, on observe que les initiatives vis-à-vis du politique ne jouent pas dans les mêmes catégories.

Les villes risquent en effet d’être les grandes oubliées des négociations à venir de Copehnague. Le mot « ville » est absent de tous les textes préparatoires. Cités et Gouvernements Locaux Unis aura à lutter fermement pour que l’après Kyoto ne se négocie pas de gouvernement à gouvernement, d’autant que sans l’échelon local il est impossible de maîtriser une politique de développement durable. N’oublions pas que la grande majorité de la population mondiale est aujourd’hui dans les villes et le sera encore pour un moment.

Petite éclaircie qui pourrait amener à penser que la cause des villes n’est pas totalement perdue, la Banque Mondiale vient de modifier substantiellement sa stratégie urbaine. La rencontre qui s’y tient depuis le 28 juin et qui se termine ce soir au palais du Pharo à Marseille a pour thème « Villes face au changement climatique : répondre à un agenda urgent ».

Ce symposium est en effet un moment important puisque la Banque révise sa politique urbaine pour y intégrer la dimension du climat. Prévue en septembre, la nouvelle stratégie devrait donner un coup d’accélérateur à la recherche urbaine, recherche aujourd’hui très faible.

Cette faiblesse a été parfaitement pointée par François Bellanger, celui-ci mettant en évidence le « décrochage » de l’Occident, la fin de la modernité urbaine du modèle occidental. Le basculement de référentiel qui s’est opéré et a déjà été largement commenté (voir « Nylonkong » notamment) appelle de nouveaux arbitrages de l’esprit car les mentalités et les usages ont changé. L’accélération du changement de ces deux dernières années a été brillamment synthétisée hier et nous ne manquerons pas d’y revenir car l’ensemble des données collectées est capital pour comprendre ce qu’il nous reste encore à accomplir.

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AV Festival et Northumberland

AVLe festival AV, biennale internationale des arts électroniques, des arts visuels, de la musique et de l’image en mouvement, se prépare à produire une dixième édition particulièrement rayonnante, qui se tiendra dans le Nord-Est de l’Angleterre à Newcastle, Gateshead, Sunderland et Middlesbrough.

En mars 2010, toute la programmation tournera autour du thème de l’énergie, comme une force grâce à laquelle la vie est connectée, transformée, renouvellée et détruite. Rencontres, expositions, concerts, performances, projections, ateliers et débats se dérouleront des les lieux culturels les plus remarquables de la région.

Tout aussi remarquable, le partenariat intéressant noué entre le festival et Inspire Northumberland, une agence spécialisée dans l’intervention sur les projets de régénération et de développement urbains ayant pour vocation de favoriser la reconnexion des jeunes publics avec leur environnement et produisant des expériences de création contemporaine et de design.

Inspire Northumberland implique les artistes dès les phases de conception et de design des projets. Chacun des projets implique les citoyens dans le processus créatif, en priorisant le contact avec le public le plus éloigné de ce type d’expériences, public encore trop éloigné de la culture et des questions citoyennes depuis la crise industrielle des années 80.

De ce partenariat est notamment née l’idée d’une résidence au NaREC, le centre des énergies nouvelles et renouvelables, lieu d’excellence de la région pour les technologies et les énergies renouvelables basé à Blyth, port industriel qui a connu son heure de gloire et qui a vécu avec violence les années de déclin de son activité mais qui semble engager aujourd’hui un certain renouveau.

La résidence est conçue de sorte que puissent se conjuguer les nouvelles recherches et les idées porteuses de technologies et d’énergies renouvelables et durables du NaREC avec un processus artistique à vocation publique.

La région de Northumberland est dotée d’une patrimoine paysager d’une richesse exceptionnelle et a récemment fait les gros titres lorsque les images de ses magnifiques plages ont été utilisées « par erreur » pour une campagne de promotion de la province canadienne d’Alberta. Elle connaît également un regain d’intérêt dû à la mutation engagée de son économie jusqu’alors en souffrance. Newcastle en est bien entendu le fer de lance, véritable vitrine de l’innovation économique, urbaine, culturelle et sociale, mais c’est bien tout un territoire qui est en pleine évolution. L’Arts Council of England a notamment augmenté ses dotations en direction des acteurs culturels du territoire qui font le pari de ces types d’innovation.

Il y a fort à parier que la dixième édition du festival AV marquera un tournant pour la manifestation et pour le territoire, car il faut noter que les acteurs culturels présents ont un esprit de coopération qui a su favoriser une dynamique propice au regain d’attractivité du territoire.

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Des enjeux partagés

 

Reconnu comme quatrième pilier du développement durable au même titre que le développement économique, le développement social et la protection de l’environnement par le forum mondial de Porto Alegre en 2002, la culture fait désormais l’objet d’un Agenda 21 présenté à Barcelone en mai 2004 et soutenu par Cités et Gouvernements locaux unis. Cet agenda ou programme de réflexion et d’action pour le 21e siècle s’adresse particulièrement aux pouvoirs locaux et constitue un outil de travail complémentaire de la convention de l’Unesco pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.
Ce rendez-vous d’une journée permettra aux acteurs artistiques et culturels de faire connaître leurs initiatives en matière d’Agenda 21 de la Culture, mais aussi de s’informer des bonnes pratiques, de disposer des ressources dégagées par les expériences, les études et la recherche en la matière. L’approche de la question se fera d’un point de vue territorial et international avec des intervenants invités de Catalogne, de France, du Canada et d’Amérique du Sud.

Lieu de la conférence : Mairie de Barcelone, direction de la culture. Accès libre dans la limite des places disponibles.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Tour de France et d’Europe des politiques culturelles proposé par l’Observatoire des politiques culturelles à l’occasion de son 20e anniversaire.

Source : OPC

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Festival Micronomics

En 2005 Echelle inconnue mettait en place Nouvelle Donne, Rencontre internationales, d’artistes et d’architectes au carrefour de la question politique, de la participation et de l’intervention dans l’espace public. Cette rencontre voulait prendre pour centre la délicate question des économies propres à ces pratiques.

A Bruxelles, du 29 avril au 1er mai derniers, City Mine(d) a organisé le 2ième Festival MICRONOMICS et invite Stany Cambot à participer à l’atelier visant à mettre en question quelques mots clefs de l’économie sociale.

Début 2009, City Mine(d) a demandé à 5 chercheurs de formuler un point de vue sur l’intérêt des micro-initiatives dans le développement urbain et économique. Chacun d’entre-eux a écrit une proposition sur une thématique spécifique, allant de 

  1. THEORY : le vocabulaire qui est utilisé et détourné dans l’économie sociale ;
  2. TOOLS : les instruments qui existent et qui manquent pour soutenir les micro-initiatives ;
  3. GEOGRAPHY : l’impact des micro-initiatives sur la ville et le quartier ;
  4. ACTORS : qui sont les acteurs les plus importants dans l’économie sociale ;
  5. CHANGE : changements possibles pour stimuler et valoriser les initiatives à petite échelle.

Les 30 avril et 1er mai, des initiateurs de micro-initiatives, chercheurs et responsables politiques issus de toute l’Europe se positionneront, lors de workshops et ont cherché des convergences. Le 1er mai, les politiciens ont pu faire connaître au public leurs ambitions concernant les micro-initiatives (Soirée Micronomique) et le 2 mai tout le monde était le bienvenu pour discuter des conclusions (Forum).

Pour en savoir plus sur le séminaire, les thèmes des ateliers et les participants rendez-vous sur le site MICRONOMICS.

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Un cadre pour la ville durable

Dans le prolongement de la Charte de Leipzig adoptée par les Etats membres de l’UE en 2007, la présidence française avait, lors de la réunion ministérielle du 25 novembre à Marseille, appelé les 26 autres Etats membres à lancer l’élaboration en commun d’un cadre de référence de la ville durable.

 Méthode de travail et calendrier. Suivant les indications du courrier adressé aux autres Etats membres le 26 février 2009,  les travaux se dérouleront en parallèle dans deux groupes de travail  se composant :

  1. de représentants de villes dans le cadre du programme Urbact: un appel à projet a été lancé le 2l janvier  par le secrétariat d’Urbact pour constituer ce groupe dont la première réunion est prévue avant l’été..
  2. des représentants des Etats Membres, des institutions et des réseaux  de collectivités locales européens. Il devrait commencer à fonctionner sur un rythme bimestriel (1ère réunion : les 20 et 21 avril), l’objectif étant de présenter les premiers résultats de la démarche sous présidence espagnole au 1er semestre 2010.

A ce stade, l’association des villes à cette démarche est prévue de la manière suivante :

  • le CCRE et Eurocités participeront au  groupe de travail « Etats membres, institutions européennes  et réseaux européens de collectivités locales».
  • 3 mini-réseaux de villes ont répondu à l’appel à projets Urbact. Un seul réseau sera retenu le 20 mai. Il sera invité à trouver des partenaires supplémentaires dans les quatre mois pour atteindre un total de huit villes.
  • enfin, les associations de villes seraient conviées à participer aux groupes « miroirs » que les Etats membres doivent constituer au niveau national.

Plus d’informations : 
http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/fr/misc/106400.pdf

Source : MEPLF

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Culture et environnement

Culture du Cœur 13, pôle régional de formation pour l’accès à la culture, organise une journée de rencontres autour du thème Art et environnement ouverte aux acteurs culturels et aux partenaires sociaux, le 19 février, à Marseille. Plusieurs ateliers réunissant un artiste, un acteur culturel et des référents sociaux, se dérouleront le matin afin d’observer comment l’environnement peut être mis en perspective dans un champ de la création. Une performance de Jean-Marc Montera ouvrira l’après-midi suivie d’une table ronde qui interrogera les environnements urbains et ruraux comme terrains de production artistique et culturelle et la façon dont ils peuvent modifier la représentation que les publics se font du territoire. Un programme détaillé est en ligne, ainsi que deux bulletins d’inscription, un pour les référents sociaux et un pour les acteurs culturels. Contact : Cultures du Coeur 13, 26-28, allées Léon Gambetta, 13001 Marseille (04 91 32 64 78 – culturesducoeur13@wanadoo.fr http://www.infospectacles.com/ )

Source : Ministère de la culture et de la communication.

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[Ecosistema urbano]

Le 5 février dernier, Le Sommer Environnement inaugurait son exposition dédiée à Ecobulevar de l’agence d’architecture [Ecosistema urbano]

Créée en 2000 à Madrid, cette jeune agence sur fonde sur l’idée que des solutions durables et innovantes peuvent se mettre au service de la revitalisation urbaine et de la qualité d’usage, faisant ainsi du développement durable un impératif de transformation urbaine et sociale. Rien d’étonnant donc que l’agence Le Sommer Environnement ait choisi d’inviter [Ecosistema urbano]. Ce bureau d’études spécialisé dans le conseil en environnement appliqué au bâtiment et au cadre bâti est déjà devenu une référence dans de nombreux domaines, notamment le HQE. Michel Le Sommer et son équipe proposent une approche généreuse, sensible et engagée de ces questions et la présentation de la démarche de [Ecosistema urbano] en est un témoignage d’une grande vitalité.

Si dans cette exposition on peut découvrir trois propositions développées pour la dernière Biennale d’architecture de Venise, l’exposition présente plus particulièrement le projet EcoBulevar de [Ecosistema urbano], projet qui est défini comme « un dispositif temporaire visant à régénérer le nouveau quartier de Vallecas à la périphérie de Madrid par une approche sensible, bioclimatique et sociale. S’appuyant sur des principes de régulation microclimatique, EcoBulevar revisite l’ancien modèle des cités-jardins pour proposer trois pavillons écologiques arborés et autonomes en énergie, ouverts à de multiples usages et porteurs d’aménités urbaines et paysagères, histoire de réparer les erreurs d’un urbanisme uniforme et purement fonctionnel ». 

Le projet EcoBulevar est lauréat 2007 du prix pour « l’architecture émergeante » de la revue The Architectural Review.

A noter également que [Ecosistema urbano] se distingue par sa démarche de conception des équipements culturels où recycler, reprogrammer, revisiter, reconsidérer, réutiliser et renaturaliser, sont les maîtres mots.

Une des ambitions de [Ecosistema urbano] est de contribuer à créer sur le plan européen un écosystème d’innovation en favorisant la mise en réseau et la capitalisation d’expériences, notamment à travers son blog et une e-TV participative.

A découvrir absolument, jusqu’au 12 mars à l’espace La galerie de Sommer Environnement, 5 bis, rue des Haudriettes 75003 PARIS (T 01 77 45 36 51)

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Streaming Museum III

Streaming museumAprès avoir fêté son premier anniversaire le 29 janvier dernier, le Streaming Museum a inauguré le 3 février le troisième volet de son cycle sur les artistes et les innovateurs de l’environnement présenté jusqu’à 3 avril prochain.

Comme nous l’avions déjà évoqué pour les deux expositions précédentes dont la première partie fut inaugurée le 3 octobre 2008, ce musée hybride proposant des expositions en temps réel dans différents lieux et espaces publics dans le monde entier est peut-être une forme de musée que nous verrons se développer de plus en plus si un travail scientifique et culturel peut être développé sur les nouvelles monstrations comme celles initiées par le Streaming Museum.

Ce dernier présente depuis son lancement les visions et les perspectives de quarante artistes, de Merce Cunningham à Nam June Paik, des agents artificiels de Toni Dove à Paul Miller, DJ Spooky, et bien d’autres artistes reconnus ou émergents.

Pour découvrir leurs œuvres présentées par le Streaming Museum, cliquez ici, pour les découvrir sur  Ars Virtua New Media Center et  sur second life, cliquez ici.

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Agenda 21 de la Culture

Dans le cadre de son programme de rencontres thématiques, l’Association des directeurs des affaires culturelles de Midi-Pyrénées propose d’aborder le thème : Culture et développement durable – l’Agenda 21 de la Culture, le 3 février à l’auditorium Jean Cayrou de Colomiers (Haute-Garonne). Cette rencontre sera animée par Pascale Bonniel Chalier, membre du groupe Agenda 21 de la Culture de l’organisation Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU).

Le texte Agenda 21 de la Culture, adopté en mai 2004 par l’organisation mondiale CGLU comme document de référence pour les politiques publiques culturelles et comme contribution au développement culturel de l’humanité, décline dans le champ culturel les principes du développement durable, en réaffirmant que « les droits culturels font partie intégrante des droits de l’Homme », en apportant de nouveaux éclairages sur les principes essentiels que sont la démocratie participative et la diversité culturelle et en introduisant de nouvelles notions comme celle de biodiversité culturelle. Il se veut un document de référence pour les collectivités locales dans la mise en œuvre de leur politiques culturelle à long terme.

Cette rencontre est ouverte à tous : professionnels de la culture, élus, artistes, étudiants, enseignants, animateurs socio-culturels…

Contact : Association des directeurs des affaires culturelles de Midi-Pyrénées, 46, avenue de Gameville, Mairie de Saint-Orens, 31650 Saint-Orens-de-Gameville (06 76 94 64 05 – contact@admp.asso.frwww.admp.asso.fr)

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Développement durable et patrimoine

Le Conseil de l’Europe vient de publier un rapport qui propose une vue d’ensemble des stratégies de développement durable dans le domaine patrimonial qui se concentre plus particulièrement sur le Sud-Est de l’Europe.

Le Plan de Construction de la Capacité Institutionnelle est le premier des trois éléments du Programme Régional pour la Culture et le Patrimoine Naturel du Sud-Est de l’Europe, progamme lancé en 2003. Dans ce cadre, un débat et une concertation entre les Etats membres de cette région de l’Europe ont notamment permis de constituer une série de trois ouvrages publiés dans la collection « European Heritage ». Il s’agit d’un cadre fertile pour la politique à mener en matière de patrimoine. Le premier volume concerne la législation et les politiques en cours, le second traite des outils pour un management intégré de la culture et du patrimoine naturel (au sens large, c’est-à-dire de l’environnement culturel) et le troisième volume qui vient de paraître  examine les conditions et les moyens du renforcement de ce patrimoine pour l’implémentation de projets de développement durable.

Les retours des participants et la présentation des meilleures pratiques européennes devraient selon toute vraisemblance inspirer les institutions dans la définition de règles et de process permettant de structurer leurs politiques patrimoniales de sorte qu’elles contribuent également aux stratégies de développement local et régional.

Pour commander l’ouvrage, cliquez ici.

Contact: Council of Europe Publishing, Palais de l’Europe, 67075 Strasbourg Cedex, France; tel.: +33 (0)3 88 41 25 81; fax: +33 (0)3 88 41 39 10; e-mail : publishing@coe.intbook.coe.int

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